Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 15:21

Nous citons : « Nous avons vu sous combien d’aspects le vieux culte de Priape se présentait au moyen âge, et avec quelle opiniâtreté il s’est maintenu à travers tous les changements et tous les développements sociaux ; nous retrouverons, en dernier lieu, les particularités des orgies priapiques des anciens combinées avec les A-messe-noire1.jpgadjonctions qu’y fit le moyen âge avec l’immense superstition de la sorcellerie. De tous temps, les initiés ont cru ou ont fait croire qu’ils avaient des pouvoirs supérieurs à ceux des non initiés, et ils étaient supposés connaître seuls les formes d’invocation d’un culte dont les divinités ont été invariablement transformées en démons par les apôtres du christianisme ; en conséquence, les vœux que les anciens adressaient à Priape durent être, au moyen âge, adressées à Satan. Le sabbat des sorciers est donc la dernière forme du priapisme dans l’Europe occidentale, et les incidents des grandes et licencieuses orgies des Romains y étaient reproduits dans tous leurs détails ».

 

Justement, ces cérémonies secrètes pour un dieu ou une déesse et qui comprennent des rites luxurieux paraissent toujours les mêmes, et les quelques descriptions ici et là, soucieuses de précisions graveleuses, semblent être écrites pour satisfaire aux goûts d’un lectorat curieux des prestations salaces, sont toutefois incapables de saisir leur objet et leurs moyens magiques, leur but, trop de documents ayant disparu à tout jamais, incompétents pour en saisir la substantifique moelle.

 

« Les Bacchanales avaient lieu à la fin du mois d’octobre. Le phallus était porté processionnellement et couronné, et, comme pour la « Liberalia », les fêtes avaient lieu la nuit. A mesure que l’ivresse des célébrants augmentait, elles dégénéraient en une extrême licence, durant laquelle le peuple s’adonnait sans honte aux vices les plus ignobles. La fête de Vénus commençait en avril. Ici, les femmes conduisaient baphomet-mendes3.jpgprocessionnellement le phallus dans un char jusqu’au temple de Vénus, hors de l’enceinte de la colline, pour être présenté par elles aux parties sexuelles de la déesse. Les femmes de la mauvaise vie de la ville et du voisinage, appelées de toutes parts par le son du cornet, se mêlaient, entièrement nues, à la multitude et excitaient les passions par des mouvements et des paroles obscènes, jusqu’à ce que la fête se terminât en une scène de folle orgie, sans règle et sans frein. Les fêtes consacrées à Priape, les « Priapeia », avaient les mêmes cérémonies et les mêmes orgies ».

 

Ces fêtes ont duré après l’époque romaine et les premières églises de l’ère chrétienne virent davantage de Dieu-Bouc sur l’autel que de crucifix. Les « prêtres » de ces temps connaissaient les cultes et rites païens à la perfection et continuaient de soutenir leur influence dans le monde populaire. « Il est évident que, dans les premiers âges de l’Eglise, la conversion des païens au christianisme n’était, en bien des cas, qu’une demi-conversion. Les promoteurs de l’Evangile étaient satisfaits si le néophyte s’affirmait chrétien, et ils ne regardaient pas de trop près à la sincérité du sentiment ni à la pratique des rites religieux ». D’où une longue période où évoluent et se pan-satyre-nettoy-.jpg développent parallèlement la chrétienté d’un côté, la perpétuation des rites liés au culte de Priape de l’autre, ceci sans poser le moindre problème pour les prêtres appartenant à l’Eglise du crucifié et sacrifiant pour le Dieu-Bouc.

 

Le dogme catholique s’inspire des enseignements gnostiques mais les pratiques des premiers se détournent rapidement des seconds, jugées inconvenantes. On lit de tout, au point de douter, de sélectionner entre le vrai et le faux. « Les Adamites proscrivaient le mariage et soutenaient que la perfection n’était compatible qu’avec la communauté des femmes. Ils choisissaient des endroits secrets ou des cavernes pour leurs conventules auxquels les deux sexes assistaient dans une complète nudité. Puis ils se livraient indistinctement aux passions sexuelles. Les Nicolaïtes mettaient leurs femmes en commun, soutenaient que le seul chemin du salut était le commerce fréquent entre les deux sexes ; pensée idem pour les Ebionites, les Basilides et les Manichéens ».  

 

Au moyen âge du premier millénaire après J.-C., des mouvements gnostiques émigrent ça et là jusqu’en Orient, s’établissent en Bulgarie. Surnommés « Populacani », « Poplicani », « Publicani », ils deviennent en France les « Bolgres » phallus-mullos4-n-pal.jpgou « Bougres », mot qui devint plus tard celui de tous les hérétiques. On dit « qu’ils n’avaient pas de scrupules pour leurs relations sexuelles jusqu’à des vices contre nature, au point que le « bougre » évolua en « sodomite ».

On dit des Cathares (de « Katz » ou « chat ») qu’ils attendaient, au cours de leurs cérémonies, qu’un chat noir traverse leur pièce, que chacun le congratule comme la présence du dieu ou de la déesse invoqués, puis, les lumières éteintes, s’étreignait de la personne la plus proche de lui, et, quel que fût son sexe, se livrait à un commerce charnel aussi longtemps que ses forces le lui permettaient.

Les Vaudois pratiquaient les mêmes rites à la différence qu’ils n’attendaient pas un chat noir mais exposaient un bouc empaillé exhibant une virilité, à moins que ce ne soit qu’une simple image.   

 

« Les premiers rapports sur les rites obscènes et secrets concernent une secte française. Il y avait, au commencement du onzième siècle, dans la ville d’Orléans, une société de personnes des deux sexes, qui s’assemblaient dans une maison, qu’ils vont à l’assemblée portant chacun une lampe allumée à la main ; ils commencent par baal-peor2.jpg chanter les noms des démons, en manière de litanie, jusqu’à ce qu’un de ceux-ci descende soudainement parmi eux sous la forme d’un animal. Alors chaque homme s’empare de la première femme qui lui tombe sous la main et se livre à des actes sexuels avec elle, que ce soit sa mère, sa sœur ou une nonne consacrée ».

 

Comment est-ce soutenable d’envisager que des femmes et des hommes s’enferment dans une pièce close, attendent la venue d’un animal, puis se livrent à la débauche, et croient ainsi avoir honoré Priape ou quelque autre dieu phallique, de Bacchus à Satan ? Ceux qui rendent compte de ces épisodes n’insistent-ils pas trop sur le « croustillant » à défaut de ne pouvoir percer le domaine magique du rituel, sans aucun doute à jamais perdu ?

 

Pour préciser une piste, nous rappelons que le même rite existe dans la mystique tantrique, nommée « ascèse à seize » ou « rituel des 5-M ». Qu’il y a bien un bouc baal-peor.jpgexposé dans cette cérémonie que les initiés nomment Agni. Que la puissance sexuelle dans l’énergie vitale est figurée par Shakti – c’est donc une personnification d’aspect féminin – et que la force capable de l’exploiter est montrée par le phallus (Linga) de Shiva.

Donc, qu’ils soient prêtres de Babylone, anciens Hébreux en captivité, Gnostiques ou Ophites, ou Catholiques, tous reconnaissaient, en lieu et place de Shakti, le serpent féminin Héva, puissance sexuelle, et que son « influence » ou « Aour Heva* » (222) livrait son nom « Kabar » (222), devenue depuis, pour les uns « Vénus », pour les autres « Lilith ».

 

(* A noter :

Obéah (Hé-Aleph-Beth-Vau Aleph) (15)

comme : Heva (Aleph-Vau-Chet) (15)

bac5.jpgcomme : Shakti (Yod-Teth-Kaph-Shin) (339) (15)

« L’influence de l’Obéah » ou « Our Obeah » (Hé-Aleph-Beth-Vau Aleph Resh-Vau-Aleph) donne le chiffre 222.)

   

Le cérémonial devait servir pour percevoir les influences supérieures et qu’elles soient bien de la puissance divine ou démoniaque évoquée puis que les agissements luxurieux de chacun n’ont qu’un but, celui de garder en conscience d’être en contact avec la puissance sexuelle, celle de Shakti ou Héva. Tant que dure le plaisir se maintient le contact avec elle. De même, les énergies psychiques déployées lors de ces ébats servent aux sorciers et autres mages pour leurs usages magiques.

 

Souvenons-nous de cette théorie sortie de l’occultisme et défendue jadis par les Lucifériens, soutenue par Lotus de Païni (Lotus de Païni – La magie et le mystère de la femme – Editions Arma Artis) (chapitre « De la magie et du mystère de la femme ») : que la femme provient du végétal, l’homme de l’animal, ainsi que la femme du règne baphomet-taxil.jpg atlantéen est sans doute la Nymphe qui engendra la femme d’aujourd’hui ; de même le lien entre le Satyre et l’homme mâle. Un rite au moyen âge pour célébrer le solstice d’été avant la fête de la Saint Jean voyait les filles et les femmes danser nues autour des arbres la nuit : sans doute pour obtenir des propriétés du monde végétal ce qui est enfoui dans leur propre nature féminine. Et les mystiques ajoutent : « Car c’est de ces arbres que les anciens attendaient que des formes subtiles sortent afin d’établir des contacts surnaturels ».

La magie élémentaire ne voit d’autre dieu plus puissant que ces Esprits de Eléments, les Esprits planétaires et leurs conjoints Qliphoth – et Aoboth -. Paracelse précise que « nous sommes les fils des Elémentals et ce sont eux qui tissent nos destinées », qu’ainsi notre propre dieu personnel est un Satyre et notre déesse une Nymphe. C’est ainsi que les anciens pensaient et croyaient, c’est vers eux qu’ils sacrifiaient et, somme toute, ne les priaient point mais les honoraient pleinement, les sentant proches comme ils les bacchante.jpgimaginaient nos conjoints dans l’invisible immédiat.

 

D’où ces luxures lors de leurs offices « religieux », puisqu’ils soulignaient de cette sorte combien ils étaient conscients que l’énergie sexuelle dont ils jouissaient n’était pas « leur » mais était pleinement celle de la divinité qu’ils honoraient ; qu’ensuite, s’ils abusaient en salacités, c’était pour mieux souligner leur satisfaction à la même divinité pour leur avoir fait don et grâce de cette énergie.  

 

Face au Dieu-Bouc, le célébrant s’approchait et invoquait la formule suivante :

 

« Que Priape soit loué ! Il fait germer et fleurir toutes choses ! Il est notre principe, qui est un et sept. Adjure la foi et abandonne-toi à tous les plaisirs ! »

« Exaltetur Priape germinans, stirps nostra ego et septem, fuere, tu regenans reditus fis ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 13:57

« La messe, écrit Francis King dans « Esotérisme et sexualité », constitue, et a toujours constitué, le point central de la pratique religieuse catholique ». Pareillement, dans cette messe, c’est la « transformation mystique de la substance du pain et du vin en celle des vrais corps et sang du Christ » qui est le « point central ». pan fb6Ce « pouvoir de transsubstantiation opéré par le prêtre quotidiennement conduit le peuple à croire en une vertu magique de la cérémonie ». Par le passé, le même prêtre avait, entre autres, « le pouvoir de célébrer la messe dans un but de mort, de convoitise sexuelle ou d’appétit matériel ».

L’usage du vin paraît anodin, et cette boisson ayant la propriété de devenir le sang du dieu invoqué n’étonne pas outre mesure.

C’est ce même vin que buvaient lors des cérémonies diamétralement inverses, rapportées par Raspoutine, les sectateurs du dieu noir Tchort. Un rituel est dévoilé à son sujet, et au cours de celui-ci, nous lisons :

« Le prêtre prononce : « Au nom de celui qui règne dans le firmament de feu et de glace… levez-vous, laquais de Tchort le Seigneur ! Ô, que s’élève le blizzard en travers des steppes, et réponds à notre signal ! Mes lèvres se pompei4 délectent de Tes louanges, Ô Tchornibog ! Je suis une créature de Ta création, engendrée par Ta flamme, rendue folle par Ton esprit, porteuse de changement ! Que les comètes saluent Ton arrivée, quand nous, Tes fils, attendons sur les hauteurs de Triglav les présages de Ta volonté ! Les braises rougeoyantes des anciens sacrifices donnent naissance aux ombres spectrales qui vivent à nouveau en tant que dieux du vin et de la joie ! »… Puis, il reçoit le calice, le place devant l’autel, le parfume, et le bénit avec la mûdra de la flamme (mains croisées au bout des doigts, vers le haut). Il lève le calice en l’honneur de l’autel, puis le vide. L’acolyte le reprend ».

 

Cette pratique de boire du vin lors d’une cérémonie pour tel dieu, fils de dieu ou démon, à quelle divinité antique peut-elle le mieux appartenir sinon à celui des plus grands et que le monde moderne ne connaît plus que sous le titre de « dieu du vin », A autel messe noire satyre NBc’est-à-dire Bacchus ? Et justement, la formule « dieux du vin et de la joie » est trouvée dans l’invocation à Tchort. Ce qui souligne combien ce qu’il nous reste de Bacchus à ce jour n’est plus que ce Génie ivrogne assis sur un tonneau de vin et qui prête à rire, promené lors du carnaval et autres fêtes arrosées, pourtant, c’est bien vers lui comme dieu antique que les prêtres se tournaient pour boire leur calice de vin, et c’est de son sang qu’ils étaient convaincus d’absorber, comme c’était de Cérès (Démeter), divinité du blé, qu’ils mangeaient de son corps en prenant du pain.

 

Tchort est d’ailleurs le « dieu noir » et il a tout dans son apparence d’un dieu saturnien. C’est le même « costume » qui est enfilé par Bacchus lors des cérémonies secrètes dans ses Bacchanales, puisqu’il est appelé « Sabazius », et qui est le même nom de « Sabbaoth ». Il est alors exhibé à ses sectateurs sous la forme d’un taureau, et comme le voici membré d’un phallus impressionnant, ses dévots disent « qu’il expose son priape » et ainsi l’appellent « Bacchus-Priape ».

 

Les Romains nommaient aussi ce membre viril du nom de « fascinum », dont ils se servaient sous la forme d’amulettes et de talismans pour se protéger. Hérodote souligne qu’aux pays vainqueurs, ils aimaient graver sur le fronton de leurs édifices un phallus, tandis qu’à ceux qui perdaient, ils dessinaient un mullos (sexe féminin). Mais saint priape1 Richard Payne Knight est moins affirmatif, et nous le soutenons, l’amulette du phallus apportait la force et celle du mullos, la protection.

Le mot « fascinum » vint à remplacer un temps « priape » et « phallus », au point qu’il en devint une « injure », un terme salace. Toutefois, les gens d’église au moyen âge qui punissaient leurs personnels des monastères et des couvents pour s’en servir à des fins luxurieuses utilisaient le terme « fascinum ». C’est ainsi qu’un diminutif fut trouvé, « fesne » puis « pesne », pour aboutir à « pénis ».

 

Une anecdote illustre le sujet : « Au commencement de 1282, le 29 mars et le 5 avril, un prêtre de la paroisse d’Inkerkeithing célébrait les rites de Priape en rassemblant les jeunes filles de la ville, et, sans égard pour le sexe, il les faisait danser autour de la statue du dieu, et, promenait à travers la danse une image en bois de l’organe mâle de la génération, il chantait et dansait lui-même en accompagnant le chant de gestes et d’attitudes analogues à la circonstance et provoquait des actes licencieux, pas des paroles non moins licencieuses » (Richard Payne Knight – Le culte de Priape / La théologie mystique des anciens ; Sebastiani Milano).

 

L’usage du phallus et du mullos artificiels a servi longtemps pour les opérations de sorcellerie et autres magies et le même auteur cité est certain que bien des prêtres au moyen âge conservaient ces mœurs mystiques. « Il était de coutume de placer l’image du phallus sur les murs des édifices, usage qui vient des Romains pour se protéger des enchantements de toutes sortes ».

 

Au Sud comme au Nord, les usages étaient les mêmes. Au Sud, les hommes célébraient Priape, au Nord, son avatar Frey. Le mot vient de « Fri » et F se frey-ithyphallique.jpgprononçant « Ph » ou « P », il s’agit de « Pri » qui est la racine de « Pri-Apis », Apis étant le taureau, la locution signifie « taureau fécond ». La même racine « Pri » sert au mot « Pharaon ». Frey est le dieu de la fécondité, à fortiori, il est celui qui soutient la virilité et apporte les plaisirs charnels. Toutefois, lors de sa célébration, l’accouplement cérémoniel avait lieu entre un prêtre et une femme, ou une prêtresse et un homme, tous censés représenter la déesse et le dieu auxquels ils sacrifiaient. En l’occurrence, il s’agissait ici de Freya (ou Friga) et Frey, et leur jour pour les célébrer était le cinquième, qui devint « Frige-daeg » pour « Friday » en anglais, « Freitag » en allemand. Idem en France où Vénus était appelée « Vendre », ce qui donna « Vendredi ». La mythologie distingue Friga et Freya, la première étant l’épouse d’Odin, la seconde, sœur ou compagne de Frey. Toutefois, les racines de leurs noms respectifs paraissent semblables.

 

Si l’actuel Bacchus est réputé pour son caractère jovial, qu’il prête à la moquerie pour son embonpoint et son goût pour l’ivrognerie, c’est finalement le résultat que les gens d’Eglise ont fait de lui, cherchant d’abord à le faire disparaître au profit du crucifié, puis, voyant qu’ils n’y parvenaient pas, finirent par le décrire physiquement de la sorte. C’est idem avec Priape qui finit sa carrière dans les jardins d’où que image satyre2l’actuel dieu du même nom ne serait autre que sa réincarnation en un épouvantail dont les jardiniers se servent pour faire fuir les oiseaux. C’est pourtant bel et bien ce Bacchus qui était le Grand Maître de cérémonie des Bacchanales tel qu’il est décrit ici : « Bacchus, nommé aussi lors de ses célébrations « Sabazius »,  dit Leloyer, n’était qu’un démon épouvantable ayant cornes en tête et javelot en main. C’était le maître guide-danse, et dieu des sorciers et des sorcières : c’est leur chevreau, c’est leur bouc cornu, c’est le prince des bouquins, satyres et silènes. Il apparaît toujours aux sorciers et sorcières, dans leurs Sabbats, les cornes en tête ; et hors des Sabbats, bien qu’il montre visage d’homme, les sorcières ont toujours confessé qu’il a le pied difforme, tantôt de corne solide comme ceux du cheval, tantôt fendu comme celle du taureau » (Collin de Plancy – Dictionnaire infernal). Il tient de Saturne pour être nommé « Sabazius », il est exhibé saturne overblogaux sectateurs sous la forme d’un taureau viril, mais aussi d’un bouc, et même d’un serpent, puisque les Bacchantes l’invoquent par le nom « Evohé », impliquant là qu’il détient la même sorcellerie noire que le dieu Ob des Phéniciens, cet autre Dieu-Serpent (Mandigoès-Obéah) devant qui ses sectateurs pratiquaient la magie noire.

 

Ob, Dieu-Serpent de la magie noire…

Ob (Aleph-Vau-Beth) (9) ou Obéah (Aleph-Vau-Beth-Aleph-Hé) (15), tantôt Ov ou Oph, n’est point étranger à Héva (Chet-Vau-Aleph) (15), à tel point qu’ils peuvent représenter la même réalité occulte, tous deux ayant la forme d’un serpent, et qu’en remarquant bien, il n’y a qu’une évolution de la prononciation qui les distingue, sans plus.

Et c’est ce nom « Héva » que prononçaient les Bacchantes romaines lorsqu’elles invoquaient leur divinité, et qu’en articulant chaque lettre, elles obtenaient le phonème « Evohé ». Il s’agissait donc moins du dieu « Yod-Hé-Vau-Hé » que du Dieu-Serpent « Héva » ou « Ob » des Phéniciens. 

 

Aleister Crowley écrit : « L’usage du sexe et d’excitants est précisé dans les rites » ; dans le livre « Energized Enthusiasm », il ajoute : « Les Grecs disent qu’il existe trois méthodes permettant de décharger la bouteille de Leyde du Génie. A ces trois asmodai-phallus3.jpgméthodes, ils attribuent trois dieux. Ces trois dieux sont Dionysos (Bacchus), Apollon, Aphrodite. En anglais : le vin, les femmes et le chant » ; et dans « Le Livre de la Loi » : « Pour m’adorer, prenez du vin et des drogues étranges dont je parlerai à mon prophète, et enivrez-vous ! »

 

Plutôt que la musique, nous préférons concentrer notre attention sur les fumées d’encens, lesquelles propagent ces parfums vifs dans l’air, le remplissant de leurs effluves supposés attirer les esprits dont c’est l’odeur favorite.

 

Ainsi, le triptyque devient « le vin, les femmes et les fumées d’encens » : et dans ce cas, les trois dieux adéquats sont Dionysos (Bacchus), Aphrodite (Vénus) et Hermès (Mercure). Lorsque ces génies sont évoqués dans leur plan inférieur respectif, « plan phallique », ils sont Priape, Vénus-Salacia et Pan. Et dans le règne démoniaque, ces derniers sont assimilés à Asmodée, Astarté (Lilith) et Samaël.

 

Vin

Femmes

Fumées d’encens

Grec : Dionysos

Aphrodite

Hermès

Romain : Bacchus

Vénus

Mercure

Romain infernal : Priape

Vénus-Salacia

Pan

Démoniaque : Asmodée

Astarté (future Lilith)

Samaël

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:01

« Une autre cause de la corruption de l’ancienne mythologie et de l’accroissement de la mythologie poétique (Grecque) fut l’usage qu’introduisirent les artistes de priape-eucharistie-overblog.jpgreprésenter les divers attributs du Créateur sous des formes humaines, variées d’expression et de caractère. Ces figures portant les titres des divinités dont elles étaient l’emblème allégorique, furent, avec le temps, considérées comme des personnages distincts et furent adorées comme divinités subalternes. Le dieu multiple de l’ancienne théologie devint une multitude de dieux et de déesses, souvent décrits par les poètes comme différents les uns des autres et se querellant sous l’influence des mêmes passions qui agitent les hommes. A mesure que les symboles se multiplièrent, quelques-uns perdirent de leur dignité ».

 

« Le Priape vénérable qui fait le sujet de nos investigations, descendit du rang de dieu de la nature au rang d’une divinité rurale subalterne. Il fut supposé fils du conquérant asiatique Bacchus, vivant parmi les nymphes d’une fontaine, et exprimant la fertilité des jardins, au lieu du pouvoir créateur du grand principe actif de l’univers. Sa dégradation ne s’arrêta pas là, nous le trouvons, à une époque encore plus profane et plus corrompue, n’être qu’un objet de dérision et d’insulte, bon tout au plus à servir d’épouvantail aux oiseaux et aux voleurs par sa trompe rubiconde. Ses attributs producteurs n’eurent plus leur signification primitive ; ils furent prostitués, en accord avec les mœurs de l’époque, à des efforts vils et abortifs. Les hommes attribuent volontiers leurs passions aux objets qu’ils adorent ».

 

richard-payne-knightpriape.jpg

 

« Priape n’en continua pas moins d’avoir un temple, des prêtres et des oies sacrées, et les offrandes les plus exquises lui furent toujours présentées. Quelquefois on était moins scrupuleux dans le choix des victimes, et on souffrait que la frugalité présidât à l’offrande. Avant la célébration du mariage, on plaçait la fiancée sur la statue du dieu afin qu’elle soit rendue féconde par sa communion avec le principe divin et qu’elle puisse remplir avec fruit les devoirs de son nouvel état. Dans un poème ancien, nous voyons une dame, nommée Lalage, lui présentant les peintures de l’Eléphantis (ouvrage écrit par une certaine prostituée Philainis ou Philaenis et parait avoir été du même genre que les productions obscènes de l’Arétin) et lui demandant gravement de jouir des plaisirs auxquels il préside, dans toutes les attitudes décrites par le célèbre traité. Le poète ne nous dit pas si sa prière fut exaucée, mais nous pouvons croire qu’elle n’essaya pas seulement de la prière et que, contrairement à ce que font beaucoup de dévotes, elle l’accompagné des pratiques capables de la rendre efficace ».

 

richard-payne-knight-femme-figurine-phallique.jpg« Lorsqu’une femme avait rempli le rôle passif de la victime, dans un sacrifice à ce dieu, elle exprimait sa gratitude par des présents déposés sur l’autel, consistant en petites figurines représentant l’attribut caractéristique du dieu et en nombre égal à celui des prêtres officiants. Sur une gemme antique de la collection de M. Townley, on voit une de ces intéressantes victimes qui vient d’accomplir le sacrifice et offre un nombre tel de ces figurines qu’on peut croire, d’après cela, qu’elle n’a pas été négligée. Cette offrande de remerciements avait aussi son caractère mystique, car le feu brûlant sur l’autel étant le principe énergique de la force du Créateur, et le symbole phallique étant la visible image de son attribut caractéristique, leur union était celle de la cause matérielle et de la cause essentielle dont toutes choses procèdent ».

 

« Ces sacrifices, aussi bien que tous ceux offerts aux divinités qui présidaient à la génération, avaient lieu la nuit. Dans Euripide, Hippolyte dit, pour exprimer sa chasteté, qu’il n’aime aucun des dieux adorés la nuit. Ces dévotions avaient de tels rites qu’ils devaient naturellement révolter les esprits chastes et les natures tempérées, peu susceptibles d’être échauffées par l’extase particulière aux dévots, surtout lorsque ceux-ci, absorbés dans la contemplation des bienfaits du Créateur, priape12 priapées’exercent à l’imiter dans l’action caractéristique de son grand attribut. Pour élever encore cet enthousiasme, les saints des deux sexes de l’antiquité s’enfermaient dans les temples et vivaient dans la promiscuité, honorant le Seigneur par un grand déploiement de son pouvoir et par la communication mutuelle qu’ils se faisaient de ses bontés ».

 

« A ceux qui témoignent du contraire, nous opposons des milliers d’images de la prostitution sacrée renfermées dans les temples de Corinthe et d’Erix. Nous opposons les paroles expresses de Juvénal, qui, bien que d’une époque plus récente, vivait dans un temps où cette religion et presque les mêmes coutumes prédominaient encore. Diodore de Sicile nous dit que, lorsque les préteurs romains visitèrent Erix, ils mirent de côté leur magistrale sévérité, et messaline gouinequ’ils honorèrent leurs déesse, en se mêlant avec leurs servantes et jouissant des plaisirs auxquels elles présidaient. Il paraît aussi que l’acte de la génération était une sorte de sacrement dans l’île de Lesbos. Sur une médaille, le mâle a un mélange du bouc dans sa barbe et dans ses traits, et doit représenter Pan, pouvoir générateur de l’univers incorporé dans la matière ».

 

« Avec des couvents pour l’éducation féminine, tels que ceux d’Erix et de Corinthe, il n’y a rien d’étonnant à ce que les femmes de l’antiquité aient été instruites dans la pratique de tous les devoirs de leur religion. L’histoire de Julie et de Messaline nous prouve que les dames romaines n’y messaline cover2manquaient en aucun point, et cependant elles étaient autant citées pour leur gravité et leur décence que les Corinthiennes l’étaient pour leur adresse à se plier à toutes les attitudes inventées par l’imagination des prêtresses dans l’exercice du culte de leur déesse tutélaire ».      

 

(Richard Payne Knight – Le culte de Priape / La théologie mystique des anciens ; Sebastiani Milano)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 14:22

(* « Qui était Priape ? Dans le dictionnaire, « Priape était le dieu grec de la fertilité, fils de Dionysos et d’Aphrodite, gardien des jardins, des vignes et des troupeaux.

De tout temps et en tous lieux, des cultes rendus à la source de vie, à la puissance cercle-zodiacal---baphomet.jpg procréatrice humaine et animale avaient lieu. Chaque culture a honoré à sa manière le pénis non seulement comme organe de reproduction mais pour sa beauté aussi. Le culte de Priape a été important dans les cultures judéo, gréco-romaines. La forme du pénis a influencé des œuvres d’art même chez les Nordiques. Des sectes chrétiennes primitives ont inclus la nudité dans leur culte ; des témoins païens l’ont confirmé. L’Orthodoxie chrétienne a toujours eu à combattre ces cultes. Quand les temps changent, ces cultes refont surface, comme de nos jours où nous vivons une révolution sexuelle. Ce sont les « gays » qui ont redécouvert des expressions de révérence envers le pénis.

Pourquoi une telle attitude et un tel culte ?

Les « gays » sont ceux qui ont le mieux reconnu la beauté et la puissance créatrice du pénis. Il est une source de joie et de plaisir en plus d’être une force unificatrice dans l’humanité. Il faut réaliser que le pénis est plus qu’un véhicule temporaire de plaisir, de procréation et d’élimination de déchets liquides. Ceux qui y pensent réalisent que le sexe de l’homme est la source de la vie, de la joie et du plaisir, et donc une partie image satyrede l’homme tout à fait digne de dévotion. Avec cette attitude, nous pouvons réaliser que l’acte sexuel est beau et que c’est un facteur de paix, d’amour et de beauté. Avec cette attitude en tête, il n’y a pas de viol de l’autre ou d’exploitation égoïste.

Le seul sexe de l’homme est devenu objet de beauté, à être admiré, honoré, consommé joyeusement en communion avec ceux qui sont présents, et ses émissions regardées avec révérence. Il ne faut pas se mutiler mentalement, mais en temps et lieux appropriés, il faut se dévoiler avec fierté et plaisir. Les inhibitions doivent partir. Nos cérémonies phalliques ont lieu régulièrement avec des procédés éducatifs, mais aussi on consacre un peu de temps par semaine à soulager nos tensions sexuelles ou celles des autres. Vraiment cette forme d’expression est appropriée aux besoins de plusieurs en société et devrait être encouragée. Cela nous aide à nous soulager de toutes les répressions que nous impose une société mal informée. 

Le credo officiel de Priape est : « Nous croyons que le désir sexuel non rempli que Jésus a identifié étant la lubricité conduit à la haine, la rage, l’avarice et l’envie ; qu’en si complaisant dans ces péchés contribue à la violence, aux crimes, la guerre, le malheur et les maladies ; alors que le sexe peut détruire le mal ; brandissez votre verge et partagez-la » (Commentaire ad lib non identifié).)

 

« Les artistes et les poètes grecs présentent souvent la personnification d’un attribut comme étant le dieu lui-même. Ici, il est appelé :

 

Tauroboaz

Taurwpoz

Tauromomfoz

 

; et là les initiales et les monogrammes des épithètes employées pour le dieu, sont joints au taureau et autres symboles comme dans les médailles grecques.

Il ne faut conclure de ceci que les anciens croyaient que la Divinité existait sous la apis-priape-over-blog.jpg forme d’un taureau, d’un bouc ou d’un serpent ». « Le Créateur, délivrant les semences fécondes des entraves de la matière inerte par sa divine puissance, est représenté sur d’innombrables médailles grecques par l’auroch, ou taureau sauvage ».

 

(« Strabon nous dit que, de son temps, ils ignoraient complètement l’ancienne science. Ceci n’a rien de surprenant, quand on se rappelle que les Egyptiens des temps historiques survivaient au renversement de leur monarchie par les Perses, à la destruction de leurs temples et à l’anéantissement de leur religion, d’abord par les ordres de Cambyse, et ensuite par ceux d’Ochus. Nous n’avons aucun renseignement sur ce qu’ils étaient avant ces désastres, car Hérodote, qui visita le premier ce pays, n’y arriva que lorsqu’il était déjà en ruines.

On peut remarquer, dans les religions modernes, que les hommes sont superstitieux en proportion de leur ignorance, et que ceux qui connaissent le moins les principes image satyre2d’un culte sont les plus ardents et les plus fervents dans la pratique de ses rites et de ses cérémonies extérieures. Nous pouvons donc supposer, par analogie, qu’il en était ainsi chez les Egyptiens. Les gens éclairés et rationnels révéraient les animaux sacrés, tandis que le vulgaire les adorait. Les premiers ayant été, on peut le croire, dispersés par la persécution des vainqueurs, le culte matériel subsista seul. Diverses cités adoptèrent différents animaux comme divinités tutélaires, ainsi que font les cités catholiques en se mettant sous l’invocation des saints et des martyrs, et dans la ferveur de leur dévotion pour les symboles, elles en oublièrent la cause originelle ».)

 

Cette divinité antique est donc représentée par un taureau le plus souvent (Osiris chez les Egyptiens, Bacchus chez les Romains…) que les initiés nomment encore « Apis » pour « taureau ». La constellation du Cocher avec son étoile la plus brillante « Capella » ou « chèvre » faisant partie de celle du Taureau, le dieu qui la préside était jadis montré tantôt pour un taureau tantôt pour un bouc, le deuxième animal ajoutant le caractère lascif à celui du pouvoir de la fécondité.

 

Dès lors, les satyres ici sont des personnifications bien plus essentielles et majeures que leurs détracteurs ont bien voulu accorder… « Les Grecs, en progressant dans la culture des arts, changèrent graduellement la forme animale en forme humaine, tout en conservant le caractère originel. La tête humaine fut d’abord ajustée au corps du taureau. Mais ensuite, on fit la figure entièrement humaine, avec quelques-uns des pan2.jpg traits généraux de l’animal mêlés en elle.

Tels sont les faunes et les satyres, qui sont les émanations du Créateur, incarnées dans l’homme et agissant comme ses anges et ses ministres dans le travail de la procréation universelle ».

Le culte païen n’y entendant pas grand-chose aux anges, ce sont les satyres qui tiennent la place du « saint ange protecteur », du « génie qui accompagne chacun », etc. Bien des mystiques ont souligné que chacun est soutenu par un compagnon invisible, qui ne serait autre que le Soi, nommé ici lutin, là Soi suprême, ici Daka, là Djinn ou Génie, et qui est ce satyre dont les Grecs développent la réputation et la célébrité.
Bien sûr, leur rôle principal réside dans la fécondité, et il n’y a qu’un pas pour envisager la luxure, mais ils sont forcément aussi le « fidèle confident dans l’invisible » comme il est précisé qu’ils agissent comme « l’ange ».

 

Un principe androgyne dominant l’invisible, le Soi étant masculin et féminin, le satyre est accompagné d’une nymphe. « Les faunes et les satyres qui accompagnent les figures androgynes des anciennes sculptures sont souvent représentés comme servant le Créateur par l’action de leurs attributs caractéristiques avec elles, aussi bien PAN.jpgqu’avec les nymphes, anges passifs de la procréation ». Ainsi, chaque homme, selon le culte païen, est accompagné d’un double qu’il décrit comme un satyre et une nymphe.

 

Il est à relever que la kabbale évoque le « Kerub* » (ou Keroub, servant au mot « chérubin »), ou le « Karouph » des Arabes, identifié avec le « Djinn », « signifie dans l’origine « fort ou robuste » mais il est habituellement employé comme métaphore signifiant « taureau » ».

 

(* Le Kerub doit certainement correspondre au « Karibou » de la tradition assyro-babylonienne, ce nom est une étrange déformation de la racine sémitique « barak » (bénir). Les « Karibou » sont les « dieux bénisseurs », les « Sédou » et le « Lamassou », taureaux ailés à face humaine qui gardent l’accès des temples, et qui jouent le rôle d’intercesseurs entre l’orant et la divinité à laquelle il s’adresse » (Georges Lahy – Virya – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale – Editions Lahy).

Evoquant la figure énigmatique du Baphomet, Jacquette Luquet-Juillet envisage « l’Idole », qui « serait la figure sculpturale d’un arcane qui recouvre un secret, et a la même signification que le Keroub d’Assyrie et d’Israël, le Kharouf arabe, le Sphinx d’Egypte : c’est le pentacle fondant en une seule figure les quatre Eléments divins, l’Eau, le Feu, l’Air et la Terre » ».

 

Les Egyptiens avaient pris l’habitude de figurer les personnifications de leurs divinités avec des têtes d’animaux, qu’ils choisissaient en fonction des qualités qu’ils leur reconnaissaient à chacun. A tel dieu la tête d’un coq, à tel autre celle d’un paon ; ou que le bélier se rapporte au Soleil et le bouc à la Lune.

Parfois, un dieu est montré avec la tête d’un animal, parfois d’un autre. C’est ainsi qu’un tel est vu avec la tête d’un bélier, mais aussi avec celle d’un lion. Pourtant, le priape-romain.jpgbélier souligne le caractère solaire, le lion aussi. Pourquoi ce changement ? Les experts conviennent que les anciens soulignaient les qualités de l’astre en fonction de l’animal qui le représentait : par exemple, le lion, qui est très souvent figuré en train de dévorer sa proie, montre les aspects négatifs du Soleil, qui brûle et dessèche, fatigue et même fait mourir, produit la sécheresse et fait souffrir la terre et les hommes ; inversement, le bélier exprime les bienfaits du Soleil, sa force vivifiante pour faire pousser la nature, donner la vie et engendrer l’énergie, produire la nourriture et permettre la bonne santé.

Le même Soleil apporte le bien et le mal aux hommes mais ceux-ci comprennent que tout ce qu’il détruit fait place au renouveau qui doit être construit. Les anciens marquaient là deux actions du Soleil, et c’est parce qu’elles sont diamétralement inverses qu’ils le figuraient avec deux animaux différents.

Le Soleil printanier engendre la nature et lui donne toute force pour pousser ; le Soleil caniculaire brûle la même nature jusqu’à la rendre stérile.

Cette réalité est trouvée dans la mythologie : Osiris (Bacchus, Mendès, Pan Apis) figure l’astre solaire lorsqu’il est fécond ; Typhon (Seth), que le vent du désert aride pentagramme typhon-sethpersonnifie habituellement, est le Soleil lorsqu’il brûle et rend stérile. Les deux entités distinctes ne sont pas différentes mais bien la même réalité selon qu’elle est bénéfique aux hommes ou pas.

C’est si vrai que les sectateurs du dieu Mendès l’honoraient sous la forme d’un bouc, ou d’un bélier, idem pour Bacchus, mais montré aussi comme un taureau viril ; et que ceux de Typhon sacrifiaient devant lui sous la forme d’un bouc, pareillement.

 

Nous citons : « De fait, Typhon-Seth semble avoir servi de prototype à plus d’un dieu du cycle ritualiste plus récent, y compris le dieu des Juifs ; quelques-unes de ses observances rituelles ayant passé intégralement dans le code de lois et le canon des rites religieux du « peuple élu ». Qui parmi les adorateurs de la Bible connaît l’origine du bouc-émissaire (ez ou aza) envoyé dans le désert en signe d’expiation ? Connaissent-ils que des âges avant l’exode de Moïse, le bouc était consacré à Typhon, et que c’est au-dessus de la tête de ce bouc typhonien que les Égyptiens confessaient leurs péchés, après quoi l’animal était envoyé dans le désert ? « Et Aaron prendra le bouc émissaire (Azâzel)... et il placera ses mains sur la tête du bouc vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël... et il l’expédiera... dans le désert » (Lévitique, 16). Et de même que le bouc des Egyptiens accomplit l’expiation avec Typhon, de même le bouc des Israélites « accomplit l’expiation devant le Seigneur » (Ibidem, v. 10). Ainsi, si seulement on se souvient que chaque dieu créateur anthropomorphique était chez les anciens adonnés à la philosophie le « Donneur de Vie » et le « Marchand de Mort » — Osiris et Typhon, Ahura Mazda et Ahriman, etc... — il sera facile de comprendre l’affirmation faite par les occultistes, que Typhon n’était que le symbole du quaternaire inférieur, les principes à jamais en conflit et tumultueux de la matière chaotique différenciée, que ce soit dans l’univers ou dans l’homme, tandis qu’Osiris symbolisait la triade spirituelle supérieure ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 14:23

L’occultisme fait référence au règne atlantéen pour enseigner l’évolution de l’humanité (les mouvements théosophiques divers, de celui d’Helena Blavatsky à celui de Rudolf Steiner), lorsque l’humain n’était encore que subtilité, et nous découvrons alors ce qui distingue la femme de l’homme :

« La femme est une merveilleuse plante de chair, elle a du végétal les deux êtres, les deux profondes respirations, comme la plante elle est chlorophylienne, comme la plante elle épanouit sa fleur, elle porte le fruit, elle est « verte ». Ainsi donc, sous l’influence d’un penser profond, l’être humain est « vert » et féminin comme l’est l’être végétal qui se féconde lui-même par sa propriété chlorophylienne solaire. Cette féminéité rend prépondérant le rôle magique de la femme dans le mystère végétal.

Dans cette métamorphose des principes végétaux en faculté humaine, en effet, la femme prime l’homme. Elle le prime en vertu de son êtreté même, de sa nature organique qui est en étroite affinité avec la plante. C’est la conception de la magie.

La magie considérait que dans la notion éternelle de l’humain, l’homme et la femme sont le prolongement de la nature, l’un du principe mâle animal, l’autre du principe féminin végétal. Elle s’étayait sur ce fait que, pendant que dans son essence occulte, l’homme reste l’animal, c’est-à-dire en mouvement, dégagé d’entrave, chasseur, guetteur, prompt, rapide, changeant et lunaire, la femme est plante, solaire, elle est stable, conçoit la fleur, porte le fruit, donc essentiellement organisatrice, conservatrice et constructrice par définition. Ces deux individualités homme et femme, profondément différentes, reposent sur le principe des sexes » (Lotus de Païni – La magie et le mystère de la femme – Editions Arma Artis).

Pas étonnant donc que les mythologies nous content nombre d’histoires où les Satyres passent leur temps au fond des bois, ils attendent que les femmes sortent des arbres ! Et ce n’est pas si faux que cela, parmi les Nymphes nous connaissons les Dryades « dont la vie était associée à celle d’un arbre ». « Elles, qui folâtraient en liberté, dansaient autour des chênes, n’étaient pas éternellement prisonnières dans ces arbres mais leur survivaient. On les représentait sous la forme de femmes robustes, corps terminé par une sorte de tronc portant des racines, couronnées de feuilles de chêne, tenant une hache avec laquelle elles frappaient ceux qui menaçaient l’arbre qu’elles protégeaient » (Nadia Julien – Le dictionnaire des mythes – Marabout).

Les être féminins que Lotus de Païni appellent « femmes » paraissent les mêmes entités que ces Dryades qui sont des Nymphes. Ce qui signifie que les Nymphes sont les femmes d’une ancienne humanité (Atlante, Lémurienne…) ayant depuis gagné les plans conjoints au nôtre et vivant dans l’invisible après avoir engendré l’humanité féminine que nous connaissons. Idem pour les mâles qui sont ainsi les descendants des Satyres de la mythologie.

Tout de même, que la femme vienne de la plante et l’homme de l’animal ne permet pas de leur trouver un moyen de s’unir pour engendrer une humanité. Certes, nous saisissons mieux pourquoi une femme aime toujours lorsqu’on lui offre des fleurs, et pourquoi un homme préfère un bon repas, mais cela ne résout pas le problème de l’union.

Forcément, un dieu de la chair et du sexe, soucieux de la nature androgyne de l’homme, a pourvu l’homme « animal » de formes esthétiques du règne végétal et saturé la femme « plante » de fluide animal. C’est probablement pour cela que l’organe génital du mâle apparaît, lorsqu’il est en capacité de s’introduire dans la fente du tronc féminin, comme un morceau de bois dur (une branche d’un chêne surmonté d’un gland), et il n’y a qu’ainsi qu’il peut agir et que la femme obtient du plaisir.

Le corps immobilisé de la femme offre ainsi, par l’aide de son ossature, des branches qui rejoignent un tronc plus ou moins parfait, qu’une entaille vient servir de sexe, ou que d’autres y voient là une fleur que la branche tendue du mâle vient célébrer. C’est Bastet, la divinité devenue démone, qui dit lors de son encensement : « Quand tu t’avances, les jeunes s’inclinent devant Toi, la rivière est du vin, Ptah est la canne, la Dorée est la fleur, Iadyt le dieu vert est son bouton, Nefertoum est le Calice ».

La plante est pure, l’animal seulement chasseur pour se nourrir. Rien ne peut les unir. A moins d’inoculer dans l’un et l’autre ce venin de la même quintessence et qui inspirera à l’un de s’unir dans les bras de l’autre. C’est là que l’autre mystique entre en scène et que nous trouvons dans des Ecritures saintes comme l’Avesta (Zend-Avesta) du mage Zoroastre (Zarathoustra) ou du Talmud. Un dieu malin vient taquiner l’un et l’autre humains, use de « malice » et pour cela apparaît comme un démon.

Ce « dieu malin », en référence à l’occultisme, n’est pas davantage qu’un de ces Satyres ayant gagné le plan invisible et chargé d’engendrer l’humanité physique. De même, sa compagne n’est autre qu’une de ces Nymphes Dryades, une puissante magicienne, mise au même service. C’est là que se situe la scène décrite par le Talmud : « Il est écrit dans le Zohar Hadasch (section Yitro, page 29) que le Tentateur (Samaël) complota, de concert avec sa femme Lilith, la séduction du premier couple humain. La compagne du Malin n’eut point de peine à corrompre la vertu d’Adam, qu’elle souilla de son baiser ; le bel archange Samaël s’y prit de même pour déshonorer Eve : et telle fut la cause de la mortalité humaine. Le Talmud s’exprime point en termes moins formels ; je cite textuellement : « - A l’heure où le Serpent se mêla avec Eve, il jeta en elle une souillure dont l’infection s’est transmise à tous ses descendants… (Shabbath, fol. 146, recto) ». Souvent les expressions deviennent si crues, qu’on hésite à les traduire » (Stanislas de Guaita – La temple de Satan).

De la sorte, ce Samaël peut bien être le maître des Satyres, et Lilith la maîtresse des Nymphes, ces deux sortes d’êtres provenant de la mythologie grecque.

De plus, par le transfert des charges, la femme « plante » se remplit des effluves magnétiques de la Bête tandis que l’homme « animal » voit des modifications de son corps l’orienter vers le règne végétal. Il est dit alors que « certaines femmes sont félines, qu’elles ont les ongles d’une tigresse, qu’elles portent avec merveille la fourrure ».    

Il est dit que « l’homme incarne la virilité, la femme, la luxure ». Ces deux mots « virilité » et « luxure » portent en eux la racine originelle de l’homme et de la femme, comme le premier vient du règne animal, la seconde du règne végétal. Mais pas seulement. Le dieu du sexe a inclus deux puissances dans son énergie, non seulement celle animale, la plus connue des hommes communs, mais celle de l’envoûtement, dont les mages et les sorciers se font fort de travailler avec. Là encore, la classification vient accorder à l’homme la puissance animale, à la femme la capacité d’envoûter autrui, d’où ces prêtres du moyen âge qui ne voyaient plus dans celle qui porte le sexe féminin, que la sorcière.

Stanislas de Guaita ajoute : « A d’autres pages, le démon mâle prend le nom de « Léviathan », et la diablesse celui « d’Héva » (Chet-Vau-Aleph). Cette Héva (qui est donc « Lilith ») aurait joué longtemps en Eden le rôle d’épouse auprès d’Adam, avant que le Seigneur eût tiré de son flanc l’Eve véritable (primitivement Aïsha, puis Eva ou Chavah (Chet-Vau-Hé). Des amours d’Adam et d’Héva-couleuvre (Lilith est donc le « serpent tortueux »), seraient nées des légions de larves, de succubes et d’esprits semi-conscients (élémentals) ».

Ainsi, et en regard à la mythologie grecque, avant que l’homme ne s’unisse à son alter ego, il a connu intimement la Nymphe Dryade (le premier homme a connu la maîtresse des Nymphes Dryades) et engendré malgré lui une espèce inconnue dans notre monde mais qui doit exister bel et bien dans celui conjoint, et que les Lucifériens nomment « l’Anti-Monde ». Ces êtres particuliers auraient donc en eux, comme héritage génital, de l’élémental mais un peu de l’humain aussi, malgré qu’ils siègent en-dehors de notre plan. Pas étonnant donc qu’ils s’y intéressent de si près et que certains nourrissent des goûts pour s’unir aux hommes puisqu’ils y détiennent avec eux quelque filiation.     

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

baphomet charnel overblog

 

« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

lilith sm latex

 

 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

Texte Libre





















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