Lundi 6 juillet 2009

Comme on dit, Satan « ne fait pas dans la dentelle ». Le voici qui inspire l’amour payant, « plus prompt aux réjouissances de la chair sensuelle », car le sentiment n’est pas très utile dans le couple. C’est le Seigneur de Brantôme, citant saint Augustin, qui le dit : « Car, comme le dit Saint Augustin, c’est une grande folie à un mari de requérir la chasteté à sa femme, lui étant plongé au bourbier de la paillardise. Même nous trouvons dans notre Sainte Ecriture qu’il n’est point besoin que le mari et la femme s’entre-aiment fortement ; cela se veut entendre par des amours lascifs et paillards. (…) De plus, ces maris apprennent à leurs femmes, dans leur lit propre, mille lubricités, mille paillardises, mille tours, façons nouvelles ; de telle sorte que, pour un tison de feu qu’elles ont dans le corps, elles y engendrent cent, et les rendent ainsi paillardes ; si bien qu’étant de telle façon dressées, elles ne peuvent le garder pour elles, quittent leurs maris, et vont retrouver d’autres chevaliers ; c’est qu’elles veulent montrer à d’autres ce qu’elles savent faire ; et leurs maris voudraient qu’elles cachent leur savoir ». C’est le « syndrome de Messaline ». 

 

Alors, « au douzième siècle, Guillaume VII, duc d’Aquitaine et comte de Poitou, fit construire dans la ville de Niort, un bâtiment semblable à un monastère, où il recueillit toutes les prostituées. Il voulut en faire une abbaye de femmes débauchées, dit Guillaume, moine de Malmesbury. Il y créa des dignités d’abbesse, de prieure, et autres dont il gratifia les plus distinguées dans leur commerce infâme ».

 

 

La prostitution prend un essor, motivée par l’appât du gain par le moyen des basses œuvres : « Nous avons plusieurs mères qui vendent leurs filles, qui les prostituent elles-mêmes ; elles leur font gagner leur mariage à la peine et à la sueur de leur corps. Est-il beau de voir la femme d’un avocat, qui a acheté un office, vêtue comme une princesse ? Sa tête, son cou, sa ceinture, sont couverts d’or. Et vous dites qu’elle est vêtue suivant son état ! A tous les diables l’état, vous, la femme, et vous aussi, M. Jacques, qui leur donnez l’absolution. Elles disent : « Nos maris ne nous donnent point de tels habits ; mais nous les gagnons à la peine de notre corps. A trente mille diables une telle peine ». Il fait tenir le propos suivant à une femme en colère : « Va put… infâme, tu tiens bord… en ta maison ! ».

 

« L’évêque Thierry de Niem parle des débauches de religieuses ; elles étaient, suivant lui, en proie à la luxure des évêques, des moines et des frères convertis. (…) Les couvents étaient appelés des « lieux de plaisirs », et recevaient des qualifications plus déshonorantes. Sauval nous apprend que les religieuses de Montmartre, abandonnées à la prostitution, empoisonnèrent l’abbesse qui voulut les réformer ».

 

 

Inspirées des mœurs antiques des grecques et des romaines, « il est présumable que si des femmes chrétiennes s’abandonnèrent aux pratiques dégoûtantes, dans des intentions superstitieuses, elles purent, dans les mêmes intentions, fabriquer des Phallus et en abuser. La débauche continua un usage qu’un motif superstitieux avait institué. Des actes de religion qui touchaient de si près à la débauche se confondirent facilement avec elle. Le temps fit oublier le motif religieux, les passions désordonnées le remplacèrent ».

 

 

Rappelons-nous que dans ce premier moyen-âge, « Priape reçut le nom et le costume de « saint » ; mais on lui conserva ses attributions, sa vertu préservatrice et fécondante, et cette partie saillante qui en est le symbole. Le saint de nouvelle création fut honorablement placé dans les églises et invoqué par les chrétiennes stériles, qui, en faisant des offrandes, achetaient l’espérance d’être exaucées. L’on vit souvent des prêtres chrétiens remplir auprès de lui le ministère des prêtres de Lampsaque (Priape). Ce ne fut pas seulement dans les premiers temps du christianisme, que le culte de Priape substitua parmi les peuples qui avaient embrassé cette religion ; ce mélange n’aurait rien d’extraordinaire. Des peuples ignorants et routiniers, incertains entre deux religions dont l’une succède à l’autre, pouvaient bien, en adoptant les dogmes de la nouvelle, conserver les pratiques et les cérémonies de l’ancienne ; mais ce culte s’est maintenu jusqu’au dix-septième siècle en France, et existe encore dans quelques parties de l’Italie ».

 

 

« On offre à ce saint, lit-on dans la « Confession de Sanci », les parties honteuses de l’un ou l’autre sexe, formées en cire. Le plancher de la chapelle en est fort garni, et lorsque le vent les fait entrebattre, cela débauche un peu les dévotions en l’honneur de ce saint. Je fus fort scandalisé, quand j’y passai, d’ouïr force hommes qui avaient nom « Foutin ». La fille de mon hôte avait pour sa marraine une demoiselle appelée « Foutine » ». « On trouve des traces du culte de saint Foutin jusqu’en Allemagne. Un écrivain de ce pays en parle comme d’un saint fort connu au 17ème siècle, et auquel les filles, prêtes à devenir épouses, faisaient hommage de leur robe virginale ».

 

 

En ces temps troublés et troublants, « le concubinage des prêtres était alors comme dans les siècles précédents, universel et public. Les prélats profitaient de ce désordre, et vendaient aux ecclésiastiques qui n’étaient point mariés, la permission d’avoir des concubines. (…) L’auteur du livre intitulé « Speculum humanae vitae », après avoir passé en revue les abus multipliés qui existaient de son temps dans toutes les classes du clergé, parle ainsi des chanoines : « Plus ils sont libres, plus ils sont licencieux, et se livrent à tous les vices. Une seule femme ne suffit point à un seul chanoine, et outre celle qui vit avec eux dans leur maison comme leur épouse, ils ont encore un grand nombre de jeunes filles pour concubines ».

 

 

Les lieux de perdition ne servent pas qu’à la luxure, pensent certains mystiques, ils attirent les forces occultes avec lesquelles ils doivent avoir un commerce charnel. De fait, la phrase suivante, très troublante, est cependant sans ambigüité : « Mais je m’arrêterai à celui qui porte « que si un homme et une femme, tous deux ministres de la débauche publique ; que si un homme dévoué à la prostitution… » ; nous reprenons : « Un homme dévoué à la prostitution »… Ceci rappelle fortement les antiques rituels consacrés à Vénus où l’homme était habillé en femme lorsqu’il venait se prosterner devant la statue… Ici, ce dieu converti en saint mais toujours représenté par un Phallus, par un pieu imposant dressé en érection, une représentation obscène, a le pouvoir d’inspirer à ses fidèles de faire le sacrifice de leur corps physique : même les mâles se soumettent ainsi au rituel d’union nuptiale avec leur dieu de la chair, démon lubrique, assurés qu’ils s’unissent avec leur saint Priape, acceptant le grotesque au nom de l’humiliation sacrée.

 

 

(* Toutes les citations sont tirées du livre de Jacques-Antoine Dulaure – Des Divinités génératrices ou du culte du Phallus chez les anciens et les modernes.)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Lundi 6 juillet 2009

Pour donner une métaphore d’un homme commettant un acte qui va engendrer des maux, on dit « qu’il va ouvrir la boîte de Pandore ». Dans ce premier moyen-âge, les premiers religieux ayant conçu ce Satan médiéval, mis au monde à partir de Priape (Pan), de Seth et d’Anubis, sans doute d’autres personnifications démoniaques, érigèrent un Malin, croyant avoir fait une bonne action, sauf que le Pervers à la tête de Bouc une fois en vie ne cessa plus d’inspirer à ceux qui l’approchaient, ceux qui lui étaient proches, les tourments les plus salaces, les idées les plus grotesques pour parvenir à ses fins que sont le stupre et la luxure. Une seule obsession dans l’esprit de ce cornu, hanter les lieux de la décence pour les infecter de son indécence.

 

 

Exemple : « Un droit odieux a subsisté en France et dans d’autres états, par lequel les seigneurs séculiers et ecclésiastiques enlevaient aux époux les prémices du mariage, et venaient, par leur présence impure, souiller la couche nuptiale. Comme dit, en Ecosse, en Angleterre, ce droit se nommait « marchette » et « prélibation » ; en Piémont « cazzagio » ; en France « cullage », « culiage » ou « jus cunni* » ».

 

(*con : Apparenté au persan kun et au latin cunnus, le mot désigne le sexe féminin dans un contexte pornocratique. L’évolution récente vers une note injurieuse n’a pas désarmé l’usage érotique de l’expression initiale et de ses nombreux dérivés. « Jus » signifiant ici « droit », nous comprenons dans « jus cunni », le « droit à la vulve », le droit à son accès.

 

« Con » provient de l’étymon latin « cunnus » (vulve). Au moyen âge, les diminutifs « connil » et « connin » (latin cuniculus) désignaient le lapin ainsi que les conduits et tuyaux, pour être remplacés par le nom actuel de l’animal (de laperau) vers le 15ème siècle en raison de l’usage persistant de l’acception vulgaire de « con » et « connin », attestée dès le 12ème siècle dans le Roman de Renart. Le nom de l’animal a été conservé dans de nombreuses langues romanes : « conejo » en castillan, « coniglio » en italien, « conill » en catalan, « coelho » en portugais, « konijn » en néerlandais. Il a d’ailleurs été emprunté par l’anglais — ainsi qu’une partie importante des langues germaniques — via l’ancien français : « coney », d’usage courant jusqu’au 19ème siècle. En castillan, l’étymon « cunnus » a produit « coño » qui est l’équivalent de notre « con » moderne, en toutefois moins vulgaire ; « coney » ou « cony » possède aujourd’hui cette acception en sus du sens animalier. Vers le 19ème siècle, le vocable français prend un sens figuré injurieux et se met en place une construction adjectivale. L’emploi était alors misogyne, exploitant l’impuissance et la passivité du sexe féminin de l’imaginaire collectif. Aujourd’hui, l’absence fréquente d’accord en position d’attribut ou d’apposition (par exemple « Elle est con ») rappelle l’origine nominale de l’expression, sans qu’il soit toutefois fait référence consciente à la vulve. L’ancienne acception physiologique est aujourd’hui en voie d’obsolescence. Source Wikipédia)

 

Idem pour « les moines de Saint Théodard, qui jouissaient de ce droit sur les habitants de Mont-Auriol, bourg qui avoisinait leur monastère. Dans ces droits, dit l’historien du Quercy, il avaient le « jus cunni », reste de l’ancienne barbarie, droit aussi déshonorant pour ceux qui l’exigeaient que pour ceux qui y étaient assujettis ». 

 

« Les chanoines de la cathédrale de Lyon prétendaient aussi avoir le droit de coucher, la première nuit de noces, avec les épousées de leurs serfs ou hommes de corps. Les évêques d’Amiens, les religieux de Saint-Etienne de Nevers avaient le même droit, et le percevaient effrontément. (…) J’ai vu, dit Boëris, un procès à Bourges, par lequel un curé prétendant avoir le droit de coucher, la première nuit de noces, avec la nouvelle mariée. Il fut condamné à l’amende. Plusieurs seigneurs de la Gascogne ont le même droit, mais se réduisent à introduire seulement une jambe, une cuisse, à moins que les vassaux n’entrent en composition avec leur seigneur, et ne payent ce qu’il leur demande. Ce qu’on appelle « droit de cuisse » ou « droit de cuissage » ».

 

A l’inverse, lorsqu’une demande de divorce était faite, la procédure commençait ainsi : « Deux époux demandaient leur séparation ou la déclaration de la nullité de leur mariage, pour cause d’impuissance ou de quelque imperfection corporelle, l’official (ou le prêtre, « juge de l’église »), parfois accompagné d’experts, commençait par ordonner la visite complète du corps des deux parties plaidantes. Les deux époux étaient très scrupuleusement visités nus depuis le sommet de la tête jusqu’à la plante des pieds. Puis, après avoir pris un demi-bain, l’homme et la femme se couchent au lit devant le prêtre et les experts, parfois des matrones. Les rideaux étant tirés, c’est à l’homme à se mettre en devoir de faire preuve de sa puissance… De telles procédures ont servi de contes joyeux et plaisants discours en beaucoup d’endroits ».

 

Idem pour les religieuses : « Dans les premiers temps du christianisme, les filles, les religieuses accusées d’impudicité étaient soumises à une visite scrupuleuse d’où devait résulter la preuve de l’innocence de l’accusé ou celle du délit. Siagrius, évêque de Vérone, et qui vivait vers la fin du quatrième siècle de l’ère vulgaire, condamna une religieuse à subir cet outrageant examen. Saint-Ambroise, son métropolitain, désapprouve la sentence, attestant par là son existence ».

 

 

Plus honteux encore, car « Satan ne fait plus dans la demi-mesure » : « A Nantes, une cérémonie pareille était en usage le lendemain de la fête de Pâques. Voici ce qu’on trouve, dans le concile tenu en cette ville en 1431, où cet usage fut prohibé : « Les prêtres des églises et quelques autres personnes se répandent dans les maisons de la ville, entrent dans les chambres, saisissent ceux qui sont couchés dans leur lit, les emmènent tous nus dans les rues et dans les places publiques, les conduisent ensuite, en poussant de grands cris, dans les églises, les placent sur l’autel et ailleurs, et jettent de l’eau sur eux, ce qui trouble l’office divin. En outre, quelques prêtres vont, de grand matin, dans les maisons de leurs voisins. Ils en emportent quelques effets et forcent ceux à qui ils appartiennent de payer pour les ravoir ». 

 

 

Le cas d’infidélité connaît une punition humiliante : « L’indécence des peines portées contre l’adultère n’était pas moindre. Les coupables des deux sexes étaient condamnés à faire une promenade entièrement nus, par les rues de la ville, ou bien à suivre ainsi les processions les plus solennelles. Des femmes ayant dit des injures à d’autres subissaient une peine semblable. Parfois, elles gardaient leur chemise mais était forcée de la relever très haut. (…) Parfois, on trouvait la femme qui marchait devant et tenait d’une main le bout de la corde, dont l’autre bout était attaché aux parties sexuelles de l’homme. (…) Ou, le plus honteux, une femme jugée débauchée était promenée nue dans les rues de la ville assise sur un âne, tournée du côté de la queue de l’animal ».

 

 

(* Toutes les citations sont tirées du livre de Jacques-Antoine Dulaure – Des Divinités génératrices ou du culte du Phallus chez les anciens et les modernes.)

 

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Jeudi 2 juillet 2009

Le dieu des dieux, aujourd’hui caché du commun des mortels mais hier exhibé à la vue de tous, montrait un pieu d’une telle arrogance que chacun des religieux qui l’approchait, antique ou médiéval, nourrissait la croyance que l’union avec Lui était rendue possible en pratiquant intimement avec son image emblématique. Sa représentation symbolique étant à ce point en affinité avec les aspects sensuels du corps humain que l’unio mystica dans le règne inférieur de la chair est rendue possible grâce aux techniques défendues anciennement par les Gnostiques. Et qui plus est, si la femme incarne à ce point la génération dans un monde déclaré « impropre », alors la meilleure des unions pour connaître le Tout Puissant ne peut se pratiquer qu’entre hommes.

 

L’Eglise du premier moyen-âge, ayant mis en place des bordels et autres abbayes dirigées par des prostituées, a tant rempli les murs de ses enceintes d’empuses, de larves et autres démons les plus lascifs que ses membres les plus épris de spiritualité durent livrer une bataille sans merci plus tard, lorsqu’ils investirent les lieux après l’Inquisition. Ses éminences avaient surexcité Satan, sa virilité de bouc le rendait nymphomane, lui et les siens incubes se jetèrent sur les femmes en cornettes et les hommes en soutane ; et les chevauchèrent sans ménagement.


 Benedetto Varchi

Le tableau que nous dépeint dans ce sens l’auteur Luigi Casioni est édifiant ; nous citons : « Selon l'historien Benedetto Varchi (1502 – 1565), l’évêque de Faenza, Monseigneur Cheri, mourut alors qu'il était sodomisé par Pierluigi Farnese (1503 – 1547), fils bâtard de Paul III. (…)Afin que le clergé puisse suivre dans le maximum de liberté la turpitude et le vice, il élisait les évêques et les papes parmi les prélats les plus corrompus. Les peu qui s’opposaient à son immoralité étaient insultés, dénigrés ou même assassinés avec des tisanes ou des hosties empoisonnées. La débauche s’était tellement enracinée dans l’Eglise que c’était une chose normale et licite, utiliser le sexe comme source de gains. Des centaines furent les couvents qui, derrière le prétexte d’avoir des reliques contre la stérilité, obtinrent de gros bénéfices pécuniaires en utilisant leurs attributs sexuels comme moyen de commerce avec les femmes stériles qui accouraient pour recevoir la grâce.

Pierluigi Farnese

Les ordres religieux qui plus s’engagèrent dans les miracles de la fécondation furent les franciscains et les carmélites qui, après avoir séparé les hommes des femmes, c’est-à-dire les maris des épouses, vu les principes qui sont imposés par la morale chrétienne, portaient les femmes dans leurs cellules en les faisant passer au travers de portes secrètes et de galeries qui continuèrent à être utilisées jusqu’au XVIIIème siècle malgré le fait que le concile de Paris du 1212 en avait ordonné la fermeture.

Comme ils étaient sexuellement actifs dans leurs cellules, ces moines, de la même façon ils l’étaient au-dehors lorsqu’ils laissaient les couvents pour se rendre dans les contées en tant que prédicateurs ou comme demandeurs de quête. Les chroniques du temps rapportent que leur valeur d'amateurs avait acquis un prestige si grand que les femmes espéraient que la chance puisse les mettre sur leur chemin.

D’après la psychologie moderne, parmi les causes qui portaient ces moines à la continuelle recherche de l’épanchement sexuel, outre ceux les plus évidents, comme ceux qui dépendaient du continuel exercice et du manque de soucis, il y avait aussi celui dérivant de la continuelle démangeaison causée par la grande saleté qui recouvrait leurs corps.

Le motif pour lequel les Franciscains et les Carmélites se distinguèrent par rapport aux autres ordres dans l’activité sexuelle dépendit surtout de l’excessive sévérité de leurs règles qui considéraient même comme péché le seul fait de toucher le corps pour se gratter. Que le prohibitionnisme ait été à l’origine de leur avidité sexuelle, cela nous est aussi prouvé par le fait que, malgré la grande facilité qu’ils avaient de baiser femmes de tous âges et de toutes classes sociales, ils pratiquaient aussi quand-même et sans aucune retenue l’homosexualité. La pédérastie était imposée avec un si grand naturel sur les novices de la part des anciens que, lorsque ceux-ci s’éloignaient du propre couvent, ils emportaient toujours avec eux un des jeunes.

Parmi les nombreuses lois qui furent émanées par les conciles pour mettre fin à l’homosexualité dans les monastères, qu’ils soient masculins ou féminins, il faut rappeler celles qui interdisaient de dormir dans le même lit et imposaient la présence de surveillants nocturnes dans les dormoirs.

Selon un programme déjà établi, chaque fois que l’on instituait un couvent de sœurs, à côté immanquablement on en construisait un, deux ou même trois de moines qui étaient mis en communication avec le premier par le moyen de galeries qui existent encore. Les relations sexuelles entre les couvents masculins et féminins s’étaient tellement formalisées que les moines considéraient les sœurs comme une leur propriété personnelle ».

(http://www.luigicascioli.eu/)

 

 

Désormais, plus rien n’arrête le maudit Satan qui redouble dans l’effort pour mener à bien ses basses œuvres de luxure et de stupre.

 


(http://www.luigicascioli.eu/)

 

 

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Jeudi 2 juillet 2009

Satan sorti des ténèbres corrompt le bas monde et n’en finit plus de commettre avec délectation ses basses œuvres. Il jette son dévolu sur l’Empire romain, inspire les pratiques les plus infâmes et, luxe oblige, dans les lieux les plus raffinés, les plus hauts que compte le pouvoir.  

 

Les exemples sont si nombreux qu’il faudrait un ouvrage entier pour les recenser. Prenons ici et là seulement quelques-uns. On se souvient avoir rapporté, à propos de l’Empereur Elagabal, qu’il pratiquait des séances de fellations de groupe, des épreuves libidineuses à souhait mais « vouées aux œuvres du sacré ». Il aimait aussi le travestissement en femme et le bondage.

 

Idem pour César lui-même. « Jules César ne fit pas autre mal à sa femme Pompéïa, sinon la répudier, laquelle avait été adultère de Publius Claudius, beau gentillomme romain… Il épiait l’occasion qu’un jour elle faisait un sacrifice en sa maison où il n’entrait que des dames ; il s’habilla en garce, lui qui n’avait encore point de barbe au menton, qui se mêla de chanter et de jouer des instruments, et paré ainsi passant par cette monstre, eu loisir de faire avec sa maîtresse ce qu’il voulut ; mais étant reconnu, il fut chassé et accusé ».

 

L’Empereur Caligula, réputé pour sa virilité à toute épreuve, ne parvint cependant pas à satisfaire une jeune vierge au cours d'une cérémonie dédiée au dieu Priape, se déroulant sur le mont Phallus, car bien entendu, pour plaire au dieu membré, il fallait besogner à la manière de Casanova. L’histoire rapporte qu’il vécut ainsi une quantité d’aventures polissonnes pour retrouver sa puissance sexuelle.

 

Le « must » revient à Messaline, une fois encore : « Claude répudia sa femme Plantia Herculina pour avoir été signalée putain, et avoir attenté à sa vie. Il se contenta du divorce. Davantage, combien de temps porta-t-il les fredaines et sales débauches de Messalina, son autre femme, laquelle ne se contentait pas de faire l’un et l’autre, dissolument et indiscrètement, mais faisait profession d’aller au bordel s’en faire donner, comme la plus grande bagasse de la ville, jusque-là, comme dit Juvénal ; qu’ainsi que son mari était couché avec elle, se dérobait tout bellement d’auprès de lui le voyant bien endormi, et se déguisait le mieux qu’elle pouvait, s’en allait en plein bordel, et là s’en faisait donner si très-tant, et jusqu’à ce qu’elle en partait lasse que saoule et rassasiée, et faisait encore pis : pour mieux se satisfaire et avoir cette réputation en soi d’être une grande putain et bagasse, se faisait payer, et taxait ses coups et ses chevauchées, comme un commissaire qui va par pays, jusqu’à la dernière maille ». (Seigneur de Brantôme – Vie des dames galantes)

 

Les activités salaces de Satan, on les voit encore sur ces décorations sur des objets antiques : « On a vu sur le couvercle d’un de ces vases utilisé pour des usages sacrés, la figure d’une femme qui entrelace avec ses bras et ses jambes un « énorme Phallus ». Aux deux vases grecs de Portici, on y voit un marchand de Phallus qui en offre un panier rempli à une femme, laquelle s’extasie à la vue de leur proportion extraordinaire. Une autre femme est ravie en admiration devant un jeune homme nu, qui se montre à elle dans l’état le plus énergique et le plus indécent. Un autre sujet représente un homme vigoureux tout occupé à l’action d’Onan ; une autre scène enfin offre un homme et une femme exécutant l’accouplement « impur » et stérile. Tous ces vases étaient jadis des objets religieux ».

 

« Jusqu’à ces pierres gravées, et même des médailles, appelées « spintriennes », qui représentent, à ce que l’on a cru, les débauches de Tibère dans l’île de Caprée, et les bizarres accouplements auxquels il donnait le nom de « Spintriae ». Il place au rang des plus célèbres productions antiques de ce genre le groupe du Satyre et la chèvre du Musée de Portici, qu’on ne peut voir qu’avec une permission particulière ». (Seigneur de Brantôme – Vie des dames galantes)

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Jeudi 2 juillet 2009

La confusion est maîtresse par le moyen du seul choix des mots : aussi « sodomite » est-il tantôt utilisé par les uns comme synonyme d’un homosexuel, qu’ils appellent en grec « Arsenokoitai » - qu’ils traduisent par « les hommes qui ont ensemble des relations conjugales » ou « les hommes sur le canapé » confère à la prostitution du temps des Grecs anciens - ; tantôt concernant ce mouvement mystique de certains Gnostiques qui s’appelèrent les « Sodomites » en référence à la ville Sodome et à ses pratiques, aussi appelés « Arsenokoitai », sans aucun doute aussi à leur opposition spirituelle au Dieu de l’Ancien Testament. Ces derniers furent accusés d’exercer des « pratiques licencieuses infâmes », d’un point de vue sexuel des pénétrations entre eux, ceci en l’honneur des nombreux Esprits qu’ils connaissaient. Ce sont ces derniers hommes que nous évoquons dans nos études et non pas les premiers. On rapporte qu’ils vouèrent un culte aux hommes de Sodome, au point de vouloir porter leur nom « Sodomite » et exercèrent leurs techniques luxurieuses à des fins sacrées ou magiques, toutes celles qui n’engageaient aucune chance d’engendrer.   

 

La haine portée contre le dieu créateur de ce bas monde fut telle que ces Sodomites furent sensibles à l’idée que des Esprits démoniaques aient permis à l’homme de profiter des réjouissances charnelles sans la conséquence de mettre en vie. Une conception qui en appelle une autre car ce dieu, on le sait, les Gnostiques l’appelaient « Ildabaoth » qu’ils jugeaient « répressif et punisseur », au contraire du Serpent, « permissif et licencieux » (comme Sophia Prunikos, d’après certains). La dualité évoluant dans le domaine du corps en un dieu « qui l’humilie et le châtie en le considérant comme un obstacle pour la réalisation de la perfection spirituelle ; et l’autre qui l’exalte comme seule source de plaisir », entendez Satan pour ce dernier. Il exista une distinction jadis entre Satan et le Serpent, car d’après l’enseignement ophite, le premier fut engendré par Ildabaoth contre le second ; mais ensuite, les deux se ressemblèrent tant qu’on les imagina identiques. La mystique ophite devenant confuse, le Serpent finit par être Satan et inversement.

 

Pour pratiquer l’opus charnel sans enfanter, le tantrisme inventa la pratique de la rétention du semen, méthode sensée apporter à celui qui est doué des pouvoirs supérieurs et mystérieux. En fait, cela permet d’ajouter aux trois techniques non générationnelles décrites avant, fellation, sodomie et masturbation une quatrième, le « retrait » avant l’acmé dans le rapport physique. Trouver le plaisir mais point la fécondité. Aussi, soit le « retrait », soit la non émission du semen où des spécialistes (André Van Lysebeth – Tantra, le culte de la Féminité) argumentent à utiliser pour réussir son prodige. Nombre d’occultistes du dix-neuvième siècle ont pareillement enseigné l’abstinence d’une telle réjouissance, l’acmé, l’émission du semen – jugée comme une « pure perte », un « gaspillage », le vrai sens du nom « Bélial » - permettant pour le mage d’acquérir des pouvoirs supérieurs. C’est cela qui fut reproché aux différents mystiques Gnostiques qui fréquentaient les Naos d’Esprits phalliques et pratiquaient à des fins sacrées des techniques comme les quatre énoncées ici et s’autorisaient l’émission du semen mais surtout pas pour procréer (Bélial).

 

Et plus les « castrateurs religieux » gagnaient du pouvoir et prenaient de l’influence, plus celles et ceux qui orientaient leur vie sensuelle à l’extérieur de toute génération augmentèrent leur provocation et s’affichèrent tels des exemples à suivre, inspirèrent des foules de les copier, jusqu’à ce que des vengeances publiques aient lieu et des meurtres odieux. Les vainqueurs ne montrèrent pas le bon exemple longtemps, car ce n’est pas en tuant les hommes qu’on détruit les démons, bien au contraire. Ceux-ci se glissèrent des uns aux autres (« glisser » étant le sens de « lubrique », cf. les démons « lubriques ») et vinrent inspirer des religieux d’un nouveau cadre. On sait, grâce aux écrits de Jacques-Antoine Dulaure, que l’Eglise du premier moyen-âge reprit beaucoup des cultes romains et grecs, au point que Priape continua sa carrière sous différents noms de saints mais qu’il fut toujours fréquenté sous la forme d’un Pieu obscène.

 

Ces anciens Gnostiques Sodomites enseignaient que les quatre techniques, exécutées dans un cadre sacré, leur permettaient de fréquenter les démons qu’ils appelaient alors des dieux, qui étaient des Esprits (élémentals) de ce règne conjoint au nôtre, appartenant aux quatre éléments que sont le Feu, l’Air, l’Eau et la Terre, et un cinquième les regroupant, l’Ether. De même, ils possèdent une nature androgyne, d’où le fait qu’on les trouve à la fois incube et succube au moyen-âge, autrefois Lilin et Lilis. Les temples maudits consacrés à Lilith voyaient des Gnostiques les visiter pour cette raison principale, qu’ils pouvaient connaître physiquement des femmes – et peut-être des hommes – et pratiquer l’opus concentré sur les démons et absorbé par eux et absolument pas sur la génération. Chaque technique faisait aborder l’un d’eux, qui sous sa forme incube ou succube, venait commercer charnellement avec lui, d’où ses nombreuses descriptions futures de nonnes chevauchées des heures durant par des démons impétueux.

 

De telles pratiques jetèrent le trouble et l’anathème sur les protagonistes qui furent jugés comme des sorciers. Sauf qu’à Rome, nombre des puissants s’autorisèrent à des sorcelleries similaires, en organisant les plus sales raffinements de la débauche et les dédiant aux dieux qu’ils invoquaient, avec Priape comme invité d’honneur.     

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Mercredi 1 juillet 2009

Les Gnostiques Ophites et autres Sodomites complexifiant leur dogme, fruit de nombreuses mystiques orientales et moyen orientales, ils ne croient absolument pas en un seul dieu mais en une foule d’Esprits, d’où vient la science des entités élémentales par exemple. Ainsi entre en scène la sorcellerie.

 

Le premier moyen âge hérite de ces cultures, entre en action à partir des divinités grecques et romaines puis s’enrichit des dieux phalliques des temps antiques au grand regret du dogme chrétien monothéiste. Ces premiers religieux entretiennent ainsi les paramètres subtils de leurs anciens qu’ils adaptent à leurs contrées, tâchent d’attirer à eux nombre de démons par le moyen du commerce charnel. Satan est sodomite plus que jamais au cours de toute son histoire. On rempaille le bouc en bois et on orne ses saints d’impressionnants objets oblongs que le commun adore en béatitude avec l’espoir de voir sa vie s’améliorer.

 

Des expériences sérieuses sont tentées, que nous tenterons d’exposer, d’autres dépassent le grotesque. Mais il serait dommage de s’en priver. Satan n’a jamais autant travaillé qu’au moyen-âge, lui et ses incubes, qui purent forniquer autant qu’envie avec ceux qui les priaient ou l’inverse, peu importe tant qu’ils pensaient à eux, passèrent subtilement les enceintes des lieux saints où des hommes et des femmes s’offraient à eux en échange de la réalisation d’un ex-voto.

 

Nous ne pouvons nous empêcher de rendre compte certains passages des ouvrages de l’auteur italien Lucio Cascioli (http://www.luigicascioli.eu/index.php) qui dépeint les dessous d’une situation religieuse qu’on a peine à croire, tant elle est excessive de nos jours, mais l’écrit vaut la peine d’être lu :

 

« Dans ce monde de dépravation soutenu par une terreur exercée sur le peuple avec un cynisme et une cruauté sans précédents dans l’histoire de l’homme, les pontifes s’y immergèrent tellement que la plupart d’entre eux étaient des bâtards, nés des relations d’autres papes avec des concubines et des prostituées, ou de relations incestueuses. Jean XII, Pape à seize ans, né de l’inceste du Pape Serge III avec sa fille Marozie de treize ans, fut l’amant de la même Marozie, sa mère. En pratique, Marozie fut à la fois la maîtresse de son père le Pape Serge III et de son fils le Pape Jean XII.

Il suffisait à l’époque d’exprimer une critique à propos de telles immoralités pour finir sur un bûcher sous l’accusation d’hérésie et de sorcellerie.

Avec la découverte des Amériques s’introduisit en Europe la syphilis. Pratiquement tout le clergé attrapa cette maladie et nombreux en moururent. Aucun ecclésiastique n’en sortit indemne, pas plus les papes eux-mêmes, tel Jules II et Léon X. Celui-ci, toujours grâce au caractère bâtard qui favorisait l’élection au siège de Saint-Pierre, devenu cardinal à quatorze ans, fut élu Pape à trente-six après avoir attrapé la syphilis à vingt-cinq. Sixte IV, concepteur de la Chapelle Sixtine, lui aussi syphilitique, eut deux enfants de sa plus grande sœur. Bisexuel, il fut un grand pédéraste et sodomite au point que, d’après ce qu’écrit le chancelier d’Infessura, nombreux reçurent de lui la pourpre cardinale comme récompense des faveurs sexuelles reçues. (Et n’oublions pas que Michel-Ange était homosexuel…)

Pape Sixte IV organisa la prostitution en instituant les bordels dont l’Église continua à être l’administratrice jusqu’à nos jours, c’est-à-dire jusqu’au moment où ils furent fermés par la loi Merlini. Les bordels institués par l’Église se comptaient par centaines dans tout le monde chrétien. Sources de gain assuré, les papes les assignaient souvent comme base de subsistance aux diocèses que les évêques partageaient à leur tour avec les paroisses, donnant à chacune d’elles une prostituée qui, devenue propriété de l’Église, versait tous les quinze jours le gain de son travail au curé (la quinzaine).

Parmi tous ces bordels, le plus grand, tant par sa perversité que par la grandeur de l’organisation, fut sans aucun doute le Vatican où chaque soir entraient des bandes d’homosexuels et de femmes travesties en hommes pour animer les orgies des nobles romains qui, en qualité de bâtards, étaient liés par une quelconque parenté avec les plus grands prélats et le pape lui-même.

Aux quinzième et seizième siècle, 50 % de la population de Rome était formée de bâtards provenant soit des couvents, soit des bordels, et pour une grande partie des relations sexuelles des prêtres qui disposaient d'un nombre illimité de concubines.

Si eux, en tant que pratiquants de la «  Magie Blanche » étaient les fils de Dieu, qui d’autre auraient pu être leurs ennemis sinon les fils du Démon ? Et sur cette présupposition basée sur l’inévitable dualité du bien et du mal, (…) ainsi commença-t-on à fomenter la haine contre d’imaginaires concepteurs de maléfices qui, par leur aspect (imaginé) de répugnante maigreur, furent appelés sorcières et sorciers (de strigosus = amaigri). Une répugnante maigreur qui fut par la suite enlevée aux femmes : pour soutenir qu’elles étaient les maîtresses du Démon, on décida de les représenter séduisantes et charmantes.

L’Église comprit quels avantages elle pouvait tirer de cette situation d’antagonisme entre le bien et le mal montée par les alchimistes : imposer définitivement le Christianisme, dont la doctrine était encore contrastée par les croyances païennes. Elle s’appropria du programme des alchimistes et commença à persécuter tous ceux qui refusaient d’accepter ses dictamen en les accusant de pratiquer la magie noire.

C’est ainsi que commença, avec les premiers édits de condamnation qui apparurent au onzième siècle, de la manière la plus machiavélique et fabulatoire, la chasse aux sorcières. Avec ses bûchers, ses pendaisons, ses tortures et décapitations, elle permit à l’Église d’imposer l’immoralité de sa doctrine par le recours à la terreur. Une terreur qui dura plus de huit cents ans (le dernier bûcher fut allumé à Poznen - Allemagne - en 1793).

La sorcellerie, née d’une invention des alchimistes et exploitée ensuite par l’Église comme moyen d’imposer son hégémonie à travers l’horreur des condamnations à mort précédées par les plus inhumaines tortures, devint une telle réalité qu’elle fut suivie dans ses rites magiques par la plupart des ministres de ce même clergé ainsi que par les classes privilégiées qui commencèrent ensemble à la fréquenter. Célébrant les Messes Noires et les «  Sabbats », ces cérémonies, d’après les documents de ce temps-là, terminaient pour la plupart en orgies obscènes.

La sorcellerie et la magie noire n’étaient pas pratiquées par les classes pauvres, bien au contraire. Dans la réalité des faits, le peuple, terrorisé par les persécutions, servait à l’Église pour fournir des victimes innocentes qui, obligées à confesser des fautes jamais commises sous l’effet de la torture, fournissaient avec leurs sacrifices publics les présuppositions nécessaires pour soutenir l’existence d’un démon (l’intitulé aurait pu s’écrire aussi : « pour en finir une bonne fois pour toutes avec les fausses accusations de satanisme d’hommes et de femmes au moyen-âge »). Et la masse populaire devait bien s’en garder si elle ne voulait pas être accusée d’être ennemie de Dieu.

Fallait-il fournir des sorcières pour alimenter les bûchers dans les places publiques? Fallait-il éliminer les contestataires des dogmes et de la corruption ecclésiastique ? Et bien, rien de plus facile : il suffisait une lettre anonyme, mieux si envoyée par le même clergé, ou la délation d’un inconnu, pour instaurer un procès contre l’hérétique ou le pratiquant de la magie noire. Cette magie dont l’existence était indispensable à l’Église pour imposer sa propre magie blanche dont les rites à la parfaite imitation des cérémonials païens, se basaient, comme encore aujourd’hui, sur l’eau sainte, sur l’huile bénie, sur le pain du salut éternel, sur des signes tracés dans l’air, sur de petits nuages d’encens et anathèmes contre Satan : « Et aliosques spiritos malignos… »

Ainsi, alors qu’à l’intérieur des églises les prêtres faisaient voler lors de leurs homélies des sorcières avec des balais et qu’au dehors les bûchers brûlaient ; le clergé et la noblesse organisaient leurs «  Sabbats » et récitaient leurs « Messes Noires ». La prostitution organisée par le clergé, l’activité sexuelle dans les couvents, qu’ils soient masculins ou féminins, les concubinages fréquentés par les prêtres sans aucune retenue et les incestes firent de Rome, centre du Christianisme, la capitale des bâtards ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Mercredi 1 juillet 2009

Le Grand Bouc des cultes antiques, figuré aussi sous la forme d’un Phallus, inspira plus d’un homme et une femme à pratiquer par derrière faisant ainsi son sacrifice. Les habitants de Sodome devaient honorer comme cela leur dieu futur démon, aussi furent-ils accusés de commettre des pratiques honteuses. Mais comme le soulignent certains historiens, les actuelles religions déjà présentes aux temps antiques condamnaient trois techniques sexuelles particulières que sont la masturbation, la fellation et la sodomie. Les mêmes assurent que ces exercices étaient pratiqués par certains Gnostiques au cours de rites sacrés. Ceux-ci appartenaient à des mouvements aussi divers que les Caïnites (disciples de Caïn), les Sodomites ou les Ophites (Serpent). Leur explication dogmatique de la chose était simple : « Ce monde est voué à la bassesse puisqu’il est le produit d’un dieu mauvais, aussi prenons notre bien de plaisir et évitons toute procréation ». Ce qui allait, bien entendu, à l’inverse de tous les autres mouvements religieux qui réclamaient une fécondité pour chacune, on connaît bien le verset : « Croissez, multipliez ! ». Le noir du monde et son lot d’injustices chroniques* inspiraient nombre de ces mystiques dits « Gnostiques » de pratiquer tous les exercices que la licence débridée permet d’effectuer et qui n’engendrent point de descendance. Ils nommèrent des dieux qui devinrent vite des démons car ceux-ci influençaient les hommes d’assumer une sexualité en vue de les glorifier mais point pour la génération.

 

(* Albert Frank-Duquesne, dans « Réflexions sur Satan en marge de la tradition judéo-chrétienne » (Desclée de Brouwer, 1948) évoque l’épisode biblique de Sodome repris par saint Jude, se déroulant « entre les Anges, les Sodomites et les Gnostiques ; il écrit : « L’homo angélisme (mépris de la matière, de l’homme, de l’incarnation, consistant en une sorte « d’homosexualité spirituelle ») correspond à l’inversion charnelle des sodomites. Voici la traduction que Frank Duquesne propose de Jude 7 : « De même, Sodome et Gomorrhe et les villes circonvoisines, ayant forniqué de la même façon (que les anges susmentionnés) et s’étant prises de convoitise pour une autre vie (que la légitime), gisent là en exemple, subissant la sanction d’un feu éternel ». Saint Jude suggère dans le verset suivant un parallèle avec les Gnostiques : « Semblablement, ces délirants souillent la chair, méprisant la seigneurie, blasphémant les gloires » ; commentée ainsi par Frank-Duquesne : « Les Gnostiques méprisent la matière. L’incarnation leur répugne, et la gloire que, par elle, l’homme peut tirer de la Croix, de la Chair et du Sang théantropiques. Analogiquement, nous l’avons vu, en refusant le commerce sexuel normal pour se confiner dans l’homosexualité, les citées perdues font, elles aussi, fi de cette universelle complémentarité (dont la sexuelle n’est qu’un aspect)… Gnostiques et Sodomites ne font que refléter, sur les « plans » respectivement psychique et somatique, l’homophysie, l’homopneumatisme, l’angélisme exclusif et gendarmé des anges déchus ».)
 
(photo : Elagabal)

C’est ainsi que l’on apprend qu’il exista des « cérémonies orgiastiques à des fins liturgiques et mystiques : fellations de groupe chez les gnostiques connus d’Épiphane, qui recueillaient le sperme pour « éviter de faire des enfants à l’archonte », c’est-à-dire au dieu de la Genèse ». Ou cette célèbre pratique tantrique de la retenue du semen, supposée exécutée pour des raisons religieuses ou de régénération du corps, et qui rejoignent finalement les autres techniques, dont le but est de ne point procréer pour ce bas monde ». Plus tard, du temps des Romains, des histoires courent au sujet de l’Empereur Elagabal qui aimait pratiquer des séances de fellations de groupe, épreuves libidineuses à souhait mais on précise « qu’elles étaient vouées aux œuvres du sacré ». Il aimait aussi le travestissement en femme et le bondage. Les Ophites ou Gnostiques dont l’idole était le serpent, pratiquaient la fellation et l’on saisit pourquoi, lorsqu’on relève que l’organe génital du mâle épouse la forme d’un serpent. Le tantrisme de la Main Gauche prescrit dans son Skanda Purâna : « Celui qui laisse s’écouler sa vie sans avoir honoré le phallus, a perdu son temps. Après la mort, il n’atteindra pas un monde meilleur. Son intelligence se dégradera. Si l’on met en balance d’un côté l’adoration du phallus et de l’autre la charité, le jeûne, les pèlerinages, les sacrifices et la vertu, c’est l’adoration du phallus, source de plaisir et de libération, qui protège de l’adversité, qui l’emporte ».

 

Les Gnostiques antiques se montrent à ce point « négatifs » dans leur vision de ce bas monde qu’ils en viennent à sacraliser des différentes techniques érotiques, celles qui ne peuvent point féconder*. Comme ce mouvement ne fut point le produit d’un groupe d’hommes isolés mais au contraire de fidèles appartenant à différents cultes ayant accepté ses idées dogmatiques, nous trouvons des aspects de ces conceptions dans certaines croyances, celles-là mêmes qui furent plus tard combattues par les religions monothéistes. Des cultes, inspirés par cette logique, sacralisèrent les techniques sexuelles qui n’engendraient point, et les hommes les dédièrent à leurs divinités.

 

(* « C’est le cas de la secte gnostique des Ophites, au premier et deuxième siècle, connus pour adorer le Serpent, identifié ensuite avec celui de la Genèse ; les mêmes adoraient tous les damnés de l’Ancien Testament, Caïn, Esaü, Coré, les So­domites dont certains avaient pris le nom ; ils les regardaient comme des enfants de la sagesse et des ennemis du principe créa­teur. Dans leurs livres saints, comme « l’Evangile de Judas » et le récit de « l’Ascension de saint Paul », les Caïnites avaient inséré des choses horribles. Ils prétendaient que la perfection consistait à commettre le plus d’infamies possibles. D’après Théodoret (vers 453/458), ils affirmaient que chacune des actions infâmes avait un ange tutélaire qu’ils invoquaient en la commettant. Une femme de cette secte, nommée Quintille, étant venue en Afrique du temps de Tertullien (155-225), s’y fit beaucoup d’adeptes, qui pri­rent le nom de « quintillianistes ». Tertullien indique que Quintille avait ajouté des pratiques abo­minables aux infamies des Caïnites.)  

 

Nous savons par Jacques-Antoine Dulaure combien les « vœux » liés à la fertilité, la fécondation furent nombreux et les cultes, qui évoluèrent jusqu’au premier moyen-âge, convertis en des messes destinées à la génération. Aussi devinrent-ils des ennemis pour eux ceux des Gnostiques qui glorifièrent les exercices sexuels dits « stériles » qu’ils pratiquaient parfois effrontément en s’assurant un plaisir jouissif dont ils s’étaient convaincus qu’il leur était apporté par les démons qu’ils idolâtraient. Le buste de l’idole se tenait droit, ayant la tête d’un animal fougueux, et les hommes s’autorisaient à des rapports physiques entre eux devant elle, souvent sans femme pour éviter le lien avec la « procréation » (cf. Secte des Baptes), exprimant leur goût pour la luxure hors de la génération. De cette façon, ils parvinrent même à édifier un culte à partir de ces trois techniques citées plus haut que sont la masturbation, la fellation et la sodomie : il ne resta plus qu’à donner à ces dernières une personnification supérieure. Or, s’il n’y a pas la génération, il y a la mort. Anubis, autant que l’Hermès grec psychopompe, conviennent à ce rôle. Autant Seth que Lilith, Asmodée que Bastet, tous ces divins qui ont pour dogme de ne point engendrer. Assurément, le plus grand de tous sera Satan, à la fois unique (un pour tous) et les réunissant tous (tous en un), l’ennemi idéal.

 

Puisque les démons avaient introduit dans l’activité sensuelle des techniques permettant de goûter à ses réjouissances sans la contrainte d’engendrer, c’est, pensèrent-ils, que ces pratiques permettaient de commercer avec eux ; et qu’en les invoquant au moment de commettre leurs luxures, ils se montreraient efficaces à réaliser tous sortilèges. De plus, la femme étant directement liée à la génération (procréation), elle fut chez certains écartée et même proscrite de bien des assemblées nocturnes et des rituels phalliques qui s’y pratiquaient. Chez d’autres, ce fut le contraire : incarnant seule la luxure, substance qui plaît tant aux démons, elle devint un attrait pour tous, à l’image de leur Idole (Nombreux furent les Gnostiques qui continuèrent d’adorer Sophia, ou Prunikos, représentation de la Concupiscence) Bouc et Serpent. C’est ici le début de la sorcellerie.

 

L’Antiquité est pleine d’événements graveleux où des personnages éminents participèrent à des parties fines qu’ils vouèrent dévotement à tel ou tel divin. De même l’Empire romain connut nombre de personnages célèbres qui s’offrirent jusqu’aux plus sordides luxures, toujours commises en l’honneur de tel ou tel dieu, l’un de nos actuels démons. D’où ces quelques versets tirés du Nouveau Testament qui appelle à un frein des dépravations exercées jusqu’au sommet de l’Etat, nous citons : « Ne vous y trompez pas : ni les fornicateurs (pornòi), ni les idolâtres, ni les adultères (moichòi), ni les dépravés (malakòi), ni les sodomites (arsenokòitai), ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les pillards n’hériteront du Royaume de Dieu » (1 Corinthiens 6, 9). « Sachez-le bien, ni le fornicateur (pòrnos) ni l’impur (akàthartos) ni le cupide, qui est un idolâtre, n’auront en héritage le Royaume du Christ et de Dieu » (Ephésiens 5, 5). « On sait bien tout ce que produit la chair : fornication (pornèia), impureté (akatharsìa), débauche (asèlgheia)…; je vous préviens, comme je l’ai déjà fait, que ceux qui commettent ces fautes-là n’hériteront pas du Royaume de Dieu » (Galates 5, 19-21).
Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Lundi 29 juin 2009

 

Pour saisir la liaison qu’il pouvait exister entre le Phallus et l’emblème animal du bouc, nous écrivions : « Priape, saint phallique, devint Satan, dieu de la chair (démon). Celui que l’on adora jadis comme dieu sous la forme d’un phallus dressé fut converti en démon de la licence sexuelle. Bien qu’il demeure aujourd’hui encore une phonétique troublante entre les mots Gott (Allemand), Goth (Anglais) signifiant « Dieu » et « God » pour « godemichet » (phallus) et surtout « goat » (Anglais) signifiant « bouc ». Les dévotes qui s’agenouillaient devant Priape sous la forme du saint Phallus l’appelaient « my Goth » ou « my Goat », ce que nombre de femmes anglo-saxonnes répètent aujourd’hui encore soit en invoquant leur dieu ou en voyant un objet viril oblong ».

 

Ainsi, pour celui qui a compris que l’emblème animalier du bouc représente le phallus, il saisira aussi que celui du chat figure, dans le culte rendu à Bastet, le sexe féminin (Mullos). Bien sûr, il est très courant et commun de lire que « le chat fut l’emblème de Bastet, que nombre d’Egyptiens capturaient ces animaux qu’ils faisaient embaumer pour suivre des rituels fétichistes liés à la fécondité, mais aussi à la santé ». Mais quelques initiés, ayant remarqué les correspondances et constaté que Bastet, dans l’Arbre Séphirotique, est placée dans la Sphère de Vénus, savent bien que le chat n’est pas l’idole du culte mais son substitut métaphorique, l’original étant le Mullos. Et nombre d’amants, d’époux malheureux, d’hommes en manque ou en quête d’une femme, invoquaient Bastet - imagée d’abord par une lionne (comme l’orientale Durgâ), puis par une panthère (cf. les Bacchantes), enfin un chat ou plutôt une chatte – et lui sacrifiaient un chat pour obtenir satisfaction. Plus tard, ce fut même un chat factice qui fut utilisé, en cuir, en or ou imitation, en pierre et en cire, sous la forme d’un ex-voto, par le fidèle en quête d’un sexe de femme, d’une luxure, d’un rapport physique.

 


 

Aussi, dans les antres secrets des temples antiques dédiés à Bastet, les femmes portaient des tenues les faisant ressembler à des chattes. Ce n’était pas seulement pour figurer leur goût pour la luxure ou pour attester de leur activité de prostitution ; il courait une conception figurative que les démons incubes succubes, les Fantasmes, Fantômes et autres Coquemares, pour celles et ceux qui les avaient perçus, les décrivaient avec les allures d’un chat ou d’une chatte, agiles et souples pour voler dans les airs, rapides de mouvement comme l’éclair, le regard perçant et influençable, avec l’aptitude d’un fauve qui aime jouer avec sa proie, l’homme, avant de le posséder définitivement. A ce titre, elle est comparable à Lilith, c’est pourquoi l’antique sumérienne inspirée par Innana, acquit assurément des talents de Bastet pour devenir la démone redoutable du moyen-âge. L’auteur Jean-Louis Bernard, dans son livre « Les Archives de l’Insolite et l’Egypte sans Bandelettes, traite de « Lilith » et consacre un passage à Bastet, écrivant : « Ainsi, les courtisanes sacrées attachées au culte de la déesse Bastet en Egypte manifestent-elles un aspect dévorant voire parfois infernal. Bastet vampirisait la vitalité sexuelle des hommes, mais dans un but mystique ». Le verbe « vampiriser » n’est pas utilisé par hasard, il rend compte de toute cette sorcellerie qui vit pratiquer les exercices luxurieux en vue d’obtenir des résultats magique.

 

 

Non, ceci n’a rien à voir avec un quelconque amour pour les chats mais concerne des « vœux » que des hommes et des femmes faisaient au temple en compagnie de prêtres et de prêtresses leur demandant des réalisations dans le domaine des luxures. Et comme au temple de Pan la figure du bouc tâchait par le bestiaire animalier de représenter le divin Phallus érigé, dans celui de Bastet la représentation du chat – ou de la chatte – se substituait à un sexe féminin ou Mullos.

 

On connaît Bastet figurée par un chat ou par une femme portant les signes d’une chatte ; bien avant, elle eut l’apparence d’une lionne. Ceci rappelle de manière surprenante Durgâ, la divinité de la mythologie orientale. Tandis que Shiva est identifié avec Saturne puis Seth pour son « concept de destruction », Durgâ peut bien être la correspondance avec Bastet. Pour trouver la lionne Bastet, il faut conjecturer avec l’impossible de la mystique, c’est-à-dire imaginer ce qu’on ne peut plus trouver dans les documents puisqu’ils ont disparu : c’est le fameux nom « Heith » signifiant autant « péché » que « luxure » ; « perpétuation », « génération » et « bête », confère la Grande Bête (666). Pouvant se prononcer « Heith » ou « Cheith » (Sheit), on retrouve ce phonème dans nombre de divins devenus depuis des démons, autant dans « Hathor » que dans « Bastet » et dans « Seth ». Même « Cheith » pour « Bastet » a-t-il aidé à concevoir ce mot de « chat », le caractère « Chet » pouvant s’entendre « h » ou « ch » ou « q » (k) qu’on trouve dans « Katz* » en allemand, « cat » en anglais par exemple. Et les initiés savent que « Heith » (Chet) communique avec « Teth », l’arcane du serpent magnétique. Il n’y a qu’un pas entre l’un et l’autre. Et « Teth » se rapporte au Soleil qui est le maître du Lion. D’où Bastet sous sa forme de lionne. Dans pareil cas, son nom étudié par le biais de la science occulte évolue en « Ba-Sheit », pour « Ba » (Beth) ou le « dortoir », le « lupanar » de « Heith » la puissance luxurieuse projetée par la Bête (666).  

 

Ne dit-on pas d’une femme, lorsqu’elle est attirante ou sexy qu’elle est « racée », « féline », « jusqu’au bout des ongles », ceux « d’une tigresse », par exemple ? Chaque allusion descriptive fait référence à un félin, et selon l’intensité de la sensualité, l’animal cité va du chat à la panthère, de la tigresse à la lionne. Est-ce exagéré de reconnaître un lien pouvant exister entre les prêtresses du temple de Bastet et les Bacchantes romaines, réputées pour appartenir au culte de Bacchus, mais la description de leur tenue en peau de léopard marque une proximité mystique évidente. Dans ce cas, on remarque même une phonétique presque semblable entre « Bast » et « Bacchante », « Samech » pouvant se prononcer « s » ou « x ». Certains jugeront ce dernier point facétieux.  

 

(lire « Invocation à Bastet »)

 

Dans le chapitre « Satan sodomite », nous précisons que le nom « Bastet », hérité de l’égyptien probable « Bast », syllabe que l’on trouve dans la ville de « Bubastis » nommé antiquement « Phibeseth » ou « ville de Bastet », est subtilement formé de « B » ou « Beith » et « Seth ». Si Aleph est mâle, Beith est féminin ; signifiant aussi bien « intérieur », « temple », « intimité », « couple » et encore « voûte » : alors associez ces sens avec celui originel de « Seth » ou « pilier en érection », et vous saisirez combien « Bastet » voulut dire anciennement « voûte intime du pilier en érection ».


(* Des historiens disent que le mot « cathare » vient de « chat » : en Europe septentrionale, on identifiait le Diable à un chat noir. Nicolas, évêque de Cambrai de 1152 à 1157, traitait déjà les hérétiques de « catheros », du latin, « catorum » signifiant « chat ». Au moyen-âge, le mot « cathare » veut dire « chat », puis « adorateur du chat ». On ne sait si ce mot vient du latin « catus », terme employé aussi péjorativement pour désigner les Bons Hommes et les Bonnes Femmes qui, eux mêmes, ne l’employèrent jamais. En 1190, Alain de Lille affirma que « les cathares, qu’il nommait Catus, baisaient le derrière des chats noirs ». Le terme « cathare » fut très employé par l’Eglise romaine pour définir son mépris de l’hérésie. C’est un moine, Eckbert de Schönau, ancien chanoine de Bonn, qui en 1163, commença à employer ce terme dans ses sermons contre les hérétiques où il reprenait aussi les appellations injurieuses de Piphles pour la Flandre, de Texerants pour la Gaule et de Cathares ou « Ketzer » pour la Germanie. « Ketzer » qui signifie donc aussi « hérétique », dérive du vieil allemand « Keter » qui se dit « Katte » et dont le sens est « chatiste ». Ce dernier mot est un terme insultant désignant tous les hérétiques en général et les cathares en particulier, indiquait qu’ils devaient être considérés comme des « adorateurs du chat », noir de préférence, et « qu’ils étaient donc des sorciers ». Chatiste, proche du terme Catier, fut le mot favori qu’employa Robert le Bougre, pour stigmatiser les victimes de ses répressions.)

 

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Mardi 23 juin 2009

Le célèbre épisode biblique se déroulant à Sodome n’est pas mentionné dans un ouvrage religieux parce que ses habitants pratiquaient une sexualité déviante ; mais surtout parce qu’ils l’exerçaient au nom d’un certain culte. Hérodote le raconte à sa manière, d’autres historiens de ce temps s’en portent officiellement « témoin », tous les peuples du Moyen-Orient antique adoraient des cultes où la luxure faisait bon ménage avec la religion. Aussi, ceux des hommes qui combattaient contre ces mouvements, exigeant des leurs une conduite pieuse, firent couler le sang pour imposer à la mystique de régner par la prière et non par la prostitution.


 

Sodome ou l’époque du culte infâme : par exemple, en Inde antique, Jacques-Antoine Dulaure (Jacques-Antoine Dulaure – Des Divinités génératrices ou du culte du Phallus chez les anciens et les modernes) rend compte d’une anecdote surprenante à propos des mœurs en cours pour Shiva : « Dans le pays de Canara, les prêtres de Shiva, lorsqu’ils sortent de leurs pagodes, sont nus et se promènent ainsi dans les rues, en faisant retentir une sonnette. A ce bruit, les femmes, même les plus qualifiées, accourent au-devant de ces pieux personnages, et baisent dévotement leurs parties sexuelles en l’honneur du dieu Shiva »

 

Dans le même registre : « Un turc insensé parcourait, tout nu, les rues d’Alexandrie en Egypte. Il entrait dans les boutiques, prenait ce qui tombait sous sa main sans le payer. Pendant qu’il se livrait nu à ces actes de folie arrive une femme. (Là voici qui se baisse) et prend, à genoux, la partie du fou que la décence ne permet pas de nommer, quoiqu’elle fût plus malpropre que la boue même ; elle la baise et la porte à son front. Le saint ne fait aucune résistance ; la femme suit son chemin, et le fou, d’un air dédaigneux, continue sa marche nonchalante. Pokoke vit à Rosette deux de ces fous qualifiés de saints. Ils étaient nus, et des femmes leur rendaient dévotement le même hommage ». 

 

Chez les Romains, certaines célébrations en vue d’obtenir une bonne fécondité montrent des pénétrations publiques, des introductions licencieuses. « Les dames romaines, pendant la fête de Vénus, montaient en cérémonie au mont Quirinal (Quirinus, équivalent de Mars ; nom tiré de « Qeren » ou « Cornes »), où s’élevaient la chapelle du Phallus ; s’emparaient de cet objet sacré, et le portaient en procession jusqu’au temple de Vénus Erycine, situé hors de la porte Colline. Arrivées dans le temple de la mère des amours, ces dames plaçaient elles-mêmes le Phallus dans l’intimité de Vénus ».

 

Puis au cortège : « Un char triomphal porte une espèce d’autel, sur lequel repose le Phallus, d’une grandeur colossale. Un génie (plus tard un satyre), s’élève au-dessus du simulacre, et tient sur lui une couronne suspendue. Le char, ainsi que la figure du génie, sont entièrement abrités par un dais ou vaste draperie carrée, soutenue aux quatre coins par des piques, dont chacune est portée par une femme à demi-nue. Ce char est traîné par des boucs et des taureaux, sur lesquels sont montés des enfants ailés. Il est précédé par un groupe de femmes sonnant de la trompette. Plus avant, et en face du char, est une forme caractéristique du sexe féminin, représentant le « Sinus vénéris ». Cette forme, proportionnée au Phallus élevé sur le char, est maintenue par deux génies qui semblent indiquer au Phallus la place qu’il doit occuper ». Puis, les femmes reconduisaient pieusement le Phallus dans sa chapelle, qui devint célèbre, car l’empereur Héliogabale, où il établit un sénat de femme, « chargées de décider sur des questions de galanteries et des débauches. Ces assemblées se tenaient à l’occasion de la fête du Phallus ». (tiré du recueil intitulé : « Du culte secret des dames romaines »)    

 

Des jeunes femmes offraient leur virginité au « Goat », leur dieu (Priape), ou le faisaient croire : « A la veille de se marier, n’étant plus vierges, elles confessaient comme excuse, qu’elles avaient fait le sacrifice de leur virginité sur le pieu de Priape. Idem pour Mutinus, dit Lactance, « sur l’extrémité duquel les nouvelles mariées venaient s’asseoir, afin que le dieu paraisse le premier avoir reçu le sacrifice de leur pudeur ». Lactance précise que dans quelques contrées de l’Inde, « où le dieu de fer ou de bois, opère entièrement le sacrifice ». Des femmes mariées commettaient pire, « souhaitant détruire le charme qui les maintenait dans un état de stérilité » ; « mais, ajoute-t-on, plus aguerries que les jeunes épouses, leur dévotion s’étendait plus loin ». « Ne conduisez-vous pas, même avec empressement, dit Arnobe aux maris, vos femmes auprès de Tutinus ; et, pour détruire de prétendus ensorcellements, ne les faites-vous pas enjamber l’horrible et immense Phallus de cette idole ? » 

 

Meusius a donné la gravure, image fidèle d’une représentation, qu’on trouve dans la galerie de Florence, d’une femme qui se tient debout, couverte sur sa tête, tenant ses bas vêtements relevés, et laisse sa partie inférieure découverte tandis que dessous, un énorme Phallus s’élève de terre jusqu’à sa partie sexuelle.


« Les femmes se découvraient fort indécemment devant le taureau Apis : elles faisaient la même chose devant le bouc de Mendès ou de Chemnis, et poussaient même beaucoup plus loin leur étrange dévotion. Dans l’intention, sans doute, de détruire le charme prétendu qui les maintenait dans un état de stérilité, elles s’offraient au bouc sacré, et se livraient à son ardeur brutale. « Rien de si certain, dit le traducteur d’Hérodote, que l’infâme coutume d’enfermer des femmes avec le bouc de Mendès. La même chose se pratiquait à Chemnis (ville du Delta). Mille auteurs en ont parlé ». « On y voit encore, dit Vivant Denon, un édifice enfoui jusqu’au comble. C’est sans doute le temple dédié au dieu Pan, autrefois consacré à la prostitution. On y rencontre nombre « d’halmès » et de femme publiques, sinon protégées, au moins reconnues et tolérées par le gouvernement. On m’a assuré que, toutes les semaines, mêlant le sacré au profane, elles y commettent entre elles toutes sortes de lascivités ».

Le premier moyen-âge voit s’émanciper les luxures de Satan. Pour preuve ce témoignage de Gerson : « Que de choses à dire sur ces convents de religieuses, qui sont moins des communautés de vierges consacrées à Dieu, que des lieux de prostitution, habités par des femmes livrées à tous les excès de la débauche, à la fornication, à l’inceste, à l’adultère, à tous les actes de luxure et de méchanceté en usage chez les femmes publiques ; mais je suis retenu par la pudeur et par la crainte de m’engager dans de trop longs discours ; car nos monastères actuels, que je ne puis appeler des « sanctuaires de Dieu », sont-ils autre chose que des « infâmes repaires de Vénus », qu’un refuge où de jeunes gens, lascifs, impudiques, viennent assouvir leur luxure ? Et aujourd’hui n’est-il pas reconnu que faire prendre le voile à une jeune fille, c’est comme si on la livrait à la prostitution dans un lieu de débauche ? » (Jacques-Antoine Dulaure – Histoire civile, physique et morale de Paris)

 

« Les principes de la religion étaient méconnus, et les croyances les plus absurdes continuaient à être en vigueur. On croyait fortement à l’influence des astres, aux présages, à la magie, à la vertu des reliques ; Paris n’était jamais dépourvu de sorcières ou devineresses. On continuait à fabriquer en cire des images baptisées par un prêtre ; on les torturait, on les perçait au cœur, dans le dessein de faire souffir ou périr les personnes dont ces images avaient reçu le nom ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Dimanche 21 juin 2009

(sujet complémentaire du chapitre "Qui est le Satan ésotérique ?"


Cette « chose en plus » peut être, en partie au moins, découverte avec l’aide de « Chet ». Sa valeur totale est 418, qui est celle également du mot « bête ». Ce terme revêt un caractère mystique fort pour certains initiés épris d’ésotérisme. En effet, que ce soit Baphomet, Bacchus, Pan, et tant d’autres, leurs activités furent jadis confondues ou associées, dans des cercles secrets des temples grecs de l’antique Samothrace, avec celles de la « Bête », en grec « Attein ». Soit, la « Bête » (tyc) est présentement le maître de la puissance génésique et du pouvoir qui l’accompagne. En fait, au lieu de dire la « Bête », on devrait dire le « Donneur de Vie » ; et ici, le « Donneur de la puissance génésique ».

 

Son rôle est majeur ; il reçoit cette force sublime qui est la source de toutes les attractions et les répulsions qu’il convertit en une puissance adaptée au plan physique (ce nom « tyc », par la méthode de calcul dit « Kollel » permettant d’ajouter 1 au nom pour lui-même, totalise 418+1=419, qui est la valeur totale du nom « Teth » - « Chet » et « Teth » totalisent 8+9=17, la valeur de « Guedi » ou « Capricorne » ou « Zeboub », les « Transporteurs de cette puissance génésique » - : il y a du Grand Agent Magique dans la « Bête »). On traduit aussi le nom « tyc » par le « Vivant », c’est-à-dire le « Donneur de Vie » et le « le maître de la vitalité » (le mot « vitalité » est le même que « bêtes » (tvyc)).

 

Le serpent est l’emblème de la sensualité mais « Heith » est la puissance génésique, c’est-à-dire la puissance sexuelle. On dit que la « Bête » est le réservoir de l’énergie vitale (le « Vivant ») ; mais c’est aussi le réservoir de l’énergie sexuelle. On trouve écrit, à son sujet, dans la Genèse : « Ainsi que des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et femelle, pour en perpétuer (tyc) la race sur toute la surface de la terre ». (Gn 7 – 3) Le verbe « perpétuer » rend bien compte de l’activité sexuelle dans le plan physique. La Bête ou « Attein » ou « Heith » est réellement cette entité régnant au carrefour entre le dernier plan subtil et le premier plan physique, qui reçoit sa force d’en haut mais la dégage dans le domaine de la chair. C’est lui le réservoir d’énergie et de la force vitale, ainsi que de la puissance sexuelle. C’est lui le Grand Agent Créateur qui introduit la loi venue d’en haut, la force de la lumière magnétique subtile dans le mouvement physique, dans toute chair. C’est de lui qu’émane toute force animale ; c’est de lui que s’échappe toute force sexuelle influente, c’est lui le champ de la force magnétique sexuelle. C’est lui qui est cherché dans toute expérience ou pratique sexuelle et c’est en lui et avec lui qu’on vit dans le moindre ébat dit lascif.    

 

Ce qui se dégage de toute femme favorable ou yoginî et engendre une frénésie des sens est « Heith », ou l’énergie de la « Bête » (tyc). C’est la présence de sa puissance auprès de la femme favorable ou yoginî, variablement étendue et intense, qui est à l’origine ou à l’initiative de la moindre tentation sensuelle, physique, mentale (libido), et impose toute forme de vénération.

 

On peut se demander pourquoi la « puissance génésique » est-elle identifiée, en mystique, avec une entité, appelée la « Bête » ? La réponse est la suivante : « tyc » est utilisé pour « bête » dans le verset suivant : « Elohim (Dieu) fit les bêtes (tyc) sauvages » (Gn 1 – 25) ; et pour « perpétuer » dans celui-ci : « Ainsi que des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et femelle, pour en perpétuer (tyc) la race sur toute la surface de la terre ». (Gn 7 – 3) On peut en déduire que la « Bête » est le maître de la puissance génésique.

 

Par ailleurs, on l’a souligné plus haut, des auteurs occultistes racontent qu’il exista certains temples secrets de la Grèce antique, ceux de Samothrace, où des initiés pratiquaient un culte très mystérieux, et honoraient une entité supérieure, figurée par un bouc, et qu’ils appelaient la « Bête » ou « Attein » (Heith).

 

Tout ce qui trouble l’esprit, enivre les sens, fait trembler la chair est quête de « Heith », envoûtement de « Heith ». Tout ce que cherche l’homme mâle dans chaque activité sexuelle, ce dont il veut se gaver et se réjouir dans l’ivresse des sens est « Heith ». Ce qui se dégage de toute femme favorable ou yoginî, qui la rend attirante, fascinante et parfois irrésistible est « Heith ». Ce qui émane chez elle d’une sensualité enivrante, d’une influence sexuelle dominante, provoquante et même agressive, est, en réalité, la toute puissance de « Heith ». Toute femme favorable ou yoginî est son « instrument », son support ; d’elle se dégage constamment « Heith ». Et tout homme, face à « Heith », tremble d’une excitation évoluant rapidement en une sorte de frénésie délicieuse, et n’a de cesse « d’avoir du répondant ».

 

Il est un Dieu mais il est appelé la « Bête », « Attein » ou « Heith » parce que son nom « tyc » signifie pareillement « bête », « vitalité » et « perpétuer l’espèce ». Ce verbe « perpétuer » entend la reproduction, nécessitant impérativement l’action de « Zakhor » et de « N’qava ». Ainsi il n’est pas rare d’entendre certains mystiques l’appeler aussi « le Grand Copulant ». Une chose est sûre : c’est lui le Créateur de l’activité sexuelle dans le domaine de la chair ; dans ce domaine, son implication est totale.

 

Après, on dira : tout désir est un appel à son pouvoir ; toute beauté le glorifie ; toute extase le célèbre. Toute femme favorable ou yoginî qui se fait désirable lui rend hommage ; toute licence prouve son règne et permet d’être en sa présence ; et cependant, il n’est point une réalité physique, un animal sauvage et secret qui régnerait au fond d’un bois ; il est une entité subtile, supérieure, immortelle de surcroît, régnant depuis le fond des âges, de tous les âges, le plus fidèle d’entre tous, et indispensable au bon fonctionnement de toute l’œuvre de la création de la vie, de la nature et de l’homme. Sa vitalité est aussi ardente que le rayonnement du Soleil, sa jeunesse est éternelle et sa puissance génésique ne connaît pas la moindre faille. Sans lui, la vie physique s’éteint définitivement ; sans lui, le règne des hommes dans ce monde terrestre disparaît. Son règne est dans le plan subtil, à la croisée des chemins entre les mondes intemporel et temporel.

 

Les Bacchantes se nourrissent de lui et le glorifient sans cesse, agissent dans l’invisible à sa convenance ; les Maroukh écoutent ses moindres volontés. Certaines figures montrent Lilith montée sur la « Bête », la chevauchant.

 

Le mot grec « Attein » totalise 666 selon la guématrie grecque :

 

Valeur des lettres selon la guématrie grecque

A

T

T

E

I

N

1

300

300

5

10

50

 

 

 

 

 

666

 

De là à considérer que la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » (tyc), « Celui qui personnifie la toute puissance génésique », peut porter sur lui le nombre 666, il n’y a qu’un pas à franchir et que certains ont, depuis longtemps déjà, dépassé.

 

 

S’il est lié au Soleil, il l’est aussi de la Lune (il figure le Soleil dans la Lune). Dans le corps physique, le caractère sacré « Chet » correspond avec la poitrine, et l’on établit immédiatement ce lien subtil mais efficace, sensuel et puissant existant entre la poitrine féminine et le désir sexuel. D’une image, on devinerait presque cette partie du corps féminin comme la source de la puissance génésique, et que l’on ne trouve pas pareillement du tout chez l’homme mâle.

 

« Chet » correspond avec le signe du Cancer, pouvant figurer ici, d’une façon expressionniste, comme une impressionnante matrice par laquelle sort le futur monde humain. Ce signe du Cancer a pour maître de constellation la Lune, qui est, par ailleurs, l’élément du caractère « Guimel » dans le Tarot.

 

Ainsi connaissons-nous cette célèbre figure d’un bouc (la « Bête ») assis sur le monde.

 

Contrairement aux planètes qui règnent souvent dans deux signes différents (ex : Vénus est maître du Taureau et de la Balance), la Lune gouverne un seul signe, le Cancer. Par conséquent, comme à la Lune correspond le caractère sacré « Chet », celui-ci est lié à la femme.

 

De son côté, on dit de l’homme qu’il représente, dans le plan physique, le Soleil. Celui-ci est le maître du Lion (comme pour la Lune, le Soleil gouverne un seul signe). Et la lettre se rapportant au Lion est « Teth » (s’il fallait, avec les mêmes éléments, considérer l’homme et la femme dans leur dimension astrale, nous dirions que l’homme est « Tav » et la femme « Kaph », et, en regard au Tarot, qu’elle est « Resh » et lui « Quoph »).

 

 

Comme figure symbolique de leur réalité subtile, l’homme « Teth » prend la forme d’un serpent et la femme « Chet » celle d’un crabe ou plus correctement, sa matrice prend la forme d’un crustacé marin. Sans faire trop d’étude, on saisit de suite que c’est le sexe de chacun qui a pris, dans le plan physique, cette forme correspondante.

 

« Chet » diffuse constamment, avec plus ou moins d’intensité, les « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » ; et « Teth », aidé par sa dimension astrale sous le signe de la Lune (Tav), n’a de cesse d’être en attitude contemplative afin d’absorber ces effluves envoûtants. Ainsi s’écrit le processus sensuel.

 

 

Dans le tantrisme dit de la « Main Gauche », la femme favorable ou yoginî est « Chet », véritable maîtresse dans l’art d’Eros, qui apparaît comme un centre d’émission de la propre chaleur de la « Bête », cette « ardeur » aux sensations « bestiales », capable de balayer toute raison sur son passage, faite de virilité (vîrya), de magnétisme animal (il ne s’agit pas du magnétisme propre aux animaux, mais du magnétisme qui se dégage du corps astral d’un homme et n’a d’autre volonté que d’agir sur un autre corps astral ou de l’influencer) et de luxure charnelle. Finalement, la femme favorable ou yoginî est plus ou moins séduisante à mesure qu’elle laisse passer à travers elle cette ardeur qui n’est pas la sienne mais celle de la « Bête ».

 

On rapporte que cette chaleur de la « Bête » se propage invisiblement, mais qu’elle est perçue comme une énergie allant en zigzaguant à la manière d’un serpent. On trouvait déjà cette image lors de l’étude de la formule OD OB AOUR, disant aussi qu’elle figurait, d’une certaine façon, Eros. Là, nous sommes dans le domaine le plus phallique, celui qui concerne directement l’émission de la sensualité ou force sensuelle dans le règne humain. Celle-ci est entièrement la chaleur de la « Bête » et c’est la femme favorable ou yoginî qui la diffuse constamment, plus ou moins intensément, et l’homme qui l’aspire et l’absorbe pour la renvoyer transmutée à son « occulte » expéditeur.

 

le psychopompe Anubis, nommé par les membres occultes, "Anpu", 137


(Ouvrons une courte parenthèse à propos de 137, bien que le sujet dépasse largement notre étude présente. Le nombre 137 est compté comme essentiel dans l’étude de la lumière, de la physique à la lumière mystique. On en veut pour preuve que 137 est la valeur numérique de « constante de structure fine » étudiée dans le phénomène révélé par des scientifiques du Big Bang. C’est, dit-on, « le rapport entre la vitesse de la lumière et la vitesse d’un électron dans l’orbite d’un atome d’hydrogène ». Dans un tout autre domaine, le mot « Kabbale » (hlbq) (pouvant signifier « recevoir la lumière ») a pour valeur 137. (Source – Georges Lahy – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale))

 

Homme

Femme

« Teth » (419)

apparence physique du sexe : serpent

« Chet » (418)

apparence physique du sexe : matrice (écrevisse, crabe) ; expression du pouvoir féminin

« Teth » et sa dimension astrale :

« Teth N’qava » (576)

18, 18ème lettre ou « Tsaddé »

 

apparence générale : la figure de l’homme couché (Shiva) ou du méditant en phase de sublimation de sa Déesse

« Chet » et sa dimension astrale

« Chet Zakhor » (645)

15, 15ème lettre ou « Samech »

 

apparence générale : le serpent séducteur dont les mouvements de déplacement sont sensuels

 

Nous écrivons ci-dessus que la femme est « Chet » et cependant nous préférons étudier la femme favorable ou yoginî ; pourquoi ? Car, si toute femme est « Chet », chacune choisit de s’émanciper selon sa volonté ou celle qu’on lui impose. Ainsi, certaines femmes feignent d’ignorer « Chet », d’autres réfrènent ses ardeurs, des dernières s’interdisent de penser à lui.

 

Dâkinî en tibétain

L’inscription est une traduction TIBETAINE de « Dâkinî », et se lit (la transcription par tr est très approximative pour ce qui est du 2ème mot) GA TRA' MA. Les caractères sont de l’alphabet tibétain, très librement et lointainement dérivé du sanscrit. Disons: un alphabet sanscrit si simplifié, qu’il ne ressemble plus que de très loin à l’original.

 


La femme favorable ou yoginî s’exclut de toute censure sociale, éthique, politique, religieuse ou humaine. « Chet » est si puissant en elle et la sublime tant, qu’elle vit naturellement hors de toutes les convenances et assume sa nature au point de la rendre toujours plus envoûtante.

 

Dans la véritable pûjâ des tantristes de la Main Gauche, lors de certains rituels, le méditant célèbre sa maîtresse qui est cette femme favorable ou yoginî, celle qui diffuse intensément les « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » ; il sait soudain discerner la maîtresse de la chaleur ardente émanant d’elle et reconnaît alors « Heith » et « Celle qui commande à cette énergie particulière ».

 

Dans la cérémonie, quand monte l’exaltation, le corps de la femme favorable ou yoginî devient la forme de celui de la « Bête ». Ce qui retourne les sens, bouleverse les émotions, apporte l’extase mais aussi transcende la réalité du tangible est cette fièvre ardente, brûlante de la « Bête ».  

 

Mais ces « effusions ardentes » possèdent d’autres propriétés : outre leur magnétisme intense, elles possèdent la vertu de rapprocher le méditant de son Créateur, d’approcher le mystère de la Création, les origines de la vie, les forces qui l’entretiennent ; et bien sûr aussi les puissances de l’amour qui règnent là.

 

La pûjâ tantrique a peut être inspirée certaines cérémonies secrètes, c’est-à-dire réservées à quelques mystiques confirmés, pratiquées dans des petits temples très confinés, ou dans des demeures luxueuses. Le dernier Livre d’Hermès en témoigne, d’autres auteurs le racontent à demi mots, l’occultisme le précise, « ainsi qu’en Samothrace et dans les plus anciens temples égyptiens, des cultes (ici le culte des Kabirs) devinrent, dans les temples grecs, en grande partie phallique et, par suite, obscène aux yeux du profane ». Ou encore : « On se rappelle cette tête de chèvre, objet du culte sexuel des anciens Mendès (ville d’Egypte) qui adoraient le Dieu-Bouc ». Celui qui était évoqué dans l’exaltation et le mystère était « Attein », la « Bête », « Heith », ou le « Vivant ». C’est Lui qui donne la vie, et la puissance génésique aussi.



 

« Chet » est la femme favorable ou yoginî, la maîtresse qui diffuse « Heith » ; dans la cérémonie mystique, elle est la forme du corps de « Heith » (comme il est rapporté par ailleurs : « (…) Dans les temples de Hathor, la femme ne se contente pas d’être la représentante de Hathor, elle est Hathor elle-même »). C’est pourquoi elle est alors évoquée par le nombre 666, non seulement car elle émane les propres « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » en grec ; et chacun sait désormais que ce nom totalise 666 dans la guématrie grecque, 666 dans la guématrie kabbalistique par 36, ou 418.

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ».

Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !


 


principe occultiste


« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ».

Citations


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ». (Papus - Traité méthodique de magie pratique)

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