Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 18:14

belial.jpg« Ô Démon (citez le nom du Démon conjuré), très-fort, qui règne aux parties (occidentales (Ouest), orientales (Est), du midi (Sud), septentrionales (Nord)…), je t’appelle et t’invoque au nom de Satan, je te commande, en vertu du Maître des Enfers, de m’envoyer présentement devant ce cercle (préciser la demande), et les autres démons qui te sont sujets, pour répondre à tout ce que je leur demanderai. Si tu ne le fais, je te tourmenterai du glaive du feu divin.

baphomet-asmod-e-golachab-cadre.jpgAlerte, venez tous, Démons serviteurs associés !

Par la vertu et le pouvoir du Grand Satan, et par les sept couronnes et chaînes de nos Archidémons, tous Esprits des enfers sont obligés d’apparaître devant ce cercle, quand je les appellerai. Venez tous à mes ordres pour faire tout ce qui en votre pouvoir, étant recommandés. Venez donc de l’orient, midi, occident et septentrion. Je vous conjure et ordonne, par la vertu et la puissance de celui qui est Satan, de m’accorder ma demande ici et maintenant.

Je vous conjure de venir aussitôt la conjuration faite, afin d’exécuter sans retardement tout ce qui est écrit et mentionné, dit et affirmé ; vous obéirez, vous servirez, enseignerez, donnerez, ferez tout ce qui est en votre puissance, en utilité de ceux qui vous ordonneront, le tout A-asmodai-messe-noire-copie-1.jpgsans illusion. Et si par hasard, quelqu’un des démons appelés parmi vous ne pouvait venir ou paraître lorsqu’il serait requis, il sera tenu d’en envoyer d’autres revêtus de son pouvoir, qui jureront solennellement d’exécuter tout ce qui je lui aurais demandé, en vous conjurant tous par vos noms puissants et élogieux. Shemhamforash ! »

 

Pour certaines Messes Noires du moyen-âge, lorsque les célébrants voulaient exprimer leur haine du Christ, ils ajoutaient ce passage :

 

mammon3-avec-belph-gor.jpg
« Je renie Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, Marie et tous les saints… l’Eglise… Je promets de ne jamais faire le bien, de faire tout le mal que je pourrai, et je voudrais n’être point homme, mais que ma nature fut changée en diable, pour te servir mieux, toi, mon seigneur et maître Satan ; Je te donne mon corps et mon âme comme le tenant de toi, te l’ayant cédé à jamais sans vouloir me repentir ».
Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:57

ainsi-parla-satan.jpgFinalement, le Grand Dieu-Bouc (ou le Grand Démon-Bouc), nous le reconnaissons dans chaque culte antique, quel que soit son nom ; et même si l’enseignement kabbaliste rend compte d’un Arbre Qliphotique comprenant dix Grands Démons, s’il est jugé si maudit, c’est bien parce que ces Archidémons ne sont pas autres que ces dieux antiques, ou même un tout seul qui fut représenté sous différentes formes selon le lieu où il était idolâtré. Ainsi, le Baal gouvernant Vénus n’est autre que Belus régnant au côté de Mylitta Astarté, lequel est Adon le Dieu-Taureau ou Thammuz ; ici, il est Baal Peor devenu Belphégor, là, il est Belzébuth, ailleurs Balbérith, Baalam…  

 

Et pourquoi pas Bélial ? Ne pouvons-nous jamais croire, au rendu de la sonorité, que « Bélial » a quelque chose de « Belus », autre nom de l’antique Ba’al, et dont la belial.jpgparèdre était Belith (Beltis, Mylitta, Astarté) ; d’où « Bel » (Beth – Ayin – Lamed), avec son culte réputé lubrique et sa représentation du bouc ou du taureau ; mais aussi, en lieu confiné (dit « saint »), du Phallus ou du Phallus accouplé au Ctéis. La terminaison « ial », comme dans le cas de « Nahashiel » renvoie, dans le vocable crépusculaire à « obscène » : d’où « Bel » (taureau ou bouc) et « ial » (obscène) signifie « Taureau obscène » ou « Bouc obscène », idole que les anciens adoraient à Sodome. Cette ville ayant sûrement davantage subi les conséquences d’un volcan en éruption plutôt que la foudre de Dieu, ceux des experts qui voulurent lui porter le coup de grâce purent rapprocher son nom d’un autre qualificatif discourtois, comme c’est le cas pour le nom « Satan », et ce dernier terme « Bélial », lié à l’expression « ni dieu, ni maître », fut traduit par « bon à rien », « inutile », « sauvage », etc. Ou « gaspilleur », du fait que le semen mâle versé comme sacrifice ne servait point à la génération, et les luxures pour apaiser son irritation s’exerçaient entre homme et femme illégitime, entre homme et homme aussi.

 

Ceci au point qu’au moyen âge, sa représentation est décrite ainsi par Jacques Collin de Plancy : « L’enfer n’a pas d’esprit plus dissolu que Bélial, démon adoré des Sidoniens, plus crapuleux, plus épris du vice pour le vice même. Mais si son âme est hideuse et vile, son extérieur est séduisant. Il a un maintien plein de grâce et de dignité. Il eut un culte à Sodome et dans d’autres villes ; mais jamais on n’osa trop lui ériger des cultes ».

 

apis-priape-over-blog.jpg

Les anciens Hébreux connurent aussi Baal Peor sous le nom de Mipheletzeth, qui est le Priape des Romains, tiré du nom « Pri-Apis » ou « Taureau fécond » ou « Pharo-Apis » pour « Taureau débridé », Apis étant le taureau adoré et nommé le plus souvent Pan. Mais aussi Bacis, origine probable de Bacchus, idole identifiée à Baal ou Bel. A moins que le nom, tiré de « Vaccha » signifiant « vache », fait ainsi référence directement au mâle de son espèce, ou, plus mystique, qu’il provient de « Kabir », ou encore de « Zakhor » pour « mâle » et « Phallus » ; ou qu’il fut l’antique Baal de Koush. La Grèce antique le connut sous le nom de Dionysos, lequel dérive d’Adonis ou Adon. Bacchus fut accompagné dans son cortège du doyen Silène, dieu éthylique anciennement figuré par un bouc lubrique. Idem pour Faunus, Silvain et les Sylvains, Sylvestre et ses serviteurs pareillement nommés. 

 

frey-ithyphallique.jpgTout comme le nom « Frey » de la divinité scandinave de la fertilité, conducteur des cérémonies érotiques, qui est assimilé in fine au Priape romain, la lettre « Phé » pouvant se prononcer « p » et « f » ; « Frey », ou « Phrey », est la version nordiste de « Peor » ou « Priape », dérivé encore de « Pharo » signifiant « lâcher la bride ». Jean-Paul Ronecker écrit dans son « ABC des Runes » (éditeur Jacques Grancher) : « La fête de Frey avait lieu au printemps ; durant cette cérémonie se produisait l’accouplement rituel d’un prêtre avec une prêtresse, qui étaient considérés comme le Seigneur (Frey) et la Dame (Freya). Ce rite sexuel connaissait une forme édulcorée chez les Celtes. Le culte de Frey comportait des actes sexuels rituels, la prostitution sacrée, des danses, des mariages sacrés, des rites d’initiation sexuelle et des hommes travestis en femme ».

 

 

baphomet-pan---horus.jpgIl est Horus en Egypte, Mendès dans la ville du même nom située au Nord, Amon au Sud. Il est connu comme dieu sanguinaire sous le nom de Moloch et décrit comme une bête d’une force virile en tant que Béhémoth.

 

L’antique Livre saint des Babyloniens place Baal figuré comme un taureau le Créateur d’Adam puis d’Eve, demande au serpent, animal symbole de la sexualité, de leur fournir les moyens de la génération. Ce même dieu, chez les Samaritains, est nommé Azima et sa représentation est celle d’un bouc. Ce nom a quelques sonorités proches d’Azazel, nom d’un démon dont la figure la plus célèbre est le caprin cornu. Ses soutiens, que certains nomment les « Seïrim » ou « Velus », sont exactement les Satyres grecs, dont la figure est celle du bouc.

 

L’auteur Francis King mentionne, dans son ouvrage « Esotérisme et sexualité », une « école mystique nommée « Aniza » et fondée au neuvième siècle par Abou-el Atahiyya qui appartenait à la très puissante tribu arabe des « Aniza » ou « Boucs » ». Idem, le nom détient quelque similitude avec « Azazel » et « Azima ». Le même auteur ajoute « qu’ils avaient pour symbole un cierge allumé placé au milieu d’une paire de cornes, sans doute pour rappeler la « lumière sortant de la tête du Bouc » ». baphomet-taxil.jpg En 1999, Brian Desborough écrit sur ce même sujet : « Une tribu bédouine connue sous le nom « Aniza », pratiquait l’enseignement d’un soufi adepte du nom d’Abou-el Atahiyya. Le totem tribal était le bouc et son emblème était utilisé dans le marquage de leurs chameaux, intitulé « pieds de la sorcière », le signe moderne de la « Journée de la paix ». Une branche marocaine de cette tribu formait une secte rituelle appelée « à deux cornes », selon des apologistes, la sorcellerie ayant existé depuis l’aube de l’Histoire.

La terminologie de la sorcellerie néo-païenne, telle qu’elle est pratiquée en Europe et en Amérique, est née avec ce groupe précédemment mentionné «  à deux cornes ». Le vêtement rituel porté par les membres de la secte a été le Kafan, à partir duquel on obtient le mot « Coven ». De même, le couteau utilisé dans leurs rituels était un « Adh-dahmme », tandis que le rituel lui-même a été appelé « Az Zabat » (occasion de pouvoir) qui a donné naissance au terme « Sabbat ».

Des membres dissidents de cette secte s’installèrent au quinzième siècle en Espagne et s’unirent avec le rabbin Isaac Toledano. Puisque les Juifs souffrirent de la persécution des chrétiens en Espagne à cette époque, le rabbin sortit les baphomet-belz-buth.jpgenseignements concernant les rituels magiques de la secte et un coven qui est le précurseur du conven moderne ». Puisque, précise l’auteur Abdullah Ali al Hanafi, « la secte des « Aniza » fut la source en Europe de la secte des sorcières, dont les rituels furent popularisés par Gérald Gardner, le fondateur du culte de la Wicca, et Aleister Crowley ». Certains experts croient nécessaire d’ajouter que cet « Aniza » ou « Bouc » est l’ancêtre du Baphomet dont furent accusés d’adorer les Templiers au moyen-âge, idole qu’ils avaient récupérée chez des initiés arabes soufis justement ; nous précisions dans le chapitre intitulé « Baphomet » : « C’est probablement avec l’aide de l’arabe ancien qu’on peut le mieux entendre une résonance originelle au nom et capable de lui donner un sens à sa mesure la plus primitive. Trois noms paraissent s’approcher le mieux : Ouba-el-Phoumet, Abu Fihamat et Bahoumid Kharouf, Kharouf pour « Kerub » ou « Chérubin » ». D’autres préfèrent signaler l’origine du nom chez les antiques Gnostiques (Ophites), idole inspirée d’Agni, le Dieu-Bouc du Feu (dont le rôle est celui de m »médiateur » entre les hommes et les dieux, comme Baphomet), mais pas seulement ; à moins que la racine « Ba » renvoie, une fois de plus, à Baal.  

    

Jean-Baptiste Félix Lajard fait relever au sujet du nom du grand Dieu grec :  « Remarquons même que le nom grec de Jupiter, « Zeus », a dû signifier à la fois « le vivant » et le « taureau » ; car, d’une part, Platon et Aristote nous apprennent, sans nous en dire toutefois la raison, que ce nom avait la première de ces deux significations ; et, d’autre part, nous pouvons, sans craindre de nous tromper, rapporter le nom « Zeus » au zend « gaya », « gava » ou « gueïe », qui signifie à la fois « vie » ou « âme » et « taureau ». Les altérations successives de ce mot ont produit dans le pehlvi et dans la langue persane moderne ou le parsi, les mots asmod-e1-couleur.jpg« gayo » et « gâo », ainsi que le verbe persan « zâden », « vivre ». Ces diverses formations nous conduisent, d’un côté, au sanscrit « gâo » et « gava », « taureau » ; et, de l’autre, aux mots grecs qui nous ramènent à Zeus ». (Jean-Baptiste Félix Lajard – Recherches sur le culte, les symboles, les attributs et les monuments figurés de Vénus en Orient et en Occident ; 1837). Zeus est Jupiter chez les Romains, et l’on dit alors que ce dernier est le Baal des Babyloniens. D’où que des figures ésotériques montrent deux kabirs unis, Jupiter et Bacchus, comme l’Alpha et l’Omega d’une même réalité.

 

Même Mars, que les Romains figuraient par un soldat brandissant son arme et tenant fièrement son bouclier, montrant ainsi qu’il est le Dieu qui soutient les militaires, divinité dont les gouvernants avaient ardemment besoin pour préserver le moral de leurs troupes, son nom, dont « Ar » ou « Mar » signifie « borne » ou « pieu » (Phallus), fut sans doute inspiré de « Marout », nom oriental, une entité de l’Air et associée pleinement à l’œuvre de luxure. Les Marouts étaient invoqués pour assurer lilith 15au mâle une virilité accrue et on les conjurait pour inspirer aux femmes une forte lascivité. On les montra en Occident sous la forme des Satyres. De même, le Aeshma-Deva (Asmodée) des Perses, d’abord divinité de la guerre, dégénéra, sous l’influence de Zoroastre qui maudissait les antiques dieux polythéistes, en un démon de la luxure, le plus ardent et le plus pervers. D’où qu’Asmodée, dans la kabbale antique, gouverne Mars. Et sa figure est celle d’un taureau, d’un bouc, d’un roi et d’un serpent.

 

Et que dire de leur parèdre à chacun, qui se présente tantôt sous la forme de la plus belle femme, tantôt comme une chèvre ou une vache, mais que les initiés, au fond de leur saint des saints, adoraient pareillement à un bouc puisque ce dernier était androgyne.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 13:54
A-Alatex-f-messe-noire-titre-overblog2.jpgLe premier verset énonce : « Tout ce qui a été créé ne peut vivre et exister que par un mâle et une femelle ». Ce qui suggère : « Tout ce qui entre dans le plan physique le fait par le moyen d’un mâle et d’une femelle… » ; Ou, plus précisément : « Tout ce qui entre vivant dans le plan physique le fait par le moyen d’un mâle et d’une femelle (de l’union entre un mâle et une femelle) ».

 

Inversement, ceci signifie, d’un point de vue mystique, que les âmes en quête d’entrer dans le plan physique, errant dans l’Anti-Monde, sont à l’affût du moindre coït ici-bas qui leur permettrait d’aboutir à leurs fins. Les âmes meurent à leur propre maturité avant d’entrer ici-bas sous la forme d’un bébé, leur réalité subtile est donc douée d’une grande intelligence et le mystique les compare avec des esprits subtils. Il les imagina jadis à la manière actuelle des vampires, prospecter les « ouvertures » possibles, suppliant dans le plan subtil les fornicateurs de leur accorder la naissance.

 

ganymede.jpgDe même, le même mystique conjectura une attraction automatique entre la quête subtile des âmes et la pratique physique des couples, au point que les naissances vont de pair avec la copulation ; et si une âme n’est point désirée, un mauvais esprit la remplace et naît tout de même. De là le péché de la fornication lorsqu’il est pratiqué pour le seul plaisir et sans volonté de féconder.

 

Le mage ou le sorcier s’appropria les principes édictés par le mystique et déduisit que si les âmes ou les esprits dits infernaux « sont à l’affût » de la moindre fornication ici-bas, qu’ils volent autour d’elle « comme des mouches le feraient au-dessus d’une confiture », le coït jouit d’un tel intérêt pour des entités subtiles qu’il en devient un moyen magique pour lui.

 

C’est-à-dire, dans un premier temps, qu’il suffit de pratiquer le coït pour attirer des mylitta god esprits ; dans un second temps, que plus le rituel coïtal est pratiqué dans un contexte sacré, plus les esprits qui en sont à l’affût auront de volonté et d’aptitudes pour réaliser depuis leur plan les vœux des hommes. Pour cela, nombreux sont les rites qui concernaient la fécondité. Pas seulement pour assurer la naissance d’enfants aux femmes, sinon pourquoi autant de prostitution dite « sacrée » ; mais logiquement pour tenter, non seulement les hommes, mais aussi ces esprits animiques irrités par l’impatience d’être aspirés par un coït, choisis pour entrer ici-bas. Bien sûr, la débauche ne concerna pas exclusivement la fécondité, nous pouvons même dire qu’elle la supplanta, au point que les mères ne reconnaissaient même plus leurs filles, que la notion même de « famille » disparut bientôt de Babylone.

 

L’autre point d’orgue touche directement à la mystique. Le corps subtil de l’homme est formé de centres de force (chakras) ayant chacun des correspondances dans des organes et des membres du corps physique, ces derniers étant, pour ainsi dire, leurs représentants dans le plan physique. Il se trouve que l’un des trois chakras inférieurs Svadhisthana est le siège de la sexualité dont les organes qui s’en rapportent sont les instruments ; et dans un cadre mystique, les suppôts. Ce siège subtil a pour emblème animal un poisson nommé Makara identifié au Léviathan ; ceci en Orient, car le même symbole en Occident, puisqu’il est sous l’influence de la Lune, devient un bouc.

 

kundalini-chakras-et-leurs-fonctions.jpg

 

Chakras

Kabbale

Correspondance physique

Emblème animal

Analogie démonologie

Exemples de diables (Qliphoth)

Manipura

Netzah

Plexus solaire

Sexe – corps érogène

Bélier (Agni)

(parfois le bouc est placé dans ce centre)

Agni

Baal, Belphégor, Asmodée

Svadhisthana

Hod

Yesod

Sexe

Appareil génital

Makara

(monstre marin)

Changé en bouc en Occident

Léviathan

 

Makara

Lilith Pan Priape

Nahashiel

Muladhara

Malkuth

Qliphoth

Scrotum

Hippopotame (éléphant, parfois taureau musclé)

Béhémoth

 

Ganesha

Satan

Seth

 

D’où l’évidence de certains mystiques anciens (Gnostiques, tantriques, etc.) qu’un dévot sacrifie à son dieu (devenu depuis un diable) avec la partie du corps, des membres ou des organes qui lui sont attribués.

 

ja20-nb-baphomet-overblog.jpgLa description originale du Priape antique (Pan, Belphégor ou Ba’al Peor, Mendès, Bacchus, etc.) est celle d’un bouc ou d’un taureau affublé d’un membre viril proéminant, cependant que le même emblème de Vénus (Mylitta, Astarté) le figure avec, à la place du sexe, un caducée. Devenu chez les Grecs un symbole d’Hermès, il n’en est pas moins avant une marque de Vénus, et dans le tantrisme, une représentation sexuelle importante. Deux cobras s’enlacent autour d’un pieu et les initiés affirment que c’est ainsi que ces serpents copulent ensemble. Si l’auteure en mythologie Nadia Julien dit que le caducée est un « symbole de la sublimation sexuelle », Francis King, baphomet-caduc-e---arbre-s-phir.jpgdans « Esotérisme et sexualité » va plus loin encore, précisant : « Les cultes primitifs de la fécondité se sont prolongés au cours de l’antiquité appelée classique. L’Osiris des Egyptiens, de même que le Bacchus des Romains et l’Hermès des Grecs étaient tous des dieux phalliques. Le caducée (baguette comportant une paire d’ailes et des serpents entrelacés), attribut d’Hermès, était très probablement un pénis stylisé ».

 

S’il en est ainsi, que par ailleurs le semen masculin était jadis considéré comme un « fluide magique », alors le caducée grec dessine la « figure mystique » que lui inspire l’organe génital mâle, son « image subtile ». Et celle-ci montre que les anciens percevaient dans l’aspect occulte, un pieu central autour duquel deux rayonnements rouge et bleu évoluaient en se chevauchant, l’exacte réplique du fluide magnétique, tel que le décrit des siècles plus tard le colonel de Rochas, et que voyaient sortir des yeux et des doigts de ses sujets mis sous hypnose.

 

Des sujets en léthargie aux temps antiques virent-ils à la place d’un organe génital mâle qu’ils regardaient une représentation virtuelle ayant l’exacte forme du baphomet-eliphas-l-vi.jpgcaducée ? C’est fort possible. Ils approchèrent ainsi de la dimension magnétique du sexe masculin. Peut-être est-ce pour cette raison que le Phallus (Zakhor) a le même nombre 227 que la formule dont le caducée est la reproduction et qui est OD OB AOUR (227). Nous imaginons que le Phallus sacré fut nommé ainsi lors des rituels l’impliquant, et puisque l’objet devint le Dieu lui-même, la formule devint son nom. HPB, citant Eliphas Lévi, écrit dans « La doctrine secrète 1 » : « Il existe un agent unique universel de toutes les formes et de la vie : il s’appelle « Od Ob Aour », est actif et passif, positif et négatif, comme le jour et la nuit. (…) Les anciens le représentaient par un serpent, car « Fohat (Eros) siffle en se glissant ça et là » en zigzags (le déhanchement du Makara ou du Léviathan, du crocodile (sensuel) – NDA). La kabbale le désigne par la lettre hébraïque Teth, dont le symbole est le serpent qui joua un rôle si important dans les Mystères » (HPB – Doctrine secrète1, p.52 – Editions Adyar).

 

Nous trouvons pareille démonstration dans l’antique culte de Seth (qui put s’appeler, aux dires de certains experts, « Teth »), chez les Gnostiques Ophiques (le culte du Serpent), chez les tantriques de la Main Gauche, dans tous les cultes où le dieu exposé était phallique, chez les initiés de Samothrace comme chez ceux d’Eleusis. A chaque fois, des commentaires avisés ont fait part qu’au petit nombre des meilleurs adeptes, la cérémonie secrète voyait honorer le dieu sous la forme d’un phallus et qu’il fut approché sous son titre de « Grand Agent Magique » et nommé « Od Ob Aour » (OD OB OR).

 

A-asmodai-messe-noire3.jpgAutre approche. Si la femme, dans le domaine sensuel, incarne la luxure et l’homme la virilité, dans le domaine mystique, respectivement la première la puissance, le second le pouvoir, dans la magie, un autre aspect est abordé. Ce sont certains écrits d’Aleister Crowley qui nous font approcher la dimension liée à la sorcellerie. Evoquant ces opus – accouplements entre partenaires -, notamment celui qu’il entretint avec Victor Neuburg, il détermine la nature des rôles impartis, comme le rapporte Francis King : « Victor Neuburg, dans le monde des hommes, jouait le rôle masculin, Crowley ayant eu une attitude nettement féminine à l’égard des autres hommes ». Puis : « Neuburg, dont le rôle était celui du médium, se sentit possédé par le dieu et Crowley vit bien « en aleister-crowley3.jpg astral » la chambre qui se remplissait de caducées mercuriens, avec serpents vivants en mouvement… Le lendemain, Crowley précéda le même rituel par la confection d’une image en cire jaune de Mercure, sous forme d’un pénis en érection ». Pour Priape, le même objet serait rouge.

 

Ceci veut dire qu’en sorcellerie ou « magia sexualis », le partenaire actif devient le médium et le passif « celui (ou celle) qui fait entrer le plan astral dans le plan physique ». Et, dans le domaine sensuel, nous pouvons préciser « celui (ou celle) qui fait entrer le plan démoniaque (qliphotique) dans le plan physique » ; ceci, puisque les dieux antiques sont les démons d’aujourd’hui.

 

Tentons une courte définition du médium. Allan Kardec dit que « toute personne qui ressent à un degré quelconque l’influence des Esprits est, par cela même, médium ». Le plus souvent, il est mis sous hypnose par son magnétiseur. Phénomène qui se produit à sa manière dans le couple car la séduction de la femme est capable de mammon3-avec-belph-gor.jpgfasciner l’homme au point d’absorber sa concentration et ainsi, de le mettre, en quelque sorte, dans une forme léthargique, et d’apparaître soudain comme un médium. De son côté, la séductrice douée de sorcellerie, « fait entrer le monde astral (ici démoniaque) dans le plan physique », comme l’atteste l’écrit suivant.    

 

En effet, dans un document rédigé avant la seconde guerre mondiale par des mystiques allemands ayant trouvé des fragments des sciences antiques impliquant des luxures et intitulé « Die astrologischen Aspekt-Zeichen als Gehaim-Symbolic », leurs auteurs rendent compte de tout un ensemble d’aspects astrologiques que les anciens mettaient en relation pour invoquer tel dieu ou telle déesse précis. Considérations complexes à comprendre puisqu’elles furent toutes en partie détruites ultérieurement par les chrétiens. Nous trouvons au moins ce passage, autant énigmatique que révélateur des mystères : « Aussi comprenons-nous le recours à la technique magique basée sur l’astrologie. Les êtres d’origine démoniaque font sentir leurs vibrations astrales en s’infiltrant, en quelque sorte à la manière de vampires, au travers des corps éthériques des participants. Par là, l’acte charnel devient comme un sacrifice au démon appelé ou, dans les cultes exclusivement religieux, un sacrifice à l’être divin ou au dieu que l’on adore ». Finissant leur sujet avec leur avertissement : « Lorsqu’on vise une fin purement magique, on doit accomplir l’acte sexuel comme un rite sacré, se servir des talismans adéquats et s’envelopper des fumées d’encens correspondantes, des produits aphrodisiaques et pierres précieuses se rapportant aux bonnes planètes ».

 

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 17:47

shakti-triangle-inverse.jpg Toujours en regard aux versets d’Esaïe décrivant Lilith résidant dans un lieu désertique, aride, lié aux ténèbres et à la mort (lire chapitre « Comment la Lilith fardée devint Lilith d’outre-tombe… »), il faut se tourner du côté de la mystique tantrique pour en saisir le sens occulte. L’auteur Edward Sellon, détaillant nombre de pratiques sacrées, expose le culte de la Shakti*, dont l’organe qui le représente est le ctéis, mot grec pour le sexe féminin au grand complet. Ce qui vaut au culte de la Shakti de correspondre au culte de Vénus, dont les rites sont qualifiés généralement « de lascifs ».

 

(* Edward Sellon identifie Shakti avec Seth, dieu égyptien masculin, expliquant qu’ils représentaient la même chose : « Par « Seth », qui est Typhon, on désignait « l’Energie tyrannique et toute puissante », ce qui implique souvent « la force qui bouleverse toutes choses et renverse toutes les barrières » (Plutarque). Les tabous ? … Il n’en demeure pas moins qu’un emblème de la Shakti est un serpent en S placé sur un triangle pointe en bas (forme du sexe féminin) et que certains mystiques font dériver « Seth » de « Teth » qui est le « serpent magnétique » ; et que, de plus, son nom occulte « AO » ou « IAO », dont une représentation est un âne viril, renvoie au pôle féminin car « AO » est la femme en langage ésotérique.)

 

Sauf ici, où cette pratique est proposée : « Quand le but de l’acte religieux est d’établir un lien avec des esprits impurs, ou de les dominer, la présence d’un cadavre s’impose. L’adepte doit se rendre seul, à minuit, dans un cimetière ou dans un lieu où on brûle les morts. Assis sur le cadavre, il doit procéder aux offrandes d’usage et, s’il le fait sans crainte ni dégoût, les Dhutas, les Yoginis et autres démons mâles et femelles se soumettront à sa parole ». Voici le poème exact commandant cette pratique : « Il devient à coup sûr / Le maître de ce monde / Celui qui, dans un cimetière, / Nu, les cheveux défaits, / Médite sur Ta gloire / Et récite les sept mantras / En t’offrant des fleurs et des graines. / Et de même, à coup sûr, / On règne sur ce monde, / On devient un Voyant, / On circule à dos d’éléphant / Lorsque l’on sait, Déesse, / T’offrir, un mardi soir, / A minuit, dans un cimetière, / Des poils pris à la yoginî, / Tout en récitant tes mantras ! » (Jean Varenne – L’enseignement secret de la Divine Shakti – Invocation à Kâlî). En somme, il est dit que des démones et des démons apparaissent aux initiés (Siddhas) lorsqu’ils fréquentent les lieux de mort, de crémation, qu’ils nomment des Varnis ou Vanis (nom ayant engendré « Vénus » ? Comme « Benoth » par ailleurs ?), ou Vamacharas, d’où que Lilith, identifiée avec ces entités, soit décrite « aimant loger dans un lieu lugubre ».

 

Nous remarquons d’ailleurs la ressemblance entre ce lieu décrit :

 

« Les épines croîtront dans ses palais,

Les ronces et les chardons dans ses forteresses.

Ce sera la demeure des chacals,

Le repaire des autruches ;

Les chats sauvages du désert rencontreront les hyènes,

Et les Séirim (satyres) s’y appelleront les uns les autres ;

Là aussi se tapira Lilith pour y trouver le calme ». Esaïe 34 - 14


ca9-lilith2-NB-satyres-titre.jpg

Et celui-ci (Invocation à Kâlî) :

 

Toi (Kâlî) qui, parée d’une ceinture / Faite de bras coupés, / Te couches dans un cimetière / Sur un cadavre / Et fais l’amour avec Shiva ! / Epouse de Shiva, / Installée dans un cimetière / Où fument les bûchers : / Partout des ossements / Que se disputent les chacals / Des cadavres, des crânes, / Et Toi, jeune et jolie, / Et jouissant de Ton mari…

 

Les initiés utilisent, pour agir magiquement, le « principe des semblables », nommé « art hiératique », qui est expliqué dans Le Livre d’Hermès : « (…) Ainsi donc, au moyen de la sympathie, les initiés attiraient à eux certaines puissances divines et en repoussaient d’autres au moyen de l’antipathie ; (…) à partir de ces objets et d’autres semblables, ils firent la connaissance des puissances (…) dont les essences sont en continuité avec la force éparse dans la nature et dans les corps et, par ce moyen, ils attirèrent les Esprits pour entrer en commerce avec eux » (A.-J. Festugière – La révélation d’Hermès Trismégiste).

 

D’où que pour côtoyer des entités de l’Anti-Monde, régnant dans le plan qu’on appelle « celui des morts », il faut approcher les nôtres, humains en cendres. Car, en Orient, les morts sont brûlés et non enterrés.

 

Pareillement, lorsqu’il s’agit de se mettre en affinité avec des entités subtiles, d’autres méthodes existent et se rapportent au sexe : ce que les experts appellent la « magia sexualis ». Un exercice qui impose alors la présence d’une femme : « Pour l’adoration de la Shakti ou Energie, les initiés exigent la présence d’une fille, jeune et belle, en tant que symbole vivant de la déesse. Celle qui représente la Shakti est une jeune fille nue, qui est ainsi l’objet d’une adoration rituelle et prend pour cela le nom de « Yoginî ». Le final de la célébration se termine par une orgie à laquelle les dévots s’adonnent avec une licence toute particulière. On donne à ces cérémonies les noms de Sri Chakra, ou Purnabisheka, soit « le cercle de la Roue ».

 

« Lorsqu’on procède aux rituels du culte, femmes et jeunes filles déposent un vêtement intime comme un corsage dans une caisse confiée au prêtre. A la fin, chaque initié mâle prend un linge au hasard dans la boîte et la femme à qui il appartient, serait-elle la sœur de l’homme, devient sa partenaire d’un soir pour les orgies qui suivent ». Exactement la même pratique nous est décrite au Temple des Aphaques dans l’antique Syrie, comme chez les Gnostiques Nicolaïtes, tant condamnés pour des luxures similaires.

 

« Purna » signifie « plein » (« Pleine Lune » ou « PurnaChandra ») ou « cercle » ; mais le nom utilisé pour l’orgie du Maïthuna en fit un nom lié à la fornication, d’où le sens de « Porneïa » en grec ou « prostitution ». De cela, les initiés en firent même un démon « Porna ». « Pornographie » concerne donc des écrits comprenant des scènes de fornication, qu’un détournement par le moyen du cinéma a changée en « images montrant des fornications ».

 

Les anciens, révélant de ces pûjâs tantriques, racontèrent à Edward Sellon, que « les filles choisies ne connaissaient point la pudeur, savaient danser de manière voluptueuse, devenaient les maîtresses attitrées des prêtres desservants, et devaient se prostituer au tout-venant dans les cours du temple, afin d’obtenir des fonds pour le lieu auquel elles appartenaient. Etant toujours des femmes au charme puissant, rehaussé par les séductions du vêtement, des joyaux, elles recevaient fréquemment de grosses sommes d’argent. Une femme s’estimait particulièrement privilégiée quand les hommes faisaient d’elle la « Radha Dea » de la fête.

Les femmes – courtisanes – ne boivent pas, observent une scrupuleuse propreté corporelle, s’habillent avec somptuosité, portent une profusion de bijoux de prix, entremêlées de perles ou de diamants, elles connaissent sur le bout du doigt tous les arts et subtilités de l’amour, elles sont capables de satisfaire n’importe quel goût. Pour le visage comme pour l’allure, aucune femme dans le monde ne peut rivaliser. Elles ont une coutume qui paraît singulière à un occidental. Non seulement elles se rasent le Mont de Vénus, mais elles se tiennent parfaitement glabres par en-dessous, et, lorsqu’on jette un coup d’œil sur leurs seins durs, pleins, enchanteurs et beaux au-delà de toute comparaison, on s’imagine contempler des statues. Les femmes du Râjputâna arrachent leurs poils, au moyen d’une pince, dès qu’ils sortent, comme faisaient les femmes de la Grèce antique » (Edward Sellon - Annotations on the Sacred Writings of the Hindus - 1865).

 

Francis King, dans « Esotérisme et sexualité », complète l’exercice mystique décrit par Sellon : « Dans l’adoration mentale de la Shakti (l’initié visualise fortement dans son esprit le sexe féminin puisque le ctéis est la forme physique de Shakti), l’adepte se concentre sur un diagramme encadré et visualise une image qui se trouverait à l’intérieur de la vulve. C’est depuis sa face qu’il imagine que s’élève un autel ».

 

Un symbole marqué à la cendre que le dévot inscrit sur son front est formé de trois petits traits verticaux, deux de couleur noire et celui du centre en rouge.

 

shakti-yantra-diagramme-complet.jpg

 

Le même exercice, dans le satanisme, inspire au dévot d’adorer mentalement Vénus sous la forme du pentagramme avec le bouc à l’intérieur, qui est l’actuelle représentation dite de Satan.

 

pentagramme-lilith.jpg

 « Quand vient le moment du coït rituel, le célébrant mâle dessine sur la couche un diagramme triangulaire, emblème de la déesse et du serpent de feu qui est son aspect au centre du corps humain. Durant un certain temps, il adore la déesse, en projetant mentalement son image dans le triangle qu’il a dessiné, puis il appelle sa partenaire. Ayant procédé à diverses purification, il l’étend sur la couche puis, visualisant sa propre personne comme étant le dieu Shiva et la femme comme son épouse, il l’étreint ».

 

Pareille scène est trouvée dans un culte sacré rendu à Frey (mythologie scandinave), identifié à Priape : « Le culte de Frey comprenait des rites sexuels, notamment se produisait l’accouplement rituel d’un prêtre et d’une prêtresse qui étaient alors considérés comme le Seigneur (Frey) et la Dame ( Freya) (Jean-Paul Ronecker – ABC des Runes – éditeur Jacques Grancher)

 

Idem dans le satanisme, le célébrant s’identifie à un moment donné à Satan lui-même, lorsqu’il vient adorer Lilith qu’incarne la femme qui vient s’allonger nue sur l’autel recouvert d’une nappe noire dont le dessin est celui du pentagramme inversé le plus souvent cerclé. A moins que par modestie, il renonce à incarner Satan, et dans ce cas, il s’assimile à un Satyre.

 

Les adeptes du bouddhisme tantrique moderne aiment préciser, pour distinguer le rituel de Shakti de la débauche vulgaire, que le dévot pratique « la retenue du semen », s’interdisant l’acmé physique ; alors qu’à l’inverse, dans l’antique pratique hindou, précise Francis King, « le partenaire mâle terminait le coït en lâchant la semence dans le vagin de la femme ». De plus, le langage crépusculaire voilant un maximum l’exercice réel, Francis King devine dans les versets suivants : « Il devient à coup sûr / Le maître de ce monde / Celui qui, dans un cimetière, / Nu, les cheveux défaits, / Médite sur Ta gloire / Et récite les sept mantras / En t’offrant des fleurs et des graines » ; que ces fleurs et ces graines sont du sperme. Si Jean Varenne croit que « les fleurs sont du sperme, les graines du sang », Francis King suggère autre chose en continuant son récit : « Selon un Tantra, « celui qui consacre un poil de sa Shakti dans un cimetière devient un grand poète, ira son chemin monté sur un éléphant (sera riche – NDA) » : le poil dont il s’agit provient du pubis, qu’il a gardé sa racine et qu’il a trempé dans la semence après l’éjaculation de l’homme. Ailleurs, le même Tantra conseille à l’homme d’avaler la semence prise à même le vagin de sa partenaire » (Francis King – Esotérisme et sexualité – Bibliothèque Payot). D’où que les « fleurs » seraient la cyprine qui coule du sexe de la femme et les « graines » le sperme de l’homme.

 

kali-overblog.jpg

 

Ou bien, « Au moment de l’orgasme, le maître recueille le sperme dans une coupelle en os, constituée par le sommet d’un crâne humain, et il compose, par adjonction d’herbes magiques, une mixture qu’il fait boire à ses deux disciples ».

 

D’où cette utilisation par Edward Sellon du verbe « gamahucher » pendant le rituel, « qu’elle me laisse la gamahucher », de me « gamahucher à mon tour », le terme le plus couramment employé au dix-neuvième siècle pour désigner les contacts buccaux-génitaux. On le retrouve sous une forme abrégée dans le mot populaire « gam ».

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 16:42

ca6-lilith---les-satyres2.jpg

Lors de la Messe Noire, lorsque le célébrant ou le prêtre entame « l’invocation », s’adressant à Satan et disant : « Ainsi, Ô puissant et terrible Seigneur des Ténèbres, nous T'implorons pour que tu reçoives et acceptes ce sacrifice, que cette assemblée T'offre, sur laquelle Tu as posé ta marque, puisses-Tu nous faire prospérer toute notre vie, sous Ta protection. De concert, cette nuit, nous Te demandons une aide infaillible. (Ici est mentionné le but précis pour lequel la messe est célébrée)

Dans l'unité de cette confrérie impie, nous Te prions et T'honorons, Lucifer, Etoile du Matin, et Belzébuth, Seigneur de la Régénération ; puis Bélial, Prince de la Terre et Ange de la destruction ; Léviathan, Bête de la Révélation, Abaddon, Ange de l'Enfer Infini ; et Asmodée, Démon de la Luxure. Nous en appelons aux puissants noms d'Astaroth, Nergal et Béhémoth, de Belphégor, Adramelech et Baalbérith et de tous les innomés et les informes, les hôtes puissants et les innombrables de l'Enfer, ceux qui peuvent nous aider à renforcer nos esprits, notre corps et notre volonté » ; s’il choisit de nommer Lilith parmi les membres de la « confrérie impie », qu’il l’invoque par le texte suivant :

 

« Livre-toi, livre-toi sans crainte à l’impétuosité de tes goûts, à la savante irrégularité de tes caprices, à la fougue ardente de tes désirs ; échauffe-moi de leurs écarts, enivre-moi de tes plaisirs ; n’aie jamais qu’eux seuls pour guides et pour lois ; que ta voluptueuse imagination varie nos désordres ; ce n’est qu’en les multipliant que nous atteindrons le bonheur ; naturellement inconstant et léger, il ne comble jamais de ses dons que celui qui sait l’enchaîner : ne perds jamais de vue que tout celui de l’homme est dans son imagination, et qu’il ne peut prétendre à la félicité qu’en en servant tous les caprices. Le plus fortuné des êtres est celui qui a le plus de moyens de satisfaire tous les égarements qu’elle inspire. Fais refluer sur tout ce qui t’environne la molle lascivité de ton âme de feu ; tout ce qui délecte est bon, tout ce qui échauffe est dans la nature. Ne vois-tu pas l’astre qui nous éclaire, dessécher et vivifier tour à tour ? Imite-le dans tes écarts, comme tu le peins dans tes beaux yeux. Modèle-toi sur Messaline et sur Théodora ; aie, comme ces célèbres putains de l’antiquité, des sérails de tous sexes où tu puisses aller te plonger à l’aise dans un océan d’impuretés. Vautre-toi dans l’ordure et dans l’infamie : que tout ce qu’il y a de plus sale et de plus exécrable, de plus honteux et de plus criminel, de plus cynique et de plus révoltant, de plus contre la nature, contre les lois et contre la religion, devienne par cela seul ce qui te plaise le mieux. Souille à loisir toutes les parties de ton beau corps ; souviens-toi qu’il n’en est pas une seule où la lubricité ne puisse avoir un temple, et dont les plus divins seront toujours ceux que tu croiras que la nature s’irrite. Quand les odieux excès de la débauche, quand les turpitudes les plus dépravées, quand les actes les plus dégoûtants commenceront à glisser sur tes nerfs, ranime-toi par des cruautés,  souviens-toi que toute la nature t’appartient, que tout ce qu’elle nous laisse faire est permis, et qu’elle a été assez adroite, en nous créant, pour nous ôter les moyens de la troubler. Tu sentiras alors que l’Amour change quelquefois ses flèches en poignards, et que les invectives du malheureux que nous tourmentons valent souvent mieux, pour faire bander, que tous les propos galants de Cythère ».


lilith et astarté

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

Texte Libre

Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


 

 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)


 

lilith sm latex

 

 

A-jack-devant-baphomet-v-nus-feu.jpg

 

 

 

 

« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

ca9 lilith2 NB satyres titre

 

 

« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

ca5-complet.jpg


 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

Texte Libre





















satan-r-volt-4.jpg

Texte Libre















 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés