Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 15:53

cc3.jpg Un passage curieux de l’épître de Paul et interprété plus curieusement vient déclencher une réflexion sur les mœurs des temps antiques, ici romains. A ce peuple, il dit ; 1 – 24/28 : « C’est pourquoi Dieu les a livrés, par les convoitises de leurs cœurs ; à l’impureté où ils avilissent eux-mêmes leurs propres corps. (…) C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions avilissantes : leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; les hommes de même, abandonnant les rapports naturels avec la femme, se sont enflammés les uns pour les autres, commettant l’infamie d’homme à homme en recevant en leur personne le juste salaire de leur égarement ».

 

cc4.jpg Logiquement, chacun saisit que les hommes, attirés par les hommes, inspirèrent aux femmes de pratiquer la même expérience entre elles, et des personnes de sexe féminin succombèrent à Sapho. Avec un esprit moderne, il n’y a là rien qui concourt au scandale. Pourtant c’est le cas. Un homme attiré par les hommes vient dénigrer les femmes entre elles, n’ayant rien à faire dans son propos pour leurs activités lesbiennes mais parce qu’elles utilisent, ô sacrilège, un ustensile postiche à l’image de l’organe sexuel mâle. Et c’est justement ce que leur reproche saint Paul plus haut, non pas seulement des activités luxurieuses entre femmes, mais comprenant les quelques versets plus haut, d’avoir matérialisé Priape sous la forme d’un membre postiche qu’elles utilisent pour se faire du bien (« Ils ont troqué la gloire de Dieu incorruptible contre des images représentant l’homme corruptible »).

 

Nous citons le commentaire dans un autre passage de Lucien, XXXVIII, des Amours, 28 :

fascinum4.jpg « Si le commerce d’un homme avec son semblable est honnête, qu’à l'avenir les femmes puissent s’aimer entre elles. Allons, homme de la génération nouvelle, législateur d’étranges voluptés, inventeur de routes nouvelles à la lubricité des hommes, accorde donc aux femmes une égale licence. Qu’à votre exemple elles s’unissent les unes aux autres. Que, ceinte de ces instruments infâmes inventés par le libertinage, monstrueuse imitation faite pour la stérilité, une femme embrasse une autre femme, comme le ferait un homme ! Que ce mot, qui frappe si rarement vos oreilles et que j’ai honte de prononcer, que l’obscénité de nos Tribades triomphe sans pudeur ! Que nos gynécées se remplissent de Philénis, qui se déshonorent par des amours androgynes ! Et combien encore ne vaudrait-il pas mieux qu’une femme poussât la fureur de sa luxure jusqu’à vouloir faire l’homme, que de voir celui-ci se dégrader au point de jouer le rôle d’une femme ? »

mylitta godL’orateur (Chariclès) refuse de faire la distinction, et pousse la logique de son adversaire apôtre de l’amour entre hommes jusqu’au bout, espérant accentuer le scandale à ces yeux de la proposition de ce dernier. Ce qui montre bien que au sein de cette assemblée d’hommes, l’homosexualité féminine scandalise plus encore que la masculine. Autant tous acceptent de débattre ouvertement de l’amour entre hommes, autant ils vont se hâter d’éluder la proposition de Chariclès. On retrouve les mêmes reproches que ceux qu’il adresse aux hommes : « comme le ferait un homme », « vouloir faire l’homme » d’une part, « stérilité » d’autre part, et enfin « lubricité », « fureur », l’absence de maîtrise.

 

Cet objet, nommé « instrument infâme » ou « monstrueuse imitation », et qui est le godemichet, est reproché, par la gent homosexuelle de l’époque, et les religieux ascétiques, non pour son utilisation mais, toujours le même credo ridicule, parce qu’il n’a pas moyen d’engendrer. Quel blâme.

 

fascinum2.jpgMirabeau, celui de 1789, étudiant la mystique lors de son séjour en prison, s’est autorisé à une étude érotique, dans lequel nous trouvons un propos qui va dans la continuation du précédent : « Les androgynes au contraire, sous la véritable acception de leur nom, ne sont que des participants aux deux sexes, que l'on a nommé hermaphrodite que parce que les anciens avaient feint que le fils de Mercure et de Vénus avaient les deux sexes. Mais il n'en est pas moins vrai que comme il y a eu de tout temps des femmes qui ont tiré un grand parti de cette conformité androgyne, elles ont su la rendre précieuse. Lucien, dans un de ses dialogues, instruit deux courtisanes, dont l'une dit à l'autre : j'ai tout ce qu'il faut pour contenter tes désirs ; à quoi celle-ci répond : tu es donc hermaphrodite ? Saint Paul reproche ce vice aux femmes romaines. On a peine à croire ce qu’on lit dans Athénée sur les excès de ce genre, commis par ces femmes » (Honoré-Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau (1749-1791).

 

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Prisonnier au donjon de la Bastille en même temps que le marquis de Sade, le comte Mirabeau écrivit à l’adresse de sa maîtresse Sophie de Ruffey, marquise de Monnier, divers ouvrages libertins dont L’Erotika-Biblion qui fut édité en 1782 ou 1783. Pouvant évoquer des personnes transsexuelles ou d’autres ayant les deux sexes, un certain pragmatisme intellectuel nous invite à penser aussi que les courtisanes, outillées d’un membre postiche tenu par une ceinture, pouvait prétendre posséder les deux sexes, et satisfaire ainsi le client tenant à sacrifier pour Priape-Vénus sans pour autant se débaucher avec quelqu’un du même sexe.

 

Voici l’article d’Athénée dont Mirabeau rend compte et qui sert une discussion entre femmes dans le milieu de la prostitution :

 

fascinum6.jpgLeena : elles m’ont embrassée comme des hommes, non seulement en appliquant les lèvres, en entr’ouvrant la bouche, en me pressant le sein ; Démonasse même me mordait en me donnant des baisers. Pour moi, je ne voyais pas où elles voulaient en venir. Enfin Mégilla, toute en fureur ôta sa chevelure postiche parfaitement ajustée, et se montra toute nue, la tête rasée comme un athlète, ce qui accrut encore ma surprise. Alors prenant la parole : «As-tu jamais vu, me dit-elle, un plus beau garçon ? - Je ne vois point là de garçon, Mégilla. - Ne m’offense point, dit-elle, je ne m’appelle pas Mégilla, mais Mégel ; et j’ai depuis longtemps épousé Démonasse ; elle est ma femme». Je me pris à rire à ce discours, et lui dis : «Quoi ! Tu nous as trompées si longtemps étant homme, et passant pour femme, comme Achille parmi les filles sous ses habits de pourpre ? Mais alors tu as tout ce qu’a un homme et tu te conduis en mari avec Démonasse ? - Non, dit-elle, je n’ai pas tout ce qu’il faut, mais je n’en ai pas besoin et, si tu veux l’éprouver, tu verras qu’il ne me manque rien pour te satisfaire. - Alors tu es un hermaphrodite, lui dis-je, et tu ressembles à ceux dont on dit qu’ils ont les deux sexes ?» En effet, Clonarion, j’ignorais ce qui en était. «Non, me répondit-elle, je suis vraiment un homme. – C’est, repris-je, ce que m’a raconté la Béotienne Isménodore, joueuse de flûte qui me disait les histoires de son pays, qu’il y a eu jadis un illustre devin, du nom de Tirésias, changé de femme en homme. Sans doute qu’il t’est arrivé quelque chose de pareil. - Non, Leena, je suis venue au monde comme vous toutes ; mais j’ai les goûts et les désirs d’un homme. - Et ces désirs te suffisent ? - Laisse-moi faire, Leena, si tu ne me crois pas, et tu verras que je suis vraiment un homme. J’ai ce dont il est besoin pour te persuader ; allons, laisse-toi faire et tu verras ». J’ai cédé, Clonarion ; elle m’offrait d’ailleurs un collier et une robe d’un fort beau tissu. Je l’ai prise dans mes bras, comme un homme : elle m’a embrassée et m’a paru goûter le plus vif plaisir ».

 

Le texte cité est censé évoquer l’hermaphrodisme du temps d’Athénée. Ce faisant, nous ne trouvons pas ce sujet avéré, par contre qu’une femme surprenne son amie parce qu’elle porte sur elle un membre postiche, lui permettant alors de porter sur elle les deux sexes mâle et femelle est plus plausible.

 

Nous pouvons nous étonner d’autant de surprise causée par cet instrument car il servit plus d’une fois au temple lors de cérémonies rendues à Vénus sous la forme de Priape. Peut être que la stupéfaction provient de ce qu’il sortit du temple et prit sa place dans la vie courante de certaines femmes, ce qui lui ôta sa dimension sacrée pour lui donner un caractère commun pour un usage courant.

 

D’autres auteurs que nous-mêmes ont tenté la petite histoire de ce godemichet ou olisbos, devenu « dildo » en anglais ; nous citons : « Olisbos, dildo, gode, godemiché, godemichet, bienfaiteur, consolateur, parapilla…Tous ces noms pour le même objet. On en trouve de tout temps et de toutes matières, cuir, bois, métal ivoire, ébonite, bakélite, latex…Les cultes anciens vénéraient des olisbos dont les femmes, prêtresse ou fidèle, se servaient lors de cérémonies. Les Grecques appréciaient particulièrement les olibos fabriqués à Milet, en Asie Mineure. Ces ustensiles étaient taillés dans le bois, gainés de cuir, ou encore de cuir rembourré de laine. Le cuir avant usage était oint et frotté d’huile d’olive afin de présenter une surface adoucie.

 

XVIème siècle : Mateo Renaldo Columbus (1516-1559), Professeur d’anatomie à l’université de Padoue, est le premier à vérifier scientifiquement l’existence de l’orgasme féminin ; il décrit un petit organe érectile situé au niveau de la vulve, auquel il donne le nom de clitoris, nom qui vient du grec « kleitoris » et signifie « monticule ».

 

XVIIème siècle : Apparition en Occident des marchands de godemiché. Il était possible de se faire confectionner des modèles sur mesure par des artisans spécialisés.

 

XIXème siècle : Le massage clitoridien, ou thérapie par l’orgasme, est utilisé comme traitement de l’hystérie. La morale ne fait pas d’obstacle à ce traitement puisqu’à l’époque, la jouissance clitoridienne n’est pas reconnue à la femme. Au dire des médecins, il faut compter 1 heure pour amener une patiente au paroxysme, temps trop important pour les thérapeutes.

 

1869 : Le tout premier vibrateur apparaît. Inventé par George Taylor, c’est un appareil à vapeur assez encombrant. Un vibrateur manuel mécanisé, beaucoup plus commode, fait également son apparition : Une manivelle fait tourner un disque légèrement décentré, ce qui permet la production de vibrations sur une tige caoutchoutée

 

Un harnais godemichet (ou strap-on-dildo) est un godemichet conçu pour être porté (généralement à l’aide d’un harnais) par un partenaire et être utilisé pour pénétrer une autre partenaire et est utilisé autant par les couples hétérosexuels ou homosexuels. Pour les femmes, le harnais peut être utilisé pour pénétrer un homme par voie anale (pegging), ou une autre femme par voie vaginale, anale ou orale. Pour les hommes, les harnais peuvent être portés pour la pénétration et peuvent être utilisés dans les cas de problème de dysfonction érectile, pour la double pénétration ou pour pénétrer plusieurs partenaires. Une large variété de harnais et de godemichets sont disponibles avec différentes manières d'être porté, de stimuler le porteur ou le récepteur et tous avec des options différentes, des avantages et des désagréments pour les deux utilisateurs ».

 

Nous citons encore, sans pouvoir vérifier : « Le nom Godemichet (ou Godemiché) viendrait des couvents du moyen-âge. Et ce serait les nonnes solitaires qui auraient succombé aux joies du plaisir en solo ! Au XVIème siècle, les godemichets n’étaient pas en latex ou autre plastique doux mais en ivoire creux. Et selon un fabricant de cette époque, la clientèle la plus « addict » aux objets de plaisirs sont les religieuses… Les nonnes le nommaient « Gaude Mihi » et rajoutaient, le plus souvent « Domine » ce qui, au complet, et traduit donne : « Réjouis-moi Seigneur ».Oui, et après on dit « sage comme une nonne ! » Ah, laissez-moi rire! Non alors, je précise, je ne critique en aucun cas la religion hein ! Surtout qu’à l’époque, la nonne, ou religieuse si vous préférez, ne l’était pas de vocation mais simplement parce qu’il en fallait une dans la famille. Tout comme il fallait une servante, un soldat… »

 

Ce qui est certain est que le moyen âge a dû beaucoup contribuer à l’émancipation du godemichet au vu de l’époque d’abord très permissive puis, inversement, hyper répressive, donc très frustrante.

 

gd-mentule-diable.jpg Une histoire au moyen âge met en scène un godemichet dont le bout laisse une petite ouverture, où les utilisateurs mettaient dans le membre postiche du lait chauffé légèrement crémeux, de façon à ce que, en serrant la base, une sorte de sperme venait jaillir pour ajouter au réalisme. De la même manière, il est possible qu’au cours de ces fameux sabbats qui se déroulaient dans la lande avec des femmes de la campagne, certaines, qui confessèrent que Satan les avaient pénétrées et que « son jus était glacé », après avoir été droguées, avaient dû être godées par cet ustensile pouvant faire gicler ; et le lait crémeux, ou autre expédient, avait refroidi puisque tout se passait à l’extérieur. De fait, de telles fornications avec le Diable devaient se rapporter à des godages exercés sur des sujets préalablement mis en extase par des drogues ou des alcools. L’éclairage des feux dans la nuit, déformant les paysages, et les organisateurs portant des déguisements adaptés à la circonstance pouvaient très bien remplacer Satan lui-même.

 

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Godemichet en os datant du 11ème siècle


Restons encore au temps antique. Saint Paul se couvre de honte devant ces femmes pratiquant entre elles, aidées par un godemichet, comme si l’on découvrait la technique. Pourtant, les Amazones, ces femmes soldates qui « vivaient entre elles » exclusivement et « se satisfaisaient ensemble » et tous ces temples de Priape où l’on trouvât tant de « phallus », ne connaissaient-ils pas l’usage du godemichet. Hypocrisie, quand tu nous tiens…

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 14:08


(Suite du chapitre « Anatomie de la femme par des diaboliques »)

(Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones… ») 

(Suite du chapitre « Comte de Gabalis et les élémentals ; magie élémentaire »)

(Suite du chapitre « Les diaboliques et le culte du sexe féminin »)

 

 


carmella-bing-et-bouc.jpg« La femme seule n’est point diabolique. C’est lorsqu’elle est engagée dans une opération magique qu’elle peut en acquérir les propriétés ». Ces magiciens du diable, ayant enrichi leurs sciences occultes d’apports tantriques après leurs propres expériences sur le Fluide astral, crurent à l’idée que, puisque dans le plan physique, la femme – dont le pôle féminin – détient un attrait hors du commun, et capable d’attirer à elle tout ce qui est sexué, sa représentation dans l’activité magique doit forcer des forces subtiles d’émerger de leur propre monde et de soutenir les demandes formulées.

 

Ces diaboliques-là, plaçant nettement la femme d’un intérêt supérieur à celui de l’homme pour les réalisations magiques, enseignaient que s’il faut une femme attractive en premier, en second, il est indispensable de lui administrer une « chaîne magique ».

 

belph-gor-baal-peor-jack.jpgDisant : « Lorsque le rituel de la prière est suffisamment pratiqué, l’opérateur le complète par la constitution de la « chaîne magique ». Il faut réaliser autour de soi un champ d’attraction fluidique aussi puissant que possible, et cela aussi bien dans le monde visible que dans le monde invisible, mais en commençant par ce dernier. Ce champ d’attraction une fois constitué dans les trois plans forme la « chaîne magique* ». Il faut commencer par le monde invisible, choisir des entités démoniaques les plus concernées par les demandes dont on attend de recevoir des résultats favorables. Au début de la cérémonie ou d’une Messe Noire, on appelle cette entité particulière, démon, démon, élémental, Génie ou autre. Ensuite, on invoque ses influences psychiques dans l’astral qui le concernent, on développe la puissance de son règne, appuyant la demande en exposant ses symboles propres, ses caractères, sa signature si possible. On le conjure dans le règne planétaire qui est le sien pour l’invocation.

 

baphomet-eliphas-l-vi.jpgUne fois la constitution de la chaîne opérée dans le monde invisible, il faut s’efforcer de la réaliser autant que possible dans le monde visible. D’où le choix d’une femme initiée à ces connaissances autant qu’à ces techniques. Il s’agit de faire descendre cette force démoniaque sur la femme ou l’élue choisie, qui sera marquée pour la cérémonie ou la Messe Noire du sceau du démon ; et c’est alors seulement, et pour le temps de la cérémonie, qu’elle revêt un caractère satanique, la voici « toute puissance » à son tour, le redoutable pouvoir féminin entré dans sa dimension occulte, apte à toutes les attirances, et adoubé par celui du démon régnant dans les ténèbres ».

 

(* « Le « grand agent magique » que nous avons appelé lumière astrale, que d’autres nomment âme de la terre, que les anciens chimistes désignaient sous les noms d’Azoth et de Magnésie, cette force occulte, unique et incontestable, est la clef de tous les empires, le secret de toutes les puissances ; c’est le dragon volant de Médée, le serpent du mystère édénique ; c’est le miroir universel des visions, le nœud des sympathies, la source des amours, de la prophétie et de la gloire. Savoir s’emparer de cet agent, c’est être dépositaire de la puissance même de Dieu ; toute la magie réelle, effective, toute la vraie puissance occulte est là, et tous les livres de la vraie science n’ont d’autre but que de la démontrer.

Pour s’emparer du « grand agent magique », deux opérations sont nécessaires : concentrer et projeter ; en d’autres termes, fixer et mouvoir.

Sur l’un des bras de l’androgyne de Henri Khunrath on lit ce mot : Coagula, et sur l’autre : Solve.

Rassembler et répandre sont les deux verbes de la nature ; mais comment rassembler, comment répandre la lumière astrale ou l’âme du monde ? On rassemble par l’isolement, et l’on répand au moyen de la chaîne magique. L’isolement consiste pour la pensée dans une indépendance absolue, pour le cœur dans une liberté entière, pour les sens dans une continence parfaite. Faire la chaîne magique, c’est établir un courant magnétique, qui devient plus fort en raison de l’étendue de la chaîne » (Eliphas Lévi – Dogme et rituel de haute magie).)

 

A-ajack-cur--entrejambe-NB.jpgLe moyen âge vit nombre de femmes exécutées pour des pratiques supposées « sataniques » ou des versées dans ses arcanes. Anton Szandor LaVey tempère ce fléau, assurant qu’il existât une sélection ; écrivant : « La plupart des victimes des procès en sorcellerie n’étaient pas des sorcières. Souvent, les victimes étaient de vieilles femmes excentriques qui étaient séniles ou ne se conformaient pas aux usages en vigueur dans la société. Les autres étaient des femmes exceptionnellement séduisantes qui faisaient perdre la tête aux hommes au pouvoir, et qui ne répondaient pas à leurs avances. Les vraies sorcières étaient rarement exécutées, ou même jugées, car elles étaient très douées dans l’art de l’enchantement et étaient capables de charmer les hommes et de sauver leur propre vie. La plupart des vraies sorcières couchaient avec les inquisiteurs. C’est l’origine du mot « glamour », dont l’antique signification est « sorcellerie ». Le mot « fascination » a une origine occulte similaire. Fascination était le terme employé pour désigner « l’œil du diable ». Fasciner – en d’autres termes, figer le regard d’une personne -, revenait à jeter un sort avec l’œil du diable. Ainsi, si une femme était capable de fasciner les hommes, elle était considérée comme une sorcière » (Anton Szandor LaVey – La bible satanique).

 

baphomet-mendez3-femme-pentagram-copie-1.jpgDu fait que la femme exerce une fascination sur l’homme mâle, qu’elle produit chez lui une extase, les diaboliques du premier moyen âge, qu’ils soient issus du monde des sorciers ou de celui des prêtres de saint Foutin, élaborèrent une magie qui les condamna aux yeux des chastes puisqu’elle consistait pour une large part à l’idolâtrie de la femme. Le Phallus, contrairement aux avis des ascétiques, n’a pas toujours été adoré pour des raisons libidineuses (à l’origine « emblème du Soleil »), au contraire du Mullos (Ctéis), vénéré pour son pouvoir luxurieux, énergie au travers de laquelle véhicule la puissance magique.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 16:22

(Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones…  »)

(Suite du chapitre « Comte de Gabalis et les élémentals ; magie élémentaire »)

(Suite du chapitre « Anatomie de la femme par des diaboliques »)

 

A autel messe noire satyre2 NBLa divinité antique étant androgyne (Mithra à la fois mâle et femelle / Baphomet au double sexe qui est Bacchus / Baal et Astarté / Adon et Mylitta…), il est des dévots issus de groupes mystiques qui privilégiaient davantage l’adoration de la Déesse que du Dieu, qu’ils représentaient sous la forme d’une belle femme ou du Mullos. Leur sacrifice consistait à lui vouer leur sexualité, que toutes leurs pratiques luxurieuses lui soient définitivement consacrées. Si l’infidélité ou les relations illégitimes faisaient partie de sa vie intime, le tout des exercices se devait d’être définitivement orienté vers elle. Car la divinité d’aspect féminin était réputée pour avoir un caractère de jalouse, ainsi que toutes ses servantes. Le dévot avait conscience du pouvoir féminin, et que celui de la divinité était tellement puissant qu’il n’avait qu’une seule conduite possible à adopter face à lui, la soumission.

 

baal ashera De là des rites d’automutilations pratiqués par des dévots jusqu’au-boutistes, dont nous ne citerons qu’un exemple, celui du culte rendu à Cybèle : « Au deuxième jour du festival d’Attis qui durait cinq jours, la danse frénétique des prêtres ou « galles » : ceux-ci se flagellaient en dansant et en chantant des « galliambes ». Le troisième jour se pratiquaient des mutilations sexuelles volontaires : ses adorateurs mâles de Cybèle, saisis de frénésie, s’émasculaient eux-mêmes afin d’atteindre à l’union avec la déesse et couraient à travers la ville en « brandissant leurs organes coupées » qu’ils échangeaient contre des vêtements féminins pour se vouer à son culte » (Nadia Julien – Le Dictionnaire des Mythes – Marabout). Pour l’adorateur, l’émasculation signifiait le geste ultime de la « totale appartenance » à la déesse.

 

Certains cultes dédiés à l’orientale Kâlî pratiquaient et exercent encore aujourd’hui en secret, d’après certains journalistes reporters des rites d’émasculation.

 

phallus-mullos4-n-pal.jpg Fort heureusement, tous les cultes n’étaient pas aussi extrêmes et chaque déesse ne réclamait pas de son dévot qu’il devienne un eunuque, bien au contraire, mais qu’il jouisse de sa virilité. La formule utilisée par Ezéchiel dans son exhortation est sans ambigüité sur ce point, « les hommes étaient montés comme des ânes et éjaculaient comme des chevaux » (Ezéchiel 23 – 20).

 

Pour saisir le pouvoir de la déesse, c’est du côté du tantrisme qu’il faut nous tourner, car c’est lui qui donne un indice sur son pouvoir : « Shiva, quand il est uni à Shakti, est capable de créer ; mais sans elle, le dieu est incapable même de se mouvoir ».

 

Lorsque le dévot, face à Mylitta (ou Mithra, Adon ou Baal-Astarté), voulait démontrer et prouver l’intensité de sa dévotion à sa déesse, il lui dévouait sa sexualité et pour le prouver, faisait le sacrifice de son sexe ; ou bien, utilisait son sexe comme moyen du sacrifice. Il lui faisait l’offrande de sa propre luxure, « Elle » dont les affaires concernaient en outre la prostitution dite « sacrée », lui dédiait ainsi toutes ses pratiques dans ce domaine. Bien sûr, une représentation sous la forme d’un tableau ou surtout d’une sculpture figurait la déesse mais une femme en chair et en os, bien souvent une prostituée ayant beaucoup d’expérience, elle-même accompagnée d’autres femmes pareillement expérimentées, l’incarnait et s’autorisait à ce titre à toutes les excentricités, « car la divinité peut tout se permettre ; point de limite, point d’entrave pour elle ».

 

 pentagramme-veh-nox.jpg

 

(Des Gnostiques adorateurs du Serpent, dont les usages autant sacrés que libertins attestent qu’ils avaient pour origine l’Orient, rendaient un hommage à leur divinité Sophia d’une même façon parfois que celle décrite auprès de la divinité babylonienne. Sophia* était nommée aussi Prunikos ou la « Concupiscente », assimilée avec Vénus, décrite comme la « plus belle femme au monde » ; et, ses dévots, si redevables à elle pour son don de la Gnose, avaient conscience aussi qu’elle leur avait donnés en même temps le sexe, que celui-ci participait ainsi d’une mystique dont le sacrifice était celui de leur luxure.

 

Sophia

 

 

 

 

a

y

f

v

w

1

10

80

6

300=397

Conversion At-Bach

 

 

 

 

t

m

v

f

b

400

40

6

80

2=528

Baphomet

 

 

528-397=131

Pan

 

Certains étudiants en kabbale croient possible que le nom « Sophia », converti par At-Bach, devient Baphomet, qu’ainsi derrière la femme se cache la puissance du bouc lascif ou bien qu’il émet ses effluves par elle. Dans ce cas, si telle guématrie serait attestée, nous ajouterions que Baphomet ayant pour nombre 528, Sophia 397, la différence permet de trouver le grand arcane secret : ce nombre est 131, nombre de « Pan » (comme de Samaël), et Pan fut effectivement l’Idole de ces Gnostiques.)

 

phallus-mullos3-n-pal.jpgMonsieur Lajard écrit : « L’adoration du ctéis n’a pas cessé d’être en usage dans certains groupes cultuels d’Orient, notamment dans une localité célèbre autrefois par le culte dont Vénus y était honorée. Dans leurs vêpres secrètes, ils rendaient un culte aux parties sexuelles de la femme, dont les cérémonies révoltent par leur obscénité. Chaque initié, après avoir accompli les sept prescriptions appelées « colonnes » ( ?), était obligé de faire une confession générale, et que le plus grand de tous les péchés était la fornication avec les « sœurs » ou les « initiées ». Mais chez les Nozaïriens, qui ont conservé la cérémonie de l’adoration du ctéis, la cohabitation charnelle était considérée comme le seul moyen par lequel pouvait s’accomplir parfaitement l’union spirituelle ». Nous trouvons pareille adoration du yoni chez les mystiques tantriques, dont la représentation figure Shakti*. Nous reprenons : « Dessiné sur le cône, précisément auprès de cette moitié de l’image de Mylitta (androgyne) qui appartient au sexe masculin, le ctéis semble, par cette position, y indiquer quel sacrifice particulier cette divinité exigeait de ses nombreuses sectatrices, en même temps que ses prêtresses juraient, au pied de ses images ou de ses autels ».

 

(* Le même auteur écrit à son époque, à propos de quelques pratiques tantriques dont il a eu l’écho : « Le symbole de la roue paraît avoir également joué un rôle important dans les doctrines bouddhiques, comme attribut caractéristique du destin et de la destinée ou du sort. J’en dis autant du chakra, ou « roue de la félicité », dont il est fait une mention spéciale dans les récits des auteurs indiens qui sont relatifs aux fornications spirituelles et charnelles que pratiquent, dans leurs cérémonies religieuses secrètes, les sectateurs de Shiva appelées Vâmî ou Vâmâchâris (Vamachara) ».)

 

phallus-mullos2.jpgSi le pôle masculin représente la virilité, le pôle féminin la luxure, d’un point de vue mystique, le premier incarne le « pouvoir », le second la « puissance ». Ces deux mots se trouvent respectivement, sur l’Arbre Séphirotique, dans les Sphères Hod (dont la planète est Mercure) et Netzah (dont la planète est Vénus). Shakti, dont la figure est le yoni ou ctéis, est aussi la « puissance ».

 

« La simplicité des termes dans lesquels Hérodote et quelques autres auteurs grecs parlent de ces deux coutumes, le fait de considérer comme consacré le ctéis lorsqu’il est pénétré par le phallus, et les observations qui se rapportent aux cérémonies, nous conduisent à présumer que, primitivement, des idées d’un ordre religieux et élevé pouvaient donner toute la valeur d’un sacrifice à une obligation qui, par un déplorable abus qu’il eût été facile de prévoir et plus sage de prévenir, dégénéra, dans la suite, en de honteuses prostitutions ».  

 

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 16:19

(Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones…  »)


« L’air est plein d’une innombrable multitude de peuples de figure humaine, un peu fiers en apparence, mais dociles en effet : grands amateurs des sciences, subtils, officieux aux sages, et ennemis des sots et des ignorants. Leurs femmes et leurs filles sont des beautés mâles, telles qu’on dépeint les Amazones.

 

(…) Ecoutez donc jusqu’à la fin, et sachez que les mers et les fleuves sont habités de même que l’air ; les anciens sages ont nommé Ondins, ou Nymphes, cette espèce de peuples. Ils sont peu de mâles, et les femmes y sont en grand nombre ; leur beauté est extrême, et les filles des hommes n’ont rien de comparable.

 

(…) La terre est remplie presque jusqu’au centre de Gnomes, gens de petite stature, gardiens des trésors, des minières et des pierreries : ceux-ci sont ingénieux, amis de l’homme, et faciles à commander. Ils fournissent aux enfants des sages tout l’argent qui leur est nécessaire, et ne demandent guère pour prix de leur service, que la gloire d’être commandés. Les Gnomides leurs femmes sont petites mais fort agréables, et leur habit est fort curieux.

 

(…) Quant aux Salamandres, habitants enflammés de la région du feu, ils servent aux philosophes : mais ils ne recherchent pas avec empressement leur compagnie ; et leurs filles et leurs femmes se font voir rarement. (…) Les femmes des Salamandres sont belles, et plus belles même que toutes les autres, puisqu’elles sont d’un élément pur. Je ne vous en parlais pas, et je passais succinctement la description de ces peuples, parce que vous les verrez vous-même à loisir et facilement si vous en avez la curiosité. Vous verrez leurs habits, leurs vivres, leurs mœurs, leur police et leurs lois admirables. Vous serez charmé de la beauté de leur esprit encore plus que de celle de leur corps » (Comte de Gabalis – Entretiens sur les sciences secrètes).

 

Combien, parmi tous ces gens titrés de mages ou sorciers, enseignèrent-ils qu’il est possible de soumettre ces entités subtiles pour obtenir ce que l’on veut, alors que l’intelligence mystique imposât davantage au dévot se soumettre à eux. En effet, Paracelse ne dit-il pas d’eux « que nous sommes leurs fils » : « L’homme est le fils des élémentals d’où est née son âme » (Paracelse – De Fundamento Sapeintiae). Et Madame Blavatsky de compléter : « Ils ont, par conséquent, le contrôle des choses mondaines et nos corps leurs servent d’instruments ». (HPB – Doctrine secrète 1 ; p.287)

 

élémentals & correspondances

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 16:05

(Suite du chapitre « Anatomie de la femme par des diaboliques »)

 

L’enseignement occulte au sujet des Nymphes ou Ondines leur accorde une puissance esthétique doublée d’un pouvoir d’attraction redoutable. Rappel sur ce qu’écrivait Collin de Plancy à leur sujet : « On rapporte alors qu’il n’est pas impossible que des Sylphes, des Gnomes, des Salamandres ou des Nymphes entendent commercer avec des hommes et connaître des unions. On conçoit par là que ces êtres se plaisent parmi nous quand nous les appelons. Les kabbalistes assurent que les déesses de l’antiquité, et ces Nymphes qui prenaient des époux parmi les hommes, et ces démons Incubes et Succubes des temps barbares, et ces fées qui, dans le moyen âge, se montraient au clair de lune, ne sont que des Sylphes, des Salamandres ou des Ondins. Parmi les Sylphes, nous trouvons les Satyres ». Le comte de Gabalis précise : « Ecoutez-donc jusqu’à la fin, et sachez que les mers et les fleuves sont habités de même que l’air ; les anciens sages ont nommé Ondins, ou Nymphes, cette espèce de peuples. Ils sont peu de mâles et les femmes sont en grand nombre ; leur beauté est extrême et les filles des hommes n’ont rien de comparable ».

 

Le tantrisme évoque ces entités sous le nom de Dâkinî, parfois « Nagy Apsara » (Serpentes de l’Eau), mot sanscrit mais dont les origines peuvent le faire se rapprocher du mot arabe « Djinn » et du mot oriental « Dag » pour « poisson », un dieu ressemblant à un poisson s’étant fait appeler « Dagon ». « Djinn » s’écrivant textuellement « ginn », on obtient par l’union « Dag-ginn-ia » au féminin, mot dont le nombre est 83 (hynygad).

 

Dans le règne infernal, la Nymphe ou Dâkinî prend la forme d’une démone redoutable et prend le nom et la figure de Lilith. Le fameux conte mettant en scène Lilith rend compte « d’innombrables » démons qui l’accompagnent : « (…) Et lorsque le miroir fut enlevé de la maison hantée, la démone vint avec lui. Car, chaque miroir est une porte vers l’autre Monde et est directement relié à la grotte de Lilith ; la grotte où elle eut ses ébats avec ses amants démons. De ces multitudes d’unions, des démons naquirent, qui affluent de cette grotte et s’infiltrent dans le monde. Et lorsqu’ils veulent revenir, ils entrent simplement dans le miroir ». (Howard Schwartz – Les contes juifs du surnaturel ; Harper & Row, San Francisco, 1988) (cf. chapitres « Les milles masques de la Maîtresse (Prêtresse de Lilith) » ; et Le « Miroir »)

 

Par extension, les diaboliques imaginent que le miroir est le sexe féminin, qui a pour forme visible celle de la grotte et où l’on apprend alors qu’elle est un passage pour les démons qui son ses amants, où ils entrent dans ce monde en grande affluence puis retournent de leur côté. Pour cela, les quelques études médicales servant leurs recherches aidèrent à penser que le sexe féminin, puisqu’il est une réplique physiologique à la ressemblance d’une tête de bouc - ou de bélier (la lettre « Hé » qui signale le « féminin » correspond au Bélier dans les arcanes du Tarot) -, le dévot qui l’idolâtrait sacrifiait directement devant Satan lui-même (ou Lilith).     

 

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Le sexe féminin idolâtré, c’est possible ; nous reprenons un précédent propos : « Il existe entre Zohaub et Kermanshah un peuple appelé Nesserah, lequel, comme celui qui, en Syrie, porte le même nom, pratique le culte du sexe de la femme et célèbre les cérémonies rappelant les anciens mystères de Vénus » (note d’Edward Sellon – Francis King – Esotérisme et sexualité). L’auteur cité évoque la Syrie antique et nous savons, d’une lilith et astartépart, que la Vénus grecque vient de cette terre, sous son nom Aphrodite ; que des pratiques dites religieuses mais décrites comme des débauches avaient lieu comme c’est raconté pour la secte des Aphaques, par exemple. Ensuite, le nom même de ce peuple est révélateur : « Nesserah ». Il existe, en effet, ce mot réécrit « Nessirah » (Nun – Samech – Yod – Resh – Hé) en hébreu dont l’enseignement kabbaliste dit : « signifie « séparation ». Adam et Eve ont été initialement créés comme une entité simple, faite d’éléments masculins et féminins, connectés dos-à-dos. La Nessirah est le processus de séparation en deux entités indépendantes, afin qu’ils puissent s’unir face à face ». D’où la « Nessirah », dont le chiffre est 325, est la « fente », assimilée physiquement au sexe féminin. En conséquence, ce peuple « Nesserah » est nommé ainsi parce qu’il vouait un culte à la « Matrice », il est donc un précurseur dans la dévotion portée à Vénus sous sa figure d’un sexe féminin. Au point que Kâlî, Durgâ en Orient, Hathor, Ishtar ou Astarté avaient pris figure de dominatrice.

 

kali overblog

 

Idem chez l’Impératrice Messaline, dont certains mages racontent qu’au cours de ses Bacchanales, elle amenait les mâles très membrés, en compagnie desquels elle sacrifierait pour Priape, enchaînés l’un derrière l’autre, chacun entièrement nu, et qu’elle tirait devant comme une femme traîne un chien par la laisse.  

 

Comme « Nessirah », nous trouvons « Belphégor » ou plus précisément « Ba’al Peor ». Edward Sellon juge probable que « Ba’al » correspond au pôle masculin et que « Peor », signifiant « ouverture » - d’où la bouche ouverte de Belphégor – se rapporte au sexe belphegorféminin. D’où que le culte comprend autant une idolâtrie au Phallus qu’au Mullos. Collin de Plancy, par Leloyer, entend traduire « Peor » par « fendasse » et « crevasse », deux termes volontairement peu élogieux mais excluant toute ambigüité. Ce qui signifie que le culte de Ba’al Peor glorifiait autant le Phallus que le sexe féminin, que des magiciennes (sorcières du moyen âge) et autres courtisanes devaient porter ce dernier comme un emblème des plus puissants. Les diaboliques, constatant combien une femme attirante peut persécuter l’esprit des mâles au point d’en faire ses esclaves, en déduisirent, sur un plan mystique, que le sexe féminin est un symbole de la toute-puissance, en firent un préservatif ou pentacle efficace pour les opérations magiques.

 

edward sellonNous le savons par ailleurs, AO signifia, dans l’antique temple de Seth, autant le « pouvoir féminin » redoutable que la luxure de l’âne ou que le mot de « taureau », emblème viril de la génération et symbole, comme le bouc, de la puissance sexuelle qui est celle de la Bête ou « Heith ».

 

Comme les antiques kabbalistes avaient l’art de personnifier les forces occultes, des diaboliques donnèrent divers noms à cette force foudroyante dont le sexe féminin devint le meilleur emblème, l’appelant Astarté ou Hathor, jusqu’à devenir Lilith en persona, tant cette dernière, héritière des Perséphone et autres divinités étant descendues en enfer, correspondait au rôle qu’on lui attribuait désormais, en qualité d’ex-courtisane et plus célèbre recrue déchue dans les ténèbres.

 

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(Suite au chapitre « Comte de Gabalis et les élémentals ; magie élémentaire »)

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Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


 

 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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