Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 14:56

Les uns sont des dieux, les autres des démons ; et même, il est des divinités que les hommes ont fait « diable », les faisant passer de la lumière aux ténèbres. Et quel qu’il soit, il est toujours finalement identifié au même : Satan est un mais nombreux sont les démons assimilés à lui. Les Orientaux composent une mythologie permettant de seth-statue.jpg séparer les Suras (Dieux) des A-Suras (non-Dieux), ceux-là tombés en disgrâce au point d’être considérés comme des démons. Zoroastre (Zarathoustra), plus généralement la mythologie perse, exposée dans le Zend-Avesta (ou « Avesta »), avec sa propriété de distinguer le bien (Ahura Mazda) du mal (Ahriman), distingue dieux et démons, disant « les uns sont purs, les autres malintentionnés ».
Le Talmud s’inspire de l’Avesta pour enseigner sur le même mode. Stanislas de Guaïta écrit : « L’examen du Talmud porte à croire que les kabbalistes hébreux rapportèrent de Babylone ce dogme, emprunt notoirement fait à la théologie dualistique de Zoroastre. Chacun peut voir dans ce qui reste des Avestas (livres sacrés des Parses, dus au génie de cet hiérographe) l’antagonisme constant d’Ahura-Mazda typhon2.jpg ou d’Ormuzd (la Sagesse vivante), dieu du Bien, et d’Angramanyou ou d’Ahriman (le malintentionné), dieu du Mal. Chose curieuse et qui permet d’expliquer comment les rabbins, après la captivité d’Israël à Babylone, furent si pressés de voir dans l’impersonnel « Nahash » (le Tentateur de la Genèse) un être distinct et personnel, une sorte de dieu du Mal. Par une coïncidence étrange, le qualificatif que Moïse accole au substantif « Nahash » est précisément le vocable « Haroûm » (Ayin-Resh-Vau-Mem) ou « Harym », dont Ahriman ou « Harym-an », le nom mazdéen de « l’Adversaire » (Ayin-Resh-Vau-Mem-Vau-Nun) ne diffère que par l’addition de la désinence augmentative « Vau-Nun » : il n’y a donc pas seulement ressemblance, mais identité » (Stanislas de Guaita – Le temple de Satan).

 

Le prophète, emporté par l’idéal mythologique, peut bien décréter lequel des dieux est bon, lequel est mauvais au point de devenir un démon, nous qui sommes dans le concret, voulons connaître l’élément déclencheur d’une telle sanction. Et finalement, il n’y a pas lieu d’étudier trop loin, et c’est si simple, c’est encore et toujours un problème de luxure. En effet, nombre des prêtres avaient trouvé moyen de rentabiliser leur temple par la « prostitution sacrée » et certains usèrent de ces carmella-bing-et-bouc-et-baphomet.jpgpratiques tant cette affaire était lucrative. Or, c’est ici la chute.
Par exemple, nous lisons que « Seth était le dieu le plus important d’Egypte », et que les mêmes Egyptiens le dénoncent ensuite comme « démon le plus malfaisant » : paradoxe ou concours de l’Histoire ? Les différents papyrus (Papyrus Anastasi) retrouvés permettent une explication : l’original dieu Seth, époux de Nephtys, était le grand dieu tout-puissant des Egyptiens. Au point que nombre de ses sectateurs entreprirent de l’exporter à l’étranger, jusque chez les anciens Syriens, les Hyksôs et les Phéniciens ; là il connût comme maîtresses des divinités telles Anat et Astarté, et forcément son comportement devînt plus luxurieux, et lorsque celui-ci voulût rentrer en Egypte, les prêtres ne le reconnurent pas : bien au contraire, ils considérèrent qu’il était devenu tout ce qu’ils ne voulaient pas voir intégrer comme mœurs parmi leur peuple, les traits de sa personnalité reflétaient ce qu’ils étaient enclin à rejeter, et ce dieu leur parût à ce point contraire à leur mode de vie qu’il devînt le plus grand des démons.

 

Les mêmes auteurs précisent qu’il y avait des prostitutions sacrées dans le temple d’Hathor mais que les filles n’avaient pas de rapport physique avec les hommes. C’est vrai que le mot « pur » domine les incantations des prêtres égyptiens. Ils exhortent à la pureté des leurs tellement craignaient-ils la descente aux enfers de la débauche. Tandis que depuis Babylone, des mœurs légères servaient de sacrifices aux dieux et aux déesses, comme le raconte Hérodote. 

 

Prostitution religieuse

 

« Les deux sortes de prostitution, pour établir le classement le plus général qui puisse exister, sont la prostitution religieuse et la prostitution lucrative. La première peut encore se subdiviser en plusieurs catégories. Dans certains cas, les prostituées sont messaline2.jpgdestinées à rester toute leur vie au service de la divinité et à la servir de cette façon ; cette forme revêt un certain aspect lucratif, mais non-individuel, car le profit matériel des actes accomplis par ces servantes d’Aphrodite (ou d’une autre divinité) va au trésor du temple dans lequel elles servent. Dans d’autres cas, il s’agit d’un acte unique dont les motifs peuvent être expliqués par le désir d’une consécration ou encore par les restes de certains tabous primitifs.

Nous trouvons, dans les nombreuses coutumes rapportées par Hérodote, un mélange de ces différentes sortes de prostitution. Notons encore que, dans l’antiquité, la prostituée n’était pas traitée avec le mépris qu’affectent, de nos jours, certaines classes de notre société contemporaine à son égard.

Il existait, à Babylone une coutume qu’Hérodote réprouve violemment « la plus honteuse des lois de Babylone est celle qui oblige toutes les femmes du pays à se rendre une fois dans leur vie au temple d’Aphrodite pour s’y livrer à un inconnu. Les femmes sont assises dans l’enceinte sacrée d’Aphrodite, la tête ceinte d’une corde, toujours nombreuses, car si les unes se retirent, il en vient d’autres ». Ainsi, les femmes n’ont pas le droit de retourner chez elles avant qu’un homme ne les ait choisies, en leur jetant quelque argent sur les genoux, en prononçant ces mots: « J’invoque la déesse Mylitta ». Cette divinité est appelée aussi Ishtar ou Astarté, déesse de l’amour et de la guerre, une des plus grandes divinités de Babylone. « Quelle que soit la somme offerte, continue Hérodote, la femme ne refuse jamais : baal-peor2.jpgelle n’en a pas le droit et cet argent est sacré. Elle suit le premier qui lui jette de l’argent et ne peut repousser personne ». Les plus belles sont donc vite libérées et peuvent retourner chez elles, mais il en est qui restent dans le temple pendant trois ou quatre ans, sans pouvoir satisfaire à cette obligation.

Hérodote nous signale une coutume analogue en quelques endroits de l’île de Chypre. Nous savons que les temples d’Aphrodite, à Paphos et à Amathonte, abritaient des courtisanes sacrées, sans pouvoir toutefois affirmer que la même loi était en vigueur. Quel sens faut-il donner à cette coutume ? Peut-être s’agit-il d’un acte de consécration de la virginité à la divinité ; peut-être aussi faut-il y voir un acte de défloration rituelle, pratiqué dans la plupart des sociétés primitives, où la virginité était considérée avec mépris, car c’était une preuve d’impopularité ; sur la côte de Malabar, les jeunes filles ne pouvaient trouver de mari tant qu’elles restaient vierges : verser le sang d’un membre de la tribu étant interdit par un tabou (Will Durant. Hist. de la civilisation I. chap. 4. p. 85).

Il est certain que nombreux étaient les temples qui possédaient des courtisanes sacrées. Le temple de Mylitta, lui-même, avait un clergé féminin : hiérodules, courtisanes sacrées et prostituées. Le profit matériel des actes de ces prostituées bac1--bac-and-pan-.jpgallait grossir le trésor du temple. Sans aucun doute, aux alentours des temples, se trouvaient d’autres femmes, des indépendantes, en quelque sorte, qui se tenaient là parce que l’endroit était propice à leur commerce. Ces courtisanes, non sacrées, travaillant pour leur propre compte, se trouvaient parfois dans l’obligation de contribuer à l’édification de quelque monument, de même que leurs collègues des temples amassaient de l’argent pour le trésor religieux. Nous ne trouvons, dans l’Enquête, aucun renseignement sur la prostitution sacrée en Egypte, mais Hérodote nous dit dans le livre II, chapitre 64, qu’il était interdit de s’unir à une de ces femmes dans un temple.

Hérodote nous rapporte une autre coutume lydienne. « Il est vrai, dit-il, qu’en Lydie, toutes les filles se prostituent pour gagner leur dot, et ce, jusqu’au jour où elles trouvent un mari ».

Il faut reconnaître que la jeune fille lydienne y trouvait une certaine émancipation, puisque cela lui permettait de choisir elle-même son mari, ce qui était assez rare à l’époque.

Hérodote nous donne son avis sur les courtisanes de Naucratis qui sont, dit-il, « d’ailleurs, en général, fort charmantes ». Ce jugement se trouve corroboré par Sapho qui reproche à son frère Charaxos, venu livrer des vins de Lesbos à Naucratis, de s’être ruiné pour la belle Dorichè. Hérodote nous cite aussi le nom d’une autre courtisane, Archidicè qui « fut chantée dans toute la Grèce, quoiqu’elle eût moins fait parler d’elle ». Ceci nous permet de constater que la fortune, et même la gloire, pouvait s’acquérir par la prostitution ».

 

Hiérarchie des « prostituées sacrées »

 

« Hérodote n’a d’ailleurs pas du tout l’air indigné en rapportant ces faits. Les prostituées sacrées d’Ishtar appartenaient à une hiérarchie organisée, laborieusement enregistrées par les Babyloniens. Les prêtresses les plus haut placées dans la hiérarchie étaient appelées « entu », et portaient des vêtements spéciaux pour les différencier des autres. Leur coiffe, leurs bijoux et leur bâton de cérémonie priape12 priapéeétaient les mêmes que ceux appartenant à celui qui régnait, et leur statut était égal à celui des prêtres masculins.

Les « naditu » babyloniennes, en seconde position dans la hiérarchie sous les « entu », étaient prises des plus grandes familles de leur terre. En dédiant leur vie à la déesse, elles étaient supposées demeurer célibataire et sans enfant. Toutefois, les « naditu » ont joyeusement ignoré la restriction et ont vécu leur vie bien remplie et activement. Elles étaient lumineuses et futées, avec un sens considérable des affaires : « Elles achetaient, vendaient et louaient; prêtaient de l’argent et des grains ; investissaient, importaient, exportaient, traitaient des esclaves, géraient la terre et les gens, jouaient un rôle essentiel dans priape13 priapée l’économie du pays ». Sous cette caste de femmes prêtresses venaient ensuite les « qadishoth » (prostituées sacrées) et les « ishtaritu », plusieurs de celles-ci étaient spécialisées dans les arts de la danse, de la musique et du chant. Des bribes d’informations tirées de la littérature classique et de certains artéfacts, il est possible de supposer que ces femmes démontraient leur sexualité en dansant une certaine version de la sensuelle, ondulante danse du ventre. La danse est caractérisée par « des mouvements des hanches et du pelvis vigoureux, serpentins, la manipulation de voiles, une descente sur le sol et le port rituel d’une ceinture ou foulard sur les hanches, que nous pouvons lier à la ceinture, symbole emblématique d’Ishtar ».

Lors du rituel du « mariage sacré », la déesse Inanna parle à son amant :

 

« Époux, cher à mon cœur,

Belle est ta beauté, miel sucré.

Lion, cher à mon cœur,

Belle est ta beauté, miel sucré.

Tu m’as captivée, laisse-moi me tenir tremblante devant toi,

Époux, je serai prise par toi jusqu’à la chambre à coucher.

Tu m’as captivée, laisse-moi me tenir tremblante devant toi,

Lion, je serai prise par toi jusqu’à la chambre à coucher.

Ma précieuse caresse est plus savoureuse que le miel,

Dans la chambre à coucher, remplie de miel,

Réjouissons-nous de ta belle beauté,

Lion, laisse-moi te caresser.

Ma précieuse caresse est plus savoureuse que le miel ».

 

Le « mariage sacré »

 

Le mariage sacré entre la prêtresse et le roi était le plus solennel de tous les rituels religieux mésopotamiens. À travers cet acte, la fécondité et la joyeuse force de vie de la déesse étaient honorées, et apportées afin de vivifier la terre et le peuple. Sa bénédiction était conférée sur la terre elle-même et sur le roi régnant. Sans son priape9 priapéemariage avec la déesse, sous l’incarnation de sa prêtresse, le roi n’était pas considéré comme tel ou apte à régner sur son peuple. Sa puissance temporelle était inextricablement liée à sa prouesse physique et à l’écoute de ses énergies sexuelles instinctives.

 

Le Nouvel An, le « jour des rites », était un temps à part pour les célébrations extatiques et hédonistiques. En Mésopotamie, le Nouvel An tombait au moment de l’équinoxe de printemps (signe du Taureau, d’où l’emblème du taureau comme représentation du dieu (Osiris, Bacchus, etc.)), où la terre s’épanouissait à nouveau. Dans une fête de plaisir collectif durant plusieurs jours, le peuple vénérait la nature divine de la joie sexuelle. Tout était conçu pour éveiller les sens, les hommes et les femmes étaient baignés et leur peau ointe d’herbes et d’essences. Ils assombrissaient leurs paupières et peignaient leur visage et se paraient de bijoux. Des lotions odorantes étaient utilisées pour boucler leur chevelure foncée. Parés de leurs plus beaux atours, ils portaient un toast à la déesse et à son époux avec du vin, et performaient des danses serpentines, circulaires sous la musique envoûtante des lyres, flûtes et des tambours. Des sacrifices et libations était offerts et l’air lourd et parfumé de cannelle, d’aloès et de myrrhe. À Babylone, un grand bûcher d’encens brûlait en haut de la légendaire pyramidale tour de Babel. Au point culminant de ce carnaval, le roi approchait le temple, apportant des offrandes d’huiles, d’épices précieuses et de nourritures tentantes pour Inanna/Ishtar. Les foules dans l’enceinte du temple chantaient des poèmes sacrés érotiques, créant ainsi une atmosphère hautement chargée d’anticipation sensuelle et de participation v-nus-mylitta-babylone-overblog.jpgmystique. Dans ces poèmes, la déesse (et par extension la prêtresse qui l’incarnait), se préparait pour sa nuit de noces avec grands soins :

 

« Quand pour le taureau sauvage, pour le seigneur, je me serai baignée, quand pour le berger Dumuzi, je me serai baignée... Quand avec l’ambre j’aurai enduit ma bouche, quand avec le kohl j’aurai peint mes yeux... »

 

Le mariage sacré avait lieu au cœur du temple, où le roi attendait que la déesse/prêtresse l’approche et le reçoive. Un poème décrit comment la profonde signification religieuse de leur union donnait « le trône dans le grand sanctuaire » aussi glorieux que la lumière du jour, et transformait le roi, qui devenait « comme le dieu-Soleil », littéralement et symboliquement illuminé. La passion d’Inanna est décrite dans une ravissante poésie. Les hymnes et les poèmes érotiques sacrés de la Mésopotamie célébraient la sexualité d’une façon qui révérait son pouvoir, ses inspirations  et ses qualités transformatives. C’est l’indivisible fusion du sexuel et du spirituel qui a formé le cœur de leur religion. Le sensuel texte suivant décrit la divine relation sexuelle d’Inanna et de Dumuzi - la consommation de leur mariage sacré. C’est une continuation des lignes citées plus haut, et traduit des Cylindres de Gudea, ensi (gouverneur) de Sumer (3000 avant l’ère chrétienne) ».

 

(Nous trouvons pareil rituel chez nombre d’empereurs romains, et des chefs de guerre, qui, soucieux d’avoir des origines divines, consommaient de ce genre de « mariage sacré ». Priape (Bacchus en érection) était célébré au printemps et à chaque nuit de la Lune Noire ; un public entourait une tente gardée, et une cérémonie imposante voyait l’empereur s’introduire à l’intérieur pour célébrer le dieu en s’unissant à la prêtresse, une prostituée du temple. Pour moquer le rite, une version érotico-parodique intitulée « Les folles nuits de Caligula » de 1977 réalisée par Roberto Montero montre « Caligula ne parvenant pas à satisfaire une jeune vierge au cours d’une cérémonie dédiée au dieu Priape, se déroulant sur le mont Phallus.)  

 

Aphrodite : Pandèmos et Uranie, Etaira et Pornê

 

« Aphrodite n’a donc pas échappé à la loi qu’elle fait régner sur les dieux et sur les hommes, châtiant cruellement tout être qui refuse de s’y plier.

callipyge1 Cruelle et douce à la fois, dispensatrice de tourments et de bonheur, Aphrodite est une puissance invincible ; un poète la fera même triompher de la mort, quand il évoquera les amoureuses errant aux Enfers, dans les bosquets de myrte, toujours en proie à leur souci.

 

Aphrodite se présente aussi à nous avec le caractère moins tragique d’une simple divinité du plaisir. Une interprétation postérieure a spécialisé dans cette fonction la Pandèmos, mise dès lors en opposition radicale avec Uranie, la déesse de l’amour noble et pur, bien que cette opposition d’ordre moral ne repose sur aucun fondement mythologique. A titre de déesse du plaisir, Aphrodite était entourée, en Grèce, comme en Asie, d’hiérodules qui se prostituaient aux visiteurs des temples.

L’argent gagné de la sorte enrichissait le sanctuaire de la déesse, ou servait à la constitution d’une dot.

Les jeunes filles feront alors un séjour plus ou moins long auprès de la déesse ; les femmes y viendront également, et bientôt les unes et les autres seront remplacées par des esclaves appartenant au temple, véritables professionnelles de l’amour. C’est ce que nous voyons en Sicile, sur le mont Eryx, et à Corinthe ; dans ce dernier lieu, plus de mille jeunes femmes étaient consacrées à Aphrodite et enrichissaient le sanctuaire aux dépens des étrangers.

Simonide composa une épigramme en leur honneur, et Pindare ne dédaigna pas de les chanter, à propos d’une troupe d’hiérodules offerte par un Corinthien, victorieux à Olympie. Rappelons enfin qu’à Athènes un lien particulier unissait les hétaïres au culte d’Aphrodite Pandèmos.

 

C’est ainsi qu’Aphrodite, parfois nommée « Etaira » (« hétaïre ») et Pornê, devint la patronne des courtisanes ; celles-ci la glorifient par leurs charmes et les passions qu’elles allument ; elles sont ses prêtresses, usurpent même son nom et ses honneurs. A l’époque où l’art, répudiant la gravité religieuse du passé, ne songe plus qu’à représenter dans Aphrodite la perfection de la beauté féminine, Praxitèle et Apelle s’inspirent de célèbres hétaïres ; Phryné jouait à l’Anadyomène, en se jetant toute nue dans la mer, aux yeux d’un peuple émerveillé ».

 

(Ainsi, dans ce temple, Vénus Aphrodite, ex-Astarté, était invoquée par ses sectateurs du nom de « Pornê », qui, outre d’être une prostituée, signifie « forniquer ». Ce qui signifie en français qu’il s’agissait de la déesse « Fornication ».

Les kabbalistes noirs connaissent, pour leur part, un serviteur de l’ange Anaël, maître papus-anael-porna.jpgde Vénus, nommé Porna (Pornê), esprit du Sud et du Feu. Anaël est Suroth dans la mystique égyptienne des « Treize-douze », ces divinités du second ordre. Comment la déesse devient-elle un esprit mâle ?
Peut-être un début de réponse dans l’affirmation suivante : « Tandis que Virgile a très savamment dit, « ducente deo, non dea », Calvus, d’après Acterianus, assure qu’en parlant de Vénus on doit dire, « pollentem deum Venerem » (le puissant dieu Vénus) et non pas « deam ». En effet, les Cypriens donnent à la déesse la taille d’un homme, de la barbe, un sceptre, avec des habillements de femme, et lui attribuent les deux sexes. Aristophane la nomme Aphrodite, et Laevinus dit : « Il adorait donc le bienfaisant Vénus, soit comme dieu, soit comme déesse, telle qu’est en effet la Lune, flambeau des nuits ». Philocorus, dans son Attis, soutient que Vénus est la même que la Lune, et que les hommes lui sacrifient habillés en femmes, et les femmes habillées en hommes, parce qu’elle est réputée mâle et femelle ».)

 

Rares demeuraient donc les temples exempts de toute souillure prostitutionnelle et ce furent ceux-ci, dont les Génies gouvernaient les lieux silencieux, qui furent, par leurs prophètes, ordonnés au rang de « Dieux » ; tandis que ceux des divins qui avaient vu leurs lieux de culte profanés par des prostitutions sacrées toujours plus osées parce que plus rentables étaient relégués au rang des Démons, des Adversaires qui n’en firent bientôt plus qu’un, Satan.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 11:16

 

pentagramme-typhon-seth.jpg

Voici d’abord l’invocation originale traduite du grec.

 

Texte original tiré de « Lettres relatives aux monuments gréco-égyptiens du musée d’antiquités de Leide ; Lettres à M. Letronne sur les papyrus bilingues et grecs ».

 

Je T’invoque, toi qui es dans le vide, vent, ou terrible, invisible,

Tout-puissant dieu des dieux, toi qui détruis et qui rends désert,

(Je T’invoque) moi qui hais une maison (une famille) florissante,

Comme tu as été expulsé de l’Egypte et du pays étranger.

Tu es surnommé « celui qui ébranle tout, et qui n’est pas vaincu ».

Je T’invoque, Ô Typhon-Seth !

J’accomplis les cérémonies magiques parce que je T’invoque par ton propre nom,

en vertu desquels tu ne peux pas refuser d’exaucer. (Suivent les épithètes non grecques)

Viens à moi entièrement, et marche et renverse un tel et une telle par la gelée et par la chaleur.

Il m’a fait injure et il a versé le sang du phyon* chez lui ou chez elle : et c’est pour cette raison que je fais ces (cérémonies) profanes.

 

(* Le mot « phyon » n’est pas traduit par le professeur car il n’est pas grec. On le croirait dérivé du copte ou employé comme verbe « verser », si l’expression usitée du langage alexandrin, « verser le sang de – pour tuer », ne donnait pas lieu de conjecturer, que « phyon » pourrait bien être un substantif signifiant quelque être vivant ou même un nom propre d’homme.)

En magie, il est donc possible qu’au lieu du mot « phyon », le mage mette le nom de la personne ayant subi des dommages et réclamant réparation.

 

Nous ajoutons cette autre remarque sur cette invocation, mentionnée dans « Les recherches sur le dieu Seth » par M. Chabas : « Cette invocation introduit des formules multipliées à l’infini comme les besoins et les passions des hommes ». Peut donc être utilisée pour tous les rituels.

 

Voici à présent la version remaniée et moderne de l’invocation, avec le nom magique.

A noter que le nom Typhon-Seth (Typhon-Setan) écrit en hébreu, inscrit autour du bouc du pentagramme, totalise le fameux nombre 666.

 

 

tableau seth« Ô Toi qui hais, parce que tu as été chassé,

Je T’invoque, tout-puissant souverain,

Toi qui séjournes dans l’air vide,

Toi l’Effroyable, l’Invisible, le Tout-Puissant,

Le Démon des Démons, le corrupteur et le dévastateur…

Toi qui ébranles tout ce qui n’est pas vaincu !

Je t’invoque, ô Typhon-Seth !...

Vois : j’accomplis les rites prescrits par la magie,

C’est par ton vrai nom que je te somme,

Dans lequel tu ne peux refuser de m’entendre :

 

Io Erbëth Io Pakerbëth Io Bolkoseth

Io Patathnax Io Soro

Io Neboutosoualeth

Aberamenthoouth Letherxanax

Ethrelthuooth

Namareba Aemina

 

Viens donc à moi franchement, car tu ne peux me refuser…

Et moi aussi, je hais telle maison qui est prospère,

Telle famille qui est heureuse : sus contre elle, et renverse-là, car elle m’a fait injure ! »

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 11:20

La sentine fait mal, le ciel tourne ; on vomit.

Sur les pas d’un amant le cœur se raffermit.

La plus timide alors affronte les orages ;

messaline3 affiche ssSes mains ne craignent pas de toucher les cordages ;

Elle parcourt le pont, se plait à voir les flots,

A causer, à manger avec les matelots.

   

Mais est-il donc si beau, si brillant de jeunesse,

Celui dont Hippia daigne être la maîtresse ?

Qu’a-t-elle vu dans lui, pour supporter l’horreur

De s’entendre nommer la femme d’un lutteur ?

Déjà Sergiolus a droit à la réforme :

Vieux et privé d’un bras, une tumeur énorme,

Du milieu de son front de rides sillonné,

S’aplatit sous son casque et descend sur son nez,

Et de ses yeux que ronge une humeur épaissie,

Distille incessamment une immonde chassie.

Il est vrai; mais que dire ? Il est gladiateur ;

Le fer remplace tout, beauté, grâce, fraîcheur ;

C’est au gladiateur qu’Hippia sacrifie

Son époux, ses enfants, sa sœur et sa patrie.

 

Messaline

 

Vois les affronts de Claude : à peine il s’assoupit :

Sa femme qui l’observe et que l’ombre enhardit,

Seule avec une esclave, auguste courtisane,

messaline2 ssS’échappe, et, pour cacher un rang qui la condamne,

Sans bruit, le front voilé, trompant tous les regards,

Préfère un lieu d’opprobre au palais des Césars.

Noble Britannicus, c’est là que toute nue,

D’un simple réseau d’or la gorge retenue,

Sous un nom supposé, dans sa loge, à son tour,

Elle étale les flancs qui t’ont donné le jour.

Tous ceux qu’elle aperçoit, son regard les dévore ;

Elle ose les combattre et les défie encore ;

messaline4 anneka lori wagnerEt lorsqu’au point du jour il faut enfin sortir,

Lorsque le proxénète ordonne de partir,

La dernière, à regret, par l’heure poursuivie,

Elle sort fatiguée et non pas assouvie;

Pâle, les yeux éteints, elle rentre au palais,

Et du réduit impur, témoin de ses excès,

De la lampe fétide au plafond suspendue,

L’odeur à son retour sur ses pas répandue,

Jusque sur l’oreiller du stupide empereur,

De son infâme nuit va révéler l’horreur.

   

Dirai-je les transports d’une mère jalouse,

Préparant l’hippomane au fils d’une autre épouse?

Dirai-je ses poisons, philtres enchantés?

Des coupables écarts aux femmes imputés,

La débauche n’est pas le plus digne de haine ;

A de plus grands excès leur sexe les entraîne.

 

De la ville aux sept monta ont infecté les murs.

Infâme argent! C’est toi qui, servant la mollesse,

De nos antiques mœurs énervas la rudesse !

messaline1 ssC’est toi qui dans le sein d’un peuple de bergers

Répandis ce torrent de vices étrangers !

Et quels excès craindraient de commettre une femme,

Lorsqu’au milieu des nuits, dans une orgie infâme,

Elle peut, sans horreur, mêlant, confondant tout,

Des plus sales plaisirs affronter le dégoût,

Et que, d’huîtres gorgées, invoquant les bacchantes,

D’un falerne arrosé d’essences enivrantes,

Elle boit jusqu’à l’heure où les flambeaux doublés,

Se lèvent en tournant à ses regards troublés?

Eh bien ! Doute à présent des exploits de Tullie,

Des discours qu’elle tient à sa chère Julie,

De ses gestes lascifs, de son rire moqueur,

Quand elle voit l’autel de l’antique Pudeur !

C’est là que, dans la nuit, leur litière s’arrête :

000 0007C’est là qu’à s’escrimer, l’une et l’autre s’apprête.

Au pied de l’autel même à la hâte on descend :

Et, comme d’un syphon, tout à coup jaillissant,

Un double filet d’eau, prompt effet de l’ivresse,

Inonde la statue et souille la déesse.

Alors on se défie, on s’étreint tour à tour,

Et Diane est témoin de cet horrible amour.

Chacune rentre ensuite, et, d’une audace égale,

Regagne effrontément la maison conjugale.

Et toi qui, devançant le lever du soleil,

Cours de tes protecteurs saluer le réveil,

Tu foules en chemin, sur la pierre glissante,

De ces obscénités la trace encore récente.

   

De la bonne déesse on connaît les secrets ;

On connaît de l’airain les rapides effets,

000 0013Lorsqu’aux accents du cor, des femmes éhontées,

Par les sons et le vin tout à coup transportées,

En tourbillons épars, avec des cris affreux,

Ménades de Priape, agitent leurs cheveux.

Quels désirai quels élans ! Quels immondes vestiges,

Sur le parquet sali, trahissent leurs vertiges!

Des plus viles Phrynés provoquant les transports,

L’ardente Sauféia les saisit corps à corps ;

Elle emporte le prix, puis, devant Médulline,

En extase à son tour elle tombe et s’incline.

Entre elles la vigueur, en ce choc glorieux,

Égale la victoire à l’éclat des aïeux.

Ce n’est plus de l’amour une vaine peinture ;

Elles savent si bien imiter la nature,

rc26 pan titreQu’elles enflammeraient et l’infirme Nestor,

Et les sens engourdis du vieux père d’Hector.

Mais l’ardeur est au comble, et ne peut plus attendre.

De tous les coins de l’antre, un cri se fait entendre ;

Un cri de rage : ouvrez, Cybèle l’a permis;

Ouvrez, et qu’à nos yeux les hommes soient admis.

Que vient-on m’annoncer ? Quoi! Mon amant sommeille!

Allez, que par mon ordre à l’instant on l’éveille,

Qu’il accoure. Il hésite! Esclaves soyez prêts.

Point d’esclaves ! Eh bien, un rustre, un porte-faix.

Point d’homme! En son dépit, Pasiphaé nouvelle,

Un époux mugissant pourrait approcher d’elle.

 

Du bien de ses aïeux ce qui lui reste encore,

Sa vaisselle d’argent, son dernier vase d’or,

D’un imberbe histrion tout devient le partage.

La plupart à l’étroit vivent dans leur ménage ;

Mais de la pauvreté conservant la pudeur,

Aucun de ses vœux ne modère l’ardeur.

messalina13 filmLes hommes quelquefois, songeant à la vieillesse,

Prennent de la fourmi des leçons de sagesse ;

La femme ne prévoit ni la soif ni la faim :

L’or, sans qu’elle le sente, échappe de sa main ;

Et, quand il faut jouir, ardente, insatiable,

Comme si, dans les flancs d’un coffre inépuisable,

Les écus renaissaient au gré de ses désirs,

Elle ne compte pas le prix de ses plaisirs.

 

Cybèle, Priape : pourquoi ?


D’autres, dans leurs amours, consultant la prudence,

A l’eunuque impuissant donnent la préférence;

Ses baisers que sans crainte elles peuvent goûter,

Ne les exposent point à se faire avorter.

Le plaisir n’y perd rien; et quand d’Héliodore,

Au moment attendu, l’acier le déshonore,

000 0007C’est qu’à leurs yeux déjà l’homme est fait tout entier,

Et l’opération ne fait tort qu’au barbier.

L’esclave ainsi traité par sa belle maîtresse,

Eclatant de fraîcheur, rayonnant de jeunesse,

Attire tous les yeux, en entrant dans nos bains,

Et délierait le dieu qui préside aux jardins.

 

Faut-il aller au bain ? Elle s’y rend la nuit.

Au cortège nombreux dont l’attirail la suit,

Tous diriez une armée emportant son bagage.

Le tumulte, l’effroi, règnent sur son passage.

Il s’agit de suer, c’est un plus grand fracas ;

000 0015Et, quand le plomb massif a fatigué son bras,

L’adroit baigneur approche, et d’une main lubrique,

La frotte, en homme instruit des goûts de la cynique

Chez elle cependant tout souffre et meurt de faim :

Tout succombe au sommeil : elle revient enfin,

Rubiconde, brûlant d’une soif si pressante,

Que l’œnophore entier qu’à ses pieds on présente,

La bacchante, en entrant, des yeux seuls l’engloutit.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 17:18

 Seth, dieu malfaisant, dieu du mal, dieu des régions arides et stériles, pour une raison évidente et pourtant passée inaperçue par le commun des mortels, seules des études pan-homo-over-blog.jpgsociales sur l’Egypte antique permettent d’entrevoir la raison qu’il soit tant banni, maudit, est qu’il concentre sur son nom, et par conséquent dans ses temples, les lieux qui le consacraient, de tous les usages licencieux que la sexualité féconde n’entendait point dans ses arcanes, comme l’homosexualité pour premier exemple…

 

Bruce L. Gerig, dans son ouvrage « L’homosexualité dans l’Egypte ancienne » et son supplément « L’homosexualité et la Bible » tente d’étudier les mœurs en ces temps et lieux, avouant combien son travail de recherche est difficile, mais une évidence fait vite surface, que les luxures hormis celles concernant la fécondité connaissent des réticences qui les condamnent vite à une certaine clandestinité, avant cela à une forme de rejet.

Le premier signe vient de cette allégorie conflictuelle entre Seth et Horus, où le premier veut posséder le second. La plus ancienne version du contentieux entre les deux dieux est datée entre -2040 et -1670, nous lisons : « Seth dit à Horus : « Viens passer un agréable moment à ma maison » ; Horus lui répond : « Avec plaisir, avec plaisir ! » Quand vient le soir, un seul lit est établi pour les deux. Au cours de la nuit, Seth a le pénis raide qu’il vient placer entre les fesses d’Horus. Horus met ses mains entre ses reins mais prend le sperme de Seth. Horus va ensuite voir sa mère, Isis, et lui dit : « Aide-moi ! Viens voir ce que Seth m’a fait ! » Et il ouvre sa main et laisse tableau sethvoir du semen de Seth. Après un cri, Isis prend son arme et coupe la main qu’elle jette dans l’eau, et lui promet de l’aide pour en venir à bout de Seth ». Ensuite, nous apprenons qu’Horus met dans sa main une feuille de laitue et c’est sur elle que jouit Seth.

La légende veut ainsi démontrer que la pratique en question est mal considérée, même rejetée.

Dominique Montserrat soulignent que les deux dieux acceptent chacun de se connaître intimement, Horus consent volontairement à connaître des relations sexuelles avec Seth mais pas anales.

Une version plus courte de cette histoire existe, datant de -2000, avec quelques modifications : « La divinité Seth dit au dieu Horus : « Comme sont belles tes fesses, étends tes fesses… » Et Horus répond : Attention, je dirai cela… » Puis il court et dit à sa mère Isis que Seth veut le sodomiser. Et elle lui dit : « Méfie-toi, n’approche pas pour lui parler ! Lorsqu’il conversera une prochaine fois, alors tu lui feras savoir que cela est trop douloureux pour toi entièrement, puis, lorsqu’il se placera à nouveau pour te prendre, mets tes doigts entre les fesses, ainsi il jouira dans tes mains ». Semen qu’elle jette ensuite dans un ruisseau…

baphomet-mendes3.jpgPlus tard, Seth se vante aux dieux qu’il a pris Horus par derrière, ce que ce dernier vient à nier.

 

(C’est l’exacte même histoire, astucieusement transposée, de ce qui arrive dans la contrée de Lot, et les pratiques, condamnées par l’Eternel, sont les mêmes. Dans cette histoire biblique, les experts s’accordent pour dire que les hommes invoquaient dans cette cité nommée Sodome le dieu Bélial, et que c’est pour cette raison qu’il serait devenu le « démon des pédérastes ».)

 

Cette histoire de famille entre Horus et Seth suggère qu’à une certaine période de l’Histoire, l’usage qu’un homme était pris par derrière ou forcé d’être pris, dans le cadre d’un sacrifice, fut considéré comme humiliant et honteux. Bien qu’en même temps, le désir homosexuel était évoqué ouvertement, et des hommes s’engageaient dans des relations de ce type.

 

Les étudiants de ce sujet s’accordent à croire que c’est au huitième siècle avant J.-C. qu’un rejet de ces nombreuses pratiques perverses accréditées à Seth jetèrent un trouble et furent jugées immorales, dès lors Seth devint le dieu « des tempêtes et de la violence ».

 

Le célèbre Livre des Morts, empreint d’une solennité puisqu’il est le guide pour l’au-delà, marque, à la manière des dix commandements, les péchés dont il faut s’excuser, et éviter de les commettre durant sa vie, comme « ne pas commettre de meurtre », « ne pas blasphémer un dieu », etc. Jusqu’à trouver cette recommandation : « Je n’ai pas eu de relations sexuelles avec un autre homme », traduit également : « Je n’ai pas pénétré sexuellement un autre homme ». Ainsi, l’acte entre comme une faute, qui contraint celui qui le commet, de rendre des comptes à Osiris lorsqu’il franchit l’au-delà.

 

L’homosexualité vient, à cette époque, à être interdite à Memphis ; un sanctuaire vient à inscrire sur le fronton d’un de ses nomes : « Par ma face derrière moi, je n’ai pas été perverti, je n’ai pas eu de relations avec un homme (ou des hommes) » ; « Réjouis-toi, toi dont le visage de derrière, n’a pas été rendu impur car tu ne t’es pas allongé avec des hommes ».

 

(A noter, dans le satanisme médiéval, le fameux Sabbat, que le Diable Satan, et d’autres comme Léonard, sont pourvus d’un visage au derrière, une vraie face, sans doute alors parce que les lecteurs des textes anciens avaient pris au mot ces écrits égyptiens s’ils les connaissaient ; et qu’ainsi, ce simulacre d’un visage à cet endroit ne pouvait correspondre au final, qu’à l’acceptation de l’acte qui le concerne et qui était le gage du Diable par excellence.)

 

Au temple de Min, dieu montré avec un pénis en érection, Bunsen montre qu’une Min-overblog.jpg gêne pour cette divinité commença à venir au peuple du seul fait de sa représentation, et sachant qu’en son temple des mœurs libertines avaient lieu, bien qu’il est probable « que les actes homosexuels étaient mal vus compte tenu qu’ils s’apparentaient à la stérilité ».

 

« L’enseignement de Ptahhotep Vizir », datant entre -1991 et -1785 avant J.-C., se veut un guide moral, plutôt orienté vers une quête de pureté, recommande de « ne pas copuler avec un homme qui fait la femme, car son corps ne sera pas calmé, ne soutenez pas son désir ».

 

Surprenant que Seth ait hérité de ces perversions, alors qu’il fût à l’origine l’un des grands dieux du monde égyptien antique, et que, étant sans doute un avatar de Saturne, ou Stur, et dont les spécialistes en langues approchent du mot « Sator » signifiant le « prolifique », « celui qui engendre ».

Comment le principal fécondateur de ce bas monde peut-il devenir pour les hommes, le « maudit » des dieux, le plus malfaisant ? Bien sûr, maître de la magie noire, il ne pouvait qu’endosser cet habit sombre. Mais il est possible qu’il gagna sa reconnaissance de sorcier noir qu’après être devenu ce « maudit », et s’il l’est devenu, c’est sa condition sexuelle qui lui a apporté ses galons de damné.  

 

De fait, prétendre que le dieu Seth pratique l’homosexualité et que c’est pour cette raison que les Egyptiens moralistes finirent par en faire un divin « malfaisant » est restreindre son caractère licencieux. Plutôt, c’est la pratique entre hommes qui fut rejetée par les Egyptiens et, parce qu’en même temps, le dieu Seth gagnait en mauvaise réputation, on lui ajouta ce vice. Et pour préciser son caractère luxurieux, nous soulignons qu’il souhaitait connaître les hommes non pas parce qu’il était homosexuel mais parce qu’il voulait tenter toutes les expériences possibles et inimaginables. C’est ici son vice, c’est là son tort.

Comment pourrait-il n’être qu’homo, lui qui est l’époux de Nephtys en Egypte, et ailleurs amant d’Anat et d’Astarté, et Bastet à son tour, une énième forme d’Astarté.

Pour « Bastet » (Beth-Samech-Tav-Tav) (862), il semble que le nom original était « Bast » (Beth-Samech-Tav) (462), les Egyptiens lui ayant ajouté un hiéroglyphe pour préciser la prononciation du son final. La divinité avait son temple, mais elle pouvait aussi avoir son lieu de dévotion dans celui de Seth (Samech-Tav), car, justement, « Bast » (Beth-Samech-Tav) pourrait se traduire « fille Seth », comme s’il s’agissait du dieu sous sa forme féminine ou bien effectivement, sa fille, ou son alter ego.  

 

Il est des savants qui disent, « comme Pan est Hermès en érection, comme Priape est Bacchus en érection, Seth est Thoth en érection » ; Thoth, l’ancien scribe et magicien, dieu de la Lune, dieu des anciens, puis nié et renié, apparut sous sa forme teth-serpent-lion--liphas-l-vi.jpgphallique en Seth, d’abord adoré, puis, comme il usait de magie noire et de sorcelleries morbides, car Thoth se vengeait, Seth devint maudit puis clandestin. Si cette affirmation est exacte, alors elle explique que nous retrouvons dans « Seth » et « Thoth » cette même racine « Teth » qui est le « serpent magnétique », et nous mène, une fois encore, vers ce serpent Ob, dont la partie influente et subtile sommeille, s’éveille et s’émancipe par la femme et dont la représentation symbolique physique est l’organe génital mâle.

 

Ces mêmes savants, si nous voulons bien les suivre, enseignent que le règne d’Hermès est Mercure, qu’il est dieu supérieur mais lorsqu’il est en érection, il est Pan, dieu inférieur, ce qui signifie qu’il est Samaël chez les kabbalistes noirs, puisque ce dernier est Maître en Mercure également et qu’il est mentionné dans l’Arbre Qliphotique des Démons. S’il en est bien ainsi, alors Asmodée le vénusien est Priape, asmod-e1-couleur.jpgcomme ce dernier est l’inférieur de Bacchus, dont ces experts commentent que son règne est en Vénus. De ceci, Le Sage, dans « Le Diable boiteux » précisait « qu’Asmodée est Cupidon » : or, la « Biographie universelle ancienne et moderne » souligne que Cupidon n’était autre, à son origine, que Priape, et qu’en distinguant la séduction du rapport physique, les mythologues conçurent deux divinités Cupidon et Priape.

Ceci est soutenu par Collin de Plancy dans son « Dictionnaire infernal », bien qu’un Asmodée ait été adoré dans le désert sous la forme d’un serpent. Sur ce point, l’abbé Hédelin d’Aubignac, dans « Des satyres brutes, monstres et démons » (Editions Jérôme Millon) assure que « les satyres étaient toujours célébrés dans les déserts, les lieux éloignés des villes et des populations, les endroits arides » (cf. Esaïe 34 – 13/15). D’où qu’Asmodée pouvait être adoré comme un serpent ou un bouc. Et qu’en vertu des nombreux cultes phalliques, Stanislas de Guaita, évoquant Marcion* et asmod-e-over.jpgsa secte des Ophites dans « Le Temple de Satan », insiste pour dénoncer du prêtre qu’il adorait le serpent sous la forme d’un phallus. Collin de Plancy, évoquant cet Asmodée sous la forme d’un serpent, écrit : « Il y a quelques siècles qu’un derviche nommé Haridi y mourut ; on lui éleva un tombeau et des peuples vinrent lui adresser des prières. Un jour, un autre derviche fit croire que le Tout-Puissant avait fait passer l’esprit du défunt dans le corps d’un serpent », lequel était doué de pouvoirs magiques. Collin de Plancy dénonce du charlatanisme dans l’ouvrage mais souligne que Paul Lucas voulût voir ce serpent « et fit le voyage d’Akhmin, qu’il s’adressa à Assan-Bey, lequel fit venir le derviche avec le serpent ou l’ange », soit le démon. De la même façon le même auteur, citant toujours Paul Lucas, relatant ses voyages dans le « Courrier de l’Egypte », affirme « que le peuple de ce pays  adore encore le serpent Asmodée, lequel a un temple dans le désert de Ryanneh. On ajoute que ce serpent se coupe par morceaux, et qu’un instant après, il n’y paraît pas ». Désert, temple, culte élevé à, satyre, lieu aride, serpent, phallus : tout concorde, tout se rejoint. Nous sommes pourtant bien éloignés du « Ashmeddai », dieu perse colérique.  

 

Et de même, cet Asmodée du moyen-âge, dont l’orthographe s’est métamorphosée baphomet-grotto.jpgde « Ashmeddai » (Aleph-Shin-Mem-Daleth-Aleph-Yod) (356) en « Asmodée » (Aleph-Samech-Mem-Vau-Daleth-Yod) (121 ou 11x11, nombre du mage, nombre du ctéis ou sexe féminin), le démon garde son caractère libidineux porté à l’extrême, son goût pour l’impudicité, mais prend figure humaine toutefois avec des cornes pour signifier qu’ils fait bien partie du règne diabolique.

Si Asmodée est Priape, alors il est Belphégor également, bien que les kabbalistes distinguent les deux démons. Sans doute parce qu’ils étaient honorés dans des lieux différents et attachés à des planètes autres, Asmodée à Vénus, Baal Peor au Soleil ; mais il est à souligner que Belphégor ou Baal Peor (102+356=458) comprend « Peor », dont le nombre est 356, comme « Asmodée ».

(* « Marcion fonde la secte des Ophites. Non content de porter une main mauvaise, une main sciemment sacrilège, sur l’un des inviolables voiles kabbalistiques, il matérialise encore la plus formidable et la plus occulte des manifestations de la magie cérémonielle, jusqu’à synthétiser – au cas présent, c’est confondre – les notions secrètes de « l’Agathodémon » et du « Cacodémon » sous la forme dès lors équivoque d’un serpent ; enfin (abominable parodie !), il fait de « l'Ophis » (serpent) l’instrument physique des plus détestables mystères ! (phallus)

Ailleurs, le diacre Marcos, ordonnant prophétesses et prêtresses du Christ des jeunes filles du même coup déflorées et consacrées par lui, les fait monter à l’autel toutes nues et palpitantes au souffle de sa bouche : car c’est d’un souffle impur qu’il a su allumer en elles les flammes – souvent jumelles, hélas ! – du « vaticinium » magnétique et de dévergondage absolu » (Stanislas de Guaita – Le temple de Satan).)   

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 15:46

Les prostitutions pour Priape dans les « tentes des filles » (Succoth-Benoth) engendrèrent un démon de ce nom - qu’au moyen-âge on trouve sous la forme « Succor-Benoth » -, qui sévit de Carthage jusqu’à Babylone. Les prêtres médiévaux rapportent de « Succor-Benoth » qu’il est le démon de la jalousie, pas étonnant lorsque l’on sait que son ancêtre imposait à toutes les épouses de se prostituer dans le temple pour rendre un culte au Dieu-Bouc ou Dieu-Taureau. 

 

« Les jeunes Tyriens et les Chypriotes leurs épouses, premiers habitants de cette ville, si fameuse depuis, n’avaient pas renoncé à ses usages : celui qui obligeait les jeunes sceau-v-nus.jpg filles d’aller sacrifier à Vénus les prémices de leur jeunesse, y fut mis en vigueur.

Non loin de la nouvelle ville était, sur les bords de la mer, un lieu consacré à Vénus : il fut appelé « Sicca Veneria ». Là étaient dressées des tentes où les jeunes Carthaginoises venaient, sous les auspices de la déesse, se livrer religieusement aux caresses brutales des voyageurs, et l’argent qu’elles recueillaient de la vente de leur virginité servait à les marier.

Cette cérémonie religieuse était nommée par les Hébreux, et sans doute par les peuples voisins, « Succoth Benoth », mots que l’on interprète par les « tentes des filles ». Quelques savants pensent que « Succoth* » signifie « tente », et « Benoth », la divinité** ou la pierre honorée par ces prostitutions. Quoiqu’il en soit, il parait certain que « Benoth » est à l’origine du nom « Vénus ».

 

(* Par ailleurs, nous nous interrogeons sur des proximités phonétiques, et sachant que l’orthographe leur est différente, entre des noms comme « Succoth » (Samech-Quoph-Vau-Tav), « Sutek » (Samech-Tav-Chet) (autre nom de Seth), ou encore « Suroth » (Samech-Vau-Resh-Vau-Tav), le nom égyptien du dieu régnant dans Vénus et dont les Chrétiens lui supplantèrent Anaël. Si l’écriture change, le rôle et la fonction de chacun connaissent tant de similarités qu’il serait intéressant de savoir si chaque nom ne provient pas de la même source à son commencement. D’autant que le nom « Astarté » est souvent prononcé pour ces pratiques, et qu’elle est réputée pour avoir été une maîtresse de Seth.)

 

(** Si « Benoth » (Beth-Nun-Vau-Tav) est le nom d’une divinité, son nombre étant 458, le seul qui lui correspond est Ba’al Peor (Beth-Ayin-Lamed-Phé-Ayin-Vau-Resh) (Belphégor), les deux pouvant être distincts mais leur représentation très proche.)

 

« Entre plusieurs raisons qui me font croire cette origine bien fondée, je me bornerai à dire que « Succoth Benoth », employés par le texte hébreu, ont été, dans Ptolémée ainsi-parla-satan.jpget Valère Maxime, lorsque ces auteurs parlent du lieu que les Carthaginois consacrèrent au culte de Vénus, traduits par ceux-ci : « Sicca Veneria ».
Il est très probable que le mot « Benoth », venu de la Syrie ou de la Phénicie, est passé à Carthage avec quelque altération, et de là s’est établi dans la grande Grèce et dans l’Etrurie, où il a été prononcé « Vénus ».

Telles furent les prostitutions religieuses de jeunes filles, et je dirai même de jeunes garçons, qui méritèrent, à cette déesse le titre de « Mère des Amours, des Grâces et de la Volupté. Je vais maintenant rechercher la cause de la fable grecque qui la fait naître de la mer ou de l’écume de ses eaux.

Les Phéniciens transportèrent, de leur pays dans les îles de la Grèce, le culte de Vénus. Ce transport ne pouvait s’opérer que par mer : ce fut donc les eaux de la mer qui produisirent aux Grecs « Vénus » et son culte.

Ce qui prouve encore que l’identité de la Vénus des Assyriens, des Phéniciens et de celle des Grecs, c’est que ces derniers lui rendaient un culte semblable. A Cythère, à Gnide, à Samos, à Corinthe, à Amathonte, ainsi qu’à Paphos et ailleurs, les jeunes Grecques venaient sacrifier à la déesse, avant leur mariage, les prémices de leurs charmes.

Hérodote, après avoir décrit au long la cérémonie du sacrifice que les jeunes Babyloniennes faisaient de leur virginité, ajoute : « Une coutume à peu près aphrodite-pan-cupidon.jpgsemblable s’observe en quelques endroits de l’île de Chypre ».   

On sait d’ailleurs, que les ministres du culte de Vénus étaient des femmes, qui à cette fonction joignaient le métier de courtisanes ; on sait aussi que les Grecs montraient souvent plus de dévotion pour les prêtresses que pour la divinité (la « Lilith » originale se trouve dans ces lignes – NDA).

A l’origine lié à Baal et Asherah, le nom d’Astarté, évoqué au lieu « Succoth Benoth », vient préciser qu’elle faisait office près de Priape que beaucoup appelaient Ba’al suivi d’un site local, à moins que, comme l’atteste la guématrie, le choix des noms est bien plus complexe que l’on croit ; en tout cas, si le lieu voyait glorifié le bouc viril - quel que soit son nom - mentionnant Astarté, il est évident qu’une représentation d’une femme sensuelle et ayant des caractéristiques d’un serpent pris place à ses côtés et que nombre des dévots venaient rendre un culte au sexe féminin, nommé ici « matrice », là « Yoni-pûjâ », AO, Argha, etc.  

 

« Cet usage religieux et galant était établi dans toute la Phénicie. La déesse qui présidait à la génération s’y nommait Astarté, et le lieu qui lui était consacré, « Succoth-Benoth ». A Biblos, les jeunes filles avaient l’alternative de se prostituer baal-peor2.jpgpendant un jour entier aux étrangers, ou de sacrifier leurs cheveux à la déesse. Si l’on en juge d’après les vives déclamations faites par différents écrivains, contre le culte de la Vénus de Biblos et contre ses indécences, on se convaincra que les filles de cette ville préfèreraient conserver leur chevelure. En ce dernier cas, le prix de la prostitution ne servait point à leur dot, mais était destiné à subvenir aux frais du culte ».

 

« La Vénus de Syrie était en conséquence considérée comme ayant les deux sexes ; et lorsqu’on célébrait ses mystères, les hommes prenaient les vêtements des femmes, et les femmes ceux des hommes. Les prêtres de cette Déesse remplissaient ordinairement les fonctions de leur ministère avec des habits de femme. La plupart des Grecs déclarèrent Vénus du sexe féminin, et les Romains adoptèrent cette baal-peor.jpgdécision. On voit, par ce précepte, que ce n’était pas seulement les filles, mais aussi les jeunes hommes qui se livraient à cette infâme dévotion qu’est la prostitution sacrée » (Jacques-Antoine Dulaure - Des cultes qui ont précédé l’idolâtrie).

 

Passons au démon Succor-Benoth du moyen âge, dont les descriptions sont rares dans les textes actuels, et même des archives. Son nom peut dériver d’une erreur dans la transcription, comme Belzebub finit Belzébuth ; et d’un lieu, les kabbalistes noirs du moyen âge en firent un diable, assurément lié aux mêmes activités. Convaincus que des prostitutions dites sacrées menées à plein régime ne pouvait mener qu’à engendrer un égrégore puissant, cette force une fois personnifiée uruk1ne pouvait que devenir le démon des licences sexuelles, celles engagées dans le cadre d’une dévotion pour un dieu ou une démone (déesse ou dieu antiques).

Normal donc que Succor-Benoth soit le démon des harems – et des prisons -, ainsi que de la jalousie – les hommes livraient leur épouse à la débauche pour sacrifier à Astarté ou Baal -, et sa représentation est celle d’un hibou. Au demeurant une figure quelconque, sauf que ce n’est pas sans rappeler qu’Astarté était jadis représentée par une chouette. L’un ou l’autre sont des oiseaux de nuit, lorsque la Lune est la reine. La chouette représentait la « déesse des enfers » (la mythologie grecque lui fait fréquenter Perséphone) comme chez les Aztèques, elle figure le « dieu des enfers ».
Par ailleurs, des coquillages sont sculptés à côté de la chouette ou du hibou, ce qui renforce l’idée du culte prostitutionnel dont la femme est l’actrice principale.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

baphomet charnel overblog

 

« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

lilith sm latex

 

 

A-jack-devant-baphomet-v-nus-feu.jpg

 

 

 

 

« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

ca9 lilith2 NB satyres titre

 

 

« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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