Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 16:48

Fiche signalétique…

 

mammon-original.jpgMammon est un démon, Cassiel est nommé au rang des « anges ». Logiquement des ennemis, une même représentation illustre pourtant un Esprit de Saturne, les signes ésotériques de Cassiel avec le nom du démon « Mammon-Râ ». Au lieu du mot « ange », trop religieux, les kabbalistes préfèrent celui « d’esprit planétaire ». Cassiel est un « esprit planétaire » puisque son règne est celui d’Assiah directement lié à notre monde physique (Malkuth). La réponse implique de rappeler les différents plans de la Création décrits dans la kabbale : Atziluth (Divin), Briah (Archange), Yetzirah (Chœurs d’Ange), Assiah (Esprit planétaire), lequel comprend le monde des Eléments, et Qliphoth (Démons). « Malkuth » signifiant « Royaume », chaque Esprit planétaire principal est un Malak (Mem-Lamed-Aleph-Kaph), nom signifiant à la fois « Roi » et « Ange ».

 

 

cassiel papusLa définition suivante de « Assiah » permet d’établir un lien, un pont de relais, entre les esprits planétaires et les démons de Qliphoth, qui, à l’évidence, travaillent parfois ensemble : « Assiah (Ayin-Shin-Yod-Hé), 385, est le monde d’en bas (Olam Ha Assiah). Monde de l’Action ou de la fabrication (son nombre 385 est proche de « Zakhor N’qava », 384, que des tantristes traduisent par « Le Linga dans le Yoni »). C’est le monde de la manifestation corporelle ou grossière, le plan de la réalisation effective, de la mise en actes. Au plus bas, il est directement en contact avec les forces de la Sitra Ahara.

Sitra Ahara (Samech-Yod-Teth-Resh-Aleph-Aleph-Chet-Resh-Aleph), 490 (« Mazal Guedi » ou « l’influence du bouc » qui engendre la « puissance génésique » a pour nombre 94, une permutation qui fait du règne de Sitra Ahara un monde d’esprits sexués), est « l’Autre Côté », « l’Anti-Monde » ; qui désigne aussi les « forces démoniaques », d’où que Sitra Ahara est un autre nom du plan Qliphotique qui est la source des désirs sensuels dans la nature humaine » (Georges Lahy – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale – Editions Lahy).

 

L’auteur cité, précisant bien « qu’au plus bas, Assiah est directement en contact avec les forces de la Sitra Ahara » qui est Qliphoth, le règne des démons, met en lumière la collaboration qui peut exister entre esprits planétaires et diables infernaux, sachant de plus qu’en Assiah, le physique domine sur le spirituel.  

 

C’est ainsi que Maimon est roi dans Assiah, tandis que Mammon est Archidémon dans Qliphoth. Compté au rang des « anges » par certains, Maimon ou Maymon (Mem-Yod-mammon sceau2Yod-Mem-Vau-Nun) ne jouit cependant pas d’un caractère particulièrement doux, Jean Wier dit de lui « qu’il est un démon majeur elfe, le chef de la neuvième hiérarchie des diables spécialisé dans les ruses de guerre, les préparations de pièges et les tentations ». En outre, « elfe » rejoint l’esprit de la Terre, le Gnome, il est aussi incube. D’où que nous préférons le connaître sous son titre kabbalistique « d’esprit planétaire » plutôt que « d’ange ».

   

Le parfum de Maimon ou Maymon étant le soufre aide également à établir un pont de liaison entre cet esprit planétaire et le règne des démons, chacun connaissant bien l’aspect symbolique majeur de cet élément chimique avec Satan Lui-même, Anton LaVey ayant lui-même substitué son symbole pour en faire celui des enfers.  

 

Si la Sphère d’action de Mammon-Râ est Saturne (Qliphoth), elle est celle aussi du Dieu le plus haut Jehovah Elohim (Atziluth). Les deux ne sont pas identifiables, le second régnant dans l’Arbre de Vie, le premier dans l’Arbre Qliphotique. Les fameux plans décrits dans la kabbale (Atziluth (Divin), Briah (Archange), Yetzirah (Ange), Assiah (Planète), Qliphoth (Démons) servent à les distinguer autant qu’à les séparer. Ainsi, le verset célèbre de Matthieu, disant « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Matt 6/24) peut se comprendre comme suit : « Vous ne pouvez servir le Dieu de l’Arbre de Vie et le Démon de l’Arbre Qliphotique ».

 

arbre-sephirotique-jehovah-elohim.jpg

 

Qu’une filiation existe entre Mammon et Saturne peut justifier que le nombre 666 ait quelque affinité avec l’argent, comme le nom « Saturne » se dit « Stur » (Samech-Tav-Vau-Resh) en Chaldéen, un mot dont le chiffre est 666.

 

Enfin, l’anthroposophe Rudolf Steiner décrit les Esprits de Saturne, disant qu’il en existe des bons (les esprits planétaires ?) et des mauvais (les démons ?), les premiers doués pour les innovations, les inventions en tout genre, les seconds fortement portés sur les mœurs dépravés, au point de trouver chez eux le caractère qui dresse si bien le portrait des Satyres grecs : « Il existe une catégorie d’entités, les Esprits de Saturne, décrits comme « horribles », qui possèdent tout ce qui vit en l’homme sous saturne-sceaux.jpgforme de désir et de luxure sensuels. Ces entités sont loin d’être sans rapport avec notre vie ; elles font au contraire pénétrer leurs actions, leurs effets et leurs manifestations jusqu’au cœur de notre vie… (…) Ces entités développent des passions d’ordre sensuel tellement dévastatrices contre lesquelles tout ce que l’homme peut mettre en œuvre dans ce contexte, ne sont que jeux d’enfants. Les esprits saturniens s’insinuent d’une façon encore plus mystérieuse dans le corps humain, à savoir par les sensations. Lorsque l’homme dirige son regard sur une belle chose, cela suscite en lui une représentation ; s’il dirige son regard vers une chose sordide et triviale, une autre représentation est suscitée. Tandis que des impressions extérieures font naître une représentation dans l’âme, les esprits saturniens s’insinuent par ce biais et dans le même temps en l’homme. Et à travers tout ce qu’il déploie autour de lui par simple sympathie ou antipathie à l’égard de ce qui l’entoure, sous forme de ce qu’il voit, entend et sent, l’homme s’expose à cette infiltration furtive de tels ou tels esprits saturniens. Ceux-ci pénètrent par les yeux, les oreilles et par la peau, lorsque la sensibilité de l’homme est en action. (…) Vous voyez donc que nous devons nous représenter l’homme comme un être tout à fait complexe, comme un compagnon issu de divers mondes et de divers êtres » (Rudolf Steiner – L’intervention des forces spirituelles en l’homme).

 

A l’évidence, ces esprits de Saturne, comme ils sont en rapport avec la luxure, appartiennent au règne des démons. Le portrait d’eux qu’en dresse Rudolf Steiner ne fait que confirmer les activités influentes de Maimon dans le domaine des tentations, autant pour Mammon-Râ.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 11:54

Fiche signalétique…

 

mammon.jpgUn vieux grimoire anglais datant du seizième siècle mentionne un démon Mammon qu’il nomme exactement Mammon-Râ. Certains ont cru possible alors d’assimiler Mammon au dieu égyptien Amon que ses sectateurs figuraient par un bélier puisque la constellation de ce nom était son signe. Inversement, la mythologie chrétienne du moyen âge a façonné un Mammon original, figuré par un vieil homme en guenilles rongé par l’avarice. Bien qu’une autre figure, de la même époque mais caché du profane, le montrait se vautrant dans la luxure (au point de faire de lui un incube comme ses « collègues » Asmodée et Samaël), celle si particulière qui fait si bien tandem avec le luxe. Luxure et vénalité, luxure et fortune, luxure et vie de pacha… tel est Mammon l’orfèvre en tentations, époux de Glasya, femme démoniaque et dominatrice, sœur d’Asmodée, l’Archidémon de cette luxure et de l’impudicité.

 

TAV-caractere-magique.jpg

Ce nom « Mammon-Râ » intrigue. Détient-il une clé ésotérique particulière, un moyen pour fréquenter mieux ce démon ? Car s’il est dit que « l’argent régit ce monde », c’est que Mammon y joue un rôle majeur ? Nous constatons que « Mammon-Râ » (Mem-Mem-Vau-Nun-Resh-Ayin) a pour valeur 406. Ce nombre n’est pas anodin. En effet, il est le total du caractère « Tav » (Tav-Vau), dernière lettre de l’Aleph-Beth. Ce « Tav » rejoint le fameux « Tau », emblème phallique. Le dessin archaïque de « Tav » est une croix, non celle chrétienne mais l’autre que nous appelons « croix de saint André ». Les initiés qui sortaient du temple se voyaient marquer sur leur front un « Tav », signe de l’aboutissement de leur initiation, qui avait cette forme d’une croix.

 

mammon.jpgLa démonologie chrétienne inscrit Mammon dans la sphère Qliphotique de Yesod et le péché qu’il commande est l’avarice. Yesod a pour planète correspondante la Lune, et justement, « Tav » se rapporte à la Lune. De son côté, confère au Tarot, « Tav » a pour planète Saturne, qui est maître du Capricorne, dont nous savons que son emblème est le bouc viril. Voici qui nous fait approcher l’antique idole adorée des anciens Syriens.

 

La kabbale goétique place comme Archidémon dans la Sphère Binah de Qliphoth, ayant pour planète correspondante Saturne, Lucifer, d’où certains mages identifient ce dernier avec Mammon ; la kabbale chrétienne y place Belzébuth ce qui peut supposer la même identité pour l’un et l’autre, bien que la démonologie du moyen âge préférât distinguer deux démons, confiant à Mammon le péché de l’avarice, à Belzébuth celui de l’envie. En réalité, les deux péchés touchent à l’argent.

 

D’où qu’à Mammon-Râ, dont le symbole alchimique est celui de Saturne, de même pour sa planète ajoutée à la Lune, son carré magique est saturnien et a pour nombre 15, son total 45.

 

Viennent les signes ésotériques inscrits sur le tableau qui porte le nom « Mammon-Râ ». Après quelques recherches, l’un d’eux nous conduit droit vers Cassiel, esprit de Saturne. Puis il se trouve qu’ils appartiennent tous bel et bien au règne de Saturne, ceci en s’appuyant sur la kabbale chrétienne. Même si le dessin hiéroglyphe est plus ou moins bien dessiné, chacun reconnait les mêmes signes.

 

cassiel-papus.jpg

Nous citons l’organigramme :

 

Roi : Maymon

Esprits : Cassiel (Kaph-Samech-Yod-Aleph-Lamed), Machatan, Uriel.

Ministres : Abumalith, Assaïbi, Balidet.

 

La démonologie distingue Maimon de Mammon. Ce dernier est le nom du Grand Démon.

 

cassiel.jpgLa représentation figurée de Cassiel justifie que parmi les formes des esprits de Saturne nous trouvons « un roi barbu chevauchant un dragon ». Ces puissances démoniaques, incubes à leurs heures, sont décrites de la manière suivante : « Ils apparaissent avec un corps long et gracile, le visage irrité, ayant quatre visages, dont l’un placé sur l’occiput et l’autre sur le devant de la tête, ont tous les deux la forme d’un bec. Sur l’un et l’autre genou apparaissent aussi des figures. Elles sont très lumineuses mais d’une couleur noire. Leur mouvement ressemble à l’agitation des vents avec l’aspect du mouvement de la terre. Leur signe est la terre blanche, plus blanche que n’importe quelle neige ». Qui lit ses lignes reconnait le dessin principal du tableau de Mammon-Râ. Il est plus que sûrement désormais « un esprit de Saturne ».

 

Le nombre 406 simplifié donne 10, et l’arcane correspondant est la Roue de la Fortune.  

 

carre-magique-saturne.jpgUne autre mystique souligne qu’il est des cérémonies magiques où Mammon apparaît avec une tête de loup en or. Tandis que le dieu égyptien Anubis se montre avec une tête de loup noir. Son nom, du côté des pyramides, est Anpu (Aleph-Nun-Phé-Vau), de valeur 137, Mammon est 136, et sa fonction de psychopompe le fait côtoyer le règne des morts et c’est bien là aussi le monde de Saturne, que la mythologie grecque a personnifié par Cronos, dieu du temps, des limites, imposant la vie et la mort. C’est lui qui trancha les organes sexuels d’Ouranos, ceux-ci tombèrent dans l’eau, et de son écume naquit la belle Vénus. Cette mythologie s’explique ainsi : Cronos Saturne est l’Artisan divin qui fit descendre ici-bas les moyens pour l’homme d’assurer sa perpétuité par la génération (Vénus) ayant imposé par ailleurs la vie mortelle. Nous pouvons penser qu’il y a de l’Anubis dans ce Saturne Cronos et anubis-hermanubis.jpginversement ; pour preuve complémentaire, Saturne Cronos est forcément directement impliqué dans l’activité sexuelle et Anubis règne dans le centre Svadhisthana qui régit les organes génitaux. Ce même Saturne Cronos, lorsque son masque de loup change de couleur du noir à l’or, devient Mammon, le démon des richesses, qui, comme à son habitude, dispense selon ses principes « du temps, des limites, imposant la vie et la mort ».            

 

Le caractère de Saturne (en hébreu, Shabbathaï, 713) convient à Mammon, dispensateur des richesses, il soumet davantage qu’il veut rendre heureux ou satisfait. Peu importe pour les sorciers, pour eux comptait le moyen pour le conjurer, qu’ils semblent avoir trouvé.  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 14:34

tableau samael2

« Samaël, Prince des Anges déchus, que Moïse Maïmonide dans la seconde partie du guide des égarés assimile à Satan qui, monté sur un serpent ayant la taille d’un chameau vint séduire Eve dans le Jardin d’Eden. Il aurait cohabité avec elle bien avant Adam et de cette union serait né Caïn et de nombreux démons. De son côté, Adam, momentanément séparé d’Eve se serait accouplé avec Lilith et, lui aussi, en aurait eu plusieurs démons. D’autres prétendant que Samaël, androgyne, aurait forniqué avec les deux.

Précipité par la suite aux abîmes, le serpent fut maudit entre toutes les bêtes et Samaël rejoignit en la troisième résidence sur les sept auxquelles il est fait allusion dans le Zohar au « Traité des Palais » : « C’est le lieu des embrasements et des nuages de fumées où débouche le fleuve de feu qui s’écoule et émerge. Il est la maison où sont brûlées les âmes des ignobles car le feu y descend sur la tête des pervers que pourchassent les Anges destructeurs. Le chef qui est à leur tête vient du côté gauche. Tous les êtres qui peuplent cette résidence viennent du domaine obscur ce qu’exprime : « L’obscurité est sur la face de l’Abîme. Samaël le réprouvé y vit aussi (Genèse I,2) ».

Dans certains écrits rabbiniques et dans la littérature apocalyptique, Samaël est aussi considéré comme l’Ange de la Mort, représenté avec une épée ou avec un arc et des flèches. Enfin, on le confond parfois avec Asmodée, le démon de la luxure. Le nom du prince des démons, Samaël, est visiblement relié à « se’mol », le mot hébreu pour « le côté gauche ». Il semble que ce soit l’origine de l’utilisation de la gauche comme représentant le diable ».

 

Nous précisons une énième fois, cette représentation du Serpent de la Genèse par un « chameau volant » : « (…) Nous trouvons dans le Zohar une très étrange assertion, disant que le Serpent employé par Samaël dans le but de séduire Eve, était une sorte de « chameau volant » » (HPB – Doctrine secrète ; p.295).

 

lilith-et-samael.jpgLe mot « chameau » utilisé pour illustrer le Serpent envoyé par Samaël peut bien cacher le phallus, non pas l’organe génital mâle mais bien le principe créateur, rempli du pouvoir magique et de la puissance magnétique. Certains font remarquer alors que le Serpent de la Genèse se tenait debout, au moins verticalement, quand il parlait avec Eve et non couché comme l’animal serpent connu aujourd’hui, puisqu’après, pour le punir, Dieu lui dit : « (…) Parce que tu as fait cela, tu marcheras sur ton ventre… » (Gn 3 – 14). S’il se tenait debout, et s’il fut figuré par un chameau, c’est qu’il était bien un phallus (227), forcément l’originel.

 

Les spécialistes en guématrie relèveront que « chameau » se dit « Gamal », son chiffre est 73, celui de « Djinn » (Guimel – Yod – Nun – Yod) en hébreu. Donc, le « chameau volant » est un « Djinn qui se déplace dans l’air subtil » (Prâna, autre…), qui peut être un « Shayatin » (Djinn sexué) comme c’est le cas pour Samaël. A noter pour les mêmes initiés que le nom « Samaël » a pour nombre 131, exactement celui du Pan grec, qui est Priape. Et tous deux sont identifiés à Satan. Qu’Eve fréquente un Djinn situe le règne de sa Création, autant celui d’Adam. 

 

« Djinn » est encore employé pour les entités élémentales liées au Feu, nommées aussi « Saraph » (Salamandres) voulant dire « serpent ». Dans ce cas, le « Serpent de la Genèse » fut un Djinn de l’élément Feu (Saraph). Toujours pour les spécialistes en guématrie, « Saraph » a le même nombre 580 que « Seir » (Shin – Ayin – Yod – Resh) baphomet-eliphas-l-vi.jpgmentionnés dans la Bible par Isaïe, qui sont les « Velus » et identifiés aux « Satyres » de la mythologie grecque. D’où la représentation serpentine de Samaël supplantée par celle du bouc viril, un serpent s’enroulant néanmoins autour de sa virilité. Il est vrai aussi que Samaël, puisque son astre est Mercure, règne en Gémeaux (bisexuel), un signe d’Air, et cet élément est celui des Sylphes dont les élémentals sexués sont montrés comme des Satyres ou « Seir », les fameux « Velus ». Samaël en devient ainsi le maître, en prend la figure connue du bouc diabolique.  

 

Le Satyre appartient au Grand Ordre du Chameau, pouvant devenir ailleurs Ordre du Bouc ou Ordre de l’Âne. Les deux derniers animaux sont le symbole de la puissance génésique, le premier est lié à la richesse mais rappelle également ce passage troublant évoqué dans le volume 6 du Livre d’Eros : « (…) On connaît les « serpents ailés » ou « Seraphim » ; mais ici, il est bien question d’un « chameau volant » ».

 

baphomet-caduc-e---arbre-s-phir.jpgLe « chameau volant » nous conduit donc au Djinn dont la représentation est le plus souvent celle d’un serpent. Samaël figure l’un d’eux sur le caducée (le caducée est devenu l’emblème du divin grec Hermès qui est Mercure, Gémeaux également comme Samaël : Hermès en érection est Pan, d’où que Pan devient Samaël et inversement ; le caducée chez Samaël devient un instrument sexuel*), sa meilleure représentation le montre s’enroulant à la base du Tau puis remontant en se dressant fièrement, tandis que Lilith est l’autre tortueux jusqu’au sommet du Tau, les deux figures ayant été regroupées pour figurer l’emblème d’Hermès, jadis symbole de l’union et de la sublimation sexuelle.

 

caducee-samael-objet-copie-1.jpg(* Emblème par excellence voire symbole sacré pour les anciens sectateurs d’Hermès, les suppôts de Samaël n’en ont que faire de ces considérations, le caducée connût chez eux des prolongements originaux, eux qui voulaient être investis physiquement de la puissance de leur démon, eux qui voulaient se savoir pénétrés par lui. Certains s’interrogent de savoir pourquoi ce mât central ressemble si bien à un phallus, les dévots dans ses temples antiques et qui se livraient à de belles débauches ne se posaient pas ces questions, ils connaissaient la réponse. Et même si un doute subsiste en ce sens, le journal intime d’Aleister Crowley, du temps où il vécût péniblement à New York, révèle des soirées luxurieuses où le mage envisage l’accouplement charnel avec le dieu Hermès ; extrait :

 

« 27 décembre 1914 23h40. Temps beau et froid. Lueur seulement.

Objet : être un avec (Hermès).

L’opération fut menée, très orgiastique, prolongée, mais l’objet fut tenu d’une manière tenace et la forme du dieu particulièrement visualisée. L’élixir fut excellent et copieux.

aleister-crowley2.jpg14 janvier 1915 23h33. Temps chaud et nuageux. Noir comme dans un four dans le temple.

Objet : énergie (étant au désespoir, et dans un état de totale inertie, j’ai besoin d’une discipline morale et mentale).

« Hermes per anum manibus (Hermès par l’anus, avec la main. Crowley se masturbe en s’imaginant être sodomisé par le dieu Hermès). L’opération fut des plus extraordinaires. Je visualisais le dieu parfaitement et j’eus un orgasme sans même émettre une simple goutte de semence. L’érection disparut alors. Je voulais continuer, mais le dieu parla et dit : « Tu as eu ton désir. Cesse, écris ton journal, et étudie soigneusement les étoiles ». J’obéis » (Aleister Crowley – Journal magique de Baphomet - Rex de Arte Regia).

 

Le même mage, ayant confectionné pour sa « Magick » un manuel de correspondances afin de visualiser le mieux la déesse (démone) ou le dieu (démon) avec lequel on souhaite être en correspondance (ou en rapport), expose pour Hermès les attributions que la kabbale accorde au dieu régnant dans la Sephira Hod.

Pour l’objet de Samaël, il faut compter avec un caducée phallique.)  

 

yoni single fond hypno shakti nomCar c’est bien de cela dont il s’agit : Samaël en serpent dressé peut bien être montré dans un cercle d’initiés par un Linga (Shiva) ou Phallus, symbolisant la semence qui engendre la vie, la force fécondante, mais que représente le Yoni (Shakti) ou Ctéis ? Si « Shakti » est l’Energie, qui est représentée par la femme idolâtrée au cours de la chakra-pûjâ, le Yoni incarne l’union (nous relevons la surprenante proximité phonétique entre « Yoni » et « union »), le moyen d’accouplement. L’emblème est donc, plus encore que le Phallus, lié à la sexualité puisque son rôle pratique est de permettre l’union du mâle à la femelle.

 

Ce qui signifie encore que l’esprit infernal pouvant le mieux personnifier l’activité sexuelle incluant avec elle toute sa dimension lubrique ne peut être qu’une entité d’aspect féminin, qui tient de l’originelle Sophia Prunikos et que les sorciers noirs nommèrent, confère à la divinité des prostitutions à Babylone (Astarté, Innana puis Pandemos chez les Grecs), Lilith. Régnant du côté des ténèbres, donc entourée de noir, en même temps vêtue d’écarlate car brûlante, et l’enfer étant fait de flammes de feu, la personnification des lascivités sexuelles est cette Lilith, démonisée à l’image de ses goûts immodérés pour les excès, et chaque homme qui entre dans son 000 0007naos vient s’offrir à ses pieds en sacrifice, voue sa libido à la démone, l’aborde par la soumission ou bien accepte l’humiliation à mesure qu’il l’approche, la célèbre par l'émission séminale gratuite et abusée. Comme l’écrit Akron : « La sexualité est le joug placé à l’avant du char triomphal de la diablesse et auquel les hommes sont liés. C’est le souvenir du paradis perdu qu’ils essaient d’atteindre à nouveau grâce à l’union sexuelle » (Akron – Baphomet – AG Müller). Qu’elle soit tant l’initiatrice du sexe au point d’en être la première maîtresse, et que c’est à elle que le dévot vient soumettre sa « carcasse de chair » pour la remercier de pouvoir en jouir et connaître en lui le plaisir vicieux de la sensation luxurieuse peut se deviner dans la désormais célèbre formule tantrique : « Shiva, kundalini baphometquand il est uni à Shakti, est capable de créer ; mais sans elle, le dieu est incapable même de se mouvoir ». Sauf qu’ici, Shakti et Shiva ne sont pas Lilith et Samaël : Shiva règne en Ajna, et la kabbale place dans ce centre de force, dont l’astre est Saturne, Belzébuth. La démonologie chrétienne y met tantôt le même, tantôt Lucifer ou le Grand Satan. Lilith en Svadhisthana, lieu des organes génitaux, embrase Belzébuth ou Satan, le Noir, et sans elle, il demeure ascétique. Samaël, serpent conjoint à Lilith dans Svadhisthana, peut également exciter Belzébuth en Ajna, lui suscitant des appétits du mâle pour le mâle…

 

D’où que lors du rituel qui convoque les esprits infernaux liés à la luxure et la débauche, le célébrant se tient devant l’autel et les positions des démones et démons forment un hexagramme comme le dessinait Aleister Crowley :

 

hexagramme-samael.jpg

Lilith règne sur Yesod, mais aussi sur Malkuth en Qliphoth : Yesod est d’une couleur « d’un violet pourpre foncé brillant » ; Malkuth, recevant plusieurs couleurs en même temps, « décline au vert olive » pour aller jusqu’au noir dans « Qliphoth ». Le décorum de la démone est ainsi teinté de ces couleurs, auxquelles il faut ajouter du rouge pour l’Energie de la Shakti qu’elle diffuse, en tant que sa personnification dans le satanisme.

 

shakti-kali-et-lilith.jpg
On connait encore le conte dont voici un extrait : « Car, chaque miroir est une porte vers l’autre Monde et est directement relié à la grotte de Lilith ; la grotte où elle eut ses ébats avec ses amants démons. De ces multitudes d’unions, des démons naquirent, qui affluent de cette grotte et s’infiltrent dans le monde. Et lorsqu’ils veulent revenir, ils entrent simplement dans le miroir » (Howard Schwartz – Les contes juifs du 000 0009surnaturel ; Harper & Row, San Francisco, 1988) ; et qui peut s’interpréter d’une manière toute différente de celle en direction des enfants, car le miroir ou « Ria » (Resh-Yod-Aleph), dont le nombre est 211, a la même valeur que Bar-go et Go-Bar (Beth-Resh-Guimel-Vau) signifiant « inspiration/expiration » et se rapportant dans le contexte luxurieux au coït et son mouvement de va-et-vient. La luxure apparaîtrait ainsi, d’un point de vue subtil, telle une vitre, un écran, et même une forme incube (cf. la feuille de papier calque), qui est un passage entre le règne de Lilith et l’humain, et dans sa grotte (forme étrangement en affinité avec le ctéis), elle inspire les ouvrages des amours lascives dont certains hommes pris au piège deviennent les esclaves, Lilith qui, de cet autre côté, connaît ses ébats avec ses amants démons, dont il paraît « qu’ils sont innombrables », au moins « en grande multitude ».      

 

La kabbale noire adjoint comme serviteurs du grand démon lascif Samaël les esprits infernaux Sheoliel, Molebriel, Afluxriel, Libridiel. Quant à l’archidémone Lilith, l’organigramme l’associe à Gamaliel Nahashiel et ses suppôts sont Gedebriel, Materiel, Lapreziel, Idexriel, Alephriel, Labrazeziel. 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 14:21

kundalini1« La Kundalini apparaît donc comme un réservoir d’énergie, soit qu’elle demeure latente dans le corps humain, soit que, recouvrant son essence consciente, elle vivifie les tendances et les oriente vers l’universel. Ainsi sert-elle de fondement aux techniques les plus diverses du yoga et aux expériences mystiques les plus élevées.

Mais en tant que serpent et gardienne du plus grand des trésors – l’immortalité -, la Kundalini évoque l’antique serpent des profondeurs. Ce serpent est imploré en vue d’obtenir nourriture et vigueur, en même temps que la terre, le ciel, l’océan et les promoteurs de l’agencement cosmique. Son culte est associé à la vénération des plus anciennes divinités ainsi qu’à celle des Asuras. Au cours d’un rite védique, on s’adresse en ces termes au siège sacrificiel du prêtre brahman : « Tu es un océan qui embrasse tout, tu es le non-né au pied unique, tu es le serpent des profondeurs océaniques » » (Lilian Silburn – La Kundalini, l’Energie des Profondeurs – Les deux océans Paris).

 

leviathan2.png « L’antique serpent des profondeurs » fait penser au Typhon des Egyptiens, au Tiamat de Mésopotamie, au Léviathan connu des Hébreux et évoqué dans la kabbale, de même dans le satanisme. De fait, la Kundalini des Orientaux correspond au Léviathan, qui est effectivement décrit tantôt comme un poisson d’une taille impressionnante, tantôt comme un serpent (de même, le nom « Léviathan » étant inscrit sur le pentagramme de Satan (Anton Szandor LaVey), c’est signe, malgré lui, qu’un certain satanisme est de filiation avec le Shaktisme tantrique).

 

Henri Durville écrit au sujet du nom « Léviathan » : « Quelques commentateurs se basant sur la science linguistique font dériver le mot « léviathan » de l’hébreu « léviath thanin » c’est-à-dire « conjonction de dragons » comme si l’on avait voulu dire qu’il y avait plusieurs dragons dans le seul Léviathan. Bochart le fait provenir de l’arabe « lava » qui veut dire « fléchir, plier ». Cette étymologie convient très bien au dragon qu’on représente, souvent, avec un corps flexueux. Le prophète Esaïe rapproche étroitement le dragon du serpent, en écrivant : « Léviathan, le serpent droit, Léviathan, le serpent tortueux » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du Magnétisme Editions).

 

pentagramme léviathan samael lilithLa « conjonction de dragons » ou « conjonction de serpents » décrit très bien la Kundalini puisqu’elle se présente comme un entrelacement de deux serpents autour d’un mât, que les experts de cette science nomment Idâ et Pingalâ, deux courants respectivement liés à la Lune et au Soleil. Or, le satanisme connaît également ses deux serpents en conjonction, tantôt frère et sœur, tantôt époux, que sont Lilith et Samaël : ce sont donc eux dans le satanisme les personnifications de ces deux courants, Lilith pour Idâ et Samaël pour Pingalâ, du serpent Léviathan. Leur siège, et qui prouve le propos de Lilian Silburn disant que « ce serpent est imploré en vue d’obtenir nourriture et vigueur », est dans Svadhisthana, dont l’astre correspondant est Mercure mais également la Lune, le premier étant lié à Samaël, le second à Lilith.  

 

« Lorsque Adam habitait le jardin d’Eden, il était couvert du vêtement céleste, qui est le vêtement de lumière céleste… L’homme (l’Adam céleste) fut créé par les dix Sephiroth du monde Jetziratique (monde de la formation) et, en vertu de leur pouvoir commun, les sept esprits d’un monde encore plus inférieur engendrèrent l’Adam terrestre. Samaël tomba le premier et trompant ( ?) alors l’homme, causa également sa chute ». Peu nous importe ici l’aspect religieux du sujet, celui qui met si bien en exergue le Bien et le Mal, ce « monde encore plus inférieur » dont il s’agit, passé « Assiah » (monde matériel) est Qliphoth. De même, les « créateurs » de l’Adam terrestre, c’est-à-dire « l’homme de chair » ou « homme charnel » sont les esprits de ce monde.

 

« D’abord, il y a le plan atzilutique (monde d’émanations), qui donne naissance à trois autres mondes : le plan briatique, celui des purs esprits, le plan jetziratique (monde de la formation), le plan assiatique (le monde matériel). Pourtant, l’on dit de ce dernier monde qu’il contient aussi Qliphoth, que c’est la résidence du « Prince des ténèbres ». De ces Qliphoth ou « Coques », il est dit « qu’elles habitent ou vivifient ce monde, en qualité d’entités et d’intelligences essentielles et leurs corrélatifs ainsi que leurs contraires logiques habitent dans le troisième monde habitable, appelé monde assiatique. Ces « contraires » sont ces « coques » ou « Qliphoth » ou « Démons » qui demeurent les sept demeures et dont la Kabbale dit que leur prince est appelé Samaël » (HPB – Doctrine secrète 3 ; p.160 ; Editions Adyar).

 

Pour « Qliphoth » (« Qlipah » au singulier), le mot est traduit tantôt par « écorce », « épluchure », ce qui est insultant et détourne de son sens exact. Les plus aguerris à ces études disent « coques » puisqu’il s’agit d’un corps subtil ; les initiés vont plus loin, disant que « Qliphoth » est autant des « Ombres » que des « Images ». Une référence à un corps subtil dont le médium dit qu’il ressemble à une feuille de papier calque, épouse les formes d’un corps, traverse les murs et est capable de s’accoler au corps astral d’un sujet humain. Fondamentalement, ce n’est pas sa vocation mais concernant les esprits lascifs, ce genre d’initiatives est plus que compréhensible.

 

h6Ce commentaire nécessite un complément d’informations que nous trouvons dans l’article suivant concernant « l’extériorisation de la sensibilité » et qui voit là le mécanisme même pour la création d’un incube humain ; nous lisons : Extrait des procès-verbaux de la société magnétique de France du 26 novembre 1892.

« Monsieur Durville parle de l’envoûtement des anciens et de la preuve de sa réalité, du moins sur certains sujets. Cette preuve, dit-il, est donnée par le magnétisme.

Tous les magnétiseurs savent que presque tous les sujets endormis (mis sous hypnose) sont complètement insensibles et presque tous ont également remarqué que souvent, en approchant le sujet, celui-ci éprouverait certaines impressions. Mais la connaissance des magnétiseurs n’est pas allée au-delà. Il était donné au colonel de Rochas d’observer que la sensibilité du sujet, qui a disparu de la surface du corps, rayonne autour de lui, à une certaine distance, de telle façon qu’en piquant ou en pinçant la peau, le sujet n’éprouve rien et qu’en piquant ou en pinçant à distance, il éprouve une sensation analogue à celle de piqûre réelle. De là le nom d’extériorisation de la sensibilité donné à ce phénomène.

incube succubeCe n’est pas tout, la sensibilité extériorisée du sujet peut être fixée sur un corps quelconque : de l’eau, un fruit, un animal, etc. ; et, en piquant ce corps, le sujet sent une piqûre en un point quelconque. Si on modèle une figure de cire et qu’avec certaines précautions on extériorise dessus la sensibilité du sujet, celui-ci ressent les moindres attouchements pratiqués sur la statuette ; et si on la pique, une impression de piqûre est ressentie au point correspondant et presque toujours un stigmate reste marqué sur la peau. Monsieur de Rochas obtient ces phénomènes en mettant le sujet dans une phase spéciale de l’état somnambulique, par des procédés assez compliqués.

 

« Me basant sur ma théorie de la polarité, dit Monsieur Durville, j’ai pensé que ces procédés étaient inutiles ; et, par un artifice des plus simples, j’ai obtenu sur des sujets entièrement éveillés ces phénomènes étranges qui montrent mieux encore la possibilité de l’envoûtement ».

 

Cette extériorisation ainsi obtenue peut également être fixée sur divers corps, et la sensibilité rayonne autour d’eux comme autour du sujet. De plus, l’ombre du sujet projetée sur un mur par une lampe devient sensible, de telle façon qu’en piquant celle-ci sur le mur, à une distance de plusieurs mètres, le sujet éprouve l’impression de la piqûre au point correspondant. Chez le sujet, l’extériorisation peut être localisée sur un membre, être transférée d’un bras à l’autre, d’un bras à une jambe et réciproquement. On peut même la transférer d’un sujet à l’autre ».

 

incube succube satyreVient ensuite l’action de ces « Coques », elles « vivifient ce monde, en qualité d’entités et d’intelligences essentielles ». L’une d’elles vient supplanter le corps astral d’un sujet et lui donne une motivation, lui suggère une initiative, l’inspire d’une activité, d’un projet. Lorsqu’elle se retire, le même sujet se trouve comme vide, abandonné, esseulé. Les forces passionnelles de l’amour, preuves qu’elles résultent de ces phénomènes, obtiennent les mêmes résonnances, le désir rend joyeux et permet soudain possible toutes les initiatives ; voilà qu’elles s’en vont, et l’on n’a plus goût à rien. Il y a de la Qlipah dans le déroulement de l’amour chez l’humain.  

 

aleister-crowley3.jpg Pour compléter le lien entre les Qliphoth et le règne de Shakti, en apparence le jour et la nuit, nous citons Aleister Crowley lorsqu’il veut définir sa « Magick » : « Le K est la 11ème lettre de nombreux alphabets, et 11 est le chiffre principal de la magie, parce que c’est celui attribué aux Qliphoth, le monde souterrain des forces démoniaques et chaotiques qui doivent être maîtrisées avant que la magie puisse être pratiquée. Le « K » a aussi d’autres implications magiques : il correspond au pouvoir, ou à l’aspect « Shakti » de l’énergie créatrice, le « K » est l’ancien « Khu » égyptien, le pouvoir magique. De plus, il signifie le « Ktéis » (ou « Ctéis » le vagin), complément de la Baguette (le phallus) qui est utilisé par le magicien dans le grand travail ».

 

Et, révélation suprême, si « K » ou « Kaph » est Shakti, le phallus (Linga, Shiva) l’est autant, « Kaph » ayant pour astre le Soleil, dont l’organe génital mâle est un emblème. L’un vaut autant que l’autre car l’un vaut l’autre. K ou « Kaph » correspond dans le Tarot à l’arcane « Roue de la Fortune », dont l’ancienne représentation montrait un caducée…

 

roue-de-la-fortune.jpg

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 17:51

asmod-e-2.jpg« Et ce n’est pas seulement dans les livres sacrés que nous retrouverons les traces de ces usages bizarres et occultes : si nous interrogeons les monuments élevés par les diverses religions de l’Inde et de l’Égypte, nous pouvons y retrouver des allusions évidentes à ces pratiques théophagiques. Les idoles ithyphalliques de l’Égypte s’expliquent d’elles-mêmes par ces idées et ces mœurs des prêtres ; il en est de même du culte du Lingam si universel dans l’Inde.

Jérôme Becker nous a cité un temple de la haute Égypte datant des Pharaons, où il a noté, au milieu des ornements divers de la décoration murale, une figure d’Osiris, tracée en profil, et sur laquelle le dessinateur a figuré un arc symbolique partant des sources de la génération pour arriver à la bouche, et indiquant ainsi la trajectoire rituélique de la semence sacrée ».

 

« Le même explorateur, se trouvant au Caire vers les mois d’été, où la ville est abandonnée à l’ordinaire par les étrangers, eut l’occasion d’assister à une sortie de la procession d’Osiris, auquel les fellahs tiennent encore à rendre cet hommage annuel ; l’image du Dieu portée au cours de cette manifestation religieuse exécutée en pleine rue, au moyen d’un mécanisme spécial mû par un porteur dissimulé dans le socle, ce que les poètes qui parlent de ces mystères ont coutume d’appeler : « le geste auguste du Semeur ! » »

 

belphegor extérieur« Ce n’est donc point une superstition locale que cette croyance universelle à la possibilité d’établir un lien entre l’homme et Dieu par la spermatophagie. C’est dans ce milieu de travailleurs confiants et zélés, mais dépourvus de science profonde, que se forma cette conception résumant tout l’enseignement du Christ dans le devoir d’aimer... Pour mettre ce devoir en pratique, pour réaliser sur terre cette Jérusalem céleste où chacun vit animé d’un sentiment d’adoration illimitée pour tous ses semblables, la première méthode à suivre, la voie la plus droite, la plus courte, consistait, d’après eux, dans l’action : c’est-à-dire dans des embrassements intimes, confondant tous les fidèles sans distinction d’âge ni de sexe, de fortune ni de beauté.

Tel fut le principe fondamental des premières communautés chrétiennes, de ces réunions qui eurent lieu d’abord chaque soir, pour s’espacer ensuite de semaine en semaine, et qui prirent, à raison de leur objet même, le nom d’agape, du grec agapô, « j’aime » (Agapé est considéré comme l’amour spirituel, à l’instar d’Eros, lié à l’amour physique. Dans la mythologie, Agapé est un troisième frère d’Eros, avec Hyménée (mariage), ce qui inclut forcément de la présence d’Eros dans l’Agapé initiale). Aucun de ceux qui participaient à ces transports de foi mystique sentie et vécue jusque dans la chair ne concevait le moindre remords ».

 

« Cette guerre, toute en paroles et en discours à ses débuts, devait amener les apôtres à répondre comme ils le purent aux attaques auxquelles ils se trouvaient en butte ; forts de la connaissance des mœurs cachées des prêtres païens, ils y cherchèrent une arme contre leurs adversaires, et Paul se trouva ainsi amené à décrier publiquement ces usages, à attirer sur eux le mépris de la foule, à les représenter comme une aberration des sens et une malédiction de la justice divine.

C’est ainsi que nous lui voyons dire, dans son « Épître aux Romains », en parlant du sacerdoce des idoles :

I. 25. Eux qui ont changé la vérité de Dieu en des choses fausses et qui ont adoré et servi la créature, au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen.

28. C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes; car les femmes, parmi eux, ont changé l’usage naturel en un autre, qui est contre nature.

britney & baphomet 27. De même aussi, les hommes, laissant l’usage naturel de la femme, ont été embrasés dans leur convoitise les uns pour les autres commettant homme avec homme des choses infâmes et recevant en eux-mêmes la récompense qui était due à leur égarement ».

Mais après avoir tenu un langage aussi grossier et aussi insultant à l’égard de ceux qui n’avaient commis d’autre crime que de faire ce qui se faisait à chaque agapé, comment l’apôtre va-t-il encore oser se présenter à ces chrétiens dont il s’est fait le chef et quel langage va-t-il leur tenir ?

Ah ! l’habileté dans les discours ne lui fait pas défaut et rien ne lui est plus aisé que de montrer deux visages : l’un courroucé, l’autre pacifique comme le double masque du Dieu Janus ; c’est dans les paroles mêmes du Christ qu’il trouvera le fondement de sa duplicité morale ; le fidèle chrétien est uni au Christ et par conséquent il profite du même affranchissement ; quoi qu’il fasse, le péché n’a plus d’action sur lui, il est couvert par la grâce ; et même, plus il pèche, ou plus il fait ce qui serait un péché pour un autre, plus il fait abonder la grâce qui l’innocente ; c’est pour cela que l’apôtre exhorte les fidèles à offrir leur corps en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, ce qui est leur service raisonnable (Rom, XIL 1).

Ainsi s’établit cette théorie théologique de la grâce sanctifiante, qui efface tous les péchés et dont le bénéfice appartient à tous ceux qui ont communion à l’Eucharistie véritable ».

 

« En examinant de près la situation historique que nous venons d’exposer, le lecteur comprendra comment la communauté chrétienne, tout en croyant ne pas pêcher dans les actes commandés par Jésus, a dû cependant affirmer que de tels actes étaient immoraux et en cacher soigneusement l’existence aux yeux du monde extérieur.

Certains écrivains religieux reconnaissaient que de tels usages avaient pu exister chez certaines sectes chrétiennes, encore qu’elles aient été désavouées publiquement par la grande généralité des fidèles et proclamées hérétiques.

tap ou gaapC’est ainsi que Théodoret et Prodicus rapportent que certaines sectes appelaient « communion mystique » l’acte de Vénus pratiqué publiquement dans le temple.

Saint Épiphane donne une description complète de la cérémonie eucharistique, mais il l’attribue exclusivement aux Gnostiques et a soin de la représenter comme une aberration indigne des vrais chrétiens (Rappelons que le Xristos, figure d’un serpent figuré attaché sur une croix, est une divinité Gnostique majeure, un envoyé de Sophia pour sauver l’humanité après Ophis, censé être l’original Christ) ; dans leurs assemblées, dit-il, les hommes et les femmes mangent réciproquement la semence reproductive de l’espèce humaine en se tournant vers l’autel et en disant au Très Haut : « Offerimus tibi donum corpus Christi ». « Nous t’offrons en sacrifice le corps de Jésus-Christ ! »

 

Pareillement, nous trouvons le même événement dans la Messe Noire dédiée à Satan où le prêtre dit au même instant et dans la même solennité affective : « Offerimus tibi donum corpus Domine Satanas ! ».

 

De même, nous connaissons ce fait divers d’après Sagot de l’abbé défroqué Guibourg, qui, pour agir lors d’une Messe Noire, réclamait pour son opération magique de la semence mâle : « Il a fait chez la Voisin, revêtu d’aube, d’étole et de manipule, une conjuration en présence de la des Œillets qui prétendait faire un charme pour le roi et qui était accompagnée d’un homme et qui lui donna la conjuration, et comme il était nécessaire d’avoir du sperme des deux sexes, des Œillets ayant ses mois n’en put donner mais versa dans le calice de ses menstrues et l’homme qui l’accompagnait, ayant passé dans la ruelle du lit avec lui Guibourg, versa de son sperme dans le calice. Sur le tout la des Œillets et l’homme mirent chacun d’une poudre de sang de chauve-souris et de la farine pour donner un corps plus ferme à toute la composition et après qu’il eut récité la conjuration, il tira le tout du calice qui fut mis dans un petit vaisseau que la des Œillets ou l’homme emporta ». (Jacques Bersez – Lucifuge Rofocale)

 

gnostic-figure-overblog.jpg« Mais, d’une part, pendant que les scribes à la solde de l’Église essaient ainsi de sauver sa réputation en jetant sur des sectes hérétiques le mauvais renom du culte secret, d’autre part, les autorités dirigeant ce grand mouvement social s’efforcent de discipliner les agapes, d’y rétablir l’ordre, de les rendre moins attrayantes pour les fidèles, afin qu’ils aient plus présente à l’esprit l’idée du sacrifice qu’ils viennent y offrir à Dieu.

C’est ainsi que le Concile de Laodicée commence par défendre le baiser de paix entre personnes de sexes différents ; le même Concile alla plus loin et abolit la coutume de dresser des lits dans les églises pour faire l’agape plus commodément.

Il ne s’agit point ici de ces lits d’apparat employés par les classes riches de l’Empire romain comme siège pour leurs repas ; en effet, les chrétiens étaient tous des travailleurs, en grande partie des esclaves, et si des lits étaient commodes pour l’agape, c’est qu’on s’y livrait à des actes pour lesquels le lit a toujours été réservé depuis que l’homme en a fait usage.

Mais, malgré ces mesures restrictives, la vérité continuait à sourdre de toutes parts à travers les fentes des portes qui fermaient les temples chrétiens, et mettaient les mystères à l’abri de la curiosité profane.

Le clergé se sentait menacé par l’explosion du sentiment public vis-à-vis duquel il était obligé de lutter en ayant recours à la violence de mensonges continuels ; cette situation était intolérable ; d’autre part, l’Église, enrichie, appuyée sur une tradition déjà plusieurs fois séculaire, glorifiée par d’innombrables martyrs et possédant enfin l’appui de l’autorité impériale, se sentit assez forte pour se mettre entièrement en dehors du monde et pour expulser du sanctuaire la masse des fidèles. Le Concile de Carthage supprima purement et simplement l’agape, et remplaça ces assemblées fraternelles par la messe, cérémonie froide et symbolique que nous voyons encore célébrée de nos jours dans les édifices consacrés au culte chrétien ».

 

ja20-nb-baphomet-overblog.jpg« Depuis ce moment, l’Eucharistie réelle n’est plus ouvertement accordée aux fidèles ; elle n’est plus permise qu’aux prêtres et à ceux qu’ils veulent bien associer volontairement à leurs pratiques ; le corps de Jésus-Christ n’est plus donné au chrétien par le ministère de l’amour divin, sous forme de sperme émanant d’un saint figurant le Christ lui-même ; c’est l’hostie, simple parcelle de pâte de farine, qui va désormais remplir ce rôle. Les mystères n’ont plus de raison d’être et, à partir de ce jour, c’est à portes ouvertes que la messe est célébrée ».

 

« Ouvrons le Monde de l’Eucharistie, publié par M. l’abbé Bion, chez Victor Palmé, Paris, 1873. Cet ouvrage, parfaitement orthodoxe, a reçu l’approbation de l’ordinaire, conçue en termes flatteurs par M. Augustin, évêque de Nevers, et datée de Châtillon-en-Bazois, 10 octobre 1872. Voici ce que nous y lisons, p. 191 :

« C’est par la manducation du fruit de l’Arbre de Vie que le salut devait nous arriver... Il nous fallait le pain de vie, le vin qui fait germer les vierges ». Inutile de faire observer que l’on ne poussera pas, je pense, la croyance à la transsubstantiation assez loin pour tenter de faire germer une vierge au moyen de quelques fragments d’hostie ! C’est bien une autre substance, celle dont nous avons parlé plus haut, que M. l’abbé Bion vise dans ces mots ».

 

häxan9« Mais qu’est-ce que le soma ? C’est un breuvage sacré, qui devient parfois le dieu Soma. Sa composition a donné lieu à de nombreuses interprétations. Il est parfois « sarcastemma viminale » ou « asclepias acida », et peut mener à l’ivresse divine, éventuellement par incorporation de substances hallucinogènes tel le chanvre. Nous trouvons écrit dans le « Shiva-svarûpa » : « Dans le sacrifice du Soma, le soma liquide est bu par les prêtres. Ceci n’est que le rite exotérique qui correspond au rite intérieur dans lequel le calice de liqueur divine est le corps même de l’homme et l’élixir de vie qui emplit ce calice est absorbé de l’intérieur pour devenir le breuvage d’immortalité. Les sens sont les coupes dans lesquelles le breuvage divin peut se boire. L’essence de l’énergie procréative est produite dans la région inférieure, dans le Sud, là où demeurent les ancêtres. La semence purifiée remonte peu à peu jusqu’à la tête et est recueillie dans un centre appelé Mûjavân. De là, elle s’écoule dans les centres nerveux. La réabsorption de la semence est représentée comme l’absorption du breuvage d’immortalité. C’est ainsi que le yogi seul boit l’ambroisie que l’homme ordinaire éparpille ».

 

« Les strophes qui traitent de rituels sexuels, de copulation, sont couchées en termes obscurs et symboliques, de sorte qu’il est très difficile d’en comprendre au juste l’intention… Les passages concernant l’éjaculation proprement dite sont les plus obscurs de tous. Ce qui est clair, c’est que le visage de la Shakti est le plus important des chakras et il semblerait, bien que nous ne soyons pas certains d’avoir correctement compris les passages, « que l’homme éjacule dans la bouche de la femme » ». La bouche étant parfois Muladhara… parfois la bouche physique également.  

 

messaline gouine2« En commentant la difficile strophe de la page 91 (vers 128), Jayaratha explique que le sperme devrait passer tour à tour de la bouche de la femme dans celle de l’homme, pour être finalement recueilli dans un récipient consacré. Kundagolaka est « l’offrande constituée de sperme et de Shonita, sécrétion féminine recueillie dans un récipient consacré et consommé par l’officiant ». P.C. Ray, en analysant ce texte précise que le laboratoire doit être installé dans la forêt, loin de toute présence impure, que le disciple doit respecter son maître et vénérer Shiva, car l’alchimie a été révélée par le dieu Lui-même ; en outre, il doit faire un phallus mercuriel à Shiva et participer à certains rituels érotiques… »

 

« Giuseppe Tucci fait, par ailleurs, état d’un objet originaire du gandhara qu’il a étudié et qui semble se rattacher à cette tradition. Il s’agit d’un socle à trois faces représentant trois images sculptées dont l’une figure un personnage en train de se masturber. Sur le sommet un creux rectangulaire était, semble-t-il destiné à recueillir le Kundagolaka. Et Mircea Eliade tirant les conclusions de cette découverte de Tucci aurait tendance à la rattacher au concept métaphysique des rites d’une école tantrique, l’Akula. Les traductions que donne Tucci des termes se rattachant à cette école, c’est à dire que « Kula » signifie Shakti, « Akula » est Shiva ; Akulavira est un « héros solitaire » ; il est toute chose, « il n’est ni Shiva ni Shakti, c’est-à-dire au-delà d’eux, un », nous ramène à de très anciennes traditions Shivaïstes de pratiques sexuelles secrètes remontant au début de notre ère qui avaient déjà cours dans des rituels dont on retrouve trace dans des textes plus tardifs » (L’Eucharistie - le Chevalier Le Clément de Saint Marcq).

 

kali yantraAinsi peuvent s’expliquer certains versets au langage crépusculaire du « Karpûrâdi-Stotra », sorte d’invocation, et dédiée à Shakti Kâlî :

 

De toutes les puissances

Il deviendra le maître

Et pour toujours sera voyant

Celui qui nuitamment,

Nu, les cheveux défaits,

Prononcera les sept mantras

Et méditera sur Ton nom

 

Tout en faisant l’amour

Avec pour yoginî

Une fille aux seins lourds

Et aux cuisses bien larges !

 

Il deviendra Shiva,

Celui qui, maître de ses sens,

Mangera l’oblation

Et méditera sur Tes pieds

En récitant cent mille fois

Les sept mantras,

 

Puis ira s’unir à minuit

Avec sa yoginî,

Tout en répétant à nouveau

Cent mille fois les sept mantras !

 

 

(ps : homis la dernière photo, les autres n'ont pas de lien direct avec le texte.)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

baphomet charnel overblog

 

« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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A-jack-devant-baphomet-v-nus-feu.jpg

 

 

 

 

« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

ca9 lilith2 NB satyres titre

 

 

« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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