Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 10:23

Relisons quelques enseignements historiques au sujet de cet antique dieu Ob aujourd’hui quasiment oublié : « En Phénicie, on connaissait les rites de l’adoration Livre lilith magia sexualisdu serpent, dont la symbolique animale participe à la puissance phallique et, en même temps, aux mystères de la fécondation.

Malgré le danger que certaines espèces présentent, le serpent évoque, par la grâce de ses mouvements, la danse de l’amour, à laquelle les corps des amoureux s’en remettent. Le tantrisme montre « un caducée de deux serpents qui s’entrelacent » pour porter à la gloire les forces de vie inhérentes au plaisir. Plus que toute autre mythologie, la Bible a changé le serpent en un objet d’abjection, de terreur et de mal.

Des conjectures religieuses ont profité de remplacer les dangers du venin au lieu de cette partie de la vie et de plaisir, si hostile à la puissance de l’Esprit et des prêtres ascétiques pour faire du serpent un animal symbole du mal.

Les Hébreux ont annexé le culte du serpent dans leur syncrétisme monothéiste en gestation sous la forme de séraphins (les « seraphins », beaucoup plus tard transformés en anges).

Dans le Deutéronome (8, 15), « Nahash Seraph » désigne « la combustion de personnes dans le désert et mordues par des serpents ». Si le mot « Seraph » (ou « Saraph ») est utilisé, lui qui est lié aussi au feu, c’est parce que la morsure inclut une combustion, et la racine du mot sémitique est le verbe « brûler ». Le serpent (« Nahash ») (Nun-Chet-Shin) joue un rôle essentiellement sexuel dans la Genèse. Il est condamné sexuellement, comme il est bien illustré par une tradition talmudique (Aboda Zara, 22 b): « Lorsque le serpent possédait Eve, il l’a inoculé avec sa saleté (souillure) ». Et la Genèse n’est pas moins explicite dans la résolution d’Adam (3, 20) pour appeler son épouse Hawwah (Eve), en jouant sur le mot hayah, qui exprime l’idée de la vie et est similaire à l’araméen hivyah, « serpent ». Beaucoup plus tard, Clément d’Alexandrie relève que, « si un mélange alourdit un peu la prononciation du nom de la première femme, on pourrait évoquer dans des oreilles juives le nom de la femelle de l’espèce serpent ».

L’initiation sexuelle, avec ses lascivités ou l’art de la caresse, dépendait initialement des privilèges de la femme. La lascivité, marquée par l’ondulation exubérante de la femme (danse du ventre ?), relève de l’interdiction, alors que l’homme implique à la fierté, la gloire pour son aspect phallique. Pour cela, c’est dire, le venin était accrédité au féminin.  

C’est le serpent qui figure cette force qui se voit transformé dans la mythologie hébraïque en Satan.

 

Alan Rowe a montré l’importance du culte du serpent à Beth-Shan, où il a mené une campagne de fouilles. Beth-Shan ne serait pas autre que la « Chambre du teth-serpent-lion--liphas-l-vi.jpgDieu-Serpent » et « Shahan » le nom de la divinité. L’auteur fait observer que « Shahan » (Shin-Chet-Nun) (prononcé aussi « Sharan ») (357) peut se lire en arrière « Nahash », signifiant « serpent » dans toutes les langues sémitiques ».

 

De son côté, le Zohar, dans son texte « Les lettres et la création », faisant commenter l’Eternel sur chacun des caractères, dit à « Teth » (9ème lettre) : « Puisque la bonté est blottie en toi, elle n’a pas sa part dans le monde que je vais créer, mais seulement dans le monde à venir. En plus, la lettre « Chet » (8ème lettre) est à ton côté, et, réunies, vous générez le péché. C’est pour cette raison que ces deux lettres ne doivent pas se trouver dans les noms des tribus. Il partit aussitôt ».

 

Est-ce pour ceci que certains sectateurs du Dieu-Serpent l’appelèrent pareillement « Shahan » (avec « Chet ») et « Shatan » (avec « Teth »), « Teth » qui, soit-dit en passant, signifie « boue » mais aussi « serpent magnétique » (serpent du fluide). De plus, certains disent que c’est là la racine de l’antique dieu Thoth, de même du malfaisant Seth, d’où la boucle est bouclée, comme il est nommé également « Setan ».

 

De Ob, Eliphas Lévis écrit : « On le représente par une femme qui écrase la tête du Serpent… Déclarons ici sans détours, que le Grand Agent Magique, le double courant de lumière, le feu vivant et astral de la terre a été figuré par le serpent à tête de taureau ou de bouc dans les anciennes théogonies. C’est le double serpent du caducée, c’est l’ancien serpent de la Genèse, c’est le lingam générateur ; c’est aussi le bouc du Sabbat et le Baphomet, enfin le Diable de M. Eudes de Mirville… » (Eliphas Lévi – Dogme et rituel de haute magie).

 

La nature même de cette force - qui est celle du Dieu-Serpent à la face de bouc ou de taureau -  terrasse quiconque s’en approche ou veut s’en saisir puisqu’elle est « l’énergie sexuelle primordiale » (que les tantristes nomment « Shakti »), débordant de puissance et d’influence, violente à l’état brut, irrépressible et dominante. A peine vient-elle à se faire remarquer par un mental qu’elle lâche sa violence impétueuse sur lui jusqu’à en faire sa bête de somme. L’amour vient l’aider dans son ouvrage de soumettre davantage les braves encore, c’est un complice fort utile, usant de malices pour amener, comme des esclaves, les amants vers Ob. La prostitution est sans doute une expression de cette force Ob, d’où sa pratique sacralisée dans les temps antiques, comme l’idolâtrie pour Vénus et ses sectateurs qui s’offraient charnellement pour lui rendre un culte ; aussi la débauche. Teinté de luxe, autant que ce dernier porte à sa gloire la luxure ; ou de franchouillard, car la honte fait partie du sortilège.

 

sabbat7Les démons de cette force Ob, ces Aôbôth dans la Sitra Ahara, connaissent mauvaise réputation par ceux qui les fréquentent tant il y a danger qu’en leur compagnie les esprits humains perdent raison et s’enveniment dans des envies irrépressibles de débauches salaces. Ces Aôbôth, parmi eux les démons incubes succubes, sont vus noirs et visqueux, tordus et se tordant pour se mouvoir, pointant un chibre obstinément braqué et prêt à l’assaut de quiconque, homme ou femme. Ils émettent la puissance Ob de leur corps qui est fait de cette nature sexuelle et avec laquelle ils envoûtent nombre d’hommes de ce bas monde. Ils poussent à l’ivresse des sens en les déréglant à volo et c’est par ce même moyen que les hommes leur rendent un culte souverain. Ils sont les esprits infernaux de la magie noire, opèrent pour des vœux de désir, de destruction mais de compassion également.

 

« Nous assistons ici à la transition du hieros gamos au combat rituel, souvent avec des sous-entendus sexuels résiduels. Dans le mythe du combat entre Seth et Horus, Seth tente de s’unir sexuellement à Horus. Cela est en général considéré comme une insulte, mais le fait est qu’il existait une sodomie organisée dans les temples de déesse syrienne de la Lune (dans le culte de Seth, dieu adoré en Syrie antique à cette époque – NDA). Notons que la circoncision est une castration symbolique, et que de nombreux adorateurs mâles de la déesse s’efforçaient de lui ressembler et de devenir des femmes » (Laura Knight-Jadczyk - La Science Antique).

 

Le mythe de Seth qui tue Osiris se trouve ici. « Ob » est la source de l’excitation de « Od » comme la femme luxurieuse incite à l’enthousiasme de l’homme pour elle. Et c’est Ob qui en vient à bout de Od comme c’est la femme ayant excité l’homme vient mettre un terme à son ardeur.

Comme existe le trinitaire « Od Ob Aour », le troisième élément servant à équilibrer les deux autres, la magie met en scène ou bien un célébrant, ou trois, ou cinq, jamais deux ou quatre. En mythologie, il y a Bacchus, Vénus, et Eros Cupidon. En kabbale noire, pareillement, nous connaissons Samaël, Lilith et Taniniver, ce dernier étant traduit par « le serpent aveugle » alors qu’il pourrait être compris aussi « le serpent de chair ». Dès lors, il est le troisième élément, celui qui a vocation d’unir, de rassembler, d’attirer l’un (mâle) à l’autre (femelle). Dans la relation homme/femme, le troisième élément parait subtil au premier abord, en fait, la femme remplit deux fonctions, elle est Vénus et Eros Cupidon à la fois.

 

D’où que l’assertion de Clément d’Alexandrie est loin d’être si fausse que cela : « Les Bacchantes célèbrent par des rites orgiaques Dionysos en folie, sont couronnées de leurs serpents, appelant à grands cris « Eva » (Chet-Vau-Aleph) (15), cette Eva même par qui la faute est entrée dans le monde ; et le signe des orgies bachiques est un serpent consacré. Maintenant, selon la vraie prononciation des Hébreux, le mot « Evia » aspiré, signifie « serpent femelle » (Clément d’Alexandrie – Le protreptique). Stanislas de Guaita distingue parfaitement « Eva » (Chet-Vau-Aleph) de « Awwa » (Chet-Vau-Hé) (Eve) (19), la première étant le « pouvoir », la seconde « la créature comme Adam », l’auteur souligne même qu’en des passages du Talmud, « Samaël et Lilith » sont nommés « Léviathan et Eva », Lilith étant ainsi la même qu’Eva (et non Eve), et Eva étant bien un serpent femelle, au moins dans la représentation qu’on trouve d’elle au temple qui la voit consacrée et célébrée.

baphomet-belz-buth.jpgMais nous constatons encore que le nom « Ob » (évoluant en « Oph » et jusqu’à « Hiv » comme « Hivite »), et parce que « b » peut se prononcer « v » en hébreu, peut devenir « Ov », et d’autant mieux « Ova ». Stanislas de Guaita assure que le dieu Ob est devenu, chez les Vaudou, Mandigoës-Obi, lui, l’ancien Obéah, ex Ob des Phéniciens. Au cas où Obéah (Ova) et Eva auraient la même origine, Obéah (Aleph-Vau-Beth-Aleph-Vau-Hé) (21) détiendrait une orthographe originale. Plus surprenant en est encore son nombre par la valeur totale de chaque lettre : 111+13+412+111+13+6=666. Peut-être est-ce à partir de ce « Obéah » qu’il faut trouver le fameux phonème « AO » qui résonnait dans les salles antiques du temple où les sectateurs de Seth l’adoraient sous la forme d’un âne.

 

Seth, tant lié au serpent Ob, ne pouvait que se rapprocher de Typhon.

 

« Ce sont les Grecs qui appelèrent Seth du nom de Typhon, notamment Plutarque. Illustré par un serpent marin d’une taille impressionnante, ses sectateurs lui rendent un culte sous la forme d’un bouc, puis d’un âne. Certains initiés commentent qu’il est l’aspect négatif d’Osiris, d’où cette semblable apparence, car il est intéressant de souligner ici que le culte du Dieu-Bouc ne concernait point seulement Osiris, qui fut Bacchus, mais aussi Typhon ou Seth, Setan. La figure du serpent prolonge celle du dieu Ob, qui est toujours Seth, mais les sectateurs du monstre marin sont à distinguer de ceux de Setan, et probablement qu’avec le temps, le culte de Seth par Typhon supplanta celui du premier.

Mais si Typhon est identifié au Léviathan des Hébreux et avant eux des Babyloniens, alors nous saisissons parfaitement pourquoi autour de l’actuelle figure du bouc dans le pentagramme, sensé représenter Satan (Setan), nous trouvons le nom « Léviathan », comme les anciens sectateurs de Seth couronnaient leur Dieu-Bouc par le nom « Typhon » ».   

 

« Typhon est un nom plus tardif pour Seth, plus tardif mais encore ancien aussi loin dans le temps, en fait, que la quatrième dynastie. Car dans le rituel, on peut lire : « Ô Typhon-Seth ! Je t’invoque, tout-puissant dieu des dieux, terrible, invisible, toi qui détruit et rend les endroits inhabités ». Typhon appartient le plus résolument possible et sans contredit à la même catégorie symbolique que Shiva, le Destructeur, et Saturne — le « dieu sombre ». (…) Typhon-Seth semble avoir servi de prototype à plus d’un dieu du cycle ritualiste plus récent, y compris le dieu des Juifs ; quelques-unes de ses observances rituelles ayant passé intégralement dans le code de lois et le canon des rites religieux du « peuple élu ». Qui parmi les adorateurs de la Bible connaît l’origine du bouc-émissaire (ez ou aza) envoyé dans le désert en signe d’expiation ? typhon2.jpgConnaissent-ils que des âges avant l’exode de Moïse, le bouc était consacré à Typhon, et que c’est au-dessus de la tête de ce bouc typhonien que les Égyptiens confessaient leurs péchés, après quoi l’animal était envoyé dans le désert ? « Et Aaron prendra le bouc émissaire (Azazel)... et il placera ses mains sur la tête du bouc vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël... et il l’expédiera... dans le désert » (Lévitique, xvi). Et de même que le bouc des Égyptiens accomplit l’expiation avec Typhon, de même le bouc des Israélites « accomplit l’expiation devant le Seigneur » (Ibidem, v. 10). Ainsi, si seulement on se souvient que chaque dieu créateur anthropomorphique était chez les anciens adonnés à la philosophie le « Donneur de Vie" et le "Marchand de Mort » — Osiris et Typhon, Ahura Mazda et Ahriman, etc... — il sera facile de comprendre l’affirmation faite par les occultistes, que Typhon n’était que le symbole du quaternaire inférieur, les principes à jamais en conflit et tumultueux de la matière chaotique différenciée, que ce soit dans l’univers ou dans l’homme, tandis qu’Osiris symbolisait la triade spirituelle supérieure.

Dans une période plus récente on rendit un culte à Typhon sous la forme d’un âne, et comme le nom de l’âne est AO, ou (phonétiquement) IAO, ces voyelles contrefaisant le braiment de l’animal » (HPB – Glossaire théosophique).

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 14:28

Le dieu de l’amour ou dieu du désir est Eros (Cupidon chez les Romains). Mais compte tenu de la précision suivante apportée par la « Biographie universelle » : « En apparence, c’est beaucoup descendre que de tomber de cette hauteur à Eros-Priape. Livre lilith magia sexualisTel est pourtant l’ordre naturel des idées. Priape en un sens n’est que la caricature, ou si l’on veut le pôle matériel, la face primitive d’Eros. D’ailleurs, Priape est fils de Vénus, au moins dans une de ses légendes. Puis, qu’est-ce que Priape ? Le Phalle ; et le Phalle à Samothrace, c’est Cadmile. Or, Eros est un Cadmile. Et dans la foule des raisons qui apporterait à l’appui, n’en rappelons qu’une : Vénus, n’est-elle pas Axiocerse ? Enfin, Eros, dans l’origine, ne fut qu’Hermès : et cet Hermès, essentiellement samothracien, que fut-ce, sinon Hermès-Cadmile-Gigon-Ithyphallique, dédoublable en Eros et Priape ? » (Biographie universelle, ancienne et moderne) ; cet Eros n’est autre que Priape. Est-ce Priape régressé en dieu des jardins, dont il ne reste qu’un membre viril qui condamne son culte à moqueries en tout genre, ou Priape, ex Pri-Apis, le dieu-taureau fécondant venu d’Egypte et transfiguré en un amant viril se promenant nu dans les Gymnases ; ou cet enfant malicieux tenant son arc et pointant ses flèches d’amour ?

Ce nom « Pri-Apis », signifiant « taureau fécondant », est formé de cette racine « Pri » (Phé-Resh-Yod) mais plus exactement « Pr’ » (Phé-Resh-Ayin), que nous trouvons dans « Pharaon » (Pharao : Phé-Resh-Ayin-Vay), toujours lié à la « fécondité » ; qu’une permutation des lettres engendre le mot « Aphar » (Ayin- apis-priape-over-blog.jpg Phé-Resh) pour « poussière » : l’homme de la génération finit en poussière.

Mais « Pri » peut être envisagé dans sa dimension plus lubrique, avec le mot « Paro » (Phé-Resh-Ayin) qui signifie « mettre à nu, ôter le frein, lâcher la bride ». Il y a de « Paro » dans « Peor » (Phé-Ayin-Vau-Resh), et les sectateurs de Baal Peor se présentaient nu devant l’idole et certains commentent aisément des débauches qui s’en suivaient, et qui correspondent finalement au sens même de son nom.

« Phé » se prononçant « P » ou « F », la racine « Pri » forme le nom du dieu scandinave du désir et de l’amour, Frey, qui domine sur la rune « Feoh ». Le divin est présenté comme un Troll (Gnome). Le rite qui le célèbre met également en scène « l’accouplement rituel d’un prêtre et d’une prêtresse, des rites sexuels, la prostitution sacrée, des danses, des mariages sacrés, des rites d’initiation sexuelle et des hommes travestis en femme » (Jean-Paul Ronecker – ABC des runes – Jacques Grancher).

 

Ainsi, certains identifient Priape avec Baal Peor, tentant de trouver du nom de l’un dans l’autre, alors que c’est plutôt vers « Pri-Apis » qu’il faut y trouver une convergence, « Pri » évoluant en « Paro » et même en « Peor » (Phe-Ayin-Vau-Resh). « Aor » (Ayin-Vau-Resh) étant la « tunique de peau » ou « vêtement de chair », et « Phé » la bouche ou le sexe féminin, nous devinons le reste ; mais aussi que « Peor » contient en lui le « vêtement de chair » (Aor) en même temps qu’il « met à nu, ôte le frein, lâche la bride » (Paro), et les premières formes de lubricité se devinent aisément.     

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 14:25

L’épisode biblique de la création de la femme plonge directement dans le monde des Qliphoth, de ces « élémentals aimantés d’instincts pervers ».

 

« Alors Yhwh Elohim fit tomber une torpeur sur l’Adam, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. Yhwh Elohim forma une femme de la côte qu’il avait prise à l’Adam, et il l’amena vers l’Adam » (Gn 2-21/22) ».

 

De cette « côte », Annick de Souzenelle, dans « Le symbolisme du corps humain » (Editions Dangles), précise « qu’elle est en réalité le « côté » ou « Tzela » (Tsaddé–Lamed–Ayin), ou plus exactement le « côté ombre », la lettre « Ayin » y venant renforcer la connotation « ténèbre ».

Qui dit « ombre » et « ténèbre » entend « gauche ».

 

L’intervention de Charles Mopsik avait déjà pointé du doigt vers le plan qliphotique en citant Lilith : « Le côté qu’il prit pour former la femme est précis, pas n’importe Livre lilith magia sexualislequel ; j’ai découvert ceci dans les livres anciens : le côté qu’il prit était la Lilith originelle qui demeura avec l’homme et en fut enceinte (traduction Charles Mopsik – Editions Verdier) ».

 

C’est surtout dans l’étude sur la sorcellerie que l’enseignement met sur la voie : « S’agissant du Shefa (Shin-Phé-Ayin) qui est le fluide magique, certains pensent que les bonnes pensées sont remplies de Shefa pur, les mauvaises de Shefa vicié, tiré du « côté gauche », « l’autre côté ». Nous trouvons jointe comme expression synonyme à « côté gauche », « l’autre côté ». Or, cet « autre côté » n’est autre que la « Sitra Ahara » (littéralement « l’autre côté ») (Samech-Yod-Teth-Resh-Aleph Aleph-Chet-Resh-Aleph) (490) qui est le lieu où vivent les Qliphoth.

Tirer « une côte », qui s’avère être un « côté », lequel mot signifie dans son sens occulte la « Sitra Ahara », et à partir de là, « former la femme », c’est opérer le moyen de la sexualisation de l’homme qui ne pouvait passer que par la création de la femme ; et surtout, pour la partie mystique du récit, c’est reconnaître l’invention de la luxure, de l’attraction érotique et ce qui s’en suit au règne des habitants de la Sitra Ahara, les Qliphoth ou ces « élémentals aimantés d’instincts pervers ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 14:19

Ob, dieu-serpent des Phéniciens, « lumière négative », Ouroboros des puissances démoniaques couronnant ce monde, qu’un serpent maléfique illustre car il est le maître de la magie noire lequel a engendré la sorcellerie vaudou ; et c’est lui qui nous mène à Seth, dont la réputation est similaire pour le nombre des dévots qui venaient Livre lilith magia sexualisrendre un culte à ses pieds réclamant vengeance. Seth, dont certains ont dit qu’il était jadis « Teth », c’est-à-dire, une fois encore, un « serpent magnétique ». Quant à « Ob », il est prononcé parfois « Oph », comme l’on connaît les noms « Ophis » et « Ophiomorphos », respectivement les serpents du bien et du mal.

 

Ophiomorphos, serpent du mal connu des Gnostiques Ophites, est identifié à Satan. Il a toutefois tout de Seth.

D’où ce énième rapprochement de Seth avec Satan, que ses différents noms permettent de préciser : les anciens égyptiens, en effet, le nommaient également « Sheth, Sutekh, Seth Merksamer ou Seteh, et Setan ». A l’évidence, « Setan » est en devenir de « Satan ». Tout simplement, parce que la prononciation phonétique de « Setan » correspond avec le verbe hébraïque « Sitan » signifiant « s’opposer », et que les sectateurs du dieu des Hébreux trouvèrent là moyen, en l’écrivant ainsi, de signifier sa situation en regard de leur foi religieuse.
N’oublions pas que Seth, à cette heure de l’Histoire, n’était seulement un dieu égyptien mais avait conquis jusqu’à l’antique Syrie. Il n’était plus l’époux de Nephtys mais l’amant d’Anat, et surtout, d’Astarté la Babylonienne.

 

« Setan » (Samech-Tav-Nun) (510) est sans doute la meilleure orthographe du démon que les satanistes nomment « Satan » (Shin-Teth-Nun) (359), habituellement écrit comme « l’Adversaire » (« s’opposer »). Les experts en guématrie relèvent que 510 est le nombre de « Resh », que le Tarot joint au Soleil, et « Rosh » signifie « la tête, le chef, celui qui commande », de même, « c’est l’essence, la quintessence ».

En addition simple, « Setan » a pour nombre 15, et la quinzième lettre est « Samech », un serpent ; le quinzième arcane du Tarot est le Diable.

Avec « Nun final », « Setan » a pour nombre 1160, et 11x60= 660 ; et si l’on exclut le zéro, 11x6=66. Comprenne qui pourra.

Les lettres de « Setan » contiennent le « serpent (Samech) saturnien (Tav) de la génération (Nun) ».

 

Certains pensent encore que « Setan » a participé du mot « Shaytan » arabe pour les « Djinn » réputés « mauvais » parce qu’ils sont sexués (comme les A-Suras sont différenciés des Suras dans le Bouddhisme). C’est en effet possible, puisque Ob va dans le prolongement des entités maléfiques de la Sitra Ahara, et qui sont nommées les Aôbôth (Aleph-Vau-Beth-Vau-Tav). 

 

setan-caracteres-magiques.jpg

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 14:19

 

 

Livre lilith magia sexualisCe serpent Ob qui illustre ce courant négatif est personnifié par Seth (« Typhon-Seth », Typhon étant un serpent), divinité égyptienne « malfaisante » en raison des vœux de destruction sur autrui que ses sectateurs lui réclamaient d’accomplir. Idem, ici où sévissent dans ce tourbillon magnétique qui, à la manière d’un Ouroboros encercle le monde terrestre, vivent, animent, règnent et agissent ces élémentals « aimantés d’instincts pervers », et c’est donc logique de les trouver dans le règne de Seth (Typhon-Seth), celui que ses dévots adoraient sous la forme d’un âne (IAO) et dont certains portaient à la gloire le pouvoir féminin (AO), par des cérémonies secrètes orientées vers la débauche.

Pas seulement un âne puisque nous pouvons lire ce commentaire à propos de Typhon, habituellement montré comme un serpent : « Des âges avant l’exode de Moïse, le bouc était consacré à Typhon, et que c’est au-dessus de la tête de ce bouc typhonien que les Égyptiens confessaient leurs péchés, après quoi l’animal était envoyé dans le désert ? »

Comme pour le principe du « cercle rouge » où tout se rejoint en un centre commun, Seth, vêtu de noir, figuré par un serpent ou un âne, et même un bouc en reprenant des traits de Typhon, apparaît comme un « prêtre sodomite » puisqu’il est accusé de prendre Horus ainsi*.

 

seth-anubis(* « L’homosexualité de Seth : deux passages homosexuels, l’un connu depuis plus d’un siècle, le papyrus de Lahun / Kahun (du Moyen Empire égyptien), où Seth interpelle Horus en vantant la belle croupe de ce dernier, à la suite de quoi Horus raconte à Isis que Seth veut le prendre sexuellement et celle-ci explique à son fils comment le duper durant le rapport ; l’autre annoncé seulement en 1977 et publié en 2001 (un des textes des pyramides inédit, datant de la Vème dynastie (trouvé dans l’antichambre de la pyramide de Pépi Ier), où Seth et Horus sont décrits en toutes lettres comme se sodomisant mutuellement, démentent cette conclusion et laissent à penser que la bisexualité de Seth, tour à tour sexuellement agressif et efféminé (hmty), doit être un trait de sa personnalité divine comme figure de la confusion et du chaos ».)

 

Côté femmes, la mythologie donne parfois pour épouse à Seth, divinité des orages et du tonnerre, Nephtys, mais le plus souvent, il est associé aux déesses étrangères, sémitiques comme Astarté et Anat ». N’oublions pas que Seth est le plus souvent décrit par ce que les mystiques ont retrouvé de lui alors qu’il était un dieu égyptien, sceau-seth-anubis-satan.jpgmais son culte débordait largement ces terres comme par exemple en Syrie antique où il était amplement célébré. Forcément aussi, ses représentations différaient. Ceci jusqu’en Grèce où nombre des auteurs l’identifièrent définitivement à Typhon, et probablement, il y a du Léviathan babylonien dans ce dernier.

D’où que le Seth égyptien est montré avec Nephtys, mais celui des Syriens fréquentait davantage Astarté, qui, comme nous le savons, dans son aspect le plus sombre (Lune Noire), se rapporte à la démone que nous nommons depuis « Lilith ».

 

Si Seth se rapporte à Ob (lumière, courant ou influence dite « négative »), c’est Osiris, puissance virile, qui correspond à Od (lumière, courant ou influence dite « positive ») (Osiris correspondant au dieu Odin scandinave, le nom ayant servi au Baron Von Reichenbach pour l’élaboration du nom de ce fluide « odyle ») : ce qui vient corroborer également que le premier fluide cité soit d’aspect masculin, le second d’aspect féminin. L’un ne peut se passer de l’action de l’autre, c’est Ob qui virilise Od, le rend luxurieux, mais sans Od, Ob ne sert à rien, et sans Ob, Od ne peut tableau sethpas agir. Ob est complémentaire à Od en même temps qu’il lui est « opposé » : il n’en suffit pas davantage, utilisant ce dernier terme, pour faire de ce courant celui de « Satan », démonstration qui vient expliquer en partie l’affirmation qui veut que « le meilleur allié de Satan soit la femme ».

 

En démonologie, le courant Ob correspondrait à Satan-Seth tandis qu’Od se rapporterait à Belphégor (Ba’al Peor).

 

Ob est clairement joint à la sorcellerie, à la personnalité du sorcier, et le dieu en question est légitimement reconnu comme « le sorcier ». Le terme « maléfice » utilisé par Pierre de Lancre au moyen âge est traduit d’un mot hébreu « Makashefa » (Mem-Kaph-Shin-Phé-Hé) et qui concerne les récits bibliques où Saül est en quête d’une de ces femmes pour entrer en communication « spirite » avec Samuel décédé. Dans le Lévitique 20-27, le verset : « Un homme ou une femme chez qui serait constatée une évocation ou un sortilège devront être mis à mort ; on les lapidera : ils ont mérité leur supplice » ; « évocation ou sortilège » est traduit du mot « Ob », tout autant « Makashefa » pour « maléfice » signifie correctement « sorcière ». Idem au Deutéronome, 18-10/12 : « sortilège » (Ob) (Aleph-Vau-Beth) et « évocation » (Idoni) (Yod-Daleth-Ayin-Nun-Yod)*. Le « Shefa » (Shin-Phé-Ayin) étant le fluide, un flux, un courant magnétique…

 

(* Nous citions Grillot de Givry étudiant le même sujet et tenté d’assimiler Ob à Knef (Chneph), il semble plus évident ici qu’il s’agit de Seth. « La femme d’Endor à qui Saül typhon2.jpgrend un oracle est appelée « Behelath-OB » (Beth-Ayin-Lamed-Tav—Aleph-Vau-Beth), qui signifie dans son sens littéral « prêtresse d’un OB ». Il semble bien que la grande sorcière classique, celle qui domine toute la chrétienté de son imposante figure, parce qu’elle est citée à une place d’honneur dans l’Ancien Testament, la première en date et la plus célèbre de toutes, ait été de la catégorie des sorcières possédées. C’était une sorcière nécromancienne ; le roi Saül, selon le récit biblique, la fait rechercher par ses serviteurs afin qu’elle lui fasse apparaître le prophète Samuel ; et cette sombre anecdote se lit dans le Livre de Samuel, chapitre 28 verset 7 : « Les serviteurs de Saül lui dirent : il y a à Endor une femme Behelath-Ob ». Le mot « OB » a été rendu, par les traducteurs grecs, par « Python », ce qui veut dire un dragon, un serpent ou un esprit mauvais. Behalath-Ob signifie donc « maîtresse d’un python », d’où « Domina Pythonis », c’est-à-dire « ayant un python en sa possession » ; ou bien encore, conforme au génie de la langue hébraïque : « en puissance d’un Python » (Grillot de Givry – Le musée des sorciers mages et alchimistes – Henri Veyrier – Tchou éditeur).

Nous savons bien que le serpent Typhon avait l’apparence d’un python ; bien que ses dévots lui rendaient un culte également sous la forme d’un bouc, et que les Grecs l’identifièrent définitivement à Seth.)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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