Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 14:17

Livre lilith magia sexualisIl faut se souvenir de ce dieu Ob, qu’un serpent viril illustre, divinité phénicienne mais que l’on retrouve dans la magie vaudou, et pour tout dire, dans la magie noire. Les occultistes mentionnent un dieu « Od Ob Aour » et induisent à chaque phonème un dieu précis, disant qu’Od est la lumière positive, Ob la lumière négative, Aour, la lumière équilibrante. De même, Od est supposée correspondre à l’homme, Ob à la femme. Ceci éclaire sur l’idée chrétienne que la femme est le mal puisqu’elle est négative. En fait, les anciens la décrivent comme la lumière magnétique, apte aux sortilèges. Pas n’importe lesquels, Od servait aux usages bienfaisants, Ob aux malfaisants. Pas nécessairement pour tuer autrui, mais plutôt pour des charmes, obtenir de tel homme ou femme ses faveurs, et ceci imposait des exercices en vue de réalisations concrètes.

 

Dans le domaine des correspondances avec le sexe, Od se rapporte à l’organe génital, Ob à l’anus. Somme toute, c’est le signe, une fois encore, que la pratique par derrière a quelque lien avec la sorcellerie, que cette communion infâme donnait moyen aux initiés du genre d’engager des vœux à des fins luxurieuses, ou maléfiques comme imposer des volontés à distances sur autrui. Ou bien d’entrer en contact avec tel ou tel démon ou démone, au point que cet exercice salace finit par s’appeler lui-même une « sorcellerie ». Qui d’une femme avait été initiée pour incarner la démone Lilith, où l’une des siennes infernales, opérait par ce moyen un sortilège unique à distance, ou qu’une force subtile chargeait l’air du lieu et s’imposait comme une puissance démoniaque.    

 

En quoi le sexe vient-il s’inclure dans la sorcellerie, sinon parce que la séduction est une magie en soi, qu’elle trouble l’esprit, peut mettre quiconque « sous l’emprise de », et qu’une même personne peut être à une heure de sa vie d’une séduction fatale et passer inaperçu à une autre. Quelque chose d’unique est entré et sorti et c’est cette puissance qui garantit le magnétisme particulier de la séduction.

 

Stanislas de Guaita écrit, dans « Le temple de Satan », que « les élémentaux, comme tous les êtres ambigus et semi-conscients de la lumière négative, sont aimantés d’instincts pervers. La moralité de ceux qu’ils hantent n’y résiste point ». Primo, la théosophie distingue les « élémentals » des « élémentaires », les premiers étant les maîtres des seconds qui sont les exécutants. Aussi, l’auteur n’étant pas précis sur le terme exact de l’entité, son propos est juste et faux à la fois, voire insultant, car les élémentals sont tout sauf des « êtres semi-conscients ». Par contre, et c’est cela la précision, parmi eux, des élémentals régnant dans la lumière négative, celle justement que des sorciers nomment Ob, « sont aimantés d’instincts pervers ». Ceci explique cela.

 

Et d’illustrer son propos, l’auteur cité plus haut raconte « qu’un grand nombre de médiums ont glissé sur cette pente, jusqu’au marais où croupissent les âmes dans la plus abjecte dépravation. L’onanisme est chez plus d’un la moindre conséquence de cette dégénérescence morale. J’en sais plusieurs qui se nourrissent « humano semine » ; cette habitude dégoûtante est passée chez eux à l’état de manie furieuse. C’est au point qu’ils vont de porte en porte, offrir à domicile leurs honteux services. J’en sais qui portent sur leur visage le stigmate indélébile de cette perturbation profonde des instincts. Il en est même un, des plus puissants et des plus connus, que la nature a désigné d’avance pour d’étranges destinées. Loin de suivre ses collègues dans la voie des aberrations sexuelles, celui-là n’a qu’un rêve : l’amour normal. C’est, avec une tête mâle et une moustache conquérante, la femme la mieux constituée du monde. Cette androgyne est parfaitement réglée et d’humeur très galante. Deux de mes amis en savent quelque chose » (Stanislas de Guaita – Le temple de Satan).

 

Des élémentals « aimantés d’instincts pervers »

 

Entrer en communication mystique avec le serpent Ob implique de fréquenter certains des élémentals « aimantés d’instincts pervers », et ce sont probablement eux qui font la sexualité des hommes, de même ce sont eux qui s’incluent dans leurs luxures.
Les dieux antiques, comme Bacchus, ne sont en rien étrangers à ces réalités élémentales. Aux temps les plus reculés, les hommes les connaissaient comme des divinités locales, occupées aux affaires agricoles. Les grands empires, par un effet de mimétisme, firent de certains d’entre eux des dieux de grande envergure, de toute puissance. Avant qu’ils ne tombent, parce que les hommes avaient par eu usé de tous leurs excès, à leur état primordial qui n’était autre que celui d’un élémental.
Stanislas de Guaita écrit sur ce point, « les dieux, précipités de l’Olympe, s’étaient réfugiés en enfer : simples démons désormais, ils avaient acquis droit de cité dans la foi nouvelle, au prix d’un double sacrifice d’amour-propre : l’acceptation d’un rôle subalterne et l’opprobre d’une torture virtuelle, il est vrai, mais avivée par un flot corrosif d’anathèmes et d’exorcismes sans répit ».

 

Le comte de Gabalis répond pour son compte : « A minuit, j’ai ouï dire que c’est là l’heure du Sabbat. Le comte se prit à rire ; vous me faites souvenir là, dit-il, de toutes les folies que les démonographes racontent sur ce chapitre de leur imaginaire Sabbat. Je voudrais bien pour la rareté du fait, que vous le crussiez aussi. En fait, ce qui a donné lieu à ce bruit populaire, c’est que les sages, comme je viens de vous dire, assemblent les habitants des Eléments, pour leur prêcher leurs Mystères et leur morale ; et comme il arrive ordinairement que quelque Gnome revient de son erreur grossière, comprend les horreurs du néant, et consent qu’on l’immortalise ( ?) : on lui donne une fille, on le marie, la noce se célèbre avec toute la réjouissance que demande la conquête qu’on vient de faire. Ce sont là les danses, et ces cris de joie qu’Aristote dit qu’on entendait dans certaines îles, où pourtant on ne voyait personne. Le grand Orphée fut le premier qui convoqua ses « peuples souterrains » ; à la première semonce Sabazius (Sabbatius) (qui est Bacchus-Dionysos, ex-Saturne) le plus ancien des Gnomes fut immortalisé, et c’est de ce Sabazius qu’a pris son nom cette assemblée, dans laquelle les sages lui ont adressé la parole tant qu’il a vécu, comme il paraît dans les Hymnes du divin Orphée » (Comte de Gabalis – Entretiens sur les sciences secrètes).

Ainsi, selon ces dires, les dieux antiques seraient de ces Eléments, ou des puissances planétaires que les hommes, dévots pour leurs services, ont glorifié jusqu’à les diviniser. Et qu’ensuite, nombre d’exercices prêtant à la confusion des genres, les dieux portèrent pareillement la gêne occasionnée par leurs dévots et leurs adversaires les condamnèrent à retourner sous terre, c’est-à-dire en enfer.

 

Orphée est réputé pour être celui qui donna une nouvelle vie à Bacchus-Dionysos. Toutefois, le prêtre-mage, tant louangé par les siens, connaît quelque réputation pour la pratique de Sodome, comme quoi, nous ne quittons point le même sujet qui vient mêler luxure immorale et débauche avec la sorcellerie, avec le Ciel où règnent les puissances élémentales.

 

« Orphée fut l’importateur et le souteneur de ce malpropre plaisir (hérité de Sodome) ; les Siconiennes, se voyant méprisées « durant les fêtes des dieux et les orgies du nocturne Bacchus, dispersèrent par les vastes champs les membres du jeune homme mis en pièces » (Nicolas Chorier – Satyre sotadique de Luisa Sigea, sur les arcanes de l’Amour et de Vénus – Le grand livre du mois).

 

Et croyez-vous que le culte rendu à Vénus Callipyge servit à autre chose, le même écrit rend compte de ce que les Grecs avaient érigé ce culte à « Vénus Callipyge, c’est-à-dire « aux belles fesses », et ils décernèrent le prix de la grâce aux deux sœurs Callipyge ; ce qu’ils honorèrent en elles, ce ne fut ni l’éclat de leurs yeux, ni le charme de leurs visages, mais leurs belles fesses. Certes, qui ne hait pas les cuisses doit nécessairement ne pas haïr les fesses. Nieras-tu qu’elles soient la racine et, par droit originaire, la meilleure partie des cuisses ? » Assurément Callipyge intéresse ses dévots bien davantage pour les services jadis rendus à Sodome plutôt que pour les seules rondeurs propres à la morphologie féminine.

 

Vénus elle-même est connue lumineuse et noire, inférieure et postérieure, et à cette dernière, Socrate se soulageait lui-même, « Alcibiade et Phédon dormaient avec lui lorsqu’ils voulaient rendre leur précepteur de bonne humeur, à ce point que ce genre d’amours s’appela « aimer d’un amour socratique ». « Lycurgue, législateur des Laconiens, refusait la qualité de bon et utile citoyen à qui n’avait pas un ami pour lui servir de concubine. Il voulait que les vierges s’exerçassent nues sur le théâtre, pour que l’aspect de leurs charmes, vus en toute liberté, émoussât chez les hommes cette vivacité sensuelle qui, la nature aidant, les attire vers nous, et qu’elles gardassent leurs ardents pour leurs amis et compagnons ».

 

« Dans les poésies badines des anciens, Priape menace tout voleur de légumes qui s’approchera de son épieu de le forcer à lui accorder « ce que la première nuit on accorde à l’ardent époux alors que, sotte, elle craint qu’il ne la blesse autre part » (même auteur).

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 14:02

(cf. Vénus Salacia, Pandemos, Cotytto…)

 

Livre lilith magia sexualisLes textes hébraïques antiques ont beau mystifier Lilith, faire d’elle une démone dont Dieu Lui-même aimerait s’en débarrasser sans trop le pouvoir, sa description est constamment celle d’une prostituée aux mœurs dépravées, une immorale de premier ordre.

 

« Mystère des mystères : Du sein de la violence de l’éclat d’Isaac, du sein de la lie du vin, sortit une greffe comportant mâle et femelle, rouge comme une rose, qui essaime vers de nombreuses directions et sentiers. Le mâle est appelé Samaël, sa femelle lui est toujours accolée. Comme dans le versant de sainteté, dans « l’autre côté » (Sitra Ahara – Qliphoth), masculin et féminin sont imbriqués l’un dans l’autre. La femelle de Samaël est appelée « serpent », « femme adultère », « fin de toute chair », « fin des jours ». Le souffle féminin (Lilith) se farde de divers maquillages comme une abominable prostituée qui se tient à l’angle des rues et des routes pour séduire les hommes. Le sot qui s’approche d’elle, elle le saisit, l’embrasse, lui verse de la lie-de-vin de venin amer. Dès qu’il en boit, il s’égare auprès d’elle. Quand elle voit qu’il a dévié à sa suite du chemin de la vérité, elle se débarrasse de tous les maquillages qu’elle avait empruntés à l’intention de ce fou. Voici les oripeaux qu’elle emploie pour séduire les hommes : ses cheveux sont peignés et teints en rouge. Son visage est blanc et rouge, à ses oreilles pendent six bijoux, son lit est fait de lin d’Egypte, sa bouche est tenue à peine ouverte, superbement offerte et sa langue est effilée comme une épée. Ses paroles sont doucereuses comme de l’huile. Ses lèvres magnifiques sont rouges, pleines de toutes les douceurs du monde. Elle est vêtue de pourpre et ornée de quarante parures moins une. Le fou la suit, boit la coupe de vin, puis se débauche avec elle et s’égare avec elle ».

 

Nous trouvons dans ce texte de la mystique gnostique concernant Sophia ou Prunikos (la Concupiscente), la « mère de Dieu » que ses adversaires font dégénérer en une démone dangereuse ; mais plus généralement, nous reconnaissons des usages propres aux temples antiques et qui concernaient la prostitution sacrée, que des Hébreux dénoncent, tandis que les nombreux peuples qui entourent leur territoire y succombent, convaincus de rendre ainsi un culte à leurs divinités.  

 

« Baharah, Emeq, haMelek, 19c : Regarde, la dure Qlipah qu’est Lilith, est toujours dans le drap d’un homme et d’une femme qui copule, afin de récupérer les étincelles du jet de semence qui se gaspille, parce qu’elle ne peut exister sans cela, et elle crée d’eux des démons, des esprits et des Lillin ».

 

« Emeq haMelek, 102d-103a : La femme étrangère est Lilith, et elle est la douceur du péché et la mauvaise parole. Et des lèvres de la femme étrangère coule du miel. Et bien que la femelle impure n’ait pas de main ni de pied pour la copulation, car les pieds du serpent furent coupés, néanmoins la femelle utilise des ornements comme si elle avait des mains et des pieds. Et c’est par le mystère de ses ornements qu’elle séduit les hommes… Et son époux Samaël descend et fornique avec les hommes qui dorment en bas dans l’impureté de leur émission séminale, et d’eux naissent les démons, les esprits et les Lillin ».

 

Ainsi, pour corroborer la version de la Genèse où le Seigneur condamne le serpent à ramper sur son ventre, ce texte ci-dessus précise que ses membres lui ont été ôtés car précédemment, ils les possédaient encore, d’où que le serpent de la genèse tenait sur ses jambes, et debout.

Ensuite, liant l’interprétation ci-dessus à celle de la Genèse, l’auteur tend à identifier le couple Lilith/Samaël au serpent de la Genèse.

Enfin, que Lilith « utilise des ornements » peut rejoindre la sorcellerie qui fait qu’une démone peut infecter une femme et agir à travers elle pour ses propres volontés. Exercice mystique qu’on retrouve dans Maïthuna tantrique, avec la Dâkinî ou celle « de la main gauche », la Vamachara.   

 

« Les théosophes ne croient pas moins aux esprits que les spiritualistes, mais à des esprits aussi dissemblables dans leur variété que le sont les tribus emplumées qui peuplent l’air. (…) Ainsi la croyance à des armées d’entités spirituelles vivant dans les différents plans et sphères de l’univers (cosmogonique et non astronomique – NDA), en fait, à des « êtres conscients intracosmiques », est logique et raisonnable, alors que la croyance à un Dieu extra-cosmique est une absurdité » (HPB – Occultisme pratique – Editions Adyar).

 

La présente affirmation du comte Gabalis trouve un prolongement dans les sciences du dogme occultiste : « Sachez, mon fils, que tel croit être fils d’un homme, qui est fils d’un Sylphe. Tel croit être avec sa femme, qui sans y penser, immortalise une Nymphe. Telle femme pense embrasser son mari, qui tient entre ses bras un Salamandre ; et telle fille jurerait à son réveil qu’elle est vierge ; qui a eu, durant son sommeil un honneur dont elle ne se doute pas. Ainsi le Démon et les ignorants sont également abusés » (Comte de Gabalis ou « Entretiens sur les sciences secrètes »).

 

Cela concerne la constitution subtile de l’homme, en partant de l’affirmation de Dupotet : « J’appelle « idole » de l’âme ce pouvoir qui vivifie et gouverne le corps, d’où les sens dérivent, et au moyen duquel l’âme fait voir la force des sens et nourrit un corps à l’intérieur d’un autre corps » (Dupotet – Magie dévoilée, p.250). Ce « pouvoir subtil » nommé « idole », entendu comme une entité par certains, est appelé « houen » par les anciens Chinois. Ils précisent, en outre : « Si les règles ne sont pas observées avec exactitude dans chaque détail, un esprit mauvais et puissant est susceptible de prendre possession d’une « idole ». Et, suivant une loi morale de la nature, notre « idole » intérieure est susceptible de devenir un démon maléfique et de se trouver possédée par d’autres esprits « mauvais » qui sont appelés par nous des « élémentaires », bien qu’ils soient presque traités comme des dieux par des ignorants sentimentaux » (HPB – Occultisme pratique – Editions Adyar).

 

Les diaboliques soutiennent une pareille observation, disant « qu’un esprit lubrique et puissant est susceptible de prendre possession d’une « idole » (eidolon). Et, par conséquent, notre « idole » intérieure est apte à devenir un démon lascif et de se trouver possédée par d’autres esprits lubriques qui sont appelés par nous des « démons », et même des incubes succubes ».

 

Viennent alors les quatre Liliths, celle que l’on connaît, Negâ, Igrat Mahalath et Nâamah. Leur positionnement dogmatiste et leur point cardinal sont susceptibles de changement : par exemple, Negâ, placée au Sud, est décrite « mince », elle a le physique d’une Sylphe (Air) et son signe serait mieux celui de Vénus (Air), qui peut ainsi la voir placée à l’Est. Inversement, Igrat Mahalath, mise à l’Est, ayant des formes de « Callipyge », grande et élancée, rayonne du Soleil (Feu), elle peut se trouvée siégeant au Sud.

 

tableau 4démones solstices

Autre positionnement possible :

 

tableau 4démones solstices2


D’ailleurs, les mages diaboliques des temps anciens exposent ainsi leurs visions, exit des divinités antiques : « Lilith a le visage d’une femme mûre, carnassière, mangeuse d’hommes, dominatrice et ardente, la peau est mate et les cuisses musclées, arrogantes, presque bestiales. Igrat Mahalath a un visage angélique mais sous la ceinture, elle brûle. Derrière, elle a tout de Callipyge la Vénus « aux belles fesses », dont elle sert les influences pour fatiguer les hommes tandis qu’elle en veut toujours. Elle est d’une grande taille, la peau claire, les cheveux aussi, des yeux aussi bleus que le ciel d’été en Egypte, de longues jambes et des cuisses viriles pour supporter Callipyge. Negâ a le teint mat, les yeux noirs, puissants et magnétiques, le physique latin tout dans la sensualité et l’extrême volupté, une autre dominatrice en même temps que nymphomane, « la mère des fantasmes, celle qui connaît tous les désirs ». Elle est présentée dans sa tenue favorite, celle du léopard qui la moule si bien, mais elle peut porter le cuir noir autant que les vêtements les plus chics, ornée des bijoux et autres brillants de valeur. Son apparence est toujours celle de la haute classe mais sa nymphomanie fait d’elle une bête en amour. Nâamah aime la débauche, et ses prêtres conduisaient en pompe sa statue, exécutaient autour d’elle des danses avant de s’en livrer ; ses sectateurs la décrivent de petite taille mais d’une volupté redoutable ; si ses jambes sont courtes et minces, en revanche, ses seins sont gros et impressionnants, ils ont le don d’hypnotiser celui des dévots qui s’y laisse séduire ; son teint est mat, presque métis, sa chevelure est fournie et bien soignée, elle est toute en rondeurs et ne semble faite que pour le plaisir physique. D’ailleurs, elle est toujours prête pour cela… »

 


Eléments

Point cardinal

Sens humains

Rapport phallique

Air

Est

Toucher

Le pénis dans la main – masturbation du membre par la (le) partenaire

Eau

Ouest

Goûter

Fellation

Terre

Nord

Sentir

Fornication vaginale

Feu

Sud

Voir

Fornication anale

 

Suivent les plans :

 

Plan

 

Ciel

No hole (pas d’orifice)

Terre

Vagin

Enfer (Qliphoth - Sitra Ahara)

Anus

 

Astre

Sexe

Soleil

Phallus

Pleine Lune

Ctéis vagin

Lune Noire

Anus

 

Le néophyte qui voulait s’unir à Lilith devait trouver une maîtresse apte à cette entreprise. Outre les aspects physiques à adapter avec ceux connus de la démone, sa personnalité devait s’exprimer au travers d’une mise en scène immuable, qui voulait que le monsieur prenne pour épouse une dame galante, qu’un « défroqué » satanique unissait devant le Diable, et lui jurant fidélité, tandis qu’à peine le cérémonial en voie d’achèvement, l’épouse avait déjà pris ses distances sur ce que la morale attendait d’elle et s’offrait impunément aux œuvres démoniaques de la débauche. Et qu’elle soit la luxurieuse d’un mâle fort membré ou d’une assemblée de lubriques ne faisait que convaincre les uns et les autres que Lilith était bien présente. Car c’est toujours ainsi qu’elle procède, elle tente le mâle par une séduction maligne, jusqu’à temps qu’il s’y laisse corrompre, pour ensuite le trahir et le tromper sous ses yeux, s’offrir à d’autres en commettant tous les vices qu’il aurait aimé, lui, concrétiser avec elle. Et même, sachant combien les hommes sont prosternés à ses pieds, elle soumettait celui qui avait voulu être son « époux » par des pratiques dites « honteuses ».  

 

Comme dit un prêtre ayant connu la diablesse, « elle vous séduit jusqu’à la corruption, et lorsque vous êtes certain de l’avoir pour conjointe, elle vous nargue déjà dans les bras d’un autre mâle, ou de plusieurs même ». Et elle aime de vous savoir témoin de ses luxures, ou que vous en soyez informé, et qu’elle vous laisse ainsi à l’abandon, fière de sa faute, car c’est sa nature de troubler ainsi les esprits des hommes, qu’elle mime celle qui vous donne tout tandis qu’elle se joue de votre crédulité, alors qu’elle ne fait rien dans la philanthropie, qu’au contraire, vous étiez sa bête de somme, et qu’au lieu d’être le maître de maison, c’est elle qui n’en faisait qu’à sa guise.

 

Lilith était déjà célébrée du temps de Bélial, dieu antique de Sodome, elle est la déesse de cette Cité du Mal, pareillement de la pratique du même nom. Elle aime s’exhiber ainsi à ses célébrants, de même, qui l’aime, qui veut l’approcher doit s’offrir à elle de la même sorte.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 15:22

Les Hébreux respectent le jour du Sabbat, qui est le samedi, et les suppôts de Satan célébraient leur Diable aux fêtes du Sabbat. Même mot : même sens ?

 

Nadia Julien, dans « Le dictionnaire des symboles », commente : « Le septième jour de la semaine est consacré à Jehovah (samedi), c’est un jour de repos total, le deuxième commandement du Décalogue donne aussi pour raison la nécessité de reprendre des forces après six jours de repos. A l’origine, le Sabbat de la démonologie et de la sorcellerie était rattaché aux cycles lunaires, aux rites de la fertilité et de la fécondité, et au symbolisme de la nuit. Comme le samedi est la babylon2grande nuit de la semaine, le Sabbat est la grande nuit. C’était la fête de la pleine Lune qui se tenait sur le sommet d’une montagne ou dans la solitude d’une forêt. Il est dit que le Diable y assistait sous la forme d’un serpent ou d’un bouc ». Cette explication tend à laisser croire qu’un Sabbat antique fût jadis interprété de deux manières différentes : celui des Hébreux, qui impose le samedi de repos, et celui des satanistes, fêté la nuit de la Lune Noire ou inversement à la Pleine Lune. Le premier Sabbat commande à ses fidèles de ne pas travailler ; le second inspire les luxures immorales. Un même mot pour deux célébrations de nature totalement différente, c’en est trop, au point que les Hébreux prononcent leur Sabbat « Shabbat », tandis que les satanistes appellent leur fête « Sabbat ».

 

Madame Blavatsky explique même que le « Shabbat » ne concerne pas le « samedi », ni même le « septième jour de la semaine » : « C’est une période dont la durée équivaut à celle des sept « jours », ou à une période quelconque composée de sept parties. Par exemple, un Pralaya équivaut comme durée, à un Manvantara, ou encore, une Nuit de Brahmâ est égale à son jour. Soit, il faudrait travailler pendant une semaine de sept jours et se reposer sept jours. Le fait que le mot « Sabbat » avait une signification mystique est bien montré par le mépris que témoignait Jésus pour ce jour et par ce qu’on lit dans Luc. Sabbat y est pris pour la « semaine entière ». Voir le verbe grec où la semaine est appelée « Sabbat » » (HPB – Doctrine secrète 1 ; p.226 – Editions Adyar).

Certes, septième jour ou pas, « Shabbat » se réfère au nombre « sept » : « le « septième jour » hébraïque de la semaine se dit « yom shaba » (Shin-Beth-Ayin), formé des trois lettres SBO, signifie « l’âge ou le cycle », « Shab-ang » ; le « Shabbath » (Shin-Beth-Tav) peut aussi bien se traduire par « vieillesse » (Saturne ou « l’Ancien des Jours ») que par « repos », et « Sab » veut dire également « tête blanche » ».

 

Or, ce « Shabbat » n’a rien de commun avec le « Sabbat » des sorciers, car ce dernier mot ne prend pas son origine à partir du nombre sept ou « Shaba » (Shabbat : Shin-Beth-Tav) mais sur « Tsabath » (Tsaddé-Beth-Tav), comme le précise l’explicatif suivant : « Un des Teraphim du père d’Abraham, Térah ou le « faiseur d’images », et les dieux Kabirs, se rattachent directement à l’antique culte Sabéen ou Astrolâtrie. Kyun ou le dieu Kyvan, adoré par des Juifs dans le désert, n’est autre que Saturne. Qui devint plus tard « Sabbaoth » ou le « Seigneur des Légions » (Tzabaoth) (Tsaddé-Beth-Vau-Tav), qui appartient aux Chaldéens Sabéens (ou « Tzabéens ») et a pour racine le mot « Tzab », signifiant un « chariot », un « vaisseau » et une « armée », de sorte que « Sabaoth » veut dire littéralement « l’armée du vaisseau », « l’équipage » ou la « légion navale » (HPB – Doctrine secrète 6 ; p.14 – Editions Adyar).

 

Comme nous trouvons un dieu « Sabaoth » dans le panthéon hébreu, nous connaissons une divinité grecque nommée Sabazios, et dont la mythologie rapporte que c’est par ce nom que les sectateurs de Bacchus l’invoquaient au cours de leur Bacchanale. Et que c’est lui, Collin de Plancy en est certain, qui est à la source du Sabbat célébré au moyen âge*. Ce Sabbat est donc « Tzabath », qui concerne bien une « assemblée », et plus précisément une « assemblée nocturne des fidèles (suppôts) ».

 

(* Collin de Plancy écrit dans son « Dictionnaire infernal » : Les démonographes regardent Bacchus comme l’ancien chef du Sabbat fondé par Orphée ; « Bacchus, nommé aussi lors de ses célébrations « Sabazius »,  dit Leloyer, n’était qu’un démon épouvantable ayant cornes en tête et javelot en main. C’était le maître guide-danse, et dieu des sorciers et des sorcières : c’est leur chevreau, c’est leur bouc cornu, c’est le prince des bouquins, satyres et silènes. Il apparaît toujours aux sorciers et sorcières, dans leurs Sabbats, les cornes en tête ; et hors des Sabbats, bien qu’il montre visage d’homme, les sorcières ont toujours confessé qu’il a le pied difforme, tantôt de corne solide comme ceux du cheval, tantôt fendu comme celle du taureau ». « Ce qui appuie, ajoute Collin de Plancy, cette opinion que le démon du Sabbat (Satan) est le même que Bacchus, c’est le souvenir des orgies qui avaient lieu aux Bacchanales ».)

 

Il est donc quasi certain qu’il n’y a aucun lien entre le « Shabbat » hébreu et le « Sabbat » des satanistes, l’un et l’autre mot, écrits pareillement, connaissent des origines diamétralement différentes, de même, leurs références sont distinctes : le premier à partir du nombre sept, le second du mot « légion » ou « armée ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 15:19

Dans tous les cas, c’est ainsi, celui qui évoque le nom « Onan », tiré d’un épisode biblique, ne peut s’empêcher ensuite de faire référence à une pratique sexuelle qui procure un plaisir intime profond mais est source d’un complexe majeur au cas où A-asmodai-messe-noire3.jpgelle doit être avouée. Peu importe le temps et l’époque, qu’elle soit aux tabous ou non, la gêne de l’exercice autant que de son aveu empêche toute communication correcte à son sujet. Anton Szandor LaVey écrit : « Depuis que la Bible Judéo-Chrétienne a décrit le péché d’Onan (Gn. 38 – 8/10), l’homme a pris très au sérieux les conséquences du « vice solitaire » ». « Onan », selon certains traducteurs, signifient toutefois « fort » (strong) et « puissant » (power). 

 

En fait, il y a donc lieu de croire que le péché d’Onan n’est pas celui de ladite masturbation mais le « retrait volontaire », ce qui est une tout autre chose, que des Gnostiques pratiquaient comme exercice sexuel en même temps que cultuel.

 

Le retrait ou coït interrompu, fustigé dans la Bible comme « crime d’Onan » (Alpeh-Vau-Nun-Nun), 107, est, avec la continence périodique, la méthode contraceptive la plus répandue et la plus ancienne. L’onanisme a très longtemps été considéré comme masturbation. Il s’agit d’une invention du « complot médico religieux* » qui domina l’Occident au XVIIIème et XIXème siècle comme le rappelle P. Brenot : « L’onanisme est en réalité le nom traditionnel du coït interrompu. Selon la loi du Lévirat (« Tu épouseras la femme de ton aîné décédé s’il n’a pas eu d’enfant »), Onan, deuxième fils de Juda, devait s’accoupler avec sa belle-sœur pour lui donner une progéniture. Son père lui dit : « Viens vers la femme de ton frère et remplis envers elle ton devoir de beau-frère (que ne ferait pas Dieu pour faire croître sa génération… et on le dit ascétique, quel pervers ! - NDA) : fais un rejeton à ton frère ! » Mais Onan savait que cet enfant ne serait pas de lui. Aussi, quand il arrivait de venir vers la femme de son frère, il fraudait par terre, afin de ne pas donner d’enfant à son frère » (Gn 38 – 8/10).

 

(*« Le terme apparaît en langue anglaise dans un pamphlet, publié anonymement vers 1712, Onania. Ce texte est aujourd’hui attribué à John Marten (~1692–1737), un chirurgien britannique. En français, il est utilisé pour la première fois en 1760 dans l’ouvrage du pasteur Dutoit-Membrini « L’onanisme ou Discours philosophique et moral sur la luxure artificielle et sur tous les crimes relatifs ». Puis le terme est repris en 1775 dans la cinquième édition de l’ouvrage de Samuel-Auguste Tissot (1728-1797) : « L’onanisme, essai sur les maladies produites par la masturbation » (Sansagent).)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 15:56

(Compléments du chapitre « De la luxure et des sciences occultes (2) »)

 

Extraits des propos écrits du Comte de Gabalis à propos des forces élémentales, Sylphes, Ondins, Salamandres et Gnomes (1670).

 

tableau-hierarchies-elementales.jpg

« L’air est plein d’une innombrable multitude de peuples de figure humaine, un peu fiers en apparence, mais dociles en effet : grands amateurs des sciences, subtils, officieux aux sages, et ennemis des sots et des ignorants. Leurs femmes et leurs filles sont des beautés mâles, telles qu’on dépeint les Amazones.

 

(…) Ecoutez donc jusqu’à la fin, et sachez que les mers et les fleuves sont habités de même que l’air ; les anciens sages ont nommé Ondins, ou Nymphes, cette espèce de incube2peuples. Ils sont peu de mâles, et les femmes y sont en grand nombre ; leur beauté est extrême, et les filles des hommes n’ont rien de comparable.

 

(…) La terre est remplie presque jusqu’au centre de Gnomes, gens de petite stature, gardiens des trésors, des minières et des pierreries : ceux-ci sont ingénieux, amis de l’homme, et faciles à commander. Ils fournissent aux enfants des sages tout l’argent qui leur est nécessaire, et ne demandent guère pour prix de leur service, que la gloire d’être commandés. Les Gnomides leurs femmes sont petites mais fort agréables, et leur habit est fort curieux.

 

(…) Quant aux Salamandres, habitants enflammés de la région du feu, ils servent aux philosophes : mais ils ne recherchent pas avec empressement leur compagnie ; et leurs filles et leurs femmes se font voir rarement. (…) Les femmes des Salamandres sont belles, et plus belles même que toutes les autres, puisqu’elles sont d’un élément pur. Je ne vous en parlais pas, et je passais succinctement la description de ces incube1peuples, parce que vous les verrez vous-même à loisir et facilement si vous en avez la curiosité. Vous verrez leurs habits, leurs vivres, leurs mœurs, leur police et leurs lois admirables. Vous serez charmé de la beauté de leur esprit encore plus que de celle de leur corps » (Comte de Gabalis – Entretiens sur les sciences secrètes).

 

« Qui est-ce qui obligea l’oracle d’Apollon de dire que tous ceux qui parlaient dans les oracles étaient mortels aussi bien que lui, comme Porphyre le rapporte ? Et que pensez-vous que voulût dire cette voix, qui fut entendue dans tous les rivages d’Italie ; et qui fit tant de frayeur à tous ceux qui se trouvèrent sur la mer, « LE GRAND PAN EST MORT ». C’était les peuples de l’Air, qui donnaient avis aux peuples des Eaux, que le premier et le plus âgé des Sylphes venait de mourir. Lorsque cette voix fut entendue, il me semble que le monde adorait Pan et les Nymphes ».  

 

« Les sages n’ont garde de croire que le démon ait jamais eu la puissance de se faire adorer. Il est trop malheureux et trop faible, pour avoir jamais eu ce plaisir et cette autorité. Mais il a pû persuader ces hôtes des Eléments, de se montrer aux hommes, et de se faire dresser des temples ; et par la domination naturelle que chacun d’eux à sur l’Elément qu’il habite, ils troublaient l’air, et la mer, ébranlaient la Terre et dispensaient les feux du ciel à leur fantaisie : de sorte qu’ils n’avaient pas grand peine incube3 à être pris pour des divinités, tandis que le Souverain Être négligea le salut des nations. Mais le Diable n’a pas reçu de la malice tout l’avantage qu’il en espérait : car il est arrivé de là que Pan, les Nymphes, et les autres peuples élémentaires, ont trouvé moyen de changer ce commerce de culte en commerce d’amour (car il vous souvient bien que chez les anciens, Pan était le roi de ces dieux, qu’ils nommaient « dieux incubes, et qui recherchaient fort les filles ») ».

 

« Les Hébreux appelaient ces substances qui sont entre l’ange et l’homme des « Schedim » (textuellement « sadaim ») ; et les Grecs, transposant les syllabes, et n’ajoutant qu’une lettre, les ont appelés « Daïmonas ». Ces démons sont chez les anciens philosophes, une gent aérienne, dominante sur les Eléments, mortelle, engendrante ».

 

« Le Teraphim des Juifs n’était que la cérémonie qu’il fallait observer pour ce commerce : et Michas qui se plaint dans « Le Livre des Juges », qu’on lui a enlevé ses dieux, ne pleure que la perte de la petite statue, dans laquelle les Sylphes l’entretenaient. Ni Laban ne reprit d’idolâtrie, et Jacob n’eut eu garde de vivre quatorze ans avec un idolâtre, ni d’en épouser la fille ; ce n’était qu’un commerce de belzébuth biondetta cazotte le diable amoureuxSylphes ; et nous savons par tradition, que la synagogue tenait ce commerce permis, et que l’Idole de la femme de David n’était que le Teraphim à la faveur duquel elle entretenait les peuples élémentaires ».

 

« Quoi, Monsieur, dit le fils, vous croyez, à ce que je vois, que le crime d’Adam est autre chose qu’avoir mangé la pomme ? Quoi, répond le comte, êtes-vous du nombre de ceux qui ont la simplicité de prendre l’histoire de la pomme à la lettre ? Ha ! Sachez que la langue sainte use de ces innocentes métaphores pour éloigner de nous les idées peu honnêtes d’une action qui a causé tous les malheurs du genre humain. Ainsi quand Salomon disait, je veux monter sur le palmier et j’en veux cueillir les fruits ; il avait un autre appétit que de manger des dattes. Cette langue que les anges consacrent, et dont ils se servent pour chanter des hymnes au dieu vivant, n’a point de terme qui exprime ce qu’elle nomme figurément, l’appelant pomme ou datte. Mais le sage démêle aisément ces chastes figures. Quand il voit que le goût, et la bouche d’Eve ne sont point punis, et qu’elle accouche avec douleur ; il connait que ce n’est pas le goût qui est criminel : et découvrant quel fut le premier péché par le soin que prirent les premiers pêcheurs de cacher avec des feuilles certains endroits de leur corps, il conclut que Dieu ne voulait pas que les hommes fussent multipliés par cette lâche voie ».    

 

incube succube« On attribue aux Démons tout ce qu’on devrait attribuer aux peuples des Eléments ».  

 

« Grégoire de Nice tient que les Démons se multiplient entre eux comme les hommes ».

 

« Il y a dans une montagne d’Italie une Nymphe qui tient là sa cour ; mille Nymphes la servent, presqu’aussi belles qu’elle ; des hommes très bien faits, très savants, très honnêtes gens, viennent là de toute la terre habitable, ils aiment ces Nymphes, et s’en font aimer ; ils y mènent la plus douce vie du monde ».

 

« Comprenez donc, une fois pour toutes, que les Sylphes voyant qu’on les prend pour incubus succubus collin de plancydes Démons, quand ils apparaissent en forme humaine, pour diminuer cette aversion qu’on a d’eux, prennent la figure de ces animaux, et s’accommodent ainsi ».

 

« Sachez, mon fils, que tel croit être fils d’un homme, qui est fils d’un Sylphe. Tel croit être avec sa femme, qui, sans y penser, immortalise une Nymphe. Telle femme pense embrasser son mari, qui tient entre ses bras un Salamandre ; et telle fille jurerait à son réveil qu’elle est vierge ; qui a eu durant son sommeil un honneur dont elle ne se doute pas. Ainsi le Démons et les ignorants sont également abusés ».

 

(« Nicolas-Pierre-Henri de Montfaucon, abbé de Villars (1635-1673) est un écrivain français. Cadet d’une famille noble, il nait au manoir du Villars près d’Alet-les-Bains, dans la haute-vallée de l’Aude. Il témoigne dès ses études de son goût pour le Talmud et Plotin. Engagé dans les ordres, il s’y fait remarquer par des succès fulgurants, et prêche à la basilique Saint-Sernin de Toulouse alors qu’il n’a que vingt ans (vers belzébuth 1655). Il monte ensuite à Paris et fréquente les esprits forts et libertins de son temps. Embastillé en 1661, sans qu’on en sache le motif, il mène ensuite une carrière d’abbé mondain et de critique acerbe, attaquant notamment les écrivains de Port-Royal et les Pensées de Pascal, ainsi que Racine et Corneille dans sa Critique de Bérénice (1671). Il meurt assassiné sur la route de Lyon en 1673.

Il est surtout célèbre pour son ouvrage intitulé « Le comte de Gabalis ou Entretiens sur les sciences secrètes » (1670) où il dévoile plaisamment les mystères de la Cabale et de la Société des Rose-Croix. L’ouvrage, qui révèle le savoir très limité de son auteur en matière d'occultisme, connut néanmoins un véritable succès de librairie par ses thèmes équivoques et libertins, comme son appel à un certain merveilleux. Il développe, à la suite de Psellus et Paracelse, une théorie sur les génies des quatre éléments. On a également de lui un Traité de la Délicatesse (1671) (Source : Wikipédia).

 

Madame Blavatsky, au sujet de sa mort tragique, fait ce commentaire : « On trouve une résonance sinistre dans les jeux de mots et les plaisanteries joyeuses de l’auteur qui tout en montrant du doigt ce qu’il croyait pour le ridiculiser, avait probablement le pressentiment de son propre Karma qui allait l’expédier en se manifestant sous la forme d’un assassinat ».)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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