Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 14:28

Les principaux grimoires et autres écrits sataniques qu’il nous reste proviennent des mages du moyen âge, amplement tronqués et réécrits pour beaucoup par des malins A-chanoine-docre-overblog.jpgcatholiques, et même, les textes originaux, dont les auteurs étaient soucieux de plaire à l’Eglise, évoquaient les diables à la manière qu’on appelle à son service un esclave, une bête de somme, et toutes leurs sollicitations s’engageaient devant le Seigneur Tout-Puissant ou son fils, certains alors qu’ils seraient obéis. Or, nombre des textes sont repris des originales écritures des sorciers, sans doute brûlées très vite, et ces écrits n’entendaient rien à Dieu le Père et ne conjuraient que des démons, présentaient des incantations que pour eux, et juraient dévotion, soumission à leur toute puissance infernale.

 

  

Parmi ces gens, des « diaboliques », comme certains les appelaient, opéraient. Ils étaient des satanistes purs et durs, des prêtres restés attachés aux cultes antiques (romains et grecs), des défroqués, et parmi eux tous, des « salaces » comme aime à le répéter Jules Delassus, n’entendaient que par Satan et les siens luxurieux. Ils célébraient des rituels en compagnie de femmes nues ou prêtes pour le plaisir, des prêtresses et des maîtresses converties aux indulgences du Diable.

 

Les traces écrites des anciens rituels étaient depuis longtemps brûlées, les restes qu’ils trouvaient servaient de guide pour leurs affaires cultuelles. Satan prenait figure image satyre2de Satyre durant l’office. Et vantaient alors ces diaboliques des usages graveleux que leurs anciens exerçaient pour sacrifier au culte priapique : « Dans le domaine cultuel, nombre des sectateurs, lors des cérémonies dédiées à ces Satyres, ou à leurs maîtres, des hommes sacrifiaient pour leur dieu Pan (Mercure) ou Bacchus (Vénus ou Saturne), qu’un tableau ovale représentait, ou un bouc empaillé, en s’adonnant avec lubricité à un acteur viril incarnant un Satyre (ayant parfois des compétences en sorcellerie), torse nu et portant ce pantalon poilu et ces bottes en forme de bouc, exhibant un membre postiche conséquent. De même, des femmes en grand nombre venaient sacrifier autant qu’idolâtrer la représentation du Dieu-Bouc, et dans la position de la prosternation, des hommes-boucs venaient à leur derrière consacrer leur offrande luxurieuse ».

 

Le Marquis de Sade, porté sur l’accouplement par derrière, décrivait la chose, disant que « Vénus a plusieurs temples pour lui rendre un sacrifice ». Les diaboliques argumentent autrement et prennent comparaison sur l’édification du temple à la manière des anciens.

 

« A l’origine, le temple n’était souvent qu’une caverne ou une grotte dans laquelle on rendait un culte au dieu qui était censé, selon les légendes, y être né ou y avoir demeuré. Puis on construisit des temples en pierres et en briques, qui servirent à messe noire anton overabriter les trésors des cités. Enfin, et beaucoup plus tard, ils devinrent la demeure des dieux sur la Terre.

Le temple comprenait deux parties :

-le hiéron, sanctuaire réservé au culte et aux sacrifices ;

-le naos, sanctuaire secret où, dans l’obscurité, se dressait l’image du dieu. Cet endroit du temple était interdit au public, car on craignait que le dieu y fût troublé par quelque sacrilège. Seuls les prêtres ou les prêtresses des dieux ou des déesses avaient le droit de pénétrer dans cette enceinte ». Le mot « naos » signifie le « saint des saints » (Qadesh Ha-Qadesh), qui est « le lieu ultime de l’élément divin, là où l’homme entre en contact avec son dieu ». A l’origine, seul le pharaon pouvait entrer dans cet endroit, mais avec la multiplication des temples, et n’ayant pas le don d’ubiquité, un prêtre agit en son nom et seul un prêtre ou un initié pouvait pénétrer le naos.  

 

Pour eux, les diaboliques, la caverne ou la grotte ne sont autres que le conduit vaginal ou anal. Car ils envisagent que le temple idéal pour sacrifier à Satan, c’est l’homme, messe-noire-sade--justine-de-sade-1970-.jpgla femme. Anton Szandor LaVey écrit : « Les premiers autels étaient humains, faits de chair, et les instincts naturels de l’homme constituaient les fondements de ses religions. Les religions plus récentes, en faisant des penchants naturels de l’homme des péchés, on perverti ces autels vivants et les ont transformés en blocs de pierre et en morceaux de métal.

Le satanisme est une religion de la chair, plutôt que de l’esprit. Ainsi, les cérémonies sataniques utilisent un autel de chair. Un autel sert de point focal vers lequel toute attention est dirigée durant la cérémonie » (Anton Szandor LaVey – La bible satanique – Camion Noir). Même l’évangile vient le dire, « le temple de Dieu, c’est l’homme ».

 

Et c’est sans aucun doute le temple de pierre qui est venu se calquer sur le temple de chair à partir duquel les anciens sacrifiaient. Point de bête brûlée en holocauste, f nue1point de mise à mort, point de « bonne odeur qui montait aux narines du Seigneur », ils faisaient l’amour ensemble.

 

Et l’organe génital était, pour ces diaboliques, leur « hiéron » ; et l’orifice anal comptait comme leur « naos », mot grec, ayant d’ailleurs étrangement une ressemblance avec « anus », mot latin, celui-ci étant ordinairement rapproché « d’anneau », et apparait ici comme un « saint des saints », l’entrée la plus intime du temple : c’est bien de cela dont il s’agit.

 

Sur l’organe génital (nommé « pubis* » et englobant le tout) (le hiéron), l’officiant rendait son culte, commettait son rituel ou faisait sa messe (conjuration, prière, dévotion) ; sur l’anus (le naos), le sanctuaire secret, le célébrant, qui voyait là le lieu sacré de son dieu « le Diable Satan », soutenait « qu’il sort par là sous la forme d’un nuage lumineux » ; comme dit, c’était le « lieu ultime – le saint des saints -, là où incube3 l’homme entre en contact avec son dieu » qui est le diable. S’en suivaient les accouplements concordants.

 

(* Nous saisissons désormais avec plus de clairvoyance ce que les prêtres accusés de satanisme au moyen âge venaient conjurer et rendre gloire lorsqu’ils officiaient leur Messe Noire sur un autel qui n’était autre que celui du pubis d’une Dame : « Mais, dit Durtal, au moyen âge, la messe se célébrait de façon autre ; l’autel était alors une croupe nue de femme ; au XVIIème siècle, c’est le ventre… » (Joris-Karl Huysmans - Là-bas)

 

« En 1585, « On attribuait à Saint Foutin de rendre fécondes les femmes stériles, de raviver les hommes nonchalants, et de guérir les maladies secrètes. On lui offrait des « ex-voto » en cire, qui représentaient ses parties intimes. Des hommes prirent le prénom de « Foutin », des femmes de « Foutine ». Elles faisaient des libations à cette idole obscène, versaient du vin sur l’extrémité du Phallus, qui en était tout rougi. Ce lucrèce borgia1vin, reçu dans un vase, s’y aigrissait : on le nommait alors le « saint vinaigre ». Puis les femmes l’employaient à un usage assez étrange ». Cet « usage assez étrange » demeure secret. Des pratiques similaires en Italie connaissent le commentaire suivant, qu’elles se signaient à l’endroit du pubis du nom du dieu viril invoqué avec les doigts imbibés de ce vinaigre.

 

Pour l’Eucharistie du Phallus, le prêtre procédait de la sorte :

 

Un phallus en cire, de bois, en or ou finement ciselé était utilisé. A moins que dans une pratique magique, on coupait un bâton de sureau de la longueur de 2 pieds, qui avait la peau bien unie, et, la nuit du renouveau de quelle lune que ce soit, on le prenait en main après minuit, en le tournant vers l’orient, le jetant en l’air, en le pan-new2.jpgrecevant sans qu’il tombe à terre, en disant ces paroles :

 

Etiam cum ambulavero in vallem umbrae mortis non timebo mala quoniam tu mecum es, virga tua et baculum tuum ipsa consolabentur me.

 

Ce qui signifie : « Lors même que je marcherais dans la vallée ténébreuse de la mort, je ne craindrai aucun mal, parce que tu es avec moi ; ta verge et ton bâton me rempliront de consolation ».

 

Puis : Per intercessionem beati Cosmi, liberet te ab-omni malo. Amen » (Jacques-Antoine Dulaure – Des divinités génératrices).

 

« Sur le pubis est inscrit le nom de l’entité avec laquelle l’opérant souhaite entrer en relation pour opérer cette naissance démoniaque. Sur l’objet oblong, sur l’organe phallique d’un mâle, sur le membre postiche ou à l’intérieur des doigts de la main de celui ou celle qui pénètre l’autre doit être écrit le nom du démon que l’on veut engendrer. Les fumées d’encens qui se propagent dans l’air ambiant doivent être celles qui le concernent » (Francis Barney – Prière à Satan – Editions Grand Damier) (Messes Noires d’hier et d’aujourd’hui).

 

« Ailleurs, le prêtre Davot embrassait les parties intimes de la femme qui lui servait d’autel. En 1695, Marianne Chamillon, âgée de 22 ans, a dit en présence de la A-asmodai-messe-noire3.jpgsupérieure et d’un commissaire du Châtelet, qu’elle a été séduite et corrompue par J-B Sébault, sous-diacre du diocèse de Bourges, et dont elle eut deux enfants qui vivent encore, que ce nommé lui proposa de faire pacte avec le diable et la mena pour cela dans le caveau d’une maison située aux environs de Paris, où se devait faire « l’invocation », « l’apparition » et « la conclusion » ; que la messe était dite entre minuit et une heure. Que Guignard y disait la messe en habits sacerdotaux, qu’il la célébra une fois sur son corps tandis qu’elle était nue, et que le sous-diacre Sébault, qui était nu aussi, répondait à la messe. Chaque fois que l’autel devait être baisé selon le rituel, Guignard embrassait le corps de la fille Chamillon et l’hostie était consacrée sur ses parties, une des moitiés mise dedans. La messe finie, Sébault la voyait charnellement et pendant ce temps-là, Guignard faisait de même avec une femme Lefebvre, présente » (même auteur).)

 

Conjuration du Grand Satan sur l'autel de chair

 

pentagramme-nadia-julien-True-Color-11.jpg

Gardant bien à l’esprit ces deux formules que « le corps de l’homme finit par son sexe pan-over-blog.jpgtandis que chez la femme, c’est tout son corps qui est son sexe, l’organe génital étant le point de départ » ; et « le diable se donne au sorcier et le sorcier se donne au diable ».

 

Le diabolique priait ainsi son Satan :

 

« Je t’implore, Grand et puissant Satan, maître de tous les esprits infernaux, je te donne mon âme, mon cœur, mes entrailles, mes mains, mes soupirs et mon être : Ô Grand Satan, daigne m’être favorable ». Pourquoi offrir ses entrailles sinon pour sacrifier à la manière des frères anciens de Sodome ?

 

Choisissant la femme la plus belle pour en faire leur autel, les diaboliques abordaient ainsi la cérémonie satanique :

 

« Je t’offre cette splendeur, Ô Grand Satan, et cela à l’honneur, gloire et puissance de ton être supérieur à tous les esprits ; Daigne, Ô Grand Satan, le prendre pour agréable, Amen » (« Amen » est le mantra récupéré par les « défroqués » mais les diaboliques répétaient plutôt « Schemhamforasch », mot que nous reprenons pour les conjurations suivantes).

 

« C’est pour l’honneur, gloire et puissance de ton nom, Ô Grand Satan, que je répands de la luxure de cette femme ; daigne la recevoir et qu’elle te soit agréable ».

 

« Je te recommande, Ô Grand Satan, de m’être favorable, et de donner à ce bâton que je forge (Stanislas de Guaita reconnaît lui-même, dans le maléfice de pentagramme-satan.jpg « l’aiguillette » que le terme se rapporte au membre viril, alors « baguette » ou « bâton » cité par les diaboliques signifie bien ce qui est cher à Priape, « forger » signifiant « se mettre en érection » ; le « bâton » est nommé aussi la « verge foudroyante » ) ; je te recommande, Ô Grand Satan, de renfermer dans ce bâton toute la force et la puissance de la foudre ».

 

« Par ta puissance, je te commande d’attirer toutes les matières que je voudrai ; par ta puissance, Grand Satan, je te commande, par l’incompatibilité du feu et de l’eau, de séparer toutes les matières comme elles furent séparées le jour de la création du monde ; Schemhamforasch ».

 

« Ô Grand Satan ! Toi qui as créé l’homme pour être bienheureux dans cette vie, qui a formé toutes choses pour ses besoins, et qui as dit : tout sera soumis à l’homme, sois-moi favorable, et ne permets pas que des esprits rebelles possèdent des trésors qui ont été formés pour nos besoins temporels. Donne-moi, Ô Grand Satan, la puissance d’en disposer ».

 

« Vois, je t’offre cet encens comme le plus pur que je détiens, Ô grand Satan, daigne le prendre pour agréable, sois-moi favorable par ta puissance, et fais-moi réussir baphomet-eliphas-l-vi.jpgdans cette entreprise. Schemhamforasch ».

« L’encens » étant le liquide séminal, une action luxurieuse s’est produite entre cette invocation et la précédente. Le célébrant s’est accouplé à l’autel, ou bien d’autres pratiques ont eu lieu, tout est possible avec ces diaboliques, jusqu’à la débauche, nous n’en doutons pas.

 

« Je te conjure, Ô Satan, de paraître dans la minute, par Agla, Tagla, Mathon, Carios, Almousin, Arios, Membrot, Varios, Pithona, Magot, Silphae, Cabost, Salamandrae, Tabots Gnomus, Terrae, Coelis, Godens, Guingua, Juana, Etituamus, Zariatnatmik ; je t’ordonne, Ô Grand Satan, de comparaître dans la minute ou de m’envoyer ton messager Astaroth (le prêtre au temple des prostituées), t’obligeant de quitter ta demeure dans quelle partie du monde qu’elle soit… »

 

« Je te remercie, Ô Grand Satan, du bien dont tu m’as comblé cette nuit ; daigne m’inspirer de hauts sentiments, fais que je puisse répandre sur une autre œuvre une partie des biens dont tu as bien voulu que je fusse comblé ; fais que je jouisse avec tranquillité de ces grandes richesses dont je suis possesseur, et ne permets pas qu’aucun esprit rebelle me nuise dans la jouissance des précieux trésors dont tu viens de permettre que je sois le maître. Inspire-moi aussi, Ô Grand Satan, les sentiments nécessaires pour pouvoir me dégager des griffes de mes ennemis. Je me mets, Ô Grand Satan, en ta fidèle protection, Schemhamforasch ». Ceci suit et conclue la demande personnelle qui a été fait durant l’office. Il peut s’agit d’un vœu concernant les affaires sentimentales, luxurieuses, mais aussi pour de l’argent ou la santé ».  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 14:27

(Suite du chapitre « De la luxure et des sciences occultes (1))

 

 

Satan est mille fois cité par les uns et les autres auteurs mystiques, mais il ne s’agit jamais du même. Satan dans la Bible, ou « l’Adversaire », se rapporte le plus souvent d-mon.jpgaux différents dieux « Baal » (Baalbérith, BaalPeor, Baalzebub…) ; ou il est Seth (Typhon-Seth et Anubis), le dieu malfaisant des Egyptiens ; ou Pan le Dieu-Bouc des Grecs (Mendès), Adon le Dieu-Taureau ou Dionysos (Bacchus), etc. ; il est compté comme l’un des « Béni Elohim » dans le Livre de Job ; jusqu’à devenir cette personnification mise en forme par les Chrétiens.

Mais Satan est encore identifié à un démon incube, et dans ce cas, sa personnalité apparaît hautement lubrique et sort du contexte précédemment cité. Jean Delassus le décrit, dans « Les incubes et les succubes », de la même manière exacte que celle du Satyre grec, avec ce signe distinctif de la « mentule fourchue », dont les acteurs en représentation scénique exhibaient le membre postiche avec cette apparence. Donc, « l’Adversaire » biblique est Satan (Shin-Tav-Nun) (359), et le démon incube (Samech-Teth-Aleph-Nun) (120 ou le « Serpent ») (et parfois « Samech-Tav-Aleph-Nun » pour coïncider avec « Sator ») également, alors que l’un et l’autre appartiennent à des contextes et des concepts bien différents.

Le Satyre, comme la Nymphe, se rapportent tous deux à l’idolâtrie libertine que certains sorciers ont fait dégénérer des Sylphes et Ondin(e)s des puissances élémentales (dégénérescence liée aux règnes Ciel, Terre, Enfer), dont Paracelse commente les commerces charnels qu’ils entretiennent avec des hommes.

Dans ce cas précis, l’entité Satan est entendue comme une « puissance élémentale ». Son nom est directement inspiré du mot « Satyre », comme sa physionomie et celle image satyrede l’homme-bouc sont en corrélation étroite. Toutefois, Satan vient siéger au Sud, là où brûle l’élément Feu, là où règnent les Salamandres ou Djin.

Satan assimilé au règne élémental, et voici ce dernier relégué au plan infernal. Et si, comme écrit le comte Gabalis, « Nymphes et Satyres commercent charnellement avec l’homme » (de même Gnomides et Salamandres mais en moins grand nombre), c’est leur activité purement et simplement qui a fait d’eux que les Pères de l’Eglise les ont nommés succubes et incubes. Les uns sont les autres et inversement. Satan est alors, ici, leur père symbolique, à moins qu’il ne soit entendu comme l’un d’eux.

 

« Nous sommes les fils des élémentals », proclame Paracelse ; ce que « La poule noire », ouvrage ésotérique médiéval, vient conforter : « Il faut que vous sachiez que les éléments sont habités par des créatures très parfaites. Cet espace immense qui est entre la Terre et les Cieux, a des habitants bien plus nobles que les oiseaux et les moucherons… L’air est plein d’une innombrable multitude de peuples de figure humaine, un peu fiers en apparence, mais dociles en effet : grands amateurs des sciences, subtils, officieux pour les sages, et ennemis des sots et des ignorants : ce sont les Sylphes. Les mers et les fleuves sont habités par les Ondins ; la terre est remplie presque jusqu’au centre, des Gnomes, gardiens des trésors et des pierreries : ceux-ci sont ingénieux, amis de l’homme et faciles à commander ; quant aux Salamandres, habitants de la région du feu, ils servent aux philosophes. Le Tout-Puissant a confié la Terre et les Cieux à des Génies ; il les a image satyre2distribués partout où la nature paraît animée, mais principalement dans ces régions qui s’étendent autour et au-dessous de nous, depuis la Terre jusqu’à la sphère de la Lune. C’est là qu’exerçant une immense autorité, ils dispensent la vie et la mort, les biens et les maux, la lumière et les ténèbres. Chaque peuple, chaque individu trouve dans ces agents invisibles un ami ardent à le protéger, un ennemi non moins ardent à le poursuivre. Ils sont revêtus d’un corps aérien, leur essence tient le milieu entre la nature divine et la nature, ils nous surpassent en intelligence ; quelques-uns sont sujets à nos passions… »

 

Cette précision « quelques-uns sont sujets à nos passions » confirme le commentaire de Paracelse sur les Sylphes aimant commercer charnellement avec les hommes. Mais si l’interprétation chrétienne veut voir ces entités soumises à la volonté des hommes, la mystique antique les rend inventeurs du domaine luxurieux des hommes, ils en sont les maîtres et nous sommes leurs instruments. Combien de mages ont cru les dominer, disposer d’eux à volo et sont déjà morts depuis des siècles tandis qu’eux, dans l’invisible, courent encore !

Et comme l’élément Air se rapporte, selon les correspondances, à la chair, il n’y a qu’un pas à franchir pour saisir que ceux des Sylphes « qui sont sujets à nos passions » soient nos « dieux de la chair » et donc subtilement impliqués dans ses agissements lascifs.

 

Le mot « Sylphe » ou « Sylfaen » a sans aucun doute dégénéré en « Sylvain » et « Sylvestre » chez les Romains, et dont l’entité est assimilée avec le « Satyre » grec, signe de l’affiliation de l’un avec l’autre.

 

Le panthéon grec ne mentionne point un « Satan » ; toutefois, les Bacchanales étant les antiques Saturnales, un dieu « Saturne » a dû être célébré et il devait être le maître des élémentals, parmi eux « ceux qui sont sujets à nos passions » ; certaines bac5.jpgcélébrations menant systématiquement à la débauche, sa réputation fut faite. La kabbale noire cite comme Qlipah (démon) Satariel ou Satoriel - dont la figure est celle d’un bouc - : sa racine « Sator » souligne qu’il peut s’agir du « Saturne » grec. De même, les mages du moyen âge, passionnés par les sciences occultes des sorciers, et, soucieux de ne point déplaire à l’Eglise catholique au pouvoir, récupèrent nombre de leurs connaissances qu’ils adaptent au modèle chrétien. Ainsi font-ils connaître un démon « Satanachia » à qui ils accordent un rôle important auprès de leur Lucifer et qui concerne la luxure, nous citons « Le dragon rouge » : « Le Grand Satanachia a puissance de soumettre à lui toutes les femmes et toutes les filles, et d’en faire ce qu’il souhaite. Il commande la grande légion des esprits : il a sous lui Pruslas, Aamon et Barbatos ». Ces derniers sont réputés pour « loger dans les bois ».     

 

(* Il en est resté quelque chose de ce jour sacrifié pour le Satyre qui rimait avec les débordements luxurieux et autres formes de débauches, puisque le jour du « satyre » ou « satur » est « Saturday » (le jour du satyre) ou « Samedi », dont on entretient le « Saturday Night Fever » ou « la fête du samedi soir ». Idem, le « Satyre » correspond au « Sylvain » chez les Romains, qu’ils appelaient aussi « Sylvestre », et chacun sait bien que la Saint Sylvestre est toujours l’occasion d’une grande fête, que ces Sylphes signent la fin de l’année pour en commencer une nouvelle.)  

 

« Satanachia », comme « Satoriel », peuvent bien dériver ou provenir d’un Satyre qui avait tout du « Satan » incube dénoncé par les Autorités chrétiennes et assimilé qlipah-satariel-sceau-overblog.jpg volontairement avec « l’Adversaire » de Jehovah, le Baal babylonien, qui en est pourtant distinct.

Le « Satan lubrique » a tout du Satyre ou « Satanos » (186) qui appartient au règne des élémentals.  

 

A la fin de l’article, dans « La poule noire », les puissances élémentales sont évoquées avec les génies protecteurs dont chaque homme est pourvu du sien propre. Or, le « génie » romain est directement inspiré du « Djinn » arabe, et qui n’est autre que le « daïmon » des Grecs dont les chrétiens firent plus tard leur « démon » : donc, c’est bien que les différents Eléments Sylphes, Ondins, Gnomes et Salamandres, de surcroît Satyres et Nymphes sont dégénérés dans la mythologie chrétienne en des démons.

 

Autrement dit, démons incubes succubes dans la mythologie chrétienne sont ni plus ni moins Satyres et Nymphes des panthéons grec et romain.  

 

La mythologie enseigne que « les sœurs des Satyres sont les Nymphes », et que « les Nymphes de Saturne » sont devenues les Bacchantes ou « prêtresses de Bacchus ». La seule Taliahad avec son pouvoir magnétique suffit à décrire la puissance sensuelle de ces Ondines et leur goût immodéré pour le commerce charnel – d’elles vient le mot « nymphomanie » - pour certaines a inspiré des Pères de l’Eglise d’en faire des aphrodite-pan-cupidon.jpgdémones particulièrement dangereuses. C’est vrai qu’elles s’y entendent, celles dont le domaine érotique est le leur, pour faire tourner la tête des hommes jusqu’à leur faire perdre la raison. En Orient, les « Nagy Apsara » (serpentes de l’eau), confondues avec nos Nymphes, sont « les patronnes de l’amour ».    

 

L’enseignement du grimoire de « La poule noire » ne fait pas du Tout-Puissant le créateur de l’homme, s’adressant aux Génies, Il leur dit : « « Génies, qui me devez la naissance, il reste pour la perfection du monde à le remplir d’habitants, s’ils me devaient immédiatement le jour, soustraits à l’empire de la mort, ils deviendraient vos égaux. Formez des êtres qui commandent aux animaux et vous soient soumis, qu’ils naissent par vos ardeurs, qu’ils croissent par vos bienfaits, et qu’après leur mort, ils se réunissent à vous et partagent votre bonheur ». Il dit, et soudain, versant dans la coupe où il avait pétri l’âme du monde, les restes de cette âme tenus en réserve, il en composa les âmes particulières ; et joignant à celle des hommes une parcelle de l’essence divine, il leur attacha des destinées irrévocables ; ayant ensuite ordonné aux Génies de les revêtir successivement de corps mortels, de pourvoir à leurs besoins et de les gouverner, le Tout-Puissant rentra dans le repos éternel ». Le « corps mortel » est naturellement le bac2.jpg« corps de chair » ou « tunique de peau ». Ici, il s’agit donc bien des Génies ou « Djinn » (la « Doctrine secrète » les nomme les « Lhas ») qui sont les façonneurs de ce « corps de chair » incluant en lui toutes les forces passionnelles.

 

C’est une version qui ne diffère pas tant que cela de celle du Zohar, qui ajoute des noms que nous connaissons bien :

 

« Lorsque Adam habitait le jardin d’Eden, il était couvert du vêtement céleste, qui est le vêtement de lumière céleste. L’homme (l’Adam céleste) fut créé par les dix Sephiroth du monde Jetziratique (monde de la formation) et, en vertu de leur pouvoir commun, les sept anges d’un monde encore plus inférieur engendrèrent l’Adam terrestre. Samaël tomba le premier et trompant (?) alors l’homme, causa également sa chute ».
Ce « monde encore plus inférieur » est logiquement Assiah (monde physique) dont les Esprits planétaires sont les maîtres. En parallèle, se trouve « son corrélatif ainsi que son contraire » qui est Qliphoth, « dont l’un des princes est nommé Samaël ».

 

L’Adam terrestre implique la fabrication du « corps de chair » assurée en partie par les esprits planétaires régnant dans Assiah, en partie les esprits infernaux siégeant dans Qliphoth. Une nouvelle fois, deux règnes, deux forces, et des diaboliques envisagent, comme od et ob, d’y voir des forces d’Assiah s’exprimer par l’homme, des forces de Qliphoth se dévoiler par la femme.  

 

Toutes ces explications tendent vers la même constatation, que « Démons » - ou Qliphoth – et « Génies » tiennent des puissances élémentales que les anciens nommaient Sylphes (Ariel), Ondins (Tharsis), Gnomes (Kerub) et Salamandres (Saraph), dont certains des plus infernaux sont identifiés par les Grecs comme des Satyres et chez les Romains des Sylvains ; que leurs sœurs sont les Nymphes, et parmi elles les plus sensuelles, les Bacchantes ; et que ceux-ci, connus dans la mythologie chrétienne, sont les démons incubes succubes. D’ailleurs, des anciens affirment que ces Nymphes qui commercent charnellement avec des hommes, sont également nommées « Phantasmes » car elles se font connaître par eux au moyen d’images subtiles qui viennent troubler l’esprit ; ces entités « Phantasmes » participent au grand œuvre qui veut que les puissances élémentales « pourvoient aux besoins des hommes » puisque ceux-ci « sont nés par leurs ardeurs ».    

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 14:26

Nous reprenons de notre introduction dans le sujet « Exhibition » et concernant le pentagramme-satan.jpg culte rendu à Belphégor : « Calqué sur l’affirmation d’Eliphas Lévi qui enseigne que « le médiateur plastique (corps astral ou double astral) fait à l’image et à la ressemblance de notre corps, dont il figure lumineusement tous les organes, a une vue, un toucher, une ouïe, un odorat et un goût qui lui sont propres » (Eliphas Lévi – La clef des grands mystères), tout comme le cerveau physique est doublé d’un cerveau astral, pareillement l’appareil sexuel physique détient son double astral, un sexe subtil qui n’est autre qu’un « corps sexuel » (corpus sexualis).

 

 

Les experts dans ce domaine enseignent que ce « corps sexuel » astral chez la femme est émissif, tandis que chez l’homme, il est réceptif. Il émet un rayonnement plus ou moins intense et c’est la nature de cette puissance influente qui est la cause du désir passionnel.

Dans ses rapports écrits, le colonel de Rochas tente des descriptions de ces fantôme corps astral main kirlianrayonnements avec l’aide de médium : « La plupart des sujets, quand on hyperesthésie leurs yeux par certaines manœuvres, voient s’échapper des animaux, des végétaux, des cristaux et des aimants, des lueurs qui pourraient avoir un rapport direct avec ces rayonnements. C’est ce qu’à constaté pour la première fois, il y a une cinquantaine d’années, par de nombreuses expériences, un savant chimiste autrichien, le baron Von Reichenbach. (…) Quand le sujet n’a pas naturellement les yeux dans cet état, il voit alors plus ou moins le fluide s’échapper des yeux, des doigts, des narines, des oreilles du magnétiseur ou des personnes avec lesquelles on le met en rapport. Ce fluide se présente, d’ordinaire, sous la forme d’effluves bleus du côté gauche et d’effluves rouges du côté droit (parfois des médiums voient l’inverse) » (Papus – Traité méthodique de magie pratique – Editions Dangles).

 

Certains mis sous hypnose « voient » ou perçoivent un rayonnement lumineux blanc, d’autres un fluide sous la forme d’effluves bleus du côté gauche et rouges du côté droit, d’un troisième au centre de couleur jaune et le tout dessinant le caducée mercurien. Parfois, le bleu est perçu à droite et le rouge à gauche, ou encore, des sujets mis sous hypnose devinent d’autres couleurs comme le violet et le jaune, déclinaisons du bleu et du rouge.

  

Les occultistes, et nombre des mages ont donné une formule à ce fluide formés d’effluves qui est « Od Ob Aour », jusqu’à la personnifier en une divinité. Laquelle aux temps antiques en était deux. Nous rappelons ici une approche apportée par Stanislas de Guaita : « Comment passer sous silence l’agent occulte et dévastateur des Vaudou, kirlian rhumkorffcet insaisissable « nescio quid », nommé par eux « Mandigoës-Obi » (le dieu Mendès est aussi nommé familièrement « Mandou » - NDA) ; cette puissance inconnue, qui, sous figure d’épidémie périodique, décime les populations de Saint-Domingue et d’autres îles des Antilles ? »

« La secte Vaudou, s’il faut en croire l’abbé Bertrand, est une confrérie, ou plutôt un culte rapporté d’Afrique. Ce qui tendrait à confirmer cette assertion, c’est, d’un côté, la similitude frappante des vocables « Obi, Obiyah, avec l’Obéah » typhonien mentionné dans le Papyrus Anastasi, l’Ob des Hébreux (des Phéniciens – NDA) et leurs esprits Oboth (Ob (Aleph-Vau-Beth) ; Oboth, de Aoboth (Aleph-Vau-Beth-Vau-Tav)), mots d’origine égyptienne et peut être éthiopique. La cérémonie capitale des adeptes du Vaudou offre un air étrange de parenté avec celle du Sabbat des sorciers.

 

Le dieu Vaudou, dont la puissance paraît sans limites, n’est autre pour ses fidèles, qu’un « serpent sacré ». Son culte, comme tous ceux que déshonore ce symbole de toute abomination mystique, se relie aux arcanes de l’Incube. Puissamment groupés autour de leur grand-père, ministre omnipotent des vengeances occultes, les adeptes du Vaudou constituent une société secrète qui n’est pas sans analogie avec la secte indienne des Thuggs (sectateurs de Kâlî et Shiva).

Le serpent du Vaudou est, en somme, cette même puissance tortueuse de destruction que le goétien de l’antique Egypte évoquait en ces termes qui sont ceux de Seth (Lire « invocation de Seth » au chapitre « Stanislas de Guaita : « qui est Satan ? »).

 

Ob, ou Aob, force une autre proximité avec AO, dont certains professeurs disent que c’est sous ce phonème que les initiés invoquaient Seth : « Seth était idolâtré par ses initiés sous la forme d’un âne, nous raconte le professeur Reuvens, et HP Blavatsky ajoute que le « nom de l’âne en langage copte, AO, est un phonème de IAO, et voilà peut être pourquoi cet animal donna un jeu de mots symboliques » (HPB – Isis dévoilée – Editions Adyar). L’âne vaut bien pour le symbole animalier, mais il semble bien que ses sectateurs glorifiaient la force qui en découlait. On dit qu’il s’agissait du pouvoir féminin, que le nom « Héva » (Chet-Vau-Aleph) et non « Eve » (Chet-Vau-Hé) caractérise, toujours figuré par un serpent. Il était question de la puissance magnétique qui règne et que mages et sorciers devinaient s’émanciper par les femmes, celles-ci lui servant de « véhicule ».

Madame Blavatsky, reprenant les explications d’Eliphas Lévi, précise en note : « Od est la lumière qui donne la vie, - le Fluide Magnétique ; Ob est le messager de la mort dont les sorciers se servent, le Fluide néfaste. Aour est la synthèse des deux, la vraie Lumière Astrale. Les philologues peuvent-ils nous dire pourquoi Od – un terme dont Reichenbach s’est servi pour désigner le Fluide vital (odyle) – est aussi un mot thébain qui signifie « lumière, éclat, brillance » (HPB – La doctrine secrète 1 ; p.51).

(Nous engageons nos propres expériences pour calquer sur ce modèle la « lumière sexuelle » qui aurait pour nom « Heith Teth Aour ».)

 

« Ob » parait, dans le nom « Od Ob Aour », l’aspect négatif, ce qui atteste qu’avant d’être le phonème d’une formulation nominale, il était une réalité mystique présentée sous l’apparence d’un serpent et glorifié pour réaliser des vœux maléfiques, des vénéfices aussi sûrement. Tout un ensemble de sorcelleries sont venues trouver de l’aide auprès de ce courant. Ce qui fait dire encore à Eliphas Lévi : « Ce que les sorciers et les nécromanciens cherchaient avant tout dans leurs évocations de l’Esprit du Mal, c’est le pouvoir magnétique qui est la propriété légale du véritable adepte et dont ils désiraient obtenir la possession » (Eliphas Lévi – Dogme et Rituel de Haute Magie).

Si Madame Blavatsky pense que le Baron Von Reichenbach inventa le mot « odyle » à partir du phonème « Od », d’autres pensent que c’est en référence au dieu scandinave Odin, lui-même ayant perdu un œil, accident dont le sens ésotérique est en rapport avec la lumière.

« Le baron Von Reichenbach a montré que, dans le processus de la cristallisation, il y a développement d’od et que ce développement peut être accompagné de phénomènes lumineux souvent visibles à l’œil normal, mais toujours perceptibles pour les sensitifs (sujets mis sous hypnose) dans l’obscurité ».

 

Et voici ce qui nous conduit vers le domaine luxurieux, que le même chercheur décrit les différents cas de figure où il y a écoulement d’od, de ce fluide pouvant opérer des sortilèges occultes, puisqu’une de ses aptitudes concerne le magnétisme, l’hypnose, et que ce domaine, accordé au genre lascif, concerne la puissance de fascination. Nombre d’exemples sont proposés, comme le souffle dont des sujets sensitifs voient à sa place un rayonnement s’émanciper, ou bien un sujet en bonne santé qui guérit un autre malade en se posant corps contre corps, nous relevons toutefois cette phrase complète de sens : « De nombreux exemples (autres) prouvent que les émotions vives ont ce caractère commun d’augmenter l’écoulement de l’od ». La pierre est posée pour engager le sujet dans le domaine des luxures, puisque l’échange passionnel consiste en cela, qu’il impose aux sujets des émotions vives, lesquelles, ont pour conséquence, dans l’invisible, d’écouler de l’od, à savoir d’augmenter le rayonnement du corpus sexualis. Celui-ci vient alors à augmenter son volume, et donc sa puissance, et certains diaboliques s’accordent à croire qu’ils peuvent même créer alors leurs propres entités incubes succubes.

 

« Le magnétisme, écrit Stanislas de Guaita dans « Le temple de Satan », qui a la prétention d’attirer à lui des esprits extérieurs, en vient parfois pour le sujet à créer les siens propres, on trouve ces situations avec certains médiums, convaincus d’être en liaisons avec des esprits étrangers, et qui subissent une sorte d’aliénation ».

 

Par ailleurs, si le corpus sexualis est lui-même perçu par les sensitifs à l’image d’un caducée mercurien rayonnant, qu’il soit mâle ou femelle, il est certain aussi que pour ce qui est de la couleur générale, le corps sexualis de l’homme est teinté de bleu, celui de la femme nuancé de rouge. Et que le premier appartient au courant « od » et le second à « ob ». Confère aux enseignements apportés plus haut, « od » vient joindre le nom « Léviathan » tandis que « ob » se rapporte à « Héva » (En guématrie, leur union 496+15=511, auquel s’ajoute « Aour » ou « lumière », 207, donne le nombre non anodin de 718).

Le corpus sexualis de l’homme, bien qu’apparenté à « Léviathan », prend la figure d’un bouc dans le symbole animal tandis que celui de la femme apparait comme un serpent**. Et qui rejoint la représentation du dieu phénicien Ob, d’où, par assimilation, que le corps sexualis de la femme est prompt pour des sorcelleries.

 

(* Dans le démonisme, « Héva » (Chet-Vau-Aleph) et « Léviathan » (Lamed-Vau-Yod-Tav-Nun) se rapportent respectivement à Lilith et Samaël, et que ce dernier devient Satan dans la mythologie chrétienne. C’est Madame Blavatsky qui insiste sur cette racine « ev » qu’on trouve dans « Lévi » par exemple, comme dans « Héva », et qui se rapporte au « serpent ». Et que Lilith elle-même, est identifiée au « Léviathan femelle » (Esaïe) et au « serpent tortueux ».)

 

(** L’Intelligence ayant conçu les arcanes de la luxure, soucieuse du concept d’androgynie, a dessiné le sexe mâle à l’image d’un serpent et celui intérieur de la femme à celui d’un bouc, créant ainsi le moyen d’attraction qui pousse chaque corpus sexualis à chercher chez l’autre sexe l’image physique de sa nature intime.)

 

Le baron Von Reichenbach explique encore que celui qui laisse s’écouler son od, par karl-von-reichenbach.jpgexemple un magnétiseur dont la vocation est de mettre sous hypnose un sujet, à force de pratiques, voit sa propre force vitale vidée et doit même se recharger à l’aide de moyens extérieurs comme une pierre aimantée par exemple.

Mais il est des cas où la force intérieure est si forte qu’un magnétiseur maintient sa puissance intacte, certains ayant vécu jusqu’à plus de quatre-vingt sept ans et ayant hypnotisé jusqu’à la fin de leurs jours. Le baron explique ce phénomène, disant « si paradoxal que cela puisse paraître, elle est l’effet de la perte continuelle d’od, incessamment remplacé. Ce remplacement est adéquat pour un renouvellement incessant ».

 

Von Reichenbach ne manque pas de souligner, à propos des magnétiseurs décrits, qu’ils se marièrent en secondes noces et ce, à des âges tardifs ; ce qui vient nourrir notre propre sujet, confère à la fille qui répète qu’en amour rien ne vaut la pratique à l’étude, que ses nombreuses coucheries avec des amants performants lui font perdre continuellement l’od de son corpus sexualis, et que cette perte détient justement le prodige de le recharger en vue de le renouveler, de le régénérer pour une vitalité plus grande encore, un influence puis puissante encore. Là se trouve sans aucun doute le secret de la beauté magnétique, de l’augmentation de l’attractivité d’une femme.

 

Et que ce corpus sexualis teinté de rouge soit ensuite capable, soit de créer ses propres larves, soit d’attirer des esprits infernaux, il n’y a qu’un pas.

C’est là qu’une parenthèse de circonstance est intéressante d’apporter…

 

(Suite au chapitre « De la luxure et des sciences occultes (2))

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 13:52

Titre original : « Caligula II » ou « Messalina, Messalina » (1977)

Origine : Italie

Genre : Érotique

Réalisation : Bruno Corbucci

Avec : Anneka Di Lorenzo (Messaline), Lori Wagner (Agrippine), Vittorio Caprioli (Claude), Tomas Milian, Lino Toffolo...

 

Messalina24-Claude.jpg

« Caligula II » ou « Messalina, Messalina » (en français « Messaline, Impératrice et putain ») peut bien être dénigré par les cinéphiles, il n’en demeure pas moins que le messalina1.jpgfilm, expurgé des sempiternelles scènes sanguinaires avec des meurtres le sourire aux lèvres (sauf le final mais qui prête au comique car il s’agit, lors des décapitations, de giclées sanglantes au point que celui qui fauche se trouve trempé de rouge vif), est entièrement dédié à l’érotisme. Point question des complots qui plaisent tant à l’Histoire, aux drames qu’adorent les sentimentaux, aux batailles qui font les grands péplums, tout est orienté vers les plaisirs de la chair, et les représentations qui la servent et dont les fresques animées sont puisées à partir des récits mythologiques.

 

D’où que les soirées débauchées sont dédiées à Vénus, à moins qu’il s’agisse toujours messalina4-satyre.jpgde Priape, et les spectacles sont régulièrement assurés par des Faunes ou Satyres, c’est-à-dire des hommes le torse nu et portant un pantalon en poils, et des bottes comme des pieds de bouc, une perruque chevelue sur la tête et ornée de cornes, un membre postiche turgescent et fourchu qui ressemble à celui de Satan lorsque Jules Delassus (Les incubes et les succubes) décrit sa mentule : « « Satan a coutume de posséder les femmes à rebours. Le démon incube besogne à la fois dans les deux vases, car sa mentule est fourchue. Ses serviteurs démons « ne se font pas seulement incuber parce qu’ils sont paillards et pour la jouissance qu’ils se procurent de cette façon, mais parce qu’ils s’attaquent aux âmes par le moyen qu’ils préfèrent, la fornication ». Preuve s’il est besoin encore, que messalina6-satyre-portrait.jpgl’incube et le succube du moyen âge ne sont autres que les antiques Satyres et Nymphes du panthéon grec et dont Paracelse commentât abondamment les tempéraments luxurieux qui sont les leurs.

 

En cela, le film « Messalina, Messalina », bien que jugé comme un « navet », est formidable pour s’obstiner à ne voir dans les activités de l’Impératrice que celles qui concernent son tempérament luxurieux. L’érotisme domine tout fait divers, et l’œuvre nous montre qu’aux heures romaines, les femmes (les mannequins de chez Penthouse) pouvaient être très excitantes et n’avaient rien à voir messalina8-satyre-et-messaline.jpgavec celles dont Fellini nous expose régulièrement le portrait repoussant.

 

Les tenues sont enfin sensuelles, excitantes, comme celle de Messaline qui entre dans la grande salle où est allongé son époux Claude, portant un seul voile mauve maintenu par une ceinture, où l’on voit tout au travers, où l’on est saisi par son pubis triangulaire noir, elle est entièrement nue dessous…

 

Comme cette scène où passant en char devant un braquage où l’un des malfrats, voulant se sauver, vient se cacher dans son véhicule, et la voici qui se jette sur lui pendant qu’à l’autre bout de la course, l’Empereur l’attend ; lorsque le char arrive à messalina7.jpgses pieds, l’Impératrice en sort, Claude lui demande ce que fait l’homme avec elle, et la malicieuse invente une baliverne alors qu’assurément, moins naïfs que l’Empereur, nous saisissons de suite que Messaline vient de sacrifier à Priape par la bouche encore polluée de liquide séminal.

 

Comme la scène où elle fornique avec un inconnu : un centurion est chargé de « fouiller » à travers le pays les hommes les mieux membrés pour l’Impératrice : aussi, dès qu’il croit en trouver un, il le fait séduire par deux belles filles nues sous un voile quasiment transparent qui le séduisent pour mesurer son érection, puis prennent alors le décimètre vérifier du prodige. S’il entre dans les normes recherchées par Messaline, il est convoqué au Palais où là, il attendra son tour dans la file d’une vingtaine d’autres virils lavés et parfumées par messalina12.jpgdes servantes, pendant qu’un des leurs, à l’intérieur de la couche impériale, fornique la Reine du pays. On ne peut alors imaginer meilleure incarnation de Messaline que cette actrice, top model chez Penthouse, Anneka Di Lorenzo.

 

Comme cette grande bacchanale au Palais, où des couples allongés autour de la grande scène s’embrassent et se caressent mutuellement, des femmes entre elles aussi, tandis que d’autres se régalent de fruits frais, qu’un spectacle digne du Crazy Horse s’offre à leurs yeux, Claude mange des yeux les couples libertins autour de lui, et Messalina18.jpgbientôt la belle Messaline, plus sublimement érotique que jamais, vient célébrer la fête, mâte du regard Agrippine abusée par un étalon dont elle souhaite aussi les services intimes. Un satyre entre en scène, fait son numéro de chansonnier : portant une perruque ornée de deux cornes pointues, d’un pantalon poilu ayant des pieds de bouc, l’acteur exhibe sa mentule fourchue et Messaline, d’un regard coquin, montre à quel point le désir monte bouillonner en elle.

Elle appelle l’amant d’un soir qui caresse intimement Agrippine, le somme de venir devant elle, puis le fait quitter la salle, avant qu’elle n’avoue à son tendre époux qu’elle aussi, victime d’un mal de tête soudain, doit s’éclipser. De là à retrouver le bel étalon, il n’y a qu’un pas qu’elle franchit, et la voici nue empalée sur Priape qu’elle célèbre à sa manière enthousiaste, messalina3.jpgcomme on chevauche un cheval.

 

Puis, le lendemain, elle réclame des explications à Agrippine avant de lui régler ses comptes sur le lit : les deux femmes nues, cousines de surcroit, allongées sur le lit, s’autorisent les luxures lesbiennes, sachant bien comment autour d’elles nombre des serviteurs reluquent et s’irritent les sens. Messaline le répète : « Je suis vicieuse et je veux des hommes pour me satisfaire » ; « Oh, répond Agrippine, celui dont tu penses, avait bien un sexe de dix-neuf centimètres, mais au bout de cinq fois, plouf, plus rien… » Et les femmes d’en rire, avant de messalina2.jpgs’adonner ensemble une nouvelle fois aux joies de la jouissance entre les mains de Lesbos.  

 

Entre-temps, un visiteur à Rome souhaite passer la nuit avec une fille. Un barbu roublard lui file un tuyau, une belle fille plus loin veut bien s’offrir à lui, elle lui fait signe de la main. Il paie son « guide » et va rejoindre la demoiselle, entre dans une sorte de lieu public mais restreint. La fille lui prie de se mettre à l’aise tandis qu’elle va chercher des amis. Lui se déshabille nu et s’allonge sur une table. Manque de bol et quiproquo, la fille fait partie d’un culte religieux et ses prêtres la suivent pour entrer dans le lieu saint que le bougre salace blasphème par son attitude de débauché. Il doit se sauver.

Alors il se rend au lupanar où la tenancière lui propose, compte tenu de son Messalina19.jpgempressement, ce qu’elle trouve autour d’elle, naturellement que des hommes, des cinaedi. Lui, réclame une femme. Il paie bien, aussi, on l’emmène dans telle chambre, où dix larrons en sortent, et non des moindres, des étalons noirs en queue de peloton. Il entre, et c’est Messaline qui est là, sensuelle et dénudée sur un grand lit, lui demandant de scruter les peintures murales érotiques et de choisir lesquelles il aimerait réaliser en sa compagnie.

Au lendemain, il se rend au Palais demander clémence pour quelque faute et rencontre l’Impératrice, celle qu’il a forniquée la veille au lupanar. Il jure la reconnaître, mais elle, impavide, lui répond « qu’elle ne l’a jamais vu de sa vie ». messalina10.jpgAffichant une certitude implacable, l’homme se tourne vers une amie et lui dit : « Elle a, en tout cas, une parfaite jumelle au lupanar… »

 

Elle le retrouve plus tard dans un bain de lait d’ânesse mais, tandis qu’il la caresse, entendant Claude la rejoindre, doit cacher sous les eaux blanches le vilain « canard ». Plus tard, elle s’en va retrouver son amant et jure le mariage, pour cela, organise des Bacchanales qu’elle célèbre à peine voilée et les seins nus. Au mur, une sculpture en bois d’un Priape, et elle, voulant être à la fête, engage une danse voluptueuse comme seules savaient les faire les Bacchantes. N’est-ce pas Edouard Schuré qui avait écrit à Messalina22.jpgleur sujet : « Tour à tour magiciennes, séductrices, avaient leurs sanctuaires en des vallées sauvages et reculées : Par quel charme sombre, par quelle ardente curiosité hommes et femmes étaient-ils attirés, les Bacchantes, tour à tour magiciennes, séductrices, avec leurs formes nues – des danses lascives au fond d’un bois… puis des rires, un grand cri – elles se jetaient sur l’étranger pour le terrasser. Ils devaient leur jurer soumission et se soumettre à leurs rites ou périr. La nuit, les bras enroulés de serpents, elles se prosternaient devant la triple Hécate ; puis en des rondes frénétiques, évoquaient Bacchus souterrain, au double sexe et à face de taureau (Bacchus en érection ou Priape) » (XXIXème hymne Messalina17.jpgorphique – Edouard Schuré – Les grands initiés).  

 

Si la qualité du film est souvent mise en négatif, c’est que la raison de sa réalisation est originale, comme le commente une critique officielle : « Panique à bord de « Caligula », alors en plein tourments ! La fresque mégalomane de Tinto Brass connaît des soucis qui paraissent inextricables, faisant croire en une possible annulation pure et simple du projet ! Franco Rosselini, l’un de ses deux producteurs (le second étant Bob Guccione, patron de « Penthouse ») décide donc de profiter des investissements effectués (décors, accessoires, équipe technique, figurants) pour essayer de sauver les meubles. Le fruit de cette agitation se nomme « Messaline, Impératrice et putain », parfois connu sous le nom de « Caligula II » (à ne pas confondre avec le film du même nom signé Joe d’Amato) et destiné à sortir avant le film de Tinto Brass. L’ambition n’est bien entendu pas la même, et cet excroissance du film de Brass n’a messalina11-portrait.jpgcertainement pas demandé le même niveau de préparation. Preuve en est le choix de son réalisateur, Bruno Corbucci (frère de Sergio), un ex-habitué des comédies italiennes qui, à cette époque là, était en plein milieu d’un cycle polar mettant en vedette Tomas Milian dans le rôle de Nico Giraldi, alias Monnezza (dix films entre 1976 et 1984). Pour ne pas être trop dépaysé, Corbucci arrive donc sur Messaline en compagnie d’un Milian arborant toujours la coiffe afro et la barbe touffue de son personnage de polars. Quant au scénario, il est lui aussi rédigé par Corbucci, en compagnie de Mario Amendola, son collaborateur sur cette même série de Monnezza. Enfin, « rédigé » est un bien grand mot, puisque de toute évidence la chose fut écrite au jour le jour. Il n’y a donc pas véritablement d’histoire. Il subsiste Messalina15.jpgtout de même un contexte : Messaline (Anneka Di Lorenzo, empruntée à Tinto Brass), épouse de l’Empereur Claude, est une nymphomane sautant sur tout ce qui bouge. A partir de là, Corbucci et Amendola inventent tout un tas de petites histoires imbriquées les unes dans les autres, juste pour dire qu’il ne s’agit pas d’un film à sketchs.

 

Et pourtant, pas de scénario, mais une fidélité historique assez exemplaire. Claude fut en effet le successeur de Caligula (d’où le titre pertinent de « Caligula II »), Messaline fut en effet connue comme une nymphomane notoire prête à se faire passer pour une putain dans les rues de Rome, messalina14-satyre.jpgelle transforma une partie du palais en lupanar et trahit politiquement son mari avec le consul Gaius Silius. Même l’infirmité de Claude (il est bègue), qui aurait pu passer pour une exagération, fut avérée.

Ce respect de l’Histoire antique ne tient cela dit pas une seconde devant les pitreries systématiques qui forment l’humour du film de Corbucci. La dyslalie du pauvre Claude semble ne pas suffire, et il faut en plus que le réalisateur lui attribue d’autres défauts tout aussi subtils : il pète dès qu’il se penche, ce qui lui vaut une réputation de puant, et il passe pour l’idiot de service en étant le seul homme à Rome à ne pas être au courant de la nymphomanie de son épouse. Qu’il rencontre un homme sortant de la carriole de Messaline, et il gobera l’excuse de Messaline, à laquelle il se réfère comme à « une innocente enfant ». Même lorsqu’il organise une blague en faisant passer un opposant messaline2.jpgpour l’empereur, il accepte de bon gré que sa femme couche avec l’intrus, louant le « don de sa personne ». Les dialogues sont grivois, à l’image des situations, et se rapprochent à plusieurs reprises du beauf. L’érotisme demeure soft mais se montre explicite, ce qui conduisit d’ailleurs les distributeurs VHS français (à moins que ce ne soit la production ? peu importe) à rajouter de très laids inserts porno à une scène de lesbianisme entre Messaline et sa nièce Agrippine.

Un vénitien venu à Rome pour raisons administratives cherche un lupanar, un opposant nommé Bibi (Baba en anglais) (Tomas Milian, qui avec ses simagrées se prend encore pour Monnezza) passe son temps à arnaquer l’aubergiste et à dénigrer les politiciens jusqu’à ce que Claude décide de le droguer pour le faire se réveiller dans la défroque de l’Empereur, le consul Gaius Silius repousse les avances de Messaline, un Centurion glorieux est reconverti en « mesureur de queues » pour Messaline...

 

Quelle chance d’être la femme d’un Empereur romain quand on ne vit que par le sexe messaline1.jpg ! Car tous les services de la maison impériale peuvent être utilisés pour son propre plaisir ! Messaline ainsi n’hésite pas à s’assurer des nuits très occupées. Oui, elle a même constitué une garde personnelle chargée de mesurer les sexes des Romains et de ramener au palais les heureux possesseurs des plus beaux spécimens ! Et quand ils se trouvent parmi les élus, même les plus farouches adversaires du régime regrettent d’avoir comploté... »

 

C’est historique, lors de sa bacchanale pour ses noces avec Gaius Silius, Messaline est Messalina27-agrippine.jpgtuée et les siens qui l’accompagnaient dans la débauche aussi. L’anecdote dit que Claude s’en remit, et que la belle cousine Agrippine saisit l’opportunité de l’Empereur esseulé pour lui faire la cour et reprendre la place de Messaline. Ce qui fut fait. Et la manigance continua ainsi de plus belle, que la nouvelle Impératrice multipliait les amants comme savait si bien le faire l’ex de Claude, et ce dernier continua, puisque tel devait être son destin, à être impérialement cocufié.

 

Reste cette scène cocasse avec Bibi, qui fait le pari à un gros costaud buvant dans Messalina25-agrippine-claude.jpgune tanière qu'il ne peut pas porter la table retournée sur ses épaules, son épouse et lui. Le mari, vexé, accepte le pari et engage l'action de prendre l'objet pour le soulever. Sa femme vient s'asseoir dessus, puis Bibi. L'homme se met à rire, puisqu'il a réussi son pari, fait le fier dans la salle remplie de clients, dont Claude, tandis que Bibi a sorti son pieu pour s'accoupler à sa dame qu'il gratifie de sa virilité au bon endroit. Cocufiage à volo...

Par Jacques Moritz - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 10:53

Les nombreux récits des Sabbats et autres Messes Noires sortis des aveux au Tribunal de l’Inquisition, le plus souvent sous quels moyens par la force, décrivent ni plus ni moins des fous furieux obsédés par le stupre et la luxure, avec des mises en scène A-eug-ne-vintras-overblog.jpgconduisant obstinément vers la débauche. Bien sûr, ceux qui les accusaient n’avaient point à se reprocher, ils agissaient au seul nom du Bien. Toutefois, nous savons aujourd’hui qu’ils n’étaient pas davantage chastes que cela, et que bien souvent, les véritables Messes Noires étaient bien plus sérieuses et rigoureuses que celles décrites par ces affabulations vouées au sensationnel et même au ridicule, et ce sont les usages quotidiens de certains gens d’Eglise - ou qui se prétendaient des enfants du crucifié - qui commettaient des impudicités à volo lors de leurs offices, et même après, et avant…

 

Ainsi le célèbre Eugène Vintras. Il intègre le panthéon des satanistes, lui qui les a tant combattus de son vivant, et face à lui, il a trouvé des ennemis qui connaissaient, comme Stanislas de Guaita ou Papus, les arcanes du Diable sur le « bout des ongles » tandis qu’ils servaient des branches occultistes aussi éloignées de Satan que possible, comme les Rose-Croix pour le premier, les Martinistes pour le second, en regard au mystique Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803).

 

Au pays du Diable la luxure, au pays de Dieu aussi ! Andrax Berith écrit, dans « « : « Au dix-septième siècle, à Montmartre, on priait partout le Christ de fortifier les adultères, les honteux négoces, la prostitution, les massacres et même la puissance des esprits infernaux » (Andrax Berith – Grimoire de magie noire et magie rouge – Axiome éditions).

 

Eugène Vintras (1807-1875), maudit par l’Eglise, a voué un culte au Seigneur et pourtant pratiqué dans une débauche certaine, lui qui a continuellement invoqué le Seigneur et point du tout Satan…

Nous citons de son enseignement apporté par « Jean-Baptiste » qui n’était autre que joseph-antoine-boullan.jpgJoseph-Antoine Boullan, l’un de ses plus célèbres élèves : « L’enseignement prend au pied de la lettre l’ingénieuse allégorie du Talmud qui enseigne que l’humanité s’est dégradée par un double adultère, dans les personnes d’Adam, souillé aux caresses de Lilith, et d’Eve, flétrie au baiser de Samaël ; ainsi la vitalité corporelle du premier couple fut infectée dans sa source même, par le ferment de la concupiscence, qui s’y mêla… »

 

« L’union des sexes, restitutive de l’androgynat (qui fut l’état édénal) a pour éternel symbole l’arbre même de la science du Bien et du Mal. L’intention droite divinise l’union des sexes ou la marque d’un stigmate infernal ; les conséquences de cet acte sont, suivant les cas, la vie ou la mort. Anormale ou contraire aux lois de la sainteté, l’union d’amour constitue un crime infâme et dégradant ; normale ou conforme à ces lois, elle est pour l’homme l’unique voie de réintégration aux droits primordiaux de sa nature : c’est le « sacrement des sacrements ».

Le rapprochement sexuel peut donc s’opérer en « mode infernal », ou bien en « mode céleste », comme on pratique dans le Saint Carmel, dont le nom seul veut dire : « chair élevée en Dieu » ».

 

Que disaient les satanistes à la même époque : « A l’origine, l’homme et la femme ne formaient qu’un seul être. Il fut séparé par Satan en deux êtres appelés à s’accoupler, à se délivrer d’un faux paradis terrestre pour accéder à la puissance suprême et au pouvoir génésique » (Francis Barney – Prière à Satan).

lilith2-version-overblog.jpgDes illuminés justifient donc l’union coïtale afin que l’homme redevienne l’hermaphrodite qu’il était dans une précédente humanité : à quoi bon ? Plutôt, si c’est Satan* qui a distingué le mâle de la femelle, créant l’homme et la femme pour qu’ils s’unissent, c’est que cette union permet à chacun des deux de se lier à lui, via des soutiens cérémoniaux.

 

(* L’homme hermaphrodite étant l’œuvre d’Hermès, Lui-même et les siens ont pu entreprendre son opération de séparation dans un plan inférieur, et ce dieu « tout en bas », les kabbalistes le nommaient « Samaël », d’où son assimilation avec Satan.)

 

« Les fidèles s’unissent d’amour sur tous les plans et avec les êtres de toute hiérarchie :

1.avec les esprits supérieurs et les élus de la Terre, pour se « célestifier », acquérir soi-même des vertus et « ascensionner » individuellement ;

2.avec les profanes et les esprits inférieurs, élémentaires, animaux, à cette fin de « célestifier » ces pauvres natures déchues, de les faire participantes des vertus acquises, enfin de leur faire gravir, degré par degré, l’échelle ascendante de la vie ».

 

« Tous les hommes, dans la secte, possèdent toutes les femmes, et réciproquement. incube.jpgCe communisme de l’amour fait partie intégrante de la religion : l’autel est un lit ; l’hymne sainte, un chant d’universel épithalame ; le baiser est un acte sacerdotal et qui s’étend à tous les êtres : il se multiplie en s’épanouissant, comme une fleur vivace, à travers toutes les sphères concentriques des natures visible et invisible ».

 

« On voit où conduit cette doctrine, en morale et en sociologie religieuse : 1.à la promiscuité sans limite, à l’ubiquité de l’impudeur ; 2.à l’adultère, à l’inceste, à la bestialité ; 3.à l’incubisme enfin et à l’onanisme… érigés en actes inhérents au culte, en actes méritoires et sacramentaux ».

 

Son procès, le 20 août 1842, mentionne, entre autre, « que les sectaires de Tilly-sur-Seules (ainsi se nommait leur résidence) se livraient aux pratiques les plus obscènes ; ils célébraient dans leur chapelle particulière, qu’ils nommaient le cénacle, des messes sacrilèges auxquelles les élus assistaient dans un état de complète nudité ; à un certain moment, tous gesticulaient, fondaient en larmes en criant : « Amour ! mn5.jpgAmour ! » Et ils se jetaient dans les bras les uns des autres ; on nous permettra de supprimer le reste. C’étaient les orgies des anciens gnostiques, mais sans qu’on prit la peine d’éteindre les lumières. Alexandre Geoffroi assure que Vintras l’initia à un genre de prière qui consistait dans l’acte monstrueux d’Onan, exercé au pied des autels ; mais ici le dénonciateur est trop odieux pour être cru sur parole » (Stanislas de Guaita – Le temple de Satan).

 

(Lire chapitre « Maléfice sur la femme nue, façon Eugène Vintras »)

(Lire chapitre « Eugène Vintras envoûte contre le rituel obscène »)

Dans l’une des lettres, un prêtre parlant d’une dame qui s’était laissée prendre au piège, on peut lire : « La malheureuse est obligée de recevoir et les caresses et les embrassements, non seulement des esprits de lumière, mais encore de ce qu’elle appelle les humanimaux monstres puants qui empestent sa chambre et son lit et qui s’unissent à elle pour s’élever à l’humanisation. Elle m’assurait qu’ils l’ont engrossée à plusieurs reprises et que, pendant neuf mois de cette gestation, elle a éprouvé tous les symptômes, et même les signes extérieurs de la grossesse » (Jules Delassus – Les incubes et les succubes).

 

L’abbé Joseph-Antoine Boullan (1824-1893) : « Les unions de vie » revêtaient un caractère pervers. A propos d’une famille, il est dit que « le père Boullan couchait avec les deux filles à la fois, selon le témoignage d’une de ses disciples, il devait religieux-et-d-mon.jpg« être atteint de satyriasis, car ses unions avec l’une ou l’autre étaient d’une fréquence à faire reculer de beaucoup plus jeunes que lui ». La même disciple précise que Boullan avait « une prédilection pour la fellation ». Tout cela ne doit pas entrer dans un catalogue de perversions mais rend son intérêt en ce que le prêtre était certain que ces exercices l’aidaient à se constituer un corps édénal, et ainsi accéder à un plan supérieur, par son union même avec des êtres de ce plan là (Massimo Introvigne – Enquête sur le satanisme – Bibliothèque de l’Hermétisme). 

 

L’Histoire des occultistes aime à insister sur des conflits ayant opposé un temps des mages entre eux, qu’ils se livrèrent à des batailles subtiles et celui qui l’emporta sur l’autre était forcément le meilleur. Ainsi, Madame Blavatsky aurait battu Pascal Beverley Randolph, ainsi, la « magia sexualis » n’est qu’une science occulte de charlatan ; ou Samuel Liddell Mathers dit « Mac Gregor », de la Golden Dawn, aurait jeté son dévolu sur Aleister Crowley ; ici, De Guaita aurait envoûté à distance Vintras et surtout Boullan jusqu’à la faire mourir… Certes, mais la fin de Stanislas n’est pas la plus héroïque pour autant : « Il passait cinq mois de l’année dans un petit rez-de-chaussée de l’avenue Trudaine, où il ne recevait que aleister-crowley-new1.jpgquelques occultistes, et dont il lui arrivait de ne pas sortir pendant des semaines. Il avait amassé là toute une bibliothèque étrange et précieuse, des textes latins du moyen âge, des vieux grimoires chargés de pentacles, des parchemins enluminés de miniatures, des traités d'alchimie, les éditions les plus estimées de Van Helmont, Paracelse, Raymond Lulle, Saint-Martin, Martinez de Pasquallis, Corneille Agrippa, Pierre de Lancre, Knorr de Rosenroth, des manuscrits d’Éliphas, des reliures signées Derome, Capé, Trautz-Bauzonnet, Chambolle-Duru, des ouvrages de science contemporaine. » (Maurice Barrès, Un rénovateur de l'occultisme : Stanislas de Guaita, Chamuel, 1898, p. 29)

« Partant d’Éliphas Lévi, il était remonté aux kabbalistes de la Renaissance et aux philosophes hermétiques du moyen âge, lisant tout et comprenant tout avec une prodigieuse facilité. Les textes les plus obscurs s’éclairaient dès qu’il y projetait la guaita portraitclarté de son esprit solaire. Il se jouait des problèmes métaphysiques et j’étais loin de pouvoir le suivre... » (Oswald Wirth, Le Tarot des Imagiers du Moyen Âge, Émile Nourry, Paris, 1927.)

« Il était fort riche, et s’était adonné aux sciences occultes sans savoir ni méthode. Il n’y voyait que le côté pittoresque à la Rembrandt, à la Téniers, à la Jordaëns. Vêtu d’une robe rouge, l’épée à la main, dans un décor que n’eût pas désavoué Breughel, il évoquait les phantasmes et dissolvait les larves. La vérité est que, saturé de morphine et d’alcool, il croyait réellement voir des animaux grimper le long de ses membres, et des spectres s’agiter obstinément sous ses yeux » (Michel de Lézinier, Avec Huysmans - Promenades et souvenirs, Paris, Delpeuch, 1928). Il est mort à l’âge de trente six ans.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Texte Libre

 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

baphomet charnel overblog

 

« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

lilith sm latex

 

 

A-jack-devant-baphomet-v-nus-feu.jpg

 

 

 

 

« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

ca9 lilith2 NB satyres titre

 

 

« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

ca5-complet.jpg

 

« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

Texte Libre





















satan-r-volt-4.jpg

Texte Libre















 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés