Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 15:53

Stanislas de Guaita fait provenir la magie Vaudou du même ciel égyptien où régnait jadis le dieu Seth, réputé malfaisant, car nombre de ses « clients » le consultaient pour l’accomplissement de sortilèges maléfiques.

 

 

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Il précise : « Comment passer sous silence l’agent occulte et dévastateur des Vaudou, cet insaisissable « nescio quid », nommé par eux « Mandigoës-Obi » (le dieu Mendès go-tie666.jpgest aussi nommé familièrement « Mandou » - NDA) ; cette puissance inconnue, qui, sous figure d’épidémie périodique, décime les populations de Saint-Domingue et d’autres îles des Antilles ? »

 

« La secte Vaudou, s’il faut en croire l’abbé Bertrand, est une confrérie, ou plutôt un culte rapporté d’Afrique. Ce qui tendrait à confirmer cette assertion, c’est, d’un côté, la similitude frappante des vocables « Obi, Obiyah, avec l’Obéah » typhonien mentionné dans le Papyrus Anastasi, l’Ob des Hébreux (des Phéniciens – NDA) et leurs esprits Oboth (Ob (Aleph-Vau-Beth) ; Oboth, de Aoboth (Aleph-Vau-Beth-Vau-Tav)), mots d’origine égyptienne et peut être éthiopique. La cérémonie capitale des adeptes du Vaudou offre un air étrange de parenté avec celle du Sabbat des sorciers.

 

Le dieu Vaudou, dont la puissance paraît sans limites, n’est autre pour ses fidèles, qu’un « serpent sacré ». Son culte, comme tous ceux que déshonore ce symbole de toute abomination mystique, se relie aux arcanes de l’Incube.

Puissamment groupés autour de leur grand-père, ministre omnipotent des vengeances cercle-zodiacal---baphomet.jpgoccultes, les adeptes du Vaudou constituent une société secrète qui n’est pas sans analogie avec la secte indienne des Thuggs (sectateurs de Kâlî et Shiva).

Le serpent du Vaudou est, en somme, cette même puissance tortueuse de destruction que le goétien de l’antique Egypte évoquait en ces termes qui sont ceux de Seth (Lire « invocation de Seth » au chapitre « Stanislas de Guaita : « qui est Satan ? »).

 

Nous connaissions une probable proximité entre le serpent Ob et Kneph ou Cnouph qui était Hermès ésotérique, normal car nous trouvions aussi Samaël, ici, il semble plus certain encore qu’il soit une figure de Seth le dieu maléfique, « maléfique » parce que ceux qui réclamaient ses services lui portaient des vœux de vengeance, mort à son prochain, ou maladie, etc.

Ob, ou Aob, force une autre proximité avec AO, dont certains professeurs disent que c’est sous ce phonème que les initiés invoquaient Seth : « Seth était idolâtré par ses initiés sous la forme d’un âne, nous raconte le professeur Reuvens, et HP Blavatsky ajoute que le « nom de l’âne en langage copte, AO, est un phonème de IAO, et voilà peut être pourquoi cet animal donna un jeu de mots symboliques » (HPB – Isis dévoilée – Editions Adyar). L’âne vaut bien pour le symbole animalier, mais il semble bien que tableau seth anubisses sectateurs glorifiaient la force qui en découlait. On dit qu’il s’agissait du pouvoir féminin, que le nom « Héva » (Chet-Vau-Aleph) et non « Eve » (Chet-Vau-Hé) caractérise, qu’il s’agit encore et toujours d’un serpent. Il était question de la puissance magnétique qui règne et que mages et sorciers devinaient s’émanciper par les femmes, celles-ci lui servant de « véhicule ».

 

Le nom « Ob » entendu ici comme un nom obscur de « Seth », c’est ce même phonème que l’on trouve dans le nom mystérieux du dieu secret que les démoniaques ont nommé Baphomet et montré par le fameux bouc : « Il existe un agent unique universel de toutes les formes de la vie : il s’appelle « Od Ob Aour », est actif et passif, positif et négatif, comme le jour et la nuit ». Madame Blavatsky précisant en note : « Od est la lumière qui donne la vie, - le Fluide Magnétique ; Ob est le messager de la mort dont les sorciers se servent, le Fluide néfaste. Aour est la synthèse des deux, la vraie Lumière Astrale. Les philologues peuvent-ils nous dire pourquoi Od – un terme dont Reichenbach s’est servi pour désigner le Fluide vital (odyle) – est aussi un mot thébain qui signifie « lumière, éclat, brillance » (HPB – La doctrine secrète 1 ; p.51).

h10Nous engageons nos propres expériences pour calquer sur ce modèle la « lumière sexuelle » qui aurait pour nom « Heith Teth Aour ». Mais ce n’est pas le sujet adéquat pour approfondir ce point.

 

« Ob » parait, dans le nom « Od Ob Aour », l’aspect négatif, ce qui atteste qu’avant d’être le phonème d’une formulation nominale, il était une réalité mystique présentée sous l’apparence d’un serpent et glorifier pour réaliser des vœux maléfiques, des vénéfices aussi sûrement. Tout un ensemble de sorcelleries sont venues trouver de l’aide auprès de ce courant. Ce qui fait dire encore à Eliphas Lévi : « Ce que les sorciers et les nécromanciens cherchaient avant tout dans leurs évocations de l’Esprit du Mal, c’est le pouvoir magnétique qui est la propriété légale du véritable adepte et dont ils désiraient obtenir la possession » (Eliphas Lévi – Dogme et Rituel de Haute Magie).

  

Les initiés de la Gnose Sethienne écrivent : « IO, nom égyptien de l’âne, et, avec IAO, le son auquel répond Seth lors des invocations. IAO est l’expression de l’Être Primordial non divisé, une de ses représentations est la croix celtique : I horizontal, A vertical, O le cercle ou Ouroboros. On retrouve ce son de puissance gravé sur le sceau secret du Temple dont le graphisme sethien représente l’Abraxas (ou tableau sethBaphomet) avec une tête de coq (symbole de l’éveilleur, gardien de l’axe central) et des jambes serpentines. Sans oublier le IO que portent devant leur nom les aristocrates transylvaniens » (Le retour du dieu Seth).

 

Si Madame Blavatsky pense que le Baron Von Reichenbach inventa le mot « odyle » à partir du phonème « Od », d’autres pensent que c’est en référence au dieu scandinave Odin, lui-même ayant perdu un œil, accident dont le sens ésotérique est en rapport avec la lumière.

La formule ou le nom « Od Ob Aour » (Aleph-Vau-Daleth ; Aleph-Vau-Beth ; Aleph-Vau-Resh) (11+9+207) a pour nombre 227, qui est celui du mot « Zakhor » pour « masculin », ou « mâle » et figuré par l’organe génital mâle. D’où que la figure du serpent peut bien céder sa place, dans le cercle des initiés, au phallus, celui-ci ne fait pas exactement référence à quoi peut croire un néophyte, puisqu’il s’agit du Fluide magique ou, personnifié, du Grand Agent Magique.

Stanislas de Guaita répète que « chez les anciens Hébreux (par conséquent, chez les Babyloniens), la magie noire se borne à l’évocation des spectres de la lumière négative, « Aôbôth » (Aleph-Vau-Beth-Vau-Tav), permettant les raffinements de la sorcellerie ». En somme, aux mages la lumière blanche, Aod, et leur cortège de démons « bons », qu’ils font siéger dans Assiah ; aux sorciers la lumière noire, Aob, incubus succubus collin de plancyavec leurs démons « mauvais », qu’ils font régner dans Qliphoth.

Pour les couleurs « blanc et noir », les magnétiseurs voient plutôt sortir du corps des effluves bleu et rouge, qu’un troisième rayonnement jaune vient équilibrer, Aour, et l’ensemble figure le fameux caducée mercurien.

 

Le chevalier Henri-Roger Gougenot des Mousseaux (1805-1876), dans son livre  « Mœurs et pratiques des Démons ou des esprits visiteurs du spiritisme ancien et moderne », rend compte, ayant abordé les religions préchrétiennes que « les démons furent donc, ils redeviennent aujourd’hui, grâce à la résurrection du spiritisme, le « corps enseignant », c’est-à-dire les Chefs de l’Eglise démoniaque, les maîtres et les corrupteurs de tout homme… Les âmes du paradis et du purgatoire, celles des damnés qui se trouvent en enfer, peuvent apparaître et il peut aussi arriver que lorsque nous croyons voir l’apparition d’un défunt, ce soit en réalité « son ange bon ou mauvais ». Gougenot part de la nécessité et de l’évidence du monde surnaturel pour conclure dracula3.jpgque « les esprits habitent la Terre et l’atmosphère. Parmi eux, il y a les diables, toutefois, celui qui évoque le démon ouvre de « redoutables comptes », que ce dernier, qui ne se fait serviteur que pour être maître, lui fera payer tôt ou tard ».

Par exemple, pour ces esprits épris de luxure, dont Stanislas de Guaita écrit que ce sont eux le plus souvent qui s’invitent lorsque des spirites invoquent, par le moyen des médiums, des puissances infernales pour fréquenter le plan physique, « des élémentals sont joints, et comme tous les êtres ambigus et nourris de lumière négative, sont aimantés d’instincts pervers. La moralité de ceux qu’ils hantent n’y résiste point. Un grand nombre de médiums ont glissé sur cette pente, jusqu’au marais où croupissent les âmes dans la plus abjecte dépravation ». D’ajouter « la conséquence de l’onanisme, jusqu’à la furie, et même d’aller offrir à domicile leurs honteux services… »

 

C’est Porphyre qui met l’initié sur la voie, suite à des expériences où des médiums transportés dans des cimetières voyaient nombreux des corps lumineux fluidiques traîner ça et là : « L’âme, restant liée au corps, même après la mort physique, par une tendresse étrange et une affinité d’autant plus étroite que cette essence a été séparée plus brusquement de son enveloppe, nous voyons les âmes en grand nombre d-mon-en-fum-e.jpgvoltiger, toutes désorientées, autour de leurs dépouilles terrestres*. Bien plus, nous les voyons rechercher avec diligence les débris de cadavres étrangers, et, sur toutes choses, le sang fraîchement répandu, dont la vapeur semble leur rendre pour quelques instants certaines facultés de la vie. Aussi les sorciers abusent-ils de cette notion, dans l’exercice de leur art. Nul d’entre eux qui ne sache évoquer de force ces âmes et les contraindre à paraître, soit en agissant sur les restes du corps qu’elles ont quitté, soit en les invoquant dans la vapeur du sang répandu » (Porphyre – Sacrifices, chapitre II du Vrai Culte).

Le liquide séminal connaît les mêmes propriétés attractives que le sang, il paraît même qu’elles sont multipliées par dix. D’où que ces puissances infernales, nous les trouvons fréquenter en masse les lieux prostitutionnels, ceux de la débauche, ceux de la sensualité effrénée.  

 

(* Madame Blavatsky propose une autre explication pour « ce corps lumineux qui voltige autour de sa dépouille terrestre » : « L’homme a son « double » ou « ombre », appelée à juste titre, autour duquel se forme le corps physique du fœtus (l’homme futur). Ce « double » naît avec l’homme, meurt avec lui, et ne peut jamais s’écarter du corps durant la vie, et bien qu’il lui survive, il se désintègre du même pas, avec le cadavre. Dans certaines conditions de l’atmosphère, c’est cela que l’on voit quelquefois au-dessus des tombes, comme une silhouette lumineuse de l’homme qui a été. Sous son aspect physique, c’est, durant la vie, le double vital de l’homme, et après la mort, seulement les gaz qui proviennent de la décomposition du corps. Mais pour ce qui est de son origine et de son essence, ce corps est ce qu’Eliphas Lévi nomme le « médiateur plastique » » (HPB – Occultisme pratique – Editions Adyar – Lucifer, 1888). La théosophe compte ensuite d’autres corps, et ayant des liens avec des plans supérieurs, mais dont, au quotidien, nous n’avons quasiment aucune conscience de leur existence à moins d’être un maître dans l’art de la méditation.)    

 

Parmi les pratiques de la magie Vaudou, nous trouvons l’envoûtement avec l’utilisation de la dagyde : « Le volt (ou voult, du latin « vultus » signifiant « effigie ») francis barney envoûtement MNou dagyde est une figurine de cire, modelée à la ressemblance de celui qu’on veut envoûter. Par extension, tout charme qu’on destine à procurer la mort ou la maladie, par la vertu de l’exécration magique. Le volt de l’envoûtement classique est la figure, modelée en cire, du personnage dont on veut la perte. Plus la ressemblance est parfaite, plus le maléfice a chance de réussir. Si, dans la composition du volt, le sorcier peut faire entrer, d’une part quelques gouttes de saint-chrême ou des fragments d’hostie consacrée ; d’autre part, des rognures d’ongle, une dente, ou des cheveux de sa future victime (ou une image, une photo – NDA), il pense que ce sont là autant d’atouts dans son jeu. S’il peut dérober à celle-ci quelques vieux effets, qu’elle ait beaucoup portés, il s’estime heureux d’y tailler l’étoffe dont il habillera la figurine, le plus possible à l’instar de son vivant modèle. La tradition prescrit d’administrer à cette poupée tous les sacrements qu’a pu recevoir le destinataire du sortilège : baptême, eucharistie, confirmation et jusqu’à l’extrême-onction. L’exécration se pratique aussi en lardant cet objet d’épingles empoisonnées, avec une grande explosion d’injures pour exciter à la haine, ou bien en l’écorchant à certaines heures fatidiques, au moyen d’éclats de vitre ou d’épines venimeuses, toutes dégoûtantes de sang corrompu » (Stanislas de Guaita – Le temple de Satan).

A-eug-ne-vintras-overblog.jpgNous connaissons la méthode d’Eugène Vintras, qui envoyait une dernière lettre maléficiée à celui contre qui il avait formé une figurine, et lorsqu’il l’ouvrait, se trouvait pris dans l’engrenage de l’envoûtement. Ou la technique employée par Albert Pike (cf. chapitre « Mœurs dissolues au moyen âge et la naissance de Satan (6) : Satan noir »).    

Agrippa, au chapitre intitulé « Des images dont la figure n’est pas faite à la ressemblance de quelque figure céleste, mais à la ressemblance de ce que souhaite l’opérateur selon son intention », écrit : « Il y a encore une autre espèce et manière d’images (figurines, voults, dagydes, etc.) qu’on fait, qui n’est pas semblable aux figures célestes, mais qui est à la ressemblance de ce que l’opérateur veut, selon son intention dont elles sont les effigies et les traces ; de même que nous faisons pour l’amour, des images qui s’embrassent ; pour la discorde, e7-overblog.jpgqui se battent ; pour porter dommage, destruction, empêchement à l’homme, à une maison, à une ville, ou à quelque autre chose, nous faisons des images tortues, rompues par leurs membres et leurs parties à la ressemblance et figure de la chose que nous voulons détruire ou empêcher. Et les magiciens ordonnent, en fondant ou en gravant les images d’écrire dessus le nom de leur effet, et cela sur le dos, quand il est mauvais, telle qu’est la destruction, sur le ventre quand il est bon, telle qu’est l’amour ; de mettre, de plus, sur le front de l’image le nom de l’espèce, ou de l’individu que l’image désigne, ou pour lequel, ou contre lequel elle est faite ; et encore, dans la poitrine mettre le nom du signe ou de la face de l’ascendant et de son dominant, et pareillement mettre les caractères, et les noms des esprits. Ils veulent, de plus, qu’en fabriquant l’image on n’oublie pas l’imprécation de l’effet pour lequel elle est faite ».

 

Le colonel de Rochas a démontré maintes fois que la technique de l’envoûtement fonctionne.

 

Francis Barney raconte : « Maurice Gérard est né en 1929. Fils de paysans, il étudie le e4-overblog.jpgyoga dès l’âge de 18 ans. Peu après, il monte à Paris, fréquente les cercles spirites ; c’est dans l’un d’eux qu’il connaît sa femme Josiane Nain, ou prêtresse Alféola. Michel Dib, ex-étudiant des Beaux-Arts, se charge de peindre la maison de curieuse manière : la déesse Kâlî porte un slip blanc, des bas noirs et ressemble à la prêtresse Alféola. Etoile à cinq branches, succession de sept cadavres humains, Christ à trois faces et à trois paires de bras : toutes les allusions possibles aux traditions les plus différentes sont accumulées. Dans la chambre du mage, au premier étage, les bouddhas côtoient sur l’autel une image alchimique et un bouchon de carafe préposé à la voyance. Et, au sous-sol, les statues parlent ! La statue volée de Kâlî la Noire était le clou de la collection. N’en avait-on pas offert au mage deux cents millions ? » (Francis Barney – Prière à Satan – Editions Grand Damier ; Messes Noires d’hier et d’aujourd’hui)  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 14:02

L’abstinence sexuelle étant la volonté du Seigneur Dieu selon ses pères de l’Eglise catholique, l’indulgence devient le credo du Diable Satan. Le crucifié exhorte les hommes d’annihiler cette passion charnelle qui les hante pour souscrire à une ascèse pieuse au point que leurs ardeurs, rendues obsessionnelles autant que pulsionnelles, lorsqu’elles s’expriment, se complaisent dans ce que l’imagination peut leur produire A autel messe noire satyre2 NBd’idées les plus lubriques.

D’ailleurs, que ce monde soit celui du Seigneur Dieu, d’Ildabaoth, ou même de Satan, « il est mauvais » pensent les hommes, « sauf pour un point : l’amour sous toutes ses formes, le désir pour son prochain et la débauche qui s’en suit ». Ainsi, un dieu, un seul, et même s’il est un diable lorsqu’il ouvrage en enfer, vaut la peine d’être célébré, c’est celui qui a inventé l’amour et les plaisirs de l’amour.

L’homme et la femme sont l’alpha et l’oméga d’un phénomène que peut figurer une chaîne : la femme reçoit la « puissance lubrique » qu’elle dégage naturellement, peut diffuser à sa convenance, propager plus ou moins fortement, ici est son rôle à elle : c’est l’effet « volatil » ; et l’homme a l’aptitude de rassembler cette force, de la canaliser, de la condenser et de la concentrer en un point unique - que les tantristes nomment « bindu » -, dont l’éréthisme est l’expression physique de cette possibilité, ainsi produire un phénomène de la même manière qu’une loupe rend l’immensité du rayonnement solaire en un point minuscule mais capable d’engendrer un feu puissant, là est son rôle à lui :  c’est l’effet « coagula » ; puis, ce bindu, incapable d’être maintenu lorsqu’il est porté à son degré maximal, finit par exploser, ce que la pan1-copie-1 jouissance vient confirmer, ainsi la « puissance lubrique » retourne à son auteur.

Ce qui signifie, pour les anciens, que cette chaîne comprend au moins trois acteurs, l’homme et la femme, et « celui » qui livre cette « puissance lubrique » à la femme, puis qui la reprend à l’homme, après sa transmutation dans le règne humain. Les diaboliques figurent cet être par un « bouc ».

Les mystiques soulignent que le « créateur divin » du sexe ne peut être que celui parmi les dieux qui a « coupé l’hermaphrodite », qui a fait de l’homme mâle-femme un homme et une femme.

Platon croit deviner qu’il s’agit de Jupiter, d’autres, du fait qu’il a fallu « couper », pensent à Saturne, dont la tête est celle d’un bouc (« Kerenos » ou le « cornu »). L’hermaphrodite était l’homme de Mercure (Les Gémeaux) et c’est Vénus – dont le bouc est aussi le symbole animal -, doué pour distinguer et séparer, qui s’est chargée d’en faire un couple homme-femme. HPB écrit, dans « Isis dévoilée », que jadis le dieu de Vénus était aussi Hermès-Mercure. Affairé aux sciences luxurieuses, les hommes l’ont nommé Pan. Mais d’autres encore, pour accréditer à chaque planète une divinité particulière, ont laissé à Mercure le dieu Pan et ont placé sous Vénus le grand Bacchus.

Complexité du Ciel oblige, Bacchus possède un peu de Saturne puisqu’il est de lui un dieu héritier, un peu de Vénus dont la déesse est sa parèdre, du Soleil et de la Lune, et lorsqu’à son tour il est célébré pour sa lubricité, ses sectateurs le nomment sabbat12-copie-1« Priape », du nom de son ancêtre égyptien « Pri-Apis ». Son culte, qu’un taureau illustre, provient de la droite lignée du dieu égyptien Mendès, qu’un bouc figure, et dont la lascivité était forte puisqu’il se satisfaisait, dans son temple, « de la pudeur des vierges et la fleur des jeunes épousées ».

Les Grecs ressuscitèrent Eros (Cupidon), premier des dieux et revenu du temps de Clément d’Alexandrie sous la forme d’un Kerub (adolescent ailé) pour illustrer le dieu de l’amour, mais les experts dans la « Biographie universelle » précisent que « dans le temple, il n’était autre que Priape lui-même ». En fait, les Romains ayant choisi une femme pour illustrer Vénus, ceux des hommes qui voulaient célébrer l’amour entre eux, sans pour autant sacrifier à Ganymède car ils étaient aussi des époux, lui conçurent un fils - donc forcément lié à la même planète -, et logiquement un « jeune homme » dont nous savons par l’Histoire que bien des Grecs en étaient très friands.   

 

Que des cultes rendus aux dieux antiques comprenaient des rituels luxurieux et même des débauches, pourquoi en était-il ainsi ? Jacques-Antoine Dulaure explique que « le phallus était l’emblème du Soleil, et c’est cet astre que les hommes célébraient. Puis, sabbat1que le même symbole accolé à un corps humain sculpté pris un sens différent et orientant l’idolâtrie vers la chair sensuelle et ses excès ». Parce que, tout bonnement, le dieu de l’amour était le meilleur des divins.  

 

En fait, cela vient d’un constat simple, que « chaque homme entre dans ce plan physique au moyen d’une union charnelle entre un homme et une femme », ou, pour reprendre le Zohar, que « tout ce qui a été créé par « l’Ancien des Jours » ne peut vivre et exister ici-bas que par un mâle et une femelle ». Excuse supplémentaire pour accorder au dieu de l’Amour toute son importance.  

 

Il semble qu’en y regardant de plus près, ce n’est pas un seul « Dieu Créateur » qui se tienne à la tête du domaine des activités passionnelles mais tout un plérôme de Génies, que pour des raisons qui touchent à la décence morale, nombre des mages ont fini par créditer au rang des démons.

 

En regard à l’histoire des cinq humanités et de l’Atlantide, quelques versets des stances de Dzyan (sans doute un nom oriental pour « Djinn ») soulignent le moment où l’homme hermaphrodite se sépare et devient un homme et une femme :

 

« Stance IX, 36. La Quatrième Race développa le langage. L’Un devint Deux, de même toutes les choses vivantes et rampantes qui étaient encore unes, les poissons géants, les oiseaux et les serpents à têtes couvertes d’écailles.

Stance IX, 40. Alors ils grandirent d’orgueil. « Nous sommes les rois, nous sommes les dieux ».

41. Ils prirent des épouses belles à voir.

42. Ils élevèrent des temples pour le corps humain. Ils adorèrent les mâles et les femelles » (HPB – Doctrine secrète 3 – Editions Adyar).

 

Nous saisissons de ces versets combien la nouvelle « humanité séparée » est conduite vers les arcanes de l’amour, car le couple humain découvre l’un pour l’autre un désir sensuel et qui tend à lui faire idolâtrer le corps humain en même temps qu’il oublie le ciel des dieux.

Le verset 42 impose une loi : « Chacun a le droit d’être aimé ». Chacun peut aimer et désirer, chacun peut être aimé et être désiré.

 

Aussi, comme « le monde est mauvais » mais qu’en lui « seules les forces de l’amour satan-et-les-femmes-nues.jpg sont bonnes », les hommes tâchent de rendre un culte à celui des dieux dont ils accréditent son invention et l’activité de sa réalisation. Bacchus, antique Saturne, nouveau Vénus, voit ses sectateurs s’ordonner en Bacchantes et Bacchants, célébrer son culte avec fastes et réjouissances, lors de Bacchanales qui ne sont autres que les anciennes Saturnales.

Collin de Plancy écrit dans son « Dictionnaire infernal » : Les démonographes regardent Bacchus comme l’ancien chef du Sabbat fondé par Orphée ; « Bacchus, nommé aussi lors de ses célébrations « Sabazius »,  dit Leloyer, n’était qu’un démon épouvantable ayant cornes en tête et javelot en main. C’était le maître guide-danse, et dieu des sorciers et des sorcières : c’est leur chevreau, c’est leur bouc cornu, c’est le prince des bouquins, satyres et silènes. Il apparaît toujours aux sorciers et sorcières, dans leurs Sabbats, les cornes en tête ; et hors des Sabbats, bien qu’il montre visage d’homme, sodo12 phallus artificielsles sorcières ont toujours confessé qu’il a le pied difforme, tantôt de corne solide comme ceux du cheval, tantôt fendu comme celle du taureau ». « Ce qui appuie, ajoute Collin de Plancy, cette opinion que le démon du Sabbat (Satan) est le même que Bacchus, c’est le souvenir des orgies qui avaient lieu aux Bacchanales ».

 

Bacchus élu meilleur des dieux pour assurer la sexualité des hommes, ses sectateurs engagent de se grimer en bouc pour le fêter, de le célébrer par des orgies, de le conjurer pour satisfaire à nombre des sorcelleries. Etudiant la lycanthropie, Stanislas de Guaita écrit dans « Le temple de Satan » que « le vocable « lycanthropie » est un terme très impropre ; car il s’en faut que les transformations erratiques du sorcier se bornent à la forme générale du loup ; les traditions de la magie ténébreuse nous font voir les adeptes du Sabbat varier les déguisements animaux sous lesquels ils effectuent leur retour, l’assemblée finie : chat, chien, bouc, mouton, et même escargot, limace ou crapaud ;  le seul embarras est celui du choix. Ce qui permet aux enragés de la démonologie de croiser assez fréquemment des magiciens et des sorcières, retour du Sabbat ; car il faudrait bien de la malchance, pour ne pas apercevoir sur sa route un seul de ces divers animaux ». Aux déguisements, nous pouvons ajouter le loup et le cochon.

Ce qui semble attester d’une réalité, à savoir que les exposés mythologiques à propos des Satyres, hommes-boucs vivant dans les bois, peut s’expliquer parce que les mages et autres sorciers antiques se réunissaient souvent dans la forêt, à l’endroit d’une sodo5clairière, pour y organiser leurs célébrations, à ce point souvent que des rumeurs ont couru que quiconque va s’y promener risque de les rencontrer. La version légendaire vient malicieusement occulter une réalité historique que des hommes déguisés, portant des têtes d’animaux comme celle d’un porc, d’un loup ou d’un bouc, célébraient des offices cultuels – appelés ensuite des Bacchanales – comme c’était dans leur tradition d’opérer ainsi, puis, peut-être, pour opérer dans une sorte de clandestinité, puisque des lois interdirent leurs agissements en public.

 

Une loi romaine interdit plus tard les Bacchanales et « si nous passons en Grèce, nous y trouvons édictée une loi contre les enchanteurs : « Elle porte que tous ceux qui, par charmes, paroles, ligature, image de cire, ou autre maléfice, enchantent ou charment quelqu’un, ou qui s’en servent pour faire mourir les hommes ou le bétail, soient punis de mort » ».

 

A Rome, la « loi des douze tables » frappe aussi de mort tout citoyen capable d’avoir nui, par des charmes ou des incantations, soit aux personnes, soit aux bestiaux, soit aux récoltes. Ce vieux texte juridique stigmatise même le sorcier en le déclarant abominable : « Sace resto ! ». L’on sait que les Romains n’abusaient pas de cette imprécation, qui était chez eux, comme l’observe très bien Lamarre, une marque de la plus haute indignation.

Sous Auguste, on recherche exactement tous les livres de magie qui pouvaient se trouver à Rome : ils sont aussitôt brûlés, au nombre de 2000, par ordre exprès de l’Empereur. Tibère et Néron confirment, par de nouveaux édits, la vigueur des anciennes lois. Ce dernier bannit même d’Italie tous les philosophes, sous prétexte qu’ils se livrent en secret à l’art de la divination : ce qui n’empêche pas ce prince, animé d’un zèle aussi louable, d’évoquer les mânes de sa mère Agrippine ».

 

Le Sabbat du moyen âge est le fils engendré de ces antiques Bacchanales, un fils bâtard assurément et fortement dégénéré du fait du contexte ascétique autant qu’halluciné imposé aux hommes de cette époque.

 

Eclairons les aspects luxurieux de cette cérémonie tendancieuse. Le Diable est présent, à moins qu’il ne s’agisse de Léonard, maître de l’office, et présenté avec trois cornes. « Une sorcière incante, accroupie au pied du dolmen : une poignée de verges a pris feu dans sa main droite ; elle trempe deux doigts de sa main gauche dans une cruche de grès, entre ses genoux.

« -Aye Saraye ! crie-t-elle, Aye Saraye ! » (Pour corruption de la formule hébraïque « Aehieh Asher Aehieh » (Aleph-Hé-Yod-Hé Aleph-Shin-Resh Aleph-Hé-Yod-Hé).

A-messe-noire1.jpgMais voici qu’un mouton noir, aux yeux incandescents, accourt comme l’ouragan des parties du septentrion. Il bêle pour rassurer celle qu’il porte : superbe fille toute nue (« Toutes celles que nous avons vus qualifiées du titre de Reine étaient douces de quelque beauté plus singulière que les autres » dit Pierre de Lancre, le chasseur des organisateurs de Sabbat, et pourtant, certains reconnaissent qu’on pouvait le voir avec, à son bras, quelques-unes de ces Reines qu’il s’appropriait pour ses propres convenances personnelles et intimes, comme quoi…), à cheval et sur sa douce toison : c’est la Reine du Sabbat* ».

 

(* Reine du Sabbat : C’était ordinairement la plus belle. Il fallait qu’elle fût vierge et sacrifiât sa pudeur au « bouc puant ». Cela rappelle le culte du dieu égyptien Mendès (le bouc de Mendès), « dont le goût était de sacrifier la pudeur des jeunes égyptiennes ». « Et le dieu de Mendès, forme panthéistique de la synthèse égyptienne, n’incarnait-il pas Satan, lorsque le fanatisme du peuple immolait à la lascivité du bouc nourri dans l’enceinte de son temple, la pudeur des vierges et la fleur des jeunes épousées ? »)

 

« Le Maître des cérémonies lève sa baguette d’or avec solennité ; le Diable se dresse et salue la jeune fille ; il descend de sa chaire : la Messe Noire va commencer ».

 

priape-eucharistie-overblog.jpgIl est probable que le Satan en question soit un « acteur », un acolyte déguisé et mis en condition pour incarner Satan mis au service du sorcier qui est le véritable maître.

 

« L’on ramène à l’autel de Teutad la vierge que le Bouc doit initier ; elle y reçoit successivement les sacrements de l’enfer ».

 

Les descriptions des Sabbats insistent sur la virginité des filles qui venaient se présenter à Satan, mais les indices sont nombreux pour attester que le tempérament passionnel du Diable était tel qu’il se satisfaisait surtout des Reines luxurieuses.

 

« Cela fait, on l’enduit d’un onguent à base de cantharide et de stramoine : l’ivresse chatouilleuse envahit et la voilà maintenant qui se tord, affolée dans sa pudeur par l’automatisme du désir. Renversée sur l’autel, elle reçoit le baiser du Diable ». Puis c’est l’accouplement, Satan, écrit Jules Delassus, ayant la mentule recourbée, s’invite dans les deux vases. Avant « d’inonder, et selon les dires, d’un jet glacé ».

 

« Une ronde effrénée ; serpentant autour du couple avec des hurlements de joie farouche, mêle, confond les sexes et les rangs, dos à dos. La chaîne n’est rompue que pour les ébats adultères, incestueux et sodomiques, épars dans la lande au clair de belial-taureau.jpglune. L’inceste est en honneur, car le Sabbat devient par lui l’éternelle pépinière de Satan ; Sylvester Prierias écrit : « Il n’y eut donc parfait sorcier et enchanteur, qui ne fut engendré du père et de la fille ou de la mère et du fils » ».

 

« Cependant, sur le corps même de la nouvelle prêtresse – autel palpitant – le bouc puant officie : il offre du blé à « l’Esprit de la Terre » qui fait croître les moissons ; il donne l’essor à de petits oiseaux qui portent, à travers le ciel nocturne, les vœux des assistants au « démon de la Liberté ». Puis un gâteau symbolique est pétri, cuit et consacré sur les reins de la prêtresse : c’est la « Confarreatio », l’hostie de l’amour impur, l’offrande du mal universel, la communion infernale qu’on distribue à toute l’assemblée ».

 

« L’hydromel circule dans les coupes : on se régale, on s’enivre à la ronde. Des monstres hermaphrodites, des diablotins sous des déguisements variés garnissent de pâtisseries d’enfer les tables où le paysan fraternise avec le Seigneur et le Prélat, où les plus fières dames coudoient (fréquenter, être en contact direct avec…) rustaudes pan-new.jpget rustauds. Qu’auraient-elles affaire, les châtelaines, de mépriser encore les vilains ? Nobles et roturiers, pêle-mêle, la grande luxure n’a-t-elle pas mêlé leurs sangs et leurs salives ? »

 

La confession de Louis Gaufridy (1611) vaut son tenant d’or pour ce qu’il avoue avoir vécu lors du Sabbat (nous citons en français moderne le texte ancien) : « J’avoue que le Diable m’est apparu, j’avoue que je lisais un grimoire pour le faire venir. J’avoue que le Diable me promit par la vertu de mon souffle, j’enflammerai à mon amour toutes les filles et femmes que j’aurai envie, pourvu que ce souffle lui arriva aux narines : et, dès lors, je commençais à souffler toutes celles qui me venaient à mon gré. J’avoue que je fréquentais la maison de Monsieur de La Palud et que j’y ai eu envie de Madeleine ; mais sa mère la tenait de si près, que ce fut cause que je soufflai sur sa mère, pour satan-bouc-sorcier-overblog.jpgqu’elle me l’amena dans ma chambre et qu’elle y prit confiance en moi ; en sorte que, me trouvant avec Madeleine, je l’ai baisée et plus…

J’avoue que je lui donnai un diable nommé Eumodes, pour l’assister, la servir, et l’échauffer à mon amour ; que je l’ai mariée à Belzébuth qui parut sous la forme d’un gentil homme, et qu’après le mariage, elle a signé un pacte. Le diable dit qu’il ferait un tintamarre si je brûlai ces promesses. J’avoue que j’ai brûlé le grimoire. J’avoue que lorsque je voulais aller au Sabbat, je me mettais à ma fenêtre et que Lucifer m’y transportait. J’avoue qu’on adore le diable, chacun selon son degré ; que les masques l’adorent tous couchés à terre ; les sorciers avec les deux genoux, et les magiciens, comme princes du Sabbat, sur un seul genou. J’avoue que j’ai abusé de Madeleine, d’une princesse de Frize, et d’autres filles, sur lesquelles j’ai soufflé. J’avoue que le Diable est un vrai singe de l’Eglise ; qu’on baptise au Sabbat au nom de Belzébuth, de Lucifer et d’autres ; qu’il y a douze prêtres qui y sont et y disent la messe tour-à-tour et même que le Diable sert la messe ; que la torche qu’on allume quand la messe est à la consécration est fort lumineuse et puante. J’avoue que la cloche de la messe est cornue et que son bâton est de bois, pour la sonner. J’avoue qu’il y a quelques masques qui ont la charge d’apporter un chat de leurs bastides, pour lui faire manger la communion, que les autres ne veulent pas manger ».

(Les passages entre guillemets sont extraits du « Temple de Satan » de Stanislas de Guaita.)          

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 15:24

Calqué sur l’affirmation d’Eliphas Lévi qui enseigne que « le médiateur plastique (corps astral ou double astral) fait à l’image et à la ressemblance de notre corps, exhibitions1dont il figure lumineusement tous les organes, a une vue, un toucher, une ouïe, un odorat et un goût qui lui sont propres » (Eliphas Lévi – La clef des grands mystères), tout comme le cerveau physique est doublé d’un cerveau astral, pareillement l’appareil sexuel physique détient son double astral, un sexe subtil qui n’est autre qu’un « corps sexuel » (corpus sexualis).

Les experts dans ce domaine enseignent que ce « corps sexuel » astral chez la femme est émissif, tandis que chez l’homme, il est réceptif. Il émet un rayonnement plus ou moins intense et c’est la nature de cette puissance influente qui est la cause du désir passionnel.

 

fluide-ob-ob-aour3.jpgLes diaboliques distinguent ainsi la femme de la « puissance influente » qui émane d’elle. Les experts en magnétisme comme le colonel de Rochas tentent des descriptions de ces rayonnements avec l’aide de médium ; en voici une : « La plupart des sujets, quand on hyperesthésie leurs yeux par certaines manœuvres, voient s’échapper des animaux, des végétaux, des cristaux et des aimants, des lueurs qui pourraient avoir un rapport direct avec ces rayonnements. C’est ce qu’à constaté pour la première fois, il y a une cinquantaine d’années, par de nombreuses expériences, un savant chimiste autrichien, le baron de Reichenbach. (…) Quand le sujet n’a pas naturellement les yeux dans cet état, il voit alors plus ou moins le fluide s’échapper des yeux, des doigts, des narines, des oreilles du magnétiseur ou des personnes avec lesquelles on le met en rapport. Ce fluide se présente, d’ordinaire, sous la forme d’effluves bleus du côté gauche et d’effluves rouges du côté droit (parfois des médiums voient l’inverse) » (Papus – Traité méthodique de magie pratique – Editions Dangles).  

 

Les kabbalistes anciens avaient pour principe de personnifier chaque force de la nature, aussi, logiquement, cette « puissance influente » méritait d’avoir la sienne. Ils reconnurent des déesses et des dieux idéaux pour cela, celles et ceux liés aux astres dont la prétention concernait la fécondité, principalement Vénus, le Soleil et Saturne, A-incube-succube.jpgmais pas seulement ; puis, comme le sujet voyait dégénérer ses sectateurs dans des conduites de débauché, ces mêmes kabbalistes envisagèrent par prudence d’accorder à ces déesses et dieux non plus le ciel mais l’enfer pour régner. D’où qu’ils sont devenus des démons, car tel était le titre désormais autorisé pour ces êtres supérieurs sexués.

 

Car c’est un attribut qu’ils leur reconnaissent, que de la même manière que les hommes, ils possèdent un appareil génital. Mais comme ils ne sont point de chair et de sang, certains les croient apte à la transformation, d’être mâle ou femelle à convenance. Stanislas de Guaita écrit dans « Le temple de Satan » : « L’incube et le succube sont les deux formes spectrales d’un hermaphrodite convertible, si j’ose dire, à prédominance tour à tour phalloïde ou ctéimorphe, selon que l’être brutal dont l’appétit l’évoque, est une sorcière ou un pentagramme-belph-gor-overblog.jpgsorcier ». Ce « transformisme » sexuel est rendu possible parce que l’entité n’est point formée d’une structure physique et charnelle ; étant subtile et aérienne, elle peut à sa guise devenir le sexe qu’elle veut. Toutefois, la mystique élémentaire des Grecs ne va pas dans ce sens puisqu’elle distingue bien les Nymphes des Satyres, c’est-à-dire, les Ondines des Sylphes, attribuant aux premières le charme féminin porté jusqu’à son effet hypnotique majeur, aux seconds, la virilité lubrique.

 

Nous pouvons ainsi imaginer un corps sexuel subtil lié à son double physique par sept points que sont les centres de force ou chakras, et que selon le thème astral d’une personne, les positions des planètes dans les signes déterminent ces derniers dans les chakras et le tempérament que cela peut signifier chez un sujet. Pour exemple simple, une personne ayant la Lune Noire en Scorpion et cette Lune Noire étant liée à Svadhisthana le centre de force qui régit les organes sexuels verra le Scorpion gouverner ces derniers.

 

Les aspirations luxurieuses dépendent donc des goûts du « double astral » sexuel, lequel connaît une vie propre et autonome, hors des convenances morales de son porteur et des aptitudes de son corps physique. Apte à quitter partiellement le corps charnel lors du sommeil de son sujet, il peut évoluer dans la sphère qui est la sienne, le règne astral, et fréquenter d’autres réalités subtiles.

 

Là encore, le mystique vient supplanter l’expérimentation. Par exemple, l’impudicité chez certaines femmes et tendant au goût pour l’exhibitionnisme a trouvé un moyen d’activité au sein d’un rite cultuel, comme celui de l’antique Baal Peor, devenu au baal-peor2.jpgmoyen âge le démon Belphégor, régnant dans la Sphère d’action du Soleil. « Les cérémonies qu’on observait dans le culte rendu à Baal Peor, ont exercé la plume de plusieurs commentateurs de la Bible et d’autres savants. Il paraît que la principale consistait à se présenter nu devant l’idole. Les adorateurs, suivant Philon, mettaient devant elle en évidence toutes les ouvertures extérieures du corps. Le texte de la Bible semble dire, qu’ils s’offraient à l’idole pour se prostituer à elle. Beyer, dans ses additions sur Selden, conclut du texte de la Bible, que les filles moabites se prostituaient d’abord à l’idole, puis aux Israélites. Cette cérémonie infâme se rapporterait assez au culte que les Egyptiennes rendaient au bœuf Apis, en se découvrant devant lui, comme il a été dit plus haut » (Jacques-Antoine Dulaure – Des divinités génératrices). Le texte fait état de pratiques exhibitionnistes pour baal-peor.jpgl’exercice d’un culte (« nu devant l’idole, mettant devant elle en évidence toutes les ouvertures extérieures du corps ») ; jusqu’à des accouplements devant l’idole (« s’offraient à l’idole pour se prostituer à elle ») : fornications devant le dieu, avec un prêtre ou plusieurs, un acolyte, un homme déguisé et portant un masque de bouc ou de taureau ; enfin, une prostitution dite « sacrée », pour l’idole et avec l’idole (utilisation d’instruments phalliques artificiels) et avec des inconnus (« se prostituaient d’abord à l’idole, puis aux Israélites »).

Les mœurs cultuelles étant les mêmes pour Baal Peor que pour Apis, et ce dernier, égyptien, étant Pri-Apis ou « le taureau fécondateur », il est aisé d’identifier l’un avec l’autre, et de plus assimiler tous deux avec le futur Priape romain, qui n’est autre que « Bacchus en érection ».

« Cette divinité, que la Vulgate nomme Priape, ajoute Jacques-Antoine Dulaure, porte, suivant le texte hébraïque, le nom de « Mipheletzeth ». Quelques commentateurs l’ont jugée du genre féminin et on cru qu’elle était la déesse Astarté ou Vénus ». Signe que la divinité était exposée avec les deux sexes, à moins qu’elle soit montrée par un dieu mâle accompagné de sa parèdre.   

Stanislas de Guaita, citant Philon, dépeint un dieu Baal Peor « Belphégor de la Palestine, l’idole barbue dont la bouche béante érigeait en forme de langue un phallus colossal : moins sanguinaire divinité, mais plus abominable encore, exclusivement avide, nous dit Philon, d’offrandes stercoraires et pollutionnelles » (excréments et semen). Dulaure, de son côté, décrit Priapes et Hermès sous une forme triphallique, expliquant que le dieu, dans toute sa force virile, s’exposait avec trois phallus, et que les femmes du temple, qui se prostituaient à ce dernier, se laissaient prendre par trois mâles au moins.  

  

bacchante.jpgManifestement, Belphégor est un démon qui aime l’exhibitionnisme des femmes. Ce n’est donc pas sans raison si au siège de son règne, Tiphereth dans Qliphoth, Samuel Liddel Mathers - dit « Mac Gregor » - de la Golden Dawn écrit que « son tempérament s’exprime par une contemplation plus ou moins sensuelle de la beauté, et l’amour de la sensation vitale ».

 

Les esprits fantomatiques du Soleil, en lien par conséquent avec Belphégor, sont décrits « comme apparaissant le plus souvent avec un corps grand et large, sanguin et épais, d’une couleur d’or et teinté de sang. Leurs mouvement est l’apparition d’éclairs dans le ciel et leur signe est d’exciter la sueur chez celui qui les invoque ». Pour la figure des démons, elle est simple une nouvelle fois, puisque l’antique animal qui représentait le Soleil n’était autre que le taureau ou le bouc.

 

Les ardeurs de l’impudicité sont généralement accréditées pour faire partie des vices du démon Asmodée (Aleph-Shin-Mem-Daleth-Aleph-Yod), dont le nom a pour nombre 356, comme Peor (Phé-Ayin-Vau-Resh) (356). La guématrie tendrait à démontrer des goûts communs pour ce qui est des vices dans le domaine de la luxure.

 

Si le « corps sexuel » subtil de l’homme est valide pour des fréquentations du monde occulte qui l’entoure, Albert de Rochas vient citer le poète Edouard Dubus (1863 – 1895), expliquant d’une façon scientifique sur ce sujet : « Quelques occultistes sont allés plus loin et, s’appuyant sur l’hypothèse du corps astral ou fluidique, ils ont décrit belphegor extérieurainsi et expliqué l’envoûtement à « l’esprit volant » : « Il vous faut, pour l’exécuter, avoir à votre disposition un sujet hypnotisé, dont le corps astral (de nature fluidique) abandonne, sur votre ordre, le corps matériel et soit dirigé par votre volonté vers votre ennemi. Le corps astral ainsi extériorisé, ou bien pénètre la victime qui est désignée et l’étouffe par sa seule pénétration, en arrêtant, par exemple, les mouvements du cœur ; ou bien il l’empoisonne au moyen de toxiques que vous avez eu l’art de volatiliser. L’opération terminée, vous réintégrez dans le corps matériel de votre sujet son corps astral et vous les réveillez. Certains sorciers, craignant des indiscrétions possibles, s’adressent à un corps astral déjà désincarné, c’est-à-dire au corps astral d’un mort » (Ed. Dubus – L’art d’envoûter).

Les déplacements du « corps sexuel » astral de l’homme peuvent s’apparenter à de l’incubat humain. Celui-ci peut côtoyer des démons incubes succubes lors de ses sorties dans son plan astral. Stanislas de Guaita, citant le chevalier Gougenot des Mousseaux dans ses « Hauts phénomènes de la magie » (p.349-350) conte les conséquences de certaines de ces expériences : « De temps en temps, un souffle indiscret et mystérieux s’engageant sous les jupes des femmes… les gonflait et les ballonnait. Plusieurs dames, appartenant à la société la plus distinguée et parfaitement étrangères de rapports l’une avec l’autre, m’assurèrent avoir éprouvé de la manière la plus sensible ce désagréable effet, qui, plus d’une fois, les fit battre précipitamment en retraite… Jusque-là, rien que d’assez innocent ; mais un jour, entre deux dames de ma fort intime connaissance, et dont la plus jeune, madame la comtesse de ***, est dans un âge de respectable maturité, une troisième était assise, amie de l’une et de l’autre. Tout à coup, et toute isolée que fût celle-ci du médium et de ses compagnes, elle jette un cri de détresse, recule et porte sa main vers la partie inférieure de son buste. Elle est hors d’elle…

Un autre jour, une dame assise à quelques pas du médium, une baleine de son jupon, sur laquelle portait tout le poids de son buste, fut aussi violemment extraite de sa coulisse que le serait une dent de son alvéole. Au même instant, un cri s’échappait de la bouche des autres femmes, qui, toutes à la fois, se sentirent touchées à une même partie du corps. Moitié respect pour la vérité, moitié respect pour elles-mêmes, cette partie fut par ces dames appelée « les genoux » (Stanislas de Guaita – Le temple de Satan).

 

Les incubes sont taquins, certains les imaginent ainsi. Toutefois, ils contribuent à la force des femmes sensuelles et souvent, bien malgré leur propre volonté, puisqu’ils se servent d’elles comme moyen d’entrer ici-bas et d’instrumenter à leur guise les affaires mondaines des hommes. William Crookes, en pleine expérience d’hypnose, relate cet événement surnaturel : « Au déclin du jour, pendant une séance de incube.jpgMonsieur Home (le médium) chez moi, je vis s’agiter les rideaux d’une fenêtre, qui était environ à huit pieds de distance de M. Home. Une forme sombre, obscure, demi-transparente, semblable à une forme humaine, fut aperçue par tous les assistants, debout près de la croisée, et cette forme agitait le rideau avec sa main. Pendant que nous la regardions, elle s’évanouit et les rideaux cessèrent de se mouvoir. Dans un autre cas plus frappant, M. Home s’avança d’un coin de la chambre, alla prendre un accordéon, et ensuite glissa dans l’appartement en jouant de cet instrument. Cette forme fut visible pendant plusieurs minutes pour toutes les personnes présentes, et en même temps, on voyait aussi Monsieur Home. Le fantôme s’approcha d’une dame qui était assise à une certaine distance du reste des assistants ; cette dame poussa un petit cri, à la suite duquel l’ombre disparut. Il a déjà été prouvé que ces phénomènes sont gouvernés par une intelligence. Il est très important de connaître la source de cette d-mon-moyen--ge.jpg intelligence. Est-ce celle du médium ou bien celle d’une des personnes dans l’appartement, ou bien cette intelligence est-elle en dehors d’eux ? » ;  « On sent souvent des attouchements de mains pendant les séances noires ou dans des conditions où l’on ne peut les voir. J’ai vu ces mains en pleine lumière. Une petite main d’une forme très belle, s’éleva d’une table de salle à manger et me donna une fleur ; elle apparut, puis disparut à trois reprises différentes, en me donnant toute facilité de me convaincre que cette apparition était aussi réelle que ma propre main » (William Crookes – Recherches sur les phénomènes du spiritualisme – Nouvelles expériences sur la force psychique – éditions de la B.P.S. 1923).

 

Les mystiques rendaient jadis cette « puissance influente » qui émane des femmes forcément démoniaque puisqu’elle était celle de Samaël, avec qui Eve avait forniqué. Le même Stanislas de Guaita concède que « le Talmud ne s’exprime point en termes moins formels ; je cite textuellement : « A l’heure où le Serpent se mêla avec Eve, il jeta en elle une souillure dont l’infection s’est transmise à tous ses descendants (Shabbath, fol. 146, recto) ». Souvent, les expressions deviennent si crues, qu’on hésite à les traduire » (Le temple lucifera7 sf28de Satan). Ici, la célèbre scène d’Eve qui mange la pomme devient celle de la première femme en union avec Samaël, et ce qu’elle trouve bon n’est pas un fruit, mais bien la fornication. En toute logique, la suite de la scène « elle en donna aussi à son mari qui était avec elle et il en mangea » signifie qu’Adam aussi se fit prendre par Samaël, un peu moins intensément parce que n’ayant qu’un orifice. D’où cette assertion souvent trouvée « qu’Eve était plus fautive qu’Adam, et son pouvoir de séduction plus grand que le sien car elle avait été prise la première », Samaël lui avait donnée le meilleur. Il l’avait connue par ses deux orifices, tandis que l’homme n’en avait qu’un seul. Ce qui fait que l’autre scène, celle où se cache du Seigneur le premier couple parce que l’homme et la femme « se savent nus » se comprend désormais mieux ; en effet, normalement, la scène est illogique puisqu’ils attestent d’une pudeur à propos de leur nudité alors que c’est censé être bien plus tard que Dieu leur fabrique une tunique de peau. Tout au plus se cachent-ils pour ne pas qu’on voit qu’ils ont été dépucelés, que Samaël leur a fait un « trou gros comme cela » !  

Probable point de départ d’une mystique qui engage ces cultes où les hommes, s’adonnant à des luxures pour leurs divinités, sont certains de s’unir à elles, de copuler avec elles.

 

L’encyclopédie de la démonologie enseigne que Belphégor peut apparaître sous la forme d’un démon hideux ou d’une belle femme ; nous supposons alors, compte tenu de ses goûts personnels, que cette femme vient à l’homme dans le plus simple bourreau sorcière et incube singeappareil, ce qui, au temps du moyen âge, devait choquer nombre des religieux ascétiques au point qu’ils juraient voir le diable en personne. Toutefois, lors d’une Messe Noire, si une femme nue, sensuelle et voluptueuse, entre dans la chambre d’iniquité, selon Francis Barrett, « sa forme particulière sera celle d’une reine avec un sceptre » ; si le mot « aiguillette » pour le « nouage de l’aiguillette » signifie précisément l’organe phallique, nous ne doutons point qu’il en est de même pour le « sceptre ». La Reine tiendra un phallus dans sa main, à moins qu’elle ne le porte ceinturée à la taille afin qu’il ait quelque utilité et que le tout représente convenablement le démon Belphégor. Ajoutons encore que sa parèdre ne peut être qu’Astarté sous sa forme « dominatrice », et qu’à pareille impératrice du sexe, le sceptre peut bien être alors un triphalle dont elle maîtrise parfaitement le fonctionnement et ceci pour une utilisation record.  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 15:17

 

Dans le livre I « Le temple de Satan » de son volumineux ouvrage intitulé « Le serpent de la Genèse », Stanislas de Guaita propose une approche sérieuse et approfondie du guaita-portrait.jpgdiable Satan, bien qu’il n’envisage à aucun moment de l’appréhender avec l’aide de l’enseignement gnostique (cf. Ildabaoth, Sophia, Ophis, Ophiomorphos) et n’en reste qu’à celui des catholiques. De fait, au lieu du serpent Ophis, il devine Satan.

 

Il suppose son invention du temps où les Hébreux vivaient en captivité : « L’examen du Talmud porte à croire que les kabbalistes hébreux rapportèrent de Babylone ce dogme emprunt notoirement fait à la théologie dualistique de Zoroastre (Zarathoustra) ». Avec un dieu bon, Ahura-Mazda ou Ormuzd et un dieu du mal, Ahriman ou Angramanyou… Justement, l’auteur croit deviner dans un des premiers versets de la Genèse ce nom « Ahriman » près du « serpent » : « Or, le serpent était plus subtil qu’aucune bête des champs que le Seigneur Dieu eût faite » ; le mot « serpent » ou « Nahash » (Nun-Chet-Shin) est suivi du mot « Ahroum » (Ayin-Resh-Vau-Mem). Coïncidence ou pas, « Nahash Ahroum » est décrit comme le « tentateur ». Toutefois, aucune allusion encore au nom « Satan ».

 

C’est au Livre de Job que ce nom est résolument prononcé. Jusque là, il est entendu comme le verbe « s’opposer », tel que nous le trouvons dans le verset suivant : « Et se plaça l’envoyé de Iod-Hévé dans le chemin, pour être en obstacle à lui » (Nombres ; 22 – 22). L’exact verbe « Sitan » (Shin-Teth-Nun) est utilisé mais traduit par « obstacle » et non « Satan ». Seule l’introduction de Job fait de lui un Béni Elohim, un « fils des dieux », dont l’activité est de perturber négativement la vie des hommes pour vérifier de leur foi dans le Seigneur.

 

Plus concrètement, c’est dans les cultes voisins à celui des Hébreux que ces derniers verront autant « d’ennemis » qu’ils en viendront à nommer chacun d’eux du nom de Satan.

 

Ainsi, « avatars de Satan, ce Moloch de bronze à tête de veau, l’idole des Ammonites, aux bras largement ouverts pour étreindre les victimes, dont ses entrailles de métal rougi s’apprêtent à dévorer la chair ! Et ce Belphégor de la Palestine, l’idole barbue dont la bouche béante érigeait en forme de langue un phallus colossal : moins sanguinaire divinité, mais plus abominable encore, exclusivement avide, nous dit guaita-baphomet.jpgPhilon, d’offrandes stercoraires et pollutionnelles » (excréments et semen).

Avatars de Satan, cet Adramelech de Sepharvaïm (le roi magnifique) et ce Mélicerte de Ténédos (le roi de la terre) : jusqu’à leurs narines montait, en guise de cinname, le relent de la chair grillée sur l’autel ardent où les jeunes mères offraient en sacrifice leur enfant premier-né.

Et le prince des mouches, ce dieu Belzebub de Syrie, dont la statue attirait tous les moustiques du pays, car on prenait soin de l’entretenir ruisselante de sang !

Et le dieu de Mendès, forme panthéistique de la synthèse égyptienne, n’incarnait-il par Satan, lorsque le fanatisme du peuple s’immolait à la lascivité du bouc nourri dans l’enceinte de son peuple, la pudeur des vierges et la fleur des jeunes épousées ?

Passons la Méditerrannée. Mentionnerais-je l’hommage très analogue rendu par les plus graves matrones à l’impudeur sacrée des Priapes importés de Lampsaque en Italie : idoles de bois toujours impavides, sous leur couche de cinabre, au seuil des jardins et des carrefours ? Faut-il rappeler l’infamie de certaines divinités étrusques et les rites impurs célébrés aux fêtes de la Bonne-Déesse ? Redirai-je tous ces scandales dont la fréquence décrit les Mystères dégénérés, et de quels oripeaux de dévotion surannée se voila longtemps l’abomination des sanctuaires ?

Satan-Panthée, formidable et multiforme, se spécifiait sous mille visages, pour souiller tous les autels ».

 

Sans oublier l’incontournable Typhon-Seth, dieu des Egyptiens, réputé malfaisant pour son aptitude aux sorcelleries vouées à la destruction d’autrui, à la mort, sa conjuration la plus célèbre suffit pour l’attester, la voici la plus justement reproduite :

 

sceau-seth-anubis-satan.jpg« Ô Toi qui hais, parce que tu as été chassé,

Je T’invoque, tout-puissant souverain,

Toi qui séjournes dans l’air vide,

Toi l’Effroyable, l’Invisible, le Tout-Puissant,

Le Démon des Démons, le corrupteur et le dévastateur…

Toi qui ébranles tout ce qui n’est pas vaincu !

Je t’évoque, ô Typhon-Seth !...

Vois : j’accomplis les rites prescrits par la magie,

C’est par ton vrai nom que je te somme,

Dans lequel tu ne peux refuser de m’entendre :

 

Io Erbëth Io Pakerbëth Io Bolkoseth

Io Patathnax Io Soro

Io Neboutosoualeth

seth-1000.pngAberamenthoouth Letherxanax

Ethrelthuooth

Namareba Aemina

 

Viens donc à moi franchement, car tu ne peux me refuser…

Et moi aussi, je hais telle maison qui est prospère,

Telle famille qui est heureuse : sus contre elle, et renverse-là, car elle m’a fait injure ! »

 

Les versets du Sepher Emmech-Amaleh sont sans ambigüité au sujet de l’identité du Léviathan, contrairement à ceux d’Esaie : « Dans les temps à venir, le Très-Haut (béni soit-il) égorgera l’impie Samaël, car il est écrit : En ce temps-là, Jehovah visitera de son épée terrible Léviathan (mâle), le serpent insinuant qui est Samaël, et Léviathan (femelle), la couleuvre tortueuse qui est Lilith ». D’abord, lorsque le Seigneur égorge et plante son épée, personne n’y voit là le moindre mal, c’est étonnant mais c’est ainsi. Ensuite, « Nahash Beriah » traduit d’habitude par « serpent rampant » puis « serpent dressé » devient « serpent insinuant », qualificatif qui le fait vite dégénérer en « objet que l’on insinue » et qui s’apparente au phallus.

En fait, les Zohar mentionne les noms de Samaël « le tentateur » et Lilith « la séductrice », qu’à d’autres pages, les mêmes sont appelés des noms de « Léviathan » pentagramme léviathan samael lilithet « Héva » (Chet-Vau-Aleph) (15) ; ce dernier nom qu’il faut distinguer de la Eve (Chet-Vau-Hé) (19) ou « Chawah », première femme et pouvant procréer.

 

Clément d’Alexandrie commet sans doute l’erreur de confondre « Héva » et « Eve », sans doute pour culpabiliser la femme, mais « Héva » appartient bien au règne du serpent ou démon tandis qu’Eve est la compagne d’Adam. « Les Bacchantes célèbrent par des rites orgiaques Dionysos en folie, sont couronnées de leurs serpents, appelant à grands cris « Eva », cette Eva même par qui la faute est entrée dans le monde ; et le signe des orgies bachiques est un serpent consacré. Maintenant, selon la vraie prononciation des Hébreux, le mot « Evia » aspiré, signifie « serpent femelle ». Ce à quoi réplique un expert : « Le nom biblique de « Chawah » met en rapport avec l’idée guaita-sorcier.jpgde « vie », d’où Clément commet une double méprise : il a d’abord vu, sans raison aucune, le nom sémitique d’Eve dans le cri des Bacchantes. Ensuite, il a pris pour ce nom sémitique d’Eve le mot des dialectes araméens qui signifie « serpent » (C. Brockelmann – Lexicon Syriacum) » (Clément d’Alexandrie – Le protreptique). Correction faite, « Héva » célébrée par les Bacchantes se rapporte donc au serpent tortueux femelle Lilith, qui ne procrée point, qui est la grande séductrice dans l’invisible et le monde occulte, plutôt qu’à la première femme et compagne d’Adam. 

 

Stanislas de Guaita insiste alors pour prévenir que Samaël est entouré de quatre femmes, pas seulement Lilith, sauf qu’à son tour, il livre une énième version au point qu’on ne s’y trouve plus pour savoir ce qui est exact de ce qui ne l’est pas. En l’occurrence, elles sont quatre, qui règnent aux quatre points cardinaux, Lilith, Igrat Mahalath, Nâamah et Negâh.  

 

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Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 14:41

Certaines sectes satanistes envisagèrent, à l’heure où les expériences mêlant hypnoses et sorties du corps, appelées anciennement « extases », d’appeler à l’aide messaline1 ss2 overblogdes personnalités historiques, et naturellement, les plus portés sur la luxure, conjurèrent Messaline l’impératrice romaine, pour ce qu’ils connaissaient de ses débordements luxurieux.

 

Des textes permettent d’établir un tempérament de l’impératrice, sanctifiée par ces suppôts diaboliques, rendue « Kadesh » parce qu’autant sainte que putain. N’en déplaise, ils savent que l’impératrice couchait facilement, mais autant elle donnait d’un côté, autant elle prenait de l’autre. Comme ce condamné à mort dont elle propose quelques jours d’existence en plus dans ce bas monde à condition qu’il la besogne, armé de son priape, mais point dans l’intimité, au vu et au su de tous, dans la grande cour, devant témoins, et avec le risque que l’époux Claude, le grand César, bègue de surcroit, ne l’apprenne ; ainsi raconte Juvénal sans ses « Satires » : « Une femme est au comble de la férocité quand la honte sert d’aiguillon à sa haine. Cherche quel conseil donner au jeune homme que la femme de César prétend épouser. Le plus vertueux et le plus beau des patriciens est traîné hélas ! Aux pieds de Messaline ou plutôt à la mort ; depuis longtemps elle l’attend, le voile est prêt, ainsi que le lit nuptial qu’on a dressé dans les jardins ; selon l’usage antique, le million de sesterces sera compté ; l’augure va venir avec des témoins. Tu pensais, mon garçon, que l’hymen resterait secret ou ne se graverait que dans les yeux de quelques personnes. Non, la reine exige les formes légales. Tu as le choix, refuser et mourir avant l’heure des lampes ; ou bien messaline-cover2.jpgconsentir au crime et jouir d'un délai, c’est-à-dire garder la vie jusqu’à ce que la nouvelle coure dans toute la ville et arrive enfin aux oreilles de l’empereur. Le dernier, il apprendra le déshonneur de sa maison. Obéis donc, si tu veux acheter à ce prix quelques jours d’existence. Mais quel que soit le parti qui te semble le plus aisé et le plus honnête, il faudra toujours finir par tendre au glaive ce beau, ce blanc cou ».

 

Apte à tous les excès, Messaline épouse Silius dans une bacchanale digne des plus grands débauchés, alors qu’elle est encore mariée à Claude, alors en déplacement sur le front du combat ; Tacite écrit : XXX. Calpurnie (c’était le nom d’une de ces femmes), admise à l’audience secrète du prince, tombe à ses genoux, et s’écrie que Messaline est mariée à Silius. Puis elle s’adresse à Cléopâtre, qui, debout près de là, n’attendait que cette question, et lui demande si elle en est instruite. Sur sa réponse qu’elle le sait, Calpurnie conjure l’empereur d’appeler Narcisse. Celui-ci, implorant l’oubli du passé et le pardon du silence qu’il a gardé sur les Titius, les Vectius, les Plautius, déclare « qu’il ne vient pas même en ce moment dénoncer des adultères, ni engager le prince à redemander sa maison, ses esclaves, tous les ornements de sa grandeur ; ah ! plutôt que le ravisseur 000 0015jouît des biens, mais qu’il rendît l'épouse, et qu’il déchirât l’acte de son mariage. Sais-tu, César, que tu es répudié ? Le peuple, le sénat, l’armée, ont vu les noces de Silius, et, si tu ne te hâtes, le mari de Messaline est maître de Rome ».  

Messaline en Bacchante

XXXI. Alors Claude appelle les principaux de ses amis ; et d’abord il interroge le préfet des vivres Turranius, ensuite Lusius Géta, commandant du prétoire. Enhardis par leur déposition, tous ceux qui environnaient le prince lui crient à l’envi qu’il faut aller au camp, s’assurer des cohortes prétoriennes, pourvoir à sa sûreté avant de songer à la vengeance. C’est un fait assez constant que Claude, dans la frayeur dont son âme était bouleversée, demanda plusieurs fois lequel de lui ou de Silius était empereur ou simple particulier. On était alors au milieu de l’automne : Messaline, plus dissolue et plus abandonnée que jamais, donnait dans sa maison, un simulacre de vendanges. On eût vu serrer les pressoirs, les cuves se remplir ; des femmes vêtues de peaux bondir comme les bacchantes dans leurs sacrifices ou dans les transports de leur délire ; Messaline échevelée, secouant un thyrse, et près d’elle Silius couronné de lierre, tous deux chaussés du cothurne, agitant la tète au bruit messaline5 anneka lori wagnerd’un chœur lascif et tumultueux. On dit que, par une saillie de débauche, Vectius Valens étant monté sur un arbre très-haut quelqu’un lui demanda ce qu’il voyait, et qu’il répondit : « Un orage furieux du côté d’Ostie » ; soit qu’un orage s’élevât en effet, ou qu’une parole jetée au hasard soit devenue le présage de l’événement ».  

 

Le cinéma a profité de sa personnalité hors du commun pour ce qui est des tentations luxurieuses, et toujours conduites pour rendre un culte à son dieu préféré Priape, et a espéré rendre compte comme il pouvait de ses frasques. Hélas, la sainte est si intense dans ses égarements que le meilleur cinéma, même le plus libertin, ne parvient en rien à rendre à sa juste force l’impératrice.

Nous rendons compte ainsi de cette tentative d’un certain Jacob Most (Jaime Puig), en 1982, qui fait de Messaline une mangeuse d’hommes, ce qu’elle était assurément. Une parodie on ne peut plus loufoque, car à vouloir faire de l’argent en faisant du sexe sans savoir en faire, on finit toujours par faire un navet. Tant pis…

Comme toutes les impératrices de la première moitié du premier siècle, à Rome, bacchus5Messaline, une des épouses de l’empereur romain Claude, symbolise l’appétit de luxe, la soif du plaisir et l’esprit de lucre de la haute société romaine. L’impératrice Messaline est en fait une parvenue dont l’époux a été hissé par hasard, en 41, sur le trône par des prétoriens en quête d’empereur. Elle est éblouie par la situation exceptionnelle qu’elle occupe et elle en profite. On ne compte plus ses amants, qu’elle choisit de préférence parmi les esclaves et les affranchis impériaux. Elle aime se déguiser en esclave et se prostituer dans les lupanars de Rome. Elle se plaît à faire proscrire des Romains pour s’emparer de leurs fortunes, elle vend les droits de cité aux plus offrants, elle négocie les commandements des légions, les gouvernements des provinces. Redoutant d’éventuelles rivales, elle fait assassiner une sœur de Caligula et une cousine de celle-ci, toutes deux célèbres pour leur beauté.

  

Messaline et Agrippine

Autres titres: My nights with Messalina (Mes nuits avec Messaline)

Réalisation : Jacob Most

Année : 1982

messaline10 version grecqueOrigine : Espagne

Genre : Peplum

Durée : 79mn

Acteurs: Carla Dey, Julia Caballero, Ajita Wilson, Joaquin Gomez, Antonio Morono, Antonio Molino Rojo, Carlo Perez, Olga Rodriguez, Anjo Salom, Conrado Tortoso Piper, Concha Valero, Eva Wagner...

 

Résumé : « Alors que Claudius le bègue (Claude) conte des exploits guerriers imaginaires alors qu’il forniquait à-tout-va avec des Gauloises jusqu’à ce qu’un des époux entre dans la pièce, s’approche de Claude, et ce dernier, charmé par les moustaches du Gaulois, s’adonne à l’amour comme Spartacus et finit par le prendre par derrière ; tant et si bien qu’il attrape une inflammation des parties génitales… Pendant que Messaline et Agrippine s’amusent tout autant en organisant des concours d’orgies entre deux récits de leurs aventures galantes...

 

Si le péplum connut un regain de popularité dans les années 80 sous la forme de ce sous genre du cinéma Bis qu’est le « sword’n’sandal érotique », ce fut pour le meilleur et surtout le pire. Si on pouvait trouver un quelconque intérêt à des œuvres telles que « Caligula et Messaline » ou « Les aventures sexuelles de Néron et Poppée » par exemple, que penser de films tels que « Messaline impératrice et putain » de 000 0009Bruno Corbucci qui ouvrit tristement le filon en 1977, « Per amore di Popea » ou « Les folles de nuits de Caligula » qui, sous forme de comédie grotesque, mélangeaient l’érotisme le plus (ba)lourd à la vulgarité extrême où flatulences et pitreries affligeantes se succédaient sans finesse aucune. Si Messaline et Agrippine se range plus auprès des comédies de ce type, le film de l’espagnol « Jaime J.Puig » caché derrière le pseudonyme de « Jacob Most » est pourtant une petite surprise. Certes, on reste une fois de plus dans le degré zéro de la comédie érotique mais malgré son ridicule, « Bacanales romanas » parvient à faire rire sans trop tomber dans la vulgarité et la grossièreté.

La voix-off qui ouvre le film donne le ton : « Une aventure romaine pleine de messaline agrippine jacob mostlesbiennes, de pédés, de cocus et de nymphomanes. Toutes les perversions montrées ici sont le reflet de cette époque et aucune réclamation ne sera admise ! » Et elle ne ment pas ! Tourné dans un coin de studio orné d’une statue, de trois tentures et d’un coussin, Messaline et Agrippine nous content les aventures sexuelles des deux inséparables coquines à la libido explosive qui, entre deux récits de leurs exploits, n’ont de cesse de trouver le moyen de débaucher Pijon (de « pigeon » ?), un pauvre gaulois que l’on dit « étonnamment bien membré ». Entre deux stock-shots flous, Puig accumule 75 minutes durant et de façon désordonnée un nombre impressionnant de scènes érotiques qui relèvent toute de la comédie graveleuse.

 

C’est ainsi que Claudius le bègue conte ses aventures avec trois exubérantes tigresses avant d’être interrompu par un vaillant Gaulois qui ne demande qu’à être sodomisé 000 0014tant et si bien que le pauvre soldat en perd sa moustache. Mal en prit au pauvre Claudius qui en ressort avec une inflammation des parties génitales.

Puig (Jacob Most) mélange tous les genres avec insolence et allégresse. Vaudeville, comédie, non sens, péplum et malgré l’énormité de la chose, la mayonnaise prend. On se surprend à rire de bon cœur. Il accumule les anachronismes : Vénus téléphone en plein ébat à un client fort impatient, Pijon joue un flamenco enflammé à Agrippine qui se malaxe les seins en rythme pendant que les Romains commentent ses exploits comme s’il s'agissait d’un reportage sportif pour la télévision ! Le final ébouriffé ressemble à une gigantesque partie de billard. Les romains courent à la queue leu-leu pour pénétrer Messaline et messaline3 affiche ssAgrippine à une cadence effrénée. Chacune doit battre le record de l''autre afin de remporter le jeu. 457 coups de membres virils contre 385. Messaline est élue « grande gagnante » !

Tout cela se terminera par une bacchanale digne des Folies Bergères où jupettes et voiles vestaliens s’envolent au son d’un french-cancan dynamique.

La trame conductrice est bien sûr Pijon, ce pauvre Gaulois si extraordinairement membré mais si tristement chaste. Chasteté que lui volera la Prêtresse de Bacchus après lui avoir arraché à pleines dents un surplus de prépuce qu’elle recrache profitant ainsi pleinement de ce membre si convoité. « Messaline et Agrippine » est un véritable festival de grimaces qu’un hybride entre messaline trump overblogAlvaro Vitali et Jean Lefebvre n’aurait pas renié, de gags iconoclastes et de joyeuses trouvailles. La version française pour une fois aussi ridicule soit elle accentue le comique des situations. Toutes les caricatures imaginables sont présentes : l’empereur fofolle, les servantes lubriques, les vaillants guerriers aux lances en plastique et les centurions frustrés.

Puig (Jacob Most) semble avoir voulu faire un clin d’œil à « Salo » lors du récit d’Agrippine qui joue les narratrices de façon si évocatrice qu’elle en fait bouillir l’eau du bain de Messaline. « Messaline et Agrippine » est une gentille surprise, une véritable comédie de bazar, un fouillis parodique si plaisant qu’il réjouira les amateurs de n’importe quoi et les admirateurs d’Ajita Wilson dans le rôle de cette Vénus d’ébène ».

 

(les photos ne proviennent pas du film cité)

Par Jacques Moritz - Publié dans : Actualités
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

baphomet charnel overblog

 

« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

lilith sm latex

 

 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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