Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 15:22

 

Pour saisir la liaison qu’il pouvait exister entre le Phallus et l’emblème animal du bouc, nous écrivions : « Priape, saint phallique, devint Satan, dieu de la chair (démon). Celui que l’on adora jadis comme dieu sous la forme d’un phallus dressé fut converti en démon de la licence sexuelle. Bien qu’il demeure aujourd’hui encore une phonétique troublante entre les mots Gott (Allemand), Goth (Anglais) signifiant « Dieu » et « God » pour « godemichet » (phallus) et surtout « goat » (Anglais) signifiant « bouc ». Les dévotes qui s’agenouillaient devant Priape sous la forme du saint Phallus l’appelaient « my Goth » ou « my Goat », ce que nombre de femmes anglo-saxonnes répètent aujourd’hui encore soit en invoquant leur dieu ou en voyant un objet viril oblong ».

 

Ainsi, pour celui qui a compris que l’emblème animalier du bouc représente le phallus, il saisira aussi que celui du chat figure, dans le culte rendu à Bastet, le sexe féminin (Mullos). Bien sûr, il est très courant et commun de lire que « le chat fut l’emblème de Bastet, que nombre d’Egyptiens capturaient ces animaux qu’ils faisaient embaumer pour suivre des rituels fétichistes liés à la fécondité, mais aussi à la santé ». Mais quelques initiés, ayant remarqué les correspondances et constaté que Bastet, dans l’Arbre Séphirotique, est placée dans la Sphère de Vénus, savent bien que le chat n’est pas l’idole du culte mais son substitut métaphorique, l’original étant le Mullos. Et nombre d’amants, d’époux malheureux, d’hommes en manque ou en quête d’une femme, invoquaient Bastet - imagée d’abord par une lionne (comme l’orientale Durgâ), puis par une panthère (cf. les Bacchantes), enfin un chat ou plutôt une chatte – et lui sacrifiaient un chat pour obtenir satisfaction. Plus tard, ce fut même un chat factice qui fut utilisé, en cuir, en or ou imitation, en pierre et en cire, sous la forme d’un ex-voto, par le fidèle en quête d’un sexe de femme, d’une luxure, d’un rapport physique.

 


 

Aussi, dans les antres secrets des temples antiques dédiés à Bastet, les femmes portaient des tenues les faisant ressembler à des chattes. Ce n’était pas seulement pour figurer leur goût pour la luxure ou pour attester de leur activité de prostitution ; il courait une conception figurative que les démons incubes succubes, les Fantasmes, Fantômes et autres Coquemares, pour celles et ceux qui les avaient perçus, les décrivaient avec les allures d’un chat ou d’une chatte, agiles et souples pour voler dans les airs, rapides de mouvement comme l’éclair, le regard perçant et influençable, avec l’aptitude d’un fauve qui aime jouer avec sa proie, l’homme, avant de le posséder définitivement. A ce titre, elle est comparable à Lilith, c’est pourquoi l’antique sumérienne inspirée par Innana, acquit assurément des talents de Bastet pour devenir la démone redoutable du moyen-âge. L’auteur Jean-Louis Bernard, dans son livre « Les Archives de l’Insolite et l’Egypte sans Bandelettes, traite de « Lilith » et consacre un passage à Bastet, écrivant : « Ainsi, les courtisanes sacrées attachées au culte de la déesse Bastet en Egypte manifestent-elles un aspect dévorant voire parfois infernal. Bastet vampirisait la vitalité sexuelle des hommes, mais dans un but mystique ». Le verbe « vampiriser » n’est pas utilisé par hasard, il rend compte de toute cette sorcellerie qui vit pratiquer les exercices luxurieux en vue d’obtenir des résultats magique.

 

 

Non, ceci n’a rien à voir avec un quelconque amour pour les chats mais concerne des « vœux » que des hommes et des femmes faisaient au temple en compagnie de prêtres et de prêtresses leur demandant des réalisations dans le domaine des luxures. Et comme au temple de Pan la figure du bouc tâchait par le bestiaire animalier de représenter le divin Phallus érigé, dans celui de Bastet la représentation du chat – ou de la chatte – se substituait à un sexe féminin ou Mullos.

 

On connaît Bastet figurée par un chat ou par une femme portant les signes d’une chatte ; bien avant, elle eut l’apparence d’une lionne. Ceci rappelle de manière surprenante Durgâ, la divinité de la mythologie orientale. Tandis que Shiva est identifié avec Saturne puis Seth pour son « concept de destruction », Durgâ peut bien être la correspondance avec Bastet. Pour trouver la lionne Bastet, il faut conjecturer avec l’impossible de la mystique, c’est-à-dire imaginer ce qu’on ne peut plus trouver dans les documents puisqu’ils ont disparu : c’est le fameux nom « Heith » signifiant autant « péché » que « luxure » ; « perpétuation », « génération » et « bête », confère la Grande Bête (666). Pouvant se prononcer « Heith » ou « Cheith » (Sheit), on retrouve ce phonème dans nombre de divins devenus depuis des démons, autant dans « Hathor » que dans « Bastet » et dans « Seth ». Même « Cheith » pour « Bastet » a-t-il aidé à concevoir ce mot de « chat », le caractère « Chet » pouvant s’entendre « h » ou « ch » ou « q » (k) qu’on trouve dans « Katz* » en allemand, « cat » en anglais par exemple. Et les initiés savent que « Heith » (Chet) communique avec « Teth », l’arcane du serpent magnétique. Il n’y a qu’un pas entre l’un et l’autre. Et « Teth » se rapporte au Soleil qui est le maître du Lion. D’où Bastet sous sa forme de lionne. Dans pareil cas, son nom étudié par le biais de la science occulte évolue en « Ba-Sheit », pour « Ba » (Beth) ou le « dortoir », le « lupanar » de « Heith » la puissance luxurieuse projetée par la Bête (666).  

 

Ne dit-on pas d’une femme, lorsqu’elle est attirante ou sexy qu’elle est « racée », « féline », « jusqu’au bout des ongles », ceux « d’une tigresse », par exemple ? Chaque allusion descriptive fait référence à un félin, et selon l’intensité de la sensualité, l’animal cité va du chat à la panthère, de la tigresse à la lionne. Est-ce exagéré de reconnaître un lien pouvant exister entre les prêtresses du temple de Bastet et les Bacchantes romaines, réputées pour appartenir au culte de Bacchus, mais la description de leur tenue en peau de léopard marque une proximité mystique évidente. Dans ce cas, on remarque même une phonétique presque semblable entre « Bast » et « Bacchante », « Samech » pouvant se prononcer « s » ou « x ». Certains jugeront ce dernier point facétieux.  

 

(lire « Invocation à Bastet »)

 

Dans le chapitre « Satan sodomite », nous précisons que le nom « Bastet », hérité de l’égyptien probable « Bast », syllabe que l’on trouve dans la ville de « Bubastis » nommé antiquement « Phibeseth » ou « ville de Bastet », est subtilement formé de « B » ou « Beith » et « Seth ». Si Aleph est mâle, Beith est féminin ; signifiant aussi bien « intérieur », « temple », « intimité », « couple » et encore « voûte » : alors associez ces sens avec celui originel de « Seth » ou « pilier en érection », et vous saisirez combien « Bastet » voulut dire anciennement « voûte intime du pilier en érection ».


(* Des historiens disent que le mot « cathare » vient de « chat » : en Europe septentrionale, on identifiait le Diable à un chat noir. Nicolas, évêque de Cambrai de 1152 à 1157, traitait déjà les hérétiques de « catheros », du latin, « catorum » signifiant « chat ». Au moyen-âge, le mot « cathare » veut dire « chat », puis « adorateur du chat ». On ne sait si ce mot vient du latin « catus », terme employé aussi péjorativement pour désigner les Bons Hommes et les Bonnes Femmes qui, eux mêmes, ne l’employèrent jamais. En 1190, Alain de Lille affirma que « les cathares, qu’il nommait Catus, baisaient le derrière des chats noirs ». Le terme « cathare » fut très employé par l’Eglise romaine pour définir son mépris de l’hérésie. C’est un moine, Eckbert de Schönau, ancien chanoine de Bonn, qui en 1163, commença à employer ce terme dans ses sermons contre les hérétiques où il reprenait aussi les appellations injurieuses de Piphles pour la Flandre, de Texerants pour la Gaule et de Cathares ou « Ketzer » pour la Germanie. « Ketzer » qui signifie donc aussi « hérétique », dérive du vieil allemand « Keter » qui se dit « Katte » et dont le sens est « chatiste ». Ce dernier mot est un terme insultant désignant tous les hérétiques en général et les cathares en particulier, indiquait qu’ils devaient être considérés comme des « adorateurs du chat », noir de préférence, et « qu’ils étaient donc des sorciers ». Chatiste, proche du terme Catier, fut le mot favori qu’employa Robert le Bougre, pour stigmatiser les victimes de ses répressions.)

 

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 15:19

Le célèbre épisode biblique se déroulant à Sodome n’est pas mentionné dans un ouvrage religieux parce que ses habitants pratiquaient une sexualité déviante ; mais surtout parce qu’ils l’exerçaient au nom d’un certain culte. Hérodote le raconte à sa manière, d’autres historiens de ce temps s’en portent officiellement « témoin », tous les peuples du Moyen-Orient antique adoraient des cultes où la luxure faisait bon ménage avec la religion. Aussi, ceux des hommes qui combattaient contre ces mouvements, exigeant des leurs une conduite pieuse, firent couler le sang pour imposer à la mystique de régner par la prière et non par la prostitution.


 

Sodome ou l’époque du culte infâme : par exemple, en Inde antique, Jacques-Antoine Dulaure (Jacques-Antoine Dulaure – Des Divinités génératrices ou du culte du Phallus chez les anciens et les modernes) rend compte d’une anecdote surprenante à propos des mœurs en cours pour Shiva : « Dans le pays de Canara, les prêtres de Shiva, lorsqu’ils sortent de leurs pagodes, sont nus et se promènent ainsi dans les rues, en faisant retentir une sonnette. A ce bruit, les femmes, même les plus qualifiées, accourent au-devant de ces pieux personnages, et baisent dévotement leurs parties sexuelles en l’honneur du dieu Shiva »

 

Dans le même registre : « Un turc insensé parcourait, tout nu, les rues d’Alexandrie en Egypte. Il entrait dans les boutiques, prenait ce qui tombait sous sa main sans le payer. Pendant qu’il se livrait nu à ces actes de folie arrive une femme. (Là voici qui se baisse) et prend, à genoux, la partie du fou que la décence ne permet pas de nommer, quoiqu’elle fût plus malpropre que la boue même ; elle la baise et la porte à son front. Le saint ne fait aucune résistance ; la femme suit son chemin, et le fou, d’un air dédaigneux, continue sa marche nonchalante. Pokoke vit à Rosette deux de ces fous qualifiés de saints. Ils étaient nus, et des femmes leur rendaient dévotement le même hommage ». 

 

Chez les Romains, certaines célébrations en vue d’obtenir une bonne fécondité montrent des pénétrations publiques, des introductions licencieuses. « Les dames romaines, pendant la fête de Vénus, montaient en cérémonie au mont Quirinal (Quirinus, équivalent de Mars ; nom tiré de « Qeren » ou « Cornes »), où s’élevaient la chapelle du Phallus ; s’emparaient de cet objet sacré, et le portaient en procession jusqu’au temple de Vénus Erycine, situé hors de la porte Colline. Arrivées dans le temple de la mère des amours, ces dames plaçaient elles-mêmes le Phallus dans l’intimité de Vénus ».

 

Puis au cortège : « Un char triomphal porte une espèce d’autel, sur lequel repose le Phallus, d’une grandeur colossale. Un génie (plus tard un satyre), s’élève au-dessus du simulacre, et tient sur lui une couronne suspendue. Le char, ainsi que la figure du génie, sont entièrement abrités par un dais ou vaste draperie carrée, soutenue aux quatre coins par des piques, dont chacune est portée par une femme à demi-nue. Ce char est traîné par des boucs et des taureaux, sur lesquels sont montés des enfants ailés. Il est précédé par un groupe de femmes sonnant de la trompette. Plus avant, et en face du char, est une forme caractéristique du sexe féminin, représentant le « Sinus vénéris ». Cette forme, proportionnée au Phallus élevé sur le char, est maintenue par deux génies qui semblent indiquer au Phallus la place qu’il doit occuper ». Puis, les femmes reconduisaient pieusement le Phallus dans sa chapelle, qui devint célèbre, car l’empereur Héliogabale, où il établit un sénat de femme, « chargées de décider sur des questions de galanteries et des débauches. Ces assemblées se tenaient à l’occasion de la fête du Phallus ». (tiré du recueil intitulé : « Du culte secret des dames romaines »)    

 

Des jeunes femmes offraient leur virginité au « Goat », leur dieu (Priape), ou le faisaient croire : « A la veille de se marier, n’étant plus vierges, elles confessaient comme excuse, qu’elles avaient fait le sacrifice de leur virginité sur le pieu de Priape. Idem pour Mutinus, dit Lactance, « sur l’extrémité duquel les nouvelles mariées venaient s’asseoir, afin que le dieu paraisse le premier avoir reçu le sacrifice de leur pudeur ». Lactance précise que dans quelques contrées de l’Inde, « où le dieu de fer ou de bois, opère entièrement le sacrifice ». Des femmes mariées commettaient pire, « souhaitant détruire le charme qui les maintenait dans un état de stérilité » ; « mais, ajoute-t-on, plus aguerries que les jeunes épouses, leur dévotion s’étendait plus loin ». « Ne conduisez-vous pas, même avec empressement, dit Arnobe aux maris, vos femmes auprès de Tutinus ; et, pour détruire de prétendus ensorcellements, ne les faites-vous pas enjamber l’horrible et immense Phallus de cette idole ? » 

 

Meusius a donné la gravure, image fidèle d’une représentation, qu’on trouve dans la galerie de Florence, d’une femme qui se tient debout, couverte sur sa tête, tenant ses bas vêtements relevés, et laisse sa partie inférieure découverte tandis que dessous, un énorme Phallus s’élève de terre jusqu’à sa partie sexuelle.


« Les femmes se découvraient fort indécemment devant le taureau Apis : elles faisaient la même chose devant le bouc de Mendès ou de Chemnis, et poussaient même beaucoup plus loin leur étrange dévotion. Dans l’intention, sans doute, de détruire le charme prétendu qui les maintenait dans un état de stérilité, elles s’offraient au bouc sacré, et se livraient à son ardeur brutale. « Rien de si certain, dit le traducteur d’Hérodote, que l’infâme coutume d’enfermer des femmes avec le bouc de Mendès. La même chose se pratiquait à Chemnis (ville du Delta). Mille auteurs en ont parlé ». « On y voit encore, dit Vivant Denon, un édifice enfoui jusqu’au comble. C’est sans doute le temple dédié au dieu Pan, autrefois consacré à la prostitution. On y rencontre nombre « d’halmès » et de femme publiques, sinon protégées, au moins reconnues et tolérées par le gouvernement. On m’a assuré que, toutes les semaines, mêlant le sacré au profane, elles y commettent entre elles toutes sortes de lascivités ».

Le premier moyen-âge voit s’émanciper les luxures de Satan. Pour preuve ce témoignage de Gerson : « Que de choses à dire sur ces convents de religieuses, qui sont moins des communautés de vierges consacrées à Dieu, que des lieux de prostitution, habités par des femmes livrées à tous les excès de la débauche, à la fornication, à l’inceste, à l’adultère, à tous les actes de luxure et de méchanceté en usage chez les femmes publiques ; mais je suis retenu par la pudeur et par la crainte de m’engager dans de trop longs discours ; car nos monastères actuels, que je ne puis appeler des « sanctuaires de Dieu », sont-ils autre chose que des « infâmes repaires de Vénus », qu’un refuge où de jeunes gens, lascifs, impudiques, viennent assouvir leur luxure ? Et aujourd’hui n’est-il pas reconnu que faire prendre le voile à une jeune fille, c’est comme si on la livrait à la prostitution dans un lieu de débauche ? » (Jacques-Antoine Dulaure – Histoire civile, physique et morale de Paris)

 

« Les principes de la religion étaient méconnus, et les croyances les plus absurdes continuaient à être en vigueur. On croyait fortement à l’influence des astres, aux présages, à la magie, à la vertu des reliques ; Paris n’était jamais dépourvu de sorcières ou devineresses. On continuait à fabriquer en cire des images baptisées par un prêtre ; on les torturait, on les perçait au cœur, dans le dessein de faire souffir ou périr les personnes dont ces images avaient reçu le nom ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 15:03

(sujet complémentaire du chapitre "Qui est le Satan ésotérique ?"


Cette « chose en plus » peut être, en partie au moins, découverte avec l’aide de « Chet ». Sa valeur totale est 418, qui est celle également du mot « bête ». Ce terme revêt un caractère mystique fort pour certains initiés épris d’ésotérisme. En effet, que ce soit Baphomet, Bacchus, Pan, et tant d’autres, leurs activités furent jadis confondues ou associées, dans des cercles secrets des temples grecs de l’antique Samothrace, avec celles de la « Bête », en grec « Attein ». Soit, la « Bête » (tyc) est présentement le maître de la puissance génésique et du pouvoir qui l’accompagne. En fait, au lieu de dire la « Bête », on devrait dire le « Donneur de Vie » ; et ici, le « Donneur de la puissance génésique ».

 

Son rôle est majeur ; il reçoit cette force sublime qui est la source de toutes les attractions et les répulsions qu’il convertit en une puissance adaptée au plan physique (ce nom « tyc », par la méthode de calcul dit « Kollel » permettant d’ajouter 1 au nom pour lui-même, totalise 418+1=419, qui est la valeur totale du nom « Teth » - « Chet » et « Teth » totalisent 8+9=17, la valeur de « Guedi » ou « Capricorne » ou « Zeboub », les « Transporteurs de cette puissance génésique » - : il y a du Grand Agent Magique dans la « Bête »). On traduit aussi le nom « tyc » par le « Vivant », c’est-à-dire le « Donneur de Vie » et le « le maître de la vitalité » (le mot « vitalité » est le même que « bêtes » (tvyc)).

 

Le serpent est l’emblème de la sensualité mais « Heith » est la puissance génésique, c’est-à-dire la puissance sexuelle. On dit que la « Bête » est le réservoir de l’énergie vitale (le « Vivant ») ; mais c’est aussi le réservoir de l’énergie sexuelle. On trouve écrit, à son sujet, dans la Genèse : « Ainsi que des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et femelle, pour en perpétuer (tyc) la race sur toute la surface de la terre ». (Gn 7 – 3) Le verbe « perpétuer » rend bien compte de l’activité sexuelle dans le plan physique. La Bête ou « Attein » ou « Heith » est réellement cette entité régnant au carrefour entre le dernier plan subtil et le premier plan physique, qui reçoit sa force d’en haut mais la dégage dans le domaine de la chair. C’est lui le réservoir d’énergie et de la force vitale, ainsi que de la puissance sexuelle. C’est lui le Grand Agent Créateur qui introduit la loi venue d’en haut, la force de la lumière magnétique subtile dans le mouvement physique, dans toute chair. C’est de lui qu’émane toute force animale ; c’est de lui que s’échappe toute force sexuelle influente, c’est lui le champ de la force magnétique sexuelle. C’est lui qui est cherché dans toute expérience ou pratique sexuelle et c’est en lui et avec lui qu’on vit dans le moindre ébat dit lascif.    

 

Ce qui se dégage de toute femme favorable ou yoginî et engendre une frénésie des sens est « Heith », ou l’énergie de la « Bête » (tyc). C’est la présence de sa puissance auprès de la femme favorable ou yoginî, variablement étendue et intense, qui est à l’origine ou à l’initiative de la moindre tentation sensuelle, physique, mentale (libido), et impose toute forme de vénération.

 

On peut se demander pourquoi la « puissance génésique » est-elle identifiée, en mystique, avec une entité, appelée la « Bête » ? La réponse est la suivante : « tyc » est utilisé pour « bête » dans le verset suivant : « Elohim (Dieu) fit les bêtes (tyc) sauvages » (Gn 1 – 25) ; et pour « perpétuer » dans celui-ci : « Ainsi que des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et femelle, pour en perpétuer (tyc) la race sur toute la surface de la terre ». (Gn 7 – 3) On peut en déduire que la « Bête » est le maître de la puissance génésique.

 

Par ailleurs, on l’a souligné plus haut, des auteurs occultistes racontent qu’il exista certains temples secrets de la Grèce antique, ceux de Samothrace, où des initiés pratiquaient un culte très mystérieux, et honoraient une entité supérieure, figurée par un bouc, et qu’ils appelaient la « Bête » ou « Attein » (Heith).

 

Tout ce qui trouble l’esprit, enivre les sens, fait trembler la chair est quête de « Heith », envoûtement de « Heith ». Tout ce que cherche l’homme mâle dans chaque activité sexuelle, ce dont il veut se gaver et se réjouir dans l’ivresse des sens est « Heith ». Ce qui se dégage de toute femme favorable ou yoginî, qui la rend attirante, fascinante et parfois irrésistible est « Heith ». Ce qui émane chez elle d’une sensualité enivrante, d’une influence sexuelle dominante, provoquante et même agressive, est, en réalité, la toute puissance de « Heith ». Toute femme favorable ou yoginî est son « instrument », son support ; d’elle se dégage constamment « Heith ». Et tout homme, face à « Heith », tremble d’une excitation évoluant rapidement en une sorte de frénésie délicieuse, et n’a de cesse « d’avoir du répondant ».

 

Il est un Dieu mais il est appelé la « Bête », « Attein » ou « Heith » parce que son nom « tyc » signifie pareillement « bête », « vitalité » et « perpétuer l’espèce ». Ce verbe « perpétuer » entend la reproduction, nécessitant impérativement l’action de « Zakhor » et de « N’qava ». Ainsi il n’est pas rare d’entendre certains mystiques l’appeler aussi « le Grand Copulant ». Une chose est sûre : c’est lui le Créateur de l’activité sexuelle dans le domaine de la chair ; dans ce domaine, son implication est totale.

 

Après, on dira : tout désir est un appel à son pouvoir ; toute beauté le glorifie ; toute extase le célèbre. Toute femme favorable ou yoginî qui se fait désirable lui rend hommage ; toute licence prouve son règne et permet d’être en sa présence ; et cependant, il n’est point une réalité physique, un animal sauvage et secret qui régnerait au fond d’un bois ; il est une entité subtile, supérieure, immortelle de surcroît, régnant depuis le fond des âges, de tous les âges, le plus fidèle d’entre tous, et indispensable au bon fonctionnement de toute l’œuvre de la création de la vie, de la nature et de l’homme. Sa vitalité est aussi ardente que le rayonnement du Soleil, sa jeunesse est éternelle et sa puissance génésique ne connaît pas la moindre faille. Sans lui, la vie physique s’éteint définitivement ; sans lui, le règne des hommes dans ce monde terrestre disparaît. Son règne est dans le plan subtil, à la croisée des chemins entre les mondes intemporel et temporel.

 

Les Bacchantes se nourrissent de lui et le glorifient sans cesse, agissent dans l’invisible à sa convenance ; les Maroukh écoutent ses moindres volontés. Certaines figures montrent Lilith montée sur la « Bête », la chevauchant.

 

Le mot grec « Attein » totalise 666 selon la guématrie grecque :

 

Valeur des lettres selon la guématrie grecque

A

T

T

E

I

N

1

300

300

5

10

50

 

 

 

 

 

666

 

De là à considérer que la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » (tyc), « Celui qui personnifie la toute puissance génésique », peut porter sur lui le nombre 666, il n’y a qu’un pas à franchir et que certains ont, depuis longtemps déjà, dépassé.

 

 

S’il est lié au Soleil, il l’est aussi de la Lune (il figure le Soleil dans la Lune). Dans le corps physique, le caractère sacré « Chet » correspond avec la poitrine, et l’on établit immédiatement ce lien subtil mais efficace, sensuel et puissant existant entre la poitrine féminine et le désir sexuel. D’une image, on devinerait presque cette partie du corps féminin comme la source de la puissance génésique, et que l’on ne trouve pas pareillement du tout chez l’homme mâle.

 

« Chet » correspond avec le signe du Cancer, pouvant figurer ici, d’une façon expressionniste, comme une impressionnante matrice par laquelle sort le futur monde humain. Ce signe du Cancer a pour maître de constellation la Lune, qui est, par ailleurs, l’élément du caractère « Guimel » dans le Tarot.

 

Ainsi connaissons-nous cette célèbre figure d’un bouc (la « Bête ») assis sur le monde.

 

Contrairement aux planètes qui règnent souvent dans deux signes différents (ex : Vénus est maître du Taureau et de la Balance), la Lune gouverne un seul signe, le Cancer. Par conséquent, comme à la Lune correspond le caractère sacré « Chet », celui-ci est lié à la femme.

 

De son côté, on dit de l’homme qu’il représente, dans le plan physique, le Soleil. Celui-ci est le maître du Lion (comme pour la Lune, le Soleil gouverne un seul signe). Et la lettre se rapportant au Lion est « Teth » (s’il fallait, avec les mêmes éléments, considérer l’homme et la femme dans leur dimension astrale, nous dirions que l’homme est « Tav » et la femme « Kaph », et, en regard au Tarot, qu’elle est « Resh » et lui « Quoph »).

 

 

Comme figure symbolique de leur réalité subtile, l’homme « Teth » prend la forme d’un serpent et la femme « Chet » celle d’un crabe ou plus correctement, sa matrice prend la forme d’un crustacé marin. Sans faire trop d’étude, on saisit de suite que c’est le sexe de chacun qui a pris, dans le plan physique, cette forme correspondante.

 

« Chet » diffuse constamment, avec plus ou moins d’intensité, les « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » ; et « Teth », aidé par sa dimension astrale sous le signe de la Lune (Tav), n’a de cesse d’être en attitude contemplative afin d’absorber ces effluves envoûtants. Ainsi s’écrit le processus sensuel.

 

 

Dans le tantrisme dit de la « Main Gauche », la femme favorable ou yoginî est « Chet », véritable maîtresse dans l’art d’Eros, qui apparaît comme un centre d’émission de la propre chaleur de la « Bête », cette « ardeur » aux sensations « bestiales », capable de balayer toute raison sur son passage, faite de virilité (vîrya), de magnétisme animal (il ne s’agit pas du magnétisme propre aux animaux, mais du magnétisme qui se dégage du corps astral d’un homme et n’a d’autre volonté que d’agir sur un autre corps astral ou de l’influencer) et de luxure charnelle. Finalement, la femme favorable ou yoginî est plus ou moins séduisante à mesure qu’elle laisse passer à travers elle cette ardeur qui n’est pas la sienne mais celle de la « Bête ».

 

On rapporte que cette chaleur de la « Bête » se propage invisiblement, mais qu’elle est perçue comme une énergie allant en zigzaguant à la manière d’un serpent. On trouvait déjà cette image lors de l’étude de la formule OD OB AOUR, disant aussi qu’elle figurait, d’une certaine façon, Eros. Là, nous sommes dans le domaine le plus phallique, celui qui concerne directement l’émission de la sensualité ou force sensuelle dans le règne humain. Celle-ci est entièrement la chaleur de la « Bête » et c’est la femme favorable ou yoginî qui la diffuse constamment, plus ou moins intensément, et l’homme qui l’aspire et l’absorbe pour la renvoyer transmutée à son « occulte » expéditeur.

 

le psychopompe Anubis, nommé par les membres occultes, "Anpu", 137


(Ouvrons une courte parenthèse à propos de 137, bien que le sujet dépasse largement notre étude présente. Le nombre 137 est compté comme essentiel dans l’étude de la lumière, de la physique à la lumière mystique. On en veut pour preuve que 137 est la valeur numérique de « constante de structure fine » étudiée dans le phénomène révélé par des scientifiques du Big Bang. C’est, dit-on, « le rapport entre la vitesse de la lumière et la vitesse d’un électron dans l’orbite d’un atome d’hydrogène ». Dans un tout autre domaine, le mot « Kabbale » (hlbq) (pouvant signifier « recevoir la lumière ») a pour valeur 137. (Source – Georges Lahy – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale))

 

Homme

Femme

« Teth » (419)

apparence physique du sexe : serpent

« Chet » (418)

apparence physique du sexe : matrice (écrevisse, crabe) ; expression du pouvoir féminin

« Teth » et sa dimension astrale :

« Teth N’qava » (576)

18, 18ème lettre ou « Tsaddé »

 

apparence générale : la figure de l’homme couché (Shiva) ou du méditant en phase de sublimation de sa Déesse

« Chet » et sa dimension astrale

« Chet Zakhor » (645)

15, 15ème lettre ou « Samech »

 

apparence générale : le serpent séducteur dont les mouvements de déplacement sont sensuels

 

Nous écrivons ci-dessus que la femme est « Chet » et cependant nous préférons étudier la femme favorable ou yoginî ; pourquoi ? Car, si toute femme est « Chet », chacune choisit de s’émanciper selon sa volonté ou celle qu’on lui impose. Ainsi, certaines femmes feignent d’ignorer « Chet », d’autres réfrènent ses ardeurs, des dernières s’interdisent de penser à lui.

 

Dâkinî en tibétain

L’inscription est une traduction TIBETAINE de « Dâkinî », et se lit (la transcription par tr est très approximative pour ce qui est du 2ème mot) GA TRA' MA. Les caractères sont de l’alphabet tibétain, très librement et lointainement dérivé du sanscrit. Disons: un alphabet sanscrit si simplifié, qu’il ne ressemble plus que de très loin à l’original.

 


La femme favorable ou yoginî s’exclut de toute censure sociale, éthique, politique, religieuse ou humaine. « Chet » est si puissant en elle et la sublime tant, qu’elle vit naturellement hors de toutes les convenances et assume sa nature au point de la rendre toujours plus envoûtante.

 

Dans la véritable pûjâ des tantristes de la Main Gauche, lors de certains rituels, le méditant célèbre sa maîtresse qui est cette femme favorable ou yoginî, celle qui diffuse intensément les « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » ; il sait soudain discerner la maîtresse de la chaleur ardente émanant d’elle et reconnaît alors « Heith » et « Celle qui commande à cette énergie particulière ».

 

Dans la cérémonie, quand monte l’exaltation, le corps de la femme favorable ou yoginî devient la forme de celui de la « Bête ». Ce qui retourne les sens, bouleverse les émotions, apporte l’extase mais aussi transcende la réalité du tangible est cette fièvre ardente, brûlante de la « Bête ».  

 

Mais ces « effusions ardentes » possèdent d’autres propriétés : outre leur magnétisme intense, elles possèdent la vertu de rapprocher le méditant de son Créateur, d’approcher le mystère de la Création, les origines de la vie, les forces qui l’entretiennent ; et bien sûr aussi les puissances de l’amour qui règnent là.

 

La pûjâ tantrique a peut être inspirée certaines cérémonies secrètes, c’est-à-dire réservées à quelques mystiques confirmés, pratiquées dans des petits temples très confinés, ou dans des demeures luxueuses. Le dernier Livre d’Hermès en témoigne, d’autres auteurs le racontent à demi mots, l’occultisme le précise, « ainsi qu’en Samothrace et dans les plus anciens temples égyptiens, des cultes (ici le culte des Kabirs) devinrent, dans les temples grecs, en grande partie phallique et, par suite, obscène aux yeux du profane ». Ou encore : « On se rappelle cette tête de chèvre, objet du culte sexuel des anciens Mendès (ville d’Egypte) qui adoraient le Dieu-Bouc ». Celui qui était évoqué dans l’exaltation et le mystère était « Attein », la « Bête », « Heith », ou le « Vivant ». C’est Lui qui donne la vie, et la puissance génésique aussi.



 

« Chet » est la femme favorable ou yoginî, la maîtresse qui diffuse « Heith » ; dans la cérémonie mystique, elle est la forme du corps de « Heith » (comme il est rapporté par ailleurs : « (…) Dans les temples de Hathor, la femme ne se contente pas d’être la représentante de Hathor, elle est Hathor elle-même »). C’est pourquoi elle est alors évoquée par le nombre 666, non seulement car elle émane les propres « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » en grec ; et chacun sait désormais que ce nom totalise 666 dans la guématrie grecque, 666 dans la guématrie kabbalistique par 36, ou 418.

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 15:14


Les deux frères « Eros (svra) et (v) Thanatos (svent) » : 

Eros, personnification du Désir : Thanatos, personnification de la Mort ;

« os », terminaison grecque ; donc, en l’ôtant :

Er[os] (201) et (6) Thanat[os] (459) = « Er et Thanat » (ent v ra), dont le chiffre est 201+6+459=666 ;

Selon ce concept, 666 = Désir et Mort

 

Etonnant de relever que l’arcane du Tarot lié à l’influence diffusée par Eros est le Désir, dont la lettre correspondante est « Teth » (tye), dont l’orthographe hébraïque est proche de « Thanat » (ent), « Nun » (n), lettre correspondant à l’arcane de La Mort, venant remplacer « Yod » (y), étant la vie. Correct.

 

Donc, si Eros serait « Teth » (le serpent magnétique), « Thanat » serait bien logiquement son frère. Et [Teth & Thanat] totalisent 419+6+459=884 ; nombre total de « Nahash » (wcn ; 106+418+360=884) par la méthode de calcul « Pashouth Oumalé », signifiant « serpent » (ou « sorcier », « magicien » ; Grand Agent Magique).

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 14:48

La figure de l’angelot ailé au visage joufflu (figure de Cupidon pas du tout d’Eros ; mais le premier fut identifié au second par les Romains),  tâche au mieux de présenter un culte aux apparences ludiques. Pourtant, il y a fort à penser qu’à l’origine, l’inspiration vint des armées. Les soldats n’étant pas décrits comme des êtres angéliques mais comme des batailleurs et fréquentant les terrains de la mort, comment un fétiche sorti de leur esprit a-t-il pu devenir l’emblème de l’amour ?


                                                                                           Un "braquemart"


A propos du culte qui était rendu à Mars : « Ces peuples, dit Hérodote, n’ont aucune espèce de temple, plantent en terre une épée nue, qu’ils adorent avec beaucoup de vénération, comme étant le dieu Mars ». Les Romains adoraient une lance, et c’était là leur Mars, comme le témoigne Varron. En effet, le mot « Quirinus » (de « Qeren » (Nrq) signifiant « cornu »), qui était aussi le surnom de ce dieu, dérivait de « curis », qui, chez les anciens Sabins, signifiait une lance. Ainsi, lorsque les Sabéistes eurent découvert la planète que nous appelons « Mars », et qu’ils voulurent la diviniser, ils empruntèrent le nom et la figure des fétiches adorés chez plusieurs peuples comme divinités de la guerre, et ils caractérisèrent le signe de cette planète par la pointe d’une lance, ainsi qu’elle est encore représentée ».


 

(Symbole de Mars, un cercle avec une flèche dressée par sa droite : on retrouve la même flèche dans la main d’Eros ; sauf que ce dernier ne tue pas avec son arme mais trouble les cœurs.) 

 

  1. Si Mars est figuré portant une lance, Eros tient une flèche ;
  2. Aeshma, Génie perse, futur Asmodée identifié plus tard à Cupidon, fut à l’origine une divinité de la guerre comme Mars ;
  3. L’association du culte de Mars avec celui de Vénus résulte d’une réalité : les soldats, bien rémunérés et souvent en déplacement, fréquentaient des prostituées dans des lupanars, lieu de prédilection de Vénus.

 

« Ces peuples ne voyaient point dans la lance, leur objet d’adoration, un dieu, leurs idées étaient trop bornées, trop grossières pour concevoir une essence spirituelle et dégagée de la matière ; Mars n’était pas pour eux un dieu mais un talisman, un fétiche qui pouvait contribuer au succès de leurs guerres, à la gloire de leurs nations ».

 

« Le nom de Mars paraît même n’avoir signifié qu’une arme offensive ; d’où sont dérivés les mots « marteau », « martel », « braquemart », espèces d’armes autrefois fort en usage, ainsi que les mots « meurtre », « martyr », qui sont les effets de ces mêmes armes ». Mars, appelé par les Latins « Mavors », par les Gallois « Mawrth », par les Bretons « Meurth », dut sa dénomination au celtique-scythique « Mawrther », un meurtrier ». Pourtant, c’est bel et bien ce meurtrier qui va s’acoquiner avec la belle des belles, autrement dit, les soldats en guerre qui vont fréquenter les lupanars. 

 

Le Mars romain est Arès dans la mythologie grecque, nom dont la sonorité est d’évidence proche d’Eros. Quant à la Vénus romaine, nous savons, par Jacques-Antoine Dulaure, que son nom connaîtrait une origine de l’antique Carthage (cf. chapitre « L’origine de Vénus selon J-A Dulaure ») et dériverait de « Benoth » signifiant « filles » et lié à la prostitution dite sacrée. Le nom d’Eros résulte de la réunion de celui d’Arès avec Benoth (« Benoth » vint jusqu’en Syrie s’accoler à la divinité du Désir, d’où « Aphrodite Benoth » : ou « Aphrodite Vénus ») et ses prêtres, pour le nommer, prirent le commencement du nom « Arès »* avec la terminaison de « Benoth », faisant ainsi « Aroth », la sonorité « A » pouvant se prononcer « E », comme c’est le cas pour le caractère hébreu « Aleph » ; soit, « Eroth », d’où le mot « érotisme » avec « t » pour « Eros » finissant avec « s ». Ensuite, on le sait, « th » se prononçait en Syrie antique « s » et « Aroth » devint « Eros ». On ajoutera que le « O » en Egypte a toujours fait référence au Soleil, à une divinité solaire, comme O-siris par exemple, et ce caractère solaire profite à Eros par le son « O » dominant le nom. Comme c’est précisé ici : « Les Egyptiens lui appliquèrent le nom du Soleil, qui, à ce qu’il paraît, était, dans les premiers temps, appelé « O » : cri d’admiration, exclamation adoratrice, dont le caractère graphique est l’image même du Soleil. Ils formèrent de cette voyelle la syllabe « On », qui fut le nom connu et particulier qu’ils donnaient au Soleil. Quelques savants trouvent des rapports entre « On » et « Om » des Indiens ».

(* On précisera encore une proximité phonétique entre « Arès » et le mot hébreu « Aryeh » (216) signifiant « lion » ; en référence au signe du Lion, dont le maître est le Soleil, et le caractère « Teth », figuré par un serpent magnétique. En plus de la lance, « Arès » peut être lié à « lion », un animal de référence pour les soldats ; pour Eros, la lance devient une flèche et le lion le fait figurer comme un « serpent magnétique au déplacement luxurieux, « sifflant en se glissant ça et là en zigzags » (HPB – Doctrine secrète 1 ; p.55) ; ou « se déplaçant sinueusement à la manière du crocodile (Makara) car incarnant la nature sensuelle de la personne dominée par le chakra Svadhisthana » (Harish Johari – Chakras)… Tout comme avance encore le « serpent tortueux » (נָחָשׁ עֲקַלָּתוֹן) normalement figuré par Lilith. Ce qui préciserait dans ce cas qu’Eros est en réalité une femme, chose étonnante à priori ; mais, au regard de l’Histoire, son culte ayant succédé à celui de Vénus, dont la personnification est une femme, rend l’affirmation moins surprenante. La flèche rend le Génie dans une nature androgyne ; puis, le bébé angelot lui confirme son caractère ludique, espiègle, que les poètes affectionnent tant.)

 

C’est-à-dire que les soldats, ceux qui sortaient vivants des combats sanglants et meurtriers dans lesquels ils bravaient la mort, fréquentaient les lieux de luxure où des filles se donnaient à eux, impudiques, commettant ainsi leur sacrifice pour Vénus. Les hommes de courage sur le terrain avaient l’habitude d’invoquer Mars au moment d’aller se battre (d’ailleurs, le Romain répétait souvent ce leitmotiv à son prochain : « Puissent les dieux être avec toi… ») ; pareillement lorsqu’ils entraient au lupanar, les hommes soucieux de leur virilité réclamaient d’invoquer un bon Génie de la même sorte qu’Arès mais doué pour leur assurer une puissance sexuelle supérieure. Des initiés réfléchirent à la question et ainsi conçurent « Eros ».

 

De cette façon, le premier Eros fut honoré sous la forme d’une lance, puis d’une borne qui prit vite la forme d’un braquemart. Né de Vénus, les femmes étaient nombreuses pour pratiquer ses cérémonies ; né de Mars, l’eucharistie voyait s’accoupler un homme avec une femme pour célébrer le Génie.

 

Son succès fut tel qu’il dépassa rapidement les enceintes militaires et les lupanars. Il séduisit « les gymnases, se présentant sous la forme d’un beau jeune homme, fort et musclé, et fut considéré comme le protecteur des amours homosexuelles » (Michael Grant / John Hazel - Dictionnaire de la mythologie). Présent partout où la virilité fut réclamée, chez les soldats, les gladiateurs et les sportifs, le Génie né d’Arès et de Vénus attira à lui nombre de fidèles demandeurs d’une puissance virile accrue qu’il plongea ensuite dans un stupre et une luxure inégalés. C’est que les postulants, nous l’avons dit, vivant au quotidien des épreuves de force, réclamaient des réjouissances de même portée comme titre de compensation : aussi, au nom du Génie, les hommes réclamèrent les débauches les plus insensées au point de faire sombrer le Régime entier dans la décadence.

 

Mais un culte ne se fonde pas sur les pulsions bestiales des hommes. Ces prêtres de Vénus qui intègrent le culte d’Eros connaissent nombre de pratiques magiques qu’ils associent à la sexualité de l’homme et vont ainsi exercer nombre de sortilèges, invoquer Fantasmes et Cauchemars pour mettre en œuvre les noirs desseins que leur demandent de réaliser des femmes et hommes d’influence. Sur l’autel de la luxure, qui ne sera pas autre chose qu’un couple illégitime pratiquant l’œuvre de chair, des soldats serviront, le plus souvent sans le savoir, aux basses œuvres magiques. Et lorsque « l’ex-voto » concernera des buts conséquents, une demande de victoire d’une bataille par exemple, l’autel prendra la forme de plusieurs couples illégitimes qui s’ébattront lascivement dans la débauche et l’orgie.     

 

Bientôt, la « lance solaire » vient ressembler au Phallus de Priape. Preuve en est cet épisode rapporté où l’Empereur romain « Caligula, ne parvenant pas à satisfaire une jeune vierge au cours d’une cérémonie dédiée au dieu Priape, se déroulant sur le mont Phallus, va vivre des aventures polissonnes pour retrouver sa puissance sexuelle ».

 

De fait, le culte d’Eros substitua rapidement à la lance solaire le Phallus priapique. Et les soldats ne demeurèrent pas toujours ces hommes virils, surtout lors d’une cérémonie dédiée à la divinité de l’Amour et du Désir, comme en témoigne cette scène cinématographique : « Avec beaucoup plus de vraisemblance historique, le film de Guccione met en relation les aspirations de Caligula à être adoré comme un dieu avec le culte d’Isis dont il était un dévot. C’est à l'exemple des monarques hellénistiques que voulait régner le quatrième César (ne fit-il pas enlever ou copier la cuirasse d’or d’Alexandre le Grand, son modèle ?). Qu'on n'oublie pas que nous sommes au sortir du règne de Tibère, vieux romain traditionaliste qui interdit le culte d’Isis et celui de Iahvé, et ne risquait point de confondre la rigueur de l’étiquette romaine avec la licence de ses fêtes privées. La dichotomie entre le Tibère économe, pondéré, et le bouc de Capri ravagé de vices étonnera toujours les commentateurs. Apulée nous donne toute une série de précisions sur le culte d’Isis, jugé plutôt austère aux dires des uns, alors qu’il est permis d’imaginer les pires excès : après tout, les Grecs n’assimilaient-ils pas Isis à Aphrodite (Vénus) ? Pour Bob Guccione, les nobles romaines qui célèbrent son culte dans la maison de Drusilla s’ébattent dans une piscine où une statue égyptienne de pierre noire a été couchée. Elles se caressent, se masturbent, etc. et dansent autour de la pièce d’eau en répandant des pétales de roses. Caligula qui, déguisé en femme, s’est introduit parmi elles en quête d’une épouse, remarque Cæsonia et la fait venir dans la chapelle attenante où, fantaisie personnelle ou rite supposé, il lui entaille légèrement le cou et boit son sang ! Caligula rime donc avec Dracula, autrement le vampirisme aurait fait défaut au curriculum vitæ du parfait pervers polymorphe dont Guccione et consorts nous ont tracé l’esquisse. Comme sa sœur Drusilla, Caius Caligula était prêtre d’Isis. Et il y a une statue d’Isis avec sur son socle l’inscription « ISIDI SACR » ».

 

Comme c’est rapporté par ailleurs, des hommes se travestissaient en femme pour côtoyer leur divinité féminine : ici, c’est idem, Isis, en forme de Vénus, est approché par Caligula, « déguisé en femme ».


 

La « lance solaire taillée comme un phallus » devient l’emblème de ce nouveau Génie nommé Eros dont la fonction est d’assurer la vigueur sexuelle des soldats qui viennent chevaucher les plus vicieuses des femmes qu’on puisse trouver au lupanar. La figure originale du Génie n’a donc rien à voir avec celle du Génie ailé ludique Cupidon car sa « clientèle » réclame l’excès en matière de vice, leur vie sur le champ de bataille étant rude et ne tenant qu’à un fil. Eros le sait et c’est pourquoi, à l’image de sa mère Vénus, il prendra vite l’apparence du bouc et son emblème sera le foutu braquemart. Le même chemin sera suivi par son homologue perse Aeshma, futur Asmodée.      

 

(* Chaque citation est tirée de l’ouvrage de Jacques-Antoine Dulaure intitulé « Des cultes qui ont précédé et amené l’idolâtrie ».)


 

Les initiés ayant conçu ce culte d’Eros, nouveau dieu sorti de la cuisse de Vénus, remportent un grand succès auprès du public. Eros est jeune, et cependant, son culte est riche d’antécédents. Car il n’est pas pensable de résumer son culte à des seules parties de jambes en l’air entre hétaïres et soldats, qu’ils soient romains ou grecs. D’autant plus que le Génie Eros connaît un frère, du nom de Thanatos, qui personnifie la Mort. On trouve exactement le même « tandem » dans la mystique indienne avec Kâma, l’avatar d’Eros, et Mara, divinité de la Mort : les noms « Kâma » et « Mara » sont extraits de « Makara », l’équivalent oriental du Baphomet. De même, Eros et Thanatos sont la réplique « poétisée » à la façon grecque de Seth et Anubis, divinités égyptiennes tombées dans le règne des démons. Seth est la force vitale, Anubis est le psychopompe. Le nom « Seth », nous l’avions mentionné dans un précédent chapitre (cf. chapitre « Qui est le Satan ésotérique ? »), pouvait se confondre avec « Teth », caractère lié à la mystique du serpent, au Fluide Magnétique, au Grand Agent Magique, au Désir : exactement comme Eros, dont la lettre correspondante est aussi « Teth ». L’antique serpent à la tête d’âne qu’on invoque par le mantra AO, contenant en lui le pouvoir féminin (Isis ; Vénus), régnant en divin au Sud de l’Egypte et rendu démon au Nord, ne s’est-il pas réincarné en Eros lorsqu’il émigra à Athènes, et son allié Anubis « Anpou » prit les traits du frère Thanatos ? C’est envisageable. La guématrie au chapitre suivant (cf. chapitre « Guématrie avec Eros et Thanatos ») nous donne des droits de le croire. En cela aussi, il est un point à relever : pour échapper à la « satanisation » de Seth, la Grèce antique fit de ce dernier un Eros à la figure enfantine et au caractère malicieux, mais l’initié n’ignorait pas les filiations occultes et savait bien qu’Eros est Satan.


 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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