Pour saisir la liaison qu’il pouvait exister entre le Phallus et l’emblème animal du bouc, nous écrivions : « Priape, saint phallique, devint Satan, dieu de la chair (démon). Celui que l’on adora jadis comme dieu sous la forme d’un phallus dressé fut converti en démon de la licence sexuelle. Bien qu’il demeure aujourd’hui encore une phonétique troublante entre les mots Gott (Allemand), Goth (Anglais) signifiant « Dieu » et « God » pour « godemichet » (phallus) et surtout « goat » (Anglais) signifiant « bouc ». Les dévotes qui s’agenouillaient devant Priape sous la forme du saint Phallus l’appelaient « my Goth » ou « my Goat », ce que nombre de femmes anglo-saxonnes répètent aujourd’hui encore soit en invoquant leur dieu ou en voyant un objet viril oblong ».
Ainsi, pour celui qui a compris que l’emblème animalier du bouc représente le phallus, il saisira aussi que celui du chat figure, dans le culte rendu à
Bastet, le sexe féminin (Mullos). Bien sûr, il est très courant et commun de lire que « le chat fut l’emblème de Bastet, que nombre d’Egyptiens capturaient ces animaux qu’ils faisaient embaumer pour suivre des rituels fétichistes liés à
la fécondité, mais aussi à la santé ». Mais quelques initiés, ayant remarqué les correspondances et constaté que Bastet, dans l’Arbre Séphirotique, est placée dans la Sphère de Vénus,
savent bien que le chat n’est pas l’idole du culte mais son substitut métaphorique, l’original étant le Mullos. Et nombre d’amants, d’époux malheureux, d’hommes en manque ou en quête d’une femme,
invoquaient Bastet - imagée d’abord par une lionne (comme l’orientale Durgâ), puis par une panthère (cf. les Bacchantes), enfin un chat ou plutôt une chatte – et lui sacrifiaient un chat pour
obtenir satisfaction. Plus tard, ce fut même un chat factice qui fut utilisé, en cuir, en or ou imitation, en pierre et en cire, sous la forme d’un ex-voto, par le fidèle en quête d’un sexe de
femme, d’une luxure, d’un rapport physique.
Aussi, dans les antres secrets des temples antiques dédiés à Bastet, les femmes portaient des tenues les faisant ressembler à des chattes. Ce n’était pas seulement pour figurer leur goût pour la luxure ou pour attester de leur activité de prostitution ; il courait une conception figurative que les démons incubes succubes, les Fantasmes, Fantômes et autres Coquemares, pour celles et ceux qui les avaient perçus, les décrivaient avec les allures d’un chat ou d’une chatte, agiles et souples pour voler dans les airs, rapides de mouvement comme l’éclair, le regard perçant et influençable, avec l’aptitude d’un fauve qui aime jouer avec sa proie, l’homme, avant de le posséder définitivement. A ce titre, elle est comparable à Lilith, c’est pourquoi l’antique sumérienne inspirée par Innana, acquit assurément des talents de Bastet pour devenir la démone redoutable du moyen-âge. L’auteur Jean-Louis Bernard, dans son livre « Les Archives de l’Insolite et l’Egypte sans Bandelettes, traite de « Lilith » et consacre un passage à Bastet, écrivant : « Ainsi, les courtisanes sacrées attachées au culte de la déesse Bastet en Egypte manifestent-elles un aspect dévorant voire parfois infernal. Bastet vampirisait la vitalité sexuelle des hommes, mais dans un but mystique ». Le verbe « vampiriser » n’est pas utilisé par hasard, il rend compte de toute cette sorcellerie qui vit pratiquer les exercices luxurieux en vue d’obtenir des résultats magique.
Non, ceci n’a rien à voir avec un quelconque amour pour les chats mais concerne des « vœux » que des hommes et des femmes faisaient au temple en compagnie de prêtres et de prêtresses leur demandant des réalisations dans le domaine des luxures. Et comme au temple de Pan la figure du bouc tâchait par le bestiaire animalier de représenter le divin Phallus érigé, dans celui de Bastet la représentation du chat – ou de la chatte – se substituait à un sexe féminin ou Mullos.
On connaît Bastet figurée par un chat ou par une femme portant les signes d’une chatte ; bien avant, elle eut l’apparence d’une lionne. Ceci rappelle de manière
surprenante Durgâ, la divinité de la mythologie orientale. Tandis que Shiva est identifié avec Saturne puis Seth pour son « concept de destruction », Durgâ
peut bien être la correspondance avec Bastet. Pour trouver la lionne Bastet, il faut conjecturer avec l’impossible de la mystique, c’est-à-dire imaginer ce qu’on ne peut plus trouver dans les
documents puisqu’ils ont disparu : c’est le fameux nom
« Heith » signifiant autant « péché » que « luxure » ; « perpétuation »,
« génération » et
« bête », confère
la Grande Bête (666). Pouvant se prononcer « Heith » ou « Cheith » (Sheit), on retrouve ce phonème dans nombre de divins devenus depuis des démons, autant dans « Hathor » que dans
« Bastet » et dans
« Seth ». Même
« Cheith » pour
« Bastet » a-t-il
aidé à concevoir ce mot de « chat », le caractère « Chet » pouvant s’entendre « h » ou « ch » ou « q » (k) qu’on trouve dans « Katz* » en
allemand, « cat » en anglais par exemple. Et les initiés savent que « Heith » (Chet) communique avec « Teth », l’arcane du serpent magnétique. Il n’y a qu’un pas entre l’un et l’autre.
Et « Teth » se rapporte au Soleil qui est le maître du Lion. D’où Bastet sous sa forme
de lionne. Dans pareil cas, son nom étudié par le biais de la science occulte évolue en « Ba-Sheit »,
pour « Ba » (Beth) ou le « dortoir », le « lupanar » de « Heith » la puissance luxurieuse projetée par la Bête (666).
Ne dit-on pas d’une femme, lorsqu’elle est attirante ou sexy
qu’elle est « racée »,
« féline », « jusqu’au bout des ongles », ceux « d’une tigresse », par exemple ? Chaque allusion descriptive fait référence à un félin, et selon
l’intensité de la sensualité, l’animal cité va du chat à la panthère, de la tigresse à la lionne. Est-ce exagéré de reconnaître un lien pouvant exister entre les prêtresses du temple de Bastet et
les Bacchantes romaines, réputées pour appartenir au culte de Bacchus, mais la description de leur tenue en peau de léopard
marque une proximité mystique évidente. Dans ce cas, on remarque même une phonétique presque semblable entre « Bast » et
« Bacchante »,
« Samech » pouvant
se prononcer « s » ou
« x ».
Certains jugeront ce dernier point facétieux.
(lire « Invocation à Bastet »)
Dans le chapitre « Satan sodomite », nous précisons que le nom
« Bastet », hérité de l’égyptien probable « Bast », syllabe que l’on trouve dans la ville de « Bubastis » nommé antiquement « Phibeseth » ou « ville
de Bastet », est subtilement formé de « B » ou « Beith » et « Seth ». Si Aleph est mâle, Beith est féminin ; signifiant aussi bien « intérieur »,
« temple », « intimité », « couple » et encore « voûte » : alors associez ces sens avec celui originel de « Seth » ou « pilier en
érection », et vous saisirez combien « Bastet » voulut dire anciennement « voûte intime du pilier en érection ».
(* Des historiens disent que le mot « cathare » vient de « chat » : en Europe septentrionale, on identifiait le Diable à un chat noir. Nicolas, évêque de Cambrai de 1152 à 1157, traitait déjà les hérétiques de « catheros », du latin, « catorum » signifiant « chat ». Au moyen-âge, le mot « cathare » veut dire « chat », puis « adorateur du chat ». On ne sait si ce mot vient du latin « catus », terme employé aussi péjorativement pour désigner les Bons Hommes et les Bonnes Femmes qui, eux mêmes, ne l’employèrent jamais. En 1190, Alain de Lille affirma que « les cathares, qu’il nommait Catus, baisaient le derrière des chats noirs ». Le terme « cathare » fut très employé par l’Eglise romaine pour définir son mépris de l’hérésie. C’est un moine, Eckbert de Schönau, ancien chanoine de Bonn, qui en 1163, commença à employer ce terme dans ses sermons contre les hérétiques où il reprenait aussi les appellations injurieuses de Piphles pour la Flandre, de Texerants pour la Gaule et de Cathares ou « Ketzer » pour la Germanie. « Ketzer » qui signifie donc aussi « hérétique », dérive du vieil allemand « Keter » qui se dit « Katte » et dont le sens est « chatiste ». Ce dernier mot est un terme insultant désignant tous les hérétiques en général et les cathares en particulier, indiquait qu’ils devaient être considérés comme des « adorateurs du chat », noir de préférence, et « qu’ils étaient donc des sorciers ». Chatiste, proche du terme Catier, fut le mot favori qu’employa Robert le Bougre, pour stigmatiser les victimes de ses répressions.)
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Chez les Romains, certaines célébrations en vue d’obtenir une bonne fécondité montrent des pénétrations publiques, des introductions licencieuses.
«
Puis au cortège
Des jeunes femmes offraient leur virginité au «
Meusius a donné la gravure, image fidèle d’une représentation, qu’on trouve
dans la galerie de Florence, d’une femme qui se tient debout, couverte sur sa tête, tenant ses bas vêtements relevés, et laisse sa partie inférieure découverte tandis que dessous, un énorme
Phallus s’élève de terre jusqu’à sa partie sexuelle.
Le premier moyen-âge voit s’émanciper les luxures de Satan. Pour preuve ce témoignage de Gerson
Cette
« chose en plus » peut être, en partie au moins, découverte avec l’aide de « Chet ». Sa valeur totale est 418, qui est celle également du mot « bête ». Ce terme
revêt un caractère mystique fort pour certains initiés épris d’ésotérisme. En effet, que ce soit Baphomet, Bacchus, Pan, et tant d’autres, leurs activités furent jadis confondues ou associées,
dans des cercles secrets des temples grecs de l’antique Samothrace, avec celles de la « Bête », en grec « Attein ». Soit, la « Bête » (
Son rôle est majeur ; il reçoit cette force sublime qui est la source de toutes les attractions et les répulsions qu’il convertit en une puissance adaptée au plan physique (ce nom
«
Le serpent est
l’emblème de la sensualité mais « Heith » est la puissance génésique, c’est-à-dire la puissance sexuelle. On dit que la « Bête » est le réservoir de l’énergie vitale (le
« Vivant ») ; mais c’est aussi le réservoir de l’énergie sexuelle. On trouve écrit, à son sujet, dans la Genèse : « Ainsi que des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et
femelle, pour en perpétuer (
Tout ce qui trouble
l’esprit, enivre les sens, fait trembler la chair est quête de « Heith », envoûtement de « Heith ». Tout ce que cherche l’homme mâle dans chaque activité sexuelle, ce dont il
veut se gaver et se réjouir dans l’ivresse des sens est « Heith ». Ce qui se dégage de toute femme favorable ou yoginî, qui la rend attirante, fascinante et parfois irrésistible est
« Heith ». Ce qui émane chez elle d’une sensualité enivrante, d’une influence sexuelle dominante, provoquante et même agressive, est, en réalité, la toute puissance de
« Heith ». Toute femme favorable ou yoginî est son « instrument », son support ; d’elle se dégage constamment « Heith ». Et tout homme, face à
« Heith », tremble d’une excitation évoluant rapidement en une sorte de frénésie délicieuse, et n’a de cesse « d’avoir du répondant ».
Mais un culte ne se fonde pas sur les pulsions bestiales des hommes. Ces prêtres de Vénus qui intègrent le culte d’Eros connaissent nombre de pratiques
magiques qu’ils associent à la sexualité de l’homme et vont ainsi exercer nombre de sortilèges, invoquer Fantasmes et Cauchemars pour mettre en œuvre les noirs desseins que leur demandent de
réaliser des femmes et hommes d’influence. Sur l’autel de la luxure, qui ne sera pas autre chose qu’un couple illégitime pratiquant l’œuvre de chair, des soldats serviront, le plus souvent sans
le savoir, aux basses œuvres magiques. Et lorsque « l’ex-voto » concernera des buts conséquents, une demande de victoire d’une bataille par exemple, l’autel prendra la forme de
plusieurs couples illégitimes qui s’ébattront lascivement dans la débauche et l’orgie.
De fait, le culte d’Eros substitua rapidement à la lance solaire le Phallus priapique. Et les soldats ne demeurèrent pas toujours ces hommes virils,
surtout lors d’une cérémonie dédiée à la divinité de l’Amour et du Désir, comme en témoigne cette scène cinématographique :


























