Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:01

« Une autre cause de la corruption de l’ancienne mythologie et de l’accroissement de la mythologie poétique (Grecque) fut l’usage qu’introduisirent les artistes de priape-eucharistie-overblog.jpgreprésenter les divers attributs du Créateur sous des formes humaines, variées d’expression et de caractère. Ces figures portant les titres des divinités dont elles étaient l’emblème allégorique, furent, avec le temps, considérées comme des personnages distincts et furent adorées comme divinités subalternes. Le dieu multiple de l’ancienne théologie devint une multitude de dieux et de déesses, souvent décrits par les poètes comme différents les uns des autres et se querellant sous l’influence des mêmes passions qui agitent les hommes. A mesure que les symboles se multiplièrent, quelques-uns perdirent de leur dignité ».

 

« Le Priape vénérable qui fait le sujet de nos investigations, descendit du rang de dieu de la nature au rang d’une divinité rurale subalterne. Il fut supposé fils du conquérant asiatique Bacchus, vivant parmi les nymphes d’une fontaine, et exprimant la fertilité des jardins, au lieu du pouvoir créateur du grand principe actif de l’univers. Sa dégradation ne s’arrêta pas là, nous le trouvons, à une époque encore plus profane et plus corrompue, n’être qu’un objet de dérision et d’insulte, bon tout au plus à servir d’épouvantail aux oiseaux et aux voleurs par sa trompe rubiconde. Ses attributs producteurs n’eurent plus leur signification primitive ; ils furent prostitués, en accord avec les mœurs de l’époque, à des efforts vils et abortifs. Les hommes attribuent volontiers leurs passions aux objets qu’ils adorent ».

 

richard-payne-knightpriape.jpg

 

« Priape n’en continua pas moins d’avoir un temple, des prêtres et des oies sacrées, et les offrandes les plus exquises lui furent toujours présentées. Quelquefois on était moins scrupuleux dans le choix des victimes, et on souffrait que la frugalité présidât à l’offrande. Avant la célébration du mariage, on plaçait la fiancée sur la statue du dieu afin qu’elle soit rendue féconde par sa communion avec le principe divin et qu’elle puisse remplir avec fruit les devoirs de son nouvel état. Dans un poème ancien, nous voyons une dame, nommée Lalage, lui présentant les peintures de l’Eléphantis (ouvrage écrit par une certaine prostituée Philainis ou Philaenis et parait avoir été du même genre que les productions obscènes de l’Arétin) et lui demandant gravement de jouir des plaisirs auxquels il préside, dans toutes les attitudes décrites par le célèbre traité. Le poète ne nous dit pas si sa prière fut exaucée, mais nous pouvons croire qu’elle n’essaya pas seulement de la prière et que, contrairement à ce que font beaucoup de dévotes, elle l’accompagné des pratiques capables de la rendre efficace ».

 

richard-payne-knight-femme-figurine-phallique.jpg« Lorsqu’une femme avait rempli le rôle passif de la victime, dans un sacrifice à ce dieu, elle exprimait sa gratitude par des présents déposés sur l’autel, consistant en petites figurines représentant l’attribut caractéristique du dieu et en nombre égal à celui des prêtres officiants. Sur une gemme antique de la collection de M. Townley, on voit une de ces intéressantes victimes qui vient d’accomplir le sacrifice et offre un nombre tel de ces figurines qu’on peut croire, d’après cela, qu’elle n’a pas été négligée. Cette offrande de remerciements avait aussi son caractère mystique, car le feu brûlant sur l’autel étant le principe énergique de la force du Créateur, et le symbole phallique étant la visible image de son attribut caractéristique, leur union était celle de la cause matérielle et de la cause essentielle dont toutes choses procèdent ».

 

« Ces sacrifices, aussi bien que tous ceux offerts aux divinités qui présidaient à la génération, avaient lieu la nuit. Dans Euripide, Hippolyte dit, pour exprimer sa chasteté, qu’il n’aime aucun des dieux adorés la nuit. Ces dévotions avaient de tels rites qu’ils devaient naturellement révolter les esprits chastes et les natures tempérées, peu susceptibles d’être échauffées par l’extase particulière aux dévots, surtout lorsque ceux-ci, absorbés dans la contemplation des bienfaits du Créateur, priape12 priapées’exercent à l’imiter dans l’action caractéristique de son grand attribut. Pour élever encore cet enthousiasme, les saints des deux sexes de l’antiquité s’enfermaient dans les temples et vivaient dans la promiscuité, honorant le Seigneur par un grand déploiement de son pouvoir et par la communication mutuelle qu’ils se faisaient de ses bontés ».

 

« A ceux qui témoignent du contraire, nous opposons des milliers d’images de la prostitution sacrée renfermées dans les temples de Corinthe et d’Erix. Nous opposons les paroles expresses de Juvénal, qui, bien que d’une époque plus récente, vivait dans un temps où cette religion et presque les mêmes coutumes prédominaient encore. Diodore de Sicile nous dit que, lorsque les préteurs romains visitèrent Erix, ils mirent de côté leur magistrale sévérité, et messaline gouinequ’ils honorèrent leurs déesse, en se mêlant avec leurs servantes et jouissant des plaisirs auxquels elles présidaient. Il paraît aussi que l’acte de la génération était une sorte de sacrement dans l’île de Lesbos. Sur une médaille, le mâle a un mélange du bouc dans sa barbe et dans ses traits, et doit représenter Pan, pouvoir générateur de l’univers incorporé dans la matière ».

 

« Avec des couvents pour l’éducation féminine, tels que ceux d’Erix et de Corinthe, il n’y a rien d’étonnant à ce que les femmes de l’antiquité aient été instruites dans la pratique de tous les devoirs de leur religion. L’histoire de Julie et de Messaline nous prouve que les dames romaines n’y messaline cover2manquaient en aucun point, et cependant elles étaient autant citées pour leur gravité et leur décence que les Corinthiennes l’étaient pour leur adresse à se plier à toutes les attitudes inventées par l’imagination des prêtresses dans l’exercice du culte de leur déesse tutélaire ».      

 

(Richard Payne Knight – Le culte de Priape / La théologie mystique des anciens ; Sebastiani Milano)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 14:22

(* « Qui était Priape ? Dans le dictionnaire, « Priape était le dieu grec de la fertilité, fils de Dionysos et d’Aphrodite, gardien des jardins, des vignes et des troupeaux.

De tout temps et en tous lieux, des cultes rendus à la source de vie, à la puissance cercle-zodiacal---baphomet.jpg procréatrice humaine et animale avaient lieu. Chaque culture a honoré à sa manière le pénis non seulement comme organe de reproduction mais pour sa beauté aussi. Le culte de Priape a été important dans les cultures judéo, gréco-romaines. La forme du pénis a influencé des œuvres d’art même chez les Nordiques. Des sectes chrétiennes primitives ont inclus la nudité dans leur culte ; des témoins païens l’ont confirmé. L’Orthodoxie chrétienne a toujours eu à combattre ces cultes. Quand les temps changent, ces cultes refont surface, comme de nos jours où nous vivons une révolution sexuelle. Ce sont les « gays » qui ont redécouvert des expressions de révérence envers le pénis.

Pourquoi une telle attitude et un tel culte ?

Les « gays » sont ceux qui ont le mieux reconnu la beauté et la puissance créatrice du pénis. Il est une source de joie et de plaisir en plus d’être une force unificatrice dans l’humanité. Il faut réaliser que le pénis est plus qu’un véhicule temporaire de plaisir, de procréation et d’élimination de déchets liquides. Ceux qui y pensent réalisent que le sexe de l’homme est la source de la vie, de la joie et du plaisir, et donc une partie image satyrede l’homme tout à fait digne de dévotion. Avec cette attitude, nous pouvons réaliser que l’acte sexuel est beau et que c’est un facteur de paix, d’amour et de beauté. Avec cette attitude en tête, il n’y a pas de viol de l’autre ou d’exploitation égoïste.

Le seul sexe de l’homme est devenu objet de beauté, à être admiré, honoré, consommé joyeusement en communion avec ceux qui sont présents, et ses émissions regardées avec révérence. Il ne faut pas se mutiler mentalement, mais en temps et lieux appropriés, il faut se dévoiler avec fierté et plaisir. Les inhibitions doivent partir. Nos cérémonies phalliques ont lieu régulièrement avec des procédés éducatifs, mais aussi on consacre un peu de temps par semaine à soulager nos tensions sexuelles ou celles des autres. Vraiment cette forme d’expression est appropriée aux besoins de plusieurs en société et devrait être encouragée. Cela nous aide à nous soulager de toutes les répressions que nous impose une société mal informée. 

Le credo officiel de Priape est : « Nous croyons que le désir sexuel non rempli que Jésus a identifié étant la lubricité conduit à la haine, la rage, l’avarice et l’envie ; qu’en si complaisant dans ces péchés contribue à la violence, aux crimes, la guerre, le malheur et les maladies ; alors que le sexe peut détruire le mal ; brandissez votre verge et partagez-la » (Commentaire ad lib non identifié).)

 

« Les artistes et les poètes grecs présentent souvent la personnification d’un attribut comme étant le dieu lui-même. Ici, il est appelé :

 

Tauroboaz

Taurwpoz

Tauromomfoz

 

; et là les initiales et les monogrammes des épithètes employées pour le dieu, sont joints au taureau et autres symboles comme dans les médailles grecques.

Il ne faut conclure de ceci que les anciens croyaient que la Divinité existait sous la apis-priape-over-blog.jpg forme d’un taureau, d’un bouc ou d’un serpent ». « Le Créateur, délivrant les semences fécondes des entraves de la matière inerte par sa divine puissance, est représenté sur d’innombrables médailles grecques par l’auroch, ou taureau sauvage ».

 

(« Strabon nous dit que, de son temps, ils ignoraient complètement l’ancienne science. Ceci n’a rien de surprenant, quand on se rappelle que les Egyptiens des temps historiques survivaient au renversement de leur monarchie par les Perses, à la destruction de leurs temples et à l’anéantissement de leur religion, d’abord par les ordres de Cambyse, et ensuite par ceux d’Ochus. Nous n’avons aucun renseignement sur ce qu’ils étaient avant ces désastres, car Hérodote, qui visita le premier ce pays, n’y arriva que lorsqu’il était déjà en ruines.

On peut remarquer, dans les religions modernes, que les hommes sont superstitieux en proportion de leur ignorance, et que ceux qui connaissent le moins les principes image satyre2d’un culte sont les plus ardents et les plus fervents dans la pratique de ses rites et de ses cérémonies extérieures. Nous pouvons donc supposer, par analogie, qu’il en était ainsi chez les Egyptiens. Les gens éclairés et rationnels révéraient les animaux sacrés, tandis que le vulgaire les adorait. Les premiers ayant été, on peut le croire, dispersés par la persécution des vainqueurs, le culte matériel subsista seul. Diverses cités adoptèrent différents animaux comme divinités tutélaires, ainsi que font les cités catholiques en se mettant sous l’invocation des saints et des martyrs, et dans la ferveur de leur dévotion pour les symboles, elles en oublièrent la cause originelle ».)

 

Cette divinité antique est donc représentée par un taureau le plus souvent (Osiris chez les Egyptiens, Bacchus chez les Romains…) que les initiés nomment encore « Apis » pour « taureau ». La constellation du Cocher avec son étoile la plus brillante « Capella » ou « chèvre » faisant partie de celle du Taureau, le dieu qui la préside était jadis montré tantôt pour un taureau tantôt pour un bouc, le deuxième animal ajoutant le caractère lascif à celui du pouvoir de la fécondité.

 

Dès lors, les satyres ici sont des personnifications bien plus essentielles et majeures que leurs détracteurs ont bien voulu accorder… « Les Grecs, en progressant dans la culture des arts, changèrent graduellement la forme animale en forme humaine, tout en conservant le caractère originel. La tête humaine fut d’abord ajustée au corps du taureau. Mais ensuite, on fit la figure entièrement humaine, avec quelques-uns des pan2.jpg traits généraux de l’animal mêlés en elle.

Tels sont les faunes et les satyres, qui sont les émanations du Créateur, incarnées dans l’homme et agissant comme ses anges et ses ministres dans le travail de la procréation universelle ».

Le culte païen n’y entendant pas grand-chose aux anges, ce sont les satyres qui tiennent la place du « saint ange protecteur », du « génie qui accompagne chacun », etc. Bien des mystiques ont souligné que chacun est soutenu par un compagnon invisible, qui ne serait autre que le Soi, nommé ici lutin, là Soi suprême, ici Daka, là Djinn ou Génie, et qui est ce satyre dont les Grecs développent la réputation et la célébrité.
Bien sûr, leur rôle principal réside dans la fécondité, et il n’y a qu’un pas pour envisager la luxure, mais ils sont forcément aussi le « fidèle confident dans l’invisible » comme il est précisé qu’ils agissent comme « l’ange ».

 

Un principe androgyne dominant l’invisible, le Soi étant masculin et féminin, le satyre est accompagné d’une nymphe. « Les faunes et les satyres qui accompagnent les figures androgynes des anciennes sculptures sont souvent représentés comme servant le Créateur par l’action de leurs attributs caractéristiques avec elles, aussi bien PAN.jpgqu’avec les nymphes, anges passifs de la procréation ». Ainsi, chaque homme, selon le culte païen, est accompagné d’un double qu’il décrit comme un satyre et une nymphe.

 

Il est à relever que la kabbale évoque le « Kerub* » (ou Keroub, servant au mot « chérubin »), ou le « Karouph » des Arabes, identifié avec le « Djinn », « signifie dans l’origine « fort ou robuste » mais il est habituellement employé comme métaphore signifiant « taureau » ».

 

(* Le Kerub doit certainement correspondre au « Karibou » de la tradition assyro-babylonienne, ce nom est une étrange déformation de la racine sémitique « barak » (bénir). Les « Karibou » sont les « dieux bénisseurs », les « Sédou » et le « Lamassou », taureaux ailés à face humaine qui gardent l’accès des temples, et qui jouent le rôle d’intercesseurs entre l’orant et la divinité à laquelle il s’adresse » (Georges Lahy – Virya – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale – Editions Lahy).

Evoquant la figure énigmatique du Baphomet, Jacquette Luquet-Juillet envisage « l’Idole », qui « serait la figure sculpturale d’un arcane qui recouvre un secret, et a la même signification que le Keroub d’Assyrie et d’Israël, le Kharouf arabe, le Sphinx d’Egypte : c’est le pentacle fondant en une seule figure les quatre Eléments divins, l’Eau, le Feu, l’Air et la Terre » ».

 

Les Egyptiens avaient pris l’habitude de figurer les personnifications de leurs divinités avec des têtes d’animaux, qu’ils choisissaient en fonction des qualités qu’ils leur reconnaissaient à chacun. A tel dieu la tête d’un coq, à tel autre celle d’un paon ; ou que le bélier se rapporte au Soleil et le bouc à la Lune.

Parfois, un dieu est montré avec la tête d’un animal, parfois d’un autre. C’est ainsi qu’un tel est vu avec la tête d’un bélier, mais aussi avec celle d’un lion. Pourtant, le priape-romain.jpgbélier souligne le caractère solaire, le lion aussi. Pourquoi ce changement ? Les experts conviennent que les anciens soulignaient les qualités de l’astre en fonction de l’animal qui le représentait : par exemple, le lion, qui est très souvent figuré en train de dévorer sa proie, montre les aspects négatifs du Soleil, qui brûle et dessèche, fatigue et même fait mourir, produit la sécheresse et fait souffrir la terre et les hommes ; inversement, le bélier exprime les bienfaits du Soleil, sa force vivifiante pour faire pousser la nature, donner la vie et engendrer l’énergie, produire la nourriture et permettre la bonne santé.

Le même Soleil apporte le bien et le mal aux hommes mais ceux-ci comprennent que tout ce qu’il détruit fait place au renouveau qui doit être construit. Les anciens marquaient là deux actions du Soleil, et c’est parce qu’elles sont diamétralement inverses qu’ils le figuraient avec deux animaux différents.

Le Soleil printanier engendre la nature et lui donne toute force pour pousser ; le Soleil caniculaire brûle la même nature jusqu’à la rendre stérile.

Cette réalité est trouvée dans la mythologie : Osiris (Bacchus, Mendès, Pan Apis) figure l’astre solaire lorsqu’il est fécond ; Typhon (Seth), que le vent du désert aride pentagramme typhon-sethpersonnifie habituellement, est le Soleil lorsqu’il brûle et rend stérile. Les deux entités distinctes ne sont pas différentes mais bien la même réalité selon qu’elle est bénéfique aux hommes ou pas.

C’est si vrai que les sectateurs du dieu Mendès l’honoraient sous la forme d’un bouc, ou d’un bélier, idem pour Bacchus, mais montré aussi comme un taureau viril ; et que ceux de Typhon sacrifiaient devant lui sous la forme d’un bouc, pareillement.

 

Nous citons : « De fait, Typhon-Seth semble avoir servi de prototype à plus d’un dieu du cycle ritualiste plus récent, y compris le dieu des Juifs ; quelques-unes de ses observances rituelles ayant passé intégralement dans le code de lois et le canon des rites religieux du « peuple élu ». Qui parmi les adorateurs de la Bible connaît l’origine du bouc-émissaire (ez ou aza) envoyé dans le désert en signe d’expiation ? Connaissent-ils que des âges avant l’exode de Moïse, le bouc était consacré à Typhon, et que c’est au-dessus de la tête de ce bouc typhonien que les Égyptiens confessaient leurs péchés, après quoi l’animal était envoyé dans le désert ? « Et Aaron prendra le bouc émissaire (Azâzel)... et il placera ses mains sur la tête du bouc vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël... et il l’expédiera... dans le désert » (Lévitique, 16). Et de même que le bouc des Egyptiens accomplit l’expiation avec Typhon, de même le bouc des Israélites « accomplit l’expiation devant le Seigneur » (Ibidem, v. 10). Ainsi, si seulement on se souvient que chaque dieu créateur anthropomorphique était chez les anciens adonnés à la philosophie le « Donneur de Vie » et le « Marchand de Mort » — Osiris et Typhon, Ahura Mazda et Ahriman, etc... — il sera facile de comprendre l’affirmation faite par les occultistes, que Typhon n’était que le symbole du quaternaire inférieur, les principes à jamais en conflit et tumultueux de la matière chaotique différenciée, que ce soit dans l’univers ou dans l’homme, tandis qu’Osiris symbolisait la triade spirituelle supérieure ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 14:23

L’occultisme fait référence au règne atlantéen pour enseigner l’évolution de l’humanité (les mouvements théosophiques divers, de celui d’Helena Blavatsky à celui de Rudolf Steiner), lorsque l’humain n’était encore que subtilité, et nous découvrons alors ce qui distingue la femme de l’homme :

« La femme est une merveilleuse plante de chair, elle a du végétal les deux êtres, les deux profondes respirations, comme la plante elle est chlorophylienne, comme la plante elle épanouit sa fleur, elle porte le fruit, elle est « verte ». Ainsi donc, sous l’influence d’un penser profond, l’être humain est « vert » et féminin comme l’est l’être végétal qui se féconde lui-même par sa propriété chlorophylienne solaire. Cette féminéité rend prépondérant le rôle magique de la femme dans le mystère végétal.

Dans cette métamorphose des principes végétaux en faculté humaine, en effet, la femme prime l’homme. Elle le prime en vertu de son êtreté même, de sa nature organique qui est en étroite affinité avec la plante. C’est la conception de la magie.

La magie considérait que dans la notion éternelle de l’humain, l’homme et la femme sont le prolongement de la nature, l’un du principe mâle animal, l’autre du principe féminin végétal. Elle s’étayait sur ce fait que, pendant que dans son essence occulte, l’homme reste l’animal, c’est-à-dire en mouvement, dégagé d’entrave, chasseur, guetteur, prompt, rapide, changeant et lunaire, la femme est plante, solaire, elle est stable, conçoit la fleur, porte le fruit, donc essentiellement organisatrice, conservatrice et constructrice par définition. Ces deux individualités homme et femme, profondément différentes, reposent sur le principe des sexes » (Lotus de Païni – La magie et le mystère de la femme – Editions Arma Artis).

Pas étonnant donc que les mythologies nous content nombre d’histoires où les Satyres passent leur temps au fond des bois, ils attendent que les femmes sortent des arbres ! Et ce n’est pas si faux que cela, parmi les Nymphes nous connaissons les Dryades « dont la vie était associée à celle d’un arbre ». « Elles, qui folâtraient en liberté, dansaient autour des chênes, n’étaient pas éternellement prisonnières dans ces arbres mais leur survivaient. On les représentait sous la forme de femmes robustes, corps terminé par une sorte de tronc portant des racines, couronnées de feuilles de chêne, tenant une hache avec laquelle elles frappaient ceux qui menaçaient l’arbre qu’elles protégeaient » (Nadia Julien – Le dictionnaire des mythes – Marabout).

Les être féminins que Lotus de Païni appellent « femmes » paraissent les mêmes entités que ces Dryades qui sont des Nymphes. Ce qui signifie que les Nymphes sont les femmes d’une ancienne humanité (Atlante, Lémurienne…) ayant depuis gagné les plans conjoints au nôtre et vivant dans l’invisible après avoir engendré l’humanité féminine que nous connaissons. Idem pour les mâles qui sont ainsi les descendants des Satyres de la mythologie.

Tout de même, que la femme vienne de la plante et l’homme de l’animal ne permet pas de leur trouver un moyen de s’unir pour engendrer une humanité. Certes, nous saisissons mieux pourquoi une femme aime toujours lorsqu’on lui offre des fleurs, et pourquoi un homme préfère un bon repas, mais cela ne résout pas le problème de l’union.

Forcément, un dieu de la chair et du sexe, soucieux de la nature androgyne de l’homme, a pourvu l’homme « animal » de formes esthétiques du règne végétal et saturé la femme « plante » de fluide animal. C’est probablement pour cela que l’organe génital du mâle apparaît, lorsqu’il est en capacité de s’introduire dans la fente du tronc féminin, comme un morceau de bois dur (une branche d’un chêne surmonté d’un gland), et il n’y a qu’ainsi qu’il peut agir et que la femme obtient du plaisir.

Le corps immobilisé de la femme offre ainsi, par l’aide de son ossature, des branches qui rejoignent un tronc plus ou moins parfait, qu’une entaille vient servir de sexe, ou que d’autres y voient là une fleur que la branche tendue du mâle vient célébrer. C’est Bastet, la divinité devenue démone, qui dit lors de son encensement : « Quand tu t’avances, les jeunes s’inclinent devant Toi, la rivière est du vin, Ptah est la canne, la Dorée est la fleur, Iadyt le dieu vert est son bouton, Nefertoum est le Calice ».

La plante est pure, l’animal seulement chasseur pour se nourrir. Rien ne peut les unir. A moins d’inoculer dans l’un et l’autre ce venin de la même quintessence et qui inspirera à l’un de s’unir dans les bras de l’autre. C’est là que l’autre mystique entre en scène et que nous trouvons dans des Ecritures saintes comme l’Avesta (Zend-Avesta) du mage Zoroastre (Zarathoustra) ou du Talmud. Un dieu malin vient taquiner l’un et l’autre humains, use de « malice » et pour cela apparaît comme un démon.

Ce « dieu malin », en référence à l’occultisme, n’est pas davantage qu’un de ces Satyres ayant gagné le plan invisible et chargé d’engendrer l’humanité physique. De même, sa compagne n’est autre qu’une de ces Nymphes Dryades, une puissante magicienne, mise au même service. C’est là que se situe la scène décrite par le Talmud : « Il est écrit dans le Zohar Hadasch (section Yitro, page 29) que le Tentateur (Samaël) complota, de concert avec sa femme Lilith, la séduction du premier couple humain. La compagne du Malin n’eut point de peine à corrompre la vertu d’Adam, qu’elle souilla de son baiser ; le bel archange Samaël s’y prit de même pour déshonorer Eve : et telle fut la cause de la mortalité humaine. Le Talmud s’exprime point en termes moins formels ; je cite textuellement : « - A l’heure où le Serpent se mêla avec Eve, il jeta en elle une souillure dont l’infection s’est transmise à tous ses descendants… (Shabbath, fol. 146, recto) ». Souvent les expressions deviennent si crues, qu’on hésite à les traduire » (Stanislas de Guaita – La temple de Satan).

De la sorte, ce Samaël peut bien être le maître des Satyres, et Lilith la maîtresse des Nymphes, ces deux sortes d’êtres provenant de la mythologie grecque.

De plus, par le transfert des charges, la femme « plante » se remplit des effluves magnétiques de la Bête tandis que l’homme « animal » voit des modifications de son corps l’orienter vers le règne végétal. Il est dit alors que « certaines femmes sont félines, qu’elles ont les ongles d’une tigresse, qu’elles portent avec merveille la fourrure ».    

Il est dit que « l’homme incarne la virilité, la femme, la luxure ». Ces deux mots « virilité » et « luxure » portent en eux la racine originelle de l’homme et de la femme, comme le premier vient du règne animal, la seconde du règne végétal. Mais pas seulement. Le dieu du sexe a inclus deux puissances dans son énergie, non seulement celle animale, la plus connue des hommes communs, mais celle de l’envoûtement, dont les mages et les sorciers se font fort de travailler avec. Là encore, la classification vient accorder à l’homme la puissance animale, à la femme la capacité d’envoûter autrui, d’où ces prêtres du moyen âge qui ne voyaient plus dans celle qui porte le sexe féminin, que la sorcière.

Stanislas de Guaita ajoute : « A d’autres pages, le démon mâle prend le nom de « Léviathan », et la diablesse celui « d’Héva » (Chet-Vau-Aleph). Cette Héva (qui est donc « Lilith ») aurait joué longtemps en Eden le rôle d’épouse auprès d’Adam, avant que le Seigneur eût tiré de son flanc l’Eve véritable (primitivement Aïsha, puis Eva ou Chavah (Chet-Vau-Hé). Des amours d’Adam et d’Héva-couleuvre (Lilith est donc le « serpent tortueux »), seraient nées des légions de larves, de succubes et d’esprits semi-conscients (élémentals) ».

Ainsi, et en regard à la mythologie grecque, avant que l’homme ne s’unisse à son alter ego, il a connu intimement la Nymphe Dryade (le premier homme a connu la maîtresse des Nymphes Dryades) et engendré malgré lui une espèce inconnue dans notre monde mais qui doit exister bel et bien dans celui conjoint, et que les Lucifériens nomment « l’Anti-Monde ». Ces êtres particuliers auraient donc en eux, comme héritage génital, de l’élémental mais un peu de l’humain aussi, malgré qu’ils siègent en-dehors de notre plan. Pas étonnant donc qu’ils s’y intéressent de si près et que certains nourrissent des goûts pour s’unir aux hommes puisqu’ils y détiennent avec eux quelque filiation.     

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 17:31

Nombreux sont les commentateurs, les auteurs qui content et décrivent l’assemblée d’une Messe Noire composée de gens entièrement dévêtus et qui attendent impatiemment la dernière partie du rituel et qui consiste en une débauche, « les trois caractéristiques inhérentes à la cérémonie satanique étant, selon Jacques Finné, le reniement du catholicisme, le sacrifice sanglant sur le corps dénudé d’une prêtresse et l’orgie ».

 

mn100.jpg Un prêtre sataniste répond : « La nudité s’explique de deux façons. D’abord, elle signifie notre révolte contre les excès de la pudibonderie judéo-chrétienne. Mais ça n’est pas seulement un geste symbolique. Cette révolte, en effet, contribue à la création de l’ambiance dont j’ai déjà parlé car, à un niveau tout à fait inconscient, elle entre en conflit avec ce que l’on nous a appris lorsque nous étions enfants. Ensuite, chaque corps émet des radiations. Ce qui est vrai pour le radium l’est aussi pour le corps humain. Lorsque plusieurs corps sont en présence, il s’effectue entre eux un échange de radiations. Mais si ces corps sont couverts d’une épaisse couche de vêtements, les radiations ne fluent plus que par les mains, les yeux et la glande pinéale. Les échanges fluidiques s’en trouvent considérablement ralentis. Voilà pourquoi nous opérons nus. Et puis il y a une troisième raison à notre nudité. Celle-ci favorise l’érotisme, l’excitation sexuelle. L’ambiance elle-même fait naître le besoin d’érotisme comme vous avez pu le constater. Or, l’excitation sexuelle favorise l’activité de la circulation du sang, laquelle provoque un plus grand dégagement de fluide ».

 

Nous objectons à ces trois raisons, et qu’en partant de la dernière, chacun sait la gerald gardner2différence entre le naturisme et l’érotisme, entre l’anatomie du corps et sa sensualité, ce n’est pas parce que trente personnes se trouvent nus dans une pièce qu’une ambiance érotique s’engendre automatiquement, loin de là. Ne serait-ce que pour le seul aspect de l’esthétique, les plus mal lotis n’excitent en rien par leur nudité l’ensemble de l’assistance. Et lorsque des hommes privés de liberté et mis au supplice sont forcés de se trouver nus dans une pièce, ce n’est pas pour autant qu’ils sont excités loin de là.
Vient ensuite l’échange fluidique qui serait amoindri par le port d’un vêtement. « Tout le monde, parmi les mages et les sorciers, ne partage pas ce point de vue ; ainsi, Paul Huson écrit dans son « Guide pratique de la sorcellerie » : « La nudité s’explique rationnellement : tout vêtement freinerait l’émanation de votre pouvoir magique. Personnellement, je n’ai jamais constaté que cette croyance reposât sur quelque chose de fondé. Comment un vêtement pourrait-il mn f nue3s’opposer au passage de quelque chose que ni les murs, ni la distance ne parviennent à arrêter ou à affaiblir ? » (Pierre Töpffer – Les Messes Noires – Belfond).

 

Il est des sectateurs dans le Shaktisme qui pratiquent des cérémonies dans la tenue d’Adam et Eve, d’autres qui invoquent des dieux égyptiens et portent des vêtements noirs impeccables : ce n’est point pour cela que nous entendons dire que la magie égyptienne est moins efficace que celle des tantristes.

Les sectateurs de la Wicca exercent leurs convens dans une stricte nudité, inspirés du fondateur Gerald Gardner, et toutefois, certains auteurs de cette obédience reconnaissent que le choix est tout à fait permis, qu’il est possible de célébrer en portant des vêtements.

Blanche Barton, de l’Eglise de Satan, compare les exigences vestimentaires de la Wicca avec celles des satanistes : « Historiquement, les Wiccans sont hors sujet : si on peut parler d’une histoire authentique de la sorcellerie, il n’a sans doute jamais scène masquéeété question d’adorer une quelconque déesse. Il n’y eut pas de préhistoire idyllique où les femmes étaient les déesses adorées de tous et en communion parfaite avec la nature. La sorcellerie a toujours relevé du blasphème et de l’hérésie. S’il y avait encore aujourd’hui des sorcières, elles seraient toutes sataniques, dans le sens où elles seraient avant tout des hérétiques. Anton LaVey s’est donné pour mission de codifier le satanisme moderne qui est sous-tendu par un riche héritage d’hérésie et de blasphème. Le satanisme moderne s’est beaucoup inspiré de cette codification du personnage de Satan. La Wicca semble vouloir se construire sur la culture paysanne. C’est régressif et préscientifique. Les satanistes sont plutôt intéressés par le pouvoir et ce qui se tramait dans les palais et les cours des châteaux de l’époque. Chercher l’herbe qui soigne les indigestions ne fait pas partie de leurs priorités. Ils préfèrent explorer l’interaction entre le pouvoir et les machinations diaboliques. Voilà qui résume parfaitement la sorcellerie satanique. Je pense que les Wiccans cherchent à retrouver la religion de la paysannerie alors que les satanistes réfléchissent à celle de l’aristocratie. Nous en avons tous les aspects : la fierté, l’ardeur, le style, et j’espère, l’exigence. Nos codes esthétiques sont un peu plus élaborés que ceux des adorateurs de la déesse noire dans leurs robes informes » (Gavin Baddeley – L’essor de Lucifer – Camion Noir).

 

La messe catholique s’est toujours distinguée de la messe protestante en ce que la première ajoute de fastes et de liturgies pour rendre l’événement dans sa dimension la plus impressionnante. Et c’est ce caractère féérique qui doit influencer sur les anton-new1.jpgémotions de chacun. Ainsi, certains devinent dans la nudité rituelle une même sensation « traumatisante » au point d’échauffer les esprits et de provoquer des sentiments extatiques. Tandis que d’autres lui tournent le dos résolument et préfèrent, en prolongeant le propre de la messe catholique, illustrer en exagérant les traits, porter des vêtements qui justement leur font prendre les traits de Satan ou des démones et démons qu’ils souhaitent invoquer. Tel célébrant apparaît grimé et vêtu à l’exacte reproduction du Diable, tel autre porte un masque de bouc cornu, et l’on devine avec sa tenue léopard, Bastet, ou là, vêtue tantôt de rouge et de noir, Astarté-Lilith…

 

Un enjeu de la Messe Noire est de « créer une ambiance fluidique adéquate. Une Messe Noire peut être efficace. Nous en avons eu plusieurs fois la preuve. Il y a des gens que les Messes Noires ont tués. D’autres qu’elles ont enrichis. Nous pensons que cet office n’est qu’une déformation d’une très ancienne cérémonie et que c’est le christianisme qui lui a donné les apparences d’une messe. Dieu et Satan, c’est parce que nous sommes tous dualistes, qui sont comme deux pôles, l’un du Bien, l’autre du Mal. Ou plutôt un pôle positif et projectif et un pôle négatif et attractif. Les chrétiens aleister crowley4 appellent le pôle positif, Dieu, et le pôle négatif, Satan. Pourquoi pas ? Dans les systèmes dualistes de l’Antiquité, le Bien était symbolisé par la couleur rouge et le Mal ou le matériel par la couleur noire. Ne parlons plus de Bien et de Mal, d’ailleurs, si vous le voulez bien. Je préfère employer les mots de matériel et spirituel, de négatif et de positif. Comme vous le savez, la Messe Noire doit procurer à ceux qui la célèbrent le succès dans le domaine matériel. D’où son nom, car la couleur noire se rapporte au matériel, ne l’oubliez pas » (même auteur).

 

De cette manière, et soucieux de provoquer une émotion collective, certains satanistes croient efficace de convoquer une assemblée de gens nus pour assister à leur Messe Noire tandis que d’autres préfèrent poursuivre l’effort que nous voyons agir dans tout film expressionniste ou fantastique qui se respecte, et qui amplifie de manière significative les artifices de l’impression, par les tenues et les maquillages, les vêtements stylisés et les dessous affriolants, sachant bien que tout ce qui est porté lors d’une cérémonie de ce type ne peut plus être porté « dans le civil ».

Le cinéma a su exploiter, mieux que tout autre art, ce moyen du vêtement pour augmenter l’impression et donner du réalisme à ce qui n’en était point. Uniformes et déguisements opèrent magiquement dans le septième art : tel grand acteur est vêtu 000 0011en romain, et l’on voit Jules César, on vit avec lui le temps d’un film, et cependant il n’en est rien, ce n’est qu’une fiction. Le vêtement détient sa propre sorcellerie, celui de nous faire croire, quoiqu’il faut encore le talent d’un bon comédien pour parachever son ouvrage, mais c’est ainsi que l’uniforme sert au sorcier pour impressionner son entourage et faire entendre que Satan est là, ou bien qu’il a foi en lui au point de devenir à son image. Cet ouvrage est manifestement un atout à mettre au compte du vêtement.

 

Voici ce qu’écrit Anton Szandor LaVey au sujet du vêtement au cours d’une Messe mn f nue4Noire : « Les participants masculins portent des robes noires. Elles peuvent avoir une capuche, et celle-ci peut recouvrir le visage. Le fait de se couvrir le visage permet aux participants d’exprimer librement leurs émotions sur leur visage. Les participantes portent des vêtements sexuellement suggestifs – les femmes plus âgées sont vêtues de noir. Tous les participants portent des amulettes avec le symbole de Baphomet ou le pentagramme traditionnel de Satan. Les hommes revêtent les robes de cérémonie avant d’entrer dans la chambre du rituel. Les femmes portent des vêtements suggestifs pour stimuler les émotions des participants masculins, et ainsi intensifier la diffusion d’adrénaline ou d’énergie bioélectrique qui assurera un travail plus puissant » (Anton Szandor LaVey – La Bible satanique – Camion Noir).  

 

L’érotisme dans le satanisme provient d’une réalité que l’expérience de la méditation mb4-satyre-overblog.jpgpermet de comprendre. Le tantrisme shivaïte propose une tentative de ce genre comme mobile pour approcher de son soi : imaginez-vous mort, soudain, allongé sur votre lit… Incapable de bouger le seul petit doigt, infirme définitif, les yeux fermés : vous voici envoyé dans les arcanes des ténèbres. Vous n’avez plus qu’un interlocuteur, celui que des mystiques nomment le « corps mort », celui qui est en vous, qui tient sa tête à hauteur de votre plexus sacré, qui se tient là silencieux, attendant votre dernier souffle pour s’éveiller à nouveau, qui est vous-même, votre vrai « vous-même », puisque le reste est cette mb1.jpgapparence qui vous a servi dans ce bas monde mais qui est désormais voué à la putréfaction, à la destruction. Vous méditez ainsi, vous croyant sincèrement et définitivement disparu de ce monde des vivants et entrant dans un règne des plus sombres, toutefois sans laisser cours à votre imagination, au contraire, en contraignant votre esprit au vide des pensées le plus possible puisque mort, vous ne savez plus penser mentalement, émotionnellement, etc. Faites cela un certain temps, jusqu’à une perte de conscience qui n’est autre qu’un mince sommeil, et vous reviendrez à vous… Et que remarquerez-vous alors, sinon que vous avez des envies subites d’une bonne nourriture ou qu’un besoin ardent de luxures se fait sentir ! Pourquoi ? La mythologie répond à ceci qu’en approchant ou en tentant d’approcher Thanatos, vous avez fréquenté forcément son frère Eros. Qu’en ayant médité sur votre propre mort, vous avez touché cette force vitale mb5-satyre.jpgirrépressible puisque les deux sont intimement affiliés : « Thanatos, frère d’Eros » signifie que la mort est parente directe avec la force du désir… Ou, en référence à la Kabbale, vous êtes descendu dans les profondeurs maritimes et avez approché le Léviathan, le monstre marin qui tue, mais c’est le même qui est source de la puissance instinctive qui anime votre sexualité. Et dans le tantrisme, Shakti Kâlî tue, mais c’est Shakti la puissance sexuelle.

 

Ensuite, l’érotisme vient d’une autre réalité : le corps aime les caresses, les frottements, les massages. Passez-vous bien d’une expérience sexuelle, abonnez-vous aux épreuves ascétiques et vous aurez bientôt besoin d’un bon masseur, d’un bon kiné, d’une bonne pommade car des douleurs de toutes sortes se feront sentir dans mb7-pretre-tableau-demons-overblog.jpgtout votre corps et celui-ci trépignera d’impatience que des mains douées viennent lui faire du bien pour le relaxer et le soigner. Oui, quelle que soit votre considération prude de la réalité sensuelle, votre réserve à son sujet et votre conviction qu’elle ne concerne qu’un abaissement à une vulgaire débauche, votre corps réclamera sa part d’attouchements, et à défaut du frottement d’un corps-à-corps luxurieux, vous connaîtrez ceux d’une professionnelle de santé qui vous fera payer cher pour masser en caressant les régions de votre corps où tant de douleurs se feront sentir.

 

Reprenons le triptyque énoncé en introduction par Jacques Finné (le reniement du rollo-ahmed2-deguise.jpgcatholicisme, le sacrifice sanglant sur le corps dénudé d’une prêtresse et l’orgie), après la nudité, l’érotisme, vient le sang. Pour plaire à un certain lectorat, bien des auteurs jugent incontournable la scène où l’on verse du sang, soit celui d’un pigeon, ou d’un poulet, sur le corps nu d’une femme allongée sur l’autel. Et pour augmenter encore le sensationnel, ils décrivent la scène où un véritable bouc est sollicité manuellement pour forniquer avec une jeune vierge ayant décidé de se donner au diable. Une déviance de ce genre est supposée avoir été commise par Aleister Crowley (Francis King – Esotérisme et sexualité – Payot), Hérodote en conte une célèbre dans la ville égyptienne de Mendès, et Pierre Töpffer en décrit une impressionnante dans son ouvrage cité.  

A lire pareilles cérémonies, nous nous étonnons encore que Satan apparaisse pour certains comme celui qui serait idéal pour les masses, sachant que pour le célébrer, il faut faire saigner des poules et des pigeons, des chèvres et de boucs, et qu’avant de rollo-ahmed1.jpgpoignarder ces derniers, il faut les faire forniquer avec des demoiselles, tandis qu’une assemblée de gens nus, se tenant tout autour, attend de ce sang pour le boire et s’en régaler avant de forniquer dans une débauche générale. Que le Diable serait fou s’il exigeait pareilles mises en scènes meurtrières et sordides de ses « ouailles », et que le satanisme en serait encore et toujours une « religion » des campagnes d’antan, quand le sabbat récupérait des us et coutumes d’un Pan des bergers, ceux qui s’accouplaient, parait-il, au bouc fautes de femmes en haut des collines.
Non, décidément, ce n’est pas parce que le satanisme hérite des antiques mœurs qu’il faut les préserver à tout prix, parce que Satan le voudrait ainsi, et qu’il faille croire que le sang ou le semen est l’absolu moyen pour attirer ces élémentals dont certains mages sont persuadés de pouvoir les maîtriser alors qu’au moment où ils s’y attendent le moins, ce sont eux qui se sont « descendre », les exemples abondent pour illustrer ce dernier point.

 

La « messe catholique » est écrite, elle doit être célébrée toujours de la même façon ; la « Messe Noire » n’est pas rédigée, chacun l’envisage comme bon lui semble, sachant seulement qu’elle repose sur « trois parties principales : la préparation, qui s’étend de l’introït à la consécration du pain et du vin ; la consécration ; et enfin la conclusion, qui s’étend de la communion du prêtre à la fin » mn f nue5(Papus – Traité méthodique de magie pratique). Francis King, dans son ouvrage « Esotérisme et sexualité », rappelle le but de la cérémonie eucharistique : « Rien de surprenant à ce que le miracle attribué à la messe – la transformation mystique de la substance du pain et du vin en celle des vrais corps et sang du Christ -, quotidiennement accompli par le prêtre, ait conduit le peuple à croire en une vertu magique de la cérémonie et qu’un prêtre pouvait utiliser ses pouvoirs de transsubstantiation pour parvenir à ses propres fins. Il avait, entre autres, le pouvoir de célébrer la messe dans un but de mort, de convoitise sexuelle ou d’appétit matériel. Loin de se limiter à un public illettré, cette croyance touchait un grand nombre de membres du clergé séculier, disons même la majorité » (Francis King – Esotérisme et sexualité – Payot).

Là, pas de sang, pas de poulet, pas de pigeon ni de bouc, et toutefois Satan. D’ailleurs, Anton Szandor LaVey le disait lui-même, « pas de meurtre d’animaux pour joindre le Diable ».   

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 15:00

Pour illustrer notre sujet, considérons quelques exemples. Le démon Asmodée était l’antique dieu chez les Perses nommé « Aeshma-Dev ». Le Zend Avesta l’évoque à de nombreuses reprises. Il est colérique de caractère et sans doute est-il chef de guerre. « Bréal, l’auteur de « Hercule et Cacus » démontre qu’il est le Eshem-Dev ou Aeshma-Dev asmod-e1-couleur.jpgdes Parsis », il incarne « le mal en personne » qu’il faut combattre (guerre), complice d’Ahriman, détenant l’arme terrible, et qu’il est rusé » (HPB- Isis dévoilée – p.151). Cet adjectif « rusé » servira plus tard à l’identifier avec le « serpent de la Genèse » lui-même réputé « astucieux ». Mais le même Bréal finit par ajouter « qu’Aeshma-Dev est un esprit malin de la concupiscence ». Qu’en sait-il cet auteur, le connaît-il personnellement ? Non, en fait, ce sont les prophètes témoins des agissements dans les temples de ce dieu pour le caractère toujours plus luxurieux qui doit s’en dégager d’eux, et qui exhortent la foule et témoignent contre ses prêtres. Sûrement le premier temple du dieu fût-il un exemple de rigueur, sans doute les derniers devinrent maisons de passes pour soldats en manque.

Le temple vit du bénéfice de la prostitution et ses prêtres s’enrichissent avec l’argent de la luxure : en conséquence, le dieu devient un démon.

 

Précisons que les religieux ascétiques de tous bords ont tant brûlé de documents qu’il ne nous reste que ceux des détracteurs pour tenter d’approcher une vérité historique et que celle-ci sera donc toujours « déformée ». Par exemple, Clément d’Alexandrie accuse des sectateurs d’Aphrodite la déesse marine de lui offrir, « en souvenir de sa génération, un grain de sel et un gâteau en forme de phallus à ceux qui sont initiés à l’art de la corruption » (Clément d’Alexandrie – Le protreptique) : mais chacun comprend bien là que le pain en question avait l’exacte forme de notre baguette d’aujourd’hui, forme allongée, au lieu d’être rond comme c’était la coutume d’alors, et il ne nous vient pas à l’esprit que nous achetons un « gâteau en forme de phallus » ! C’est à se demander parfois lequel avait l’esprit le plus mal tourné, les sectateurs d’Aphrodite ou de Bacchus, ou l’auteur chrétien du Protreptique ! D’ailleurs, le mot « pain » vient lui-même de « Pan » (Pani), ce dieu cornu et phallique tant réputé pour ses grivoiseries, et ce n’est point parce qu’il en est ainsi que chacun refuse de manger de ce pain-là, car la forme est une chose, le goût une autre, et la faim s’accommode de tout.

Par contre, il est fort probable que nombre des statues grecques représentant une divinité soient inspirées en fait de prostituées, et l’auteur cité ci-dessus s’émeut que aphrodite-pan-cupidon.jpgles dévots, croyant idolâtrer la déesse, adorent une « pornè ». C’est le syndrome de Pygmalion. Nous citons : « Les Muses, qu’Aleman fait naître de Zeus et de Mnémosyne, que les autres poètes et écrivains regardent et vénèrent comme des déesses, à qui maintenant même des villes entières consacrent les « Muséums », c’étaient des servantes (prostituées du temple) mysiennes, qui furent achetées par Mégaclô, fille de Macar. Ce Macar, roi des Lesbiens, était toujours en désaccord avec sa femme : ce dont Mégaclô s’irritait pour sa mère : comment pouvait-il en être autrement ? Elle achète donc ces servantes mysiennes, dont on sait le nombre, et les appelle « Moïsai » suivant le dialecte éolien. Elles charmaient Macar, faisant tomber sa colère, aussi Mégaclô, reconnaissante pour sa mère, consacra leurs effigies en bronze et les fit honorer dans tous les temples ».

 

Il semble même que l’activité devienne rentable à mesure qu’elle s’érotise. « Ce ne sont pas là les idées de la foule ; rejetant la pudeur et la crainte, elle représente dans ses demeures les lubricités des démons. Adonnés à la débauche, la plupart des hommes ont orné leurs chambres à coucher de certaines petites peintures, accrochées assez haut à la manière de tableaux votifs, comme si l’incontinence était messaline4à leurs yeux un acte de piété ; étendus sur leurs lits de repos quand ils sont encore dans leurs embrassements, ils regardent vers cette Aphrodite nue, retenue prisonnière dans son union avec Arès. (…) Voilà les modèles de votre sensualité, voilà la science divine de l’impudeur forcenée, voilà les leçons de ces dieux, qui pratiquent avec vous la débauche ! Vous avez encore d’autres images du même genre : de petits dieux Pans, des jeunes filles nues, des satyres ivres, des phallus en érection, que vos peintures exhibent sans voiles et que leur lubricité condamne. Vous les gardez suspendues en ex-voto, comme naturellement vous le faites pour les images de vos dieux ; vous consacrez ainsi chez vous des stèles d’impudeur y représentant aussi bien les postures de Philainis que les exploits d’Héraclès ».

 

Les récits érotiques de Luisa Sigea font état de cette Philainis pour ses goûts lesbiens : « Cette pratique était surtout familière aux Lesbiennes ; Sapho en a illustré le nom, bien mieux, elle l’a ennobli. Que de fois Andromède, Athys, Anacloria, Muais et Girino, ses mignonnes, ont fatigué ses flancs (Les Grecs appellent « tribades » les héroïnes en ce genre ; les Lalins leur donnent les noms de « frictrices » et « subagitatrices ». Philainis, qui s’adonnait éperdument à ce plaisir, passe pour l’avoir inventé ; par son exemple, car elle était une femme d’une grande renommée, elle répandit chez les messaline5femmes et chez les jeunes filles le goût d’une volupté inconnue. On les appela « tribades », de ce qu’à tour de rôle elles foulent et se font fouler ; « frictrices », du frottement du corps ; « subagitatrices », de leurs violents mouvements des hanches.

Les écrivains anciens nous apprennent que cet étrange raffinement (le tribadisme) fut très familier aux femmes de Lesbos. Est-ce à cause de l’influence du climat, ou bien des qualités spéciales du sol et des sources, ou encore pour d’autres motifs ? Il est difficile de le déterminer. Lucien dit, au cinquième Dialogue des Courtisanes : « On dit qu’il y a dans Lesbos des femmes qui ne veulent rien souffrir des hommes, mais jouissent elles-mêmes des femmes, comme si elles étaient des hommes ».

« Au nombre des tribades, dit Forberg-, il faut aussi compter Philainis, la même sans doute qui fit un traité des postures, si l’on en croit la tradition rapportée par Lucien : « Que nos gynécées se remplissent de Philainis, qui se déshonore « par des amours androgynes » (Satyre sotadique de Luisa Sigea).

 

Les Egyptiens virent un dieu Seth sortir des frontières de son pays pour s’exporter, lui le « pur », ils découvrirent un dieu Typhon, incarnation du Makara oriental, serpent-poisson que les prêtres situaient au centre de force Svadhisthana dont nous savons qu’il régit les organes sexuels. Typhon ou le serpent Ob des Phéniciens, le Léviathan diabolique, celui que les femmes idolâtraient sous la forme d’un phallus énorme, était adoré au temple et ses sectateurs affirmaient qu’il était encore Seth. Aussitôt dit, aussitôt fait démon.

La légende mythologique concernant Priape, amusante en apparence, n’en est pas moins révélatrice d’informations : « Priape fut abandonné de sa mère Vénus en raison de sa laideur (ce qui signifie que nous sommes à une heure historique où la tableau sethreprésentation du bouc cornu quitte le temple de Vénus pour céder sa place à une figure d’aspect féminin – NDA) car il avait un petit corps tordu et grotesque, doté d’un phallus énorme. Il rejoignit le cortège de Bacchus (l’antique temple de Vénus androgyne se distingue en un temple de Vénus femme et de Vénus homme qui est Bacchus, et lui-même en érection, est Priape – NDA). Amoureux de la nymphe Lotis, il rampa une nuit vers elle, pendant son sommeil, mais juste au moment où il arrivait près d’elle, un âne se mit à braire et la réveilla ; depuis ce temps, Priape détesta les ânes. Une autre explication est donnée de sa haine pour les ânes, la cause en était la taille respective de leur membre viril : Priape eut le dessous… » (Michael Grant ; John Hazel – Dictionnaire de la mythologie). Or, c’est Typhon-Seth qui est présenté sous la forme d’un âne : « Typhon-Seth était idolâtré par ses initiés sous la forme d’un âne, nous raconte le professeur Reuvens » (HPB – Isis dévoilée – Editions Adyar). Ou que, des papyrus Anastasi, certains chercheurs déduisent : « Typhon fut primitivement adoré sous la forme d’une pierre levée ; connaissent-ils que des âges avant l’exode de Moïse, le bouc était consacré à Typhon, et que c’est au-dessus de la tête de ce bouc typhonien que les Egyptiens confessaient leurs péchés ». Soit-dit, un temps sous la forme d’un phallus, d’un autre par un bouc (sans doute dans un pentagramme puisque cette figure à cinq pointes est l’emblème de la planète Vénus) et puis d’un âne. Autant d’emblèmes symboliques proches de ceux d’un Priape, ex-Osiris ex-Mendès… Et la rancune de Priape pour Typhon (l’âne) peut découler d’une « concurrence » de leurs temples respectifs qui voyaient leurs sectateurs aller de l’un à l’autre en fonction des cérémonies qui avaient lieu et dont le caractère licencieux devait intervenir pour partie d’intérêt non négligeable.

 

Idem pour Vénus, dont ses prêtres en font d’abord une idéale Isis, divinité des unions, et qui prend le nom d’Uranie. Mais les hommes veulent trouver leurs mœurs libertines personnifiées par des dieux et des déesses afin de les légitimer, et Vénus est l’idéale callipyge1 créature pour assumer les pratiques liées à l’union charnelle. D’où l’antique déesse, à peine échappée du bouc cornu, promue « la plus belle de toutes » devient, aux yeux des ascétiques, la pire des démones.

Vénus Callipyge suffit à illustrer la dérive. D’abord imaginée pour représenter cette partie postérieure des femmes qui plait tant aux hommes, nous découvrons que son idolâtrie concerne en fait la pratique des anciens de Sodome : « Les Italiens et les Espagnols se délectent le plus de ce plaisir, tant avec les hommes qu’avec les femmes. Lorsqu’ils nous le demandent à nous les filles, ils appellent cela le « corollaire » (petite couronne) ; lorsque c’est à de jeunes garçons, cela prend le nom de « complaisance ». Chez les Osques, c’était un amusement qui n’avait rien de déshonnête. Tu sais combien les Grecs furent gens éminemment intelligents ? Eh bien, ils adoraient la Vénus Callipyge, c’est-à-dire « Vénus aux belles fesses », et ils décernèrent le prix de la grâce aux deux sœurs Callipyges ; ce qu’ils honorèrent en elles, ce ne fut ni l’éclat de leurs yeux, ni le charme de leurs visages, mais leurs belles fesses. Certes, qui ne hait pas les cuisses doit nécessairement ne pas haïr les fesses. Les Grecs ainsi, puis les Romains, adoraient Callipyge non seulement pour son derrière rebond mais pour l’usage salace que la « petite couronne » offrait d’aptitudes à la jouissance du pédicon » (Nicolas Chorier – Satyre sotadique de Luisa Sigea, sur les aracanes de l’Amour et de Vénus – Le grand livre du mois).

 

Vénus Pandemos est réputée la pire de toutes, la reine des prostitutions, nommée aussi « Vénus Salacia » et supposée être la reproduction romaine de la déesse grecque Cotytto, dont les prêtres dévots de Priape idolâtraient le dieu par le symbole qui fait son point fort de telle façon, dit-on, « qu’ils en dégoûtaient parfois la déesse ». Toutefois, voici comment son sectateur la trouvait et à quoi il s’adonnait pour lui rendre sa gloire : « Cotytto rit, de ses mains délicates, applaudit. Son brillant visage fleurit d’une vive beauté, ses yeux fripons exciteraient la lasciveté, même engourdie par l’âge. Elle a les seins nus, nus aussi les bras et nues les cuisses taillées dans un marbre vivant, dans de la neige vivante. Mais où se cache, timidement blottie au bas du ventre, l’honnêteté du sexe, un voile de soie protège mal la partie en feu. Le désir libertin l’aiguillonne ; éperdue, avec rage elle fatigue ses membres asiles de rapides mouvements ; piquée du taon occulte, spontanément elle coule, fondue en eau, et d’une blanche liqueur souille ses cuisses. « Joli enfant, dit-elle, ô comble de ma joie, comble de ma gloire et de mon espoir certain ! Initié, tu assisteras, bandant, à mes mystères. Tu y présideras, brûlant d’un violent priapisme. Tu feras et subiras rudement, à toi seul, de rudes choses, cinède et pédicon de beaucoup le plus déterminé. Tu m’auras libérale, par mes lascivetés ! Moi aussi. Nulle salacité de la brûlante Vénus, culetant et repoussant, ne brisera la tienne, qu’avec toi, par devant pandemosou par derrière, elle engage la lutte. Il s’émerveillera, t’enviant les reins toujours dispos, toujours égaux à tes désirs et aux miens, celui qu’on adore à Lampsaque. Nul bouclier n’émoussera la pointe du javelot ; tu t’élanceras en armes, « ronflant d’une feinte colère la mentule, et pas une beauté n’épuisera tes forces. Dans tes muscles fatigués renaîtra une vigueur nouvelle. N’épargne pas tes reins ; moi-même, je redonnerai du souffle à ta veine épuisée, j’y verserai la douce liqueur. Et, par Hercule! Tu ne les épargneras pas, si je te connais bien. Pour toi Vénus revêtira d’étranges figures ; enragée, elle ne se refusera pas à un enragé, elle ne refusera rien non plus à ton extravagante luxure. Tu irrumeras (fellation) : je le verrai et j’applaudirai ; en retour, tu seras irrumé (fellation). La volupté d’un plat, assaisonné uruk1de crime, s’accroît : dans tes transports la plus honteuse te sera d’aidant la plus douce. Mais comment dirai-je les turpitudes de ta main gauche ? Comme elle jouera, la perverse ! Comme vite de femme elle te tiendra lieu !

Comme à sec elle engagera la stérile bataille ! Mais tout cela dans l’ombre. D’une nuit obscure tu te couvriras, toi et tes fureurs ; la perspicace Envie s’émoussera, trompée par tes habiles artifices. Homme adroit, teins de rougeur ton front, d’une rougeur empruntée ; tu le teindras, et je me réjouis de le voir si bien teint, et ta face rougissante te fera croire honnête, et l’imbécile plèbe prêtera foi à l’imposteur. Que ne te souhaiterais-je ? Que ne te présagerais-je ? » (Satyre sotadique de Luisa Sigea). Paroles qui servent d’incantation.

Lorsque l’on sait que cette Cotytto n’est autre que l’originale Vénus que les initiés grecs nommaient « Illithye », dont le nombre est 480, il y a quelques chances de trouver là une figure de Lilith la démone hébraïque, qu’on dit « ex-babylonienne et ex-sumérienne » : et qui prouve une fois de plus qu’une antique déesse, parce que ses temples ont été débordés par une prostitution importante (« C’est ce que nous voyons en Sicile, sur le mont Eryx, et à Corinthe ; dans ce dernier lieu, plus de mille jeunes femmes étaient consacrées à Aphrodite et enrichissaient le sanctuaire aux dépens des étrangers ».), elle est devenue la diablesse, et même « l’Archidémone ».

 

Enfin, Eros. « Car pendant des siècles encore après cela, on se fabriquait des dieux pour les adorer. Ainsi cet Eros, qui passait pour être parmi le plus ancien des dieux, personne ne l’honorait avant Charmos ; celui-ci s’étant emparé d’un adolescent, éleva un autel dans l’Académie, en actions de grâce pour l’accomplissement de son désir ; et l’on nomma Eros la violence impudique de ce mal, divinisant ainsi les désirs licencieux » (Clément d’Alexandrie – Le protreptique – 44-2).

Michael Grant écrit, à son sujet : « Pendant la période classique, il était souvent considéré comme le protecteur des amours homosexuelles entre hommes et jeunes hommes, et sa statue était placée dans les gymnases ». En principe, le sexe ne le concerne point : « Des philosophes qui ont vécu avant Zénon ont proclamé qu’Éros était une entité sacrée, exempte de toute souillure. On ne peut en douter lorsque l’on voit des statues du dieu dressées dans les gymnases aux côtés de celles d’Hermès et d’Héraclès : l’un est le maître de l’éloquence ; le second de la force physique. La conjugaison de leurs puissances engendre alors l’amitié et la concorde, mais aussi la eros4liberté la plus belle pour ceux qui la poursuivent assidûment. Dans les mentalités athéniennes, Éros est loin d’être un simple dieu présidant aux rapports sexuels, puisque dans l’Académie, dont on sait de toute évidence qu’il était consacré à Athéna, on avait érigé une statue de lui, et c’est à ces deux divinités que l’on sacrifiait. Ainsi, les Lacédémoniens offrent à Éros des sacrifices préliminaires avant de se ranger en ordre de bataille, parce qu’ils pensent que leur salut et leur victoire ne dépendent que de l’amitié qui lie les hommes entre eux » (Athénée).

Sauf que le gymnase connaît, par lui-même, quelque réputation luxurieuse, ces hommes qui se promènent dans la tenue d’Adam sans trop se formaliser. «  La pédérastie est donc eros7par exemple présente à Rome sans honte et sans reproche quand il s’agit de la figure d’un Eros ; comme l’écrit Cicéron : « C’est choquant de voir les jeunes gens s’exercer dans les gymnases ! Quel manque de sérieux dans ces entraînements militaires d’éphèbes ! A quels contacts physiques, à quelles amours ne s’abandonne-t-on pas en toute liberté ! Je ne parle pas de l’Elide ni de Thèbes, où on se livre à la débauche, même les Lacédémoniens, à partir du moment où ils autorisent tout en matière d’amour des jeunes hommes, ne mettent qu’une bien infime protection devant ce qu’ils interdisent : ils permettent en effet qu’on s’embrasse et qu’on couche ensemble, pourvu qu’on dispose un manteau entre soi » (Florence Dupont ; Thierry Eloi – L’érotisme masculin dans la Rome antique – Belin).

Et voici Eros, dieu taquin et malicieux, mais le plus souvent solitaire, infiniment bon, catalogué au rang des démons de la tentation graveleuse.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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