Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 14:13

A plusieurs reprises, nous trouvons des textes qui appellent les Kabirs des « Voyants ». Un auteur mystique écrit : « On dit d’Enoch qu’il fait partie des Kabirs, son nom étant générique pour désigner tous les « Voyants » (Enoïchion) des premiers temps ». Ce mot « voyant » nous interpelle car il est de trop nombreuses fois mentionné pour qu’il ne joue pas une importance majeure. Chacun connaît ou a déjà entendu parler du « Livre d’Enoch » et nous savons à présent que ce nom signifie « Voyant ».

 

Dans la mystique tibétaine, le Kûmâra tibétain et Seigneur de l’Eau fait Un avec la « Sagesse du Grand Miroir », indissolublement liée à lui et qui, l’embrassant, est nommée Locanâ (la Voyante), en tibétain « Œil de Bouddha ». Il est écrit : « (…) (Ainsi) brille la pure forme de l’élément Eau (la Lumière Astrale est appelée « Mer de Feu ») ; en même temps apparaît le bienheureux (Seigneur), tenant en mains un (vajra) à cinq pointes, embrassé par Locanâ (la Voyante ou « Œil »). Le « pur principe des formes-apparences matérielles, la Lumière de la « Sagesse semblable au Miroir » émane du cœur de Vajrâsattva sous l’aspect de (l’union sexuelle) ».

 

Même dans le fameux poème tantrique dédié à Kâlî, un verset mentionne le terme « voyant » :

 

« Et de même, à coup sûr,

on règne sur ce monde,

on devient un Voyant,

on circule à dos d’éléphant… »

 

Seulement cet œil du « Voyant » ne semble pas concerner nos yeux d’aujourd’hui. Nous savons, grâce aux enseignements théosophiques, que l’homme des précédentes humanités, posséda un seul œil et que ce dernier ne ressemblait en rien à nos yeux actuels, contrairement aux illustrations fantaisistes des Cyclopes par exemple.

 

C’est en tout cas la version de Rudolf Steiner : « (…) Pensez à un nouveau-né, dont la tête comporte un point encore tout mou. Représentez-vous cet endroit complètement ouvert et imaginez que des courants de chaleur et de force pénètrent de l’extérieur par cette ouverture. (…) Là se trouvait le Troisième Œil chez l’homme à l’œil unique. Il ne s’agit pas d’un œil à proprement parler et le décrire comme tel n’est pas correct. C’est une sorte d’organe de chaleur qui guide l’homme lorsqu’il se déplace. Nous aurions donc quelque chose comme un organe en forme de coupe qui s’évase vers le bas ». (Rudolf Steiner – L’intervention des Forces Spirituelles en l’homme)

 

Soit « un organe en forme de coupe » fait penser à un sexe féminin. La figure ésotérique de Lilith semble vouloir nous aiguiller dans ce sens. Là où les mêmes représentations que la sienne montrent une lettre, un signe ou une lumière, voire un œil, la sienne expose un sexe féminin. Comme si l’œil (la lampe) était le sexe. S’il en est ainsi, c’est que cet œil évoqué ici est le Troisième Œil – l’unique œil – que possédait une ancienne humanité (à propos des différentes humanités, lire le Livre d’Eros 1 et 2).

 

A son sujet, les auteurs écrivent régulièrement : « Lilith, la première femme d’Adam, dont le sexe s’ouvrait dans le cerveau… ». Or, les orientaux ont suffisamment exposé l’existence de la Kundalini présente dans le corps subtil de l’homme pour que chacun comprenne que Lilith peut très bien être ce grand serpent qui part du plexus pelvien situé au niveau du sexe et finit au sommet du cerveau à hauteur du centre pinéal. Mais ce serait trop simple d’en rester là. La clef du mystère est ailleurs…

 

En liant l’explication de l’œil unique décrit comme une coupe qui aide à mieux comprendre l’icône de Lilith «  dont le sexe s’ouvre dans le cerveau », nous comprenons que ce n’est pas seulement d’un sexe qu’il s’agit ici, mais aussi d’un œil ! D’où la Voyante ! Ce qui signifie que « cette » Voyante règne dans le Plan Astral de la Lumière Astrale, là où véhicule le corps astral (le Troisième Œil de l’homme actuel) de l’homme !

 

Rudolf Steiner nous aide à mieux comprendre cette réalité : « (…) Aujourd’hui, il est considéré comme normal, lorsque l’homme s’éveille le matin, que son corps astral (…) réintègre ses corps éthérique et physique. En les ayant réintégrés, l’homme peut se servir de ses yeux pour voir, de ses oreilles pour entendre et de ses autres outils sensoriels pour percevoir autour de lui les impressions en provenance du monde sensible. (…) Et lorsque l’homme s’endort, le corps astral se retire à nouveau des corps physique et éthérique et toutes les impressions du monde sensible de la vie diurne s’effacent ».

 

Il n’en était pas ainsi de l’homme au Troisième Œil. Ce qu’il percevait de l’extérieur était flou et la nuit, il continuait de voir des images : « (…) La nuit, ce n’étaient pas le calme et les ténèbres silencieuses qui s’installaient autour de lui. Les images qu’il percevait alors étaient à peine plus atténuées, tout au plus un peu différentes par rapport à celles du jour ».

 

L’homme percevait les images présentes dans le Plan Astral puisqu’il recevait les images que son corps astral complètement lié à son Troisième Œil lui transmettait.

 

Le mécanisme physique est expliqué ainsi : « (…) (Il se produisait un phénomène comme lorsqu’on vide quelque chose dans un récipient) car il y avait comme une incision dans le corps astral, comme une poche. Et c’est effectivement ce qui se passe : une sorte d’ouverture en haut du corps astral se crée par la pénétration du moi à l’intérieur… Cet événement d’une importance capitale et d’une grande incidence a eu pour conséquence l’apparition de la première perception floue d’un monde extérieur physique. Dans les états intérieurs, l’homme ne percevait rien d’autre que ce qui vivait à l’intérieur de lui-même, il était comme fermé hermétiquement vis-à-vis de l’extérieur ».

 

Ce Troisième Œil capte du brouillard, des ombres et des couleurs « sympathiques » ou « antipathiques ». Cependant, il est d’une nature supérieure puisqu’il est relié au Plan Astral, ce qui confère à l’homme de cette époque une conscience bien plus élevée. C’est cet homme, cet Adam premier qui fut l’amant de Lilith. Elle peut être ici identifiée à Locanâ, c’est-à-dire qu’elle est une personnification importante du Plan Astral et de la Lumière Astrale qui n’est que « nuit » et « ténèbres » pour les hommes mortels. Et donc le « corps astral » de l’homme se devrait d’être logiquement le fils de Lilith mais elle préfère le considérer comme son amant. Son sexe « ouvert sur son front » est son Troisième Œil que l’homme portait au cours d’une précédente humanité.

 

Ce qui signifie encore que cet Œil unique de l’homme est devenu aujourd’hui son sexe (composé de trois orifices pour la femme ; deux orifices + un organe génital phallique pour l’homme). Soulignons encore que la forme de ce Troisième Œil n’est pas décrite comme une bille géante mais bien « comme un organe en forme de coupe », ou encore comme « une poche ».

 

L’image de la poche est ressemblante à celle du fourreau. Aussi n’est-il pas étonnant de trouver pareille description dans ce poème tantrique :

 

« A quoi s’ajoute le triangle

Symbolisant les trois fourreaux

Enfermant, telles trois enceintes,

Le donjon où réside l’âme :

Le corps physique et le (double éthérique),

Enfin le (corps astral). »

 

Comment ce Troisième Œil peut-il correspondre à un sexe constitué de trois éléments, en l’occurrence ceux cités plus haut ? Annick de Souzenelle écrit : « (…) L’aigle fétiche porté sur le front d’un égyptien de l’Antiquité est symbole du Troisième Œil : il est « l’œil à la vision trine », et « Gardien de la Porte des Esprits puissants » ; l’aigle (donc le Troisième Œil) introduit l’homme dans sa dimension royale. (…) L’œil frontal ou « Troisième Œil » implique la « vision trine ». Le mot « trine » suppose trois sortes de visions distinctes pouvant être captées par un même support.

 

Le Troisième Œil se lie davantage avec Lilith quand l’auteur écrit : « L’œil frontal n’est pas étranger à la pierre frontale, l’émeraude, qui ornait le front de Lucifer (entendu ici comme Lux Ferre ou « Porteur de Lumière », c’est-à-dire dans un premier temps Vénus, puis Vénus des Ténèbres, donc Lilith ; enfin la Lumière Astrale).

 

Mieux encore : nombreux sont les mystiques qui identifient pour partie Lilith avec la fameuse licorne, l’animal mythologique. La licorne avec son unique corne placée sur son front est la figure extérieure, esthétique et exotérique du téraphim occulte de Lilith qui la montre ornée d’un sexe sur son front entre ses deux cornes ou du Baphomet marqué d’une lettre « Shin », symbole de la lampe magique, de la Lumière (Lumière Astrale) avec ses deux pôles et son centre équilibré.

 

La licorne est un emblème du Troisième Œil : « La licorne groupe les trois symboles en un que sont la corne, l’œil et la lumière. La corne est un symbole phallique (sublimation sexuelle) ; l’œil est ce Troisième Œil (les vertus du corps astral actuel) ; la lumière (Plan Astral et Lumière Astrale) ».

 

Le symbole de la licorne, comme le mythe de Lilith, vient mélanger le phallique au spirituel. Il est écrit par exemple que « la licorne, c’est la pénétration de l’élément divin dans l’homme, après que ce dernier ait connu la sublimation de la vie charnelle et d’une force surnaturelle qui émane d’elle ». Ce processus ne nous est désormais plus étranger.

 

Pour sa part, un tantra énonce : « (…) Le Troisième Œil est symbole de la conversion de l’amour physique en connaissance spirituelle ».

 

L’auteur Annick de Souzenelle propose une interprétation intéressante des fameux Cyclopes et leur épargne cette vision réductrice d’êtres fourbes, violents, dangereux et qui aiment faire peur. Elle garde l’interprétation des ésotéristes qui est la plus instructive : « Les Cyclopes sont les forces de la Connaissance. Ils font penser à Shiva, dont le Troisième Œil, l’œil frontal, détruit toute manifestation. Cette destruction est le passage du temps à l’éternité, de la succession à la permanence qui tient temps et non temps. (…) Les aides d’Héphaïstos sont les Cyclopes, géants dont l’œil frontal voit – comme en Inde celui de Shiva – tout ce qui doit être détruit pour faire jaillir de cette mort la vie, de cette décomposition la beauté, de ces ténèbres la lumière. (…) Qu’est-ce donc que le Troisième Œil ? L’ouverture de cet œil mystique étant liée à la déification de l’homme, il est symbole du Tétragramme. (…) Au registre psychologique, l’œil est lié à la culpabilité. Celui qui se sent coupable se sent aussi regardé par cet « œil divin » qui n’est autre que son propre jugement sous le symbole du Troisième Œil. (…) L’œil physique peut être identifié à une flèche qui traverse notre « tunique de peau » et lui assure la vision d’un monde (Plan Astral) qui transcende celui où nous emprisonne notre état de chute ». (Annick de Souzenelle – Le symbolisme du corps humain)

 

En disant que « Lilith est la femme créée avant Eve », la Cabale révèle qu’elle est l’amante de l’homme Adam tel qu’il fut « structuré » avant Eve, celui qui portait un œil unique, le Troisième Œil. Ce dernier est identifié aujourd’hui avec la glande pinéale pour lui trouver une représentation physique. Mais Lilith est « la femme » du corps astral de l’homme, car c’est ce double astral qui est le Troisième Œil.

 

Quand il parle de cet homme d’une autre humanité, Rudolf Steiner écrit : « (…) L’homme - au Troisième Œil – n’était pas entièrement autonome. Bien des choses étaient encore régies pour lui par d’autres entités divines avec lesquelles il était en liaison. Il s’orientait grâce à ces perceptions de clairvoyance crépusculaire ».

 

Le corps astral, seule entité vraiment efficace de l’homme, lui apportait une force spirituelle majeure puisqu’il préservait un lien qualifié d’éternel avec le monde astral figuré par Lilith.

 

Pour sa part, la Doctrine secrète écrit que le Troisième Œil a définitivement disparu : « Au début, toutes les classes et toutes les familles des espèces vivantes étaient hermaphrodites et pourvues d’un seul œil ». (HPB – Doctrine secrète 3 ; p.427) Mais aujourd’hui,  « l’œil n’existe plus pour la majorité de l’humanité. Le Troisième Œil est mort et n’agit plus, mais il a laissé derrière lui un témoin de son existence. Ce témoin est maintenant la glande pinéale ». (HPB – Doctrine secrète 3 ; p.421)

 

La science moderne s’est intéressée modestement à cette glande pinéale et voici ce qu’elle en dit : « (Dans sa structure occulte), notre cerveau a deux aspects, un aspect psychique (intellectuel) et un aspect spirituel appelé glande pinéale. C’est une petite glande de la taille d’un grain de blé. Jusqu’à l’âge de sept ans, elle agit sur la croissance et le développement génital. On peut déjà noter ce lien existant entre la spiritualité et la sexualité (pour exemple, les eunuques ne manifestent aucun désir sexuel et pas non plus d’aptitude à la spiritualité) ».

 

Une fois encore, nous trouvons une racine commune à deux forces qui persistent à s’opposer dans ce bas monde. Madame Blavatsky écrit : « Pourquoi le célibat et la chasteté seraient-ils une condition sine qua non pour devenir un Chéla régulier (…) ? Réponse… lorsque nous apprenons que le Troisième Œil fut jadis un organe physiologique et que plus tard, par suite de la disparition graduelle de la spiritualité et du développement de la matérialité, la nature spirituelle fut éteinte par la nature physique et cet Œil devint un organe atrophié… Durant la vie humaine, l’obstacle qui freine le développement spirituel (…) n’est autre que l’activité de nos sens physiologiques. L’acte sexuel ayant lui aussi, par interaction, des rapports étroits avec la moelle épinière et avec la matière grise du cerveau, il est inutile de prolonger les explications ». (HPB – Doctrine secrète 3 ; p.423)

 

En somme, la mystique ascétique considère que l’œil physique a largement contribué à la fin de l’homme spirituel. C’est sans aucun doute vrai. Mais pour notre part, nous voulons résolument rester dans une logique d’étude positive. Aussi, au lieu de considérer l’œil physique comme un organe qui a supplanté le Troisième Œil, nous choisissons de le traiter au contraire, comme la partie qui est venue le compléter définitivement.

 

Et mieux encore, le Troisième Œil n’est pas seulement ce grain de haricot soi-disant atrophié et qu’on appelle « glande pinéale » ; « l’œil a la vision trine » est devenu notre corps sexuel. C’est si vrai que ce dernier fonctionne à partir de notre appareil nerveux qui appartient au corps astral.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 14:12

Des questions se posent. En effet, certains se demandent si les phénomènes expliqués sont doués d’un automatisme ou s’ils dépendent d’un conditionnement particulier et précis. Une femme favorable au comportement immoral (l’immoralité entendue ici comme « un acte indécent pratiqué sans la moindre pudeur ») va-t-elle forcément, obligatoirement attirer à elle des Esprits des Sensations et finalement une Entité puissante du Désir ? Réponse : pas du tout. Il existe des femmes au comportement tout à fait modéré, réservé qui seront escortées par une, voire par plusieurs légions d’Esprits des Sensations et d’autres, sulfureuses et enjouées, qui n’attireront quasiment aucun de ces Esprits. Parce que ces Esprits des Sensations sont non seulement attirés par des femmes au charme persuasif mais aussi à leur intelligence, en fait à leur conscience.

 

C’est pourquoi, nous le répétons, il est faux de croire que ces Esprits des Sensations ont une action systématique ; en fait, elle est fondamentalement réfléchie. Des femmes sont ainsi malgré elle des « temples d’Hathor » et elles n’en savent rien. Et d’autres, qui forcent leurs traits de séduction en même temps qu’elles affichent une naïveté de tous les instants, ne sont même pas l’ombre d’un de ces temples.

 

Il existe encore un phénomène particulier qui mérite qu’on en dise quelques mots. Certaines femmes favorables ou yoginî sont capables d’éveiller instantanément des désirs fougueux chez un homme alors qu’elles ne font rien en apparence pour cela. Leur seule présence suffit à éveiller fortement les élans passionnels de la gent masculine. Certains répondront à ce genre d’exploits que c’est la vie amoureuse (faite de très nombreuses pratiques sensuelles), passionnelle, ardente de cette yoginî qui finit par faire attirer à elle autant d’Esprits des Sensations (plusieurs légions, diront les mêmes…) au point qu’à sa moindre présence, même la plus réservée, son influence (qui est égale au nombre de ces légions d’Esprits des Sensations) est intensément grande.

 

D’autres pensent que l’excitation produite par une femme favorable ou yoginî n’est finalement que la conséquence de ses qualités physiques particulièrement attractives. En fait, c’est une déduction correcte et tout à fait juste pour l’homme à l’esprit concret, cartésien. D’un point de vue de notre mystique, c’est une autre affaire. La yoginî évoquée ici, sensible à son esthétique, a attiré à elle depuis un bon moment déjà une légion d’Esprits des Sensations, pour ne pas dire plusieurs… peut être ! Ils se plaisent tant à escorter cette yoginî qu’ils l’imprègnent de leurs effluves puissants, composés du Fluide Magnétique. Au point que la femme favorable devient plus sensible à certaines de ses intuitions qui sont des messages de ces Esprits qui l’influencent et l’exhortent à des transformations physiques en vue d’acquérir un potentiel attractif encore plus intense.

 

Ainsi la yoginî connaît des métamorphoses physiques qui métamorphosent son apparence, la rendant plus magnétique, plus convoitée. Ces changements ne sont pas seulement l’œuvre de ses désirs personnels mais bien la volonté des Esprits des Sensations. Chacun d’eux qui l’escorte sans relâche finit par l’imprégner magiquement de ses propres effluves composés du Fluide Magnétique. Ces émanations intelligentes participent à la transformation du corps physique, futur temple de l’Entité puissante di Désir, qui gagne par conséquent en intensité magnétique, en puissance d’attrait.

 

Ces effluves du Fluide Magnétique, lorsqu’ils augmentent en grand nombre, ne finissent pas par former une grosse boule sphérique lumineuse qui dépasse le corps physique ; non, ils ne sont pas visibles et quasiment pas perceptibles. En fait, plus ils sont nombreux, plus ils gagnent en intensité. La femme favorable ou yoginî, chargée de ses émanations sublimissimes, dégage une incomparable attractivité, un magnétisme qui la rend toujours plus irrésistible.

 

Donc, cette aptitude de la femme favorable ou yoginî à pouvoir devenir une irrésistible créature, douée d’un magnétisme fascinant est non seulement de son fait personnel mais surtout l’œuvre des Esprits des Sensations qui dispensent leurs effluves du Fluide Magnétique en elle. Ainsi l’œil de l’homme est saisi par la beauté stimulante de la femme pendant que le mystique perçoit l’œuvre sublimissime des Esprits des Sensations en activité en elle.

 

Pourquoi travaillent-ils de la sorte au lieu que l’Entité puissante du Désir ne vienne s’incarner elle-même dans une forme physique ? Réponse : parce qu’il a le don du sacrifice et qu’il ne sait pas être égoïste. Plutôt que de bénéficier seul du Fluide Magnétique, il préfère en faire don à chacune qui saura l’exploiter correctement.

 

Mais il y a une autre raison, l’explication suivante permet de la trouver. Ce que nous appelons l’immoralité, c’est-à-dire « un acte indécent pratiqué sans la moindre pudeur » peut susciter, chez celui qui en est soudain le témoin, une vive émotion à l’égal d’un choc, provoquant même une accélération du rythme cardiaque. Parfois, ces palpitations peuvent même occasionner de véritables problèmes de santé. Certains connaissent des fièvres et d’autres des tremblements dans tout leur corps. Des derniers, trop sensibles et devenus fragiles du cœur, peuvent même y connaître la mort physique. C’est dire l’influence, l’impact que peuvent produire certains de ces actes, c’est dire la charge émotionnelle puissante contenue en eux.

 

D’un point de vue mystique, ceci signifie que si l’Entité puissante du Désir (Ahathoor, Babalon, Lalita, etc…) venait à se manifester personnellement dans une structure physique, à sa seule vue, l’homme en mourrait. Au cas où elle se vêtirait d’un corps physique, ce dernier serait si audacieusement attractif, si parfait et si beau, qu’il brûlerait les yeux des humains qui le regarderaient juste avant que leurs palpitations cardiaques ne s’emballent jusqu’à l’arrêt cardiaque.

 

La seule vue de la Suprême Déesse provoquerait la crise cardiaque et donc la mort chez celui qui la regarderait. Aussi ne peut-elle apparaître que voilée, c’est-à-dire pour le monde qui nous concerne, manifestée à travers un corps d’un être humain particulier et mortel.

 

La mort ne doit pas être entendue ici comme un drame. En fait, elle fait comprendre que seul le corps astral de l’homme a l’aptitude nécessaire pour connaître la Suprême Déesse pour la simple raison, nous le saurons plus loin, qu’il est une ancienne partie d’elle.

 

Les Esprits des Sensations sont à l’œuvre pour préparer ce qui va devenir peut être le temple de l’Entité puissante du Désir. Un aspect occulte majeur apparaît ici. En effet, nous expliquons souvent comment cette Entité peut s’approprier le corps d’une femme et agir directement par lui et que, dans ce cas, dans une relation dite sensuelle, c’est parfois cet Esprit qui agit à travers la femme et non pas elle seulement. Mais cet Esprit, comment vient-il ? Est-il déjà là ? Nous n’abordons pas ici le sujet du troisième œil et pourtant c’est probablement par cet endroit sensible situé au centre du crâne que tout se produit. L’écrit mystique révèle les événements de la façon suivante : « (…) L’Entité puissante du Désir entre dans le corps astral et « l’imprègne » toujours davantage ». Selon qu’il peut plus ou moins bien s’exprimer et se manifester à travers le corps féminin qu’il investit, L’Entité l’imprègne d’Elle-même, c’est-à-dire un peu de sa nature qui est du Fluide Magnétique, du Feu le plus puissant, de « l’électricité magnétisée » (ce dernier terme devant être considéré dans son sens mystique plutôt que physique).

 

Dans ce cas-là, une femme favorable ou yoginî attire sur elle automatiquement (« magiquement » serait même un terme plus approprié) les regards des autres. Une intelligence pratique y voit là un phénomène dérivé du principe de l’aimant (yoginî) qui attire le fer (l’homme) ; mais l’œil du mystique qui pratique la clairvoyance y perçoit la nature supérieure de l’Entité puissante du Désir faite du Feu magnétique « irrésistible » devant lequel l’homme ne peut que dévotement s’incliner.

 

Se peut-il qu’une pareille Entité fréquente ainsi une femme favorable ou yoginî d’une manière incessante, sans raisons précises, l’influençant d’une façon négative au point de devenir pour elle dangereuse ? Réponse : non. Toute cette mystique de bas étage est une vulgarité si malsaine que personne ne veut plus aujourd’hui la croire.

 

En réalité, la seule volonté qui fait qu’une Entité puissante du Désir fréquente le corps astral d’une femme favorable ou yoginî est expliqué dans la citation suivante : « (…) (Jadis) les Esprits de la forme (les Esprits de Saturne) avaient leur corps astral, leur moi et tout ce qui suit jusqu’au neuvième élément constitutif. Mais le corps astral de l’homme est uniquement né du fait que les Esprits de la forme ont fait don à l’homme de leur propre corps astral ». (Rudolf Steiner – L’intervention des forces spirituelles en l’homme)

 

C’est pourquoi lorsqu’il est dit « qu’une Entité puissante du Désir s’approprie un corps féminin », « mettant de côté » le corps astral de la femme favorable, il ne s’agit nullement d’une œuvre de possession, encore moins d’un viol mystique ; le corps astral de la femme fut celui de cet Esprit auparavant. De même, l’unio mystica entre cette Entité et le corps astral de l’homme mâle ne constitue pas une corruption, mais bien une union amoureuse intense et majeure entre deux corps qui n’en sont qu’un en réalité. Ainsi le corps astral de l’homme, comme celui de la femme, s’ils connaissent tous deux l’acmé dans ces instants, c’est bien parce qu’ils se retrouvent en contact avec l’Esprit qui est « leur unique et véritable parent ».

 

En réalité, notre nature sensuelle, charnelle, érotique, etc… dépend de notre corps astral qui était jadis celui d’une Entité puissante du Désir. En fait, il n’était pas exactement le même car l’Entité ne fut jamais physique comme se trouve l’homme aujourd’hui. Aussi elle se sert de lui pour se manifester dans le monde des formes et en même temps qu’elle se projette en lui, ce corps astral se blottit avec bonheur contre Celle qui est Lui-même. 

 

Ceci peut paraître injuste de savoir que seul le corps d’une femme favorable peut être « visité » par une Entité puissante du Désir et pas un corps d’homme mâle. En fait, l’injustice est flagrante tant que nous étudions ces phénomènes dans leur seul aspect physique. En réalité, ils concernent le corps astral. Soit, c’est l’homme astral qui vient s’unir à l’Entité lorsque celle-ci s’est appropriée du corps féminin et qu’ainsi « elle se manifeste à travers la chair ». Nous trouvons d’ailleurs une citation très claire pour nous représenter cette Entité tandis qu’elle opère à travers le corps féminin qu’elle a investi : « (…) C’est une force vivante qui se manifeste dans le domaine individuel, sous forme de personnalité. Mais elle dépasse la conscience individuelle ; elle revêt le caractère de la personnalité, car elle se montre dans la conscience humaine. Si ce n’était qu’une idée abstraite, elle n’aurait aucune influence sur la vie, et si c’était une force vivante inconsciente, elle n’aurait aucune valeur spirituelle, c’est-à-dire aucune influence formative sur l’esprit ».

 

Nous venons d’affirmer que « l’homme astral vient s’unir à l’Entité puissante du Désir ». En fait, ce n’est pas si simple, si mécanique. D’autant plus qu’en réalité, c’est l’Entité qui choisit de s’unir avec un corps astral ou pas. Mais dès lors qu’elle le fait, elle le transfigure et c’est tout le caractère mystique favorable que revêt une telle expérience : le corps astral livre une bataille avec l’Entité, non pas sanglante, destructrice ou vengeresse mais les « lettres de noblesse » ne s’acquièrent jamais sans qu’il y ait eu des épreuves auparavant. N’oublions pas que la Prêtresse dans le Tarot est la lame de l’initiation. De fait, le corps astral doit fournir des efforts, d’éducation et d’abnégation, pour espérer devenir l’élu de cette Entité.

 

Ne voulant pas entrer dans une étude astreignante, nous préférons nous en tenir au processus fantastique qui veut qu’au-delà d’une simple relation physique homme femme vient se superposer parfois une autre union bien plus conséquente, bien plus essentielle, qui dépasse de loin le temps de notre existence terrestre, et qui concerne cette Entité venant fusionner avec le corps astral. Cette forme d’union qui se produit entre des Entités astrales n’est plus seulement le résultat ou le fruit d’un désir survenu ici et maintenant. La relation peut exister depuis plusieurs vies déjà ; ses tenants et ses aboutissants proviennent de l’astral. Une citation confirme cette probabilité : « La muse inspiratrice (ici l’Entité puissante du Désir – NDA) prend la forme de la yoginî. Elle retrouve les trésors, sommeillant dans l’inconscient, d’une expérience vieille de plusieurs éons, jusqu’au royaume d’une plus haute conscience, qui dépasse l’intellect ».

 

Le corps astral, quand il est prisonnier du corps physique pendant le temps de veille, est à l’affût des Esprits des Sensations, des Entités puissantes du Désir qui véhiculent dans « l’air » (les principes inférieurs de l’Akâsha ou l’atmosphère inférieure terrestre). Car il perçoit heureusement ce que l’œil de l’homme ne voit pas et donc, ne connaît pas.

 

Maintenant, au sujet de l’œil humain, des mystiques expliquent la théorie suivante : à un moment de son existence, l’homme n’avait pas d’yeux pour voir à l’extérieur de lui-même. Ses paupières étaient définitivement fermées et ce qu’il voyait n’était que ce qu’il y avait en lui-même. De là, d’autres mystiques en ont déduit que cet homme n’était capable de voir que son estomac, son cœur, etc… En fait, il est fort probable que cet homme voyait parfaitement bien des images qui étaient celles que son corps astral lui faisaient découvrir en permanence et qui provenaient du Plan Astral dont nous savons qu’il est comparable à un « un océan où flottent d’innombrables images ». Aujourd’hui, il est possible encore que nos rêves procèdent d’une façon lointaine de ce processus des yeux internes même si des changements radicaux ont été depuis opérés. Mais ceci peut éventuellement expliquer des phénomènes de rêves prémonitoires.

 

L’homme, sans ses yeux extérieurs, n’était pas condamné à ne voir que du noir. Sans aucun doute, les images des mondes à venir se visualisaient devant lui et son action se conformaient aux volontés supérieures. Même ses déplacements pouvaient se faire sans trop de problèmes puisqu’il était guidé par son corps astral. Avec la création de l’œil physique (les mystiques disent que ce sont les Esprits du Soleil qui en sont les concepteurs), l’homme a commencé à regarder à l’extérieur et ce plaisir de voir au dehors leur a fait perdre ce don de la vision intérieure qui était l’œil du corps astral. Cet œil physique a constitué une avancée prodigieuse dans le plan physique et naturellement, les entités astrales agissent en conséquence de ce nouvel accès vers l’extérieur, le plan manifesté, la réalité physique. 

 

Seulement, l’œil physique n’est en rien un ennemi de l’œil intérieur, contrairement à ce que croient beaucoup de mystiques d’une tendance ascétique. L’œil est l’équivalent physique de la « Sagesse semblable au Miroir » du Plan Astral. C’est donc qu’un Esprit puissant est lui-même responsable de la mise en œuvre de cet œil physique. Et son existence, sa manifestation dans le plan physique, son influence magique dans la réalité ne sont possibles que si elles sont vues.

 

Seulement l’œil extérieur admire une œuvre à la seule condition que l’œil intérieur (la vue du corps astral) lui a suggéré de l’apprécier. Et ce que l’œil extérieur adore regarder et qui est de toute beauté n’y est pour pas grand chose dans le plaisir qu’il éprouve à la contempler. L’œil physique sert donc comme un instrument de l’œil intérieur (c’est-à-dire de la vue du corps astral). Sans cet outil extraordinaire, pas d’union possible dans le plan physique, encore moins de relation amoureuse avec une entité du Plan Astral…

 

La forme arrogante qui peut se déployer dans l’attitude provocante d’une femme favorable ou yoginî attire une légion d’Esprits des Sensations qui se joignent à son action afin de l’intensifier encore davantage, étant seuls capables de rendre les différents effets irrésistible. A mesure que sa prestation sincère s’intensifie, les Esprits des Sensations augmentent en nombre et en pouvoir, et projettent à ceux qui ont l’œil fixé sur eux malgré eux, tandis qu’ils regardent la yoginî, des effluves de leur nature qui est du Fluide Magnétique. Contrairement aux facéties monstrueuses qui « ont vent » d’habitude sur ce sujet, il n’y a rien de dangereux dans ces phénomènes. Car pour celui qui n’a pas conscience de ces phénomènes, ces émanations perdent de leur impact jusqu’à disparaître, à l’image des étincelles projetées d’un feu d’artifice qui brillent et puis s’éteignent tandis qu’ils descendent vers le sol.

 

Seul le mage peut préserver ces projections dans son esprit car il a conscience qu’elles sont des émanations fantastiques du Fluide Magnétique, si convoité d’ordinaire par les sorciers. En lui, chaque effluve vient s’implanter d’une manière quasi définitive jusqu’à former un lit qui deviendra celui de l’Entité puissante du Désir, lorsqu’elle viendra s’unir au corps astral enfermé dans le corps de l’homme mâle.

 

Chaque étude sérieuse reconnaît que cette unio mystica qui peut s’effectuer entre un Esprit et un homme consiste en des épousailles avec le féminin, ou une entité d’aspect féminin, ou le propre féminin que chacun a en soi. D’ailleurs, l’opération mystérieuse qui a lieu prend force et vigueur à partir de Yesod connu physiquement comme le plexus uro-génital. Mais surtout Yesod signifie la Lune et chaque Entité puissante du Désir lui est intimement liée. C’est pourquoi d’ailleurs de nombreux mystiques s’accordent à compter SATURNE comme un « Seigneur de la Lune ». Pour sa part, la Lune est Luna, Astarté, Lévanah, etc… mais même si son aspect féminin domine, elle n’en demeure pas moins une parfaite androgyne.

 

Si, au cours d’un rapport physique homme femme classique, l’homme a souvent « le dessus » sur la femme, s’il se plaît dans le rapport qu’il établit avec elle d’aimer la dominer et que de son côté, elle se plaît à être plus volontairement soumise, s’il est davantage sollicité pour avoir le sens des initiatives que sa partenaire, il n’en est pas du tout ainsi dans la relation mystique qui s’établit entre l’Entité puissante du Désir - active dans la femme - et le corps astral de l’homme mâle. Là, le corps astral s’agenouille humblement (le genou correspond au signe du Capricorne dont le maître est SATURNE, le Gardien du Seuil. Par ailleurs, le plomb est son métal, d’où la mystique qui veut le voir maître de l’initiation comme les alchimistes souhaitaient transformer le plomb en or, et que cette transformation concernait en fait l’homme, surtout l’homme intérieur. Or, n’est-il pas écrit aussi que « le corps astral a pour vocation de se transformer en un corps de lumière ?) et pratique une sorte de dévotion absolue, une obéissance de tous les instants, une volonté majeure de perception de la moindre suggestion de l’Entité puissante du Désir. C’est le corps astral qui impose de se soumettre pour mieux honorer et rendre hommage à l’Entité Sublimissime qui prend puissance et fougue à travers le corps féminin. l’Entité puissante du Désir est une Dominatrice par excellence car contre elle pas un guerrier ne peut lutter ni ne peut vaincre. Elle est à l’égal de la « force forte de toute force », la clairvoyance parfaite, l’Ardeur originelle et donc irrésistible. Devant elle, le corps astral connaît une félicité de tous les instants avec la seule envie qu’elle le pénètre.

 

En supposant que le corps astral de l’homme mâle se présente sous une forme visible, comme un nuage d’un jaune doré, nous le verrions s’exalter et signe de cette volupté, il déborderait des limites du corps physique. L’Entité puissante du Désir, si elle était visible,  formerait une brume rouge. Nous la verrions alors s’échapper en partie du corps féminin, se diriger vers le corps astral jaune doré débordant du corps physique de l’homme, l’envelopper jusqu’à l’étreindre entièrement. Puis elle pénétrerait en son centre et le corps astral deviendrait rouge définitivement.

 

L’épreuve d’amour consiste en ce que l’Entité puissante du Désir supplante le corps astral de l’homme mâle. Ici encore, les preuves d’amour peuvent être fortes, les désirs puissants, l’homme ne peut hâter l’initiative de l’Entité puissante du Désir à son égard. Elle seule est « maître du temps » ; d’ailleurs, quelque part, Cronos est Saturne. Quel que soit son nom, Ahathoor ou Babalon, l’Entité puissante du Désir ne s’approprie du corps astral d’un homme mâle qu’à l’heure où elle l’a décidé. Cette unio mystica, lorsqu’elle aura lieu, sera violente : l’Entité puissante du Désir se projettera sur le corps astral à l’image d’une bête fauve se jette sur sa proie.

 

En attendant, ce n’est pas comparable au masochisme mais le corps astral aime se soumettre à l’Entité puissante du Désir ; sa dimension supérieure est si grande, son énergie et son Fluide Magnétique si puissants, qu’elle représente tout ce que l’homme espère obtenir, ne serait-ce qu’en proportion décente. Aussi, le seul moyen de l’homme pour espérer conquérir les faveurs de cette Entité est la « Conscience ». Ce terme est justement le maître mot de la Sphère d’influence d’EROS.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 14:11

Il serait faux d’assimiler les Esprits des Sensations ou pire les Entités puissantes du Désir avec des Esprits qu’on appelle, en occultisme, « élémentaires ». Ces derniers, d’ailleurs, sont le plus souvent nommés des « êtres élémentaires » : ils sont connus comme Gnomes (Etres de la terre), Sylphes (Etres de l’air), Ondins (Etres de l’eau) et Salamandres (Etres du feu). En fait, certaines mystiques abordent les phénomènes de la nature en précisant qu’ils sont l’œuvre des Esprits de l’eau, des Esprits des marées, des Esprits du vent, etc… Ainsi, logiquement, certains d’entre eux laissent volontairement croire que des Esprits des Sensations sont pareils, qu’ils agissent ainsi par automatisme : dès lors qu’il y a la moindre situation d’ordre sensuel, ils accourent afin de se retrouver dans leur environnement. En somme, à l’image des Esprits de l’eau dont l’action concerne uniquement et « mécaniquement » l’eau, les Esprits des Sensations s’affairent partout où la moindre situation érotique est mise en scène.

 

D’abord, précisons un point : la mystique reconnaît une valeur limitée à ces Esprits qu’ils évitent d’ailleurs d’appeler « esprit » parce qu’ils sont formés d’un corps physique et d’un corps inférieur ressemblant à un « corps d’action automatique ». Soit, manquant d’un double éthérique, d’un corps astral et plus haut surtout d’un corps spirituel (Soi conscience), ils sont invisibles même s’ils sont considérés comme des « êtres physiques ». Il ne nous appartient pas le droit, en ce qui nous concerne, de juger s’ils sont doués d’intelligence ou pas, etc… Nous bornons leur approche par le biais des sciences appropriées sans oser blâmer des êtres qui restent pour nous très mystérieux.

 

Par contre, nous savons, et nombreuses sont les mystiques qui le constatent, que ces entités élémentaires ne peuvent être assimilées aux Entités que nous étudions car ces dernières ont non seulement déjà cédé une partie de leur corps astral devenu corps de lumière mais elles possèdent un corps spirituel et d’autres éléments encore bien supérieurs. Elles ont une avance sur l’homme qui n’est même pas quantifiable et une « supériorité de grade » qui les situent à un rang des hiérarchies les plus élevées.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 14:11

Cette manière de percevoir les choses nous fait revenir une fois de plus sur l’illustration de la Dâkinî qui la montre « nue dans une attitude volontairement provocante », décrite comme une « attitude héroïque ». De la même manière, l’histoire racontée par Strabon évoque des femmes initiées Celtes habitant des forêts qui dispensaient un enseignement sexuel et guerrier 

 

L’histoire met en lumière qu’une prêtresse « qui se montre nue dans une attitude volontairement provocante » est remplie d’une force sans commune mesure avec celle du guerrier.

 

Déjà le recrutement quasi exclusif de femmes dans les temples d’Hathor nous mettait sur la voie : elles seules se savaient capables d’être investies par l’Entité puissante du Désir, escortés par les Esprits des Sensations qui amplifiaient encore leur nature attractive, rendant chacune irrésistible, douée d’une partie de ce Fluide Magnétique que les sorciers cherchaient tant à s’approprier par ailleurs. Pas un homme, même le plus beau d’entre tous, ne pouvait et ne peut toujours pas prétendre à pareille aptitude. 

 

Seulement en mystique, le guerrier n’est pas toujours un soldat. Il est dit que « « soleil » et « lune » correspondent aux forces du jour et de la nuit, à l’activité du « guerrier » dirigée vers l’extérieur, et à celle du « prêtre » dirigée vers l’intérieur ». Autrement dit, dans le cas qui nous occupe, la « femme initiée des Celtes » peut représenter l’Entité puissante du Désir qui s’est appropriée le corps d’une femme, influence et agit à travers elle, et le guerrier peut être l’œil du témoin, cet œil compté pour une partie de l’organe génital.

 

L’œil est le produit du Feu, donc aussi de l’Ardeur. Et mieux encore, il est lié à l’Eau ou la Mer de Feu, c’est-à-dire la Lumière Astrale du Plan Astral qui est « comme un océan où flottent d’innombrables images, débris des existence naufragées, mirages et reflets de celles qui passent, pressentiments de celles qui vont naître ». L’œil est fait pour voir ce que la vue du corps astral est capable de saisir lorsqu’elle capte ces « innombrables images ».

 

Il est dit que ces sont les Esprits du Soleil qui ont conçu et façonné l’œil afin de le rendre apte à saisir la lumière. Puis d’autres ajoutent que l’œil est phallique (le phallus étant reconnu comme un symbole solaire ; cf. Aleister Crowley), au point que certains le considèrent comme une partie de l’organe sexuel. De là, des mystiques envisagent que l’œil est à la fois mâle et femelle, c’est-à-dire phallus et réceptacle.

 

Par notre étude, une autre possibilité est envisagée. Nous savons, grâce à Eliphas Lévi, que la Lumière Astrale « est comme un océan où flottent d’innombrables images », qu’elle est de fait comparable à l’aspect féminin du Maître Divin du Règne de l’Eau dans la mystique tibétaine (nous rappelons que la Lumière Astrale est aussi appelée « Mer de Feu ») décrite comme « la Sagesse semblable au Miroir ». Son nom signifie « l’œil » ou la « Voyante ». L’œil n’a donc pas pour seule vocation d’être capable de voir la lumière produite par le soleil physique filtré par l’atmosphère. Il remplit la même mission ici-bas que celle de « la Sagesse semblable au Miroir » qui est de refléter ou de réfléchir une image sans quoi elle n’a pas d’existence dans le plan physique.

 

Or cet œil justement, aux possibilités aussi fantastiques que terrifiantes, aussi grandioses que dérisoires, n’est capable de voir que ce qui est absolument visible : une lapalissade… pour palier à cette réalité, le corps astral est pourvu d’une vue capable de percevoir ces vérités imperceptibles. Ainsi peut-il alerter, par des intuitions ou par des intentions malignes, l’œil physique de se concentrer sur des aspects au demeurant sans intérêt et qui en ont pourtant. Car l’œil mystique du corps astral perçoit ces Esprits des Sensations, ces Entités puissantes du Désir, surtout lorsqu’ils apparaissent, sous forme d’une légion entourant une femme favorable ou yoginî.

 

Une explication analogue et réadaptée confirme ce phénomène : « L’esprit n’est pas nécessairement le seul qui soit lié à la lumière ; le corps participe également à cette nature lumineuse. De là un rayonnement (la légion des Esprits des Sensations) ressemblant à une aura qui émane du corps des femmes favorables, qui les enveloppe, qui accroît d’une façon irrésistible leur pourvoir d’attraction. Ce rayonnement est l’effet immédiat, la forme phénoménale du Feu (ou Lumière ou Ardeur), visible à l’œil du corps astral, la flamme de l’extase où s’unissent la Lumière de l’Entité puissante du Désir et la chaleur du kâma humain (désir amoureux) ».

 

Ces Esprits des Sensations, formant une ou plusieurs légions et qui escortent une femme favorable, (appelée ici yoginî, bacchante, Kumâri ou encore Hathor, etc…) sont si puissants dans leur aptitude à influencer qu’ils sont considérés comme la « forme phénoménale du Feu ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 14:09

Car, à l’inverse, nous trouvions la description suivante concernant la LILITH ésotérique : « Lilith, la Lune Noire, est illustrée avec un sexe qui s’ouvre dans le cerveau ». Autrement dit, son sexe est placé sur son front entre ses deux grandes cornes.

 

Première déduction : son sexe est placé au même endroit que son cerveau ; par l’effet inversus (« Hé » inversé), un cerveau subtil est censé être positionné à hauteur du plexus uro-génital.

 

Dans l’explication des chakras ou des centres de force subtils du corps humain, le système tibétain les résume en quatre roues majeures même si elles sont comptées au nombre de sept, voire parfois huit et même plus.

 

Les chakras mûlâdhâra et svâdhisthâna, situés au niveau du plexus uro-génital, sont assimilés respectivement comme centre-racine et centre sacré (secret -> sacral). De ces deux roues, l’auteur des « Fondements de la mystique tibétaine » écrit « qu’elles produisent une énergie décrite comme la Force de l’Entité puissante du Désir qui, en tant que principe créateur de l’univers, représente une force de la nature d’une irrésistible puissance, pouvant s’exercer aussi bien divinement que diaboliquement (sous entendu : la Dâkinî peut affecter « des traits démoniaques », malgré qu’elle soit considérée comme une « exhortatrice prodigieuse, riche de connaissance ») ».

 

Le sens de leur action étant presque semblable, le centre-racine (terre) est souvent associé, voire confondu avec le centre sacré (eau). L’animal symbole du premier est l’éléphant ; pour le deuxième, orné d’un croissant de lune, il s’agit du makara.

 

Forcément, cet emblème est pour nous immédiatement révélateur. Makara est le Kûmâra, ou les cinq Kûmâras qui deviennent sept quand ils se mettent en action ; mais ici « makara » se rapporte aussi au signe astrologique du Capricorne des Grecs. Soit une fois encore le Caprin Cornu, le bouc sacré, sous entendu SATURNE ou LALITA. Le siège suprême, subtil et secret, du bouc mystique est le centre sacré.

 

De ce makara, le Dictionnaire des Symboles écrit : « (…) Le makara est ici un symbole « d’engloutissement » (le mot exact est glouton) et comporte un double aspect : il est « sauveur » et « dévorateur », la porte de la délivrance, le passage au-delà des conditions de l’existence temporelle ».

 

En symbolique, la porte est surveillée par le Gardien du Seuil (en l’occurrence ici SATURNE) ; quant au passage indiqué, il s’agit forcément de celui qui permet d’aller du plan physique au Plan Astral. Enfin, c’est dedans que se trouve le règne premier de l’Entité puissante du Désir ou mieux, de la Domina LALITA.

 

D’ailleurs, d’autres mystiques, qui évoquent ce makara, ont grand peine à ne pas lui trouver de connotations licencieuses identiques à son équivalent le bouc : « Le makara se déplace sinueusement car il incarne la nature sensuelle. Il capture par la ruse. Il possède un grand pouvoir sexuel. Il est, par ailleurs, un Esprit nocturne, lunaire, d’une voracité inouïe, d’une force redoutable, maître du règne inférieur (Maître du Plan Astral) ».

 

Dire que « le siège suprême subtil et secret du bouc est dans le centre sacré » signifie que lorsque l’Entité puissante du Désir s’approprie la forme corporelle qu’elle investit, elle entre en elle à l’envers (« Hé » inversé) ; non pas, comme qui dirait, « la tête en bas et les pieds en l’air » ; mais sa tête (subtile) est à hauteur du centre sacré et du centre-racine, soit le plexus uro-génital.

 

Cette étude oblige l’œil à une expérience nouvelle, qui ne consiste plus seulement à voir mais à percevoir ; clairement, il s’agit là de l’œil subtil (souvenons-nous que le corps astral a sa propre vue). Dès lors, l’œil subtil aide à la réalisation suivante : « Alors le regard se détourne du monde des objets matériels et sensibles pour se diriger vers la source en laquelle sont renfermés les archétypes de toutes les formes (…). Alors, les vagues de cette conscience universelle, semblable à l’océan (l’enseignement cabaliste parle de « Mer de Feu » - NDA), contenant les trésors de ce qui est expérimenté ou expérimentable (Eliphas Lévi : « La Lumière Astrale garde les images de tout ce qui a été, les reflets des mondes passés, les ébauches des mondes à venir ».), deviennent polies comme un miroir dans lequel « les images des différentes formes se réfléchissent, pures et sans attachement ».

 

Justement, la compagne divine de « Celui qui règne dans le centre sacré » est appelée « Sagesse du Grand Miroir ». Pour « Celui qui règne dans le centre sacré », il est l’Etre dans lequel toutes choses passent de l’état de « vide » à la manifestation visible, sans perdre leur corrélation avec leur nature originelle (non forme) ». Ou encore : « Celui qui règne dans le centre sacré », le plus mystérieux, dont l’emblème est le Vajra, embrasse les deux côtés de la réalité : ce qui a forme et ce qui est sans forme. Car lorsque « la Sagesse du Grand Miroir » (considérée ici comme une Divinité, sa Compagne – NDA) est tournée vers le monde des formes, la nature de toutes choses, matérielles ou immatérielles, avec ou sans forme, est reconnue comme une forme d’expression de (l’Esprit Puissant) ».

 

Cette dernière citation suppose bien des choses qui se rapprochent de l’art hiératique ; et plus clairement de l’opération où l’Entité puissante du Désir s’approprie d’un corps favorable ou sympathique. Et dans ce cas, l’Eros est infiniment présent puisqu’il est précisé : « … Ainsi brille la pure forme de l’élément Eau (centre sacré) ; apparaît « Celui qui règne dans le centre sacré », tenant en main un Vajra à cinq pointes, porté par deux éléphants (symbole de prospérité, d’immutabilité) ; le pur principe des formes-apparences matérielles, c’est-à-dire la Lumière de la Sagesse semblable au Miroir (sa Compagne) émane sous l’aspect père-mère (union rituelle ou union d’Eros, voire union érotique) ».

 

La question se pose toujours de savoir pourquoi Léonard est figuré avec un visage sur son postérieur et pourquoi LILITH est montrée, dans la représentation ésotérique qui est faite d’elle, avec un sexe (féminin) sur son front ?

 

Dans les deux cas, l’interprétation la plus courante veut que le sexe soit accompagné d’un cerveau subtil, autrement dit d’une intelligence. Et ce mot « intelligence » compte pour un synonyme de la Lumière pour nombre de cabalistes, car la Lumière astrale contient l’intelligence et inversement.

 

Nous devons préciser la nature de cette Lumière. En fait, plusieurs citations, tirées d’auteurs différents, nous mettent sur la voie ; par exemple, Lama Anagarika Govinda écrit ceci : « La terminologie yoguique : « Toutes les femmes du monde » signifie tous les éléments qui constituent les quatre principes féminins de notre personnalité psycho-physique, à savoir les forces vitales (prâna), des éléments « terre », « eau », « feu », « air » et les centres psychiques chakra ». Soit un seul élément majeur est à l’origine des quatre éléments que nous connaissons. L’auteur précise : « (…) On dit une pareille formulation à propos du mot « mercure ». Dans la langue mystique de l’alchimie, le mercure est identifié à la materia prima ; cependant, en ce cas, il ne s’agit pas du mercure habituel, mais du « mercure des sages », représentant l’essence – ou l’âme – du mercure, libérée des quatre éléments aristotéliciens. Ces quatre éléments étant : « terre », « feu », « eau » et « air » ou les qualités représentées par eux ». (Lama Anagarika Govinda – Les fondements de la mystique tibétaine)

 

Donc, le « mercure des sages » n’est pas le mercure habituel, c’est-à-dire celui que les alchimistes mettaient en contact avec le soufre ; il est plutôt à identifier avec la source de Lumière exposée par Synésius (Hymnes de Synésius, hymne II) : « Une seule source, une seule racine de lumière jaillit et s’épanouit en trois branches de splendeur. Un souffle circule autour de la terre et vivifie, sous d’innombrables formes, toutes les parties de la substance animée ».

 

Ceci nous aide à comprendre les quatre secrets mystiques révélés par Eliphas Lévi :

 

1.      Les quatre fluides impondérables ne sont que les manifestations diverses d’un même agent universel qui est la Lumière.

 

Cet agent universel est ici le « mercure des sages » ; c’est pourquoi en le personnifiant, nous le découvrons sous le nom de THOT ou d’HERMES, et les Romains l’appellent MERCURE, on ne peut faire plus clair.

 

Ensuite, la Lumière est assimilée au Feu mystique, celui des Cabires, car il ne s’obtient pas par le frottement. Cependant, en ce qui concerne Saturne par exemple, nous savons que ce Feu correspond à l’Ardeur et nous apprenons que celle-ci est une énergie électrique (ce terme « électrique » ne doit pas être confondu avec l’électricité qui circule dans nos câbles modernes : la source, l’origine et la nature de l’électricité que nous étudions n’appartiennent pas à ces monde physique) :

 

2.      La Lumière est le Feu qui sert au grand œuvre sous forme d’électricité.

 

Rudolf Steiner a expliqué que « le système nerveux est une expression du corps astral » ou, plus correctement, que « le corps astral se pose sur les tissus nerveux avec lesquels il travaille » ; d’où : 

 

3.      La volonté humaine dirige la Lumière vitale au moyen de l’appareil nerveux, qu’on appelle magnétisme.

 

Tout ceci pour arriver à cette conclusion révélatrice :

 

4.      L’agent secret du grand œuvre est « l’électricité magnétique ».

 

Nous retrouvons ici EROS, la personnification du Feu magnétique qui fait rayonner dans toute sa splendeur la Sublimissime LALITA, gouvernant de fait la Sphère d’Influence de la Fascination Irrésistible.

 

Ce Fluide Magnétique porte un nom : OD ; et une formule magique le définit : OD OB AOUR.

 

Pour sa part, Philalèthe écrit à son sujet : «  (…) Ce Fluide Magnétique, aux vertus doubles, a des propriétés « attractives, agglutinantes et organisatrices (mercure) et d’autre part, « siccatives (action de sécher et durcir une matière), coagulantes et fixatives (soufre). Ce (Fluide Magnétique aux doubles vertus) est le pivot de l’art, il fait tourner la roue et mouvoir l’essieu, son action se déroule selon un mode opératoire et cette rotation est symbolisée dans la lame de la Roue de la Fortune et l’Ouroboros (l’icône du « serpent qui se mord la queue », par ailleurs emblème du Plan Astral) ».

 

On dit que la Déesse Hathor est « la propriétaire du Fluide Magnétique ». Considérons son nom, écrit sous sa forme ésotérique « Ahathoor ». Il signifie pour Nelchael, la « Maison Mondaine d’Horus » ; soit « ahat » pour « maison mondaine ». Le terme « mondain » suppose une action produite dans le monde (L’action de l’Entité puissante du Désir veut avoir des conséquences dans le monde physique) ; puis, « mondain » a un rapport avec les colliers, les bijoux, la bourgeoisie (d’où le mantra connu concernant « mani » et « Padme » ; ou « joyau » et « lotus » ; mais aussi « vajra » et « Seigneur Dominant ») ; enfin, la « maison mondaine » laisse croire qu’il s’agit de la matrice de la femme… or, dans ce cas, le terme « maison » aurait suffit, comme dans le nom Babalon (Beth-Beth…) ; l’ajout du mot « mondaine » précise que l’action attendue n’est point pour la femme d’engendrer une vie humaine mais de devenir le temple d’un Esprit puissant du Désir.  

 

De plus, l’Entité puissante du Désir qui s’approprie d’un corps favorable pour s’émanciper en lui et à travers lui est douée d’un pouvoir particulier : « Elle n’est pas tributaire de ce qu’elle reçoit de l’extérieur ; c’est en elle-même un centre d’énergie, créateur, qui donne à l’extérieur ». C’est pourquoi des mystiques tâchèrent de trouver des moyens de se lier avec ces Esprits afin d’en tirer quelques bénéfices pour leur propre vie. C’est ce qu’explique Eliphas Lévi quand il écrit : « (…) Ce que les sorciers (…) cherchaient dans leurs évocations, c’est le pouvoir magnétique qui est la propriété légale du véritable Adepte et dont ils désiraient obtenir la possession (…) ». Le discours sur l’art hiératique écrit dans le Livre d’Hermès dit pareille chose quand il expose que les « Sages d’autrefois (et les mages surtout… - NDA) firent la connaissance des puissances dont les essences sont en continuité avec la force éparse dans la nature et dans les corps, et, par ce moyen, ils attirèrent les (Esprits) pour entrer en commerce avec eux ».

 

Enfin, dans un tout autre registre (mais il mérite ici d’être cité), un auteur moderne, exposant une méthode spirituelle pour devenir riche, n’hésite pas à inclure dans sa technique l’étude des chakras. L’auteur explique que les trois chakras du bas (centre-racine ; centre sacré ; centre solaire dit centre du pouvoir) concernent la richesse matérielle.

 

Avant de le citer, nous rappelons qu’à la place de la lettre « Shin » présente sur le front du Baphomet, nous trouvons un sexe (féminin) situé sur celui de LILITH figurée en bouc. Tandis que « Mem » correspond à un phénomène de spiritualisation, « Shin » représente la matérialisation. Et effectivement, dans le plan physique, le plexus uro-génital féminin est l’endroit d’où sort la nouvelle vie, le nouveau-né. Mais pas seulement : la mystique veut que le plexus uro-génital participe dans sa symbolique pour toute forme de vie nouvelle, physique et métaphysique, matérielle et spirituelle.

 

Donc, les chakras correspondant au plexus uro-génital étant les centre-racine et centre sacré, forcément correspondent-ils aux phénomènes de matérialisation, mais aussi de plaisir sensuel et de richesse. D’où cette idée d’associer l’argent avec le centre-racine :

 

« (…) Je dirai que l’argent correspond au centre-racine. Ce centre contrôle, entre autres, le sang à travers l’organisme. Or l’argent joue, au niveau social, à peu près le même rôle que le sang dans l’organisme. Le centre-racine est le garant de la survie ; il véhicule des fonctions telles que le combat et la fuite, ou la sexualité (la sexualité interprétée dans un langage économique signifie « des gains ainsi que la multiplication et l’amélioration des moyens matériels) comme moyen de conservation de l’espèce et d’ancrage solide dans le monde de la matière ». (Walter Lübeck – Le Tao de l’argent) Même analyse à propos du centre sacré…

 

Seulement, en réalité, quand nous étudions le centre-racine, le centre sacré ou encore le troisième triangle Séphirotique appelé d’ailleurs la Tête, nous abordons des structures dites subtiles, c’est-à-dire qu’elles sont loin d’être physiques.

 

Voilà pourquoi c’est une Tête invisible, faite d’Intelligence supérieure et de Lumière Magnétique, ou plus précisément de Fluide Magnétique qui remplit chaque Entité puissante du Désir et qui compose sa nature entière que nous découvrons. Si nous pressentons sa présence malgré son invisibilité, c’est parce que notre œil subtil, celui de notre propre corps astral, nous met sur sa voie en stimulant malicieusement nos nerfs.

 

Comme chaque initié conçoit qu’il y a une naissance physique puis une seconde naissance spirituelle, mystique (citons en exemple le culte de Dionysos ou le « deux fois né ») - dont la symbolique est calquée sur la première - , de la même manière, il existe une union rituelle connue - celle qui unit un homme à une femme - et une autre qui doit voir s’unir le corps astral avec une Entité puissante du Désir. Cette union mystique est connue des Tantristes qui l’appellent Maïthuna.

 

On se souvient de leur volonté de « transgresser les normes », non pas pour être mis au ban de la société, comme l’affirment certains, mais pour se mettre dans le courant sympathique qui est celui des Esprits les plus proches des hommes, les Esprits de la forme dont l’énergie redoutable est l’Ardeur et leur champ d’influence les pulsions, les désirs et les passions. Surtout les Esprits de la forme sont les premiers créateurs des hommes physiques, même si ces derniers n’étaient alors que brume opaque et souffle de chaleur. Mais l’Ardeur qui les dessinait avait la force du principe créateur et cette force domine toujours aujourd’hui ; elle a l’aptitude du maître du solve – coagula ; elle est une puissance dévorante d’une attraction irrésistible.

 

Comme l’écrit encore Eliphas Lévi : « La Lumière Astrale dans laquelle nous plonge le sommeil est comme un océan où flottent d’innombrables images, débris des existences naufragées, mirages et reflets de celles qui passent, pressentiments de celles qui vont naître. Ils formulent ces derniers par l’analogie des images, car toutes les idées ont un double signe pour nous, relatif à notre double vie ». En effet, si notre corps astral peut nous quitter chaque nuit pour s’en retourner dans le Plan Astral sans que nous en ayons la moindre connaissance, alors il peut vivre une vie distincte de la nôtre qui influera sur notre vie quotidienne ultérieurement, qui l’instrumentera à sa volonté.

 

Rudolf Steiner confirme cette sortie du corps astral pendant notre sommeil : « (…) Ainsi durant la nuit, vous quittez tous sans égard votre système nerveux et votre système sanguin au niveau de votre corps astral et de votre moi, et vous les abandonnez à d’autres entités qui sont de nature astrale. Ces entités entrent dans votre organisme. Chaque nuit, l’organisme humain est effectivement envahi par des entités qui ont pour rôle de le soutenir. Le corps physique et éthérique de l’homme, couchés, sont ensuite simultanément pénétrés par ces entités de l’astral et du moi, qui sont en fait des esprits protecteurs ».

 

Pendant ce temps, le corps astral mène sa vie et fréquente des Esprits puissants. Ces rencontres ne sont pas à comparer avec celles que l’homme fait au cours de sa journée. Les Esprits, quels qu’ils soient, œuvrent tous in fine pour le progrès spirituel de l’humanité, pour l’évolution du corps astral en Soi-esprit. La communication qui est établie entre les Esprits et notre corps astral dépasse notre mode de compréhension rationnel et purement cérébral, donc terrestre et mortel. Par contre, il existe obligatoirement un lien puissant à l’égal d’une relation amoureuse entre le corps astral et certains de ces Esprits, très précisément ici le Entités puissantes du Désir. Quelles formes de conversations ont-ils ensemble ? C’est un mystère mais chacun s’entend pour croire qu’il existe une volonté mystique qui veut que les deux s’unissent dans le plan physique et que le corps humain leur servira de véhicule d’action pour opérer dans le plan dit inférieur.

 

Puisque l’auteur des « Fondements de la mystique tibétaine » écrit que le Feu ou Ardeur se trouve à la base du « kâma-chanda » ou désir amoureux, ceci signifie que les Esprits de Saturne, qui ont dû sacrifier un de leur corps pour la création de l’homme, ont abandonné celui de l’Ardeur (devenu depuis le corps sensuel) qui compte pour le premier des corps de l’homme et son premier corps physique. Naturellement il constitue leur véhicule de prédilection pour qu’ils puissent investir ce qu’il faut bien nommer leur temple.

 

Cette Ardeur n’a pas pour seule vocation de devenir l’énergie de la sensualité dans le plan physique inférieur ; son intention comporte aussi des vertus légitimes et fondamentales : « (…) Elle est Ardeur et Fougue, Splendeur et Non Limitation, Initiatrice (parce que avancée dans l’expérience), cette Force qui nous soulève au-delà du « devenu » et capable de transformer tout ce qui a forme et figure ». La « Force capable de transformer ce qui a forme et figure » est identifiée avec le « pan corporel ». Cette Force, qui est l’Ardeur, se trouve à la base du désir amoureux, c’est-à-dire l’enthousiasme dans sa forme inférieure ».

 

Qu’on dise d’un Esprit de Saturne investi dans le corps d’une femme qu’il a sa tête (la Sphère du Fluide Magnétique) positionnée à hauteur du plexus uro-génital, c’est-à-dire dans le triangle Séphirotique Netzah (Vénus) – Hod (Mercure) – Yesod (Lune), en fait un Régent de la Lune, d’où sûrement la cérémonie du Sabbat des Sorcières (Sabbathaï est le nom chaldéen ou hébreu de Saturne) célébrée en son honneur.

 

Il est intéressant de relever ici un autre point méritant une réflexion : le triangle Netzah – Hod – Yesod correspond respectivement aux Divinités Vénus – Mercure – (Yesod). Or Vénus se trouve dans le mot « OD » ; Mercure dans le mot « OB » ; et l’Ermite ou Yod est contenu dans le « Yesod » ou « secret du Yod » ; donc l’opération solve-coagula ou phase de matérialisation prononcée « OD OB AOUR » trouve son reflet dans la mystique de ce triangle, dans la forme astrale qui rayonne au niveau du plexus uro-génital et dont le Régent est Saturne.

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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