Il est de plus en plus clairement établi que Vénus ne fut pas toujours figurée par une belle
femme mais bien par un bouc portant à la place de son sexe un caducée : « Le symbolisme utilisé dans la mythologie grecque impose de croire que le caducée est l’emblème d’Hermès. La
remarque suivante tempère pareille évidence : « Le serpent à tête radiée et le serpent à tête surmontée d’un croissant sont comme les symboles de la vie mâle et de la vile femelle, ou
du principe actif et du principe passif de la vie ; ne pourrait-on pas conjecturer que ces deux emblèmes nous révèlent l’origine et la véritable signification des deux serpents qui sont
constamment enlacés autour du caducée d’Hermès ? Ne faut-il pas reconnaître que ces deux reptiles, l’un mâle, l’autre femelle, deviennent des hiéroglyphes idéographiques de la puissance
génératrice complète comme ils le sont sur notre cône auprès de la Vénus assyrienne ou Mylitta ? » (Jean-Baptiste Félix Lajard – Recherches sur le culte, les symboles, les attributs et
les monuments figurés de Vénus en Orient et en Occident ; 1837).
Puis : « Une particularité de la représentation de la Vénus androgyne est qu’elle porte un caducée fait de deux serpents : ceux-ci ne doivent-ils pas être rapprochés des deux serpents enlacés que l’on voit sur des médailles qui appartiennent à des localités où Bacchus recevait un culte particulier ? »
Ainsi prend la place désormais du Priape par rapport à Vénus :
« l’un est l’autre et l’autre est l’un, le tout est hermaphrodite ». « Chez les Moabites ou Médianites, le Baal-Peor ou Belphégor – identifié par ailleurs à Priape – s’assimile à
Baalim ou Belus, et, par conséquent, à l’ancienne Vénus androgyne Bel-Mylitta – ou Mithra - des Chaldéens ».
Remarquons que des prostitutions* du genre de celle qui accompagnèrent sont culte étaient liées, en Lycie, au culte d’Apollon ; en Egypte, à celui de Jupiter Thébéen, et dans l’Inde, parmi les Vanus (nom proche de Vénus) – ou Vamachara (étudiées ailleurs comme « Dâkinî de la Main Gauche, parfois succube ; ici « prostituée sacrée »), au culte de Parvati, l’épouse de Shiva.
(* A croire que l’on créa des dieux à ce point en
nombre pour multiplier les prostitutions tant le commerce en était juteux, car il ne fut pas toujours « sacré », nous n’en doutons point.)
On sait qu’à Abydos en Egypte, un temple était consacré à « Vénus courtisane ». Des Grecs puis des Romains, depuis une certaine époque, ces deux derniers peuples, aussi bien que les Assyriens, ne regardaient-ils pas Vénus comme une divinité féminine, et ne l’adoraient-ils pas sous la figure d’une femme, alors même que les temples de cette divinité renfermaient encore d’antiques statues qui la représentaient avec les signes caractéristiques de l’un et de l’autre sexe ?
« Ces doctrines ont laissé sur le sol de l’Asie
occidentale des traces si profondes, l’adoration du ctéis - ou mullos – n’a pas cessé d’être en usage chez certaines sectes religieuses de l’Orient, et notamment dans une localité célèbre
autrefois par le culte dont Vénus y était honorée. Des mystiques rendirent dans leurs vêpres secrètes un culte aux parties sexuelles de la femme, et le leur rendent chaque vendredi soir,
c’est-à-dire le jour qui fut consacré à Vénus ». En ajout, de la part de l’auteur, « ces cérémonies nous révoltent par leur obscénité. Nous lisons, au sujet de ces vêpres, dans un
écrit intitulé : « Lumière de la chandelle du soir du vendredi », que chaque initié est obligé de faire une confession générale, et que le plus grand de tous les péchés est la
fornication avec les « sœurs » ou les initiées. Mais chez les Nozaïriens, qui ont conservé la cérémonie de l’adoration du ctéis, la cohabitation charnelle est considérée comme le seul
moyen par lequel puisse s’accomplir parfaitement l’union spirituelle ».
La confession porte sur la luxure, les pénitents avouent leur adoration sexuelle, quasi obsessionnelle pour le sexe féminin et la pénitence leur fait fréquenter les femmes présentes charnellement, à moins que certains, jugés trop lubriques, sont punis par Priape lui-même, appelé le « Grand fornicateur ». C’est parce que le confessé aime trop la luxure féminine qu’il vient déposer aux pieds de la maîtresse (vanus) sa soumission et que le Grand fornicateur vient le chevaucher pour sa pénitence.
L’explication de Monsieur Lajard dit bien que le culte déifie « les parties sexuelles de la femme », soit devant et derrière, et non pas seulement le yoni. Ceci en rapport avec l’aspect double de Vénus : « La Vénus liée à la nuit était nommé Vesper ou Hesper, celle du jour, de la lumière, à Lucifer ou Phosphoros. C’est volontairement que je nomme Vesper avant Lucifer et que je place la nuit avant le jour. Dans l’ancien système théogonique et cosmogonique des Chaldéens d’Assyrie, la Nuit, mère de toutes choses, marquait le commencement du monde, et, pour cette raison, on supputait le temps à partir du coucher du Soleil ou de la première heure de la nuit ».
« Une autre représentation nous fait voir un prêtre revêtu d’un costume asiatique et accomplissant un acte d’adoration devant un autel sur lequel on voit un ctéis et l’étoile de Vénus (cinq branches ou pentagramme, qu’on trouve sur le front du Baphomet). Ici, le ctéis semble devenir l’emblème de la déesse elle-même, et nous fait involontairement songer au surnom de « Cteoulla » (cteoulla) sous lequel était adorée Aphrodite à Julis ».
Le présent rapport de Monsieur Lajard appelle à un retour sur les études enseignées à son heure par l’anglais Edward Sellon : c’est le moment d’y voir clair avec le nom « Vénus » (Lire chapitre « L’origine de Vénus chez les ésotéristes »), que nous supposons, pour notre part personnelle, plus sûrement venu d’Orient, la sonorité particulière l’atteste, dérivé de « vanus », un autre mot pour signifier la « vamachara ». Tiré des « Annotations sur les écritures sacrées des Hindous » d’Edward Sellon, cette traduction approximative et libre, néanmoins soucieuse d’apporter des informations justes, permet de constater d’où sont venues nombre des pratiques commentées jusqu’ici, d’Orient, que les Gnostiques apportèrent durant les temps antiques aux pays d’Occident : « Les Vanus, Varnus ou Vamacharis (« Vama » du nom « Vamachara » signifie « gauche » ; bien que l’on trouve aussi « vâmâ » qui veut dire « femme ») rendent un culte à leur déesse. Les adeptes pratiquent entre autres le rituel des cinq makaras, c’est-à-dire qu’ils mangent de la viande, du poisson, des céréales, boivent du vin, s’unissent aux femmes. Puis ils récitent des mantras, lisent des incantations… Ils tentent d’entrer ainsi en contact avec des esprits infernaux qu’ils nomment Yoginî ou Dhutî, attirent à eux des démons mâles et femelles afin qu’ils deviennent leurs esclaves*.
(* On rappelle ce passage de la magie tantrique :
Apparemment, la Dâkinî de la voie Gauche, autrement dit la Vamachara, vit par l’activité sexuelle des hommes. Pas seulement mais sûrement… Un rituel tantrique abonde dans ce sens et prépare à la
pratique de la magia sexualis, disant : « La magie sexuelle de certains tantristes de la Main Gauche de Bonpa et Nyimgmapa, ou des Vamachara (is) tantriques de l’Inde, consiste à ce que
la Dâkinî qui est invoquée, donc qui préside au rituel, prenne possession d’une partenaire féminine qui devient ainsi un « médium » et copule avec le yogi dévot. Inversement, un yogi
dévot suffisamment formé peut devenir médium et copuler avec les éléments de ses « désirs supérieurs » durant sa méditation ou « plongée astrale ». Dans le cas d’un très bon
médium, l’une ou l’autre des méthodes peut avoir pour conséquence une « apparition » ou au moins il peut résulter une « matérialisation », ainsi une deuxième copulation vient
s’ajouter subtilement à la première. On voit ainsi un parallèle avec des pratiques dépravées de certains spiritualistes du 19ème siècle, s’adonner à des rituels sexuels ou des orgies
dans certains « convens » de la Main Gauche, de la renaissance de la Witchcraft » (Docteur Evans-Wentz). Ce que HPB résume par ces mots dans son « Glossaire
théosophique » : « Certains travaux mystiques comme magiques, dont la particularité dominante est la vénération du pouvoir féminin, forcent la personnification de la Shakti. Dévi
ou Durgâ (de Kâli*) est ainsi l’énergie spécifique connectée aux rituels sexuels et aux pouvoirs magiques, le meilleur de la magie noire et de la sorcellerie ». (Lire chapitre « Magia
Sexualis avec Dâkinî Vamachara ou Lilith de la Main Gauche »)
« Dans une stricte observance des exercices, la principale pratique des cérémonies du culte de la Shakti – ou Pouvoir - nécessite la présence de jeunes et belles filles, lesquelles seront la représentation vivante de la déesse. Ce culte est célébré le plus souvent dans un groupe mixte. Les hommes représentent les Bhairavas ou Viras, les femmes les Bhanravis ou Nayikis. La Shakti est personnifiée par une fille nue, à qui l’on offre à manger et du vin, distribués par les assistants. Il s’en suit des récitations de mantras, des mouvements des doigts – dans les Bacchanales, il s’agissait de danses érotiques exécutées par les bacchantes - ; s’enclenche alors une orgie dont la description est des plus licencieuses. Cette cérémonie est intitulée « Sri Chakra » ou « Purnabisheka », le « bijou de la complète initiation ».
Le mot « Purnabisheka » ou « Purna » (Poorna) signifiant ici « complet » ou « plein » (« Purnachandra » ou « Pleine Lune ») a-t-il servi à concevoir le nom du démon « Porna », en même temps du mot grec « pornéia » signifiant « prostituée » mais aussi « fornication ». C’est possible, compte tenu que les pratiques de Maithuna dans la pûjâ réclamaient, de la part des adeptes, vu la maîtrise des arts sexuels exigés, des filles de joie ; d’où ce verset célèbre : « peu importe sa caste ». De fait, il est des Vénus incarnées qui furent abordées dévotement par le titre de « Grande fornicatrice » ; tout comme le dieu – Priape – était le « Grand fornicateur ».
Nous devinons que des cérémonies pareilles ont pu être exercées par des initiés de haute spiritualité, exempts de toute luxure, l’esprit en harmonie à leur objectif purement mystique. Mais nous savons bien que des mêmes pûjâ ont été réalisées par des prêtres et des hommes, sachant bien qu’ils n’atteindraient point le nirvana, espérant au moins rendre un culte dévotionnel intense tout en fréquentant la luxure du plus près.
Cette méthode d’adoration de la Shakti est inconnue
officiellement mais les textes confirment les « Vanus » come les « autorités en matière de pratiques impures ». A l’occasion d’un culte rendu à la divinité, les épouses, les
femmes et les filles déposent un de leurs vêtements dans une boîte tenue par un prêtre. Puis, chaque homme vient prendre un habit au hasard, qui décidera de la femme qu’il prendra pour lui et qui
personnifiera à ses yeux la divinité Shakti. Elle devient ainsi sa partenaire d’un soir au cours de cette orgie lascive.
La danse tient une place importante dans ce culte
cérémoniel. Dans chaque temple, une importance est accordée à une troupe de danseuses pouvant participer à la cérémonie. Ces femmes sont généralement recrutées jeunes, bien qu’initiées à tous les
arts de la profession. Elles sont sélectionnées aussi pour leur potentiel d’attraction sur la gent masculine, qu’elles intensifient par le moyen vestimentaire, des maquillages, bijoux et une
bonne connaissance des arts techniques dans le domaine érotique.
Celle qui incarne la déesse ou Shakti est considérée comme un médium, et parfois les arts hypnotiques utilisés par les mages rendent cette réalité effective. La fille est souvent une courtisane ou une danseuse érotique mais aussi une épouse, une fille sensuelle, mais toujours informée du déroulement du rituel. Le culte de Shakti est l’adoration du « pouvoir » que ces mages imagent par le yoni ou ctéis, l’argha ou la vulve, qui est le sexe féminin, devant lequel ils disent :
« Aswattha patra sadrusam Yoni a ram cha bh a j a nam
T a mra, r u pya, suvaruaistu rachitam tal prasasyate. »
Dans « l’Ananda Tantra » chapitre 7 verset 148, ainsi que dans d’autres passages, la femme intronisée apparaît comme la déesse qui préside le « pudendum-muliebre » - dérivé de « mullos », l’antique nom sacré pour le sexe féminin – ou « vulve déifiée ». Dans l’esprit de chacun, un diagramme de la Shakti se dessine, et la figure est visualisée sur la vulve de la femme. C’est « Adha-mukham » ou la « face secrète », le yoni duquel l’adorateur imagine que l’autel sacré est érigé. De tels rituels de ce culte de la Shakti ont été exportés et adaptés ici et là par des Gnostiques de l’antiquité, qui l’ont combiné à la linga-pûjâ (adoration du phallus) ».
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Voici un extrait conséquent de l’analyse de Domenico Migliaccio à propos
d’Asmodée : « Il est appelé Ashmeddai en hébreu, Asmodeus en latin, Asmadaios en grec, As’medi en araméen. En langue persane, Aeshma Deva était le « Démon Destructeur,
Exterminateur ». Son nom semble signifier le « Souffle ardent de Dieu », du moins en ce qui concerne l’étymologie latine.
Lilith, la belle et terrible Déesse Noire.
Sa naissance « bâtarde » conditionna, peut-être, ses pouvoirs. Il fut toujours considéré comme le démon de la luxure. Il surveillait les accouplements qui arrivaient dans les rêves : le
Succube féminin (qui ensorcelait les rêves des hommes) et l’Incube masculin (qui violait les femmes endormies). Ils étaient, tous deux, ses serviteurs. Ce pouvoir sur les « pulsions
sexuelles » lui fit mériter la réputation de « Sapeur » des mariages, et on le retrouve dans ce rôle seulement une fois, dans la Bible : Tob. 3 -VIII. Le verset latin qui le
concerne peut être traduit par différents mots… pour ne pas « toucher » la sensibilité de quiconque, je laisse à chacun sa propre interprétation ou être muni d’une Bible de sa
langue ».
« Une autre légende nous dit que c’était le Gardien des Sources d’Eau dans les
déserts ; il avait en particulier, le contrôle de la « Source de la Vie » et, fort de celui-ci, il faisait du chantage aux lépreux et les malades en les contraignant à travailler pour
lui.
dirige son regard sur une belle
chose, sur une pure et noble chose, cela suscite en lui une représentation ; s’il dirige son regard vers une chose sordide et triviale, une autre représentation est suscitée. Tandis que des
impressions extérieures font naître une représentation dans l’âme, les esprits saturniens, bons et mauvais, s’insinuent par ce biais et dans le même temps en l’homme. Et à travers tout ce qu’il
déploie autour de lui par simple sympathie ou antipathie à l’égard de ce qui l’entoure, sous forme de ce qu’il voit, l’homme s’expose à cette infiltration furtive de tels ou tels esprits
saturniens. Ceux-ci pénètrent par les yeux
Ces types de vampirisme signifient qu’on peut, à partir d’une photo,
puisqu’elle demeure émettrice de Heith, extraire magiquement de cette puissance magnétique – en partie – et l’approcher de soi pour disposer temporairement de ses
pouvoirs.
contre nature, la bestialité, ajoutons-y la démonialité et le sacrilège. Il y a, en sus, ce que j’appellerai le « pygmalionisme », qui tient tout à la fois de
l’onanisme cérébral et de l’inceste. Imaginez, en effet, un artiste tombant amoureux de son enfant, de son œuvre, d’une Hérodiade, d’une Judith, d’une Hélène, d’une Jeanne d’Arc, qu’il aurait ou
décrite ou peinte, et l’évoquant ou finissant par la posséder en songe ! Eh bien, cet amour est pis que l’inceste normal. Dans ce crime, le coupable ne peut jamais commettre qu’un
demi-attentat, puisque sa fille n’est pas née de sa seule substance mais bien aussi d’une autre chair. Il y a donc, logiquement, dans l’inceste, un côté quasi naturel, une part étrangère, presque
licite, tandis que, dans le pygmalionisme, le père viole sa fille d’âme, la seule qui soit réellement pure et bien à lui, la seule qu’il ait pu enfanter sans le concours d’un autre sang. Le délit
est donc entier et complet. Puis, n’y a-t-il pas aussi mépris de la nature, c’est-à-dire de l’œuvre divine, puisque le sujet du péché n’est plus, ainsi que dans la bestialité même, un être
palpable et vivant, mais bien un être irréel, un être créé par une projection du talent qu’on souille, un être presque céleste, puisqu’on le rend immortel, et cela par le génie, par
l’artifice ? Allons plus loin encore, supposez qu’un artiste peigne un saint et qu’il s’en éprenne. Cela compliquerait de crime contre nature et de sacrilège. Ce serait énorme ! C’est
tout bonnement une expression raffinée du succubat ; ce n’est pas l’œuvre enfantée qui s’anime, mais bien un succube qui en prend la nuit, les formes ! C’est un privilège des artistes,
un vice réservé aux élus, inaccessible aux foules ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)
Nous écrivions au chapitre précédent : « Un autre cas est celui
d’Asmodée : connu par les mystiques sous le nom Aeshma Deva, il est une divinité perse, dieu de la guerre, d’un tempérament colérique, peu ou pas porté sur la luxure, si ce n’est durant les
heures où les soldats fréquentaient le bordel. Comment ce Génie a-t-il dégénéré en un démon de l’impudicité ? Le Talmud donne une indication intéressante, disant « qu’il devint un
mauvais démon comparable à un satyre grec », car un passage le décrit « se mariant avec Lilith, qui devint sa Reine ». Cette union signifie sûrement que les temples dédiés au
Aeshma Deva perse succombèrent à la tentation de s’associer à ceux de Lilitu sumérienne, laquelle était encore identifiée à la Vénus Mylitta ou Ninlin, alors Déesse de la prostitution sacrée
(d’où que le démon Asmodée, dont le règne est Geburah (Mars) dans Qliphoth, vient gouverner dans Netzah (Vénus), apparaît ainsi comme le maître de la luxure et de
l’impudicité).
rites sexuels qui la concernaient. En conséquence, les mythologues chrétiens du moyen âge le dénoncèrent comme le démon de la fornication, de la jalousie, de
la sensualité, de la luxure, de la colère et de la vengeance. Sa mission principale est de perturber la vie sexuelle des couples mariés, détruire les mariages récents, et encourager le désir des
hommes envers les femmes. Asmodée est également un des démons responsable des obsessions. Il a toujours été considéré comme un des démons les plus craint des Enfers. Il est habituellement
représenté avec des ailes et trois têtes : un monstre, un bélier, et un taureau, symbole de virilité et de fertilité. Il est assis sur un dragon, armé d’une lance, et crache du feu. Ses pieds
sont ceux d’un coq et il a une queue de serpent ».
rédacteurs de Rennes-le-Château, ayant étudié Asmodée : « L’auteur se présente comme Tobit lui-même, il ne s’agit évidemment pas d’un livre écrit au moment de la captivité
des Juifs dans le royaume assyrien. En fait, tout indique que le livre a été rédigé pendant la période grecque, probablement vers 200 avant notre ère (ainsi, il est question de payer l’ange
Raphaël avec des drachmes en 5,15). Sans certitude, cet ouvrage est peut-être l’œuvre d’un Juif de la diaspora, qui essaye de réfléchir à la manière de vivre sa foi en milieu païen. Le livre de
Tobie témoigne d’un monothéisme fervent et d’un attachement scrupuleux à la Loi. Le monde païen est perçu comme hostile et le Juif fidèle doit l’éviter autant que faire se peut. Tobie témoigne
d’une réelle confiance en la providence divine, capable de se manifester alors que tout semble définitivement perdu ». A quoi s’ajoute le commentaire suivant : « Ce livre est
utilisé pour prouver l’existence de Raphaël, le troisième archange reconnu par l’Église catholique, dont il est le seul à parler. Toutefois, ce livre est sujet à controverse en raison de ses
inexactitudes et du fait qu’il est un écrit deutérocanonique. À ce titre, il est exclu des canons hébraïque et protestant. Par exemple, la période que couvre la vie de Tobie va de la révolte des
tribus du Nord qui a eu lieu en 997 avant l’ère chrétienne après la mort du roi Salomon (Tobie 1:4,5), à la déportation de Ninive de la tribu de Tobie en 740 avant l’ère chrétienne, soit 257 ans.
Pourtant, (Tobie 14:1-3) parle de la mort de Tobie à 103 ans ». La TOB dit : « Au premier aspect, le récit donne l’impression d’être strictement historique par l’abondance des
détails sur les temps, les lieux, les personnes et les grands épisodes de l’histoire commune de l’Assyrie et d’Israël entre 754 et 612 avant J.C. ; mais nombre de données ne résistent pas à
l’examen critique. Visiblement, l’auteur ne connaît que de loin les rois dont il parle et il n’a pas voyagé dans les régions qu’il décrit. Il veut seulement conférer vraisemblance et autorité à
son récit ». En tout, l’on compte « cinq erreurs historiques en neuf pages ! »
Bacchus Priape, sorciers noirs et autres nécromanciens a lieu : celui d’un exorcisme où
l’on est capable d’extérioriser la sensibilité d’une personne, en faisant d’elle un « fantôme », ou bien d’introduire en elle la force d’un démon, laquelle peut rendre des services
maléfiques. D’une femme fatale, un nécromancien extériorisera son « esprit volant », le rendant « fantasme » (les Fantasmes d’antan, entités fantomatiques identifiées à des
vampires ayant l’aspect de larves) ou, inversement, il condamnera une femme qui veut être mère à la stérilité en incorporant en elle une entité anti-générationnelle. Que ces phénomènes soient
pratiqués avec réussite ou pas ne nous intéressent pas présentement ; mais que pour une pratique de sorcellerie visant la stérilité, l’auteur du Livre de Tobit mentionne le nom du démon
Asmodée. Paradoxal que ce diable, maître de Vénus, haut règne s’il en est un de la génération, soit pourtant réputé de garantir la stérilité. Signe sûrement que le dieu antique était bel et bien
déchu en l’an 200 avant J.C., tombé en disgrâce auprès des foules, et que des kabbalistes l’avaient disposé en bonne place dans le grand Arbre Qliphotique composé pour l’essentiel des antiques
dieux que la génération n’intéressa pas. Il ne faut point croire là que « procréer » fut l’obsession de toutes les Divinités antiques. Oui dans les cultes monothéistes, non chez les
polythéistes.
serait-il une erreur du siècle, et la femme est-elle mieux vue chez ceux qui
précédèrent ? Les Perses, les Mèdes, les Babyloniens, les Grecs, les Romains honoraient-ils ce sexe odieux dont nous osons aujourd’hui faire notre idole ? Hélas ! Je le vois
opprimé partout, partout rigoureusement éloigné des affaires, partout méprisé, avili, enfermé ; les femmes, en un mot, partout traitées comme des bêtes dont on se sert à l’instant du besoin,
et qu’on recèle aussitôt dans le bercail. M’arrêté-je un moment à Rome, j’entends Caton le gage me crier du sein de l’ancienne capitale du monde : Si les hommes étaient sans femmes, ils
converseraient encore avec les dieux. J’entends un censeur romain commencer sa harangue par ces mots : Messieurs, s’il nous était possible de vivre sans femme, nous connaîtrions dès lors le
vrai bonheur. J’entends les poètes chanter sur les théâtres de la Grèce : Ô Jupiter ! Quelle raison put t’obliger de créer les femmes ? Ne pouvais-tu donner l’être aux humains par
des voies meilleures et plus sages, par des moyens, en un mot, qui nous eussent évité le fléau des femmes ? Je vois ces mêmes peuples, les Grecs, tenir ce sexe dans un tel mépris qu’il faut
des lois pour obliger un Spartiate à la propagation, et qu’une des peines de ces républiques est de contraindre un malfaiteur a s’habiller en femme, c’est-à-dire à se revêtir comme l’être le plus
vil et le plus méprisé qu’elles connaissent.
douleurs. En Amérique, je vois des peuples naturellement humains, les Esquimaux, pratiquer entre hommes tous les actes possibles de bienfaisance, et traiter les femmes avec toute la
dureté imaginable ; je les vois humiliées, prostituées aux étrangers, servir de monnaie dans une autre. En Afrique, bien plus avilies sans doute, je les vois exerçant le métier de bêtes de
somme, labourer la terre, l’ensemencer et ne servir leurs maris qu’à genoux. Suivrai-je le capitaine Cook dans ses nouvelles découvertes ? L’île charmante d’Otaïti, où la grossesse est un
crime qui vaut quelquefois la mort à la mère, et presque toujours à l’enfant, m’offrira-t-elle des femmes plus heureuses ? Dans d’autres îles découvertes par ce même marin, je les vois
battues, vexées par leurs propres enfants, et le mari lui-même se joindre à sa famille pour les tourmenter avec plus de rigueur.
Dans les Gaules jadis, c’est-à-dire dans cette seule partie du monde qui ne traitait pas
totalement les femmes en esclaves, elles étaient dans l’usage de prophétiser, de dire la bonne aventure : le peuple s’imagina qu’elles ne réussissaient à ce métier qu’en raison du commerce
intime qu’elles avaient sans doute avec les dieux ; de là elles furent, pour ainsi dire, associées au sacerdoce, et jouirent d’une partie de la considération attachée aux prêtres. La
Chevalerie s’établit en France sur ces préjugés, et les trouvant favorables à son esprit, elle les adopta ; mais il en fut de cela comme de tout : les causes s’éteignirent et les effets
se conservèrent ; la Chevalerie disparut, et les préjugés qu’elle avait nourris s'accrurent. Cet ancien respect accordé à des titres chimériques ne put pas même s’anéantir, quand se dissipa
ce qui fondait ces titres : on ne respecta plus des sorcières, mais on vénéra des catins, et ce qu’il y eut de pis, on continua de s’égorger pour elles. Que de telles platitudes cessent
d’influer sur l’esprit des philosophes, et, remettant les femmes à leur véritable place, qu’ils ne voient en elles, ainsi que l’indique la nature, ainsi que l’admettent les peuples les plus
sages, que des individus créés pour leurs plaisirs, soumis à leurs caprices, dont la faiblesse et la méchanceté ne doivent mériter d’eux que des mépris.
Jacques-Antoine Dulaure livre ses recherches au sujet des
origines probables du nom « Vénus », elles sont très intéressantes mais un bémol est à mettre sur la portée de ses études, car, il l’avoua lui-même, le contenu ésotérique des réalités
qu’il étudiait lui échappa volontairement. A nous de l’approcher.
On relève ainsi qu’aux temps antiques, tout ce qui est féminin contient la racine « va »,
comme « Hovah » ou, pour Eve, « Hawwah » (
Pareillement au « B » prononcé « V », nous trouvons
« N’qava » (Nun – Quoph – Beth – Hé) (
Il y a plus occulte encore. Aleister Crowley évoque le mot latin « nox »
signifiant « nuit » et qu’il identifie avec une formule secrète, « NOX » ou « N.O.X. », entendue dans la science occulte comme la « nuit de Pan ». Car
« Pan » est « Tout », le début de la vie jusqu’à la fin, la naissance, la vie, la mort. « N » est lié au treizième arcane du Tarot, la Mort ; et « X »
est le Phallus, emblème de la vie, de la procréation, de la génération. Reste « O » qui est le « cœur », ou le ventre, « ce qui donne », « ce qui fait entrer
dans la vie », caractère lié au principe féminin, « O » que l’on retrouve dans AO. Somme toute, « NOX » englobe le sens de la vie avec ses trois mots-clés mort,
procréation (génération), vie. Sens profond que l’on trouve dans « PAN » : « P » pour « dualité » (sexualité) ; « A » pour
« énergie » ; « N » pour « mort ».
Compte tenu des différents exposés à propos du nom
« Vénus », si celui-ci est bien dérivé de « Benoth », et sachant que « th » se prononce comme « s », d’ailleurs en guématrie « th » grec a la
même valeur 300 que « s » (Shin) hébreu, nous obtenons pour le mot « Benoth » (
Ces dieux puissants figurés par des Phallus virils, ils les ont
enterrés, jetés dessus la terre noire ou abandonnés au fond des sanctuaires après avoir cassé leur effigie obscène, et espéré ainsi qu’ils disparaitraient définitivement de la surface du sol*…
Mais là, dans le silence, car les dieux ne meurent jamais, ces puissances jadis adorées devinrent les Génies secrets teintés de noir. Puisque les Anciens les figuraient par d’immondes objets
oblongs, les nouveaux spiritualistes les logeraient plus bas que terre, dans les règnes des ténèbres. Paradoxalement, c’est là qu’ils vivent le mieux à leur place, et c’est en leur compagnie que
les hommes se sentirent plus à l’aise pour pratiquer leurs messes sexuelles. Ils plaçaient les effigies des pires diables à chaque point cardinal, et commençaient leur sacrifice, en le leur
dédiant.
Prenez Amon-Râ le dieu des dieux de l’Egypte antique, il devint au moyen âge, grâce à
Collin de Plancy, le grand et puissant marquis de l’empire infernal, non plus illustré par un bélier mais avec une figure de loup et une queue de serpent, qui vomit des flammes lorsqu’il prend
une forme humaine, qui n’a de l’homme que le corps, sa tête étant celle d’un hibou et son bec laissant voir des dents canines très effilées.
Il est le surintendant de toutes les maisons de jeu des Enfers, mais également le
pourvoyeur général des distractions. Il sème la discorde et l’erreur.
consommait de la sexualité des hommes loin des
espoirs de fécondité et trouvèrent chez Mylitta la Déesse idéale pour leurs sacrifices. Pour eux, la luxure n’éloignait pas du mystique au contraire du vœu obsessionnel de la génération, une
croyance inverse de celle du religieux monothéiste. Ces temples furent alors déconseillés et une certaine Mylitta entra dans la clandestinité ; toute relative, car nombre de femmes et
d’hommes s’y pressaient tout de même. On envisagea alors des expériences magiques assimilées plus tard à la sorcellerie. Les Gnostiques forgeaient pour grande ambition de fréquenter les esprits
élémentaires parmi lesquels les esprits infernaux.
Phallus (Priape), un Mullos et un bouc lascif – « animal consacré à Vénus » -. On sait, par exemple, que les mystiques de la secte des Baptes
honoraient leur Vénus populaire sous une forme phallique : « (…)
de leurs rituels : « … au comble de l’infamie. Tu te laisseras
insensiblement entraîner dans la secte de ces prêtres qui, dans leurs assemblées secrètes, surchargent leurs têtes de longues aigrettes, leur cou de nombreux colliers ; qui se concilient la
bonne déesse par le sacrifice d’une jeune truie, et l’offrande d’un grand vase rempli de vin : car, usurpant l’ancien culte des femmes, ils les ont chassés du sanctuaire. Le temple ne
s’ouvre plus que pour les hommes. Loin d’ici, profanes ! s’écrient-ils ; vos chanteuses sont bannies de ces lieux. Ainsi les Baptes célébraient dans Athènes, à la lueur des flambeaux,
leurs nocturnes orgies, et, par des danses lascives, fatiguaient leur Cotytto. L’un se peint, en clignotant, les paupières et les sourcils avec une aiguille noircie ; l’autre boit dans un
priape de verre, se couvre d’une robe bigarrée, et rassemble ses longs cheveux dans un filet doré ; cependant son esclave, non moins fidèle au rit féminin, ne jure que par Junon. Cet autre
tient le miroir que l’infâme Othon portait avec plus de faste… un miroir dans l’attirail d’une guerre civile ! » Othon connaît une réputation homosexuelle
Cette Vénus, ou ces Vénus, désormais extérieures à la génération mais orientées vers la
recherche des plaisirs vénériens en toute salacité, des rites magiques en vue de commercer avec des dieux désormais répugnants comme des diables, assurant des prostitutions pour la vénalité,
finirent d’achever Mylitta, laquelle ressuscita en une Lilith maîtresse du lupanar romain, bacchante devant le dieu-taureau, courtisane panthère telle Bastet, magicienne car inspirée par certains
Gnostiques. Une chose était devenue sûre à ces derniers, cette déesse démone n’avait point de temps à perdre à s’occuper de la génération mais que des arts sexuels et des opérations magiques
(sorcellerie). Un caractère qui fit d’elle la plus redoutable des démones.

























