Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 11:09

“Maïthuna est un rite de l’accouplement (Maïthuna) d’un adepte avec sa partenaire. L’intérêt du texte est de montrer qu’il ne s’agit nullement d’un jeu profane mais d’une authentique cérémonie religieuse. La jeune femme (Kumârî), invitée spécialement, doit savoir qu’il s’agit d’un rite et non de la simple participation à une débauche comme ce pourrait être le cas aussi bien en Inde que partout ailleurs » (Jean Varenne – L’enseignement secret de la Divine Shakti – Grasset). Rituel tiré du dixième chapitre du « Kulârnava Tantra ».

 

shakti nom1

Et voici maintenant le rite

De l’union avec la Shakti

Qu’il faut célébrer la sixième

Journée du demi-mois lunaire,

Autant de fois que l’on voudra.

 

2

Ce soir-là, l’adepte

Pourra, s’il le désire,

Inviter chez lui une femme

Qui sache ce qu’il attend d’elle

Et qui soit consentante.

 

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Elle devra être pubère

Et en tous points, charmante.

Peu importera sa naissance

Pourvu que se voient sur son corps

Les signes auspicieux*.

 

(*Les signes ésotériques de la Shakti et de la déesse d’élection)

 

shakti puja14

Il la conduira dans la chambre

Et l’invitera à s’asseoir

Sur un siège d’honneur

Qu’il aura préparé pour elle

A la façon d’un trône,

Avec des coussins, des étoffes,

Des fleurs et des parfums.

 

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Avant de l’approcher,

Il se purifiera lui-même

Faisant les ablutions d’usage

Et pratiquant sur tout son corps

Les attouchements rituels

Et les onctions requises.

 

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Il fera de même avec elle ;

Ornera son cou de guirlandes

De fleurs de couleur rouge ;

Il la parfumera,

La revêtant d’étoffes belles

Et de bijoux de prix.

 

sirène apsara47

Lui aussi prendra soin

De s’habiller festivement,

De se parer de ses bijoux

Et de se parfumer en son honneur,

Comme le veut la Tradition.

 

8

Alors, comme on le fait pour une idole,

Par les mantras appropriés*,

Il fera descendre sur elle

La Divine Shakti

Qui désormais l’habitera

Tout au long de ce rite.

 

(* Le plus connu étant « Krîm Krîm Krîm Hûm Hûm Hrîm Hrîm Svâhâ Kâlî »)

 

yoni single fond hypno shakti nom9

Ensuite il posera ses doigts

Sur le corps de la femme

Aux endroits qui conviennent

En faisant les onctions requises

Par le rite du « nyâsâ »*.

 

(* Le « nyâsâ » consiste à toucher telle ou telle partie du corps en prononçant  un ou des mantras appropriés, une façon de les consacrer.)

 

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shakti statue3Voyant en elle la Déesse

Mystérieusement présente

Il fera la « pûjâ » (célébration) pour elle,

Faisant brûler l’encens

Et briller les lumières,

Tout en chantant, en son honneur,

Un hymne de son choix.

 

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Puis viendront en offrandes

Des mets délicieux préparés

Spécialement pour elle

Avec du poisson, de la viande

Accompagnés de grains grillés.

 

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Il aura soin aussi

De lui offrir, selon les règles,

Des coupes d’un vin capiteux

Afin que la joie soit parfaite

Et que le rite s’accomplisse

Au mieux de leurs désirs communs.

 

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Et quand il la verra épanouie

Et prête à se donner à lui,

Il chantera encore un hymne

Comme une action de grâce

A la Déesse souveraine.

 

yoni114

Alors, l’esprit ravi,

Et se prosternant devant elle,

Il vénérera la Shakti

En répétant mille et huit fois

Un mantra qu’il aura choisi

Parmi ceux qui célèbrent

Sa gloire et son pouvoir.

 

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Alors, mais alors seulement,

Il pourra s’approcher de cette femme

Et la serrer contre son corps ;

Puis ils pourront, s’ils le désirent,

Passer la nuit entière, ensemble.

 

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A l’aube, il la congédiera

Selon les règles rituelles

Et lui offrira en cadeau

Des bijoux, des parfums,

Tout ce qui lui plaira.

 

kali yantra17

Par le rite du Maïthuna,

Si on le répète souvent,

On gagnera sans aucun doute

Tout ce que l’on peut désirer,

Par la grâce de la Déesse.

 

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Car, en s’unissant à la femme

Dans le secret de la maison

On agit comme si l’on vénérait

La Shakti dans les temples

Où le culte en est célébré ;

 

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Ou comme si l’on s’en allait,

En pèlerin, dans quatre sanctuaires

Voués à la Grande Déesse,

Si loin soient-ils, et d’accès difficile !

Oui ! L’on gagnera par ce rite

Mêmes bénéfices, mêmes mérites !  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 10:49

Si Bacchus est associé par les démonologues à la planète Vénus, il devient parfois Saturne lui-même…

A-chanoine-docre-overblog.jpgEn effet, si ses cortèges montrent des Satyres qui l’accompagnent, c’est qu’il est leur affilié, « l’un des leurs », alors cela signifie aussi que ses sectateurs le figuraient par la même représentation que celles de ces démons des bois : un bouc lubrique.

Ensuite, ces Bacchanales qui le célébraient, les experts admettent volontiers qu’elles font suite aux anciennes Saturnales qui voyaient des dévots adorer le dieu Saturne, divinité italique. Son règne est celui de « l’âge d’or » et voici ce qu’en dit la mythologie : « Ancien dieu rustique, identifié plus tard au Cronos grec, il aurait été l’un des premiers rois du Latium, au temps de l’âge d’or, quand la vie était heureuse et facile. Il apprit aux hommes à cultiver les champs et à jouir des bienfaits de la civilisation. Il n’était pas originaire d’Italie mais aurait pris refuge dans A autel messe noire satyre2 NBle Latium après avoir fui Jupiter (Zeus). Son épouse est Ops. Il était célébré le 16 janvier lors des « Saturnales », qui durait sept jours. Pendant ces célébrations, on cessait les activités et les hostilités, les distinctions sociales disparaissaient, les esclaves étaient servis par des maîtres, avaient le droit de s’enivrer. On purifiait les maisons et on y célébrait de magnifiques festins accompagnés d’orgies. Certains riches réglaient les dettes de leurs amis » (Nadia Julien – Le dictionnaire des mythes – Marabout). Nous imaginons ce que, dans le domaine des luxures, de pareilles descriptions peuvent supposer de prolongements lubriques. Notre actuel Carnaval, qui est le « frère » édulcoré et dépouillé des frasques obscènes des Bacchanales, connaît ici et là, dans certains pays chauds, des réputations dans le domaine des luxures et toutefois, rien n’est officiel sur ce point. C’est dire les portées offensives qui pouvaient agrémenter les cérémonies saturnales d’antan.

 

sturClément d’Alexandrie rapporte à leur sujet : « Ô impudeur manifeste ! Autrefois les hommes sages cachaient leur volupté sous le voile d’une nuit silencieuse ; maintenant, les initiés font l’expérience de l’inconduite dans une nuit révélatrice où la flamme des torches dénonce les passions. Eteins, hiérophante, cette flamme ; respecte, toi qui portes les torches, ces flambeaux ; leur lumière accuse ton Iacchos ; confie tes mystères à l’ombre de la nuit ; que les « orgies » aient l’honneur des ténèbres : la flamme ne sait pas dissimuler ; elle a l’ordre d’accuser et de châtier ».

 

sainte mortSelon Alexandre Hyslop, dans son ouvrage « Les deux Babylones », les Romains appelaient « Lateinos » ce dieu également identifié à Saturne, que les Babyloniens appelaient « Stur », le « dieu caché », le « dieu des mystères ». Considérant la valeur chaldéenne des lettres de « Stur », nous obtenons le nombre 666 (Samech 60 ; Tav 400 ; Vau 6 ; Resh : 200).

 

Si le panthéon exotérique connait Bacchus le dieu du vin, qu’un jeune homme tenant une grappe en mains ou un barbu bien portant passablement alcoolisé figure, sa cérémonie ésotérique le montre tel un bouc cornu et viril, affilié à Saturne et dont la forme babylonienne « Stur » se voit inscrite sur lui ou sur sa stèle, ainsi que son nombre 666. 

 

Saturne symboleNous croyons Belzébuth, démon maître de Saturne (aussi d’Uranus), identifiable à l’antique Saturne, et bien des experts assimilent ce même Belzébuth parfois à Bacchus.

 

Bacchus ou « Stur » voit sa forme comme celle d’un Satyre, et entend commettre les mêmes prouesses que celle qui font la réputation de ce diable. Les Carthaginois offraient surtout à Saturne dit « Saturne l’Africain » ou « Ba’al Hammon ». 

 

saturne satan overblogA propos du nom « Saturne », Jacques-Antoine Dulaure écrit dans « Des cultes qui ont précédé et amené l’idolâtrie ou L’adoration des figures humaines » : « Les Romains nomment le dieu Cronos du nom de « Saturne ». Plusieurs savants pensent qu’il dérive du mot « Sator », « qui sème, qui plante », que d’autres traduisent par « père, créateur, celui qui engendre ». Si je m’arrête à cette explication, et si je joins à « sat » le nom « d’Uranus », je forme « Saturanus ou Saturnus ». « ur » ou « our » signifie en Europe « bordure », « entourage ». Il reste « anus » qui exprime le « cercle », « l’anneau » : Saturne pourrait donc être traduit par « le père de la bordure du cercle ». Quel objet doit mériter, aux extrémités de l’horizon, le titre de « père », de « maître », de « dominateur » qu’exprime le mot « Sator » si ce n’est les montagnes, les vents, les orages…

La formation du nom « Saturne » est plus sensible chez les Indiens. Court de Gebelin dit : « On trouve également dans la mythologie des Indiens un roi nommé « Satournanouno » (Allégories orientales, p.40).

Quoiqu’il en soit de la justesse des explications, toujours est-il certain que les signes symboliques que Jupiter et de Saturne appartiennent à une époque différente de celle où les signes de Mercure, de Vénus et de Mars ont été inventés ; que les planètes de Jupiter et de Saturne, par leur éloignement et la lenteur de leur marche, on dû être observées plus tard, et que leurs signes, par conséquent, ont dû être inventés longtemps après ceux des autres planètes, avec lesquelles ils n’ont d’ailleurs aucun rapport de configuration ».

 

saturne overblog-copie-1Jacques-Antoine Dulaure traduit donc « Saturne » ou « Satoranus » par « le père de la bordure du cercle », le « père » (Sator) pouvant être entendu comme le « dominateur », le « maître » (Ba’al), et « anus » pour « anneau », mais nous ne doutons pas pour ce dernier point que les Romains orientèrent la traduction de cette divinité italique vers des sentiers plaisants pour le pédicon. Comme en atteste la traduction de ce « Philotanus » dans son « Recueil de poèmes » : « Philotanus pour Philos-anus. Ce nom est composé de deux mots, dont le premier est grec, « Philios » ; et le second latin et même français « anus ». « Philios » signifie « ami », « anus » désigne cet endroit du corps dont les fonctions sont directement opposées à celles de la bouche, et que les gens polis se font de la peine de nommer ».

 

Pour le nom « Satoranus » ou « Saturanus », nous constatons qu’il contient en lui « Satan ».

 

D’autres experts interprètent très différemment les racines mentionnées ici : « anu » ne concerne pas « l’anus » mais provient de l’antique langue des Accadiens, ou du Chaldéen, en regard au dieu « Anu » (ou des noms comme « Anumaki ») qui signifie « Maître » ou « Dieu », ou « Géant » en référence à l’Atlantide et la quatrième humanité. D’où que le nom « Saturne » comprendrait en lui « Anu » pour « Géant » (qui est le « Maître » pour « Maître cosmique » (Théosophie)) : Satur-Anu. Idem pour Uranus : Ur-Anu ; et Neptune : « Neptun-Anu ». Mars, Vénus, Mercure, ayant des consonances différentes, prouvent que ces noms ont été inventés à une autre date. sceau-seth-anubis-satan.jpgNous remarquons combien les noms Satur, Ur et Neptune ont de proximité phonétique respectivement avec les nombres sept, huit et neuf comme si l’appellation relevait d’une numérotation : un pour le Soleil, deux pour la Lune, trois pour la Terre, quatre pour Mercure, cinq pour Vénus, six pour Mars, sept pour Saturne, huit pour Uranus, neuf pour Neptune… Enfin, il peut exister des liaisons phonétiques avec des divinités précises, par exemple « Neptune » ressemble « comme deux gouttes d’eau » à « Nephtys » (nommée encore « Anukis », à nouveau la racine « Anu »), protectrice des morts, la sœur qui aide Isis à trouver les membres d’Osiris ; « Ur », lié à « Our » pour « lumière » (le Géant lumineux), a quelque chose d’Horour (Haroëris en grec), l’un des plus anciens noms d’Horus* ; « Satur » tient de « Seth » probablement, Saturne (Cronos) tranche les organes génitaux d’Uranus comme Seth démembre Osiris et lui fait perdre définitivement son phallus.

 

baphomet-horus.jpg(* « Les Schesoo-Hor, les « Serviteurs d’Horus » étaient le peuple qui s’était établi en Egypte et, comme l’affirme Monsieur Maspéro, c’est à cette « race préhistorique » que revient l’honneur d’avoir constitué l’Egypte telle que nous la connaissons, depuis le commencement de la période historique. Et Stanislas Wake ajoute : « Ils fondèrent les principales villes de l’Egypte et établirent les plus importants sanctuaires » (HPB – Doctrine secrète 3 ; p.611 – Editions Adyar).) 

 

Collin de Plancy écrit sur Belzébuth : « Premier en pouvoir et en crime après Satan, pour Milton, qualifié de prince des Démons par les Evangélistes (Matthieu XII, 24 ; Luc XI,15 ; Marc III,22), chef suprême de l’empire infernal, selon la plupart des démonologues, Belzébuth, qui appartient à la première hiérarchie des mauvais Anges, fut jadis appelé dans le pays de Canaan, Seigneur des ordures ou Seigneur des mouches. Il chassait, en effet, ces dernières de moissons qu'elles infestaient, et son temple s’en trouvait tout à fait libéré ; il a d’ailleurs fondé un ordre des mouches comportant plusieurs grades, dont il honore ses créatures les plus sales, les plus viles, les plus abjectes. On ignore cependant l’aspect qu’il prend devant ses adorateurs, certains le comparent à une énorme mouche, d’autres le confondent avec Priape ou Bacchus.

signature-belzebuth.jpg Le Monarque des Enfers, dit Palingène, est d’une taille prodigieuse, assis sur un trône immense, ayant le front ceint d’un bandeau de feu, la poitrine gonflée, le visage bouffi, les yeux étincelants, le sourcil élevés et l’air menaçant, il a les narines extrêmement larges et deux grandes ailes de chauve-souris sur ses épaules, il est noir comme un Maure, il a deux pattes de canard, une queue de lion et de longs poils de la tête aux pieds. Quand il est en colère, il vomit des flammes et hurle comme un loup, enfin Astaroth apparaît à ses cotés, sous la forme d’un âne.

Mais il peut tout aussi bien revêtir bien d’autres aspects qui peuvent même être parfois séduisants, comme quand il devient Biondetta, forme séduisante, voluptueuse mais redoutable de Belzébuth, capable de changer de sexe et d’apparence (chameau, épagneul, succube…) ».

 

bel zubb xxxDans la Gnose, Ildabaoth, dieu de la matière, et considéré comme maître de Saturne, engendre Satan pour porter atteinte à l’homme que Sophia Achamoth a animé d’une âme, aidé du serpent Ophis. Satan peut représenter, d’une certaine manière, l’aspect sombre d’Ildabaoth, son « mauvais caractère ». D’où cette nouvelle affinité Saturne-Satan.

 

Saturne est encore le Cronos qui tranche les organes génitaux d’Ouranos. Maître du temps, il sectionne, il crée la vie, donc la mort ; la joie, donc la souffrance ; et ainsi de suite. Jacques-Antoine Dulaure enseigne qu’aux temps antiques, Saturne, le Soleil et Vénus étaient concernés par la génération. L’histoire mythologique de Cronos confirme ce point. Idéalement, Cronos vient forcer Ouranos (le monde des dieux) d’apporter à l’humanité le moyen d’assurer elle-même sa perpétuation par la génération (le liquide séminal d’Ouranos tombe dans les eaux (le monde) et de l’écume sort Vénus (génération, humanité). D’une certaine façon, c’est Cronos qui vient poser sur l’homme les organes génitaux, lui permettant ainsi de ne plus dépendre du Ciel pour assurer son immortalité. De même, Cronos devient le créateur de « l’homme sexué » qu’il condamne parallèlement à la mort corporelle.

Cronos, maître de Saturne, prend ce dernier nom chez les Romains. Les mystiques le montrent tenant une faux dans sa main, outil symbolique de la mort. Mais au temple, il tient également les organes génitaux puisque c’est lui qui a apporté la génération à l’homme.

qlipah-satariel-sceau-overblog.jpgAu règne de Qliphoth, Saturne voit Satariel (ou Satoriel) occuper le trône démoniaque, « le Destructeur », conformément au rôle du « sectateur » de Cronos, il apparaît « gigantesque, la tête voilée de noir avec de grandes cornes et des yeux hideux accompagné par le maléfique Centaure Seiriel », ce dernier nom ayant lien avec « Seir » et « Seirim » pour « velu » et se rapporte à la physionomie apparente du Satyre grec : le Grand Cornu tenant le Phallus dans une main, le Mullos dans l’autre…

 

Le dieu saturnien « Grand Seir » règne en maître aux temps antiques, la Syrie (Seir-ie), l’Assyrie portent son nom. Idem pour l’Asir (Seir) (le Pays du Bouc) qui est l’actuelle Arabie Saoudite. Et même l’Egypte (Aegypan ou « Chèvre Pan » pour « Bouc Pan », ou encore « Aegypan Than » pour « la Terre du Dieu-Bouc Pan »), que les Hébreux voisins nomment très différemment, Misraïm, le nom ayant pu être apporté par les Grecs, comme « pyramide » alors que le monument se nommait au départ le « mer ».

 

saturne overblogLe nom même de « Cronos » paraît avoir quelque héritage du mot « Kerenos » ou « Koronos », dont la racine est « Qeren » signifiant « corne » (alors que la mythologie finit par l’identifier, du fait qu’il est réputé pour sectionner, à Chronos, dieu du temps) : « « Qeren » (Qoph-Resh-Nun) est le « couronnement » quoiqu’à l’origine, signifie « corne », de valeur 1000, marquant la domination, la puissance totalement acquise » (Annick de Souzenelle – Le symbolisme du corps humain – Editions Dangles). Une fois encore, le spectacle visuel d’une telle fresque mythologique vient montrer un dieu cornu remettant à l’homme les moyens de la génération que sont les organes sexuels.

belzébuthEt si « Kerenos » a pu engendrer « Cronos », de même « Kernunnos » ou « Cernunnos » dieu Celte à cornes de cerf, il a pu contribuer à former le mot latin « Carnis » qui signifie « charnel » ou « chair », et que les mystiques prononcent lors des cérémonies pour le « plaisir charnel ».

 

« Satur-Anu » pour le « septième », est « Sheba » en hébreu, ou « Shiva » en Orient, qu’un homme des bois portant des cornes représentait primitivement, et que « Kerenos » (futur Kernunnos) ou « le Cornu » semble être un assimilé.  

 

Enfin, l’Adam maléfique des kabbalistes noirs est représenté non pas « nu sous un pommier » mais par un « squelette à tête de bouc » : le nombre d’Adam est 45, comme la somme du carré de Saturne, 45. Il y a de Saturne dans Adam.

 

Vient l’affaire des « Bacchanales », orgies succédant aux Saturnales, lui ajoutant sorcelleries et luxures comme en atteste le compte-rendu romain : « Cette inquiétude à propos des complicités qui naissent dans le plaisir est à l’origine de la répression du scandale des Bacchanales. Elle traduit tout particulièrement les dangers qui menacent à Rome les jeunes gens, susceptibles d’être sensibles aux séductions du plaisir et de perdre leur « pudor ».

bacchante.jpgRappelons brièvement les faits. En 186 avant J.-C., il se révèle qu’une secte créée par un prêtre de Dionysos (Bacchus) qui réunit des hommes, des femmes et des jeunes gens dans des banquets secrets :

« On ajouta à la pratique rituelle les plaisirs du vin et des banquets propres à séduire un plus grand nombre d’adeptes. Comme le vin, la nuit, la promiscuité des hommes et des femmes, des jeunes et des adultes avaient fait disparaître tout sens de l’honneur, toutes sortes de corruption se déclarèrent parce que chacun y trouvait le plaisir auquel il était plus enclin naturellement ».

Ce genre de banquet, où aucune pudeur n’est plus respectée, devient un lieu où se commettent ou se préparent des crimes, faux témoignages, faux testaments, fausses délations, empoisonnements, assassinats sans que jamais on ne retrouve le corps.

Après dénonciation, grâce à une prostituée au grand cœur et craignant pour son jeune amant, entraîné dans cette secte par le second mari de sa mère qui a dilapidé ses biens, le consul Postumius soumet l’affaire au sénat. Son discours est centré sur le dévoiement sexuel des jeunes. Il développe l’idée que les relations sociales fondées sur la complicité criminelle, en particulier sur le « stuprum » nocturne entre hommes, risquent de détruire les valeurs de la Rome civique et adulte. Cette jeunesse corrompue par le plaisir, et en particulier le plaisir sexuel, est devenue esclave de leurs désirs (libidines), elle a été détournée de ce qu’elle aurait dû devenir : des adultes masculins » (Florence Dupont – Thierry Eloi – L’érotisme masculin dans la Rome antique – Belin).

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 15:34

Nous commentons par ailleurs des satyres comme ces entités infernales évoluant dans un plan conjoint au nôtre, voici les satyres physiques, faits de chair et de sang, qui composaient le cortège dionysiaque, et qui officiaient lors des célébrations faites au dieu. Ils accompagnaient le prêtre durant l’office comme les enfants de chœur le font aujourd’hui, sauf que si ces derniers reproduisent idéalement les anges du Ciel, les premiers figuraient les serviteurs du Dieu-Bouc : d’où ces apparences si particulières, ces agissements réputés si lubriques.

 

satyre-n4.jpg

 

Toutes les peintures, fresques, dessins, reproductions mettant en scène ces satyres montrent des êtres faits comme un homme sauf leur tête qui est celle d’un bouc ou satyre-n1.jpgd’un homme dont l’actuelle tête de notre Père Fouettard est une ressemblance. Il est d’ailleurs d’évidence que ce dernier est un personnage dérivé de l’antique satyre. Les récits des auteurs décrivant les cortèges dionysiaques nous apprennent que ces têtes hirsutes n’étaient autres que des masques ainsi que le reste du corps un déguisement. Leur sexe vigoureux, impudiquement exhibé tout au long de la représentation, pouvait donc bien être un membre postiche.

 

C’est que les Bacchanales, fêtes liées au cortège dionysiaque, dérivaient des anciennes Saturnales, qui, comme son nom l’indique, étaient les fêtes de Saturne qu’un bouc cornu figurait. Ses meilleurs servants ne pouvaient que porter son masque pour mieux l’incarner et exprimer sa force fécondante et virile, lui le dieu de la puissance tutélaire et génésique.

 

satyre-n3.jpgEn voyage à Naples dans « Juliette ou les prospérités du vice », le Marquis de Sade « jette un regard » furtif sur ces hommes déguisés en fauve : « Tous les jardins étaient illuminés ; les orangers, les pêchers, les abricotiers, les figuiers, nous offrirent leurs fruits tout glacés, et nous les détachions des arbres mêmes, en parcourant les délicieuses allées formées par ces arbres, lesquelles nous conduisirent au temple de Ganymède. Le peu de lumière qui éclairait ce temple se trouvait caché dans la voûte, ce qui répandait une clarté suffisante aux plaisirs, et nullement fatigante à l’œil. Des colonnes vertes et roses soutenaient l’édifice, des guirlandes de myrtes et de lilas entrelaçaient et formaient d’agréables festons d’une colonne à l’autre.

A peine fûmes-nous arrivés, qu’une musique délicieuse se fit entendre. Charlotte, ivre de luxure et très échauffée de vins et de liqueurs, s’avance au bord du canapé ; nous l’imitons.

-C’est leur tour, dit Francaville au roi, il faut les laisser faire, avec la recommandation essentielle, néanmoins, de n’offrir que leurs culs ; c’est le cul seul qu’on adore en ce lieu ; tout écart à ces lois deviendrait un crime qui les ferait chasser du temple, et les agents, d’ailleurs, que l’on va leur fournir ne consentiraient point à l’infidélité.

-Que nous importe ? dit dame Clairwil, en nous donnant l’exemple de nous mettre nues. Nous aimons beaucoup mieux livrer nos culs que nos cons, et pourvu qu’on nous branle pendant ce temps-là, nous protestons de ne pas former de regrets.

(…) Douze hommes, de trente-cinq ans, d’une physionomie mâle et féroce, déguisés en satyres, les bras nus, et tous armés d’un instrument de flagellation… » ; Puis : « Douze nouveaux hommes, plus effrayants que les premiers, et vêtus en sauvages, arrivent, les blasphème à la bouche… » ; Enfin : « Une nouvelle horde de monstres, vêtus comme les satellites de Pluton… » (Marquis de Sade – Les prospérités du vice).

 

satyre-n7.jpgLa réputation des « Satyres », comme ce qui les définit, vient de ce qu’ils auraient vécu dans les bois et « se jettaient » sur des proies féminines innocentes… Une réputation qui peut hériter de faits divers réels, quand des hommes toute la journée masqués et mimant les actes sexuels avec une impudicité totale finissaient leur journée et n’avaient plus d’autre envie de s’offrir une femme profitaient de leur tenue déguisée pour accomplir leur forfait luxurieux. De plus, leurs cérémonies bachiques avaient lieu dans les bois (les fameuses Bacchanales de Rome avaient lieu dans le bois de Stimula) ; là, ils célébraient leur dieu et l’intrus qui serait venu là, perdu en chemin, aurait été témoin de grivoiseries et autres débauches et sans aucun doute, et ne repartait pas dans le même état qu’il était arrivé sur place…

 

satyre-n6-masque.jpg« Les cortèges de carnaval (le « cômos ») qui se constituaient étaient composés de personnages masqués ou de travestis animaux. Le caractère grotesque de ces masques et de ces déguisements, l’audace lubrique des « cômoi » allumés par le vin et possédés par ce Phalès triomphant provoquaient une excitation contagieuse. Aristophane y fait allusion, se vantant que sa comédie, à lui, « est venue devant les spectateurs sans s’être cousu entre les jambes un épais morceau de cuir, pendant, rouge par le bout ; qu’elle ne raille pas les chauves ni ne danse la « cordace » (danse obscène d’origine lydienne) ; qu’on n’y voit pas de vieillard qui, tout en débitant des vers, frappe de son bâton celui qui est près de lui afin de faire passer de grossières plaisanteries.... ; ni de vieille ivre et débauchée » (Nuées : 537 s.). Possédés d’une agitation maniaque, allant de bourg en bourg, les « cômoi » promenaient dans le monde civilisé leur contagieuse extravagance.

En l’espèce, « l’imitation du laid » – l’imitation de cette laideur nécessaire à la règle et à l’harmonie, non seulement comme son contraire mais aussi comme sa substance – est donnée à voir, c’est un spectacle ; et elle fait rire. De même que les rites de possession comportent le déchaînement de la transe et son contrôle, sa mise en forme par le rythme et le pas réglé de la danse – sa thérapeutique et comme son appropriation – de même la représentation du laid ouvre les ordres au flot du « naturel » et déchaîne les retenues pour (re)faire l’ordre ».

 

satyre-n9-masque.jpg« En 486, la Comédie fit son entrée officielle dans le culte de Dionysos. A partir de Pisistrate, les Grandes Dionysies – on y venait de tout le monde grec – éclipsèrent et probablement s’amalgamèrent des traits propres aux autres fêtes de Dionysos. Elles se tenaient du huitième au quatorzième jour du mois d’Elaphébolion (mars) et célébraient l’arrivée de la vigne à Athènes. Le premier soir, le dieu faisait une entrée triomphale dans la ville. Le deuxième jour, on conduisait le bœuf du sacrifice en procession jusqu’à l’Acropole. Après le festin, le carnaval se répandait dans la ville et chacun, à cette occasion, sous le couvert du masque et l’excuse du dieu, pouvait quitter sa défroque officielle, se glisser dans une autre peau, donner libre cours à ses expressions rentrées – passion individuelle – et libérer, en épousant (et en s’adonnant à) l’ivresse de la nature, les forces nécessaires au surgissement cosmique – passion sociale. Le troisième jour, commençait le concours dramatique, comédie et tragédie, dans cet ordre probablement. (« Notons qu’entre le rire qui détache l’homme de ses images grotesques et le tragique qui le fait participer à la vie « héroïque » des dieux et des demi-dieux, se définit l’homme social et politique, entre bêtes et dieux » – par ex. Aristote, Pol. :1253 a) ».

 

« Les Dionysies rustiques étaient une fête célébrée par la communauté de campagne ; chaque dème avait la sienne. Procession d’un phallus, cortège masqué, offrandes cérémonielles en étaient les traits principaux. Dans les « Acharniens » (237 s.), Aristophane nous donne une description – particulièrement précieuse – de la cérémonie qu’organise Dicéopolis « Le Juste » (« Citoyen Eclairé ») à la faveur d’une trêve unilatérale qui lui permet de renouer avec le bonheur et la prospérité bucoliques :

« Dicéopolis - (II sort avec une marmite : derrière lui sa femme, sa fille, deux esclaves portant un phallus.) Recueillez-vous, recueillez-vous. Allons, quelques pas en avant, la canéphore. Que Xanthias pose le Phallus bien droit. Dépose la corbeille ma fille, et offrons les prémices.

satyre-n11.jpgLa Fille - (Elle dépose la corbeille et en retire le gâteau sacré.) Ma mère, tends-moi la cuiller, afin que je répande la purée sur le gâteau que voici.

Dicéopolis - Et maintenant, tout est bien. - Ô Dionysos, ô maître, puisse t’être agréable cette procession que je conduis et le sacrifice que je t’offre avec toute ma maison ; accorde-moi de célébrer heureusement les Dionysies des champs, débarrassé du service militaire, et que la trêve me porte bonheur, celle que j’ai conclue pour trente ans. Allons, ma fille, fais en sorte de porter la corbeille, gentille comme tu es, gentiment, les yeux baissés comme en mangeant de la salade. Heureux celui qui t’épousera et te fera des... chattes... qui seront aises, tout autant que toi, de lâcher des vents au point du jour. Avance et, dans la foule, prends bien garde qu’à ton insu, on ne te grignote tes bijoux en or. Xanthias, ayez soin tous deux de tenir droit le phallus derrière la canéphore. Moi je marcherai après vous en chantant l’hymne phallique. - Quant à toi, femme, regarde-moi du haut de la terrasse. En avant !

Le Choeur - Phalès, compagnon de Bacchos, joyeux convive, coureur de nuit, adultère, amant des jeunes garçons, au bout de cinq ans je puis enfin te saluer de retour à mon village, la joie au cœur, après avoir conclu une trêve pour moi seul, délivré des tracas, des combats et des Lamachos. Combien il est plus doux, ô Phalès, de surprendre, volant du bois, la jolie bûcheronne, l’esclave de Strymodôros, Thratta, revenant du Phellée, de la saisir à bras-le-corps, de la jeter à terre et de la dénoyauter ! Phalès, Phalès, si tu veux boire avec nous, au sortir de l’ivresse, à l’aurore, tu avaleras un bon plat pour fêter la paix, et dans l’âtre, on suspendra le bouclier ».

 

satyre-n5.jpg

Confère au cortège dionysiaque, et du temps des Romains avec leurs Bacchanales, Jacques-Antoine Dulaure fait état de leur présence physique par le biais d’hommes déguisés : « Des groupes de satyres et de bacchantes figuraient souvent dans ces processions. Ces dernières, à demi nues ou couvertes seulement d’une peau de tigre passée en écharpe, les cheveux épars, tenant en main des torches allumées ou des thyrses, s’abandonnaient aux mouvements les plus impétueux, en hurlant des « évohé », et menaçaient ou frappaient même les spectateurs. Elles exécutaient quelquefois des danses appelées « phalliques », dont le principal caractère consistait en mouvements lascifs. Venait Silène, le nourricier de Bacchus, arrivant chancelant et à demi-ivre. On doit juger que de telles scènes religieuses devaient facilement dégénérer en abus. Aussi, tout ce que l’ivresse et la débauche ont de plus dégoûtant, était audacieusement offert aux yeux du public. Un médecin de l’antiquité, Areteus, dit en parlant des satyres qui accompagnaient les pompes de Bacchus, qu’ils s’y présentaient d’une manière fort indécente, dans un état apparent de désir dont la satyre-n10.jpgcontinuité étonnante était regardée comme une grâce du ciel, une marque de l’assistance divine. Il est probable que ces déclamateurs aient pris la fiction pour la réalité et le postiche pour la nature. Divers monuments antiques qui nous retracent les scènes des groupes de satyres, nous représentent des hommes dont la tête était couverte d’un masque entier ou têtière, et le corps et les jambes enveloppés de peaux de bouc. On peut croire que le travestissement était complet, et qu’un phallus artificiel était substitué au naturel ; car sans cela la durée de l’état en question, un éréthisme si soutenu, pendant une course longue et fatigante, serait vraiment un miracle. Que les jeux obscènes des groupes de satyres fussent figurés ou réels, ils n’en étaient pas moins des attentats à la pudeur publique ; et un père de l’Eglise grecque, révolté de ces scènes scandaleuses, s’exprime de la sorte : « L’homme le plus débauché n’oserait jamais, dans le lieu le plus secret de son appartement, se livrer aux infamies que commettaient effrontément le chœur des satyres, dans une procession publique » ».

 

satyre-n2.jpg« A ce chœur de musiciens succédaient les « Ityphalles ». Ils étaient, suivant Hesichius, vêtus d’une robe de femme. Athenée les représente la tête couronnée, les mains couvertes de gants sur lesquels des fleurs étaient peintes, portant une tunique blanche et l’amict tarentin à demi-vêtu, et, par leurs gestes et leur contenance, contrefaisant les ivrognes. C’étaient surtout les Ityphalles qui chantaient les chants phalliques, et qui poussaient ces exclamations : eithé, me Ityphallé ! Suivaient le van mystique et autres objets sacrés. Des groupes de satyres et de bacchantes figuraient souvent dans ces processions. Les bacchantes, à demi-nues ou couvertes seulement d’une peau de tigre passée en écharpe, les cheveux épars, tenant en main des torches allumées ou des tyrses, s’abandonnaient aux mouvements les plus impétueux, en hurlant des « évohé », et menaçaient ou frappaient même les spectateurs. Elles exécutaient quelquefois des danses appelées « phalliques », dont le principal consistait en mouvements lascifs.

Les satyres trainaient des boucs ornés de guirlandes, et destinés au sacrifice ; puis on voyait arriver, monté sur un âne, le personnage qui jouait le rôle de Silène, et représentait ce nourricier de Bacchus chancelant et à demi-ivre.

On doit juger que de telles scènes religieuses devaient facilement dégénérer en abus : aussi tout ce que l’ivresse et la débauche ont de plus dégoûtant était audacieusement offert aux yeux du public. Un médecin de l’antiquité, Areteus, dit, en parlant des satyres qui accompagnaient les pompes de Bacchus, qu’ils s’y présentaient d’une manière fort indécente, dans un état apparent de désir dont la continuité étonnante était regardée comme une grâce du ciel, une marque de l’assistance divine » (Jacques-Antoine Dulaure - Les divinités génératrices).

 

Saturne symbole

Ou, à propos de Tibère : « Il eut l’idée de faire disposer ça et là dans les bois et les bosquets et dans les grottes des jeunes gens de l’un et l’autre sexe qui attendaient le client en costumes de satyres et de nymphes. Dans sa retraite de Capri, Tibère imagina d’installer des loges destinées à des plaisirs secrets ; d’y placer des troupes de filles et de prostitués recrutés de toutes parts et ces inventeurs d’accouplements prodigieux, qu’il appelait « Spintries » (de « spintriae », vraisemblablement emprunté au grec « Sphingktés », lui-même dérivé de « Sphigktêr », et désignant un homme amateur de jouissance anale), et qui en formant une triple chaîne, se possédaient mutuellement en sa présence, pour ranimer par ce spectacle ses désirs éteints. Il orna des chambres placées en différents endroits d’images et de statuettes reproduisant des tableaux et des sculptures pornographiques (lascivissimarum) ». Enfin : « Ivres, les satyres coursent les nymphes, mais ils se bousculent aussi joyeusement les uns les autres, bien que barbus, ils enchaînent joyeusement paedicatio (sodomies) et fellatio mutuelles, inscrivant sur les coupes des guirlandes érotiques du corps engagés les uns dans les autres » (Florence Dupont – Thierry Eloi – L’érotisme masculin dans la Rome antique – Belin). Si l’actuelle orthographe ne connaît point de masculin au mot « prostituée », le monde romain en propose une activité professionnelle réputée.

 

mb4 satyre overblogDes hommes pouvaient être recrutés au service du culte de Pan comme « Panisques » (Satyres) et leurs arrogances concernaient le domaine luxurieux : mensurations remarquables, vicieux de nature et commerçant charnellement autant avec la femme qu’avec l’homme. Prétentieux par devant, ils n’en étaient pas moins « Sphigktêr ». Ils étaient couronnés par une paire de cornes de bouc.

 

pan démon look baphomet Le « masque » pour le déguisement du satyre n’est pas utilisé de façon anodine, il fait inspiré des mots « mascarade » et « mascara » dont nous écrivions par ailleurs, en référence aux Derviches Mashkara », lesquels « exécutent des danses sauvages en portant des masques d’animaux et utilisent aussi des cosmétiques pour noircir leurs visages au cours de certains de leurs rituels ». « En Grande Bretagne, il y a les Danseurs Morris dont le nom signifie « Danseurs Maures » car ils ont l’habitude de se noircir le visage lorsqu’ils dansent, ainsi, personne ne les reconnaît. Dans son livre « Les Sociétés Secrètes », Arkon Daraul nous parle d’un culte secret très curieux, de nature mystique et magique, appelé « Le Bi-Cornu » ou « Dhulqarneni ». Il vient du Maroc et est passé en Espagne comme le culte Aniza. Les autorités Musulmanes ne l’appréciaient pas et ont essayé de le démanteler, mais il s’est pourtant bien développé. Ses adeptes pensaient pouvoir créer du pouvoir magique en dansant dans un cercle. Ils avaient certaines similitudes avec un culte lunaire, ils disaient les prières musulmanes à rebours et invoquaient El Aswad, « l’Homme Noir » pour qu’il les aide. Ce culte acceptait les hommes et les femmes, lors de leurs initiations les membres étaient marqués par une petite écorchure faite avec un couteau rituel appelé Adh-dhane, la « lettre de sang ». Ce mot fait penser à l’Athamé des sorcières ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 14:58

La goétie nomme des démons (Qliphoth) par centaines, et il est, pour notre part et confère à nos sujets, autant fastidieux de les citer qu’inutile. D’autant plus qu’à la goétie d’origine hébraïque, il convient de lui ajouter celle du moyen âge, où des prêtres diaboliques personnalisèrent à leur manière de ces démons jusqu’au point de leur donner une nouvelle identité, exemples ces Belphégor ou Mammon.

 

église de lilith  

ss105 miroirHoward Schwartz, rapportant un conte, pointe du doigt le mystique et magique miroir de la démone Lilith : « La femme amena de la cave le miroir et tous les meubles et les disposa fièrement. Elle pendit le miroir dans la chambre de leur fille, qui était une coquette brune. La fille se mit à se regarder tout le temps dans le miroir, et, de cette manière, elle fut attirée dans la toile de Lilith… Car ce miroir avait pendu dans l’antre des démons, et une fille de Lilith s’y était installée. Et lorsque le miroir fut enlevé de la maison hantée, la démone vint avec lui. Et lorsque le miroir fut enlevé de la maison hantée, la démone vint avec lui. Car, chaque miroir est une porte vers l’autre Monde et est directement relié à la grotte de Lilith ; la grotte où elle eut ses ébats avec ses amants démons. De ces multitudes d’unions, des démons naquirent, qui affluent de cette grotte et s’infiltrent dans le monde. Et lorsqu’ils veulent revenir, ils entrent simplement dans le miroir » (Howard Schwartz – Les contes juifs du surnaturel ; Harper & Row, San Francisco, 1988).

go-tie666.jpg

Le décor est planté, derrière le miroir, voici « la grotte de Lilith, où elle eut ses ébats avec ses amants démons ». Car chacune des énergies dans l’Arbre Séphirotique qui veut s’exprimer, personnifiée sous la forme d’un démon, doit passer par Lilith pour exister dans le plan mondain physique et charnel.

 

Nombre d’experts en goétie estiment qu’une Qliphoth, exerçant la force inverse de l’esprit planétaire correspondant à elle, il suffit qu’un de ces derniers détienne le pouvoir de la joie pour que le démon qui se rapporte à lui dispense la peine. Par exemple, tel Génie du Soleil apporte la lumière, son alter ego du règne démoniaque envoie la nuit, l’obscurité. C’est une interprétation des choses, il en existe une autre, inverse : les dieux ayant malicieusement condamné l’homme à sa situation ici-bas et se délectent de le voir privés et soumis, les Qliphoth sont des forces compensatrices, elles tentent de lui apporter des opportunités qui permettent de supporter les manques du quotidien.

icon-lilith-NB--critures-copie-1.jpg Dans le règne de la luxure, c’est particulièrement flagrant : un expert commente qu’à l’amour, la Qliphoth correspondante apporte l’impuissance, la frustration. Ce qui signifierait donc que c’est un ange qui procure la virilité du mâle et le démon qui lui détruit sa vigueur ? Résultat des considérations avancées et qui va à l’encontre des figures sculptées distinguant les démons des anges en ce que les premiers sont sexués et pas les seconds.

 

icone-satan-complet.jpg C’est pourquoi nous préservons, en ce qui concerne leurs spécificités dans le domaine érotique, leurs attributions, comme nous écrivions, « Gamaliel Nahashiel, l’adjoint de Lilith, verse dans l’obscénité, c’est un maître dans l’art du graveleux qu’il aime agrémenter de sorcelleries en tous genres ; Samaël goûte autant de la femme que de l’homme, c’est un bisexuel diabolique ou diabolique bisexuel, toujours effréné ; Ghoreb Zaraq, malgré sa figure de corbeau, implique une dimension mystique dans la pratique érotique ; Tagiriron inspire au voyeurisme avec ses conséquences de satisfactions et de frustrations ; Golachab rend la luxure on ne peut plus magnétique ; Gash’Khalah inspire les comportements interdits et engage les vampires ; Satariel est le maître des Seirim (Satyres) sodomites ; Ogiel met en cage « l’esclave » le contraignant à produire du fantasme, fort de sa frustration ; Thaumiel est bicéphale, il engage le mâle dans la femelle puis les sépare et ainsi de suite… »    

 

Voici les Qliphoth et leurs Serviteurs respectifs…

 

Sphère

Qlipah

Serviteurs

Neptune

Thaumiel (lamvat)

Thadekiel ; Abraxsiel ; Mahaziel ; Azazel ; Lufugiel

Uranus

Ogiel (laygva)

Chedeziel ; Itqueziel ; Golebriel ; Dubriel ; alhaziel ; Lufexiel

 

Sphère

Qlipah

Serviteurs

Saturne

Satariel (layratas)

Saturniel ; Abnexiel ; Tagariel ; Asteriel ; Reqraziel ; Abholziel ; Lareziel

Jupiter

Gash’Khalah (hlkwig)

Gabedriel ; Amdebriel ; Malexiel ; Chedebriel ; A’Othiel ; Theriel

Mars

Golachab (bclvg)

Gameliel ; Lebrexiel ; Ebaikiel ; Barashiel

Soleil

Tagiriron (Nvryrgt)

Taumeshriel ; Gobraziel ; Raqueziel ; Rebrequel ; Mephisophiel

Vénus

(G)Horeb Zarak

(qrz bri)

Helebriel ; Reteriel ; Baruchiel ; Satoriel ; Refreziel ; Reptoriel ; Astoriel ; Labreziel

Mercure

Samaël (lams)

Sheoliel ; Molebriel ; Afluxriel ; Libridiel

Lune

Gamaliel Nahashiel

(laywcn laylmg)

Gedebriel ; Materiel ; Lapreziel ; Idexriel ; Alephriel ; Labrazeziel

Terre

Nahemoth (tamhn)

Lilith

Nobrexiel ; Heteriel ; Molidiel ; A’ainiel ; Thauhedriel

 

(Lire chapitre « Goetia Sexualis : les 10 principaux maîtres des enfers »)

 

häxan3001. Sphère : Kether

Qlipah : Thaumiel

Autres noms : Thaumiel (également Kerethiel)

Traduction possible : Jumeau de Dieu, Force de soutien polarisée 

Description : « l’Être bicéphale », Géant double 

             

Puissance : Division 

 

Commentaire: Dualisme, psychose, contention, en lutte

 

Version « Dragon Rouge » : Le trou noir, tout ce qui est creux et profond. L’étape dans la nouvelle création. La réalisation de la promesse faite par le Serpent. 

 

Goetia Sexualis : Thaumiel, Ogiel et Satariel sont animés par une volonté de comprendre les impressions, doués d’une faculté de sentir dans le domaine subtil comme dans celui physique.

 

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astaroth abaddon mammon francis barrett overblog2. Sphère : Chokmah

Qlipah : Ogiel

Autres noms : Ghagiel, Chaigidel, Ghogiel, Chaigidiel, Zogiel

Traduction possible : ceux qui entravent, qui freinent les efforts, retardent les actions

Description : grands géants liés à de détestables serpents 

             

Puissance : Restriction  

 

Commentaire: confinement, limitation, inhibition, frustration

 

Goetia Sexualis : Thaumiel, Ogiel et Satariel sont animés par une volonté de comprendre les impressions, doués d’une faculté de sentir dans le domaine subtil comme dans celui physique.

Ogiel en particulier, gouverne le manque, la frustration ; celle-ci, envisagée dans la relation sexuelle, produit l’obsession, la jalousie engendre le libertinage, la privation fait naître le fantasme ou « fantôme ». Production de l’inspiration lubrique. 

 

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britney & baphomet 3. Sphère : Binah

Qlipah : Satariel

Autres noms : Satoriel

Traduction possible : Le Destructeur

Description : gigantesque, la tête voilée de noir avec de grandes cornes et des yeux hideux accompagné par le maléfique Centaure Seiriel (note : Seirim signifie le « velu » et se rapporte à la physionomie apparente du Satyre grec)

             

Puissance : Secret, obstruction 

 

Commentaire : mystère, secret, « jeter un voile » ; le voile ou le vêtement qui couvre et cache

 

Version « Dragon Rouge » : l’ouverture de l’œil de Shiva, Lucifer, Odin. Le principe du Dragon.  

 

Goetia Sexualis : Thaumiel, Ogiel et Satariel sont animés par une volonté de comprendre les impressions, doués d’une faculté de sentir dans le domaine subtil comme dans celui physique.

Satariel insiste sur la pudeur, qui va bientôt tomber ; ou sur le vêtement qui cache le corps de la femme mais qu’on rêve d’enlever. Par extension, concerne tous les vêtements érotiques.

Satariel est encore décrit comme « celui qui a la puissance de soumettre toutes les femmes ».

 

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lilith et astarté4. Sphère : Chesed

Qlipah : Gash’Khalah

Autres noms : Gamchicoth, Agshekoloh, Gog Sheklah 

Traduction : Ceux qui martèlent, annihilent, défont, tourmentent

             

Description : géants vêtus de noir ayant une tête de chat 

 

Puissance : agitation, vampirisme, instruction qlipothique

 

Commentaire : dérèglement, perturbation, distorsion

 

Version « Dragon Rouge » : les niveaux plus élevés de l’érotisme mystique. Préparatifs en vue de l’abîme.

 

Goetia Sexualis : Gash’Khalah s’exprime par le laxisme de l’action. Il transgresse les normes, brave les interdits, inspire tous les comportements impudiques, l’insolence, la provocation.

 

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lilith 155. Sphère : Geburah

Qlipah : Golachab

Autres noms : Galab, Golohab, Golab, Zaphiel

Traduction possible : Le Resplendissant ou le Brûlant, avec lui, les incendiaires, les brûleurs, les volcaniques

Description : leurs formes sont celles d’une énorme tête noire comme un volcan en éruption

             

Puissance : Agression, violence 

 

Commentaire : combustion, gaspillage jusqu’à l’épuisement

Version « Dragon Rouge » : Ragnarök. Le magnétisme de la luxure et de la souffrance. 

Goetia Sexualis : Golachab inspire l’intensité volcanique, la relation passionnelle, le comportement bestial dans l’activité sexuelle. Le rapport physique direct et franc toujours dans la complicité.

En outre, il incite à éjaculer son sperme jusqu’à l’épuisement à l’image du bouc qui jouit sans cesse sur une souche sans parvenir à étreindre son ardeur virile. Sado masochisme. 

 

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lavey masque cornu6. Sphère : Tiphereth

Qlipah : Tagiriron

Autres noms : Zomial, Zamiel, Tagiririm, Togarini

Traduction possible : le Chicaneur, celui qui cherche la dispute 

 Description : Géants noirs qui travaillent les uns contre les autres 

             

Puissance : Dispute, vanité 

 

Commentaire: Débat, arguments, combats, querelles

 

Version « Dragon Rouge » : l’activation de Syrte / Sorath. Magnétisme puissant. Le Soleil noir. Le Dieu et la Bête.

 

Goetia Sexualis : à la manière d’Eros, Tagiriron inspire à la contemplation plus ou moins sensuelle de la beauté, et l’amour de la sensation vitale. Evoluant jusqu’au voyeurisme et voyeurisme graveleux. Du fait que ces Qlipoth « travaillent toujours en groupe », ils incitent à la bacchanale, au sexe de groupe, à la partouze, à l’échangisme multiple. Ce n’est pas pour rien s’ils sont situés au centre de l’Arbre.

 

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sigil-satan.jpg7. Sphère : Netzach

Qlipah : Ghoreb Zarak

Autres noms : Qetzephiel, Oreb Zaraq, Harab-Serapel, Garab Tzerek

Traduction possible : les corbeaux de la dispersion ; les corbeaux du décès 

Description : on les dit « hideux », des démons à tête de corbeau sortant d’un volcan 

             

Puissance : Désir, avidité, convoitise  

 

Commentaire : Dispersion, éparpillement, évacuation, dissémination

 

Version « Dragon Rouge » : Magie Luciférienne. Le côté obscur de Vénus. L’érotisme mystique est la voie du guerrier. 

 

Goetia Sexualis : Ghoreb Zarak inspire au bien être et à la santé. Donc, au luxe et à la luxure. Dans la continuité de Golachab, incite à l’éjaculation jusqu’à l’épuisement à la différence que la quête est ciblée, l’objet du plaisir précisé. Dans la mystique égyptienne, on trouve Bastet dans Netzach, elle est la plus belle et la plus désirable des vampiresses. La luxure n’a pas de limite, et « l’inégalité prévalant dans l’humanité » (« qu’aucune créature ne soit l’égale d’une autre » - clé 19 – Bible satanique – Anton Szandor LaVey), la convoitise règne dans l’activité sexuelle, engendre frustration et satisfaction, d’où la relation sado masochiste. Cette fois-ci, elle est fétichiste. La dispersion se rapporte aussi à l’extase, le délire des sens, l’orgasme et la jouissance. L’éparpillement concerne la multiplication des partenaires.

 

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talisman samaël28. Sphère : Hod

Qlipah : Samaël

Autres noms : Samiel

Traduction possible : Le Menteur, le Trompeur, l’Illusoire, le Jongleur 

Description : de couleur jaune, un démon à tête de chien comme un monstre 

             

Puissance : Déception, hérésie

 

Commentaire : Trahison, tromperie

 

Version « Dragon Rouge » : la philosophie de la voie de gauche. La sagesse de la folie. La magie des Yézidis. Le côté obscur des Chakras.

 

Goetia Sexualis : comme Ghoreb Zarak, inspire au bien être et à la santé. Tentation des expériences inconnues. Samaël « fornique avec les femmes et les hommes », il pratique donc l’homosexualité. On dit qu’il est la « main gauche », il pratique donc le tantrisme de la Main Gauche. Il se sert de l’activité sexuelle pour faire de la magie.

 

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baphomet-gamaliel-nahashiel-officiel-4-BN.jpg9. Sphère : Yesod

Qlipah : Gamaliel

Autres noms : Nahashiel, Obriel (319)

Traduction possible : Le plus Grand Obscène

Description : homme-taureau à l’apparence répugnante, corrompue             

Puissance : Obscénité 

 

Commentaire : indécence, immoralité, provocation

 

Version « Dragon Rouge » : les mauvais rêves. Magie astrale. Sorcellerie. Les mystères de la Lune sombre (Lune Noire). La Déesse tombée de la Nuit.

 

Goetia Sexualis : Nahashiel (tiré de Nahash, le Serpent, dit « Serpent obscène ») [Gamaliel tiré de Gamal, le Chameau] inspire l’assouvissement impérieux des désirs charnels. Il est le maître de l’obscénité dans l’activité sexuelle. C’est ici, dans son règne, que l’activité sexuelle prend le plus d’importance, car c’est son domaine d’influence majeur. Yesod correspond avec Svadhisthana, le centre sexuel dans Kundalini, dont le maître est le Makara, la figure celle d’un crocodile (Léviathan tortueux) à la démarche sinueuse, sensuelle et lascive. C’est le règne des Lubriques dont l’Archi-démone est Lilith. C’est l’entrée dans la ville de Sodome. Gamaliel Nahashiel et les siens sont les maîtres du fantasme obscène qui trouble l’esprit à l’excès. Ici, le phallus est l’emblème de l’obscénité, d’ailleurs, on l’appelle « L’Obscène », il figure donc Nahashiel, le Serpent Obscène. De plus, on les nomme les « pollués » : or, le mot « pollution » se rapporte à « l’éjaculation du sperme ». Certains vampires se nourrissent de sang, d’autres comme eux de sperme aussi. Des Liliths travaillent pour eux.

 

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pentagramme léviathan samael lilith10. Sphère : Malkuth

Qlipah : Lilith

Traduction possible : Reine de la Nuit, Reine des Démons, « femme de mauvaise compagnie* » 

Description : une femme qui change d’apparence, passe de la beauté à la bestialité             

Puissance : Tentation 

 

Commentaire : séduction, provocation, stimulation, enchantement, fascination, envoûtement, attractivité, captation

 

Version « Dragon Rouge » : la porte à l’inconnu

 

Goetia Sexualis : Elle est l’Archi-Démone dans Yesod et Reine dans Malkuth, ayant à ses côtés Nâamah. Malkuth devrait plus justement être Qlipoth, et Lilith la reine de Qlipoth. Gamaliel Nahashiel et les siens travaillent pour Elle et inversement.

 

Liens pour obtenir des informations complémentaires sur les Qliphoth :


http://www.scribd.com/doc/7527162/The-Tree-of-Death-and-the-Qliphoth

 

Les Qliphoth au sein de la magie occidentale : http://www.kaosphorus.net/3179/les-qliphoth-au-sein-de-la-magie-occidentale/

Les Qliphoth, les séquelles :

http://www.kaosphorus.net/3616/les-qliphoth-les-sequelles/

Un article sur Daath :

http://www.kaosphorus.net/5304/da-ath/

Les Tunnels de Set :

http://www.kaosphorus.net/3751/kenneth-grant-3-nightside-of-eden-1977/

 

  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 14:45

(Suite de « Les Sirènes du sexe… (1) »)

 

Vient un mot ancien, « fabrasme » ou encore « phabrasme », au masculin. L’Histoire le concernant s’en réfère à une « grâce accordée aux femmes criminelles condamnées à mort acceptant de se livrer à la prostitution au moyen-âge. Depuis l’édit sur le fabrasme, il y avait tant et tant de putains dans les bordels que l’on ne savait où donner de la queue (LOUIS GR., Promenades rue St Denis, 1335, Ed. Lépicier-Discount). L’édit de Philippe le Bel instaurant le « fabrasme » en 1301 était motivé par le manque cruel de prostituées à Paris à cette époque. Il eut un tel succès  qu’apparurent vite ses effets pervers : d’une part la quasi totalité des femmes condamnées demandaient à en profiter, ce qui provoqua un encombrement des bordels. D’autre part, les juges, lorsqu’une inculpée était jolie, s’empressaient de la condamner à mort pour la retrouver dans leurs lieux favoris. Et enfin les prostituées commirent abondance de crimes atroces, assurées qu’elles étaient de ne faire qu’un petit tour en prison avant de retrouver leur métier habituel. Cet édit fut, en conséquence, abrogé en 1304 (Leclient, Scénarios coquins, 2002, Ed. Jacques Oline, Paris, p.209) ».

 

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D’où assurément, certaines d’entre elles étaient utilisées à des fins sataniques, s’assurer au moyen de leurs charmes les sympathies d’un tel dignitaire ou notable, le fréquenter intimement, tandis qu’au passage un funeste mage lui avait jeté un sort moribond, et la belle à son service diluait dans l’un de ses verres une mixture empoisonnée à rendre malade ou pire, et le sieur était certain d’être atteint par son sorcier qui l’avait auparavant condamné…

 

sirène Herbert James Ulysse et les SirènesD’où peut venir le mot « fabrasme » ? Ce serait au commencement une île Ionienne, décrite par Homère et citée par Strabon dans sa géographie universelle véritable catalogue des terres connues de l’antiquité. En voici l’extrait : « Le premier dème qui se présente sur la côte après le Pirée est le dème des Phaléréens ; puis viennent ceux des Halimuses, des Aexonéens, des Alaeens-Aexoniques, des Anagyrases, suivis de ceux des Thoraeens, des Lamptréens, des Aegiliéens (« Aegy », « chèvre » ou « bouc »), des Anaphlystii et finalement des Azéniéens, ce dernier dème s’étendant jusqu’au cap Sunium. Dans cet intervalle, la côte projette différents caps, et d’abord, après le dème des Aexonéens, la longue pointe du Zoster ; puis, après le dème des Thoraeens, la pointe d’Astypalée. Chacun de ces promontoires fait face à une île ; le premier, à l’île Phabras ; le second, à l’île Elteüssa. Il y a aussi, juste à la hauteur du dème des Aexonéens, l’île d’Hydrussa. Près d’Anaphlyste, maintenant, signalons le Panéum et le temple de Vénus Coliade, bâti en un endroit de la côte où, après la bataille de Salamine, vinrent échouer, dit-on, les derniers débris des vaisseaux des Perses. Ainsi se trouvait vérifié l’oracle d’Apollon : «Et les femmes du Colias allumeront leur foyer avec le bois des rames ».

 

En face des mêmes lieux, à une faible distance de la côte, se trouvent l’île Belbina et le Fossé de Patrocle. Mais en général tous ces îlots sont déserts.

 

sirène grecque pattes d'oie caducéeTous ? Non, un ilot peuplé de femmes vénales, Phabras précisément, qui sert de repos du guerrier après chaque bataille navale. Quel que soit le vainqueur, il est d’usage qu’il donne en offrande avant toute relation un dixième de son butin en or, esclaves ou marchandises.  

 

Nombreuses sont les Grecques qui ont tenté de postuler à résidence sur l’île, où Aspasie, grande courtisane de l’antiquité, avait installé le premier gynécée de la prostitution.  Mais pour obtenir le statut d’hétaïre, il fallait savoir jouer de la flute, du systre et de la lyre, être « souple comme la liane, belle comme la fleur et tendre comme l’aurore (Odyssée, 17-6) ».

 

A travers les générations, l’île a gardé ses traditions, dont celle du secret : elle ne figure sur aucune carte, aucun guide et seuls quelques initiés connaissent son emplacement exact.

 

Ne retrouvons-nous pas ici les célèbres « Sirènes », « qui jouaient d’une musique à rivaliser les Muses »*, et pas seulement, séduisantes et irrésistibles… aptes à faire « perdre le Nord » aux marins ? Ces fameuses « Sirènes », nues sur les rochers, qui jouaient d’un instrument et attiraient les hommes et que parfois on ne retrouvait plus ? Ces « Sirènes » ou « Seiren » en grec, dont nous avons écrit qu’ils étaient des proches des « Seirim » ou « Velus » que les Grecs nomment « Satyres »… (Lire chapitre « Quand les Sirènes font l’amour… »)

 

sirène bouchet(* Clément d’Alexandrie écrit sur les Muses dans son « Protreptique » : « Les Muses qu’Aleman fait naître de Zeus et de Mnèmosyne, que les autres poètes et écrivains regardent et vénèrent comme des déesses, à qui maintenant même des villes entières consacrent des « Muséums », c’étaient des servantes mysiennes (« prostituées », Harlot ou Liliths), qui furent achetées par Mégaclô, fille de Macar. Ainsi, montre-lui à Zeus un soutien-gorge brodé, et sa chevelure est déshonorée. A quel point n’a-t-il pas poussé la débauche, ce Zeus qui passa avec Alcmène tant de nuits voluptueuses ? Et ce vicieux n’eut pas trop même de neuf nuits pour nous engendrer Héraclès. C’est à Mnémosyne que Zeus s’unit neuf nuits durant et elle mit au monde les neuf Muses (Hésiode, Théog.56) ». Quelle vigueur…)

  

« Ce qui n’empêche pas certaines femmes érudites, après avoir lu ces textes antiques, de tenter d’y accoster pour s’y établir ; ni a quelques descendants des premiers clients, aujourd’hui dispersés dans le monde entier, de passer sur leur lit de mort les coordonnées exactes de l’endroit à leurs héritiers mâles ».  

 

sirène figurine« Les femmes de Fabras qui ont été acceptées sur l’île viennent de toutes les régions du globe.  De toutes les races, de tous les âges, elles se prostituent, non pas par « fabrasme », mais pour Phabras, leur île, dont le temple de Vénus, intact depuis le troisième siècle avant J.-C. n’a pas changé depuis l’antiquité.  Dans la crypte, le nouvel arrivant masculin dépose son offrande qui, si elle est jugée digne, lui donne droit aux faveurs des prêtresses de Vénus (en fait, toutes les habitantes de l’île). D’où que, par extension, « Se prostituer par fabrasme » vint signifier de « tenter d’appartenir à l’élite de la relation tarifée ».

 

messaline5Le sujet rejoint une énième fois la prostitution dans le monde antique grec. Dans la Grèce classique, la prostitution était pratiquée autant par des femmes que par des hommes jeunes. Le terme grec pour la prostitution est « pornè », dérivé du verbe « pernemi » (vendre), ce qui a généré une acception moderne bien évidente. Les prostituées pouvaient arriver à être femmes indépendantes et même influentes. Elles devaient s’habiller avec des vêtements distinctifs et payer des impôts. Quelques prostituées de la Grèce Antigua, comme Lais de Corinthe ou Lais d’Hyccara, étaient fameuses autant pour leur plaisante compagnie que pour leur beauté, et touchaient des sommes extraordinaires par ses services.

Solon a fondé le premier « burdel » (oik’iskoi) d’Athènes au quatrième siècle, et avec les bénéfices, il a bâti un temple consacré à « Aphrodite Pandemos » (ou Qadesh), déesse patronne des prostitutions. A Chypre et en Corinthe se pratiquaient un type de prostitution religieuse dans un temple qui comptait plus d’un millier de prostituées selon Strabon.

 

bacchus3En la Rome ancienne, la prostitution était habituelle et il y avait des noms divers pour les femmes qui exerçaient cette activité : par exemple, les cuadrantarias, appelées ainsi parce qu’elles gagnaient une misère (cuadrante) ; les felatoras, préparatrices expertes de la fellation, etc. Dans cette société, ainsi qu’aussi en l’ancienne la Grèce, les prostituées communes étaient des femmes indépendantes et parfois influentes qui devaient porter des robes de couleur pourpre qui les différenciaient des autres femmes, et qui devaient payer des impôts.

 

Quant au dieu Dionysos, que les Romaines nommaient Bacchus, les prêtresses l’appelaient encore, parce qu’il s’occupait de l’extase et des transes, Bassaros ou Pornè. Rappelons que le mot « Basar » (Beth-Shin-Resh) (502) existe en hébreu et signifie « chair », impliquant le rapport charnel pour le célébrer, comme « Aor » phallus-mullos4-n-pal.jpg(Ayin-Vau-Resh » ou « Tunique de Peau » que nous trouvons dans « Peor » de « Ba’al Peor » ou « Belphégor », dieu du mont Peor et identifié par certains au Priape ou « Bacchus en érection ». Ainsi encore, une « Bacchante » serait une « Bassaria » (Beth-Shin-Resh-Yod-Hé) (517) ou « Charnelle » (entendez « prêtresse » et « prostituée sacrée »), le même nombre que celui de « Belzébuth » (Beth-Ayin-Lamed-Zain-Beth-Vau-Tav). Le sexe féminin ayant pour nombre 157, N’qava (Nun-Qoph-Beth-Hé), la différence entre la Bacchante (517) et le sexe féminin (157) est 360, nombre de « Shin », lié au Feu, au rayonnement, à l’influence, à la puissance d’attraction. Le même nombre 517 soustrait à 306, nombre de « Isha » ou « femme », donne 211, qui est le « miroir », le miroir qu’il faut traverser pour trouver Lilith et sa grotte des démons.

bel zubb xxx

 

 

« Belzébuth » a ceci de remarquable qu’il signifie pour certains érudits en langue arabe le « phallus » avec « Bel Zubb » ; en même temps qu’avec son nombre 517, il est féminin, et, outre que la « mouche » peut faire référence au scarabée égyptien, il est possible aussi qu’il s’agisse plutôt d’un mollusque, d’un coquillage qui figurait jadis le Mullos (sexe féminin). Exactement comme « Ba’al Peor », entité androgyne puisque « Ba’al » est d’aspect masculin, « Peor » est féminin (la seule lettre « Phé » se réfère à la bouche et au sexe féminin). 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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