Préambule
Le portrait de Lilith hébraïque, la
« première femme d’Adam », est suffisamment rapporté ici et là qu’il n’est point nécessaire d’y revenir, il est évident que cette histoire est récupérée de la mythologie des Gnostiques
Ophites antiques et de leur Sophia, mère de Dieu (Ildabaoth), et dont le Serpent était son allié pour apporter une âme à l’homme : « Ildabaoth façonne un homme ; mais celui-ci
n’est pas un succès. C’est un monstre sans âme, ignorant, rampant à quatre pattes sur le sol, comme une bête matérielle. Sophia-Achamoth lui transmet un rayon de la lumière divine, et de cette
manière elle anime l’homme et le dote d’une âme. C’est alors que commence l’animosité d’Ildabaoth pour sa propre créature. Impuissant à détruire l’Arbre de la Connaissance qui pousse dans sa
Sphère, il défend l’homme de manger de son fruit. Mais Sophia-Achamoth, qui aime et protège l’homme qu’elle a animé, lui envoie son propre génie, Ophis, sous forme d’un serpent, pour lui
conseiller de transgresser le commandement égoïste injuste. L’homme devient, de cette manière, capable de comprendre les mystères de la création » (C.W. King – Les Ophites). Certains textes
assurent même que le serpent n’était autre que Sophia-Achamoth elle-même. Ajoutons que dans le récit de la Genèse, l’Eternel voulant punir le serpent, le condamne à ramper (« tu marcheras
sur ton ventre ») ce qui semble signifier que jusque-là, il tenait debout, donc, qu’il ne s’agit point du lombric que nous connaissons actuellement.
Il a suffit à certains mystiques détracteurs de changer les noms, de réécrire les histoires
pour supplanter aux personnifications de Sophia Achamoth (nommée encore « Prunikos » ou « La Concupiscente ») et du serpent Ophis celles de Lilith et de Samaël. De même,
Ildabaoth ayant engendré le maudit Ophiomorphos pour faire du mal à l’homme, c’est lui que les prêtres nommèrent « Satan ». La même légende mystique complète le tableau, disant
qu’Ophis, déçu par son sort pour avoir aidé l’homme, le maudit à son tour, et que ses actions mauvaises vinrent à être confondues avec celle d’Ophiomorphos, au point que Samaël fut identifié à
Satan.
Quant à l’Arbre de la Connaissance, il est entendu souvent par Lilith et
Samaël.
Pourquoi ces noms ?
Et pourquoi Lilith « première femme d’Adam » avant Eve ? Les différentes références historiques aux civilisations antiques ont attesté que les « Liliths » étaient des
servantes travaillant au temple, c’est-à-dire des filles qui pratiquaient la « prostitution sacrée ». Au point que certains commentaires, compte tenu des réalités cultuelles de ces
époques, ajoutent qu’avant d’être une mère (Eve), chaque femme était une prostituée (Lilith).
C’est pourquoi les célébrations, cérémonies, cultes et rituels rendus à Lilith ne se
rapportent point à cette « démone première femme d’Adam » maudite par les Hébreux mais font gloire à l’Aphrodite Pandemos grecque (Ilythie) ou Vénus Vulgaris des Romains, en même temps
qu’à Cotytto, chacune « divinité des prostitutions » ; son aspect morbide hérité des profondeurs de l’Hadès, elle l’hérite de Proserpine (Perséphone grecque), et dans ce cas, elle
est Shakti Kâlî l’orientale divinité des tantriques.
Un certain Shaktisme démoniaque lui est définitivement consacré et le rituel tantrique des 5M, dans ce cas, est l’un des siens assurément (lire chapitre « De la nature de la
force sexuelle (1) »).
Pour le reste, une « Eglise de Lilith » (« Church of Lilith ») est aussi
rare à trouver qu’il est possible de repérer une « Eglise de Satan » ou un « Temple de Seth ». Lilith, tant luxurieuse, déchaîne à ce point les excitations qu’elle n’incite
point aux méditations et autres prières ennuyeuses, son règne est là où sévit le sexe sous toutes ses formes possibles tant qu’il procure de la jouissance. Comme dit le verset du Livre de la
Loi : « Mon extase est dans la vôtre. Ma joie est de voir votre joie » (1-13). Toutefois, Lilith, étant d’abord une entité subtile, réclame des hommes, qu’elle contraint de devenir
ses dévots, des cérémonies dévotionnelles où la pratique sexuelle est exclue, où seul doit demeurer le caractère mystique pour en percevoir tout l’apport magique : ceci de temps à autre, par
temps de Lune Noire.

Un certain Docteur Huxley écrit : « Sans sortir du domaine de ce que nous savons, il est facile, par analogie, de peupler l’univers
d’Entités de grades toujours plus élevés. Si ces Entités n’ont pas les mêmes organes que nous, si leurs sens correspondent à des vibrations différentes de celles qui affectent les nôtres, nous
pouvons vivre les uns à côté des autres, nous pouvons nous côtoyer, nous rencontrer, passer même à travers les uns des autres, sans en savoir davantage sur notre existence réciproque ».
Puis, par ailleurs : « Le Plan Astral est une région peuplée, tout comme notre monde, d’Etres plus ou moins intelligents, et remplie de formes et de types vivants divers, aussi
différents entre eux qu’un brin d’herbe et un tigre, et qu’un tigre et un homme. Ce monde et le nôtre sont enlacés l’un dans l’autre, mais leur substance matérielle diffère complètement »
(Annie Besant – La mort et l’au-delà).
Pour fréquenter ces entités que « nous pouvons côtoyer, rencontrer, passer même à
travers les uns des autres », l’occultisme enseigne qu’il existe au moins trois moyens : la méditation, la prière et le rapport physique ou luxure. D’où que ce dernier exercice vient
peser son poids et son influence dans le domaine de la magie.
Voici donc Lilith la sexuelle. Les
détracteurs de son temple antique maudissaient son culte non seulement parce que la divinité était de sexe féminin, non seulement parce que des pratiques spermatophages allaient à l’encontre de
celles usitées par certains religieux gnostiques hommes, mais surtout parce que les dévots mâles qui pénétraient son cœur (naos) prenaient instamment la qualité « d’esclave ». Il n’y
avait pas d’autre moyen d’approcher la divinité diabolique que dans la soumission.
Ainsi, même aujourd’hui, édifices, bâtiments ou lieux consacrés officiels pour Lilith ne
tiendraient point longtemps sous le poids des révélations qui seraient faites à son encontre, car il n’y aurait que débauches, orgies, parties carrées et autres rapports sodomites. Inutile de
décrire le moindre rituel pour Lilith, le moindre manuel de pratiques sado masochistes en est rempli. Ses prières remplissent les ouvrages pornographiques, qu’ils soient faits d’écritures ou de
photographies. Une « Messe Noire de Lilith » consiste en une mise en scène jouée par des personnages incarnant chacun un rôle mais dont le tout finira probablement par une partouze. Un
langage « crépusculaire » s’efforce de joindre du liturgique au graveleux, car probablement, d’antiques débauches (lire chapitre « Sodome ou les cultes aux mœurs sexuelles
dégoûtantes 1 » sur les « Mystères d’Aphaques ») pour Vénus comptaient comme une « messe ». Pour exemples, la fellation, le cunnilungus et l’anulungus sont la
« prière » ; la masturbation s’implique dans « l’idolâtrie » ; accouplements illégitimes dans quelque vase que ce soit sont nommés « l’immolation » ;
le bassin de l’homme avec son sexe érigé est le « trône » tandis que le fessier de la femme est « l’autel », ses orifices les « sanctuaires » ; quant au liquide
séminal, il est « l’encens » ; ainsi de suite…
Cette « Messe Noire » se
divise en quatre parties :
La soumission
La dévotion
Le sacrifice
La bénédiction
La soumission réduit le dévot à endosser le statut « d’esclave », la démone lui
apparaît comme une maîtresse dominatrice. La dévotion s’associe à l’idolâtrie. S’en suit « l’invocation » qui porte à la gloire l’art du pédicon. Avec la femme, l’acte est nommé
« invocation à Lilith » ; avec l’homme, c’est le « sacrifice ». Lilith tient le phallus comme une Reine brandit son sceptre et c’est ainsi qu’il faut admettre la figure,
d’où l’une de ses représentations, lorsqu’elle ouvrage en Vénus, « une Regina ayant un sceptre (phallus) dans sa main assise sur un bouc (puissance lascive) ».
« L’esclave », prosterné sur l’autel devant le bouc viril au regard concupiscent,
entend la prêtresse lui dire : « Et nous t’immolerons sur l’autel de Lilith ! » ; en appelant alors à la démone : « Ô Lilith-la Puissance luxurieuse, daigne
agréer le sacrifice que je vais t’offrir ! » ; levant le sceptre sous la forme d’un phallus : « Soumets-toi, infecte créature ! »
Les mantras favoris en ces instants fougueux : « le adoro et invoco… » et
« Krîm Krîm Krîm Hûm Hûm Hûm Hrîm Hrîm » répétés à haute voix ou récités dans sa tête.
Quant à la « bénédiction », c’est la
fameuse « douche dorée » qui s’inscrit dans le cadre d’un rituel satanique, comme la met en scène Anton Szandor LaVey :
« Frère éclaireur, nous demandons une bénédiction.
(Le sous-diacre apporte le pot de chambre et le présente à la nonne, qui s’est approchée. La
nonne se dénude et urine dans le pot. Pendant ce temps, le diacre s’adresse à la congrégation :)
Diacre :
Elle fait résonner les fonts baptismaux avec les larmes de sa mortification. Les eaux de sa
honte deviennent une pluie de bénédictions dans le tabernacle de Satan, et pour cela elles ont été recueillies en cascade, et avec elle, sa piété. Le grand Baphomet, qui est au milieu du trône,
doit la soutenir, car elle est une fontaine vivante.
(La nonne finit d’uriner et le diacre poursuit :)
Diacre :
Et le Seigneur sombre doit essuyer les larmes de ses yeux, car il m’a dit : c’est fait.
Je suis l’Alpha et l’Oméga, le début et la fin. Je lui donne librement car il est assoiffé de la fontaine de l’eau de la vie.
(Le sous-diacre prend le pot et le tient devant le diacre, qui y trempe en l’aspergeant.
Puis, tenant celui-ci devant ses parties génitales, le diacre se tourne vers chacun des points cardinaux, secouant l’aspergeant deux fois à chaque point et dit :)
Diacre :
(Face au Sud) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la
vie.
(Face à l’Est) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la
vie.
(Face au Nord) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la
vie.
(Face à l’Ouest) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la
vie ».
La même « bénédiction » pour la femme, nous devinons aisément de quoi il s’agit,
le semen mâle ne sert rarement à rien dans tout exercice luxurieux.
Francis Barney
rapporte la cérémonie sabbatique avec le « pacte du sang », il a suggéré en filigranes la même nuit dédiée aux démons avec le « pacte de la chair » ou « pacte
charnel ». Car c’est de cela aussi que les détracteurs de Lilith reprochaient à la divinité, les hommes sacrifiaient aux dieux habituellement par des holocaustes ou meurtres d’animaux
« immolés », initiations par le sang (initiation au culte de Mithra par le sang d’un taureau ; pacte du sang), tandis qu’elle réclamait d’eux un « sacrifice charnel », un
« corps-à-corps voluptueux ». La sorcière (prêtresse femme fatale ou bacchante) tourne autour du dévot désormais « l’esclave de Lilith », devant la figure symbolique du
Baphomet dans son pentagramme en forme de bouclier. Le suppôt consacre le sacrifice du stupre, répétant l’invocation :
« -Gloire à toi Lilith Maîtresse du monde, Maîtresse des enfers ; Gloire à tes
séides et ministres ; Nous sommes tes serviteurs ; donne-nous Ta force et Ton pouvoir de malheur ».
« -Gloire à tous les démons de l’enfer ; gloire aux richesses, aux voluptés de ce
monde ; Lilith nous les donne comme nous lui donnons nos âmes ».
Puis consacre le
sacrifice :
« -Alpha, Rey, Tetragrammaton, par les noms ineffables, par Belzébuth et Astaroth, par
Asmodée qui dit l’amour, Lilith, je te conjure d’accepter le sacrifice de cette volupté… »
« -Par le pacte de l’amour à minuit quand dorment les chrétiens, je t’ai donnée mon âme
Lilith. Tu es ma Maîtresse. Au nom de la dévotion qui m’unit à toi, je te conjure de venir à moi qui suis ton esclave… »
La voici maintenant la prêtresse sortant du tabernacle un membre postiche qu’elle nomme
Satan, Priape, Pan, Hermès, Dionysos, Asmodée, Belzébuth, Samaël ou quelque autre phallique encore, consacré* depuis au moins la veille, qui peut se tenir en main ou en ceinture, et qu’elle
envisage de faire entrer dans l’esclave, lui montrant l’objet viril et lui répétant : -« Satan va maintenant entrer en toi… Veux-tu te soumettre à la puissance luxurieuse de
Lilith ? Alors, qu’il en soit ainsi… Emen-hétan ! emen-hétan ! » (Ici et là ! ici et là !)
Réponse du dévot « esclave » : « Ô Lilith, Maîtresse démoniaque, infâme
fornicatrice dévoreuse d’âme, prends forme et viens à moi ; fais-moi connaître ton enfer, la peur ; Matriarche du royaume des flammes, j’attends ta grâce et ta cruauté avec
délectation… »
Puis la formule
magique :
« Ton corps est un temple, où demeurent tous les démons. Tu es un panthéon de
chair !
Entends-nous Lilith alors que nous invoquons Ta bénédiction : dans les plaisirs de la
chair et la tranquillité de l’esprit…
Pour la consécration* :
« Devant cette congrégation rassemblée des débauches, voici que je pointe ce Saint
Phallus vers le symbole de Baphomet… »
…et se tournant vers l’opérant :
« N’oublie pas ce qui fut, ce qui sera !
Chair sans péché, monde sans fin ! »
Vient la conjuration finale : « Au nom du Saint-Bouc (Satan, qui est
« tous » et « chacun »), Asmodée, Belphégor, Belzébuth, je vous conjure d’apparaître, Esprits des enfers, par le pacte de la chair je vous ai donné mon corps, mon c.. et mon
sexe. Je vous donne ainsi mon âme à tout jamais et sans regret. Je renie tout autre Dieu que vous et par devant vous en cette nuit je piétine le Christ qui ne fut jamais mon maître. Ave Satanas
666… »
La consécration d’une femme s’établissait de la manière suivante au moyen âge, Jules Michelet décrit, dans
« La sorcière », « comment des femmes frottent leur sexe contre le phallus du Satan de bois, exagérément long et dressé situé à son postérieur, pour se consacrer et se prêtent aux
hommes ensuite, lesquels sentent qu’ils forniquent avec un démon succube ; ou « qu’ils sont eux-mêmes copulés par un incube ».
Donc, si une « Messe Noire de Lilith » consiste à détailler les différentes
pratiques d’un catalogue SM, à quoi bon instituer pour cette démone une « Eglise » portant son nom ? Toutefois, et de temps en temps, la maîtresse démoniaque réclame de ses dévots
une Messe Noire très particulière, exempte d’activités sexuelles, et totalement absorbée par une influence liturgique.
L’apparence vestimentaire de la prêtresse de Lilith rejoint celle des maîtresses dominatrices du SM, c’est connu. Elle
porte, en plus, les signes ostentatoires spécifiques à la personnification de Lilith, comme la Lune Noire, Vénus et la croix inversée, ou encore son nom en caractères hébraïques ou magiques. Nous
voyons dessinée sur son front le pentagramme inversé ou un L ou le nombre 666, à moins que celui-ci ne soit inscrit sur sa poitrine ; et sur son bras gauche, nous voyons l’inscription
« SOLVE » et sur son bras droit « COAGULA », de même qu’une ceinture autour de sa taille. Ce qui en fait une figure du Baphomet. Ce n’est pas sans raison ; le mystique
irlandais Christos Beest confie une légende de son pays : « C’est une tradition née il y a sept cents ans, selon la légende, les habitants pratiquaient divers rites associés à une
déesse noire que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Baphomet. Baphomet a traversé les âges sous l’aspect
d’une figure composite. Le fameux
symbole de la tête de bouc n’en est qu’une variante éloignée. La déesse est, le plus souvent, représentée sous les traits d’une femme… » (Gavin Baddeley – L’essor de Lucifer – Camion Noir).
Voilà la clé : si un bouc cornu et sexué pouvait figurer Pan ou Priape, le Baphomet exprime davantage l’androgynie d’où sa physionomie mâle-femelle, ajouté à ceci que le caprin, symbole de
la « puissance lubrique », est idéal pour représenter le pouvoir qui est celui de Lilith, la « puissance luxurieuse ».
Les kabbalistes noirs enseignent que l’Arbre Séphirotique des Qliphoth est inversé. Dans ce
cas, Lilith règne à son sommet, qu’elle soit nommée la « jeune » (fille) ou la « nordiste » (mère) importe peu. Elle répond alors à un poème tantrique mettant en scène les
dieux orientaux au moment où ils conçurent la création de leur divinité d’aspect féminin, la plus belle créature, et disant que « tout passera par elle ». En effet, toute influence dans
l’Arbre Séphirotique, celle d’Astaroth ou celle d’Asmodée, doit passer par Lilith pour pouvoir sortir.
Nous devons remarquer aussi la proximité figurée sous la forme de sculpture d’une Sirène antique et de celle de Lilith que d’autres nomment Astarté, et sachant que
« Sirène » ou « Seiren » en grec a quelque lien mystique avec le « Seir » ou « Satyre », nous croyons deviner une Sirène derrière Lilith, ce qui fait
d’elle une « femme fatale », que nous appelons aujourd’hui une « bombe sexuelle ». L’antique Sirène aux pieds d’oie jouait moins la « vamp » que nous le prétendons
mais assurait au règne mystique un rôle glamour nous n’en doutons point, et l’assure encore.
Dans tel cas d’une pratique luxurieuse entendue comme une « Messe Noire », la
femme ou l’homme qui tient lieu « d’autel » se tient dans un mandala, comme veut une cérémonie tantrique. Mais celui-ci peut revêtir des formes imaginées différentes, bien que le
pentagramme inversé vienne le plus souvent ; l’Arbre Qliphotique est efficace aussi.
S’il est question de faire entrer les démons noirs du règne de Lilith dans le cours de cette « Messe
Noire », non les Archidémons mais leurs Serviteurs (Qliphoth), Gamaliel Nahashiel, l’adjoint de Lilith, verse dans l’obscénité, c’est un maître dans l’art du graveleux qu’il aime agrémenter
de sorcelleries en tous genres ; Samaël goûte autant de la femme que de l’homme, c’est un bisexuel diabolique ou diabolique bisexuel, toujours effréné ; Ghoreb Zaraq, malgré sa figure
de corbeau, implique une dimension mystique dans la pratique érotique ; Tagiriron inspire au voyeurisme avec ses conséquences de satisfactions et de frustrations ; Golachab rend la
luxure on ne peut plus magnétique ; Gash’Khalah inspire les comportements interdits et engage les vampires ; Satariel est le maître des Seirim (Satyres) sodomites ; Ogiel met en
cage « l’esclave » le contraignant à produire du fantasme, fort de sa frustration ; Thaumiel est bicéphale, il engage le mâle dans la femelle puis les sépare et ainsi de
suite…