Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 18:31

Dans la science occulte, que sont le « magnétisme animal » et le « magnétisme sexuel » ?

 

(Contrairement à ce qu’on peut croire, le « magnétisme animal » ne fait aucune référence à la bête, et ne signifie pas qu’il s’agit de la partie instinctive de l’homme, sa part d’animal, qui serait magnétique. L’expression « magnétisme animal » renvoie au mot latin « anima » qui est l’âme, terme utilisé en religion et que nombre d’occultistes lui préfèrent « corps astral ». Ce dernier, l’a enseigné Eliphas Lévi, émet une lumière magnétique qu’il appelle « lumière astrale » ou Fluide Magnétique ». La science noire divise ce corps astral en plusieurs sous corps dont les corps psychique et Corpus Sexualis ou « corps Qlipothique ». La lumière émise par ce dernier est magnétique et responsable de l’éveil des sens érotiques, de la sexualité. De plus, l’on accorde au « magnétisme animal la faculté de l’imagination ». L’on saisit mieux les liaisons intimes pouvant exister entre le « corps Qlipothique » et « l’imagination », d’autant que ce mot vient de « Imago » ou « Image », celle-ci étant liée au « spectre », au « fantôme », à la « libido ». Mesmer explique encore : « De tous les corps de la nature, celui qui agit le plus sur l’homme est l’homme ». Adapté à notre sujet, il confirme la stance liée à l’histoire de l’humanité des Géants : « Ils élevèrent des temples pour le corps humain. Et ils adorèrent les mâles et les femelles » ; ceci depuis l’intervention d’Eros !

 

Si « le magnétisme animal a la faculté de l’imagination », il en est de même du « magnétisme sexuel » échappé du corps Qlipothique ; ce qui explique pourquoi l’imagination est sans cesse en grand besoin d’images nouvelles, car douée d’impressionnabilité ; ce dont elle s’habitue ne l’émeut plus, n’agit donc plus de façon franche sur sa lumière subtile, ne la provoque plus, ne la régénère pas correctement.)

 

Nous citons : « (…) Le mot « magnétisme » signifie « influence de l’aimant ». Mais par Mesmer, il reçut une acception nouvelle. Bientôt, Mesmer s’aperçut qu’il était lui-même aimanté, et qu’il produisait par le geste ou l’attouchement les mêmes effets nerveux et salutaires sur les malades. Alors le magnétisme sans l’aimant prit le nom de « magnétisme animal ». Mesmer annonça avec grand fracas à l’Allemagne « la grande découverte du magnétisme animal, principe de vie de tous les êtres organisés, âme de tout ce qui respire ». (Les arcanes du Diable)

 

C’est entendu, le magnétisme concerne l’aimant, le « magnétisme animal » l’homme. Il correspond au « Fluide Magnétique » appelé plus correctement « lumière astrale » et dont les études proposées par Eliphas Lévi et Papus ont été longuement étudiées dans nos écrits.

 

Mais ici, il convient pour nous d’aller désormais beaucoup plus loin dans ce domaine d’investigation. Car ce « magnétisme animal » est doué d’une force intime que l’on se garde bien généralement de distinguer est qui est le « magnétisme sexuel ». Il émane du Corpus Sexualis de la femme, se projette ou est projeté constamment et le Corpus Sexualis de l’homme mâle le capte comme le fait un catalyseur, s’en nourrit et même s’en fortifie.

 

Jamais le sujet du « magnétisme sexuel » n’est étudié sérieusement par les amateurs occultistes, car jugé trop subversif, sujet sulfureux, trop dangereux pour le profane. Son origine concerne des plans dangereux, et les entités qui le personnifient sortent du règne des Démons, et plus sûrement encore, des Qlipoth, du monde des Esprits des Morts et des Morts. Le « magnétisme sexuel » apparaît comme « la quintessence du Diable, de la Diablesse Lilith ». 

 

(Si l’on doit formuler ce « magnétisme de la Bête », ce ne peut être que « Aour Heith » ou « Or Heith » (aec rva), dont le chiffre est 207+18=225 (15x15 ou 152), celui justement de « Qlipah » (hfylq), dont Lilith est la Reine. Les Qlipoth sont formées d’un corps du Désir, elles ont une forte sexualité (si l’on écrit « Heith » avec la valeur 418 (tyc), le chiffre de « Or Heith » est 207+418=625, soit la valeur totale de « Samaël » (lamw), et 6x25=150, le nombre 15 une nouvelle fois trouvé ; le 15ème arcane du Tarot est le Diable, le caractère est « Ayin » ou « Œil », l’animal est le Capricorne (Bouc) ; 225 est encore « Mazal Moznaïm » ou « Influence de la Balance », évoluée par nos soins en « Influence Od Ob Aour » ; de même que dans le nom « codé » de « Nahash Heith » (ec wcn), on trouve le nombre 358+17=375 et 3x75=225, la « Qlipah ». De même, la « Qlipah » vouée au sexe est un Démon, dont les chiffres sont 180 et 830 ; la « lumière du Démon », qui est son magnétisme, est 207+830=1037 et 10x37=370, nombre du Grand Agent Magique. Et 207+180=387, autre chiffre du Démon (son nombre est 783, sa sexualité 387, son magnétisme 837).

 

L’occultisme traditionnel, après avoir énoncé l’existence de ce « magnétisme animal », explique très clairement qu’il provient du « magnétisme astral ou terrestre ». Or, ici à nouveau, si les termes « terrestre » et « astral » sont évoqués pour les plans correspondants, on prend soin de ne pas aborder le « plan intermédiaire », sachant que pour l’approcher, il faut pénétrer l’Astral. Autrement dit, le « magnétisme sexuel » provient du Plan Astral, mais dans ses couches inférieures qui sont le « plan intermédiaire », par ailleurs « Sphère des Qlipoth ».

 

Comme pour les explications concernant les autres fluides, nous adaptons en fonction et énonçons que « le magnétisme sexuel » est doué de propriétés psychiques, qu’il est bien formé de « fluides puissants » dans lesquels circulent des êtres divers, agents actionnant les influences contenues en eux, appelés des élémentals, mais entendus plus raisonnablement comme des Entités Qlipoth.

 

Des expériences pratiquées avec des sujets médiums capables de percevoir des faisceaux lumineux s’échapper du corps humain, il n’est jamais dit que des diffusions puissantes du « magnétisme sexuel » (lumière) (aec rva) s’échappent à partir des organes génitaux et de toutes les parties érogènes, qui deviennent ainsi, chez la « sorcière sensuelle », la quasi « propriété » des Esprits voués à la luxure.   

 

(Le sujet médiumnique décrit ce qu’il « voit » : « (…) Une sorte de lumière (subtile) éclatante sort de certaines Maîtresses femmes engagées dans une situation sexuelle – Autel du Diable - (chez certaines « grandes praticiennes », dont l’expérience est davantage motivée par leur propre pouvoir « magique » (ensorceleur, magnétique) que seulement pour des raisons physiques ou charnelles, le Corpus Sexualis rayonne d’une intense lumière mais invisible à l’œil physique ; cependant, comme ce qui l’anime doit trouver sa correspondance dans le plan physique, il influence le corps physique de s’imposer sous la lumière extérieure (la caméra, l’objectif ou l’œil mâle, le fixateur) : cette lumière sort des yeux, des organes sexuels (orifices), au niveau des parties érotiques du corps et vient se condenser autour du Célébrant qui finit par en être couvert. (Les femmes qui viennent là uniquement pour la « forme » n’émanent aucune lumière). Une lumière resplendissante entoure les parties sexuelles. Cette lumière vient se fondre dans celle du Célébrant, futur communiant. L’intensité de lumière qui entoure le Célébrant dépend directement de la qualité de la Maîtresse et des femmes qui l’accompagnent.)

 

Exactement comme la lumière magnétique rayonnée de l’Autel « vient se condenser autour du Célébrant qui finit par en être couvert », un pareil phénomène a lieu avec les Esprits des Morts voués à la luxure, qui se trouvent couverts d’un Fluide qu’ils ont eux-mêmes inspiré et généré et qui se trouve désormais enrichi par l’Autel, après avoir passé le portique donnant sur le plan physique.

 

Jacques Moritz 

 

Par Sorath - Publié dans : occulte
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 16:09

(Comparons ces deux formulations : « La magie est l’application de la volonté humaine dynamisée à l’évolution rapides des forces vivantes de la Nature » (Papus) ; et : « Les (Satyres), appelés parfois Silènes, Sylvestres, Sylvains, Faunes (Faust) symbolisent la force expansive de la Nature et des êtres vivants » (Nadia Julien – Le dictionnaire des mythes). Et déduisons : « le domaine de la magie les concerne et ils constituent même les arcanes dites sataniques qui étaient autrefois ceux attribués aux dieux dits « des bois » (le bois n’étant pas la forêt mais les ténèbres, le règne de l’Au-delà, de l’Autre Monde ou Anti-Monde, là où se trouvent les Esprits des Morts dont certains, voulant rentrer dans le plan physique, sont décrits comme des loups-garous ; le maître de ces loups-garous est Faustus, le Satan à tête de loup, maître des sorciers. Les Satyres, tels qu’on les trouve décrits ici et là, paraissent des créatures dilettantes, malsaines à fréquenter, réputés pour leur laideur ; la science occulte ne les aborde pas du tout de la même façon et l’on peut même croire que, malgré leur conduite licencieuse, ils sont ceux que les Mages et les Sorciers fréquentent au cours de leurs cérémonies magiques.)

 

Les enseignements classiques écrivent que le nom « satyre » vient du nom babylonien « stur ». S’il en est ainsi, alors il est logique de trouver une orthographe probable de ce nom « satyre » sous la forme suivante : « rvts », dont le nombre est 666. Or, justement, des amateurs de guématrie, qui passent la majeure partie de leur temps à traquer ce nombre qu’ils jugent « maudit », rapportent que « selon Alexandre Hyslop, dans son ouvrage « Les deux Babylone », les romains faisaient remonter leur origine au dieu-enfant du Soleil qu’ils appelaient Lateinos et ce dieu était également identifié à Saturne, en babylonien « Stur », « le dieu caché, le dieu des mystères ». Considérant la valeur des lettres de « Stur », on obtient aussi 666 (rvts) ». Ce qui signifie, en conséquence, au vu de la même orthographe, que le nom « Satyre » est originellement le même que « Stur », signifiant « Saturne ».

 

Le nom du Génie du Soleil, « Sorath » (trvs), dont le nombre est 666, consiste en un changement dans l’ordre de ces caractères. A son sujet, les mêmes éminents étudiants en guématrie n’hésitent pas à dénoncer « qu’il est le démonium du Soleil, une haute entité angélique qui avait pour mission de garder l’éclat du Soleil au cours de la nuit et de la remettre à Dieu le matin, selon une philosophie occulte ». Cette histoire rappelle étrangement celle de Lucifer dont le nom signifie « porteur de lumière » ». Sorath, Génie de Lucifer ? Lucifer lui-même ?

 

Que dire alors du Génie de Vénus, appelé « Suthor » (rvtvs), dont le nombre est 666+6=672, nombre de Bacchus, ou Belzébuth, nombre occulte du phallus subtil, et chiffre permuté de 276, celui d’Eros ?

 

En valeur totale, « Sathor » (rvts) (pour « Satyre) a pour nombre 1049, pouvant permuter en 419, valeur de « Teth », caractère dédié à Eros, à son Fluide Magnétique dispensé, propagé en zigzags ondulants comme fait le déplacement d’un serpent. D’ailleurs, dans le Tableau des Correspondances, les Sylphes sont identifiés avec les Satyres et se rapportent à l’élément Air (les gazeux), donc aux influences invisibles propagées sous la forme de rayonnements subtils.

 

Seulement, si la logique occultiste fait se rapporter le « Satyre » avec Saturne, nous constatons ici, qu’il peut évoluer librement vers les arcanes du Soleil, vers ceux de Vénus, et pourquoi pas Mercure. Ainsi, dans le corpus vulgaire de la Kundalini, connaît-il aussi bien les centres psychiques Tiphereth (Anahata) que Netzah (Manipura) et Hod (Svadhisthana). Son action et son activité influent dans chacun d’eux.       

 

Le Satyre (rits) appartient au Grand Ordre du Chameau, pouvant devenir ailleurs Ordre du Bouc ou Ordre de l’Âne. Les deux derniers animaux sont le symbole de la puissance génésique, le premier est lié à la richesse mais rappelle également ce passage troublant évoqué dans le volume 6 du Livre d’Eros : « (…) On connaît les « serpents ailés » (Ffvim Frw) ou « Seraphim » ; mais ici, il est bien question d’un « chameau volant » (Ffvim lmg) ».

 

(Etudions ce nom avec les différents moyens de conversion proposés par la Kabbale. Pour commencer, le total du mot « volant » (Ffvim) est 276, comme « Aor » (rvi) ou « tunique de peau », que nous lions, par ailleurs, à Eros ou Oro (vri). L’expression « chameau volant » ou « Gamal Méhophep » couvrirait une entité « Zakhor » (227) créatrice de la « tunique de peau », et pas seulement… Bien sûr, nous proposons ici une interprétation la plus simplifiée, c’est au lecteur de la faire évoluer.

En multipliant 276 par 73, on trouve le nombre 20148, soit 20.148, 148 étant la valeur de « Moznaïm » ou « Balance » (cf. le sujet occultiste sur les Esprits supérieurs de la Balance, Créateurs de l’homme)…

En valeur totale, « chameau volant » révèle les nombres 227 et 385, lesquels ajoutés ensemble, donnent 612, pouvant permuter en 216, nombre de « Geburah » ou « force, puissance, domination », mais aussi « sévérité », dont la Sphère d’Action dans l’Arbre Séphirotique est Mars.  

Avec la méthode de la lettre+1, le double nom « chameau volant » totalise 317 et 94. 317 peut permuter en 713 ou « Zon » et 94 est la valeur de « Mazal Guedi » ou « influence de la puissance génésique ». 317 est proche de 371, nombre de « Samaël ».

Avec la méthode de la lettre-1, le nom « chameau volant » totalise 235 et 52. 235 peut permuter en 325, rappelant « Nessirah » ou « fente », confère aux Esprits supérieurs Créateurs de la « femme », les Esprits de la Balance ; 52, c’est 502 ou « Basar » (rwb), la « chair », mais aussi la « Bacchante » ou « Bassare », peut être la nature de cette « Lilith Isha » ou « Isha ». 52 peut permuter en 25, la valeur totale de « Eve » (hvh) (6+13+6=25). La « chair » contient la « puissance génésique », comme on peut dire que la « Bacchante » en est la « porteuse ».

Enfin, en calculant « chameau volant » avec les valeurs totales des lettres, avec la méthode de la lettre+1 comme avec celle de la lettre-1, on trouve, in fine, le nombre 418, celui de « Heith » ou « Attein » ou la « Bête » : en effet, on obtient respectivement les nombres 1082 et 1046 : avec la méthode dite « Kollel » permettant d’ajouter à une valeur son nombre de mots, 1082 devient 1084 et 1046, 1048. Et tous deux peuvent permuter en 418.

Dernières précisions : la formule réunissant les deux pôles, soit « Gamal Guedi » équivaut, en calcul kabbalistique, à 73+17=90. Plus intéressant est de les compter avec la valeur totale des lettres qui les forment : « Gamal » a pour valeur 227 et « Guedi », 527 ; en les additionnant, on trouve le nombre 227+527=754, pouvant permuter en 574, la valeur totale de « Lilith » (74+20+74+406=574).)

 

L’icône du chameau n’appartient pas exclusivement à la mystique sémite puisqu’on le trouve dans la symbolique extrême orientale, figurant les élémentals de l’Air, ceux de la Terre étant représentés par un éléphant, ceux de l’Eau par un buffle (de l’eau), ceux du Feu par un tigre.

 

Justement, les Satyres sont connus comme des élémentals de l’Air, bien que nous le savons, chacun des élémentals peut, selon certains moyens magiques ou liés au principe des semblables, permuter dans un autre élément que le sien. Ainsi trouvons-nous des élémentals de l’Air comme élémentals de l’Eau et, bien sûr, du Feu.

 

Dans un genre plus phallique, on relève, dans le texte reproduit plus haut, que les valeurs totales de « chameau volant » sont 227 et 385, nombres respectivement de « Zakhor » et « Zakhor N’qava ». On devine alors l’image obscène possible avec de pareils chiffres, d’autant mieux lorsqu’on lit ce qui est dit au sujet de la forme de la lettre « Guimel » : « Guimel (g) est constituée par un Vav (v) et un Yod (y) : d’un certain point de vue, le Vav est un sexe masculin en érection et le Yod est sa semence ». (Georges Lahy – L’alphabet hébreu et ses symboles) Pour une fois que ce n’est pas nous qui abordons le sujet, nous ne nous privons pas d’une pareille citation ; et sûrement des élémentals de l’Air sexualisés (occupés aux affaires mondaines ou sexuelles des hommes) connaissaient ce point de vue ; aussi, identifiés à ce dernier icône l’ont-ils cachés par un chameau.

 

A propos des Eléments, on peut lire la précision suivante : « (…) Tout est Feu ; l’Air est du Feu fluide ; l’Eau est du Feu liquide ; la Terre du Feu solide ». (HPB BLAVATSKY ; Doctrine secrète 3 ; p.164) (vrai : dans « Isha » (hwa) ou « femme », on trouve la racine « Ash » (wa) ou « feu » ajouté au « moyen de procréer » (h) ; et « Ash » entoure « Aish » (wya) ou « homme », le « porteur du semen » (y)). Ainsi, nous pouvons évoquer, dans une certaine mesure, les élémentals de l’Air « élémentals du Feu fluide* » ; ceux de l’Eau « élémentals du Feu liquide » ; ceux de la Terre « élémentals du Feu solide ». 

 

Dans une étude à propos des « djinn » ou « jinn », il est déclaré : « (…) Les Créatures des quatre Eléments sont les « djinn » de lumière, ceux du Feu, ceux de l’Eau et les hommes (Esprits de la Terre) ». La science occulte apprend que les uns cherchent les autres, voire « s’attirent » les uns aux autres, « car le masculin attire le féminin et inversement », ce qui ne peut être que le cas des « djinn » nommés « Shayatin » ou « Sheitan ». D’un côté, nous trouvons les élémentals de l’Eau et de la Lumière (Air), de l’autre ceux du Feu et de l’Argile (Esprits de la Terre).

 

(* Ici, l’Air est du « Feu fluide », là l’Air est de la lumière ; les élémentals de l’Air sont assurément directement liés au Fluide Magnétique, à son transport, à sa propagation… à son pouvoir et aux œuvres pour lesquelles il se livre…) 

 

Des mystiques, foncièrement distants de l’activité génésique, apportent une description de certaines entités pouvant accompagner ces vampires Satyres : « (…) Les êtres humains qui ont quitté la terre, et dans lesquels les éléments « kâmiques » (Eros) (Plan Astral (inférieur) – Kâma-Loka) étaient prédominants, peuvent être facilement attirés par les éléments kâmiques des vivants, et, avec leur aide, avoir de nouveau conscience des scènes qu’ils viennent de quitter ». (Annie Besant – La mort et l’au-delà)

 

Et d’ajouter encore, façon « d’enfoncer le clou » sur ces « pauvres luxurieux » qu’ils sont restés : « Quant aux personnes ayant mené une existence immorale, qui n’ont pensé qu’à stimuler et gratifier leurs passions animales, qui ont développé outre mesure les appétits de leur Corps du Désir (…), tourmentées par le désir ardent de la vie terrestre qu’elles ont abandonnée, et par celui des plaisirs charnels qu’elles ne peuvent plus goûter depuis la perte de leurs corps physique. Ce sont elles qui entourent les médiums et les sensitifs, et essaient de s’en servir pour leur satisfaction ; aussi comptent-elles parmi les forces les plus dangereuses que les curieux et les étourdis puissent affronter dans leur ignorance ». 

 

La phrase : « ce sont elles qui entourent les médiums et les sensitifs, et essaient de s’en servir pour leur satisfaction » ; décrit parfaitement l’activité même du vampire.

 

Si l’animal fétiche pouvant figurer la Salamandre ou « Vulcanale » peut être, dans le domaine de la luxure, le Basilic, dans le cas du Sylphe ou ici vampire Satyre, c’est le bouc (voici, par exemple, une traduction du Livre d’Esaïe : « Les chats sauvages rencontreront les hyènes, le satyre appellera le satyre, là encore se tapira Lilith, elle trouvera le repos » (Is 34 – 14) ; une autre : « Les animaux du désert y rencontreront les chats sauvages, et les boucs s’y appelleront les uns les autres ; là, le spectre de Lilith aura sa demeure, et trouvera son lieu de repos ».

 

On trouve le nom « Lilith » écrit au pluriel, « Liliths », permettant ainsi de l’identifier avec la « Lamia » grecque, elle-même accompagnée de ces « Lamies ». Ces dernières sont décrites comme des « fantômes », une description proche du « spectre ». Par extension, du vampire…

 

Les « chats sauvages » se confondent avec la Divinité égyptienne Bastet, dont c’est l’animal emblématique ; la Kabbale associe le symbolisme du chat à celui du serpent. Sur son Arbre Séphirotique, Aleister Crowley place Bastet dans la Sphère de Vénus, et la science occulte rend compte de l’activité d’une vampiresse Bastet : « (…) Ainsi, les courtisanes sacrées attachées au culte de Bastet en Egypte (antique) manifestent-elles un aspect dévorant voire parfois infernal. Bastet vampirisait la vitalité sexuelle des hommes, mais dans un but mystique ». (Jean-Louis Bernard – Les archives de l’insolite et l’Egypte sans bandelettes) D’où, paraît-il, les pratiques de « retenue du semen » connues et pratiquées dans un certain tantrisme et supposées exercées dans le culte secret rendu à Lilith, d’où sa réputation de « détruire les progénitures des hommes, d’attiser la haine des enfants et de freiner les semences de la vie ». Au contraire, le culte de Lilith, comme celui de Bastet, étant considérés comme des « religions de la chair », il y a lieu de croire que ce n’est pas de « retenue du semen » qu’il s’agissait mais que son offrande devait être consacrée – ou dédiée – à Lilith plutôt qu’à la femme ou future mère. Dans un texte ésotérique consacré à Bastet trouvé dans « Le testament théurgique d’Aleister Crowley », on trouve la formule : « (…) elle vient avec sa faim de sang et de sperme » ; une expression on ne peut plus significative lorsqu’on décrit l’activité d’une vampiresse.

 

La phrase « les boucs s’y appelleront les uns les autres » paraît bien innocente au premier abord ; cependant, si l’on se réfère à celle trouvée dans le récit concernant la cité de Sodome* : « Fais-les sortir vers nous pour que nous les connaissions ». (Gn 19 – 5) Signifiant : « pour que nous ayons des relations sexuelles avec eux », suggère des pratiques luxurieuses.

 

Dans la science occulte, c’est parce que cet ensemble d’élémentals, réputés pour leur goût immodéré de la luxure, est capable de former un groupe si important en nombre et doué d’influences très puissantes d’origine magnétique, qu’il en devient un égrégore au sens défini par Jacques Bersez, c’est-à-dire que ces entités, puisqu’elles peuvent régner par leurs « pensées-forces » caractéristiques et ayant des vertus fascinantes, sont capables de « constituer un être collectif » les représentant tous, pouvant être connu lors d’un culte sous la forme d’un symbole imagé ou plusieurs (les Satyres – ou « Shayatin » - par leurs « pensées-forces » finissent par « constituer un être collectif » Satyre – Shayatin -). Le nom qu’il porte est « Sator » (rvts) - dont provient « satyre » -, provenu du lointain « Stur » ou Saturne babylonien, et qu’on trouve caché derrière le trop connu « Satan », qualifié d’habitude « Maître des puissances obscures de la Nature », ou « Pan » grec (« Shayatan » a pour nombre 371 qui est une permutation du Shayatan collectif 713).

 

Ici, la figure du Satan, logiquement une entité unique, voile un « collectif » puissant en nombre et doué d’influences, constitué comme un égrégore, d’élémentals « Sator » (Vampires Satyres), dont la « nourriture » est la luxure et les débordements lubriques.

 

Ces satyres, s’ils sont nommés des « boucs », c’est que le nom « Guedi » (ydg), de valeur 17, leur convient. Un autre mot original connaît le même chiffre, c’est « Zeboub » (bvbz), dont il est rapporté qu’ils ont parfois la forme d’une mouche, et « qu’ils sont vêtus de cuir ». Un rituel de Raspoutine décrit l’apparition des Satyres « volant avec leurs ailes de cuir et s’élançant par-dessus le sommet de la montagne, répandant leur ombre sur la terre ». (Anton Szandor LaVey – Hommage à Tchort – Les rituels sataniques). En outre, on trouve le même chiffre 94 (puissance génésique) dans la valeur totale de « Zeboub » et dans « Mazal Guedi » ou « influence du bouc ».

 

« Guedi » converti par At-Bach devient « Makara » (rqm) :

 

y

d

g

Conversion At-Bach

 

 

m

q

r

 

Nous avons beaucoup écrit au sujet du Makara, et l’on se souvient de sa description dans le Dictionnaire des symboles, « qu’il est un serpent (un poisson, un crocodile et pourquoi pas alors aussi, dans certains cas, un Basilic ? - NDA) glouton, il apparaît comme un « dévorateur » (« doué d’une possibilité d’engloutissement énorme »), dont « l’avalement est anéantissement ou passage au-delà des conditions de l’existence temporelle ». Dans notre sujet, on peut trouver là toute l’activité des vampires, ceux qui sucent le sang ou Fluide vital des hommes car certains sont déclarés par la science occulte des « mortels », ceux qui s’approprient du semen humain car il leur sert à procréer des démons, etc…Chacun, homme, vampire ou démon, se sert de l’activité génésique et luxurieuse pour manger de l’autre pour sa propre subsistance ou sa propre survie. Ce n’est donc pas sans raison si l’activité sexuelle s’appelle « Zakhor va N’qava » ou « Zon », « Zon » signifiant par ailleurs « nourrir », « manger ».

Makara a pour valeur totale 186 comme une certaine orthographe du nom « Lamia ».

 

Le collectif évoqué sous la forme d’un égrégore, décrit plus haut, formant un être collectif appelé « Sator » (satyre) pouvant évoluer en « Satan » règne dans l’espace astral à l’image d’un palier ; et toutes les entités d’aspect féminin qui « circulent » au-dessus sont les Dominatrices, celles en-dessous les Soumises.

Autre aspect intéressant à relever d’une précédente citation : « Les boucs s’y appelleront les uns les autres » ; ou, autre tournure, non moins explicite, « le satyre appellera le satyre » ; « les satyres s’y répondront, là aussi s’installera Lilith ». Les allusions du genre « s’appeler » ou « se répondre » conviennent si bien au fait de « faire connaissance », celle-ci voilant l’autre, « avoir des relations sexuelles », qu’elle signifie bien que les satyres pratiquent des relations sexuelles entre eux comme le font des homosexuels, soit que leur nature est logiquement bisexuelle. Bien qu’il soit ajouté qu’ils connaissent des relations sexuelles entre eux en présence de Lilith.

 

Dans le dictionnaire, le « vampire » est une figure comme une « grande chauve-souris » et décrit parfois tel un « esprit divin » ( ? – NDA), remplit une fonction génitrice chez les Mayas ; ou c’est la personnification du dieu agraire (Saturne dans la mythologie romaine – NDA) ; il symbolise le processus germinatif et par analogie, la mort suivie de la régénération par les rayons solaires. On le représente tombant du ciel accompagné de pluies torrentielles pour symboliser la chute de la substance divine sur la terre au moment du passage du soleil au zénith producteur de la pluie qui fera germer le maïs ».

 

Ce passage compliqué peut cependant se résumer en une idée simple : si le vampire, par nature, vorace et glouton qu’il est, prend quelque chose en l’homme qu’il fréquente, il apporte quelque chose en compensation, d’ordre supérieur ; comme si une loi ou un mécanisme de rétribution imposait cela.

 

Le « sang » vient s’ajouter au sujet : « La sorcellerie est une liaison ou un charme qui, de l’esprit du sorcier, passe par les yeux de celui qu’on ensorcèle à son cœur, et le sortilège est l’instrument de l’esprit. C’est-à-dire une vapeur pure, luisante, subtile, provenant du plus pur sang engendré par la chaleur du cœur, lequel renvoie continuellement par les yeux des rayons qui sont semblables, et ces rayons portent avec eux une vapeur ; cette vapeur porte le sang comme nous en voyons dans les yeux chassieux et rouges, dont le rayon envoyé aux yeux de ceux qui regardent attire, avec la vapeur, du sang corrompu, et leur fait contracter la même maladie ».


Jacques Moritz 

Ce sang, dont il est question, n’est pas exactement le sang physique mais le fluide vital ; il y a quelque chose de magique dans le propos de l’auteur, et ce rapprochement « fluide vital – magie » est plus à propos de ce que cherchent les vampires dans l’homme que la substance liquide rouge nommée « sang ». L’étonnement intellectuel des hommes, provoquant des émotions particulières, produit une « vapeur » dont les vampires, paraît-il, se nourrissent… 

 

Tiré du Livre d’Hermès, avec des ajouts de l’auteur pour les points intéressants pour notre sujet : « … (…) Autour du Soleil et de sa lumière, comme une armée de satellites, sont les chœurs innombrables de Génies (la science occulte enseigne que la Lumière Astrale de la Terre est générée par le Soleil ; par « Soleil », on peut entendre aussi le Feu et la Lumière Astrale proprement dit ; les Génies sont bien entendu les élémentals, manifestement, les Maîtres - NDA). C’est le Soleil qui conserve et nourrit toutes les créatures, et, de même que le Monde Idéal (mondes des idées, soit Plan de la Formation ou Plan Astral – NDA), qui entoure le monde sensible (plan physique – NDA), remplit celui-ci de la plénitude et de l’universelle variété des formes… »

 

Du feu, dont les élémentals affiliés sont les Salamandres, l’enseignement théosophique précise « qu’il n’est pas un élément mais une chose divine. L’Ether est du Feu. Les élémentals du Feu sont les plus élevés : lorsqu’ils viennent sur la terre, ils prennent forme et flottent légèrement dans la flamme sous l’aspect de Salamandres. Dans l’air, vous avez des millions d’êtres vivants et conscients, en plus de vos pensées qu’ils saisissent. Les élémentals du Feu se rattachent au sens de la vue, et absorbent les élémentals de tous les autres sens. Ainsi, par le moyen de la vue, vous pouvez avoir conscience du toucher, de l'ouïe, du goût, etc... Puisque tous ces sens sont compris dans celui de la vue ». (HPB BLAVATSKY – Doctrine secrète 6 ; p.306)    

 

Attention, beaucoup des exposés bien pensants au sujet des vampires sont directement inspirés des tableaux, images et autres représentations des Dâkinî, Heruka, Gauris, Pisacis et Isvaris que les anciens « explorateurs » religieux avaient trouvé en Orient. Ils interprétèrent ce qu’ils voyaient des figures ou bien terrifiantes ou bien osées sans vouloir en saisir le sens dit « crépusculaire ». De fait, de nombreux portraits de Dâkinî ressemblant à des « sorcières » crachant du sang ou le buvant, le sang étant dans l’ésotérisme bouddhique tantôt le symbole de la connaissance tantôt celui du fluide vital (prâna), furent assimilés à des caricatures de vampires, ces entités vivant dans le plan des morts.

 

Justement, le « chemin » du « corps du Désir » suit une voie précise exposée dans « La mort et l’au-delà » de l’auteure Annie Besant : « (…) Prâna, cette portion de l’énergie vitale que l’homme s’approprie pendant son incarnation, ayant perdu son véhicule, le double éthérique, lequel, de même que le corps physique, s’est soustrait à la force qui le gouvernait, est obligé de retourner au grand réservoir de la vie universelle. Pareil à de l’eau contenue dans un verre que l’on plonge dans un bassin et qui, lorsque le verre se brise, se mêle forcément à l’eau qui l’entoure, Prâna, lorsqu’il a perdu les corps qui formaient son enveloppe extérieure, se mêle de nouveau à la vie universelle ».

 

Prâna, ou « l’énergie vitale » - ou « fluide vital » - est identifié avec l’eau, ou appelé ainsi. Or, dans les correspondances, c’est le centre Svadhisthana (Hod) qui se rapporte à l’élément eau, lequel se trouve au centre du pentagone appelé « corps du Désir » ou « corps Kâma ». C’est lui qui reçoit « prâna » ou « fluide vital », dans lequel il trouve « l’énergie sexuelle », de même, d’une façon bien plus obscure, une certaine conscience de la mort, puisque c’est de « l’au-delà » que tout vient.

 

Donc, il faut se méfier des interprétations passées, parfois volontairement facétieuses, souvent fantaisistes : les Dâkinî « buveuses de sang » et les Heruka terrifiants à la face courroucée (il existe une proximité phonétique entre les noms « Dâkinî » et « Djin », cette dernière entité étant appelée dans la science occulte « Shaitan » ; de même entre « Heruka » et « Kerub », autre nom du « Djin »)  ne sont peut pas uniquement des vampires cherchant en vain à aspirer le sang des vivants mais peut être que ce sont eux justement qui le dispensent… Ce sang est le fluide vital absorbé par l’entité Dâkinî qui, en le buvant, le régénère puis le renvoie vers le genre humain, via Svadhisthana ou le « corps du Désir ». Manifestement, c’est l’homme qui a besoin de prâna pour vivre, peut être pas l’entité supérieure régnant dans l’au-delà.) 

 

L’activité sexuelle humaine est instiguée, inspirée par une catégorie de « Daïmon » particuliers appelés parfois « vampires » parfois « fantômes », car ces derniers véhiculent des « Images » et que le processus de propagation du Désir fantasmatique repose sur le transport d’images ; le Corpus Sexualis ayant symboliquement la figure d’un Œil.

 

(Nombreuses sont les Divinités antiques qui ont été « reléguées » au rang de démons par les religions concurrentes désireuses de dominer par tous les moyens sur toute foi humaine en les combattant mortellement, établissant leurs rites en cultes païens, confinant leurs mouvements spirituels en paganisme. Ces démons, dont de nombreux noms sont connus, ne sont cependant pas ceux évoqués ici dans ces lignes.)

 

On évoque ces « Daïmon » par le nom de « vampires » car ils sont des élémentals sexualisés ; de sorte que, logiquement, comme l’homme, ils sont mortels bien que leur mort diffère de la nôtre. Pour s’assurer leur force vitale, ils doivent s’approcher de l’homme et impérativement se nourrir de son sang qui est son fluide vital. Ou bien de son énergie produite au cours de l’activité sexuelle.

 

En réalité, il est plus certain que le « statut » vital de ces vampires n’a rien de commun avec celui de l’homme, que ces entités soient sexualisées ou pas ; par contre, un processus d’échange paraît nécessaire, car, selon ce principe, « seul peut exister ce qui parvient à se fixer dans le plan physique ».

 

Les images subtiles servent aux fantômes vampires pour motiver toute activité érotique, qui sont captées magnétiquement par toute psyché humaine, via les centres de force concernés du Corpus Sexualis. L’image sensuelle – que la science occulte identifie à un « spectre », c’est-à-dire à un « fantôme », soit une entité réelle et vivante – provoque l’imagination - c’est sa raison d’être -, au point de l’agiter, comme un homme se mettrait à courir dans « tous les sens ».

  
Jacques Moritz 

 

Par Sorath - Publié dans : occulte
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 16:01

A propos du nom « Satan »

 



A propos du nom « Satan », nous rappelons ce que nous avons lu à son sujet dans « Isis dévoilée », de même que dans d’autres ouvrages : « Son nom est le plus souvent interprété de la sorte : en hébreu, « Sâtân » signifie « adversaire », qui est tiré du verbe « Shatana » signifiant « être contraire », « persécuter ». L’origine du mot est peut être Hittite ». Nous devons à présent corriger ce propos et constater en fait qu’il a permis à ceux qui le voulaient de créer ainsi « le Responsable du Mal ». Car en réalité, il existe d’autres explications étymologiques, moins connues et toujours restées volontairement cachées.  

 

On relève cette note où le mystique Bunsen propose sa solution étymologique du nom « Satan » : « Le nom de Seth avec la syllabe « an », du chaldéen « ana »* ou « ciel », constitue le terme Satan. Les facétieux semblent s’en être emparés comme c’est leur coutume, et en ont fait « Satan », du verbe « Sitan » (New) signifiant « s’opposer ». (HPB – Isis dévoilée ; p.156) 

 

(* Si « Gibborim » peut signifier « géant », on sait encore que « Ana », « Anu », « Anou » ou « Anouk », dans le langage chaldéen, sont des racines dont un sens est celui de « Fils du Ciel », ou « Dieu du Ciel », ou encore « Dieu descendu (venu) du Ciel » mais aussi de « géant ».)

 

Donc, on trouve le plus souvent l’orthographe de Satan tirée du verbe « s’opposer » (New), dérivant sur le mot « Adversaire », au point qu’à chaque texte où on lit « New », on traduit par « Satan ». Si l’on veut préserver ce caractère « rebelle » dans le nom au détriment de l’étude du Fluide Magnétique, le nom de « Satan » ou « Sheitan » évolue cependant du verbe duquel il est tiré. On trouve alors « Naeyw » ou « Naeyaw », dont le nombre est 370 ou 371, chiffre de « Samaël » (lamw). 370 est celui du Grand Agent Magique, dont Aleister Crowley disait, en faisant parler Baphomet : « … moi qui suis l’œil et la dent » (« Ayin » (œil) a pour valeur 70 et « Shin » ou « dent » 300 : donc 70+300=370).

 

En même temps, la science occulte nomme les Qlipoth d’aspect féminin des Liliths (ou Lamies en Grèce antique, Dâkinî en Orient, Bacchantes dans la Rome antique, etc…) et ceux d’aspect masculin des Sheitans (ou Herukas en Orient, Marouts au Tibet, Satyres en Grèce, etc…). Lorsqu’on connaît la relation intime pouvant exister entre les Qlipoth et l’activité sexuelle, on comprend le sens occulte de la phrase célèbre : « la religion de Satan est celle de la chair ».  

 

Logiquement, si comme il est dit dans la science occulte, « Lilith est la Chef des Qlipoth, Bélial en est le Chef masculin », on devrait alors appeler les Qlipoth mâles des « Bélials ». Mais le caractère volontairement « rebelle » trouvé dans le nom « Sheitan », lié à « l’Autre Côté », appelé « Sitra A(c)hara » (arca areys), a sans doute mieux correspondu à la nature des entités concernées.

 

On présente Lilith et Samaël « nés ensemble », parfois comme « frère et sœur », ou même comme couple.
On a écrit, pour notre part, que « Samaël est l’aspect mâle de Lilith et inversement ».

 

 

Au sujet des Djinn

 

Il est rapporté au sujet des « Djinn » (Kerubim de la Kabbale ; Elémentals de Paracelse) : « Les « djinn » ou « jinn » sont des créatures du folklore sémitique. Ils sont en général invisibles, pouvant prendre plusieurs formes, végétale, animale ou anthropomorphe ; ils sont capables d’exercer une influence psychique (pouvant aller jusqu'à la « possession ») sur le genre humain mais ne l’utilisent pas obligatoirement.

 

On distingue les bons « jinn » des mauvais (nous reviendrons sur ce dernier point plus loin) : les mauvais sont nommés « shayatin » ou « sheitan » (« Satan » pour les langues latines).

 

Pour les Arabes, les « jinn » représentent une autre race habitant la Terre, ce sont des Esprits qui habitent les endroits déserts, les points d’eau, les cimetières et les forêts. Pour se manifester, ils prennent diverses formes (métamorphe), dont celles de l’homme ou des animaux, couramment des serpents. Certains de ces Esprits sont les muses des poètes (cf. HPB - Occultisme pratique : les sorciers qui refusent tout commerce charnel tandis qu’ils connaissent une liaison avec un jinn femelle).

 

Comme l’homme, ils se reproduisent et vivent partout sur Terre et au milieu des hommes. Mais contrairement à l’homme qui a été créé avec la tendance à oublier, le « jinn » ne peut oublier quoique ce soit et se rappelle de tout ce qu’il a pu vivre, voir, entendre, etc... et ce, depuis sa naissance jusqu'à sa mort. De plus, leur force est qualifiée de surhumaine.

 

La pratique dite de la « sorcellerie » va de pair avec la connaissance des « jinn » : comme elle est interdite dans tout culte monothéiste, la voici reléguée au rang de pratique maudite ». (source : Wikipédia, l’encyclopédie libre)

 

Ce qu’on croit pouvoir ajouter...

 

Le « djinn » ou « jinn » étant un mot arabe, il est difficile de lui donner une orthographe hébraïque. Une explication proposée est vague et ne nous convient guère : « Le terme « jinn » pourrait signifier, si on se base sur la racine hébraïque « Ng » (gana) ou « ceux qui viennent du ciel étoilé » dérivé du grec ancien « ou - pav - oc », qui en hébreu peut s’écrire « Ouganos » « sv - Ng - va » ».

Nous préférons l’explication suivante : en disant que « jinn » au masculin devient « jinni », au féminin « jinnia », au pluriel « jinna ou jinn », dans certains dialectes arabes postérieurs « jnoun », nous relevons que ce dernier mot « jnoun » ou « ynoun », nous le trouvons dans le Livre des Psaumes : « Face au Soleil qui se perpétue (Ynin) (Nyny), Ynoun (Nvny) est son nom ». « Ynoun » signifie ici « descendant ». Il est de la même famille que « Ynin » signifiant « perpétuer » (certains lui donnent même le sens « d’éternel » ou « qui dure toujours » ce qui revient à la même chose sans lui donner cependant la même notion spirituelle). Et l’on relève qu’en changeant l’ordre des lettres du mot « Ynin » (Nvny), on peut former le mot « jinn » (Nnyy). Lié à « Nun », lettre liée au poisson, la « perpétuation » est renforcée par les mots « fructification » et « productivité ».

 

« Durer toujours », « être éternel » lorsqu’on vit dans le monde des Esprits, c’est du domaine du possible ; mais lorsqu’on vit dans « l’en bas », à quoi d’autre peut se référer la « perpétuation » sinon à la sexualité ? D’où la distinction faite par la religion, d’un côté les BONS « jinn », de l’autre les MAUVAIS ; l’occultisme, de son côté, s’interdit de juger et préfère croire en des « jinn » non sexualisés et d’autres sexualisés, ceux descendus accompagner l’homme, ceux chargés de la perpétuation de l’espèce en même temps que de sa liberté, de son libre-arbitre.

 

Dans ce cas, comme les mauvais « jinn » sont nommés « shayatin » ou « sheitan », alors ces derniers sont bien des « jinn » sexualisés. Comme on en trouve au cœur des forêts, dit-on, les Grecs de l’Antiquité les reconnaissent en la personnification des Satyres, ces Esprits des Bois présentés dans la mythologie scandinave en loups-garous, « attendant de bondir des ténèbres (qui est le « bois » pour les mystiques) pour entrer dans le plan physique ».

 

Si ceci est juste, alors le mot « jinn » orthographié « Nnyy » a pour nombre 120, qui est le total du caractère « Samech » lié au serpent de la tentation, ce qui justifie la précision apportée plus haut que « pour se manifester, ils prennent des formes, couramment des serpents, le terme « jinn » désignant certaines variétés de serpents (dans la Kabbale, les « Esprits de Feu » ou « Djinn » sont les « Seraphim », terme signifiant « serpents ignés »).

 

Par Sorath - Publié dans : occulte
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 17:58

  La presque totalité des textes ayant pu être rédigés lors du culte rendu à Mendès ont été brûlés, juste avant que les temples ne soient détruits, les hommes battus et tués par tous ceux qui, aujourd’hui encore, nous les décrivent comme des satanistes dangereux. Les seules traces restantes peuvent être trouvées ici et là dans la science occulte lorsque les mystiques ont pu les cacher convenablement.

 

Et si des textes à la façon de la Genèse furent rédigés, on imagine aisément que des différences majeures évidentes changent fondamentalement la création de l’homme et de la femme, du seul fait de la présence du grand Dieu Pan ou Mendès dans un récit de la sorte.

 

Car un épisode majeur manque dans la Genèse, et qui est celui de la sexualisation de l’homme. Le Seigneur dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul », alors qu’il est de condition hermaphrodite mâle et femelle ; logiquement, l’ennui, il ne connaît pas. Le même Créateur endort Adam, lui fait disparaître son pôle femelle, et lorsqu’il se réveille, se trouve face à un alter ego féminin à peu près à sa convenance. Résultat : la création de la femme est tenue secrète, Adam dormait.

 

Ailleurs, on fait dire au Créateur : « Tout ce qui est créé ici bas ne peut vivre et exister que par un mâle et une femelle ». D’où les cultes rendus au phallus et au bouc à Mendès, Dupuis l’a écrit avant nous. L’occultisme souligne que l’homme hermaphrodite se perpétuait par un mode ovipare, c’est-à-dire qu’il pondait des œufs. Celui qui sépara la femelle du mâle imposa le rapport sexuel, de même tout l’érotisme qu’il contient. C’est forcé.

 

(Exit alors le céleste paradis de la Genèse biblique, c’est Paracelse qui affirme le mieux : « L’homme est le fils des élémentals ». Nos progéniteurs, nos concepteurs se tiennent « derrière la barrière », attendant de bondir, ils nous surveillent dans leurs ténèbres. Ils nous tiennent par nos organes sexuels….) 

 

Il n’y a qu’un grand Génie (Djinn) capable de tenir ce rôle, celui d’enfiler à l’homme son costume phallique, placé directement sous l’influence d’une libido que le psychisme porte avec lui partout, jour et nuit, et la psyché nous réserve parfois d’étranges surprises car elle est ce lien qui évolue entre ce monde et l’autre des ténèbres, d’où nous venons et où nous retournerons : c’est Mendès, ou Pan, aidé des Satyres et de toutes les autres catégories de Djinn.

 

On imagine bien que cette Genèse, au cas où au lieu du « Seigneur Dieu » unique on trouve un dieu-bouc, Pan ou Mendès - considéré comme un « haut symbole d’érotisme » pour Lovecraft -, certains passages revêtent un caractère sexuel à la limite de la pornographie. Car, nous le répétons, Celui qui a divisé l’hermaphrodite, séparé le féminin du masculin, est « l’Inventeur » de la sexualité. Dans l’humain androgyne, tel qu’il existait jusqu’alors, Prunikos ou la Concupiscence, entité supérieure d’aspect féminin, n’avait point de représentation. Les maîtres de chacun des quatre éléments, de surcroît « forces des ténèbres », étaient à l’œuvre, à commencer par les Esprits de l’Air – Djinn de l’Air – les Sylphes ou Satyres. Le dieu-bouc fit disparaître dans l’androgyne humain son pôle féminin et calqua la nouvelle création et créature – la femme – sur Prunikos* ou la Concupiscence. Et des commentaires précisent : « Il » ou « Ils ». Et tous ces Esprits qui conçurent la première femme ne manquèrent pas d’avoir des rapports avec elle, leurs noms sont ceux qui figurent sur la fameuse liste des démons accusés d’avoir forniqué avec des femmes et dont le chef est Azazel.

 

(* tiré « d’Isis dévoilée » d’HP Blavatsky : « (…) Le Suprême Eon, ayant émis d’autres Eons, un de ceux-ci, une femme, « Prunikos » (la concupiscence), descendit dans le Chaos, d’où, ne pouvant échapper, elle resta suspendue dans l’espace médian, trop chargée de matière pour pouvoir remonter, en ne pouvant tomber plus bas où il n’existait rien en affinité avec sa propre nature ». A noter, en reprenant une précédente définition du Baphomet des Ophites rapportée par M. de Hammer, Sophia, Prunikos ou Hachamoth étaient toutes identifiées avec Métis de « Bapho Métis ». Nous avons pour notre par souligné qu’il existe des entités d’aspect féminin dont un nom « ou un prénom » pouvait être Baphomet.)

 

Il faut revenir au « Baphomet des 4 Liliths » et la mystique lui correspondant pour saisir le sens de ce dernier point. Autrement, nous avons comme figure Lilith ou Baalat Asherah, Maîtresse du Taureau dans le temple de Mendès, sise à côté du grand Baal Zubb, pouvant prendre la forme symbolique du bouc (constellation du cocher) autant que celle du serpent, celui qui encercle le globe terrestre, prolongeant ainsi jusque dans le plan humain les volontés lascives du Grand Pan.

 

Comme raconté pour les rituels consacrés au Baal, mais adapté pour la circonstance, les offrandes habituelles de dons du sang ou d’animaux sacrifiés étaient délibérément orientés vers des pratiques dites sensuelles car des femmes désirables fréquentaient les lieux et s’adonnaient, dit-on, à tous les vices, car il fallait impérieusement satisfaire aux exigences fougueuses du Grand Pan (on se rappelle en résumé : « (…) Sur les hauts-lieux et dans leurs bosquets, les Baalim avaient à leur service des prêtres (kemarini) (un mot très proche des « Kumârî » asiatiques identifié(e)s aux Djinn femelles et « Kumârâ » aux Djinn mâles – NDA), chargés de présider aux rites très sensuels et une grande variété d’offrandes. Les Baals, d'un « tempérament farouche et envieux, réclamaient impérieusement le sang, non seulement des animaux, mais de l'homme ». (Maspéro)) Plutôt que le sang, Mendès ou Pan réclamait le sexe à outrance, n’arrivant pas à calmer ses ardeurs. Les sacrifices, nombreux à l’époque, ont certainement été ici à la base des pratiques dites aujourd’hui sado masochistes. La pratique servait comme un moyen d’affirmer son adoration pour le démon auquel on rend un culte.

 

Le symbole du Taureau chez Lilith (Baalat Asherah) (comme chez Pan, Belzébuth (Baal Zubb)) précise la force sexuelle pouvant régner au cœur même du culte rendu, la Lune Noire précise le lieu qui est l’enfer des Qlipoth.

 

Il serait trop long pour nous de conter l’épisode de la création de l’homme et de la femme tel qu’il est enseigné par les Ophites, quoique très intéressant. Le « Seigneur Dieu » tout puissant est Ilda-Baoth, décrit comme ambitieux et orgueilleux, qui « façonne un homme » et lui empêche de manger du fruit de la connaissance afin justement de ne pas devenir intelligent. Ce qui ne plaît pas à Prunikos (la déesse féminine quoiqu’androgyne existe déjà), dont un équivalent est Sophia : « voulant protéger l’homme, elle envoie son propre Génie (Djinn) ayant la forme d’un serpent (le serpent de la genèse !) conseiller à l’homme de transgresser le commandement égoïste et injuste ». Viennent alors une série de vengeances de la part d’Ilda-Baoth contre le premier couple humain qu’il enferme dans la chair.

 

Les mythologies se mélangent et se confondent, et, traversant les contrées, les frontières et pénétrant les temples de toutes tendances, des plus ascétiques aux volontiers tantriques, évoluent en conséquence. On trouve ainsi une déesse mère du Créateur de l’homme et c’est elle qui donne l’intelligence à ce dernier, l’empêchant de devenir un imbécile à vie.

 

Mais pour les plus libertins, le nom « Prunikos » n’est pas anodin : on le traduit par « concupiscence » et même, nous trouvons l’assertion suivante : « Prunikos ou Harlot (prostituée) ». Etant la « femme » de tous les hommes, elle est décrite comme une « prostituée » (cf. prostitution sacrée). Son icône dans les temples phalliques ne peut qu’évoluer en conséquence.

 

Ainsi, par exemple, pouvons-nous la trouver décrite : « L’attraction insouciante de Sophia en textes gnostiques est appelée « enthymesis », un mot grec se rapportant à la passion insouciante du temps infini. Dans la religion grecque préclassique, les thymos étaient la cavité de coffre et une force qui l’occupe, un mélange d’empathie tendre et de passion dévergondée. Le désir est la traduction habituelle de l’enthymesis. Le temps infini pour Sophia est un courant turbulent, on pourrait dire, avec une manière particulière de la danse, d’un modèle sauvage et ravi. Une telle force ravie appartient à tous les dieux, naturellement, mais avec Sophia elle tend à manquer de maîtrise et à dépasser des limites cosmiques. Son enthymesis est une passion à engager dans l’inconnu, sans contrainte, sans tabou, typique d’autres déités. Pour cette tendance, Sophia s’est appelée Prunikos, l’impétueuse (la concupiscente), l’indigne. La polémique des pères d’église s’est dirigée contre les Gnostiques des accusations de perversités parce qu’ils ont tellement fortement vénéré une déité pervertie. Sophia était le sujet d’une adoration orgiastique à l’excitation lascive (Contre hérésies, I, 17). Malheureusement, la plupart des comptes de la chute de Sophia du Plérome viennent de la polémique dirigée contre les Gnostiques. Cet épisode crucial du mythe de Sophia est en grande partie préservé dans des rapports adverses. Néanmoins, avec un soin suffisant, les lignes principales du scénario original peuvent être reconstruites. Dans des enseignements gnostiques, considérés par des premiers chrétiens en tant que rien de plus qu’un prétexte pour des orgies païennes scandaleuses, Sophia Prunikos est la divinité digne de la prostitution qui fréquente étourdiment avec peu de forces, les puissances élémentaires menaçant dans les domaines de la matière foncée. Dans son état de chute, la déesse devient « une écluse pour de vastes barattages de matière élémentaire ». La désignation gnostique Prunikos a résulté de l’empathie humaine pour l’effronterie d’une entité surhumaine et n’a contenu aucun conseil de condamnation morale. C’était à la limite une expression poétique inspirée par une expérience mystique directe des énergies sauvages et dévergondées de Sophia ».

 

On décrit encore Prunikos en langue anglaise la « lewd one » ou « lubrique ».

 

Avec le mot « Harlot » qui est un nom chez les anciens Sumer, on rejoint Lilith : « Innana du culte d’Ishtar la babylonienne (Innana, autre déesse du sexe), envoie une belle et licencieuse jeune fille Harlot Lilitu séduire les hommes ». Harlot Lilith vient du plan des ténèbres. Car comme Innana connaît une période où elle descend dans les enfers, un moment en liaison avec les évolutions de la constellation du Taureau, comme par hasard, Sophia Prunikos connaît une chute dans la matière, ne pouvant plus s’en libérer.

 

C’est alors qu’on trouve une Sophia Prunikos dans une autre mythologie appelée cette fois-ci Barbelo ; et l’on nous dit à propos de ce nom : « Barbelo (le démon « Baal » en français) est un Satan qui incarne le péché de la colère. C’est une très belle jeune femme blonde, mais également une grande guerrière. Elle était la maîtresse officielle de Lucifer aux Enfers, dont elle conçut plusieurs enfants monstrueux. Elle possède un fouet capable de tout découper et enferme ses adversaires dans des illusions pour mieux pouvoir les tuer. Elle a également un tempérament très violent. Autrefois, elle était l’ange « Baal ». Amoureuse de Lucifer, elle s’est interposée entre Michel et lui, et lui sauva la vie en faisant un bouclier de son corps.  Lucifer la ressuscita, lui offrant de grands pouvoirs, et fit d’elle un de ses Satans. Le seul vœu de Baal fut que Michel ne sache jamais qu’elle était en vie ».

 

Barbelo nous fait approcher Bel Zeboub et par conséquent Mendès. Car la déesse convient parfaitement au culte rendu à ce dernier. A tout hasard, on relève une fois encore que Prunikos (svqynvrf), dont le chiffre est 512, associée à Mendès (154) forme le fameux nombre 666.

 

En donnant l’âme et l’intelligence au premier homme, elle le dote d’une sexualité. Ce qui ne peut se faire sans séparer l’homme hermaphrodite mâle femelle, de façon à distinguer l’homme mâle de la femme. Et cette dernière est « calquée » sur elle-même si elle était de chair.

 

C’est connu, le prénom « Sophia » conduit à « Baphomet », et nous écrivions par ailleurs qu’il existe des mystiques où « Baphomet » est le prénom d’une entité supérieure d’aspect féminin. Par la méthode At-Bach, principalement :

 

Sophia (Prunikos)

 

 

 

 

a

y

f

v

w

Conversion At-Bach

 

 

 

 

t

m

v

f

b

Baphomet

 

 

 

 

   

De surcroît, nous obtenons dans le temple de Mendès la même figure célèbre du bouc porteur du caducée pour Bel Zeboub ou Mendès et Sophia Prunikos. Ce que confirme le passage cité concernant la description des « baphomets » cité plus haut et dont nous tirons ici les seuls passages intéressants pour notre sujet présent : « D’autres prétendent avec plus de vraisemblance que « Baphomet » vient du grec signifiant « baptême de Mété ». Cette divinité était, selon M. de Hammer, le même Aeon qui, chez diverses sectes gnostiques, portait le nom de Sophia, Prunikos, Hachamoth. Les Ophites* s’emparèrent de ce mythe, en tirèrent leur Mété, et, changeant le thème primitif, en firent une divinité androgyne, et lui attribuèrent, comme d’autres à leur Vénus, une longue barbe. Or, le baptême de Mété serait un baptême de feu que les Ophites expliquaient d’une manière sensuelle et obscène par la copulation charnelle. Ce baptême s’opérait par le moyen d’une coupe ou gobelet, symbole de la régénération et du repas mystique des gnostiques. On fixait cette coupe aux pieds d’une figure mystérieuse, on l’emplissait de feu, et l’on était initié aux mystères... M. de Hammer a donné le dessin de plusieurs de ces coupes et des figures baphométiques. (...) Les baphomets portent des serpents à la ceinture comme symbole de la sodomie. Plusieurs sont surmontés d’un Tau ou d’une croix tronquée, emblème des organes de la vie, comme chez les Egyptiens. Enfin, d’autres figures sont accompagnées du Soleil et de la Lune, qui avaient aussi des significations mystérieuses ».

 

(* Au sujet des Ophites, disons d’eux que les originaux vivaient entre l’an 0 et l’an 200 mais leurs textes furent brûlés, donc, peu de traces. Plus tard, ceux qui leur succédèrent, des Gnostiques, orientèrent ce qu’il restait des textes originaux. Les Ophites « originaux » étaient liés à « Nahash », leur emblème étant le serpent, appelés ainsi à cause de la place majeure que le symbole du serpent tenait dans leurs rites et leurs célébrations. Ils ont été nommés aussi des « Peratai » en grec, signifiant  « vagabonds », c’est-à-dire, sur cette terre de procès et de tribulations, ou « ceux de l’autre côté », signifiant les personnes qui se considèrent comme de simples vagabonds ou pèlerins dans des régions éloignées de leur domicile, le monde de l’esprit. CW King déclare que les Ophites sont les descendants de la bacchanale Mystae, en se fondant sur ce fait que les pièces de la période portent au recto le serpent de la Bacchante tandis que le verso montre deux serpent mêlés autour d’une torche (caducée).)

 

Manifestement, le symbolisme de l’un (l’emblème baphométique) rejoint le tempérament de l’autre (Sophia Prunikos).

 

(Le caducée s’explique ainsi auprès des Ophites : « Le serpent de gauche est Ennoïa – la pensée supérieure, le Mental - ; celui de droite est Ophis – l’ombre de la lumière -. Ce symbole explique pourquoi les Ophites adoraient le serpent enroulé soit autour du pain sacramentel soit autour du Tau. En tant qu’unité, Ennoïa et Ophis sont le Logos ; une fois séparés, le premier est l’Arbre de Vie, le second celui de la connaissance du Bien et du Mal. Par conséquent, dans la version ophite de la création de l’homme, le « Seigneur Dieu » qui est Ilda-Baoth, nous voyons qu’Ophis conseille au premier couple humain – la production matérielle d’Ilda-Baoth mais redevable à Sophia Achamoth de sa nature spirituelle – de manger du fruit défendu, bien qu’Ophis représente la Sagesse Divine ». (HPB – Isis dévoilée ; p.329)

 

Loin d’être encore un symbole de Sodome !

 

Ce qui peut cependant venir lorsqu’on suggère que dans l’Arbre de la connaissance du Bien et du Mal, dont le premier couple mangea du fruit, il y avait Lilith et Samaël ou les organes sexuels des Qlipoth*…

 

(* Ilda-Baoth s’est bien gardé de donner le sexe à l’homme sachant qu’avec, ce dernier pourrait se passer de son Créateur pour se perpétuer ; c’est plus logiquement sous l’influence et sur les conseils de Sophia Prunikos que l’homme s’est trouvé pourvu d’organes de la génération, et pour la concupiscence qui va avec, l’inspiration d’Apis ou Priape est évidente, qui est aussi Bacchus, Pan Mendès…)

 

Dans cette version, la première femme d’Adam n’est pas Lilith mais Sophia Achamoth (« Sophia est le prototype le plus élevé de la femme – la première Eve spirituelle » ; HPB – Isis dévoilée ; p.194) ; ne pouvant entrer dans le plan matériel sous peine de ne plus pouvoir remonter, son double inversé, c’est-à-dire trop chargé de matière, Sophia Prunikos sert de modèle « aux élémentaires » pour la création de la première femme faite de chair et d’os.

 

Telle la Perséphone grecque, Sophia Prunikos vient à fréquenter le plan des ténèbres, de la mort, ceci à certaines périodes précises de l’année étrangement en relation avec la constellation du Taureau (cité plus haut : « Sophia Prunikos est la divinité digne de la prostitution qui fréquente étourdiment avec peu de forces, les puissances élémentaires menaçant dans les domaines de la matière foncée. Dans son état de chute, la déesse devient « une écluse pour de vastes barattages de matière élémentaire »). Forcément, elle vient fréquenter des entités pouvant correspondre à celles nommées par ailleurs des Qlipoth. Et l’on sait que Lilith est une des reines de ce plan…

 

Lentement mais sûrement, le nom « Prunikos » tomba dans l’oubli et bientôt se substitua à lui l’une des « élémentaires » (plutôt une « élémentale » - NDA) à son service, ceci pour des raisons que l’on devine, Lilith.

 

Le fait que le serpent Ophis ait quelque lien avec les Bacchanales arrange beaucoup nos déductions. En effet, par cette liaison, il peut être légitimement assimilé à Bacchus, et donc à Apis ou Priapis… et Mendès. Au plus lubrique pareillement, Bel Zubb (Ba’al Zeboub). Ceci permet de déterminer qui sont les Bacchantes, d’où viennent-elles et à quoi servent-elles lorsqu’elles sont décrites « dominatrices, lascives, chargées de concupiscence ». Elles sont les « Servantes » (Harlot) qui œuvrent auprès du Serpent, qui est ici Bacchus (ailleurs Mendès, au plus phallique Bel Zubb…). Forcément alors une origine du mot « Bacchante » est à trouver dans la mystique des « Kabirs » (terme grec) ou Kerubim (équivalent hébreu) ou « Karouphim » (équivalent arabe), Djinn ou Djinn « sexualisé » les Shayatin (autre équivalent arabe). De « Kabir » (rvbc) ou « Kabar » (rbc) comme de « Kerub » (bvrk ou Mybrk) provient « Bakhar » ayant servi au nom « Bacchante », prouvant par là même l’ancienneté la plus lointaine au nom « Bacchus ».

 

Disposées de la même façon que pour le « Baphomet des 4 Liliths », on change seulement les termes pour trouver 4 Maîtresses Kabar. Dans le règne inférieur, on les considère comme des démones pour leur lascivité trop excessive. Or, n’oublions pas : Sophia Prunikos (la Concupiscence) « conseille son propre génie (Djinn) Ophis le serpent (Bacchus ou Mendès, Apis ou Priape) d’apporter à l’homme un mental évolué », par voie de conséquence, une sexualité correspondante. Ce que, logiquement, le premier couple et les nombreux suivants « rechignent » à utiliser, confère le récit de la Genèse d’après Platon dans le Banquet où « les hommes dépérissaient », s’ennuyaient, au point que « la race allait s’éteignant ».

 

C’est pourquoi la sexualité n’est pas seulement un principe de la génération (nature) mais inclut une dose majeure de concupiscence (culture), combattue par les ascétiques, vénérée par les tantristes et les hédonistes. Celle-ci est apportée par le moyen psychique et c’est l’œuvre des Bacchantes, ces Servantes (Harlot) qui forment le cortège de Bacchus. , autant Mendès ou Priape que Bel Zubb.

 

Pour éviter que « la race humaine s’éteigne » ou même « qu’elle s’ennuie », le Serpent Ophios (Bacchus ; autant Mendès ou Priape que Bel Zubb), toujours conseillé par Prunikos, engage dans l’action ses Servantes, ayant pour mission « d’empêcher tout homme de rester étranger à la chose sexuelle » et pour agir en toute puissance, de « pouvoir pénétrer sa nature intime » qui est son psychisme.

 

Pareillement au schéma du Baphomet des 4 Liliths, on trouve quatre Maîtresses Kabar (Bakhar) liées aux éléments. Tout simplement les Djinn ou Shayatin féminin sont des Liliths, et dans le temple secret, sont invoquées comme des « Kabar », terme signifiant généralement « toute puissance par le Feu » (mais aussi « prêtre » et « prêtresse » et la Bacchante en était une), « une démone phallique douée d’une réserve de force redoutable qu’il est même dangereux de déclencher à la manière d’un apprenti sorcier ». (Dictionnaire des symboles)

 

La Bacchante romaine décrite lascive incarne la « Kabar du stupre et de la lubricité », Servante (Harlot) du Serpent, qui est ici Bacchus, mais aussi Mendès, Apis, Priape et Bel Zubb.

 

On remarque encore que le nom « Ophis » est l’écriture opposée du nom « Sophia » et inversement, ce qui n’est pas souvent relevé par les spécialistes de ce genre d’étude. Et si « Sophia » permettait, par la méthode de conversion « At-Bach » de trouver le nom « Baphomet », c’est idem pour « Ophis » ; les deux noms sont contenus dans celui des mystères. En caractères sacrés, « ayfvw » pour « Sophia » s’inverse pour devenir « wyfva », pouvant se prononcer « Ophis ». Dans ce cas, « Sophia » ne signifie pas seulement « sagesse » mais « serpente » ou « la serpente », comme « Ophis » veut dire « serpent » en grec*.

 

(* On trouve alors un énième acronyme pour « Baphomet », en inversant quelque peu les syllabes pour aller dans un sens d’union, soit « ab - oph –> <-  met » : « Abraxas (le Dieu Suprême des Ophites ou le nom du Maître de toute force magnétique, l’Eros Grand Agent Magique ; ce peut être aussi un titre), Ophis le serpent et Mété qui est Sophia la serpente.)

 

Tout ceci dans le cas où les inventeurs du nom « Baphomet » ont utilisé la méthode de conversion kabbalistique « At-Bach ». Car les autres études suggérant que « Ophis » prend son origine de « Ob » (bva) est possible aussi. Alors, « Ophis » comme « Sophia » prennent le chiffre 319 et leur conversion ne forme plus le nom Baphomet.

 

L’enseignement ophite fait débuter le récit de la Genèse bien plus tôt dans le temps que celui que nous connaissons par la Bible. Il apparaît que la première femme d’Adam ne fut pas Lilith mais Sophia, qu’elle ne lui correspondait pas puisqu’elle était faite uniquement de matière subtile et absolument pas matérielle. Dans « Isis dévoilée » (p.194), HPB précise que « Sophia est le prototype le plus élevé de la femme – la première Eve spirituelle ». C’est elle la meilleure femme pour Adam, mais ne pouvant l’approcher, lui envoie sa représentation, pour partie seulement, dans le plan physique. Preuve en est que le nom « Eve » contient le serpent en lui : « Les noms de Heva (hvh), de Hivi ou Hivite (yvh), et celui de Lévi (yvl) ont tous la signification d’un serpent ». (HPB – Isis dévoilée – p.150)

 

Comme on trouve « Eve » signifiant la « mère de tous les vivants », le nom « Sophia » veut dire, dans l’enseignement ophite, la « mère de toutes choses », ce qui va bien avec le sens donné aujourd’hui encore par nombre de dictionnaires des prénoms au sujet de « Sophia », « celle par qui les choses arrivent ».

 

Nous citons : « Sophia (la Mère) donne naissance conjointement à Ophis et Sophia (encore une unité bi-sexuée) la sagesse mâle et femelle » : peut être le meilleur sens qu’on puisse donner au Baphomet ; d’où l’idée que l’emblème est d’origine ophite. 

Jacques Moritz 

 

 

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 17:55

1.       Le teinturier de la lune

 

« Le teinturier de la lune » présente Baphomet sous son aspect le plus hermétique et le plus complexe ; c’est la compréhension du mythe par les initiés, lourde en explications et finalement, ne participe pas vraiment pour la personne qui y cherche une compréhension pratique.

 

Le mot « alchimie » est arabe (alkimiya), formé de l’article arabe al et d’un substantif pré arabe dont l’étymologie est discutée, les uns le faisant venir de l’égyptien chemi (noir) ; la « terre noire », matière originelle de transmutation qui, par blanchiment ou jaunissement, devient argent et or, d’autres y voyant un dérivé de « fonte de métal ». Quoi qu’il en soit du mot, nul doute n’est possible sur l’opération vidée : c’est la fabrication de l’or et de l’argent (la transmutation des métaux) à partir de cuivre, de fer, de l’étain et du plomb, effectuée par trois procédés :

 

1.       teinture superficielle de métaux communs par une faible adjonction de métaux nobles (dorure et argenture)

2.       application d’un vernis imitant l’éclat de l’or ou de l’argent

3.       production d’alliages ayant l’aspect de l’or ou de l’argent

 

Dans la révélation d’Hermès Trismégiste, nous trouvons écrit :

« L’Egypte, riche en or, avait atteint un très haut rang dans la technique de fabrication des métaux précieux et pierres précieuses(…) Quand les artisans des temples doraient ou argentaient une statue ou un objet de culte, ou bien quand ils couvraient d’une teinture qui eût l’apparence de ces métaux, ils voulaient que le métal, la pierre ou l’étoffe « fissent », c’est à dire, parussent comme de l’or, de l’argent, une émeraude, de la pourpre. De là vient le mot « bapheus », « teintures », le verbe correspondant étant « plonger » : plonger le métal dans une teinture comme on y plonge l’étoffe qu’on veut teindre (…) Ainsi, la « technique des teintures » menait-elle, certaines doctrines aidant, à l’idée qui devait constituer plus tard, le principe fondamental de l’alchimie. »

 

Car l’alchimie mystique est la transmutation de l’Homme. Et si telle est la Volonté du RAYONNANT, le moyen, pour cela, en est donné au Maître Teinturier. Nous trouvons la phrase : « Le plomb se change en or, le hasard se dissipe quand, avec Dieu, je suis changé par Dieu en dieu. C’est le cœur qui se change en l’or le plus fin ; c’est Baphomet, qui est le Teinturier.

 

Les deux phases « solve et coagula » correspondent à celles du rythme universel : kalpa et pralâya, involution-évolution, tendances alternatives de tamas et sattvas. L’alchimie est l’extension et l’accélération de la génération naturelle ; c’est l’action proprement sexuelle du soufre sur le mercure qui donne naissance aux minerais dans la matrice terrestre ;  mais la transmutation s’y effectue aussi ; la terre est un creuset où, lentement, les minerais mûrissent, où le bronze devient or.

 

Ces recherches au sujet du « teinturier de la lune » nous mènent, comme par hasard, à Mendès, en –200 environ avant Jésus Christ, où un certain Bolos nous conte l’histoire des teinturiers. Nous apprenons, qu’à Mendès (dans le Delta), il existait un « bon nombre de pratiques artisanales des ateliers sacerdotaux, fabriquant de l’or et travaillaient au nom des Temples ». En voici quelques extraits :

 

« … N’en donnons qu’un recueil de présages pour chaque jour du mois lunaire, appelé lunarium. Nous avons composé ce lunarium en unissant deux opuscules(…) Tout d’abord, toute opération de teinture comporte quatre étapes, le minerai tournant d’abord au noir, puis au blanc, puis au jaune, enfin au rouge.(…)

 

Tout métal noble se tire d’un premier métal commun, le plomb. Pour devenir argent ou or, le plomb doit revêtir une autre couleur, être « teint » (…) Davantage, le plomb, lorsqu’il passe à l’état fluide, noircit : en sorte que cette couleur noire du métal peut être dite la « matière première ». C’est à partir du « noir premier » que se font toutes les synthèses (…) Puis, c’est la « loi de sympathie » qui succède à l’idée de matière première : l’union de deux principes constitue le canon de l’alchimie (…) Voilà comment s’explicite, dans la pratique elle-même, l’axiome : « une nature est charmée par une autre nature, une nature vainc une autre nature, une nature domine une autre nature. » (…) Matière première, affinité, transmutation, grâce aux affinités, à partir d’un état premier, forment un tout si bien lié qu’il est impossible de les disjoindre (…)

 

Le texte de l’anépigraphe est d’un hermétisme quasi absolu ; néanmoins, il combine l’argent et la lune au point d’en faire quasiment deux synonymes. « Il s’agit manifestement d’une opération par laquelle un corps A « nature de la magnésie », en L « notre argent », devient de l’argent. Le procédé semble double. D’une part, ce corps subit une cuisson au cours de laquelle il se réduit ; d’autre part, on lui applique un « efflux d’argent », ce qui veut dire qu’au premier métal, on ajoute de l’argent fondu. Toute cette opération est décrite dans un langage allégorique où l’on joue, de fait, sur des mots, à la fois « lune » et « argent ».

 

Voici même le mode d’emploi pour fabriquer de l’argent : « Ayant pris du cuivre déjà travaillé, et réduit en longues feuilles par le travail, plonge dans l’acide tinctorial et dans l’alun et laisse tremper trois jours. A partir de ce moment-là, fais fondre, moyennant une adjonction, pour 1 mine de cuivre, de 6 drachmes de Chios, de sel de Cappadoce et d’alun schisteux. Fonds avec expérience, et cela deviendra du vrai argent. Ajoute du bon argent, pur et éprouvé, pas plus de 20 drachmes, cela conservera tout le mélange et le rendra ineffaçable. »

 

Et Zosime dit dans le livre « Selon l’énergie » : « Que mes paroles soient vraies, j’en prends à témoin Thoth qui déclare : Va vers Achaab le laboureur, et apprends que celui qui sème du blé fait naître du blé. Tout de même, t’ai-je dit, moi aussi, que les substances sont teintes par les substances, comme c’est écrit : quant à la teinture, elle ne se divise qu’en ces deux espèces, le corps et l’incorporel. L’art se borne à ces deux espèces. »

 

A propos de la lune, il est encore écrit : « Dès l’antiquité la plus haute, Thoth fut identifié au dieu Lune, Io, adoré en Haute et Basse Egypte : c’est peut-être en vertu de cette assimilation à la Lune que Thoth fut considéré comme l’inventeur de la chronographie : il supputait les jours, les mois, les années, il mesurait le temps, bien plus, il déterminait, pour chaque homme, la durée de son existence et ainsi, faisait déjà figure de maître du destin (…) Tout naturellement, on fit de Lui l’inventeur de l’écriture et, par suite, de toutes les branches de science et d’arts qui dépendent de l’écriture et sont attachées aux temples : la magie, la médecine, l’astronomie, l’astrologie, la théosophie, l’alchimie. »

 

Étrange similitude des termes employés pour parler du Dieu Thoth et ceux qui décrivent et définissent le Baphomet, à tête de Janus et triple tête : « Thoth, le « deux fois grand », Trismégiste, le « trois fois grand », le Grand Dieu Souverain, créateur du Bien et cœur d’Amon-Rhâ, gorge du Dieu dont le Nom est caché, Seigneur du Temps, Roi des années, Scribe des annales de l’Ennéade, Lui qui repose sur la vérité. Ce qui jaillit de son cœur a aussitôt existence ; ce qu’Il a prononcé subsiste pour l’éternité. »

 

(…)…En effet, le Noûs (pneuma, l’Esprit), notre Dieu déclare : « Le Double de Dieu, qui peut tout et devient tout ce qu’il veut, se montre comme il le veut à chacun. Et jusqu’à ce jour, et jusqu’à la fin du monde, en secret et à découvert, Il vient à ceux qui s’éveillent à Lui et communique avec eux, leur conseillant, en secret et par le moyen de leur intellect, de se séparer de leur « compréhension rationnelle », qui les aveugle et qui jalouse l’homme spirituel et lumineux. »

 

« L’analyse des bêtes, les pierres et les plantes, nous confirme que certaines d’entre elles (le bouc, par exemple) sont considérées comme « porteuses de force mystérieuses », chargées, à ce titre, de guérir toutes douleurs et maladies et d’assurer à l’homme richesse, bonheur, honneurs et pouvoir magique. »

 

L’interprétation alchimique utilise les symboles de son langage propre comme des clés pour ouvrir le sens caché des contes, des légendes et des mythes, dans lesquels elle discerne le drame des perpétuelles transformations de l’âme et le destin de la création. Là encore, l’iconographie du bouc est utilisée à des fins symboliques particulières.

 

Le « Bouc Mystique », le « Teinturier de la Lune » opère l’œuvre de transmutation, de « transformation intérieure » de l’Homme, à partir des quatre opérations suivantes :

 

1-    La purification de l’être, sa dissolution jusqu’à ce qu’il n’en reste que l’être universel, une nouvelle solidification sous l’empire de l’être le plus pur, prince de lumière.

2-       La volatilisation ou sublimation extatique, afin de vivre ses désirs pour obtenir la paix de l’esprit.

3-       La distillation, c’est à dire l’union des opposés, la coexistence pacifique des contraires, l’unio mystica.

4-       L’extase, qui correspond à l’or, couleur du soleil, plénitude de l’être, chaleur et lumière.

 

Cette initiation mystique se résume dans la formule « solve et coagula » que je traduirai par « dissolution et régénération ». L’adaptation du « processus de transformation évolutive de la matière » au processus de « transformation intérieure de l’homme » devient ainsi, une évidence.

 

L’expérience s’adapte à l’Homme et elle lui est hautement bénéfique, c’est peut être même son but sur la terre. Il y a toujours deux tendances qui se créent à partir de ce genre d’initiations : la tendance qui consiste à intégrer l’aspect sexuel dans les épreuves initiatives, et la tendance inverse, celle qui consiste à nier tout rapprochement avec le sexe, jugeant ces pratiques grossières, vulgaires et impures. Sans doute, les initiés de cette deuxième tendance n’ont jamais cru que l’évolution spirituelle pouvaient passer par « un moment de plaisir », et que la débauche ne permet pas à l’esprit de trouver la paix pour « monter au ciel ».

 

La pensée dionysiaque conforte la première tendance : « Le propre de la purification est de porter à son comble ce dont il faut délivrer l’âme.(…) Je Suis le dieu de la suppression des interdits et des tabous, le dieu des défoulements et de l’exubérance. Chacun de Mes fervents disciples aspire à sortir de sa personne par l’extase et, dans les transports de l’enthousiasme, à se mettre en unio mystica avec Moi. Ainsi, l’Esprit est uni au divin et devient plus réel que le corps lui-même. »

 

Cette conception tantrique, hédoniste de surcroît, trouve, dans L’Egypte décadente, des « oreilles intéressées » : de parfaits initiés ouvrent des « petits temples » et s’inspirent des légendes, fables, contes et mythologies voisines pour créer le culte du dieu-bouc. Sans doute auront-ils puisé dans la science du dieu Amon-Rhâ, Grand Dieu à la tête de Bélier, dont la capitale est Thèbes, et dont la science mystique, est la plus géniale qui soit. L’adjoint du bélier, ne serait-il pas le bouc ? L’encyclopédie des symboles rapporte ceci : « … Le récit d’Hérodote sur le culte sexuel du dieu-bouc dans la ville de Mendès en Egypte avait contribué, très tôt, à donner cette image négative du bouc. Les chroniqueurs grecs associent en effet, le bouc sacré de Mendès, au dieu Pan ; mais il pouvait s’agir, à l’origine, d’un bélier (Amon-Rhâ ?). Le récit raconte, comment au cours des rituels, les femmes de la ville avaient des relations sexuelles avec l’animal sacré (d’autres textes expliquent des pratiques licencieuses et libertines commises entre des femmes illégitimes et des hommes, vêtues de peaux de bête et portant des cornes de bouc sur la tête, ce qui est plus sensé et moins volontairement médisant).

 

Par Sorath - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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