Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 14:28

arbre qlipoth inverséConsécration personnelle (à réciter 4X)

 

Des chemins passant au-dessus de moi

Me conduisent vers le Monde de Qliphoth.

Je porte la Ceinture d’un démon et la Couronne d’un démon.

J’avance et je fais régner l’ordre à Sodome.

J’ouvre les portes menant vers Qliphoth.

Voici que je fais surgir les eaux et que j’y établis mon Trône.

Je parcours la Vallée du Grand Lac

Car j’ai fait de mes ennemis triompher Mendès*.

Je suis un démon comme vous autres, ô démons !

Sachez, Esprits infernaux !

Le Maître de la Mort Lui-même me protège !

En vérité, je marche comme vous marchez ;

Comme vous, je reste, debout ou assis, à mon gré ;

Et l’empire sur le verbe de puissance, je le possède,

Comme vous le possédez,

Devant le Grand Démon, Prince des Ténèbres.  

 

(* qui est aussi Osiris, ou Pan, Bacchus, Priape, Apis)

 

Consécration de tous les objets, de tout le matériel servant et utilisé durant la cérémonie :

 

O vous, armes magiques, écoutez-moi !

Si je suis convoqué,

Si je suis condamné à exécuter des travaux de toute sorte

Que l’on fait faire aux Esprits des morts dans l’Au-delà

Sachez donc, ô armes magiques :

Puisque vous possédez à présent des outils,

Obéissez à l’homme dans son besoin !

Sachez que c’est vous qui serez condamnés

A ma place par les surveillants dans les ténèbres des Enfers : 

A ensemencer les champs,

A remplir d’eau les canaux,

A transporter du sable

De l’Est vers l’Ouest

Maintenant, attendez mes ordres.

 

2ème consécration personnelle

 

Récitez mentalement et avec concentration ce mantra 18 fois :

 

Ôm hem rîm klîm ciamunda e vicce

 

Consécration d’Osiris ; 4X :

 

Debout, pieds joints, les bras en croix, dire :

Le meurtre d’Osiris, Osiris assassiné

 

Puis lever le bras droit vers le haut – perpendiculairement au sol – et gardez le gauche horizontalement, dire :

Le deuil d’Isis

 

Lever les 2 bras – au-dessus de la tête – formant un angle de 60° :

Typhon Seth

 

Puis ajouter :

Sauvé par Thoth

 

Croiser les bras sur la poitrine, dire :

La résurrection d’Osiris, Osiris ressuscité

INRI

Lux

IAO

Messe Noire de Lilith (I)

yoni-single-shakti-heith-leviathan.jpgLa Messe Noire de Lilith peut être célébrée seul(e) ou en assemblée.

 

[Lorsque tout le monde est rassemblé, le gong est sonné et le célébrant, précédé du diacre et du sous-diacre, entre et s’approche de l’autel. Ils s’arrêtent près de l’autel, le diacre se place à la gauche du célébrant, le sous-diacre à sa droite. Tous les trois s’inclinent devant l’autel. Commence alors le rituel qui suit.]

 

Célébrant face au Baphomet :

 

Hekas Hekas, Este Bebeloï !

Hors d’ici, profane !

 

Puis :

 

In nomine Magni Dei Nostri Satanas. Introibo ad altare Domini Inferi.

 

A ton Nom glorieux, Archidémone Lilith ; entre dans ton Autel, Maîtresse des Enfers…

 

Gloire à toi Lilith Maîtresse du monde, Maîtresse des enfers ; Gloire à tes séides et ministres ; Nous sommes tes serviteurs ; donne-nous Ta force et Ton pouvoir de malheur ».

 

Ad eum qui laetificat meum.

Ta présence vient me réjouir.

Viens à notre secours, apporte-nous protection, Maîtresse des Enfers.

 

Devant la redoutable et lascive Démone des Ténèbres, et en présence de tous les démons terrifiants de l’Enfer, et de cette compagnie rassemblée, je reconnais et confesse mon erreur passée, je viens me soumettre devant la puissance de ta luxure.

Renonçant aux allégeances passées, je proclame de T’honorer en toutes choses, sans réserve, désirant en retour ton assistance variée dans l’achèvement plein de succès de mes efforts et de mes désirs. J’en appelle à toi, mon Frère, pour en témoigner et agir de même.

 

Bis repetita :

Devant la redoutable et lascive Démone des Ténèbres, et en présence de tous les démons terrifiants de l’Enfer, et de cette compagnie rassemblée, je reconnais et confesse mon erreur passée, je viens me soumettre devant la puissance de ta luxure.

Renonçant aux allégeances passées, je proclame de T’honorer en toutes choses, sans réserve, désirant en retour ton assistance variée dans l’achèvement plein de succès de mes efforts et de mes désirs. J’en appelle à toi, mon Frère, pour en témoigner et agir de même.

 

lilith-logo-generique.jpgCélébrant :

Domina Lilith, tu conversus vivicabis nos.

Maîtresse Lilith, tu retournes nos sens et nous vivifies…

 

Et plebs tua laetabitur in te.

Et la foule te rend gloire…

 

Ostende nobis, Domina Lilith, potentiam tuam.

Voici tel que je me présente fièrement devant Toi, Maîtresse des Enfers, toi la Redoutable…

Et beneficium tuum de nobis.

Les bienfaits sont tiens, à ton honneur.

 

Gloria Dea, Domina Inferi, et in terra vita hominibus fortibus. Laudamus te, benedicimus te, adoramus te, glorificamus te, gratias agimus tibi propter magnam potentiam tuam : Domina Lilith, Regina Infera, Imperatrix omnipotens.

 

Gloire à Toi, Maîtresse des Enfers, et à la vie sur Terre que tu fortifies. Louanges à Toi, faveurs à Toi, que nous adorons, glorifions, grâce à ton action proche de moi : Grande Lilith, Reine infernale, Impératrice omnipotente.

 

Car voici tes propres paroles : « Que mes serviteurs soient peu et secrets ; ils règneront sur la multitude et le connu. Car les élus seront peu nombreux. Maintenant, saurez-vous que le prêtre et apôtre élu est la Bête ; et en sa femme appelée la Femme Ecarlate est tout pouvoir donné ».

Offertoire

[Le calice et l’assiette, sur laquelle repose (un phallus ou l’image d’un phallus ou le représentant), sont découverts par le célébrant. Il prend l’assiette à deux mains, la lève à la hauteur de sa poitrine dans une attitude d’offrande devant Baphomet, et récite les mots de l’offertoire.]

 

mn f nue jackCélébrant :

A nous tu offres, Maîtresse Lilith, le phallus satanique, porteur des effluves de la Bête, emblème de la luxure, que je présente majestueusement à Ta vue, pour notre utilité et notre félicité, notre plaisir. Amen.

 

[Tenant toujours le phallus satanique levé en direction du Baphomet, le célébrant ajoute :]

 

Ceci est Ton Sceptre, le Sceptre de ta puissance, parce que tu es une Reine, parce que tu es la Reine, voici l’expression même de ta force redoutable, livrée pour nous.  

 

[Prenant le calice en mains, il le soulève de la même manière, et récite :]

 

A nous tu offres, Infernale Lilith, le calice de Ta volupté charnelle, de ta puissance luxurieuse et de ta force magnétique que je présente majestueusement à Ta vue, pour notre utilité et notre félicité, notre plaisir. Amen.

 

Ceci est Ton Sang, le Sang de Ta Puissance lascive.

 

[Il repose le calice sur l’autel et ensuite, les mains tendues, les paumes vers le sol, il récite ce qui suit :]

 

Célébrant :

Viens, Ô Puissante Démone des Ténèbres, et vois favorablement ce sacrifice que j’ai préparé (nous avons préparé) en Ton Nom.

 

[L’encensoir et l’encens sont mis en avant et le célébrant saupoudre trois fois l’encens sur le charbon brûlant tout en récitant ce qui suit :]

 

Célébrant :

Incensum istud ascendat ad te, Domina Infera, et descendat super nos beneficium tuum.

Enflamme ce qui vient s’élever au-dessus de Toi, Maîtresse des Enfers, et fais descendre au-dessus de nous tes faveurs bénéfiques.

 

[Le célébrant prend ensuite l’encensoir et parfume l’autel et les dons. D’abord il parfume le calice et le phallus, en trois mouvements allant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, après quoi il s’incline. Puis il lève trois fois le calice vers Baphomet (ou la croix renversée), et s’incline à nouveau. Puis il encense le haut de l’autel, puis les côtés, si possible en décrivant des cercles autour de l’autel.]

 

mn f nue4Célébrant :

Dominus Inferus vobiscum. Et cum tuo. Sursum corda.

De bas en haut…

 

Dignum et Justum est.

 

[Le célébrant lève alors ses bras, les paumes vers le sol, puis s’incline et dit :]

 

Salve ! Salve ! Salve !

[Le gong est frappé trois fois]

 

Célébrant :

Ainsi, Ô redoutable et lascive Maîtresse des Ténèbres Lilith, je T’implore (nous T’implorons) pour que tu reçoives et acceptes ce sacrifice (que cette assemblée T’offre), sur laquelle Tu as posé ta marque, puisses-Tu me (nous) faire prospérer toute ma (notre) vie, sous Ta protection. De concert, cette nuit, je Te demande ton aide infaillible ainsi qu’aux tiens convoqués maintenant. (ici est mentionné le but précis pour lequel la messe est célébrée.)

Dans l’unité de cette confrérie impie, nous Te prions et T’honorons Lilith diabolique ainsi que les tiens démons compagnons (on cite les noms des démons convoqués à la cérémonie) Satan, Asmodée, Samaël, Belphégor, Astaroth, Belzébuth, Mammon, Léviathan, Béhémoth… et tous les innomés et les informes, les hôtes puissants et les innombrables de l’Enfer, ceux qui peuvent nous aider à renforcer nos esprits, notre corps et notre volonté.

 

[Le célébrant étend ses mains, paumes vers le sol, au-dessus des offrandes situées sur l’autel, et récite :]

 

[Le gong sonne]

 

Célébrant :

Shemhamforash !

 

Frère éclaireur, nous demandons une bénédiction.

 

[Le sous-diacre prend le phallus satanique et le pointe en direction de chacun des points cardinaux disant :] 

(Face au Sud) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la vie.

(Face à l’Est) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la vie.

(Face au Nord) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la vie.

(Face à l’Ouest) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la vie.

 

yoni-single-fond-hypno-shakti-nom-fond-noir.jpgCélébrant :

Poussés par les préceptes de la terre et les penchants de la chair, nous avons l’audace de dire :

 

Notre Mère qui est en Enfer,

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne de luxure vienne,

Que ta volonté soit faite

Sur la Terre comme en Enfer.

Accorde-nous aujourd’hui tes indulgences.

Pardonne-nous nos abstinences comme nous te dévouons nos sacrifices.

Soumets-nous à ta luxure et ne nous délivre pas de ton mal.

Car tu es le Royaume et le Pouvoir et la Gloire pour toujours.

 

Je te salue Lilith, pleine d’outrage,

Mère des Lilis et Lilin, des élus qui sont tes esclaves,

Le Bouc est avec toi.

Tu es bénie entre toutes les démones,

Et Taniniver* le fruit de tes entrailles.

Sainte Lilith, Reine de Sodome,

Maudissez nos âmes errantes,

Maintenant et jusqu’à l’heure de notre mort.

Aum.

 

Shemhamforash !

 

[Prenant le calice, il s’incline sur lui, et lui murmure les mots suivants :]

 

Célébrant :

Hic est calix voluptatis carnis.

Voici le calice de la volupté charnelle.

 

Par la puissance du Diable, du Grand Satan ! Et de Lilith ! Grande amie, toi Maîtresse de toute luxure, toi qui apportes les plaisirs à tous, toi à qui l’on doit le Soleil de nos nuits et de nos lilith-over-blog.jpgjours de tristesse, toi qui répartit la jouissance sur toutes et tous ! Gardienne de nos sens et de nos ébats les plus fous, toi qui nous accorde le repos lorsque nous t’avons honorée, toi qui réveille nos désirs quand ils sont assoupis et dissipe notre peine en allégeant le fardeau de notre vie, toi qui contient l’éternel chaos de la volupté, le vent, la pluie et la tempête de nos émois, qui déchaîne nos sens et obscurcit notre esprit au point de nous faire oublier nos chagrins, pour nous rendre la plénitude de la joie !

Lilith, fidèle gardienne de toute joie, de tout bonheur dans notre cœur, notre corps et notre esprit, toi vers qui nous nous envolons lorsque la jouissance nous étreint et qui sait nous ramener apaisés à notre point de départ, avec raison, nous te nommons notre grande amie. Tu es notre source de force, tu es notre éternelle jeunesse. (hommes) Fais que les femmes soient désirables, ne connaissent ni la crainte, ni le sentiment de culpabilité en se donnant aux hommes. (femmes) Fais que les hommes n’épuisent jamais leur force et que leur virilité offre avec générosité et abondance la rosée que nous sommes en droit d’attendre.

Lilith, notre bienveillante amie, accorde nous les joies de la jouissance aussi souvent que nous le pourrons, protège notre couche, donne nous celui ou celle qui saura combler notre plaisir et nos fantasmes ! Envoie tes démons de la perversion et des plaisirs de la chair jusqu’à nous ! Toujours nous te rendrons grâce de tes bienfaits en nous complaisant dans les délices du sexe !

Daigne apparaître dans ta splendide nudité, avec ton éblouissante sensualité ! Si tu refuses à te montrer, que tes caresses soient assez précises pour nous prouver ta présence, nous nous réfugions sous ton ombre protectrice, dans la joie, la luxure et l’intense fornication ! »

 

Ave Lilith !

 

[Cette incantation est aussi bien valable pour un homme que pour une femme. Si le but est de désirer une personne qui ne s’intéresse pas à vous, ce rituel devra être répété 9 soirs de suite à heure fixe, il serait très étonnant qu’au 9ème jour, vous n’obteniez pas satisfaction !]

 

lilith2-version-overblog.jpgLe célébrant :

Lève-toi et appelle les Os ! Les os qui vivent sur le Trône !

Viens le démon des morts…

 

[Les Slaves nomment le démon des morts du nom de Kashchei]

 

Slava, Slava yevo silye ! Slava !

Kashchei ! Kashchei ! Homme immortel de folie ! Slava Tchortu !

 

Les participants :

Kashchei ! Kashchei ! Slava Tchortu !

 

Le célébrant :

Invoque la déesse dansante, avec Pschent en flammes. Ses désirs ardents ne connaissent aucune limite. Voici Sa nuit pour charmer les foules qui attendent le jugement de ta luxure ! Morena Lilith ! Morena Lilith ! Morena Lilith !

Vyelikaya Mats ! Moch eta nasha !

 

(« Morena » tire la même racine que le mot « cauquemare » pour « cauchemar » ; en référence au vampire d’aspect féminin ; le commencement de la Messe Noire voyait adorer Lilith sous l’angle de Vénus, puis de la Lune Noire, du Soleil et de Mercure, à présent, incluant la mort, entre en scène Saturne.)

 

(La congrégation fait une metanea (brève révérence, la main droite baissée), puis se tient debout. Le prêtre s’avance vers l’autel* (femme nue) et dépose un baiser sur son corps, puis se recule et se place devant l’encensoir. L’acolyte le lui présente, il parfume d’abord l’autel, puis la congrégation. Puis il rend l’encensoir à l’acolyte et poursuit son invocation :)

 

(* Il peut s’agir d’une figure symbolique (Baphomet, croix inversée, symbole de Vénus ou de la Lune Noire, ou d’une image érotique, pornographique auquel le célébrant aura ajouté les signes ostentatoires de la démone. Comme le précise Clément d’Alexandrie dans son « Protreptique » : Voilà les modèles de votre sensualité, voilà la science divine de l’impudeur forcenée, voilà les leçons de ces dieux, qui pratiquent avec vous la débauche ! Vous avez encore d’autres images du même genre : de petits dieux Pans, des jeunes filles nues, des satyres ivres, des phallus en érection, que vos peintures exhibent sans voiles et que leur lubricité condamne. Aujourd’hui, vous ne rougissez pas de contempler sans vous cacher et en public des peintures qui représentent les postures les plus impudiques ; bien plus, vous les gardez suspendues en ex-voto, comme naturellement vous le faites pour les images de vos dieux ; vous consacrez ainsi chez vous des stèles d’impudeur, y représentant aussi bien les postures de Philainis (une courtisane qui avait composé des ouvrages pornographiques, nous apprend Athénée VIII, 335B) que les exploits d’Héraclès ».)

 

sceau-lilith-lune-noire2.jpgLe célébrant :

Sors de la gorge de la nuit et viens ! Vole avec tes ailes de cuir et élance-toi par-dessus le sommet de la montagne. Répands ton ombre sur la Terre en réponse à notre appel !

 

Morena ! Vlastye vyéch naya !

 

[Le prêtre reçoit le calice, le place devant l’autel, le parfume, et le bénit avec la mûdra de la flamme (mains croisées au bout des doigts, vers le haut). Il lève le calice en l’honneur de l’autel, puis le vide. Il peut s’agir d’un vin capiteux, parfois d’un champagne, le plus possible d’un goût fin et délicieux.]

 

Le célébrant :

Souvenez-vous des chercheurs de joie, qui ont périr aux mains de la vertu artificielle et perfide, nous, Tes frères, désirons ardemment : la domination sur les campagnes grouillantes sous le ciel assombri, sur la mer détrempée !

 

La redoutable Maîtresse des enfers donne le pouvoir !

 

L’autoglorification

 

SM-2-t-tes-trafiqu-4-copie-1.jpg Le célébrant :

 Une fois, j’ai volé sur un grand vent, à travers les cieux opalescents, jusqu’à l’endroit brillant de mes désirs. J’ai pénétré les mondes cachés sous les cratères, dans les vastes steppes. Là, sous les foules serviles, au milieu du fifre virevoltant et des timbales fracassantes, les joies de la vie sont à mon goût. Là, devant les lascivités des démones, je vis une vie de luxure à me prélasser seul dans la paresse gratuite, dans les salles cramoisies de débauche… car je suis un homme sauvage !

 

Soudain, on m’emmène et je sens le jugement de mon double achèvement. Mon esprit est élevé par l’illumination de Ta création ! Mes pieds sont comme la base de la montagne, stables dans la maison de la joie. Mes yeux sont comme un pinacle qui voit les foules éparpillées de fous qui cherchent à l’aveuglette les choses célestes, qui s’inclinent et grattent des dieux blafards et cireux, la progéniture des hommes à l’esprit superficiel, renonçant à la vie terrestre tout en se glissant dans leur tombe.

 

[Le célébrant tenant le Mullos dans sa main gauche :]

 

sigil-Lilith.jpg Je suis le tentateur de la vie qui se cache dans chaque bête et dans chaque ventre. Une caverne vibrante, torpide, chargée de nectar, avec l’attrait des plus fins plaisirs.

 

[Le célébrant prenant le Phallus dans sa main gauche :]

 

Je suis une verge dynamique avec une tête d’acier, attirant vers moi des myriades de nymphes, tumescentes de désir !

 

[Le célébrant accouplant le Phallus au Mullos :]

 

Je suis une joie charnelle luxuriante, un agent porté par le mouvement fou de l’extase !

 

A travers la glace déchiquetée, mon père lorgne avec des yeux caverneux, sous la sphère de la Terre qui est ma mère, humide et fertile putain de délices barbares !

 

Mon corps est un temple, où demeurent tous les démons. Je suis un panthéon de chair !

 

[Le célébrant dépose le Phallus accouplé au Mullos entre les cuisses de l’autel. Il fait une metanea.]

 

sceau-leviathan-lilith.jpgLa grande litanie du Désir

 

Le célébrant :

Entends-nous alors que nous invoquons Ta bénédiction :

Dans les plaisirs de la chair et la tranquillité de l’esprit…

 

Soutiens-nous, Maîtresse sombre !

 

Avec une franche convoitise, désirant tout ce qui peut être maintenu dans la dignité et la grâce…

 

Soutiens-nous, Maîtresse sombre !

 

Pour le temps libre à la poursuite de son propre plaisir, durant lequel nous nous abstenons de parler de la vile nécessité…

 

Soutiens-nous, Seigneur sombre !

 

Car Tu es une redoutable Maîtresse, Démone Archidémone, Ô Lilith, et en Toi tout est pouvoir, obsession et fascination, domination et damnation. Tu es orgiaque, dépravée, débauchée, lascive et souillée, mais vierge encore et toujours ; tentatrice et provocante, connaissant l’alpha et l’oméga des chemins du désir, maudite et rebelle, indomptable et indomptée, exigeante et infatigable, supérieure et dominatrice, tu aimes les esclaves car telle est ta devise : « Seul celui qui s’humilie sera élevé ». Que nos visions brillantes soient transformées en réalité, que nos œuvres persistent. Car nous sommes des esprits semblables, des démons frères, des enfants de la joie terrestre, qui proclamons d’une seule voix :

Ainsi soit-il ! Maîtresse Lilith !

 

(Le prêtre lève les mains, doigts écartés :)

 

sceau-lilith-lune-noire.jpgLe célébrant :

Lève-toi, invoque les Noms Blasphématoires

Le Seigneur de Sodome, le Dieu de Caïn

Le Plaisir de la Chair pour l’éternité !

Ogon ! Ty Tchortu Ogonyok ! Razgoraisa Poskorei !

 

[Le célébrant reprend au moins une fois depuis l’Exaltation ; peut s’autoriser pour l’effort une deuxième coupe du même breuvage.]

 

[Le célébrant, clôturant la Messe Noire, pointe le phallus satanique vers le symbole de Baphomet et dit :]

 

Le célébrant :

N’oublie pas ce qui fut, ce qui sera !

Chair sans péché, monde sans fin !

 

(Le prêtre clôt la cérémonie, non sans remercier les démons invoqués ayant participé à la Messe Noire, se signe d’un Agla-Malkuth-Va-Gedulah-Va Geburah, remercie les esprits infernaux des 4 points cardinaux, fait 3 signes de croix inversés sur l’autel afin de finir la cérémonie.

Pour rendre profanes les objets ayant été consacrés pour servir à la Messe Noire, récitez la phrase suivante :

« Je vous exècre, armes magiques, je vous réduis à votre matière première, je vous rends au monde profane. Qu’il en soit ainsi ». )   

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 15:30

bacchante.jpgLes mœurs luxurieuses des filles et femmes romaines, même lorsqu’elles concernent le domaine mondain, ne manquent pas d’inclure dans leurs raisons d’exécution des références mystiques et mythologiques, ce qui prouve à quel point les temps antiques faisaient vivre en parfaite adéquation la croyance religieuse d’alors avec les us et coutumes. L’un ne s’échappait pas de l’autre et inversement ; mieux, l’un concourait à justifier l’action de l’autre.

 

Pour exemple, ce cauchemar de la jeune Octavia, qui, rêvant de son futur époux, voit Priape Lui-même :

 

« Tullia : Raconte-moi ce cauchemar, si tu veux bien.

carmella-bing-et-bouc-et-baphomet.jpgOctavia : Je vois Caviceo métamorphosé en une horrible bête, on ne peut plus semblable aux satyres que nous voyons peints sur les tableaux et bien dissemblable à lui-même. Tout son corps était hérissé de poils. Au haut de la tête se dressaient, de chaque côté du front, deux cornes de bouc ; le sommet se terminait en pointe aiguë ; mais les oreilles, le front, les yeux, le nez, tout le visage était bien celui de Caviceo. Il me menaçait d’un épieu deux fois plus gros que ne l’est celui du Priape sculpté sous les statues de Vénus ; le reste du corps finissait en bouc. Il se ruait sur moi, voulait me prendre de satyre et femmeforce, appliquait sa bouche sur la mienne. Que te dirai-je de plus ? Un spectacle si nouveau me frappa d’épouvante ; ce que cela me présage de malheurs… »

 

Pareillement, la même débutante en amour se sent infiltrée par des esprits mondains d’aspect féminin et qui la tentent aux choses de l’amour physique :

  

« Octavia : Pourquoi les Muses, de leur feu, nous embrasent pareillement, et nous excitent aux grandes et louables passions, pourquoi dit-on qu’elles corrompent nos âmes ? »

 

messaline2.jpgPour éviter aux femmes de s’adonner au libertinage jusqu’à l’infidélité, un rituel proposé par certains temples seulement imposait à leurs fidèles féminines une séance de flagellation. D’où que bien des femmes préféraient finalement les agréments du dieu Priape. Mais, paradoxalement à l’effet voulu, la fessée possédait des propriétés qui conduisaient à l’inverse de sa raison d’être première qui était la vertu seulement :

 

« J’ai entendu parler du marquis Alphonse, que les verges excitent au combat amoureux ; sans cela, il serait inerte et impuissant. Il se fait flageller les fesses à coups de verges ; on les lui administre vigoureusement ; cependant, sa femme est là, couchée sur le lit, pendant qu’on le fouette ; il est heureux, et plus les coups sont violents, plus la tension est véhémente. Lorsqu’il voit ses armes bien préparées, il prend avec sa femme les jouissances de Vénus ».

 

priape12 priapéeLes femmes gardaient en lieu sûr un Phallus, en cuir, en bois, ou dans des matériaux bien plus nobles, comme l’or. Elles en faisaient un usage intime mais le plus souvent comme une pratique dévotionnelle pour leur dieu.

 

« Tullia à Octavia : Ma divine Cypris, je n’ai rien mis en usage qui eût pu faire le moindre tort à ton intégrité, qui m’eût aidée à fracturer cette petite porte-là, à cueillir la fleur de ta virginité.

Octavia : Comment cela t’eût-il été possible ?

Tullia : Les Milésiennes se fabriquaient en cuir des simulacres longs de huit pouces et pompei4 gros à proportion. Aristophane nous apprend que les femmes de son temps avaient coutume de s’en servir. Aujourd’hui même encore, chez les Italiennes, les Espagnoles surtout, et même chez les Asiatiques de notre sexe, cet instrument tient la place d’honneur dans la toilette féminine ; c’est le meuble le plus précieux ; il coûte fort cher ».

 

Cette initiatrice Tullia vient à exposer les différents noms du sexe féminin :

 

« Cymba, navis, concha, saltus, clitorium, porta, ostium, portus, interfemineum, lanuvium, virginal, vagina, facandrum, vomer, ager, sulcus, larva, annulus, tels sont les noms que les Latins donnent au pubis.

Quant à l’autre partie plus intime, les Latins l’appellent vulva, cunnus, fica, potta ; « vulva », c’est comme une valve ; « cunnus » rappelle l’idée du coin que l’on fascinum6enfonce ; parce qu’il faut déployer une grande vigueur dans les premiers assauts.

Ce mot « cunnus* » signifie « avoir de l’intelligence » comme « mentula » qui tire son nom de « mens » : assurément, de même que la mentule se gouverne par elle-même, comme si elle était douée d’une volonté propre et qu’elle n’obéit que fort peu à la volonté dont le siège est dans la tête, de même aussi l’autre organe agit, comprend par lui-même et soulève, contre les lois de la raison, des rébellions qui peuvent seules apaiser, non les facultés mentales, mais celles de la mentule ».

 

(* Le sexe féminin étant nommé chez les Latins « cunnus », nous saisissons mieux le paragraphe suivant écrit par Jacques-Antoine Dulaure, en rapport de certaines mœurs du moyen âge : « Il faut parler de ce droit odieux qui, pendant plusieurs siècles, a subsisté en France et dans d’autres états, par lequel les seigneurs séculiers messaline gouineet ecclésiastiques enlevaient aux époux les prémices du mariage, et venaient, par leur présence impure, souillaient la couche nuptiale. Ce droit était connu en Ecosse, en Angleterre, sous les noms de « marchette » et de « prélibation » ; en Piémont sous celui de « cazzagio » ; et en France sous ceux de « cullage », « culage », « culliage » ou de « jus cunni » ».)

 

La même initiatrice Tullia vient exposer les différentes appellations du sexe masculin :

  

fascinum4De cet organe si véritablement viril, et effréné, si insolent, celles qui aiment, celles qui en ont tâté en célèbrent les louanges sur tous les tons ! Nulle n’en a tâté qui ne l’adore. Les Latins le nomment veretrum, mentula, penis, phallus, taurus, machoera, pessulus, peculium, vas, vasculum, pomum, nervus, hasta, trabs, palus, muto, mutinus, noctuinus, columna, appellations prises les unes au sens propre, les autres au sens figuré.

En dehors de « l’office de Vénus », le nerf de l’homme gît inerte ; mais pour cette besogne il se redresse, il se gonfle, il entre en fureur, il prend ces dimensions qui d’abord nous frappent d’une frayeur terrible ; il cause aux vierges une cuisante douleur, mais bientôt il leur procure une volupté suprême qui l’emporte de beaucoup sur la crainte et sur la douleur.

v-nus-mylitta2-overblog.jpgL’extrémité du pénis, de forme oblongue, se nomme la tête, le balanus, le gland, et si tu venais à le presser entre le bout de tes doigts, bien loin de lui faire le moindre mal, tu lui causerais la plus agréable délectation. Cette tête de Priape est coiffée d’un bonnet que l’on appelle « prépuce » ; presque jamais il ne l’ôte, à moins qu’il n’ait à te saluer et qu’il ne se présente, tête nue, à la cour de sa souveraine.

Les Grecs appelaient les femmes entre elles des tribades ; les Latins leur donnent les noms de « frictrices et subagitatrices ». Philoenis, qui s’adonnait furieusement à ce plaisir, passe pour l’avoir inventé. On les appela « tribades », de ce qu’à tour de rôle elles foulent et se font fouler ; « frictrices », du frottement du corps ; « subagitatrices » de leur violents mouvements de hanches.  

 

(Nicolas Chorier – Satyre sotadique de Luisa Sigea, sur les arcanes de l’Amour et de Vénus – Le grand livre du mois)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 14:35

Question : On reproche au satanisme, surtout au sein de la communauté païenne, d’être misogyne :

 

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mn-lavey-peter-gilmore.jpgRéponse : Lorsque « The Satanic Witch » est paru, le féminisme n’en était qu’à ses débuts. « The Satanic Witch » est un livre qui célèbre le pouvoir féminin. Il ne s’agit pas de s’habiller comme les hommes… Il s’agit de célébrer le pouvoir qu’ont les femmes d’enchanter et de manipuler, d’être de véritables sorcières. Les femmes ont toujours été liées au Diable, elles ont toujours été décriées par l’Eglise comme des tentatrices et des démons sexuels. Dans l’introduction de son ouvrage, le « docteur » (Anton Szandor LaVey) réaffirme que les alliés de Satan ont toujours été des femmes. L’autel de Satan a toujours été une femme nue. Comment pourrait-on davantage célébrer la femme ?

 

mn-f-nue5.jpgLe paganisme n’est organisé que depuis dix ou quinze ans. Cela est aussi vrai du féminisme. Je crois que cette association a été très profitable au paganisme et les féministes ont également compris que l’adoration d’une Déesse leur donnerait plus de pouvoirs. Cela ne me pose pas de problème, par contre, il semble que cela gêne le paganisme. Cela corrobore ma théorie que le paganisme n’est qu’un néo-charlatanisme : ils s’accrochent aux mêmes valeurs, à la même image de « gentils » et à la même victimologie.

Le satanisme s’inscrit à l’opposé de toute victimologie, peut-être est-ce parce que la Wicca a été prise en main par le féminisme qu’elle est devenue synonyme de victimologie. Pourquoi une femme devrait-elle compromettre son pouvoir en se projetant comme victime ? Si je veux porter des bas et des hauts talons pour me promener en ville, je ne suis la victime de personne. J’assume le choix de mes armes. Je ne vais pas revêtir un sac de pommes de terre, de peur que quelqu’un ne se jette sur moi et ne m’attaque.

 

mn-f-nue4.jpgHistoriquement, les Wiccans sont hors sujet : si on peut parler d’une histoire authentique de la sorcellerie, il n’a sans doute jamais été question d’adorer une quelconque déesse. Il n’y eut pas de préhistoire idyllique où les femmes étaient les déesses adorées de tous et en communion parfaite avec la nature. La sorcellerie a toujours relevé du blasphème et de l’hérésie. S’il y avait encore aujourd’hui des sorcières, elles seraient toutes sataniques, dans le sens où elles seraient avant tout des hérétiques. Anton LaVey s’est donné pour mission de codifier le satanisme moderne qui est sous-tendu par un riche héritage d’hérésie et de blasphème.

Le satanisme moderne s’est beaucoup inspiré de cette codification du personnage de Satan. La Wicca semble vouloir se construire sur la culture paysanne. C’est régressif et préscientifique. Les satanistes sont plutôt intéressés par le pouvoir et ce qui se tramait dans les palais et les cours des châteaux de l'époque. Chercher l’herbe qui soigne les indigestions ne fait pas partie de leurs priorités. Ils préfèrent explorer l’interaction mn f nue1entre le pouvoir et les machinations diaboliques.

Voilà qui résume parfaitement la sorcellerie satanique. Je pense que les Wiccans cherchent à retrouver la religion de la paysannerie alors que les satanistes réfléchissent à celle de l’aristocratie. Nous en avons tous les aspects : la fierté, l’ardeur, le style, et j’espère, l’exigence. Nos codes esthétiques sont un peu plus élaborés que ceux des adorateurs de la déesse noire dans leurs robes informes.

 

Quand les gens veulent rejoindre l’Eglise de Satan, on ne propose ni parcours initiatique, ni diplôme, ni baptême satanique ni quoi que ce soit. LaVey dit que si les gens veulent passer par ces étapes, il faut qu’ils les organisent eux-mêmes. Car on ne peut avoir qu’une relation très personnelle avec Satan.

 

mn-f-nue3.jpgmn-sade.jpgSatan a toujours représenté et représentera toujours l’Adversaire. Il fait contrepoids face à l’injustice qui la règle inavouée de notre société. Il s’exprime soit par un individualisme arrogant, soit, à l’extrême opposé, par le pouvoir des foules. Nous nous devons d’être toujours la minorité qui pousse quand les autres tirent pour faire osciller le pendule. Le satanisme ne sera jamais la religion du peuple. On voit des centaines de milliers de gens faire le signe des cornes, s’habiller en noir et porter des tatouages représentant le diable parce qu’ils pensent que c’est cela, être satanique. Ils tombent dans tous les pièges, parfois ils grappillent ici ou là quelques idées justes, comme le fait que Satan représente la complaisance et l’indépendance d’esprit. Mais, au-delà de ce phénomène, nous resterons toujours une minorité et c’est très bien comme cela.  

 

La parfaite sorcière

Blanche Barton

(Gavin Baddeley – L’essor de Lucifer – Camion Noir)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 11:40

Les Sirènes sont des créatures mythologiques qui tiennent une place importante dans l’imaginaire masculin, leur réputation tient du sortilège de la séduction, elles enchantent ou tourmentent l’esprit des hommes, l’accaparent et le fascinent, l’irritent et le soumettent. Elles appartiennent au règne des mers, ce qui fait d’elles des divinités aquatiques, et pourtant, s’il en était ainsi, pourquoi sont-elles distinctes des Nymphes (Ondines) (entités de l’Eau, sortant des fontaines…), des Naïades (liées aux fleuves), des Néréides (liées aux mers mais pas seulement). Qu’ont les Sirènes de plus ou de moins que ces dernières ? Qu’est-ce qui les différencie ?

 

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Les Sirènes grecques ont des pattes d’oie, pour signifier leur appartenance au monde aquatique. Nous relevons que l’Astarté entendue comme Lilith babylonienne est gravée avec les mêmes pattes, celles qu’on trouve sur la représentation dessinée d’Asmodée au moyen âge, et que les sorciers en donnaient le sens suivant : « Les pattes d’oie symbolisent la fidélité conjugale, puis un message pour faire comprendre à une jeune fille choisie par un jeune homme qu’elle devait mettre un terme aux résistances de la pudeur sexuelle ». Les pattes d’oie signifieraient donc que l’entité est démunie de la moindre pudeur, au contraire, s’affichant ainsi nue aux yeux de tous et avec le plus grand naturel, elle est capable d’impudicité volontaire.

 

sirene-apsara1.jpgLes Sirènes, comme les Nymphes, peuvent être rapprochées aux Apsara orientales : « Le charme des Apsara, danseuses et courtisanes célestes, a été popularisé par les reproductions des bas-reliefs d’Angkor. L’étymologie qu’en donne le Ramayana, « ap=eau ; sara=essence) indique assez qu’il s’agit de symboles, et non de figurines annexes et gracieuses de la mythologie. « Essences des eaux », parce qu’elles sont nées du « barattage des eaux », de la légèreté de son écume ».

 

C’est ainsi qu’Hésiode nous fait naître la Vénus grecque, Aphrodite ou « née de l’écume des eaux » : d’où, Clément d’Alexandrie en fait une « divinité marine de la volupté ». Aphrodite, à l’origine une Sirène ? Si l’eau fait physiquement référence aux mers, aux océans, le mage ou le sorcier identifie cet élément au Plan Astral des occultistes, dans lequel s’inclut le « plan psychique ».

Les Sirènes apparaissent aux marins soudainement, allongées sensuellement et nues sur les rochers, faisant mine de les attendre : un pareil processus existe dans nos rêves, dont les images nous transportent dans des lieux fantastiques, des cités parfois inconnues et ceci, malgré nous, et qu’à l’un des détours nous rencontrons une belle qui nous appelle et lorsque nous allons vers elle, nous nous réveillons. La Sirène connaît donc quelque lien avec la mer, mais aussi avec la psyché humaine.

 

sirene-apsara2.jpgNous reprenons : « Evanescentes comme telles, elles symbolisent les possibilités informelles, dont les « eaux supérieures » sont une figuration plus générale ». L’expression « eaux supérieures » fait encore référence au Plan Astral.

 

« Leur aspect secondaire de courtisanes, c’est-à-dire d’instruments de l’amour, est généralement susceptible d’une transposition spirituelle qui les identifie aux houris du paradis musulman. Comme messagères de Kâlî, elles appellent en outre les hommes à l’amour pour la divinité » (Dictionnaire des symboles).

 

La mythologie enseigne que « les premières Sirènes étaient représentées comme des créatures mi-femme, mi-oiseau ; pour expliquer ces formes étranges, on dit qu’Aphrodite leur mit des pattes et des plumes tout en conservant leur visage de jeunes filles parce qu’elles avaient refusé de donner leur virginité à un Dieu ou à un mortel ». Nous connaissons bien ce sacrifice, recensé en Babylonie et plus généralement dans tous les pays où le Dieu-Bouc régnait sur ses ouailles, raconté à de nombreuses reprises par Jacques-Antoine Dulaure. Les jeunes filles faisaient le sacrifice de leur virginité au dieu Priape, ou Mutinus au cours d’une cérémonie d’offrande très particulière.

 

sirene-Herbert-James-Ulysse-et-les-Sirenes.jpgNous constatons dès lors que le nom « Sirène » (en hébreu « Samech-Yod-Resh-Nun-Hé ») (325) est une exacte permutation de « Nessirah » (Nun-Samech-Yod-Resh-Hé) (325) signifiant « séparation ». L’auteur kabaliste Virya (Georges Lahy – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale – Editions Lahy) dit de « Nessirah » « qu’Adam et Eve ont été initialement créés comme une entité simple, faite d’éléments masculins et féminins, connectés dos-à-dos (le fameux hermaphrodite de la troisième race-racine (HPB Blavatsky) ; l’homme androgyne de Platon dans « Le Banquet »). La « Nessirah » est les processus de séparation en deux entités distinctes, afin qu’ils puissent s’unir face à face ». « Nessirah » devient ainsi la « séparation », la « césure », la « fente ». D’où son assimilation au sexe féminin au point de devenir un nom de la déesse Aphrodite Vénus.

 

sirene-apsara4.jpgNous citons Edward Sellon : « Shakti Rites… d’après Buckingham : Il existe en Zohaub et Kermanshah un peuple appelé Nessirah, lequel, comme celui qui, en Syrie, porte le même nom, pratique le culte du sexe féminin et célèbre des cérémonies rappelant des anciens mystères de Vénus. Par l’observance des rites, la présence d’une jeune fille et belle s’impose, en tant que symbole vivant de la déesse. Celle qui la représente est nue, à qui on offre de la viande et du vin, que l’on distribuera ensuite aux assistants. Le tout termine par une orgie à laquelle les dévots s’adonnent avec une licence toute particulière. On procède à la récitation de formules mantriques appropriées. La fille, dévêtue mais richement parée de bijoux et de fleurs, doit se placer à la gauche d’un cercle tracé pour la circonstance ; purifiée par la répétition de diverses formules, elle devient la déesse après que le maître lui ait murmuré trois fois à l’oreille le Grand Mantra. L’acte final se déroule, comme il fallait s’y attendre, mais toujours accompagné de mantras et méditations, bien peu à leur place à ce stade » (Francis King – Esotérisme et sexualité – Payot).

 

Du coup, l’image de la vierge effarouchée, trop timide ou apeurée pour deviner l’origine de la Sirène ne tient pas longtemps. D’autant plus si elle est mise en parallèle sirene-grecque-pattes-d-oie-caducee.jpgavec ce que représente idéalement la Sirène, comme l’atteste Nadia Julien dans son « Dictionnaire des mythes » : « Les Sirènes sont le symbole de la fascination mortelle du désir, de l’attrait exercé par la femme fatale, la séduction perfide et cruelle. Leur souvenir hante l’inconscient de l’homme qui, jusqu’à la fin des temps, gardera la nostalgie de la femme idéale. Si l’on considère la mer comme l’inconscient et ses profondeurs, et la navigation comme le voyage qu’est la vie humaine, les Sirènes sont l’image des tentations issues des forces inconscientes, rencontrées sur la route de l’évolution individuelle ou de l’initiation. Mais en dehors de ces considérations, ne peut-on également voir en elles l’image de la femme captivante par son mystère, capable de charmer et d’enchanter l’homme dont elle sait faire vibrer la corde sensible ? » Toute autre description de la Sirène que celle de la jeune fille qui se refuse à Mutinus, c’est plutôt une experte, une beauté sexuelle douée pour les sciences de l’amour.

 

La légende voulant qu’elle fasse mourir les hommes des mers peut ici trouver son explication : la mort signifie ici que la Sirène est une femme qui ne donne pas satisfaction au désir de l’homme, celui qui la drague (le verbe « draguer » concerne la mer avant de s’investir dans le vocabulaire de la séduction). Le sujet prend un caractère mondain, forcément, puisqu’il nous fait approcher de la prostitution sacrée. En effet, la mythologie dit des Sirènes « qu’elles étaient des musiciennes douées d’un talent exceptionnel, jusqu’à rivaliser avec les Muses. Et qu’écrit Justement Clément d’Alexandrie au sujet de ces Muses : « Les Muses, qu’Aleman fait naître de Zeus et de Mnémosyne, que les autres poètes et écrivains regardent et vénèrent comme des déesses, à qui maintenant même des villes entières consacrent des « Muséums », c’étaient des servantes mysiennes, qui furent achetées par Mégaclô, fille de Macar. Ce Macar, roi des Lesbiens, était toujours en désaccord avec sa femme ; ce dont Mégaclô s’irritait pour sa mère : comment pouvait-il en être autrement ? Elle achète donc ses servantes mysiennes, dont on sait le nombre, et les appelle Moïsai suivant le dialecte éolien. Elle leur apprit à célébrer harmonieusement par le chant accompagné de cithare les gestes des anciens. Leur musique continue, la beauté de leurs chants charmaient Macar et faisaient tomber sa colère. Aussi Mégaclô, reconnaissante pour sa mère, consacré leurs effigies en bronze et les fit honorer dans tous les temples. Voilà ce qu’étaient les Muses » (Clément d’Alexandrie – Le protreptique).

 

sirene-apsara6.jpgOr, les « servantes », celles qui sont nommées en Babylonie « Harlot », lui-même un autre nom de Lilith, ou chez les Hébreux « Kadeshuth » ou « Kadeshim » (HPB – Isis dévoilée ; p.55 – Editions Adyar) étaient autant des femmes qui pratiquaient la prostitution sacrée.

Ces Sirènes pouvaient donc être celles des prostituées sacrées les plus chères du temple qu’elles servaient. C’est en cela qu’elles pouvaient se distinguer des autres filles que seuls pouvaient profiter de leurs charmes les plus aisés des hommes. Leur valeur monétaire était proportionnelle à leur beauté, à la fascination qu’elles étaient capables d’exercer sur le genre masculin. Ceux qui les désiraient mais n’avaient point les moyens financiers ne pouvaient donc pas profiter de leurs charmes, se trouvaient condamnés à exploiter leur beauté sexuelle par le seul canal psychique au moyen des fantasmes que les Sirènes alimentaient aisément.

 

A la différence des Nymphes, les mythologues font mourir les Sirènes. C’est que la beauté sensuelle des femmes est éphémère, elle ne dure qu’un temps. Les occultistes perçoivent dans ce phénomène l’intrusion d’un esprit féminin qui prend possession d’une femme favorablement érotique et exploite son filon de la séduction jusqu’à ses niveaux les plus supérieures ; puis, quand l’âge vient figurer en lieu et place de la juvénile beauté, ce même esprit féminin sort du corps pour prendre place dans un autre à son goût. En ce sens, la Sirène serait la beauté excessive qui se voit sur certaines femmes et ne dure qu’un temps. Les diaboliques identifient ces formes-apparences à des succubes et c’est bien une probabilité de la Sirène, d’emprunter cette voie vampirique pour obtenir des contacts avec les hommes. Ainsi, une seule image photographiée d’une belle femme peut la montrer statique, et même datant d’années passées, l’occultiste, se concentrant sur elle, peut percevoir l’esprit du succube toujours agissant et rayonnant à travers elle.

 

Des Sirènes « portent des ailes et troublent les hommes au point d’en faire mourir certains, des marins », il n’en faut pas plus pour qu’elles apparaissent sous des formes démoniaques : « En revanche, dans la mythologie grecque, ces démones habitent une île du Ponant près de l'île de la magicienne Circé. Ces filles de la mer traînent une triste réputation de dévoreuses d'hommes, attirant leurs victimes par des chants mélodieux ou une apparence séduisante, voire les deux. Ces redoutables séductrices peuvent même être de simples jeunes femmes sans queue de poisson vivant dans la mer ».

 

L’une d’elle est décrite de la sorte : « Pour les Scandinaves, Margygr (la Sirène, géante de mer) est une avenante créature ressemblant à « une femme en haut de la ceinture, avec de gros mamelons sur la poitrine, comme une femme, de longs bras et une longue chevelure, et son cou et sa tête étaient en tout formés comme un être humain, grande, des yeux larges, une grande bouche ». Ne décrit-on pas Lilith comme « une femme jusqu’à la ceinture mais dessous, elle brûle… » Et que dire des ailes, que les Sirènes portent aisément, tout comme Lilith, sauf cette dernière, ayant changé de plan, les voient prendre la couleur noire.

 

« Selon certains récits, elles demeurent immortelles ; les deux premiers siècles de leur vie, elles s’amusent et découvrent l’océan, mais ensuite elles se sentent seules et veulent aimer et se faire aimer par un humain. Elles sont généralement représentées avec une queue de poisson d’un seul tenant ou divisée en deux ».

 

sirene-lucifer.jpg

L’iconographie de la Sirène se retrouve dans la personnification du Lucifer du dix-neuvième siècle, et nous savons bien que la Vénus antique était nommée la Lucifer (ou Lucifera), en référence à Phosphoros, car Vénus était considérée « comme la première étoile du matin », celle qui « apportait la lumière » (Lux-Ferre).

 

Finalement, la Sirène n’apparaît autrement que comme une Nymphe, particulière pour son degré d’attraction, et même déchue en démone : « Sirène, Ondine, Mélusine… Toute Nymphe aquatique qui apparaît sous les traits d’une belle femme à la chevelure d’or et la queue ondoyante de poisson est consacrée par l’imagerie populaire comme une redoutable séductrice… L’étymologie grecque « seirazein » veut dire « attacher avec une corde » et signifie que leur chant enchaîne…Au point que la Sirène apparaît le plus souvent comme une sorte de démon femelle dont la queue de poisson n’est qu’une forme déguisée du serpent, ce qui rappelle Lilith. Sachant que le motif de la queue de poisson (ou de serpent) est un apport de l’imaginaire chrétien, la Sirène antique ayant été montrée ailée, en dernier avec des pieds d’oie, en premier avec des pieds humains. Elles figuraient celles qui accompagnent les âmes de morts lorsqu’ils quittent leur corps physique » (Encyclopédie des symboles). Quand au « Dictionnaire des symboles », il ajoute à leur dernier rôle, que compte tenu de leur nature, « la Sirène ne pouvait que se transformer en un vampire dévorant ». Elles charment les hommes de ce monde d’un règne si attrayant qu’ils se font mourir pour les retrouver. Et pour les attirer, elles traversent l’image d’une belle créature et la seule perception de leur présence suffit à l’ouvrage de la fascination.

 

sirene-bouchet.jpgLa naissance de Vénus a quelque liaison majeure avec la Sirène, toutes deux sorties du monde aquatique. Clément d’Alexandrie écrit, dans son Protreptique : « Un autre nom d’Aphrodite, dont le chypriote Cinyras a eu l’audace de tirer de leur nuit les « orgies » impudiques, ne désirant que diviniser une prostituée, était Philomède, parce que née des medea, c’est-à-dire des bourses tranchées d’Ouranos, de ces débris lascifs qui, même après leur résection, souillèrent les flots ». En outre, celle des sectatrices qui recevait l’initiation de cette déesse recevait un grain de sel (mer) et un gâteau en forme de phallus. Comme elle devait déposer une pièce à une courtisane, puisqu’il semble bien que ce fût là le premier métier de la déesse. Cette même initiation, comme il s’agit d’une mise en scène de la naissance de Vénus, voyait s’exécuter un rituel comme celui du néophyte qui devient Mithra. « Le dévot descendait dans une fosse spécialement creusée à cet effet et sirene-peinture.jpgrecouverte d’un plafond percé de trous ; puis on égorgeait au-dessus de lui, au moyen d’un épieu sacré, un taureau, dont le sang fumant ruisselait à travers les ouvertures sur tout son corps ; celui qui se soumettait à cette aspersion sanglante était « renatus in aeternum » (né à une nouvelle vie pour l’éternité), l’énergie vitale de l’animal, réputé le plus vigoureux avec le lion, régénérant le corps et, peut être, l’âme de l’officiant » (J. Beaujeu ; J. Defradas ; H. Le Bonniec – Les Grecs et les Romains – Paris). Au temple de Philopède, point de sang, point de sacrifices d’animaux pour la belle Aphrodite : « Ses débauches faisaient sortir du lot les plus ardentes des femmes, lesquelles descendaient dans la fosse, et s’excitant ensemble, entendaient des mâles s’assembler au-dessus d’elles sur le plafond percé, irrités par l’insolence des exhibitions qu’ils voyaient et l’un après l’autre des mâles aspergeait son semen, et que la somme de ces livraisons ruisselaient à travers les ouvertures sur leurs corps de femmes enlacées, les faisant Aphrodite Vénus « en persona » ».

 

 

Il y a trop dans l’orthographe grecque du mot « Sirène », précisément « Seiren » (Sigma-Epsilon-Iota-Rô-Êta-Nu), pour ne pas y soupçonner une ressemblance avec le mot « Seir » hébreu et connu en Babylonie pour « Velu » ou « Bouc » et identifié avec le Satyre grec. Ce mot « Seir » se trouve même dans « Asir » (Azair ou Aseir), la terre d’Arabie.

Bien que l’orthographe hébraïque distingue clairement le mot « Sirène » de « Seir », son mélange avec le Grec laisserait penser que la « Sirène » ou « Seiren » originale n’est autre que la véritable compagne du « Seir » (« Seirim » au pluriel). D’où son audace dans le domaine de sa luxure, elle est « une initiatrice aux sciences de l’amour » qui guide son sectateur au moyen d’intuitions lorsqu’elle inspire à son psychisme (libido).  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 15:04

clement-d-alexandrie.jpgNotre support est mal aisé pour étudier Clément d’Alexandrie (environ 150 – 220) ; il se trouve que quelques-uns de ses écrits, comme « Le Protreptique » vient à décrire des mœurs cultuelles pour les déesses et les dieux antiques que nous approchons par ailleurs. Ce Père de l’Eglise manque d’objectivité dans ses commentaires, nous le comprenons, son objectif étant prosélyte pour la religion du Christ. D’où des descriptions sans fioritures de certains rituels qu’il blâme à force d’y voir des débauches. Point de volonté pour notre part d’engager un règlement de comptes avec Clément, tout simplement, nous imaginons déjà sa tête qu’il aurait faite voyant l’époque terrifiante du moyen âge alors qu’elle était marquée sous le sceau de son dieu le Christ. Clément proteste contre ces dieux antiques que les hommes représentent sous la forme de statues : qu’aurait-il pensé de celles qui montrent un Christ crucifié sur chaque pierre tombale d’un cimetière ? Ou que ce Christ, ayant connu son heure de gloire au pouvoir, n’a finalement rien changé aux désirs et aux besoins des hommes.  

 

Clément exagère sans aucun doute ses descriptions des pratiques cultuelles, il insiste pour affirmer qu’elles ne détiennent rien de sacré, ni de mystique, qu’elles obéissent aux seules pulsions bestiales des hommes ; il mélange exprès les cultes d’initiés avec des célébrations populaires, folkloriques, de manière à souiller les premiers à l’aide des secondes.

 

Qu’à cela ne tienne, notre sujet concernant l’érotisme dans les cérémonies mystiques, nous citons des descriptions de celles-ci commentées par ce Père de l’Eglise afin de tenter d’en restituer, selon la volonté de chacun, des méthodes usant des moyens luxurieux pour engager des célébrations des divins supérieurs.

 

pan1-copie-1 Clément suscite un intérêt majeur pour nos études, cependant. Son heure marque le moment où ces déesses et ces dieux deviennent petit à petit des démons. Par le moyen du jeu de mots peut être, un principe de dégénération s’engage ; tandis que Socrate nomme son « esprit protecteur », « daïmon », les sectateurs chrétiens s’emparent de ce mot qu’ils font devenir « démon », disant qu’il s’agit d’entités infernales des enfers. D’où cette réalité effective que nos actuels démons sont les déesses et les dieux antiques, d’où la raison pour laquelle nous étudions autant ces derniers dans nos sujets. Jamais le nom de Satan n’est prononcé, ce qui prouve son origine hébraïque, et toutefois, les mœurs des hommes pour ces dieux attestent bien que l’un d’eux est ce grand diable.

 

bacchus4Une chose apparaît probable : si le Samaël hébreu est Pan, Asmodée est sûrement Dionysos Bacchus, comme le décrit Clément : « « Pour des coureurs de nuit, des mages, des bacchants, des bacchants, des initiés ». Voilà ceux qu’il menace de ce qui suivra la mort, voilà ceux à qui il prédit le feu : « Car ils ont l’impiété de se faire initier à ces rites qui passent chez les hommes pour des mystères ». Ceux-ci ne sont donc pas qu’une coutume, une vaine conjecture, une tromperie du serpent accueillie avec vénération… du serpent, symbole rituel de Dionysos Bassaros ». Le serpent, nous le savons, est le symbole de Samaël mais aussi d’Asmodée avec le taureau et le bouc.

 

Une cérémonie comme une messe avec des usages luxurieux existait bien : « C’est afin de rappeler mystérieusement ce fait (Dionysos, de retour de l’Hadès, se sodomise en hommage à son ami Prosymnos défunt) que dans les villes on dédie des phallus à Dionysos : « Si ce n’était pas pour Dionysos », dit Héraclite, « qu’on fait cortège et qu’on chante un hymne aux parties secrètes, on accomplirait quelque chose de très indécent : or, il faut identifier Hadès et Dionysos, pour qui on s’exalte et célèbre les fêtes bachiques », non pas tant, je crois, par l’ivresse du corps, que par la honteuse initiation à la débauche ».

 

Clément le confirme, puisque ces déesses et ces dieux antiques n’ont d’autre occupation que ce qui a trait à la débauche, c’est qu’il faut les reléguer au rang de démons : « Bon ; puisque ceux à qui vous rendez un culte ne sont pas des dieux, peut être alors faut-il examiner s’ils ne seraient pas en fait des démons, enrôlés, comme vous dites, en seconde ligne. Si ce sont des démons, ils n’en sont pas moins pleins de convoitises et dégoûtants. On peut encore trouver quantité d’autres démons, si du moins on est capable d’un examen tant soit peu attentif :

 

« Car il y a, sur la Terre qui nourrit beaucoup d’êtres, trois fois mille démons immortels, gardiens des hommes mortels » (Hésiode).

 

Qui sont ces gardiens, Béotien ? Ce sont des démons secondaires, évidemment, mais aussi ceux qui reçoivent plus d’honneur qu’eux, les « grands démons » : Apollon, Artémis, Léto, Démèter, Corè, Pluton, Héraclès, Zeus lui-même ».

 

messalina1Car ces dieux ne connaissent plus que l’adultère : « Homère, chantant Aphrodite entre les bras d’Arès (Mars), pratiquant l’adultère devant son époux Héphaïstos : « Cesse ton chant, Homère ! Il n’est pas beau, il enseigne l’adultère ; pour nous, nous interdisons même à nos oreilles la fornication ; rejetant la pudeur et la crainte, la foule représente sans ses demeures les lubricités des démons. Adonnés à la débauche, la plupart des hommes ont orné leurs chambres à coucher de certaines petites peintures, accrochées assez haut à la manière de tableaux votifs, comme si l’incontinence était à leurs yeux un acte de piété ; étendus sur leurs lites de repos, quand ils sont encore dans leurs embrassements, ils regardent vers cette Aphrodite nue, retenue prisonnière dans son union avec Arès ; sur les chatons de leurs bagues, ils représentent l’oiseau amoureux de la féminité, qui vole autour de Léda, et, acceptant volontiers cette image, ils l’emploient comme un cachet qui s’accorde bien avec l’inconduite de Zeus. Voilà les modèles de votre sensualité, voilà la science divine de l’impudeur forcenée, voilà les leçons de ces dieux, qui pratiquent avec vous la débauche ! Vous avez encore d’autres images du même genre : de petits dieux Pans, des jeunes filles nues, des satyres ivres, des phallus en érection, que vos peintures exhibent sans voiles et que leur lubricité condamne. Aujourd’hui, vous ne rougissez pas de contempler sans vous cacher et en public des peintures qui représentent les postures les plus impudiques ; bien plus, vous les gardez suspendues en ex-voto, comme naturellement vous le faites pour les images de vos dieux ; vous consacrez ainsi chez vous des stèles d’impudeur, y représentant aussi bien les postures de Philainis (une courtisane qui avait composé des ouvrages pornographiques, nous apprend Athénée VIII, 335B) que les exploits d’Héraclès. L’indulgence pour ces actes licencieux, nous la dénonçons ».  

 

eros4Eros

« Ainsi, cet Eros, qui passait pour être parmi les plus anciens des dieux, personne ne l’honorait avant Charmos ; celui-ci, s’étant emparé d’un adolescent, éleva un autel dans l’Académie, en actions de grâce pour l’accomplissement de son désir ; et l’on nomma Eros la violence impudique de ce mal, divinisant ainsi les désirs licencieux ».

 

Démétrios s’unit à Lamia devant Athéna

« Puis, c’est Démétrios qu’on proclame lui aussi dieu ; là où il descendit de cheval, à son entrée dans Athènes, se trouve un sanctuaire de Démétrios Cataibatès, et partout il a des autels : les Athéniens lui préparaient même un mariage avec Athéna. Mais lui n’avait que dédain pour la déesse, ne pouvant épouser une statue ; il monte donc à l’Acropole avec la courtisane Lamia et s’unit à elle derrière le voile masquant la statue d’Athéna, exposant aux regards de l’antique vierge les postures impudiques de la jeune courtisane ».

 

Zeus désire toutes les femmes

« Apprenez maintenant les amours de vos dieux… Et qu’il vienne surtout en personne, Zeus, le « père des hommes et des dieux », d’après vous ! Il se livra avec un tel débordement aux plaisirs de l’amour, qu’il désirait toutes les femmes, et sur toutes satisfaisait son désir. En tout cas, il ne s’assouvissait pas moins sur les femmes que le bouc des Thmuites (Mendès) sur ses chèvres. Tu nous peins, Homère, un Zeus bien vénérable et tu lui attribues un signe de tête imposant. Mais mon cher, montre-lui seulement un soutien-gorge brodé : le vrai Zeus se révèle, percé à jour et sa chevelure est déshonorée. A quel point n’a-t-il pas poussé la débauche, ce Zeus qui passa avec Alcmène tant de nuits voluptueuses ? Et ce vicieux n’eut pas trop même de neuf nuits pour nous engendrer le dieu qui écarte les maux (Héraclès). Ce fils de Zeus, vrai fils d’un tel père, Héraclès, peina longtemps pour accomplir ses douze travaux, mais il lui suffit d’une nuit pour outrager les cinquante filles de Thestios et être à la fois le corrupteur et le fiancé de tant de vierges. Il serait long de raconter ses adultères variés et les outrages qu’il fit subir à de jeunes garçons : ils furent les amants, Héraclès d’Hylas, Apollon d’Hyakinthos, Poséidon de Pélops, Zeus de Chrysippe et de Ganymède. Voilà les dieux que vos femmes doivent adorer ! 

Mais peut-être n’y a-t-il que les mâles, parmi les dieux, à se jeter ainsi dans les plaisirs de la chair ? Or, en fait, elles s’abandonnent à la débauche avec plus d’ardeur encore, prisonnières qu’elles sont de l’adultère… »

 

callipyge1 Vénus Péribaso ou « Vénus aux jambes écartées »

« Les mystères d’Agra et d’Halimonte en Attique sont restés, il est vrai, circonscris à Athènes, mais c’est le monde entier qu’ont déshonoré les concours et les phallus consacrés à Dionysos, cette peste qui a envahi les mœurs ».

« N’a-t-on pas honoré à Argos un Zeus Chauve et un Zeus Vengeur à Chypre ? Les Argiens ne sacrifient-ils pas à une Vénus Péribaso (Vénus aux jambes écartées), les Athéniens à une Aphrodite Courtisane, les Syracusains à une Aphrodite Callypige, que le poète Nicandre nomme « aux belles fesses » ? Voilà maintenant que je passe sous silence Dionysos Choiropsale : les Sicyoniens l’adorent comme préposé aux parties de la femme, faisant de l’initiateur de la passion effrénée le surveillant vénéré des parties honteuses. Tels leurs dieux, tels ils sont eux-mêmes, se jouant parmi les dieux, ou plutôt se jouant d’eux-mêmes et s’outrageant eux-mêmes ».

 

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Le Phallus de Dionysos ou Priape

Clément d’Alexandrie commente : « En appelant Cabires les Corybantes, on dénonce aussi l’initiation cabirique : car ces deux fratricides, emportant la boîte où se trouvait la virilité de Dionysos, s’enfuirent en Tyrrhènie (Etrurie), colporteurs de cette glorieuse marchandise ; ils y restèrent réfugiés, offrant à vénérer aux Tyrrhèniens, comme une précieuse religion, la boîte et son contenu. C’est pourquoi certains, non sans vraisemblance, veulent appeler Dionysos Attis, pour avoir été ainsi châtré. Mais quoi d’étonnant si les Tyrrhèniens barbares se font ainsi initier à une honteuse passion… » Cette « honteuse passion » met en scène, nous n’en doutons pas, des pédicons.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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 Précision : l'auteur garantit qu'il n'est ni gourou, ni maître, ni enseignant prosélyte, ni prêtre défroqué, encore moins responsable de secte ; ni sataniste, ni luciférien, ni mage, ni sorcier ou autre. Se souvenir toujours de ses deux devises préférées : "Satan satisfait son orgueil mais ne rend point de service" ; et cette autre de Bélial : "Ni dieu ni maître". Il est seulement un étudiant passionné par ces sciences occultes étudiées au 19ème siècle et abandonnées lors de l'avènement du progrès des sciences modernes. L'auteur essaie, du mieux possible, de les rendre lisibles pour chacun ; entre les lignes se trouvent toutes les ficelles pour monter soi-même toutes les messes et les cérémonies possibles, qu'on souhaite faire pour l'expérience ou plus sérieusement ; c'est une curiosité particulière vers tous ces sujets plutôt qu'une conversion sectaire.

 

Avant tout, chacun est invité à la liberté et au libre-arbitre intellectuel ! Halte à la manipulation mentale "de tous poils" ! Vive l’hédonisme !

 


  

 

Anton Szandor LaVey et le mariage satanique

 

Church of Satan - Anton Szandor LaVey - performing marriage

 

http://www.youtube.com/watch?v=HiLU120f91U

 

Hymne satanique 666

 

satanic hymn-666 

 

http://www.youtube.com/watch?v=Ny-qNiGGK7g

 

 

 

Anton Szandor Lavey Calliope

 

Anton La Vey and his calliope

 

http://www.youtube.com/watch?v=6FEV2F55g6A

 

 

« Messaline » by Aleister Crowley (poetry reading)

 

http://youtu.be/wxxu_Ymg_so

 

 


 

"Les Démons furent, les Démons sont, et les Démons seront encore. Ils sont venus, et nous sommes ici. Ils dorment, et nous les surveillons. Ils doivent dormir, et nous devons mourir, mais nous reviendront à travers eux. Nous sommes leurs rêves, et ils doivent se réveiller. Salut aux anciens rêves".

(Howard Phillips Lovecraft (1890 - 1937)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».  


 

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« Chaque goutte de semence répandue par Hermès représente un monde. Le terme technique pour ladite semence est Kratos… Les êtres peuplant les mondes sont comme des asticots sur une pomme. Toutes formes de vie engendrées par les mondes appartiennent à la nature des parasites.

Ma est le nom du dieu qui séduisit le Phallus et le détacha du Yoni ; ceci explique l’univers physique. Tous les mondes sont des excrétions, car ils représentent de la semence gâchée. Et ainsi donc, tout est blasphème. Ceci nous explique pourquoi l’homme a fait Dieu à sa propre image ».

Aleister Crowley

 

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« Oh, il ne faut pas jouer avec les choses d’outre-tombe et trop nier les Esprits du Mal. J’ai connu jadis un garçon riche, enragé de sciences occultes. Il fut président d’une société de théosophie à Paris et il écrivit même un petit livre sur la doctrine ésotérique, dans la collection de l’Isis. Eh bien, il ne voulut pas, comme les Péladan et les Papus, se contenter de ne rien savoir, et il se rendit en Ecosse où le diabolisme sévit. Là, il fréquenta l’homme qui, moyennant finances, vous initie aux arcanes sataniques et il tenta l’épreuve. Vit-il celui que dans « Zanoni » Bulwer Lytton appelle « le gardien du seuil du mystère » ? Je l’ignore, mais ce qui est avéré c’est qu’il s’évanouit d’horreur et revint en France épuisé, à moitié mort.

Diantre ! fit Durtal. Tout n’est pas rose, dans ce métier ; mais voyons, lorsqu’on entre dans cette voie, l’on ne peut évoquer que les Esprits du Mal ?

T’imagines-tu que les anges, qui n’obéissent, ici-bas, qu’aux saints, reçoivent les ordres du premier venu ? Un prêtre me disait un soir, que les larves indifférentes, neutres, habitent un territoire invisible et naturel, quelque chose comme une petite île qu’assiègent, de toutes parts, les bons et les mauvais Esprits. Or, à force de les évoquer, les occultistes finissent par amener les Esprits du Mal, et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme. C’est là, en somme, où aboutit à un moment donné, le spiritisme !

(…) Alors, tu ne crois pas à la magie blanche ?

Non, c’est de la blague ! C’est un oripeau qui sert aux gaillards à cacher leurs plus répugnants essais de magie noire. Personne n’ose avouer qu’il satanise ; la magie blanche, malgré les belles phrases dont l’assaisonnent les hypocrites ou les niais, en quoi veux-tu qu’elle consiste ? Où veux-tu qu’elle mène ?

Ah, dit Durtal, ça vaut mieux que de causer de politique ou de courses, mais quelle pétaudière ! Que croire ? La moitié de ces doctrines est folle et l’autre est si mystérieuse qu’elle entraîne ; attester le satanisme ? Dame, c’est bien gros, et pourtant cela peut sembler quasi sûr… Le jour où les grandes sciences du moyen âge ont sombré dans l’indifférence systématique et hostile d’un peuple impie, c’a été la fin de l’âme, en France ! Il ne nous reste plus maintenant qu’à nous croiser les bras et à écouter les insipides propos d’une société qui, tour à tour, rigole e grogne ! Pourtant, il y a des moments où je sens que ça vient, où je crois presque. Ce qui est, en tout cas, avéré pour moi, c’est que le surnaturel existe, qu’il soit chrétien ou non. Le nier, c’est nier l’évidence, c’est barboter dans l’auge du matérialisme, dans le bac stupide des libres-penseurs ! » (Joris-Karl Huysmans – Là-bas)

 

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« L’homme adore une démone dont il porte en lui le portrait-robot idéal. Les aimées, les désirées en sont, ici et maintenant, l’incarnation. Les rôles sont inversés pour la femme qui, dans ses amants, adore un démon favori ».


 

 

« Au sens ésotérique, Anubis, dieu psychopompe, instructeur des vivants, « Chef du Pylône divin », est celui qui « ouvre les chemins ». Il dévore le cadavre, en ce sens qu’il fait disparaître de l’esprit de l’adepte les préoccupations basses et vulgaires qui entravent son développement spirituel » (Henri Durville – Le dragon, maître des secrets – Sorts et enchantements – Librairie du magnétisme éditions).

 

 

 

 

Texte Libre

Citations

« Satan satisfait son orgueil, mais ne rend point de service ». 

 

 

« Pour les hommes, les femmes sont les « images » servant leur imagination ; pour les femmes, les hommes servent de miroir, en particulier de leur beauté ». (l’auteur)


 


« Voilà pourquoi la magie, considérée synthétiquement, est la science de l’amour (…) ; voilà pourquoi la femme, prêtresse instinctive de l’amour ici-bas, soit qu’elle agisse en mode lunaire comme mère de famille, soit qu’elle agisse en mode de Vénus comme amante, épouse ou courtisane, la femme est la magicienne née de l’humanité, et telle gardeuse de pourceaux de la veille trône aujourd’hui dans un hôtel luxueux par la vertu magique de son regard servi par les enseignements d’Hévé (Eve) qui illumine toute femme venant en ce monde ».

 


 

« La femme, gardienne née des mystères d’Eros, sait instinctivement bien des secrets magiques qui demandent au chercheur un long travail et une constante étude pour être déductivement pénétrés ».

 


 

« L’amour a deux voies de réalisation : la génération en bas, l’extase en haut ».

 

 

« Mais à mesure que l’être psychique prend de l’essor, des amours nouvelles se révèlent à l’homme, et la sainte Kabbale nous enseigne que le sage, consacrant ses efforts et ses veilles au culte désintéressé de la vérité, sera aidé dans ses travaux par la présence de plus en plus perceptible de « l’âme sœur », entité astrale sacrifiant son évolution personnelle à celle du bien-aimé. C’est là un des arcanes les plus profonds du « mystère de l’amour » ; ceux qui étudieront la Kabbale pénétreront seuls tout le secret ».

 

 

« La femme profite de sa passivité apparente pour pénétrer la nature intime de l’homme sur lequel elle veut agir ; elle classe ses manies, ses ambitions, ses passions, et plusieurs mois sont consacrés à ce travail préparatoire rendu facile par l’abandon intellectuel de l’homme vis-à-vis de celle qu’il aime. Quand cette étude est achevée, la femme connaît son compagnon mieux que lui-même ne se connaît ; elle l’enveloppe lentement de son action et remplace progressivement ses volitions et ses déterminations par des habitudes, par des idées chères et souvent évoquées, et en quelques années l’être est emprisonné dans un cercle de réflexes plus difficile à briser que des chaînes d’acier. L’amour peut alors disparaître, l’habitude a pris sa place, et la magicienne a, une fois encore, accompli son grand œuvre ». (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

 

Une définition de Lucifer, indirectement de Satan

« Ainsi, pour le profane, la Lumière Astrale peut être Dieu et le Diable à la fois – Demon est Deus inversus – c’est-à-dire qu’à tous les points de l’Espace Infini vibrent les courants magnétiques et électriques de la Nature animée, les vagues qui donnent la vie et la mort, car la mort sur la terre devient la vie sur un autre plan. Lucifer, c’est la Lumière divine et terrestre, le « Saint-Esprit » et « Satan » tout à la fois, l’Espace visible étant véritablement rempli, d’une manière invisible, par le Souffle différencié et la Lumière Astrale (les effets manifestés des deux qui n’en font qu’un), laquelle guidée et attirée par nous, est le Karma de l’humanité, une entité à la fois personnelle et impersonnelle – personnelle, parce que c’est le nom mystique que Saint-Martin donne à la Légion des Créateurs Divins, des Guides et des Souverains de cette planète ; impersonnelle, en tant que Cause et Effet de la vie et de la mort Universelles ». (HPB – Doctrine secrète 4 ; p.83)


 


 « La sexualité est le centre autour duquel s’organise l’ensemble de la vie sociale comme de la vie intérieure de l’individu ». (Wilhelm Reich) 

 

 

 

« Honni par le XVIIème siècle classique, dédaigné par le XVIIIème siècle rationaliste, Satan allait être réhabilité par un XIXème siècle romantique et réaliste, dont le réalisme n’était souvent qu’une attitude romantique. Le renouveau d’intérêt pour le moyen-âge « gothique », plein d’obscurités suggestives, devait servir la figure qui avait tenu un rôle si important. Les romantiques, qui se passionnaient de sorcellerie et de démonologie, de magie, de mystère et de fantastique, les trouvaient dans des recueils de sciences occultes ou de secrets sataniques. Il y avait le Diable pittoresque, médiéval, comme dans le « Dictionnaire infernal » de Collin du Plancy, qu’allait utiliser Victor Hugo pour son « Notre-Dame de Paris » ; mais il y avait aussi le Diable héroïque, prométhéen, symbole de libre pensée pour Gautier, d’esprit critique et analytique pour Flaubert, de relativisme antidogmatique pour Renan, Satan, c’était le héros romantique même. C’était son ombre gigantesque qui se dressait au centre de toutes les avenues de la littérature. Déplacés dans ce monde, des déchus eux aussi, mais aussi fiers et rebelles, les romantiques se sentaient une affinité pour le premier des révoltés contre un ordre établi, premier de ceux qui luttèrent contre le ciel injuste, comme l’appelait Vigny. Leconte de Lisle l’appelle trouve en lui le premier rêveur, la plus vieille victime ».  (Léo Taxil – Satan franc-maçon)

 

 

 

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