Consécration personnelle (à réciter 4X)
Des chemins passant au-dessus de moi
Me conduisent vers le Monde de Qliphoth.
Je porte la Ceinture d’un démon et la Couronne d’un démon.
J’avance et je fais régner l’ordre à Sodome.
J’ouvre les portes menant vers Qliphoth.
Voici que je fais surgir les eaux et que j’y établis mon Trône.
Je parcours la Vallée du Grand Lac
Car j’ai fait de mes ennemis triompher Mendès*.
Je suis un démon comme vous autres, ô démons !
Sachez, Esprits infernaux !
Le Maître de la Mort Lui-même me protège !
En vérité, je marche comme vous marchez ;
Comme vous, je reste, debout ou assis, à mon gré ;
Et l’empire sur le verbe de puissance, je le possède,
Comme vous le possédez,
Devant le Grand Démon, Prince des Ténèbres.
(* qui est aussi Osiris, ou Pan, Bacchus, Priape, Apis)
Consécration de tous les objets, de tout le matériel servant et utilisé durant la cérémonie :
O vous, armes magiques, écoutez-moi !
Si je suis convoqué,
Si je suis condamné à exécuter des travaux de toute sorte
Que l’on fait faire aux Esprits des morts dans l’Au-delà
Sachez donc, ô armes magiques :
Puisque vous possédez à présent des outils,
Obéissez à l’homme dans son besoin !
Sachez que c’est vous qui serez condamnés
A ma place par les surveillants dans les ténèbres des Enfers :
A ensemencer les champs,
A remplir d’eau les canaux,
A transporter du sable
De l’Est vers l’Ouest
Maintenant, attendez mes ordres.
2ème consécration personnelle
Récitez mentalement et avec concentration ce mantra 18 fois :
Ôm hem rîm klîm ciamunda e vicce
Consécration d’Osiris ; 4X :
Debout, pieds joints, les bras en croix, dire :
Le meurtre d’Osiris, Osiris assassiné
Puis lever le bras droit vers le haut – perpendiculairement au sol – et gardez le gauche horizontalement, dire :
Le deuil d’Isis
Lever les 2 bras – au-dessus de la tête – formant un angle de 60° :
Typhon Seth
Puis ajouter :
Sauvé par Thoth
Croiser les bras sur la poitrine, dire :
La résurrection d’Osiris, Osiris ressuscité
INRI
Lux
IAO
Messe Noire de Lilith (I)
La Messe Noire de Lilith peut être célébrée seul(e) ou en assemblée.
[Lorsque tout le monde est rassemblé, le gong est sonné et le célébrant, précédé du diacre et du sous-diacre, entre et s’approche de l’autel. Ils s’arrêtent près de l’autel, le diacre se place à la gauche du célébrant, le sous-diacre à sa droite. Tous les trois s’inclinent devant l’autel. Commence alors le rituel qui suit.]
Célébrant face au Baphomet :
Hekas Hekas, Este Bebeloï !
Hors d’ici, profane !
Puis :
In nomine Magni Dei Nostri Satanas. Introibo ad altare Domini Inferi.
A ton Nom glorieux, Archidémone Lilith ; entre dans ton Autel, Maîtresse des Enfers…
Gloire à toi Lilith Maîtresse du monde, Maîtresse des enfers ; Gloire à tes séides et ministres ; Nous sommes tes serviteurs ; donne-nous Ta force et Ton pouvoir de malheur ».
Ad eum qui laetificat meum.
Ta présence vient me réjouir.
Viens à notre secours, apporte-nous protection, Maîtresse des Enfers.
Devant la redoutable et lascive Démone des Ténèbres, et en présence de tous les démons terrifiants de l’Enfer, et de cette compagnie rassemblée, je reconnais et confesse mon erreur passée, je viens me soumettre devant la puissance de ta luxure.
Renonçant aux allégeances passées, je proclame de T’honorer en toutes choses, sans réserve, désirant en retour ton assistance variée dans l’achèvement plein de succès de mes efforts et de mes désirs. J’en appelle à toi, mon Frère, pour en témoigner et agir de même.
Bis repetita :
Devant la redoutable et lascive Démone des Ténèbres, et en présence de tous les démons terrifiants de l’Enfer, et de cette compagnie rassemblée, je reconnais et confesse mon erreur passée, je viens me soumettre devant la puissance de ta luxure.
Renonçant aux allégeances passées, je proclame de T’honorer en toutes choses, sans réserve, désirant en retour ton assistance variée dans l’achèvement plein de succès de mes efforts et de mes désirs. J’en appelle à toi, mon Frère, pour en témoigner et agir de même.
Célébrant :
Domina Lilith, tu conversus vivicabis nos.
Maîtresse Lilith, tu retournes nos sens et nous vivifies…
Et plebs tua laetabitur in te.
Et la foule te rend gloire…
Ostende nobis, Domina Lilith, potentiam tuam.
Voici tel que je me présente fièrement devant Toi, Maîtresse des Enfers, toi la Redoutable…
Et beneficium tuum de nobis.
Les bienfaits sont tiens, à ton honneur.
Gloria Dea, Domina Inferi, et in terra vita hominibus fortibus. Laudamus te, benedicimus te, adoramus te, glorificamus te, gratias agimus tibi propter magnam potentiam tuam : Domina Lilith, Regina Infera, Imperatrix omnipotens.
Gloire à Toi, Maîtresse des Enfers, et à la vie sur Terre que tu fortifies. Louanges à Toi, faveurs à Toi, que nous adorons, glorifions, grâce à ton action proche de moi : Grande Lilith, Reine infernale, Impératrice omnipotente.
Car voici tes propres paroles : « Que mes serviteurs soient peu et secrets ; ils règneront sur la multitude et le
connu. Car les élus seront peu nombreux. Maintenant, saurez-vous que le prêtre et apôtre élu est la Bête ; et en sa femme appelée la Femme Ecarlate est tout pouvoir donné ».
Offertoire
[Le calice et l’assiette, sur laquelle repose (un phallus ou l’image d’un phallus ou le représentant), sont découverts par le célébrant. Il prend l’assiette à deux mains, la lève à la hauteur de sa poitrine dans une attitude d’offrande devant Baphomet, et récite les mots de l’offertoire.]
Célébrant :
A nous tu offres, Maîtresse Lilith, le phallus satanique, porteur des effluves de la Bête, emblème de la luxure, que je présente majestueusement à Ta vue, pour notre utilité et notre félicité, notre plaisir. Amen.
[Tenant toujours le phallus satanique levé en direction du Baphomet, le célébrant ajoute :]
Ceci est Ton Sceptre, le Sceptre de ta puissance, parce que tu es une Reine, parce que tu es la Reine, voici l’expression même de ta force redoutable, livrée pour nous.
[Prenant le calice en mains, il le soulève de la même manière, et récite :]
A nous tu offres, Infernale Lilith, le calice de Ta volupté charnelle, de ta puissance luxurieuse et de ta force magnétique que je présente majestueusement à Ta vue, pour notre utilité et notre félicité, notre plaisir. Amen.
Ceci est Ton Sang, le Sang de Ta Puissance lascive.
[Il repose le calice sur l’autel et ensuite, les mains tendues, les paumes vers le sol, il récite ce qui suit :]
Célébrant :
Viens, Ô Puissante Démone des Ténèbres, et vois favorablement ce sacrifice que j’ai préparé (nous avons préparé) en Ton Nom.
[L’encensoir et l’encens sont mis en avant et le célébrant saupoudre trois fois l’encens sur le charbon brûlant tout en récitant ce qui suit :]
Célébrant :
Incensum istud ascendat ad te, Domina Infera, et descendat super nos beneficium tuum.
Enflamme ce qui vient s’élever au-dessus de Toi, Maîtresse des Enfers, et fais descendre au-dessus de nous tes faveurs bénéfiques.
[Le célébrant prend ensuite l’encensoir et parfume l’autel et les dons. D’abord il parfume le calice et le phallus, en trois mouvements allant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, après quoi il s’incline. Puis il lève trois fois le calice vers Baphomet (ou la croix renversée), et s’incline à nouveau. Puis il encense le haut de l’autel, puis les côtés, si possible en décrivant des cercles autour de l’autel.]
Célébrant :
Dominus Inferus vobiscum. Et cum tuo. Sursum corda.
De bas en haut…
Dignum et Justum est.
[Le célébrant lève alors ses bras, les paumes vers le sol, puis s’incline et dit :]
Salve ! Salve ! Salve !
[Le gong est frappé trois fois]
Célébrant :
Ainsi, Ô redoutable et lascive Maîtresse des Ténèbres Lilith, je T’implore (nous T’implorons) pour que tu reçoives et acceptes ce sacrifice (que cette assemblée T’offre), sur laquelle Tu as posé ta marque, puisses-Tu me (nous) faire prospérer toute ma (notre) vie, sous Ta protection. De concert, cette nuit, je Te demande ton aide infaillible ainsi qu’aux tiens convoqués maintenant. (ici est mentionné le but précis pour lequel la messe est célébrée.)
Dans l’unité de cette confrérie impie, nous Te prions et T’honorons Lilith diabolique ainsi que les tiens démons compagnons (on cite les noms des démons convoqués à la cérémonie) Satan, Asmodée, Samaël, Belphégor, Astaroth, Belzébuth, Mammon, Léviathan, Béhémoth… et tous les innomés et les informes, les hôtes puissants et les innombrables de l’Enfer, ceux qui peuvent nous aider à renforcer nos esprits, notre corps et notre volonté.
[Le célébrant étend ses mains, paumes vers le sol, au-dessus des offrandes situées sur l’autel, et récite :]
[Le gong sonne]
Célébrant :
Shemhamforash !
Frère éclaireur, nous demandons une bénédiction.
[Le sous-diacre prend le phallus satanique et le pointe en direction de chacun des points cardinaux disant :]
(Face au Sud) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la vie.
(Face à l’Est) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la vie.
(Face au Nord) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la vie.
(Face à l’Ouest) Au nom de Satan, nous le bénissons avec ceci, le symbole de la verge de la vie.
Célébrant :
Poussés par les préceptes de la terre et les penchants de la chair, nous avons l’audace de dire :
Notre Mère qui est en Enfer,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne de luxure vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la Terre comme en Enfer.
Accorde-nous aujourd’hui tes indulgences.
Pardonne-nous nos abstinences comme nous te dévouons nos sacrifices.
Soumets-nous à ta luxure et ne nous délivre pas de ton mal.
Car tu es le Royaume et le Pouvoir et la Gloire pour toujours.
Je te salue Lilith, pleine d’outrage,
Mère des Lilis et Lilin, des élus qui sont tes esclaves,
Le Bouc est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les démones,
Et Taniniver* le fruit de tes entrailles.
Sainte Lilith, Reine de Sodome,
Maudissez nos âmes errantes,
Maintenant et jusqu’à l’heure de notre mort.
Aum.
Shemhamforash !
[Prenant le calice, il s’incline sur lui, et lui murmure les mots suivants :]
Célébrant :
Hic est calix voluptatis carnis.
Voici le calice de la volupté charnelle.
Par la puissance du Diable, du Grand Satan ! Et de Lilith ! Grande amie, toi Maîtresse
de toute luxure, toi qui apportes les plaisirs à tous, toi à qui l’on doit le Soleil de nos nuits et de nos
jours de tristesse, toi qui répartit la jouissance sur toutes et tous ! Gardienne de nos sens et de nos ébats les plus fous, toi
qui nous accorde le repos lorsque nous t’avons honorée, toi qui réveille nos désirs quand ils sont assoupis et dissipe notre peine en allégeant le fardeau de notre vie, toi qui contient l’éternel
chaos de la volupté, le vent, la pluie et la tempête de nos émois, qui déchaîne nos sens et obscurcit notre esprit au point de nous faire oublier nos chagrins, pour nous rendre la plénitude de la
joie !
Lilith, fidèle gardienne de toute joie, de tout bonheur dans notre cœur, notre corps et notre esprit, toi vers qui nous nous envolons lorsque la jouissance nous étreint et qui sait nous ramener apaisés à notre point de départ, avec raison, nous te nommons notre grande amie. Tu es notre source de force, tu es notre éternelle jeunesse. (hommes) Fais que les femmes soient désirables, ne connaissent ni la crainte, ni le sentiment de culpabilité en se donnant aux hommes. (femmes) Fais que les hommes n’épuisent jamais leur force et que leur virilité offre avec générosité et abondance la rosée que nous sommes en droit d’attendre.
Lilith, notre bienveillante amie, accorde nous les joies de la jouissance aussi souvent que nous le pourrons, protège notre couche, donne nous celui ou celle qui saura combler notre plaisir et nos fantasmes ! Envoie tes démons de la perversion et des plaisirs de la chair jusqu’à nous ! Toujours nous te rendrons grâce de tes bienfaits en nous complaisant dans les délices du sexe !
Daigne apparaître dans ta splendide nudité, avec ton éblouissante sensualité ! Si tu refuses à te montrer, que tes caresses soient assez précises pour nous prouver ta présence, nous nous réfugions sous ton ombre protectrice, dans la joie, la luxure et l’intense fornication ! »
Ave Lilith !
[Cette incantation est aussi bien valable pour un homme que pour une femme. Si le but est de désirer une personne qui ne s’intéresse pas à vous, ce rituel devra être répété 9 soirs de suite à heure fixe, il serait très étonnant qu’au 9ème jour, vous n’obteniez pas satisfaction !]
Le célébrant :
Lève-toi et appelle les Os ! Les os qui vivent sur le Trône !
Viens le démon des morts…
[Les Slaves nomment le démon des morts du nom de Kashchei]
Slava, Slava yevo silye ! Slava !
Kashchei ! Kashchei ! Homme immortel de folie ! Slava Tchortu !
Les participants :
Kashchei ! Kashchei ! Slava Tchortu !
Le célébrant :
Invoque la déesse dansante, avec Pschent en flammes. Ses désirs ardents ne connaissent aucune limite. Voici Sa nuit pour charmer les foules qui attendent le jugement de ta luxure ! Morena Lilith ! Morena Lilith ! Morena Lilith !
Vyelikaya Mats ! Moch eta nasha !
(« Morena » tire la même racine que le mot « cauquemare » pour « cauchemar » ; en référence au vampire d’aspect féminin ; le commencement de la Messe Noire voyait adorer Lilith sous l’angle de Vénus, puis de la Lune Noire, du Soleil et de Mercure, à présent, incluant la mort, entre en scène Saturne.)
(La congrégation fait une metanea (brève révérence, la main droite baissée), puis se tient debout. Le prêtre s’avance vers l’autel* (femme nue) et dépose un baiser sur son corps, puis se recule et se place devant l’encensoir. L’acolyte le lui présente, il parfume d’abord l’autel, puis la congrégation. Puis il rend l’encensoir à l’acolyte et poursuit son invocation :)
(* Il peut s’agir d’une figure symbolique (Baphomet, croix inversée, symbole de Vénus ou de la Lune Noire, ou d’une image érotique, pornographique auquel le célébrant aura ajouté les signes ostentatoires de la démone. Comme le précise Clément d’Alexandrie dans son « Protreptique » : Voilà les modèles de votre sensualité, voilà la science divine de l’impudeur forcenée, voilà les leçons de ces dieux, qui pratiquent avec vous la débauche ! Vous avez encore d’autres images du même genre : de petits dieux Pans, des jeunes filles nues, des satyres ivres, des phallus en érection, que vos peintures exhibent sans voiles et que leur lubricité condamne. Aujourd’hui, vous ne rougissez pas de contempler sans vous cacher et en public des peintures qui représentent les postures les plus impudiques ; bien plus, vous les gardez suspendues en ex-voto, comme naturellement vous le faites pour les images de vos dieux ; vous consacrez ainsi chez vous des stèles d’impudeur, y représentant aussi bien les postures de Philainis (une courtisane qui avait composé des ouvrages pornographiques, nous apprend Athénée VIII, 335B) que les exploits d’Héraclès ».)
Le célébrant :
Sors de la gorge de la nuit et viens ! Vole avec tes ailes de cuir et élance-toi par-dessus le sommet de la montagne. Répands ton ombre sur la Terre en réponse à notre appel !
Morena ! Vlastye vyéch naya !
[Le prêtre reçoit le calice, le place devant l’autel, le parfume, et le bénit avec la mûdra de la flamme (mains croisées au bout des doigts, vers le haut). Il lève le calice en l’honneur de l’autel, puis le vide. Il peut s’agir d’un vin capiteux, parfois d’un champagne, le plus possible d’un goût fin et délicieux.]
Le célébrant :
Souvenez-vous des chercheurs de joie, qui ont périr aux mains de la vertu artificielle et perfide, nous, Tes frères, désirons ardemment : la domination sur les campagnes grouillantes sous le ciel assombri, sur la mer détrempée !
La redoutable Maîtresse des enfers donne le pouvoir !
L’autoglorification
Le célébrant :
Une fois, j’ai volé sur un grand vent, à travers les cieux opalescents, jusqu’à l’endroit brillant de mes désirs. J’ai pénétré les mondes cachés sous les cratères, dans les vastes steppes. Là, sous les foules serviles, au milieu du fifre virevoltant et des timbales fracassantes, les joies de la vie sont à mon goût. Là, devant les lascivités des démones, je vis une vie de luxure à me prélasser seul dans la paresse gratuite, dans les salles cramoisies de débauche… car je suis un homme sauvage !
Soudain, on m’emmène et je sens le jugement de mon double achèvement. Mon esprit est élevé par l’illumination de Ta création ! Mes pieds sont comme la base de la montagne, stables dans la maison de la joie. Mes yeux sont comme un pinacle qui voit les foules éparpillées de fous qui cherchent à l’aveuglette les choses célestes, qui s’inclinent et grattent des dieux blafards et cireux, la progéniture des hommes à l’esprit superficiel, renonçant à la vie terrestre tout en se glissant dans leur tombe.
[Le célébrant tenant le Mullos dans sa main gauche :]
Je suis le tentateur de la vie qui se cache dans chaque bête et dans chaque ventre. Une caverne vibrante, torpide, chargée de nectar, avec l’attrait des plus fins
plaisirs.
[Le célébrant prenant le Phallus dans sa main gauche :]
Je suis une verge dynamique avec une tête d’acier, attirant vers moi des myriades de nymphes, tumescentes de désir !
[Le célébrant accouplant le Phallus au Mullos :]
Je suis une joie charnelle luxuriante, un agent porté par le mouvement fou de l’extase !
A travers la glace déchiquetée, mon père lorgne avec des yeux caverneux, sous la sphère de la Terre qui est ma mère, humide et fertile putain de délices barbares !
Mon corps est un temple, où demeurent tous les démons. Je suis un panthéon de chair !
[Le célébrant dépose le Phallus accouplé au Mullos entre les cuisses de l’autel. Il fait une metanea.]
La grande litanie du Désir
Le célébrant :
Entends-nous alors que nous invoquons Ta bénédiction :
Dans les plaisirs de la chair et la tranquillité de l’esprit…
Soutiens-nous, Maîtresse sombre !
Avec une franche convoitise, désirant tout ce qui peut être maintenu dans la dignité et la grâce…
Soutiens-nous, Maîtresse sombre !
Pour le temps libre à la poursuite de son propre plaisir, durant lequel nous nous abstenons de parler de la vile nécessité…
Soutiens-nous, Seigneur sombre !
Car Tu es une redoutable Maîtresse, Démone Archidémone, Ô Lilith, et en Toi tout est pouvoir, obsession et fascination, domination et damnation. Tu es orgiaque, dépravée, débauchée, lascive et souillée, mais vierge encore et toujours ; tentatrice et provocante, connaissant l’alpha et l’oméga des chemins du désir, maudite et rebelle, indomptable et indomptée, exigeante et infatigable, supérieure et dominatrice, tu aimes les esclaves car telle est ta devise : « Seul celui qui s’humilie sera élevé ». Que nos visions brillantes soient transformées en réalité, que nos œuvres persistent. Car nous sommes des esprits semblables, des démons frères, des enfants de la joie terrestre, qui proclamons d’une seule voix :
Ainsi soit-il ! Maîtresse Lilith !
(Le prêtre lève les mains, doigts écartés :)
Le célébrant :
Lève-toi, invoque les Noms Blasphématoires
Le Seigneur de Sodome, le Dieu de Caïn
Le Plaisir de la Chair pour l’éternité !
Ogon ! Ty Tchortu Ogonyok ! Razgoraisa Poskorei !
[Le célébrant reprend au moins une fois depuis l’Exaltation ; peut s’autoriser pour l’effort une deuxième coupe du même breuvage.]
[Le célébrant, clôturant la Messe Noire, pointe le phallus satanique vers le symbole de Baphomet et dit :]
Le célébrant :
N’oublie pas ce qui fut, ce qui sera !
Chair sans péché, monde sans fin !
(Le prêtre clôt la cérémonie, non sans remercier les démons invoqués ayant participé à la Messe Noire, se signe d’un Agla-Malkuth-Va-Gedulah-Va Geburah, remercie les esprits infernaux des 4 points cardinaux, fait 3 signes de croix inversés sur l’autel afin de finir la cérémonie.
Pour rendre profanes les objets ayant été consacrés pour servir à la Messe Noire, récitez la phrase suivante :
« Je vous exècre, armes magiques, je vous réduis à votre matière première, je vous rends au monde profane. Qu’il en soit ainsi ». )









Les mœurs luxurieuses des filles et femmes romaines, même lorsqu’elles concernent le domaine mondain, ne manquent pas d’inclure dans leurs
raisons d’exécution des références mystiques et mythologiques, ce qui prouve à quel point les temps antiques faisaient vivre en parfaite adéquation la croyance religieuse d’alors avec les us et
coutumes. L’un ne s’échappait pas de l’autre et inversement ; mieux, l’un concourait à justifier l’action de l’autre.
Octavia :
Je vois Caviceo métamorphosé en une horrible bête, on ne peut plus semblable aux satyres que nous voyons peints sur les tableaux et bien dissemblable à lui-même. Tout son corps était hérissé de
poils. Au haut de la tête se dressaient, de chaque côté du front, deux cornes de bouc ; le sommet se terminait en pointe aiguë ; mais les oreilles, le front, les yeux, le nez, tout le
visage était bien celui de Caviceo. Il me menaçait d’un épieu deux fois plus gros que ne l’est celui du Priape sculpté sous les statues de Vénus ; le reste du corps finissait en bouc. Il se
ruait sur moi, voulait me prendre de
force,
appliquait sa bouche sur la mienne. Que te dirai-je de plus ? Un spectacle si nouveau me frappa d’épouvante ; ce que cela me présage de malheurs… »
Pour éviter aux femmes de s’adonner au libertinage jusqu’à l’infidélité, un rituel proposé par certains temples seulement imposait à
leurs fidèles féminines une séance de flagellation. D’où que bien des femmes préféraient finalement les agréments du dieu Priape. Mais, paradoxalement à l’effet voulu, la fessée possédait des
propriétés qui conduisaient à l’inverse de sa raison d’être première qui était la vertu seulement :
Les femmes gardaient en lieu sûr un Phallus, en cuir, en bois, ou dans des matériaux bien plus nobles, comme l’or. Elles en faisaient
un usage intime mais le plus souvent comme une pratique dévotionnelle pour leur dieu.
gros à proportion. Aristophane nous apprend que les femmes de son
temps avaient coutume de s’en servir. Aujourd’hui même encore, chez les Italiennes, les Espagnoles surtout, et même chez les Asiatiques de notre sexe, cet instrument tient la place d’honneur dans
la toilette féminine ; c’est le meuble le plus précieux ; il coûte fort cher ».
enfonce ; parce qu’il faut déployer une grande vigueur dans les premiers assauts.
et ecclésiastiques enlevaient aux époux les prémices du mariage, et venaient, par leur présence impure, souillaient la couche nuptiale. Ce droit était connu en Ecosse, en
Angleterre, sous les noms de « marchette » et de « prélibation » ; en Piémont sous celui de « cazzagio » ; et en France sous ceux de « cullage »,
« culage », « culliage » ou de « jus cunni » ».)
De cet organe si véritablement viril, et effréné, si insolent, celles qui aiment, celles qui en ont tâté en célèbrent les louanges sur tous
les tons ! Nulle n’en a tâté qui ne l’adore. Les Latins le nomment veretrum, mentula, penis, phallus, taurus, machoera, pessulus, peculium, vas, vasculum, pomum, nervus, hasta, trabs, palus,
muto, mutinus, noctuinus, columna, appellations prises les unes au sens propre, les autres au sens figuré.
L’extrémité du pénis, de forme oblongue, se nomme la tête, le balanus, le gland, et si tu venais à le presser entre le
bout de tes doigts, bien loin de lui faire le moindre mal, tu lui causerais la plus agréable délectation. Cette tête de Priape est coiffée d’un bonnet que l’on appelle
« prépuce » ; presque jamais il ne l’ôte, à moins qu’il n’ait à te saluer et qu’il ne se présente, tête nue, à la cour de sa souveraine.
Réponse : Lorsque « The Satanic Witch » est paru, le féminisme n’en était qu’à ses débuts. « The Satanic Witch » est un livre qui célèbre le pouvoir féminin. Il ne
s’agit pas de s’habiller comme les hommes… Il s’agit de célébrer le pouvoir qu’ont les femmes d’enchanter et de manipuler, d’être de véritables sorcières. Les femmes ont toujours été liées au
Diable, elles ont toujours été décriées par l’Eglise comme des tentatrices et des démons sexuels. Dans l’introduction de son ouvrage, le « docteur » (Anton Szandor LaVey) réaffirme que
les alliés de Satan ont toujours été des femmes. L’autel de Satan a toujours été une femme nue. Comment pourrait-on davantage célébrer la femme ?
Le paganisme n’est organisé que
depuis dix ou quinze ans. Cela est aussi vrai du féminisme. Je crois que cette association a été très profitable au paganisme et les féministes ont également compris que l’adoration d’une Déesse
leur donnerait plus de pouvoirs. Cela ne me pose pas de problème, par contre, il semble que cela gêne le paganisme. Cela corrobore ma théorie que le paganisme n’est qu’un néo-charlatanisme :
ils s’accrochent aux mêmes valeurs, à la même image de « gentils » et à la même victimologie.
entre le pouvoir et les machinations
diaboliques.
Satan a toujours représenté et
représentera toujours l’Adversaire. Il fait contrepoids face à l’injustice qui la règle inavouée de notre société. Il s’exprime soit par un individualisme arrogant, soit, à l’extrême opposé, par
le pouvoir des foules. Nous nous devons d’être toujours la minorité qui pousse quand les autres tirent pour faire osciller le pendule. Le satanisme ne sera jamais la religion du peuple. On voit
des centaines de milliers de gens faire le signe des cornes, s’habiller en noir et porter des tatouages représentant le diable parce qu’ils pensent que c’est cela, être satanique. Ils tombent
dans tous les pièges, parfois ils grappillent ici ou là quelques idées justes, comme le fait que Satan représente la complaisance et l’indépendance d’esprit. Mais, au-delà de ce phénomène, nous
resterons toujours une minorité et c’est très bien comme cela. 
Les Sirènes, comme les
Nymphes, peuvent être rapprochées aux Apsara orientales : « Le charme des Apsara, danseuses et courtisanes célestes, a été popularisé par les reproductions des bas-reliefs d’Angkor.
L’étymologie qu’en donne le Ramayana, « ap=eau ; sara=essence) indique assez qu’il s’agit de symboles, et non de figurines annexes et gracieuses de la mythologie. « Essences des
eaux », parce qu’elles sont nées du « barattage des eaux », de la légèreté de son écume ».
Nous reprenons :
« Evanescentes comme telles, elles symbolisent les possibilités informelles, dont les « eaux supérieures » sont une figuration plus générale ». L’expression « eaux
supérieures » fait encore référence au Plan Astral.
Nous constatons dès lors que le nom « Sirène » (en hébreu « Samech-Yod-Resh-Nun-Hé ») (325) est une
exacte permutation de « Nessirah » (Nun-Samech-Yod-Resh-Hé) (325) signifiant « séparation ». L’auteur kabaliste Virya (Georges Lahy – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale
– Editions Lahy) dit de « Nessirah » « qu’Adam et Eve ont été initialement créés comme une entité simple, faite d’éléments masculins et féminins, connectés dos-à-dos (le fameux
hermaphrodite de la troisième race-racine (HPB Blavatsky) ; l’homme androgyne de Platon dans « Le Banquet »). La « Nessirah » est les processus de séparation en deux
entités distinctes, afin qu’ils puissent s’unir face à face ». « Nessirah » devient ainsi la « séparation », la « césure », la « fente ». D’où son
assimilation au sexe féminin au point de devenir un nom de la déesse Aphrodite Vénus.
Nous citons Edward
Sellon : « Shakti Rites… d’après Buckingham : Il existe en Zohaub et Kermanshah un peuple appelé Nessirah, lequel, comme celui qui, en Syrie, porte le même nom, pratique le culte
du sexe féminin et célèbre des cérémonies rappelant des anciens mystères de Vénus. Par l’observance des rites, la présence d’une jeune fille et belle s’impose, en tant que symbole vivant de la
déesse. Celle qui la représente est nue, à qui on offre de la viande et du vin, que l’on distribuera ensuite aux assistants. Le tout termine par une orgie à laquelle les dévots s’adonnent avec
une licence toute particulière. On procède à la récitation de formules mantriques appropriées. La fille, dévêtue mais richement parée de bijoux et de fleurs, doit se placer à la gauche d’un
cercle tracé pour la circonstance ; purifiée par la répétition de diverses formules, elle devient la déesse après que le maître lui ait murmuré trois fois à l’oreille le Grand Mantra. L’acte
final se déroule, comme il fallait s’y attendre, mais toujours accompagné de mantras et méditations, bien peu à leur place à ce stade » (Francis King – Esotérisme et sexualité –
Payot).
avec ce que représente idéalement la Sirène, comme l’atteste Nadia Julien dans son « Dictionnaire des mythes » : « Les Sirènes sont le symbole de la
fascination mortelle du désir, de l’attrait exercé par la femme fatale, la séduction perfide et cruelle. Leur souvenir hante l’inconscient de l’homme qui, jusqu’à la fin des temps, gardera la
nostalgie de la femme idéale. Si l’on considère la mer comme l’inconscient et ses profondeurs, et la navigation comme le voyage qu’est la vie humaine, les Sirènes sont l’image des tentations
issues des forces inconscientes, rencontrées sur la route de l’évolution individuelle ou de l’initiation. Mais en dehors de ces considérations, ne peut-on également voir en elles l’image de la
femme captivante par son mystère, capable de charmer et d’enchanter l’homme dont elle sait faire vibrer la corde sensible ? » Toute autre description de la Sirène que celle de la jeune
fille qui se refuse à Mutinus, c’est plutôt une experte, une beauté sexuelle douée pour les sciences de l’amour.
Or, les
« servantes », celles qui sont nommées en Babylonie « Harlot », lui-même un autre nom de Lilith, ou chez les Hébreux « Kadeshuth » ou « Kadeshim » (HPB –
Isis dévoilée ; p.55 – Editions Adyar) étaient autant des femmes qui pratiquaient la prostitution sacrée.
La naissance de Vénus
a quelque liaison majeure avec la Sirène, toutes deux sorties du monde aquatique. Clément d’Alexandrie écrit, dans son Protreptique : « Un autre nom d’Aphrodite, dont le chypriote
Cinyras a eu l’audace de tirer de leur nuit les « orgies » impudiques, ne désirant que diviniser une prostituée, était Philomède, parce que née des medea, c’est-à-dire des bourses
tranchées d’Ouranos, de ces débris lascifs qui, même après leur résection, souillèrent les flots ». En outre, celle des sectatrices qui recevait l’initiation de cette déesse recevait un
grain de sel (mer) et un gâteau en forme de phallus. Comme elle devait déposer une pièce à une courtisane, puisqu’il semble bien que ce fût là le premier métier de la déesse. Cette même
initiation, comme il s’agit d’une mise en scène de la naissance de Vénus, voyait s’exécuter un rituel comme celui du néophyte qui devient Mithra. « Le dévot descendait dans une fosse
spécialement creusée à cet effet et
recouverte d’un plafond percé de trous ; puis on égorgeait au-dessus de lui, au moyen d’un épieu sacré, un taureau, dont le sang fumant ruisselait à travers les
ouvertures sur tout son corps ; celui qui se soumettait à cette aspersion sanglante était « renatus in aeternum » (né à une nouvelle vie pour l’éternité), l’énergie vitale de
l’animal, réputé le plus vigoureux avec le lion, régénérant le corps et, peut être, l’âme de l’officiant » (J. Beaujeu ; J. Defradas ; H. Le Bonniec – Les Grecs et les Romains –
Paris). Au temple de Philopède, point de sang, point de sacrifices d’animaux pour la belle Aphrodite : « Ses débauches faisaient sortir du lot les plus ardentes des femmes, lesquelles
descendaient dans la fosse, et s’excitant ensemble, entendaient des mâles s’assembler au-dessus d’elles sur le plafond percé, irrités par l’insolence des exhibitions qu’ils voyaient et l’un après
l’autre des mâles aspergeait son semen, et que la somme de ces livraisons ruisselaient à travers les ouvertures sur leurs corps de femmes enlacées, les faisant Aphrodite Vénus « en
persona » ».
Notre
support est mal aisé pour étudier Clément d’Alexandrie (environ 150 – 220) ; il se trouve que quelques-uns de ses écrits, comme « Le Protreptique » vient à décrire des mœurs
cultuelles pour les déesses et les dieux antiques que nous approchons par ailleurs. Ce Père de l’Eglise manque d’objectivité dans ses commentaires, nous le comprenons, son objectif étant
prosélyte pour la religion du Christ. D’où des descriptions sans fioritures de certains rituels qu’il blâme à force d’y voir des débauches. Point de volonté pour notre part d’engager un règlement
de comptes avec Clément, tout simplement, nous imaginons déjà sa tête qu’il aurait faite voyant l’époque terrifiante du moyen âge alors qu’elle était marquée sous le sceau de son dieu le Christ.
Clément proteste contre ces dieux antiques que les hommes représentent sous la forme de statues : qu’aurait-il pensé de celles qui montrent un Christ crucifié sur chaque pierre tombale d’un
cimetière ? Ou que ce Christ, ayant connu son heure de gloire au pouvoir, n’a finalement rien changé aux désirs et aux besoins des hommes.
Clément suscite un intérêt majeur pour nos études, cependant. Son heure marque le moment où ces déesses et ces dieux deviennent petit à
petit des démons. Par le moyen du jeu de mots peut être, un principe de dégénération s’engage ; tandis que Socrate nomme son « esprit protecteur », « daïmon », les
sectateurs chrétiens s’emparent de ce mot qu’ils font devenir « démon », disant qu’il s’agit d’entités infernales des enfers. D’où cette réalité effective que nos actuels démons sont
les déesses et les dieux antiques, d’où la raison pour laquelle nous étudions autant ces derniers dans nos sujets. Jamais le nom de Satan n’est prononcé, ce qui prouve son origine hébraïque, et
toutefois, les mœurs des hommes pour ces dieux attestent bien que l’un d’eux est ce grand diable.
Une chose apparaît probable : si
le Samaël hébreu est Pan, Asmodée est sûrement Dionysos Bacchus, comme le décrit Clément : « « Pour des coureurs de nuit, des mages, des bacchants, des bacchants, des
initiés ». Voilà ceux qu’il menace de ce qui suivra la mort, voilà ceux à qui il prédit le feu : « Car ils ont l’impiété de se faire initier à ces rites qui passent chez les hommes
pour des mystères ». Ceux-ci ne sont donc pas qu’une coutume, une vaine conjecture, une tromperie du serpent accueillie avec vénération… du serpent, symbole rituel de Dionysos
Bassaros ». Le serpent, nous le savons, est le symbole de Samaël mais aussi d’Asmodée avec le taureau et le bouc.
Car ces dieux ne connaissent plus que l’adultère : « Homère, chantant Aphrodite entre les bras d’Arès (Mars), pratiquant l’adultère
devant son époux Héphaïstos : « Cesse ton chant, Homère ! Il n’est pas beau, il enseigne l’adultère ; pour nous, nous interdisons même à nos oreilles la fornication ;
rejetant la pudeur et la crainte, la foule représente sans ses demeures les lubricités des démons. Adonnés à la débauche, la plupart des hommes ont orné leurs chambres à coucher de certaines
petites peintures, accrochées assez haut à la manière de tableaux votifs, comme si l’incontinence était à leurs yeux un acte de piété ; étendus sur leurs lites de repos, quand ils sont
encore dans leurs embrassements, ils regardent vers cette Aphrodite nue, retenue prisonnière dans son union avec Arès ; sur les chatons de leurs bagues, ils représentent l’oiseau amoureux de
la féminité, qui vole autour de Léda, et, acceptant volontiers cette image, ils l’emploient comme un cachet qui s’accorde bien avec l’inconduite de Zeus. Voilà les modèles de votre sensualité,
voilà la science divine de l’impudeur forcenée, voilà les leçons de ces dieux, qui pratiquent avec vous la débauche ! Vous avez encore d’autres images du même genre : de petits dieux
Pans, des jeunes filles nues, des satyres ivres, des phallus en érection, que vos peintures exhibent sans voiles et que leur lubricité condamne. Aujourd’hui, vous ne rougissez pas de contempler
sans vous cacher et en public des peintures qui représentent les postures les plus impudiques ; bien plus, vous les gardez suspendues en ex-voto, comme naturellement vous le faites pour les
images de vos dieux ; vous consacrez ainsi chez vous des stèles d’impudeur, y représentant aussi bien les postures de Philainis (une courtisane qui avait composé des ouvrages
pornographiques, nous apprend Athénée VIII, 335B) que les exploits d’Héraclès. L’indulgence pour ces actes licencieux, nous la dénonçons ».
Eros
Vénus Péribaso ou « Vénus aux jambes
écartées »


























