C’est intéressant de le souligner, la kabbale noire hébraïque concerne les démons qu’ils nomment Qliphoth et Esaïe, cite parmi ceux-ci les Seirim (Velus) et les Liliths qu’ils voient œuvrer
ensemble, tandis que la mystique grecque fait travailler ensemble les Satyres avec les Nymphes. Le terme hébreu « Seirim » est parfois traduit par « satyre », parfois par
« bouc ». Ceci a pour conséquence de poser la question suivante : Puisque les Seirim sont les Satyres, leurs Nymphes sont-elles les Liliths ? Donc, est-ce possible que pour
des raisons liées à la débauche, des détracteurs de ces mouvements cultuels libertins aient assigné ces divinités des Eléments dans le règne des démons ?
Esaïe écrit : « Les animaux du désert y rencontreront les chiens sauvages, et les Satyres s’y appelleront les uns les autres ; là, le spectre de Lilith aura sa demeure et trouvera son lieu de repos » (Esaïe 34-14)
Lilith dans les manuscrits de la Mer Morte : « Et moi, le Sage, déclare la grandeur de ton rayonnement, afin d’effrayer et de terrifier tous les esprits des anges destructeurs et les esprits bâtards, les démons, les Liliths, les hiboux, les chacals et ceux qui frappent soudainement l’esprit de conscience ».
Du côté grec, voici ce qu’on trouve écrit à propos des mêmes créatures : « Les Satyres sont des créatures des bois qui accompagnaient les Ménades (Bacchantes) durant les cérémonies dionysiaques. Ils avaient pour sœurs les Oréades et étaient connus pour leurs appétits lascifs et leur dévergondage. Par la suite, on leur attribua certaines caractéristiques animales, comme les oreilles pointues, les jambes de cheval, les sabots et les petites cornes sur la tête. Ils personnifiaient la fertilité spontanée de la nature sauvage et ils aimaient tout particulièrement poursuivre les Nymphes grâce auxquelles ils espéraient satisfaire leurs appétits » (Michael Grant/John Hazel – Dictionnaire de la mythologie).
« Les Oréades, écrit Nadia Julien dans « Le dictionnaire des mythes » font bel et bien partie de la famille des Nymphes, elles viennent des montagnes ».
Dans la magie élémentale, les Nymphes sont les Ondines (Eau). Dans ce même univers, les Sylphes (Air) leur font face et l’on peut supposer raisonnable qu’ils comptent, dans leurs rangs, des mêmes que les Satyres, puisque les deux noms ont quelques liens avec les bois et la forêt.
Magie élémentaire
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Nord Terre Gnomes Roi : Ghob Kerub bvrk Esprit : Porlakh Kalrvf |
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Ouest Eau Ondins Roi : Nichsa Tharsis sywre Esprit : Taliahad dcyle |
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Est Air Sylphes Roi : Paralda Ariel layra Esprit : Chassan Nwc |
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Sud Feu Salamandres Roi : Djinn Seraph Frw Esprit : Aral lara |
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Malkuth est conjoint à Qliphoth, le premier règne trouve là ses esprits planétaires (que les religieux ont nommé des
« anges ») tandis que le second connaît son cortège des démons (Qlipah, Qliphoth). Les sorciers abordent les uns et les autres pareillement tandis que les mages du moyen âge, voulant
s’intéresser au sujet sans éveiller les « foudres » de l’Eglise catholique, prirent l’idée de les distinguer en « bons daïmons » et « mauvais démons » ou
« cacodémons ».
Nicksa est le gardien de l’élément Eau, associé à l’Ouest. C’est lui le souverain des Ondins, et est généralement associé à la méditation. Son symbole est le Verseau. Les rituels associés à l’élément Eau sont les rituels concernant l’amitié, l’amour (romantique), la régénération, la beauté, la guérison.
Gob est le gardien de l’élément Terre, associé au Nord. Il est le souverain des Gnomes, et est associé aux richesses matérielles. Son symbole est le Taureau. Les rituels associés à l’élément Terre sont les rituels de guérison, de prospérité, de fertilité et de croissance.
Djin est le gardien de l’élément Feu, associé au Sud. Il est le souverain des Salamandres, et est généralement associé aux rituels de pouvoir et de purification. Son symbole est le Lion. Les rituels à l’élément Feu sont les rituels de passion, de courage, de bannissement des forces du mal, d'exorcisme.
Paralda est la gardienne de l’élément Air, associée à l’Est. Elle est la souveraine des Sylphes, et est généralement associée aux rituels de clairvoyance. Son symbole est l’aigle. Les rituels associés à cet élément sont les rituels concernant l’agilité mentale, la sagesse, les dons psychiques, les rêves prémonitoires.
Voici leurs descriptions, qui n’ont rien de définitif et peuvent évoluer. Nous insistons sur la représentation de Taliahad, la maîtresse Nymphe, dont le charme magnétique fait toute sa puissance, la magicienne détient les moyens que des démonologues nommeront plus tard « sorcellerie, envoûtement, fascination, etc. ».
Esprits des Sphères élémentaires :
Le Feu
1. Djin
Titre/type : Roi élémentaire
Sphère : Le feu
Aspect : Cet esprit au premier coup d’œil paraît un peu vieux, pourtant, il a de grands muscles. Il est habillé dans une robe longue rouge qui drape au-dessus de son épaule droite. Djin a un lourd regard avec des flammes pour cheveux, qui se déplacent constamment autour de sa couronne d’or.
Expertise/tâches : Ce roi du feu peut expliquer plusieurs utilisations de cet élément dans les travaux magiques. En particulier, il peut t'enseigner comment autoriser tous les rituels à caractère ardent avec l'essence élémentaire si nécessaire pour le succès. Si vous l’évoquez, vous apprendrez également beaucoup de nouveaux types de rituels magiques ardents que vous ne connaissez, pas même l’existence, auquel il vous fera promettre de ne jamais révéler aux autres. Comme d’autres rois élémentaires, Djin peut te donner les noms et les sceaux de plusieurs Elémentaires dans son royaume que vous pouvez vouloir appeler.
2. Saraph
Titre/type : Gouverneur élémentaire/Ange
Sphère : Le feu
Aspect : Seraph a habituellement une expression féroce sur son lisse, avec un visage non doublé. Il est vêtu seulement en flammes jaunes d’or, et il est mince mais bien développé physiquement. Il est presque impossible d’éviter de regarder ses yeux étincelants, qui semblent critiquer chacun de vos mouvements.
Expertise/tâches : Une des choses les plus efficaces que cette entité peut faire et d’enseigner la manipulation du feu élémentaire au sein d'un corps. En conséquence, vous pouvez donner vous-même l’énergie pour accomplir quelque tâches que vous souhaitiez, si elles sont magiques ou pas. Il peut également t’enseigner comment effectuer plusieurs breuvages magiques pour vous aider à contrôler cette énergie en vous-même ou chez d'autres. Comme Djin, Seraph peut vous indiquer beaucoup de Salamandres, que vous pouvez appeler pour accomplir une variété de but.
3. Aral
Titre/type : Ange
Sphère : Le feu
Aspect : Aral a un visage creusé et porte une robe longue bleu clair. Sur sa tête, il porte un casque à ailes bleu clair. Il a un corps masculin, cependant pas aussi musclé que les êtres ci-dessus du feu. Aral a des grandes ailes d’or, qui quand elles sont prolongées sont assez étonnantes à voir, comme vous pouvez voir les ombres danser avec des flammes sur elles.
Expertise/tâches : Cet Ange a la capacité de contrôler la manifestation physique du feu élémentaire et il peut t’enseigner comment manœuvrer réellement la chaleur et les flammes par l’utilisation de rituels spéciaux. Il y a quelques conditions que vous devez connaître, avant que d’appliquer cette technique, cependant. Aral expliquera ceci à vous quand vous l’évoquez.
L’Eau
1. Nichsa
Titre/type : Roi élémentaire
Sphère : L’eau
Aspect : Nichsa, comme tous les êtres de l’eau, est agréable à voir. Ce roi dans le détail semble jeune et a des cheveux blonds et des yeux bleus. Sa couronne au premier coup d’œil est faite de verre et sa robe longue semble comme faite en un liquide bleu tourbillonnant constamment. Le fait de le regarder fixement désoriente tout à fait.
Expertise/tâches : Ce roi de l’eau peut t’enseigner comment utiliser l’eau élémentaire, dans les rituels pour les autoriser. Il peut également vous instruire par une pratique stupéfiante pour contrôler le temps, en particulier la pluie et le brouillard.
2. Tharsis
Titre/type : Gouverneur élémentaire/Ange
Sphère : L’eau
Aspect : Tharsis semble être presque androgyne. Son visage et le haut du corps semblent être masculins, pourtant il est distinctement féminin de la taille vers le bas du corps. La robe longue de cet être est faite d’un matériau transparent jaune.
Expertise/tâches : Tharsis est extrêmement utile dans les sujets de l’amour et des rapports. Ce gouverneur peut t’enseigner comment travailler la magie aqueuse, qui t’assure la paix dans toutes sortes de rapports, et peut expliquer la vérité derrière le concept des amis intimes.
3.Taliahad
Titre/type : Ange
Sphère : L’eau
Aspect : Taliahad apparaît en tant que jeune femme particulièrement belle avec les yeux complètement pourpres, doués pour hypnotiser dangereusement celui qui les regarde. Sa peau est une couleur douce d’ivoire lisse, et elle est nue, excepté une ceinture grise attachée autour de sa taille. Les Nymphes étant les entités les plus magnétiques, il faut se méfier du risque de fascination avec un être de ce type.
Tâches/d'Expertise : Taliahad est extrêmement bien informée dans l’art de la magie talismanique. Elle peut t’enseigner comment créer et charger des talismans pour accomplir à peu près n’importe quel but. Si vous désirez l’aide en trouvant une personne appropriée pour vous-même ou quelqu’un d’autre,
Taliahad peut réellement vous guider par un rituel talismanique magique pour accomplir ceci. Si vous l’interrogez au sujet de ce rituel, elle vous donnera l’heure appropriée pour l’évoquer, pour l’exécuter à nouveau efficacement.
L’Air
1. Paralda
Titre/type : Roi élémentaire
Sphère : Air
Aspect : Ce roi apparaît en tant qu’un chevalier blindé entouré par des nuages. Il a des ailes sur son casque et des bottes, et son armure est faite en jaune d’or métal. La face de Paralda donne à une l’impression de pensée profonde.
Expertise/tâches : Paralda est un excellent professeur dans le domaine de l’étude de nouveaux concepts. Il peut te montrer comment absorber de nouvelles idées et t’enseigner comment créer un élixir qui aidera à renforcer votre contrôle sur les facultés mentales bien claires. Le contrôle de Paralda des procédés mentaux, inclut également celle de la télépathie, et il peut t’enseigner comment maîtriser cette capacité psychique.
2. Ariel
Titre/type : Gouverneur élémentaire/Ange
Sphère : Air
Aspect : Ariel apparaît en tant qu’un homme mince, presque avec une ressemblance féminine. Il a les ailes colorées d’or et porte une robe longue grise avec une ceinture jaune d’or. Une aura lumineuse entoure sa tête.
Expertise/tâches : Ariel peut enseigner plusieurs sciences spirituelles et naturelles. Il a le dépôt de connaissance théorique aussi bien que pratique. Une de ses capacités étonnantes est d’enseigner au magicien comment utiliser presque n’importe quelle forme de divination avec succès.
3. Chassan
Titre/type : Ange
Sphère : Air
Aspect : Chassan semble androgyne, avec une face large de femme, et le corps fin, il est vêtu avec une longue jupe brune.
Expertise/tâches : Chassan peut t’enseigner comment contrôler les manifestations physiques de l’air élémentaire, en particulier le vent. En travaillant avec Chassan, vous apprendrez des rituels qui vous aideront à manœuvrer des vents à des degrés étonnants. De même, rigoureusement la pratique des rituels que vous apprenez, peut vous permettre de maîtriser la lévitation par le changement de la pression atmosphérique de l’air au-dessus et ci-dessous de toi, comme Chassan expliquera.
La Terre
1. Ghob
Titre/type : Roi élémentaire
Sphère : La terre
Aspect : Ghob apparaît en tant qu’un homme petit avec les cheveux foncés et luminescent courts, et barbus avec des yeux qui rougeoient une couleur verte foncée. Il est habillé dans des robes longues brunes et porte un grand collier large, avec un pendentif en cristal noir.
Expertise/tâches : Ce roi de la terre peut t’enseigner comment contrôler les forces de cet élément dans des rituels magiques. Il peut également te montrer comment appeler en avant divers gnomes pour vous aider dans des efforts souterrains, tels que la chasse de trésor et l’excavation archéologique. Hormis enseigner ces techniques magiques importantes, Ghob peut également expliquer ce qu’est l’alchimie vraie et t’enseigner comment appliquer cette science à votre vie.
2. Kerub
Titre/type : Gouverneur élémentaire/Ange
Sphère : La terre
Aspect : Ce gouverneur est un peu petit et lourd, pourtant très musclé. Il a les jambes exceptionnellement minces et porte une robe longue violette. Le visage de Kerub semble être ciselé dans de la pierre, en tant que son expression sérieuse ne disparaît presque jamais. Il porte plusieurs anneaux avec de grandes gemmes sur ses doigts.
Expertise/tâches : Kerub est un excellent professeur des propriétés mystiques des gemmes. Il peut te montrer des manières d'utiliser des cristaux et d’autres types de gemmes précieuses et accomplir presque tous les buts magiques que vous pouvez penser. Ce gouverneur est également bien informé dans l’art divinatoire de la géomancie et peut t’enseigner comment l’utiliser avec succès.
3. Phorlakh
Titre/type : Ange
Sphère : La terre
Aspect : Phorlakh est un Ange assez grand et androgyne qu’il a le visage et parties génitales d’une femme, mais un corps musculaire fort d’un homme. Il est vêtu avec seulement une ceinture pourpre foncée au-dessus de son épaule droite.
Expertise/tâches : Phorlakh est habile dans l’utilisation magique et pratique d’élémentaire avec les énergies de la terre. Si vous désirez l’aide dans le fait d’acquérir de l’argent, ou d’autres formes de l’abondance ou la stabilité, alors cet Ange peut vous aider en te montrant comment exécuter des rituels simples vers ces fins. Vous pouvez également assigner Phorlakh pour tâche de découvrir des choses ou pour rechercher des emplois ou des opportunités.
Nous relevons la proximité
phonétique entre ce nom de la Nymphe « Taliahad » (Teth-Lamed-Yod-Chet-Daleth) (61) et « Thalath », sensé être celui de Lilith. Nous relevons également que les
« Ménades », prêtresses de Dionysos - ex-Mendès égyptien -, et devenues les « Bacchantes » de Bacchus, lui-même ex Dionysos-Bassaros (« Bassaros » signifiait la même
chose que « Pornè »), étaient comptées comme des Nymphes dans la mythologie, bien excessives dans leur comportement mais c’est ainsi. Et qu’il n’y a alors qu’un pas à faire pour
imaginer que ces prêtresses d’un genre si particulier purent choquer leurs adversaires religieux d’autres contrées, d’autres cultures, d’autres religions, ou bien les attirer dangereusement, qui
les auraient alors identifiées avec les fameuses « Liliths » d’Esaïe.
Satyres,
Panisques, Faunes ou Faunisques ont beau représenter les « forces instinctives de la Nature », nombreuses sont les représentations dans l’Antiquité qui les exposaient, et bien des
artistes du moyen âge, contraints de les figurer négativement en insistant sur les aspects lubriques de leur caractère, les peignaient dans de superbes tableaux.
La mystique dit que l’homme s’est constitué ainsi, « un esprit volant s’est accouplé à une bête ». Soit-dit, c’est une âme qui a flirté avec un bestial sexué, d’où le moyen idéal offert aux pères de l’Eglise de distinguer dans l’être humain sa partie spirituelle, destinée à remonter vers le Ciel des purs, et celle des instincts grossiers, selon eux « copie conforme de la bête ».
Si nous imaginons ainsi l’événement, il reste à savoir de quel animal en question il a s’agit. Et si c’était justement le Satyre cet
animal ? S’il nous avait précédés ici-bas, et que, vivant avec les Nymphes, ces êtres nous auraient engendrés ? C’est ce qui expliquerait qu’en l’homme, il y a quelque chose du Satyre,
et qu’en la femme, il y a quelque chose de la Nymphe.
Les célébrations antiques de ces entités élémentales ont sûrement, comme à chaque fois, engagé des exercices luxurieux, des débauches que le monde chrétien dénonça, et il est probable que des prêtres de ces cultes durent retourner à la clandestinité avec ces mystiques, que ces esprits élémentaires ont regagné les antres et autres caves, au point que les kabbalistes noirs en ont deviné certains comme des démons. Ce qu’ils sont devenus.









Avant d’être un
dieu des jardins chez les Romains, Priape était « Bacchus en érection » chez les Grecs, qu’ils nommaient Dionysos, dont la figure montrait un serpent, ce qui en fait Asmodée (tandis que
Pan ou « Hermès en érection » est Samaël).
La syllabe « as » était employée dans les cérémonies religieuses comme l’expression du plus haut respect. Ainsi en Elide,
on saluait Bacchus par la formule grecque « Axie » (Alpha-Ksi-Iota-Epsilon) signifiant « vénérable taureau, saint taureau » (Axié Taur’z)
(Tau-Alpha-Upsilon-Rô-Dzêta).
« En l’apparence, c’est beaucoup descendre que de tomber de cette hauteur à Eros-Priape. Tel est pourtant l’ordre naturel des idées. Priape
en un sens n’est que la caricature, ou si l’on veut le pôle matériel, la face primitive d’Eros. D’ailleurs, Priape est fils de Vénus, au moins dans une de ses légendes. Puis, qu’est-ce que
Priape ? Le Phalle ; et le Phalle à Samothrace, c’est Cadmile. Or, Eros, nul doute, fut un Cadmile. Eros offre pareillement quelque ressemblance avec le dieu de la volupté pratique, car
originairement sans doute Eros était un Hermès ithyphallique ou un Phalle. Mais depuis les idées s’épurèrent, et l’on distingua dans les relations de sexe à sexe l’affection morale, l’attrait,
l’amour qui en est le préliminaire d’avec l’acte qui en forme le dénouement. De là, Eros d’un côté, Priape de l’autre : les deux se complètent ; ce que l’un désire, l’autre l’accomplit,
ce que l’un commence, l’autre le commence et l’achève » (Biographie universelle ancienne et moderne Cabire) ».
Notons encore que si Asmodée du moyen âge a pour nombre 121, et qu’il est Priape, c’est le même que pour la
Bacchante dont nous trouvons une orthographe originale « Beth-Samech-Nun-Teth » (2+60+50+9=121) (après « As » ou « Ax » pour la virilité du mâle vient
« Bas » ou « Bax » pour la puissance luxurieuse de la femme) ; ou « Beth-Yod-Samech-Mem-Teth » (2+10+60+40+9=121). 121 est 11 porté au carré, 11, un nombre
important dans la magie.

Mantra qui précède :
« Vénérable Taureau », formule pour invoquer Bacchus-Priape en grec de Samothrace : « Axié Taur’z » (orthographe phonétique).
Luisa Sigea rapporte : « Tu dois des obsèques à ta virginité, me dit-elle, tu lui dois des funérailles, puisqu’elle
a été jusqu’à ce jour de ta vie ta digne et irréprochable compagne. – Je m’en souviens, ma mère, répondis-je, et cette obligation que vous m’avez fait contracter, je l’acquitterai quand vous
voudrez ». Quoi de plus ? Nous allons trouver Theodoro, qui nous ordonne de revenir dans l’après-midi, quand le Soleil commencera à s’incliner vers le couchant. Nous sommes exactes. Il
m’emmène dans une chapelle intérieure de l’église et, les portes fermées, le verrou poussé : « Vous n’avez, dit-il, rien à craindre ici, ma fille, des regards importuns ; je suis
le supérieur de ce couvent. Nous ferons tout en pleine sécurité ». Il entame alors un long discours, destiné à me raffermir et à m’endurcir le courage. La tête basse, pendant qu’il parlait,
et les yeux fixés sur le sol, je me préparai si bien, durant la harangue… Aussitôt qu’il me voit tout à fait prête à ce qu’il voulait : « Votre mère elle-même va vous donner l’exemple,
dans cet austère exercice de piété. – Il n’en est aucunement besoin, répliquai-je. C’est moi qui de mon plein gré consentis au meurtre de ma virginité, cette chose si précieuse… - Je ne
souffrirai pas, s’écria ma mère, que tu ne supportes seule cette punition. Prête-moi ton assistance, ma fille, me dit ma mère, pour que je m’acquitte au plus vite de ce pieux devoir. Je lui
détache son jupon, sa tunique, sa robe ; elle se retrousse elle-même la chemise au-dessus des reins, et se mettant à genoux devant l’autel : « - N’épargnez pas mon impudique chair,
saint homme, dit-elle ; purifiez par des coups le champ de ma lubricité » (Nicolas Chorier – Satyre sotadique de Luisa Sigea, sur les arcanes de l’Amour et de Vénus – Le grand livre du
mois).
offrent et donnent les prémices du mariage à une idole semblable au Linga, et l’on fait jouer à ce dieu le rôle de
sacrificateur.
« Dans les
cérémonies du culte de Vénus, l’acte de la génération était sanctifié. La jeunesse des deux sexes venait offrir solennellement à cette déesse, ses premiers essais dans ce genre ; ainsi
qu’ailleurs on offrait à d’autres divinités, les prémices des fleurs, des fruits, et les nouveau-nés des animaux domestiques. On peut joindre ici l’exemple qu’offrent les Gindanes, peuple de la
Lybie, voisin des Maces. Leurs femmes portent chacune autour de la cheville du pied, autant de bandes de peaux qu’elles ont vu d’hommes : celle qui en a davantage est la plus estimée, comme
ayant été aimée d’un plus grand nombre d’hommes » (Hérodote, Melpomène, chap.176).
Son pieu à lui Priape, Phalle, « on l’invoquait d’abord pour écarter les charmes contraires à la fécondité des femmes ; mais,
dans cette circonstance, bien loin d’être considéré comme un dieu-soleil, il n’était employé que comme un talisman. Il présidait aux plaisirs légitimes du mariage, mais encore plus aux excès de
la débauche. Si l’on voyait quelques époux parmi ses adorateurs, leur plus grand nombre était des libertins et des prostituées ».
Les simulacres phalliques ne se présentent plus seulement simples, « il y eu des « fascinum » (Phallus) doubles ou triples ou
figurés par deux ou trois branches partant du même centre. Les triples Phallus étaient fort en usage dans l’antiquité. On a vu que Plutarque nous dit que dans la fête des Pamylies en Egypte,
Osiris figurait par un triple Phallus, pour signifier la multiplication de sa faculté productive. On retrouve encore sur plusieurs monuments antiques, des Phallus doubles ou triples, isolées ou
adhérents à un corps humain ». Une femme réclamait trois hommes en même temps pour sacrifier à Priape Triphalle.
Pour la Messe Noire, si Samaël est Pan
(Hermès en érection), qu’Asmodée est Priape (Bacchus en érection), le premier situé à l’Ouest (Mercure), le second à l’Est (Vénus) ; qui est au Nord, qui est au Sud ? Au Nord, dont
l’Elément est la Terre et la planète Saturne, nous ne pouvons que trouver Mammon, démon des tentations, lequel, en rapport avec les dieux antiques, est Seth (Saturne), Cronos ou encore
Bélial ; au Sud, dont l’Elément est le Feu et la planète le Soleil, nous devinons Apollon (Abaddon), mais puisqu’il s’agit d’une cérémonie axée sur la luxure, Belus de Babylone
paraît mieux trouvé, soit Ba’al et les siens, alors Belphégor qui est lui-même Priape mais montré tel un Saraph (serpent de feu) est le mieux disposé.
Bacchus, dieu de l’ivresse et des processions
phalliques, qui, en érection, devient Priape, est sans aucun doute le meilleur des Satan, même si le commun des mortels assure que le Diable du moyen âge figuré par un bouc était Pan. Ceci malgré
que Clément d’Alexandrie imagina à partir de la vie de dieu celle du crucifié : « De même, écrit Fabienne Jourdan (« Dionysos dans le Protreptique de Clément d’Alexandrie » –
« Initiations dionysiaques et mystères chrétiens ») que Clément a converti Orphée dont la transfiguration scelle l’avènement du chantre christique, suggérerait-il implicitement un
parallèle entre Dionysos (Bacchus) et le Christ destiné à intégrer dans la sphère chrétienne un dieu fascinant mais insaisissable ? Ceci après que dans son « Exhortation aux
Grecs », Clément d’Alexandrie dénonce vigoureusement le caractère scandaleux des multiples figures de Dionysos. Il est néanmoins remarquable qu’il rattache cette divinité à tous les mystères
païens dont Orphée serait l’initiateur. Le choix de concentrer presque exclusivement son attaque sur cette cible et ses avatars révèle sans doute son intention d’adapter la thématique dionysiaque
aux mystères chrétiens.
perçue à son époque entre le mythe de
Dionysos et l’histoire du Christ était suffisamment forte pour constituer un danger. Il n’en demeure pas moins que nous devons à Clément, qui est souvent notre principale source d’information
concernant certains éléments rituels, une vision devenue traditionnelle des mystères païens. Sa description des cérémonies chrétiennes par le biais du vocabulaire des initiations dionysiaques a
investi pour longtemps ces dernières d’une dimension spirituelle et d’une perspective de conversion religieuse qu’elles n’avaient pas en elles-mêmes » (Fabienne Jourdan - Protreptique de
Clément d’Alexandrie).
Bacchus est l’aboutissement romain de la
carrière de ce dieu venu d’Egypte, Osiris, figuré par un taureau, reconnu plus tard dans Mendès, qu’un bélier figurait avant qu’il s’agisse d’un bouc, puis Apis, Bacis ; qu’on retrouve à
Babylone sous le nom de Baal, Belus, Adon, Thammuz et démonisé en Baal Peor pour Belphégor (Priape) et Belzébuth. Adon devient Dionysos grec, mais inspiré également par les influences orientales,
il est Deva Nahousha le dieu-serpent, un autre nom du Shiva représenté par un linga.
« La naissance du dieu constitue un
premier récit donnant lieu à un rituel secret. Zeus, identifié à Sabazios, l’engendre après un second viol et inceste, dans lequel il prend la forme d’un serpent. Les mystères rattachés à cet
épisode font allusion à une union charnelle. Elle est mimée par le geste qui consiste à faire passer un serpent dans le giron de l’initié ».
Corybante par ses deux frères. Le
syncrétisme sans cesse à l’œuvre les assimile aux Cabires, et le sexe du défunt devenu objet de piété chez les Tyrrhéniens se révèle finalement être celui de Dionysos. Dans le texte, Clément joue
sur l’effet oratoire de la triple répétition du terme « aidoia » (« parties honteuses ») pour stigmatiser un rituel qu’il juge licencieux ».
le cyceon, découvre ses parties
honteuses. Démeter rit et accepte la coupe. Le terme « Iacchos », quant à lui, soit référerait à l’importun et trop jeune spectateur d’une scène impudique, soit serait une désignation
du sexe auquel Baubo donne la forme d’un enfant dans la version du mythe transmise par Arnobe. Clément évoque encore un mythe et recourt à deux épiclèses destinées à confiner le dieu dans le
domaine de la luxure.
retrouva plus Prosymnos. En effet, il était
mort. Pour s’acquitter consciencieusement de la promesse faite à son amant, Dionysos se hâta vers sa tombe plein d’un désir luxurieux. Après avoir coupé une branche de figuier (cf. figuier de la
Genèse ; l’arbre ayant un lien avec le sexe, une branche peut égaler un Phalle) qui se trouvait là, il confectionna une sorte de membre viril et s’assit sur la branche, accomplissant ainsi
sa promesse à l’égard du mort. Le mystère célébré en souvenir de cet épisode : des phallus consacrés à Dionysos que l’on dresse à travers les cités ». Arnobe est plus précis
encore : « Dionysos s’enfonça le pénis au plus profond de son fion jusqu’à le combler entièrement en plaçant bien son derrière en partie nu, s’assit dessus jusqu’à être totalement
rempli. Pris d’une humeur folâtre lascive, il éleva son fessier puis le rabaissa, opéra un mouvement de va-et-vient, toujours plus intense, et le voici le pieu semblable au bois, endurant, parce
que cela faisait longtemps déjà en vérité que ce qu’il avait promis était livré ».
La scène joint le cheminement vers
l’Hadès, qui est l’enfer, les ténèbres, le monde souterrain et démoniaque en parallèle avec la pratique de Sodome. D’où l’identification symbole de l’un à l’autre, de l’un pour l’autre ; de
même, le culte de Bacchus s’avère hautement luxurieux. De là à ce que des sectateurs de Bacchus-Priape sacrifient à leur dieu de la même manière que Lui-même honora la mémoire de son ami
Prosymnos, cela touche à l’évidence, de même, explique pourquoi la pratique fut depuis cataloguée comme celle de Satan.
Bacchantes. Il aurait évolué par la suite dans le sens
licencieux qu’entend vraisemblablement Clément. Le lexique de Suidas donne en effet « pornikos » comme synonyme de « bassarikos » et définit la « bassaris » comme
une « hetaira », une « pornè », c’est-à-dire « une courtisane, une prostituée » ».
Dionysos
Choiropsale
rites, mangeant de la chair crue dans leur
délire sacré. Couronnées de serpents, elles poussent un grand cri : « Evohé » que certains identifient avec « Eva », cette Eve responsable de la faute qui lui est
associée. Le signe des rites bacchiques est un serpent qui intervient dans l’initiation. De fait, maintenant, d’après la prononciation rigoureuse des Hébreux, le nom d’Héva reçoit l’esprit rude
et signifie « serpent femelle » ».
Nous laissons l’interrogation pour le dernier point, Edouard Schuré ayant affirmé dans « Les grand initiés » que le cri
« Evohé » provient « d’Iévé » ou Yod Hé Vau Hé, tétragramme très connu dans l’Antiquité. L’iconographie du serpent fait se rejoindre une fois encore les cultes de Bacchus et
Priape avec ceux respectivement des démons Samaël et Asmodée.
avec elles, les reléguaient dans les endroits les plus reculés de la maison et ne les jugeaient plus dignes ni de leurs baisers, ni de leurs embrassements. Être mère, c’était,
pour ces malheureuses, un motif d’injure et de réprobation. Chez les rois d’Asie, notre sexe était presque un objet de dégoût. Bagoas fit les délices de Darius : il incendia même Alexandre.
Les peuples se modèlent sur l’exemple des princes qui les gouvernent. L’infamie dont nous parlons s’était emparée de tous, dans tous les gens d’état et de conditions. Tous brûlaient de la même
fureur, la plèbe, les grands, les rois. Cette dépravation causa la mort de Philippe, roi de Macédoine ; il mourut de la main de Pausanias, qu’il avait violenté. Cette passion soumit au roi
Nicodème Jules César, femme de tous les hommes et homme de toutes les femmes. Auguste n’évita pas ce déshonneur ; Tibère et Néron s’en faisaient gloire ; Néron épousa Tigellin, Sporus
épousa Néron. Trajan, le meilleur des Princes, se faisait accompagner d’un « paedagogium », alors qu’il parcourait l’Orient de victoire en victoire : ce qu’il appelait son
« paedagogium », c’était une troupe de jolis garçons bien découplés, que jour et nuit il appelait à venir entre ses bras. Antinoüs (l’amant) servait de maîtresse à Adrien ; rival
de Plotine (l’épouse), il fut plus heureux qu’elle. L’empereur le pleura mort, et celui qui avait cessé d’être au nombre des vivants, il le plaça parmi les dieux, lui consacra des autels et des
temples. Antonin Héliogabale, neveu de Sévère, avait coutume, ainsi que parle un vieil auteur, de se faire administrer du plaisir « par tous les creux du corps » ; ses
contemporains le regardèrent comme un monstre. Devant cette Vénus dansa la gravité de l’austère philosophie, mêlée au cœur des pédérastes. Alcibiade et Phédon dormaient avec Socrate lorsqu’ils
voulaient rendre leur précepteur de bonne humeur. C’est du genre d’amours de cet homme sacré que tire son origine la locution usitée en matière érotique : aimer d’un amour socratique. Toutes
les actions, toutes les paroles de Socrate furent considérées comme sacrées par toutes les sectes de philosophes : on lui bâtit un temple, on lui érigea un autel ; ses actions eurent
force de loi ; ses paroles, l’autorité d’un oracle ».
La dépravation fut portée à ce point que l’on extorqua des
nouvelles épousées cette complaisance, comme auparavant des femmes mariées ; de la sorte, le mari allait par le garçon à la jeune fille (utilisait le vase de derrière d’habitude exploité
chez l’homme), et les deux sexes se trouvaient réunis en un seul et même corps. Dans les poésies badines des anciens, Priape menace tout voleur de légumes qui s’approchera de son épieu de le
forcer à lui accorder « ce que la première nuit on accorde à l’ardent époux alors que, sotte, elle craint qu’il ne la blesse autre part » (le première nuit de noces, le mari prenait son
épouse par derrière). Usant du droit d’imaginer, Valerius Martial feint d’entendre sa femme murmurer qu’elle a aussi des fesses, pour le détourner de l’amour insensé des garçons. « Junon,
lui dit-elle, par ce côté, plaît aussi à Jupiter » ».
(* L’histoire de Vénus Callipyge est rapportée
dans les Deipnosophistes d’Athénée 12.554 CE : « Les gens d’alors étaient si attachés à leurs plaisirs sensuels qu’ils sont allés jusqu’à dédier un temple à « Aphrodite des belles
fesses ». Et voici la raison : « Il était une fois un fermier qui avait deux filles superbes. Un jour, elles entrèrent en discussion pour savoir laquelle avait le plus beau
derrière et elles sortirent sur la voie publique. Et par hasard passa à cet endroit un jeune homme qui était le fils d’un riche vieillard. Elles se montrèrent à lui, et quand il les eut vues, il
se prononça en faveur de l’aînée. En fait, il était tombé amoureux d’elle ; quand il revint en ville, il se mit au lit et raconta à son jeune frère tout ce qui s’était passé. Ce dernier se
rendit également à la campagne, vit les filles, et tomba amoureux de la seconde. Et quand le père de ces garçons essaya de les amener à se marier avec des filles de la haute société, il n’arriva
pas à les persuader, et il ramena donc les filles de la campagne, avec la permission de leur père, et les donna en mariage à ses fils. C’est pourquoi ces filles furent appelées « aux jolies
fesses » par leurs concitoyens, ainsi que le dit Cercidas de Mégalopolis en vers iambiques: « Il y avait à Syracuse une paire de filles aux jolies fesses ». Pour cette raison, ces
filles, devenues riches et célèbres, fondèrent un temple pour Aphrodite qu’elles appelèrent la « déesse aux jolies fesses », comme Archélaüs de Chersonèse nous le dit en vers
iambiques ». Le fait est qu’il existait à Syracuse un culte à Aphrodite callipyge, culte mentionné également par un auteur chrétien, Clément d’Alexandrie, dans une liste de célébrations
érotiques dans la religion païenne. Clément cite le poète Nicandre de Colophon, et cite généreusement le terme alternatif utilisé par lui « kalligloutos » (aux jolies fesses) (Source
Wikipédia).)
Le culte idolâtre de l’impératrice Messaline pour Priape suggère à certains que des dispositions génitales très extensibles lui faisaient désirer au-delà du possible les prétentions viriles
du dieu. « Tu vas comprendre. Chez les Italiennes et Espagnoles, le guichet de Vénus est bien plus large que chez les autres femmes. Avec nous, à moins d’être fourni et outillé outre mesure,
l’homme, au lieu de faire l’amour, croirait plutôt s’exercer au javelot sous de vastes portiques. La conque (le sexe féminin), lorsqu’elle admet trop facilement le visiteur, diminue beaucoup son
plaisir ; la mentule aime trop être comprimée, sucée ; si elle se promène trop à l’aise, elle est mécontente. Or, en usant de la « Vénus postérieure » (Sodome), la chose se
pratique mieux. L’entrée est difficile pour la mentule qui y cherche son chemin : lorsqu’elle y pénètre, non seulement elle remplit tout le logement, mais elle le fait craquer. Le stade ne
se trouve donc pas avoir plus d’ampleur que le coureur n’en désire ; l’auberge s’accommode à l’hôte qu’elle reçoit, les muscles pouvant se resserrer ou se relâcher à volonté. Au contraire,
la vulve, dès qu’une fois elle a été ouverte et changée en un horrible gouffre, nulle industrie, nulle posture de la femme, nul mouvement ne fera jamais qu’elle ne soit large, qu’elle ne s’ouvre
comme un horrible gouffre pour la misérable mentule, la honte de l’union des sexes. C’est pour cela que les amateurs du plaisir dépravé sont si nombreux chez nous ».
N’oublions pas que le culte de Vénus connu
des Romains consiste à ses sectateurs d’honorer une déesse. Mais anciennement, « Vénus » vient de « Benoth » signifiant « filles » pour « Succoth Benoth »
ou « tentes des filles », des lieux de prostitutions sacrées où les filles s’adonnaient aux hommes qui rendaient un culte à Priape ou « Bacchus en érection ». Donc,
l’originale Vénus était figurée par un bouc viril dont le nom le plus connu est « Priape ». D’où que les sectateurs de Vénus glorifiaient selon leurs goûts, tantôt une divinité sous la
forme d’une femme très attirante, tantôt sous celle d’un caprin cornu ithyphallique.
de semence dans le champ génital : « Dans la pose des quadrupèdes généralement sont réputées les femmes concevoir mieux, parce qu’ainsi les organes peuvent absorber la
semence, le torse étant fléchi, les reins soulevés. Les mouvements lascifs ne conviennent pas aux épouses, car la femme s’empêche de concevoir et si dérobe si, joyeuse, elle active des fesses la
volupté de l’homme et, en se désarticulant tout le corps, provoque des flots. Par là, en effet, elle chasse hors du sillon et du droit chemin le soc, et s’en détourne du but le jet de semence.
Les putains usent, dans leur intérêt, de tels trémoussements, crainte d’être souvent pleines et de languir en gésine, afin qu’aussi la volupté ait pour l’homme plus d’attrait : à nos épouses
il ne semble en être aucunement besoin. D’autres recommandent le commun usage et la posture ordinaire (position du missionnaire) ; ils veulent que l’homme s’allonge sur la femme couchée à la
renverse, sein contre sein, ventre contre ventre, pubis contre pubis, écartant de son rigide épieu la fente délicate. Ceux-ci ordonnent à la femme d’exécuter des mouvements violents et répétés
pendant qu’elle fait l’amour ; ceux-là les lui défendent ».
plaisirs vénériens ? Tullia
répond : « A la vérité, les hommes naissent avec une propension marquée pour l’amour du sexe des femmes ; ils sont portés davantage à user de ces parties de notre corps par où nous
sommes femmes sans doute sous l’impulsion de la Nature, mère de toutes choses. C’est, en effet, ainsi qu’elle promet aux être l’immortalité, par l’union des sexes entre eux. Mais toute cette
quantité de semence qui s’élabore dans les reins des hommes et des femmes n’est pas nécessairement réservée à la génération. Par exemple, pour ce qui est du blé, une partie sert d’aliment aux
animaux et est consommée par eux ; une partie est réservée pour les semailles. Lorsqu’on eut abandonné l’usage du gland, Cérès apprit aux mortels l’art de faire du pain avec le blé, et ce
nom fut donné au pain parce qu’on traçait dessus la figure de Pan. Cette portion est la part du ventre et de la gourmandise ».
Tout se mélange, les
activités au lupanar ressemblent à celles du temple et inversement. « Le terme « lupa » (louve) est un équivalent chez les Romains de « prostituée », qui vient des rites
pratiqués en février en l’honneur du dieu Faunus Luperco (Faunus romain étant le Pan grec, il s’agit de Pan à tête de loup, Grand magicien ; les sorciers portaient une tunique en peau de
loup lorsqu’ils présidaient leurs cérémonies). Les femmes qui exerçaient la prostitution sacrée dans le temple de ce dieu étaient nommées, par leurs prêtres, des « louves ». De là
dérive le mot « lupanar » ou « bordel des louves », une maison close ou maison de rendez-vous, c’est-à-dire le lieu où le client vient payer pour les services d’une
prostituée ».
caractérisées par la présence du serpent, « instrument du Mal et de la luxure aux yeux du chrétien, et des grains de sel évocateurs du
sperme » (Samaël figure lui-même en serpent, et les Hébreux le situent dominant quatre terres dont celle de Rome, assurément il est le Bacchus des Romains). Dionysos-Bassaros devient
Bassaros puis Baccharos avant de devenir Bacchus à Rome, « dieu de l’extase et des transes » (« l’extase » étant les premières techniques d’hypnose des mages antiques). Cette
épiclèse se rattache peut-être originellement à un substantif désignant le « renard » (ou « panthère »), comme le propose Hésychius, et évoquerait la peau de cet animal portée
par les Bacchantes. Il aurait évolué par la suite dans le sens licencieux qu’entend vraisemblablement Clément. Le lexique de Suidas donne en effet « pornikos » comme synonyme de
« bassarikos » et définit la « bassaris » comme une « hetaira », une « pornè », c’est-à-dire « une courtisane, une prostituée ». L’activité du
lupanar revient à celle du temple, à la seule différence majeure que la courtisane du lupanar vaut à l’égal d’une « fille des rues » tandis que celle du temple est une prêtresse qui
incarne la déesse aux yeux de ses dévots.
« Ce
que les sorciers et les nécromanciens cherchaient avant tout dans leurs évocations de l’Esprit du Mal, c’est le pouvoir magnétique qui est la propriété légale du véritable adepte et dont ils
désiraient obtenir la possession dans de mauvaises intentions… Un de leurs objectifs principaux était le pouvoir de jeter des sorts ou de produire des influences délétères… Ce moyen peut être
comparé à un réel empoisonnement au moyen d’un courant de lumière astrale » (Eliphas Lévi – Dogme et rituel de haute magie – Envoûtements et sorts).
« Plus tard, le docteur Luys s’est borné à placer un aimant en fer à cheval d’abord sur la tête du malade pendant cinq à six minutes, puis sur celle du sujet
mis préalablement en état de léthargie hypnotique. Voici comment il rendait compte, le 10 février 1894, à la Société de Biologie, de son expérience :
Dans le cadre de nos études sur le
fluide érotique, cette dernière remarque souligne combien il est bon de distinguer la « puissance luxurieuse » qui émane du corps féminin de la femme elle-même : si une partie
naturelle lui revient, celle qui la rend redoutable d’attirance lui échappe. De même, du fait que la puissance luxurieuse d’un sujet féminin dure un temps de sa vie, comme si elle entrait en elle
puis en ressortait, son image durant ce temps la recèle encore, alors qu’elle n’est plus dans sa réalité physique. Une sorcellerie effectuée sur cette image permet d’en dégager cette force
redoutable, de la personnifier au demeurant, et de la traiter pour des usages occultes.
« Le Livre des Médiums » d’Allan Kardec abonde dans le même sens, même s’il ne s’occupe pas des
« démons qui ont commerce charnel avec l’homme » ; il entrevoit des présences d’esprits là où la puissance magnétique de l’homme est à l’œuvre. Il la décrit en action dans un
contexte médical et nous userons des réflexions des diaboliques pour envisager ses déductions dans le domaine de la séduction ; nous citons : « Il est évident que le fluide
magnétique joue ici un grand rôle ; mais quand on examine ce phénomène avec soin, on reconnaît sans peine qu’il y a quelque chose de plus. L’intervention d’une puissance occulte, qui
constitue la médiumnité, devient évidente en certaines circonstances, elle l’est surtout quand on considère que la plupart des personnes que l’on peut avec raison qualifier de médiums guérisseurs
ont recours à la prière, qui est une véritable évocation.
1. Peut-on considérer les personnes douées de la puissance magnétique comme formant une variété de médiums ?
Les diaboliques suggèrent ainsi, en conformité avec ce qui vient d’être énoncé, que la puissance luxurieuse, qui
contient un magnétisme redoutable, est augmentée par l’action des esprits infernaux (Démons, Qliphoth) qui viennent à son aide. Un sujet qui magnétise en vue de séduire invoque un esprit infernal
affilié à cette cause, qui augmente sa force et sa volonté, dirige le fluide et lui donne les qualités nécessaires. Peu importe que le sujet ait conscience de cette réalité occulte ou pas, par
contre, elle s’émancipe et devient magiquement active lorsqu’elle célébrée dans un contexte cérémoniel.
d’hommes légers, inconséquents, occupés de leurs plaisirs ; quels seront les Esprits qui s’y trouveront de préférence ? Ainsi, toutes les fois que des hommes
s’assemblent, ils ont avec eux une assemblée occulte qui sympathise avec leurs qualités ou leurs travers, et cela abstraction faite de toute pensée d’évocation. Admettons maintenant qu’ils aient
la possibilité de s’entretenir avec les êtres du monde invisible par un interprète, c’est-à-dire par un médium ; quels sont ceux qui vont répondre à leur appel ? Evidemment ceux qui
sont là, tout prêts, et qui ne cherchent qu’une occasion de se communiquer » (même auteur).


























