Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 14:05



Reprenons la fameuse citation tirée d’un livre concernant les Bambaras : « (…) Pendant l’acte sexuel, la femme s’unit à son mari par les yeux comme par le sexe ».

 

Maintenant, fort de nos enseignements acquis, nous pouvons croire, à partir de cette citation simple mais au contenu ésotérique riche, que l’union sexuelle originelle pratiquée entre une femme et un homme se faisait par les yeux, lors d’une humanité précédente (cf. Livre d’Eros 2), lorsqu’ils se mirent à fonctionner correctement (cf. Rudolf Steiner – L’intervention des forces spirituelles en l’homme). L’œil est hermaphrodite, c’est-à-dire qu’il est à la fois organe émetteur et organe récepteur, qu’il peut être actif ou passif, masculin ou féminin, exprimant le sentiment dominateur ou plus vulnérable. Ainsi l’œil de la femme peut se montrer autant mâle que femelle et vice versa pour l’homme.

 

De ceci, nous pouvons croire que le sexe de l’homme commence à l’œil et se finit à l’organe génital. Ce dernier par contre n’est plus hermaphrodite : il se spécifie en fonction du destin que la personne a à assumer ici bas et pour d’autres raisons encore. Contrairement à nombre d’idées reçues, l’œil de l’homme mâle est plus souvent en mode féminin qu’on le pense et à l’inverse, l’œil de la femme est très émetteur. Et nous savons désormais bien pourquoi.

 

L’auteur Paul Brunton a bien expliqué que ce n’est pas l’œil qui émet une radiation mais le mental qui règne derrière lui. Et nous avons ajouté, pour notre part, que dans le domaine érotique, le mot « influence » peut raisonnablement se substituer à celui de « mental ». Il est suffisamment clair pour exprimer qu’une force externe à la femme peut choisir ce mode actif pour l’investir et influencer ainsi quelque homme de son choix de succomber à sa volonté. Dans le cas d’une femme favorable ou yoginî, nous savons bien qu’elle tire sa force redoutable d’un tel procédé mystique.

 

C’est l’autre fameuse phrase tirée du livre de Lama Anagarika Govinda, « Les fondements de la mystique tibétaine » qui finit de nous mettre sur la voie : « (L’Entité puissante du Désir, la Bacchante, la Dâkinî, la Disir, etc… mais aussi la succube telle qu’elle est étudiée ici, Kiel Lillal, etc…) est l’Entité qui rend possible tout mouvement (érotique - NDA) et la forme phénoménale, sans être soi-même ni mouvement, ni forme ». Autrement dit, sans l’intervention de cette Entité, il n’y aurait pas la moindre intention d’ordre sensuel possible et pareillement pour l’action.

 

L’excitation sensuelle éprouvée par l’homme mâle prend sa source dans mûdra et dans vîrya, autrement dit dans la gestuelle érotique ou la forme esthétique particulière et générale et dans l’intention projetée constamment par l’œil de la femme favorable ou yoginî. Sans s’en rendre compte, l’homme mâle, qui contemple le visage de sa yoginî, fixe son regard dans le sien qui le « bombarde » de radiations invisibles mais perceptibles par le corps astral, qui est aussi un œil. Ces émissions, nous le savons, sont comparables à l’action du linga dans la copulation. Cette action puissante, perceptible mais non visible, a le don d’exciter sexuellement l’homme mâle. Il devient Priape et n’a d’autre envie que celle de se satisfaire en s’unissant à la femme (dans le cas d’une femme favorable ou yoginî, l’homme dévot s’incline devant elle qui devient à ses yeux l’incarnation de la Déesse). Le coït inverse alors le processus commencé dans l’œil : c’est le mâle qui émet et la femme qui reçoit. En fait, l’union crée un champ d’énergie susceptible de subir ultérieurement une transmutation.

 

Car, bien entendu, la sexualité envisagée sous son angle mystique, qui prend fermement en compte que seule une Entité supérieure et invisible « rend possible tout mouvement (érotique) et la forme phénoménale qui s’en suit », laisse augurer qu’il existe des cas nombreux où le regard d’une femme favorable ou yoginî, chargé d’émotions intentionnelles et séductrices, projette des radiations qui ne sont plus seulement les siennes propres mais celles de l’Entité supérieure l’ayant supplantée (nous ne tenons pas compte ici des aventures amoureuses ou amours d’un feu de paille, des flirts d’un soir, etc… bien entendu ; nous considérons ici davantage l’action pratiquée au cours d’un rituel de Maïthuna par exemple).

 

Nous appelons ces radiations tout simplement « l’influence ». Nous démontrons ici que cette dernière, dans le cas d’une femme favorable ou yoginî, est externe au sujet, presque obligatoirement, au point de croire qu’elle est exercée, selon les hypothèses, par l’Entité « qui rend tout mouvement (érotique) possible ». Cette dernière choisit le sujet qui deviendra ensuite son « canal » d’influence ou son « véhicule ». De toutes les façons, ce n’est jamais le sujet qui décide de ces phénomènes ou de devenir un « canal » mais bien l’Entité supérieure invisible seulement.

 

Ce qui signifie clairement que la phrase citée plus haut -  « la femme s’unit à son mari par les yeux » - peut très bien signifier que la relation phallique entre homme et femme débute déjà quand leurs yeux se croisent et surtout, dans le cadre d’une union dite mystique, l’influence projetée par l’œil gauche de la femme favorable ou yoginî peut être celle d’une Entité supérieure invisible. Ces phénomènes peuvent se produire chez des femmes non initiés, non informées de ces connaissances mystérieuses, sans même qu’elles s’en aperçoivent ou mieux, alors même qu’elles les contestent fermement. Dans ce dernier cas, peu importe en fait leurs convenances personnelles car l’Entité supérieure invisible agit pour sa cause propre sans se soucier le moins du monde de la personnalité du sujet par laquelle elle projette son influence.

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés