Partager l'article ! Vénus dans le Scorpion: Nous reprenons une fois encore la citation tiré « d’Isis dévoilée » : « (…) Puis ...
eros666
Nous reprenons une fois encore la citation tiré « d’Isis dévoilée » : « (…) Puis vint le point tournant, la Balance. Après cela, la première moitié du signe de la
Vierge-Scorpion se dédoublait, la Vierge restant au-dessus de la Balance et le Scorpion tombant en-dessous, conduisant l’humanité à la perdition, à la dégradation… » ; puis :
« Lorsque la femme est tirée de la côte gauche du second Adam, la Vierge pure se sépare et, par sa chute « dans la génération », ou sur le cycle descendant, elle devient le
Scorpion (le signe des organes de reproduction), l’emblème du péché et de la matière ». (HPB – Isis dévoilée ; p.130)
Alors que l’astrologie populaire fait de Mars le maître du Scorpion, l’occultisme le plus mystique explique que c’est « la Vierge ayant chuté dans la génération qui devient le Scorpion ». Cette Vierge est celle que nous nommons Vénus, pas seulement la Vénus vénusienne mais bien la Vénus lunaire, soit Astarté et, par extension, Ishtaritu Lilitu. Elle porte dans ses mains les organes de reproduction ou, plus précisément, comme l’écrit Gerald Massey : « (…) Elle tient dans ses mains les objets malpropres de sa fornication ; cela signifie les emblèmes du mâle et de la femelle ».
Oui, cette Vierge n’est autre que Vénus (soit Astarté, Ishtar ou Innana et par voie de conséquence, une certaine Lilith – vierge – car refusant d’enfanter…), comme il est écrit : « (…) L’étudiant ne doit pas oublier non plus, qu’au-dessus de l’horizon du Pôle Nord, la Vierge, ou Astrée, qui est Vénus-Lucifer, descend la tête la première au-dessous de l’horizon du Pôle Sud, ou du Gouffre ». (HPB – La Doctrine secrète 4 ; p.432)
De plus, comme nous venons de le constater plus haut, il existe une Vénus Astarté de la Vierge (dit la Vierge pure) et une Vénus Astarté du Scorpion (dit la Vénus de la génération). C’est cette dernière qui nous intéresse définitivement à présent : elle fait rejoindre forcément l’Entité supérieure du Désir, présente même dans l’Astral inférieur, Kiel Lillal accompagnée de ses dévouées Nagî Apsara.
Car affirmer d’une Entité supérieure « qu’elle tient dans ses mains les organes sexuels de l’homme et de la femme », c’est admettre son implication majeure dans le règne humain (mortel) ; c’est confirmer son rôle principal dans l’activité érotique et sexuelle des hommes. Le principe solve-coagula débute dans l’Astral (solve) et doit venir finir sa course au pôle phallique (coagula) pour espérer remonter à la source (principe de l’alpha et de l’omega).
(Précisions : « l’alchimiste dit que tous les corps terrestres sont, en définitive, de la terre avec plus ou moins de soleil. Il recherche le moyen d’augmenter la quantité de soleil dans un corps pour l’ouvrir, pour le dilater ou l’évoluer. C’est ce qu’il appelle la dissolution (solve). Ou l’alchimiste cherche le moyen d’augmenter la densité de la substance par un ferment, c’est ce qu’il appelle la compression, la coagulation (coagula) ». (Papus ; La science des mages))
Reprenons encore cette phrase : « Lorsque la femme est tirée de la côte gauche du second Adam, la Vierge pure se sépare et, par sa chute « dans la génération », ou sur le cycle descendant, elle devient le Scorpion (le signe des organes de reproduction) ». (HPB – Isis dévoilée ; p.130) Voici à présent une autre citation qui viendra mieux éclairer la première ; elle est tirée du Zohar (tome 1 ; p.216) et dit : « J’ai trouvé dans un livre ancien que ce que Dieu détacha d’Adam n’était pas une côte mais Lilith ». S’en suit la conclusion de l’auteur : « (…) Ce n’est pas un hasard si Lilith se sent chez elle en Capricorne (Saturne) ou en Scorpion… ». Dans l’Arbre Séphirotique, la côte gauche se trouve en Netzah dont la planète correspondante est Vénus. Il y a donc bien une Vénus dite « d’en haut » et une autre dite « d’en bas ». Mais celle « d’en bas » ne règne pas en enfer, sauf dans le mythe populaire, mais dans la Lumière Astrale. C’est pourquoi l’enseignement cabaliste dit que « le domicile véritable de Lilith se trouve dans les profondeurs de la mer » ; de la Mer de Feu, soit la Lumière Astrale du Plan Astral, bien entendu ! L’image qui veut voir Lilith tuer des enfants concerne en partie la pratique de la « retenue du semen » (qui consisterait aujourd’hui à une pratique inverse à « l’éjaculation précoce » et rien de plus) ; c’est donc une autre affaire, semblable à une campagne de dénigrement faite à l’encontre des adeptes de pareils rituels, dangereux pour les Etats.
Par ailleurs, ce qui distingue finalement Eve de Lilith est que la première représente le monde des vivants tandis que Lilith figure le monde astral, régnant sur les nombreuses Entités qui le composent.
En revenant sur son lieu d’habitation, l’auteur écrit : « Quelle est sa demeure ? Lorsque les fleuves célestes se dirigent à l’océan d’en haut, les fleuves du démon se dirigent également vers l’océan d’en bas. Tous les poissons qui séjournent dans ces fleuves sont distincts les uns des autres. Leur chef est Lilith, qui préside à tous les poissons chargés de missions en ce monde. Les poissons de ce fleuve sont appelés « les premiers-nés des Egyptiens ». (Daniel Giraud ; Lilith, la Lune Noire) On se souvient bien du symbole du poisson, étudié plus haut, et correspondant au caractère « Nun ». Les fleuves, les océans mystiques ne sont pas les eaux physiques mais le Ciel Astral. Des poissons sont donc les Entités puissantes du Désir, les succubes ou les Nagî Apsara (rappel : (Nun) de « Nagî » ou poisson ; la racine « Apas » de Apsara signifiant « eaux »). L’expression « les premiers-nés des Egyptiens » fait fortement penser au mythe d’Osiris, dont le quatorzième morceau, le phallus, fut avalé par un poisson. La citation prouve, une fois de plus, que Lilith est impliquée dans cet épisode d’Osiris et qu’elle est au moins autant impliquée, ainsi que ses dévouées Nagî Apsara ou « poissons », dans l’intime sexualité de chaque homme.
Le pôle phallique apparaît comme une « chape de plomb » qui alourdirait l’homme jusqu’à le faire tomber dans la génération (principe coagula), à l’image d’un suicidaire qui s’attacherait un boulet à sa cheville avant de se jeter dans l’eau, l’empêchant ainsi de remonter à la surface. C’est ensuite par ce même pôle phallique qu’il doit transmuter les énergies (poussières de Lumière Astrale) afin de gagner en soleil (principe solve), le seul moyen pour remonter le plus haut possible. Le pôle phallique sert clairement de processus « alpha et oméga » dans la descente dans ce bas monde et la remontée dans l’au-delà.
La mythologie grecque oppose Artémis à Vénus (toutes deux des Divinités de la Lune ; Vénus est d’autant plus considérée ici comme une Divinité de la Lune puisqu’elle tient dans ses mains, les organes de reproduction ou organes sexuels qui se trouvent, conformément à l’Arbre Séphirotique, dans Yesod, ou la Lune), décrivant la première comme le symbole de la Virginité et l’autre comme l’emblème de la Luxure. Les éléments qui concernent chacune sont quasiment les mêmes, ce qui prouve qu’elles sont toutes deux identifiées ici avec la Lune ; cependant leur conception des valeurs à chacune est contraire. D’Artémis, il est écrit : « Elle se montre impitoyable aux femmes qui cèdent à l’attrait de l’amour. Elle est à la fois la conductrice sur les voies de la chasteté, et la lionne sur celles de la volupté. C’est la Vierge par excellence. (…) Avec Vénus, Artémis constitue le portrait intégral de la femme, si profondément divisée en elle-même, tant qu’elle n’a pas réduit les tensions nées de ce double aspect de sa nature ».
En fait, ce couple d’opposées Artémis – Vénus correspond parfaitement avec la Vierge pure « d’en haut » et la Vierge séparée qui est descendue dans le Scorpion. Cette histoire mythologique tend forcément à confondre les Entités Vénus et Lilith. Pourtant, logiquement, le nom « Vénus » est tiré de « Hovah », la racine d’Eve. Vénus, c’est la vie, celle qui fait des enfants et qui les aime. Elle revêt les caractéristiques de la Lune et de Vénus. Mais la citation tirée « d’Isis dévoilée » concerne expressément cette Vénus destinée à devenir une haute figure de l’érotisme puisqu’elle est montrée portant les attributs phalliques. C’est donc bien la Vénus – Lilith.
L’allégorie prétendant que Lilith fut « la première femme d’Adam avant Eve, mais parce qu’elle était sauvage et éprise de liberté, elle dut s’enfuir et s’en alla quelque part dans les enfers », peut être parfaitement « retournée ». A savoir que ce n’est pas elle qui fut chassée car elle était malpropre ; et qui, depuis, se venge contre les hommes chaque nuit, de là où elle est contrainte et forcée de vivre ; ce n’est pas elle qui a quitté son homme Adam, c’est lui qui est tombé dans la matière ! Et c’est lui qui en paie la facture et les frais chaque jour de sa vie durant…
Donc, cette Vénus – Lilith du Scorpion, « tenant dans ses mains les objets malpropres de la fornication » parce que Kâma est en elle (le zodiaque des brahmanes fait de Kâma le maître du Scorpion), devient rapidement une Entité délicate avant d’être dangereuse, devant être honorée par les seuls adultes, puis par quelques initiés. Sa représentante prêtresse, faite de chair et de sang, devient une prostituée sacrée. Il est écrit : « (…) (L’Entité) babylonienne Ardat-Lilî est représentée, sur une tablette d’Arsan-tash, sous l’apparence « d’une louve à queue de scorpion » ». Or, ici aussi, certains mots ne sont pas choisis par hasard mais bien parce qu’ils ont un double sens. C’est le cas du mot « louve », comme l’explique cet auteur de l’Encyclopédie des Symboles : « (…) Lorsque la mythologie nous dit que Remus et Romulus, abandonnés, furent allaités et protégés par une louve, il faut se rappeler que louve (lupa en latin) était le nom des prostituées, d’où dérive le mot de lupanar, « la maison des louves ». Cette citation est tirée d’un sujet relatif aux vierges : il y a les vierges véritables et celles qui portent ce nom en étant des « prostituées sacrées ». Par exemple, « dans les textes magiques, liturgiques et incantatoires, Innana et la divine Harlot Lilitu sont ensemble comme deux vierges sacrées : « Et lorsqu’elle descend sur le monde, les Gardiens des Portes la saluent de ces mots : Vierge Innana, vers quels fils désires-tu aller ? » » (Babylonica, IV, 1884 – Source : Michel Desimon ; Lilith, la Lune Noire) Les exemple abondent de Divinités considérées comme des vierges alors qu’elles étaient incarnées par des prostituées sacrées.
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||