Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 14:21

Par conséquent, nous comprenons mieux ces allusions faites ici ou là, marquant d’une façon appuyée, l’importance des parties génitales de l’homme pour certaines « puissances supérieures ». Nous rappelons celle rapportée dans « l’Encyclopédie des Symboles » : « En se dévêtant, l’homme indique qu’il s’abandonne aux puissances supérieures : en se délivrant de ses vêtements, il découvre ses parties génitales, qui sont pourtant ce qu’il protège d’habitude le plus des puissances maléfiques ».

 

Ou encore celle citée plus haut : « Le rôle de la femme s’explique de cette manière : le Feu (le Fluide Magnétique) jaillit de son corps, et plus particulièrement de ses organes génitaux. (« ce Feu est inhérent à la femme qui féconde et il doit être tiré par le mâle ») ».

 

Ailleurs, nous apprenons encore que « la nudité de certaines danseuses sacrées était propice à des activités subtiles, elle abolissait la séparation entre l’homme et le monde occulte qui l’entoure, permettant ainsi à des puissances supérieures de passer de l’un à l’autre sans écran ». (Dictionnaire des symboles)

 

Car, par ailleurs, nous savons que les Dâkinî sont le plus souvent représentées de cette manière : « Elles sont ces « Entités (astrales) d’aspect féminin, représentées toutes nues, montrées dans une attitude héroïque ». Est-ce le principe des semblables, connu dans l’art hiératique, qui est utilisé ici pour attirer des Entités supérieures, des Esprits de Saturne ou des Prêtresses de la Lune ?

 

Celles qu’on appelle, dans le tantrisme, des femmes favorables ou yoginî, des Ratri, des Kumarî ou encore des Vajra-yoginî, sont douées d’un Fluide Magnétique « sexualisé » si puissant qu’il en vient à émaner d’elles « une atmosphère électromagnétique » de la même nature. Il ne faut pas les confondre avec ces Entités larves engendrées par les pensées humaines délétères. Leur volonté de représenter la Déesse les pare d’un champ d’influence toujours plus impressionnant qui devient, à  force, propice aux visites occultes. Car l’ambition est que cette « atmosphère électromagnétique » soit justement celle produite à partir du Fluide Magnétique, lorsqu’il est éventuellement investi par des puissances supérieures. 

 

Nous rapportons cette histoire anecdotique tirée d’un récit de l’auteur Alexandra David-Neel, en ayant pris soin auparavant d’avoir retiré de son texte ses impressions personnelles, ne voulant garder que les éléments susceptibles de nourrir notre étude du Fluide Magnétique du corps astral inférieur. En voyage en Inde, elle raconte : « (…) Ce soir-là, une quarantaine de « danseuses sacrées » dansaient sur une large estrade avant d’aller adorer la Déesse. Que représentait cette danse ? C’était toujours les mêmes contorsions des bras, des doigts et des orteils, les mêmes déhanchements, le ventre et les seins projetés en avant : offerts… (…) Ce qui retenait l’attention, c’était le cercle de mâles, une bonne centaine, pressés autour de l’estrade, les yeux dilatés… Les mystiques hindous parlent de samâdhi, l’extase, dans laquelle l’esprit n’est plus conscient que d’un unique objet, toutes autres choses étant annihilés pour lui. Ces hommes, hypnotisés autour de cette estrade, avaient véritablement atteint un genre d’extase parfaite : le samâdhi en rut ». (Alexandra David-Neel – L’Inde où j’ai vécu)

 

La « danse de Lilith » est une opportunité efficace pour le Fluide Magnétique du corps astral inférieur d’un sujet de se dilater en augmentant intensément son élasticité, pouvant projeter ainsi son rayonnement aussi loin qu’il veut. L’auteur raconte qu’à ce moment, les yeux des spectateurs mâles sont eux aussi « dilatés ». En fait, ils prennent la même forme que celle de leur Fluide (astral), un œil « démesurément agrandi » qui s’ouvre comme une vulve. Chaque Fluide de chaque sujet mâle absorbe en lui les influences projetées (cf. OD et OB). Ceci conformément à la phrase : « Le corps astral se nourrit de Lumière Astrale, exactement comme le corps organique se nourrit des produits de la terre ». (Eliphas Lévi – La clef des grands mystères) Plus chaque danseuse est capable de fasciner ceux qui la contemple, plus ceci suppose que son Fluide se recentre, qu’il se concentre en un point fixe et redoutable, comme l’effet connu de la loupe. Ce resserrement du Fluide Magnétique a le pouvoir d’attirer quiconque à lui.

 

Dans le cas de la femme favorable ou yoginî, ce resserrement du Fluide Magnétique peut être pratiqué d’une manière si parfaite qu’il n’attire à lui plus seulement des hommes mais aussi des puissances supérieures. Cette pratique du Fluide Magnétique, entraîné à se dilater dans des proportions impressionnantes puis à se resserrer en un point irradiant (comme le point lumineux produit par une loupe placée devant le Soleil et qui met instantanément le feu à la matière qu’il brûle) attire à lui ses semblables du plan invisible.

 

Une autre scène que celle des danseuses sacrées indiennes est décrite par Edouard Schuré à propos des femmes BACCHANTES. Déjà cité, nous la répétons une fois encore. Les mots écrits par l’auteur, utilisés pour donner une image négative de ces femmes, ne font finalement que les projeter dans une dimension qui dépasse la seule compréhension humaine. Il écrit « (…) Les prêtresses de la Lune ou de la triple HECATE avaient fait acte de suprématie en s’appropriant le vieux culte de BACCHUS. (…) Tour à tour magiciennes, séductrices (…), elles avaient leurs sanctuaires en des vallées sauvages et reculées. Par quel charme sombre, par quelle ardente curiosité hommes et femmes étaient-ils attirés dans ces solitudes d’une végétation luxuriante et grandiose ? Des formes nues – des danses lascives au fond d’un bois… (…) La nuit, les bras enroulés de serpents, elles se prosternaient devant la triple HECATE ; puis, en des rondes frénétiques, évoquaient « BACCHUS souterrain, au double sexe et à face de taureau ». (…) Le BACCHUS  à face de taureau (…) est un souvenir de l’ancien culte (…) Chose curieuse, nous retrouvons le BACCHUS Infernal des Bacchantes dans le fameux Baphomet ». (Edouard Schuré – Les grands initiés)

 

L’auteur ne se contente pas d’évoquer de vulgaires danseuses « à quatre sous » qui pratiqueraient un effeuillage susceptible d’éveiller les seuls bas instincts des mâles en rut. Elles sont des « magiciennes », leurs bras sont « enroulés de serpents », au point de les croire devenues « serpentes » ; pareillement à la description des femmes initiées celtes écrite par Julien Vendatour : « (…) Elles excitaient sexuellement leur partenaire et se refusaient à lui ; en même temps, elles se transformaient soudain en serpent… ». Or, en mystique, comme décrit-on l’action du Fluide Magnétique du corps astral inférieur sinon par une « forme qui siffle en se glissant çà et là, en zigzags », comme « un courant tourbillonnaire », comme un serpent ?

 

De plus, le serpent était jadis le nom de l’instructeur : ceci signifie qu’ici, la femme BACCHANTE devient la véritable initiatrice. Son Fluide Magnétique est surdoué pour se dilater ou pour se concentrer, au point d’attirer irrésistiblement à lui, non seulement des hommes, mais aussi des puissances supérieures semblables. Celles que nous connaissons de la sorte sont par exemple les fameuses Dâkinî, (ce nom, transposé en caractères sacrés, donne un total de 11 ou 2, soit la lame de la Prêtresse « de la Lune »), ces « Entités (astrales) d’aspect féminin, représentées toutes nues, montrées dans une attitude héroïque », descendues par le biais des chaînes invisibles créées par la force (magnétique) de la femme BACCHANTE.   

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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