Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 14:21

Des explications complémentaires s’imposent ici. En effet, de nombreux points particuliers sont abordés et nécessitent une compréhension la plus large et la plus complète possibles. Les femmes initiées celtes, que cherchent-elles à faire vivre aux guerriers lorsqu’elles se conduisent de la sorte : « (…) Elles excitaient sexuellement leur partenaire et se refusaient à lui ; en même temps, elles se transformaient soudain en serpent… ». Ce refus compte-t-il comme une provocation ?

 

Etant donné que l’action se déroule au cours d’un rituel, le sens donné à cette pratique se doit d’avoir une explication autre que simplement liée à un fantasme de nature érotique. C’est la connaissance du feu qui est la meilleure conseillère. On dit d’un feu qu’il est commun lorsqu’il est obtenu par le frottement, soit avec deux pierres, soit avec des allumettes ou un briquet, etc… On dit qu’il est pur quand il est produit sans toucher, c’est-à-dire à l’aide de miroirs ou de loupes : dans ce cas, ce feu est celui du Soleil. Un rayonnement solaire est saisi par le verre de la loupe et concentré en sa plus simple expression, un point, dont la puissance (un rayon solaire concentré en un point minuscule) engendre le feu. 

 

Pour obtenir une pareille distinction dans la force influente du Désir, il faut distinguer celle obtenue par attouchement de celle produite sans aucun toucher. Dans ce dernier cas, on croira naturellement que c’est la seule exposition impudique du corps qui suffit à produire l’excitation. En fait, c’est le Fluide Magnétique du corps astral inférieur de la femme favorable ou yoginî qui rayonne de sa lumière influente. Son pouvoir n’est pas seulement de se dilater indéfiniment ou de se concentrer en un intense point fixe. Il peut aussi produire un effet galvanomagnétique redoutable.

 

Précisons ici en quoi consiste ce principe galvanomagnétique, d’abord d’un point de vue physique : il s’agit de plonger deux électrodes dans une cuve remplie d’un sel métallique ; une anode de pôle +, qui est une plaque d’un même métal que celui du sel métallique dissous dans l’eau ; une cathode de pôle – se trouve à l’autre extrémité de la cuve ; à l’aide d’un fil électrique, on relie deux électrodes aux deux pôles d’une pile et on fait passer le courant. Nous voyons alors l’anode se décomposer de son métal qui vient se déposer alors sur la cathode.

 

Un même procédé subtil existe entre la femme et l’homme mâle, de même qu’un processus occulte, largement développé dans notre ouvrage, règne entre eux (cf. influences OD et OB). Une influence magnétique est émise par le Fluide de la femme, véhicule dans l’air (rempli d’électricité conductrice, l’ambre des Grecs) et naturellement, l’homme la capte. Une seule différence notable est cependant à souligner : dans l’expérience ci-dessus, l’anode se décompose tandis qu’elle émet, ce qui est tout le contraire chez la femme favorable. Plus elle peut émettre, plus elle redouble d’intensité émettrice. 

 

On remarque que les influences occultes appelées volontairement OD et OB pour un souci de compréhension sont susceptibles, lorsqu’elles sont émises et projetées, de chevaucher, voire d’accompagner l’influence dite galvanomagnétique. Elles sont assurées dans leur transport d’aboutir à destination, c’est-à-dire dans l’homme mâle, le pôle négatif chargé de transmuter les énergies captées.

 

L’influence galvanomagnétique s’obtient donc lorsqu’une excitation est produite sans qu’aucun attouchement particulier est commis. Sa fréquence trace un chemin dans l’air et son intensité gère sa vitesse de projection. Mieux la voie est large, plus vite est projetée l’influence et mieux l’OD et OB sont captées et absorbées par le pôle – de l’homme mâle, qui est en fait le Fluide Magnétique de son corps astral inférieur.

 

Les femmes initiées celtes ne jouaient donc pas les « précieuses ridicules ». La pratique consistant à « exciter le mâle en se refusant à lui » avait pour objectif de produire « l’ardeur pure », c’est-à-dire « l’ardeur produite sans attouchement », par le seul principe galvanomagnétique, dont l’influence, suffisamment intensive, transporte avec elle les autres rayonnements OD et OB, qui devaient être captés efficacement par les guerriers pour les usages occultes correspondants.

 

En quoi consistent ces usages occultes ? Nous allons en étudier au moins une partie maintenant…

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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