Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 14:22

Le Maître Aïvanhov s’étonnerait sûrement s’il se savait cité dans un sujet sensible comme celui développé ici. Cependant, la citation, extraite d’un de ses enseignements, sert bien l’étude menée ici et dévoile en même temps son but véritable. Il dit : « Pourquoi un homme tombe-t-il amoureux d’une femme à l’exclusion de toutes les autres ? Parce que cette femme-là correspond à quelque chose en lui-même, et ce quelque chose, c’est justement l’autre côté de son être. L’homme est polarisé, et c’est cette polarisation qui le pousse à chercher l’autre partie de lui-même, à travers les femmes ou à travers les hommes (…). Au-delà des apparences, c’est toujours l’autre partie de lui-même qu’il est en train de chercher. Un mystique dit qu’il cherche Dieu. En réalité, ce qu’il appelle Dieu n’est que sa partie complémentaire avec laquelle il cherche à s’unir, à se fusionner pour devenir une entité achevée, parfaite. Jusque-là, il se sent comme un être incomplet. Il cherche « l’âme sœur ». (…) Il connaît son visage. Son image est en lui. En réalité, on peut dire que son âme sœur, c’est lui-même, l’autre pôle de lui-même. Si nous sommes en bas, l’autre pôle est en haut, et il communie avec le Ciel, avec les (Entités supérieures). C’est pourquoi dans toutes les initiations, on enseignait aux disciples comment s’unir à cet autre pôle. « Connais-toi toi-même », signifie : trouve l’autre pôle en soi afin de devenir une divinité. Si vous êtes un homme, l’autre pôle est une femme et inversement ».

 

(Cette magnifique explication permet peut être une meilleure compréhension de cette autre formule écrite plus haut : « Ainsi, le phallus est l’organe sexuel de l’homme mâle dans le plan physique et la vulve, celui de la femme. Mais nous savons aussi que le phallus « démesurément agrandi » peut être la forme subtile du Fluide Magnétique du corps astral inférieur chez la femme Lilith et que la vulve « démesurément agrandie » celle prise par le Fluide chez l’homme mâle ».)

 

Cette explication, livrée dans cette citation, vient corroborer, s’il en est besoin, les exposés occultistes développés par Rudolf Steiner et cités dans cet ouvrage.

 

Sûrement aussi nous pouvons mieux comprendre cette autre citation tirée des « Fondements de la mystique tibétaine » : « (…) De puissantes impulsions, des stimuli, des expériences sont nécessaires, qui trouvent leur expression dans les Dâkinî des doctrines tantriques secrètes, ces formes féminines riches de connaissance, exhortatrices prestigieuses qui jouent un si grand rôle dans la vie des Siddhas, et dont certaines affectent des traits démoniaques ».

 

Tout initié peut vivre une unio mystica avec une Dâkinî qui l’accompagne tandis qu’il est devenu conscient de l’existence de son « âme sœur ».

 

L’initié à ces connaissances peut vivre une relation de cette nature avec une Entité supérieure que nous appellerons pour l’heure, une Dâkinî. Sans qu’il le sache lui-même au commencement, cette relation si particulière peut exister entre la Dâkinî et son Fluide Magnétique.

 

Pour mieux comprendre les phénomènes étudiés ici, il faut identifier le Fluide Magnétique, divisé en deux parties principales. La première fusionne presque avec le corps charnel et ses volontés deviennent les désirs du sujet. La seconde est un aspect du corps astral ; donc, la distance qu’il est capable de prendre à l’égard des désirs du sujet peut être importante, car ses desseins sont rarement en conformité avec ceux du sujet.

 

Même si la première partie du Fluide Magnétique vient à se confondre parfois avec le corps charnel tant elle paraît en symbiose avec lui, elle est fermement reliée à la seconde partie et c’est le Fluide Magnétique tout entier qui opère la nuit, pendant le sommeil du sujet, le même processus que celui du corps astral. Nous rappelons ici que « lorsque le corps physique et le corps éthérique sont couchés, et que le corps astral et le moi s’élèvent, ce qu’on appelle le conscient sombre dans une obscurité indistincte, proportionnelle à l’élévation du corps astral et du moi. Au matin, lorsque le corps astral et le moi réintègrent les corps physique et éthérique, ils se servent à nouveau des organes physiques et le conscient s’éclaire ». (Rudolf Steiner – L’intervention des forces spirituelles en l’homme)

 

Une pareille manifestation existe avec « l’activité sexuelle » : quand le sujet dort, elle n’est point active. En effet, la partie du Fluide Magnétique qui la gouverne s’est élevée du corps physique. Elle suit le corps astral, car elle fait partie de lui, dans le monde qui lui correspond, c’est-à-dire dans le Plan Astral.

 

Nous écrivions plus haut que « la nudité de Lilith » est l’occasion pour ce Fluide Magnétique de rayonner, de se libérer, de se manifester alors qu’il est invisible. Si cette nudité est capable de suggérer une tentation sensuelle ou érotique, c’est bien parce que le Fluide Magnétique étudié ici gouverne l’activité sexuelle du sujet. La nature de cette dernière résulte de la volonté du Fluide Magnétique.

 

De même que « le corps astral est le principe du système nerveux, que durant la nuit (ou lors du sommeil), le corps astral a abandonné dans le corps physique ce dont il est en quelque sorte l’origine, à savoir le système nerveux », le Fluide Magnétique (les deux parties) est le principe de l’activité sexuelle (principalement mais pas seulement). Donc, cette dernière est une expression de ce Fluide Magnétique.

 

Donc, comme le corps astral, le Fluide Magnétique connaît un processus semblable de quitter le corps physique durant le sommeil du sujet et de plonger alors dans le Plan Astral. Si au moins une part de la « première partie de lui » reste à veiller sur son enveloppe charnelle ou intervient dans ses rêves (n’oublions pas que le « corps psychique » est contenu, en occultisme, dans le corps astral), l’autre partie fondamentale le quitte.

 

Là où plonge ce Fluide Magnétique est un lieu, un espace ou un environnement qui est son domicile véritable. Surtout, c’est là qu’il est éventuellement amené à partager des relations mystérieuses avec ses Esprits-guides supérieurs, avec des Entités d’aspect féminin (Dâkinî) qui s’avèrent ses plus hautes Inspiratrices. Ces liaisons sont d’une nature si métaphysique qu’il ne nous appartient pas de définir ou de développer davantage. Elles constituent cependant l’explication la plus profonde de la manière dont le sujet envisage et entreprend de vivre ici bas sa vie sentimentale.

 

Ce cheminement effectué chaque nuit ou à chaque sommeil profond du sujet par le Fluide Magnétique étudié ici obéit à la formule écrite dans le verset suivant de la Table d’Emeraude : « Il monte de la Terre au Ciel et derechef, il descend en terre et reçoit la force des choses supérieures et inférieures ». (cf. les sujets relatifs à l’OD OB & AOUR ; la remontée vers Soma ; Tejas)

 

Si le Fluide Magnétique du corps astral d’un sujet peut évoluer chaque nuit dans un espace subtil, le Plan Astral, et vivre des relations mystérieuses avec des Entités supérieures du Désir sans que le moi en sache quoi que ce soit, il existe une autre réalité, celle que ces relations ne peuvent logiquement être vécues d’aucune manière dans le plan de la manifestation. En effet, une Dâkinî, par exemple, est douée d’invisibilité, elle n’est donc pas pourvue d’une forme physique.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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