Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 14:23

Jusqu’ici, nous avons tâché soigneusement d’éviter l’étude de la Kundalini, celle-ci exigeant un enseignement sérieux et approfondi, dépassant de loin le seul cadre de nos sujets. D’autres auteurs, mieux versés dans le bouddhisme, abordent cette étude avec des références et des connaissances bien supérieures aux nôtres et la lecture de leurs ouvrages sur ce sujet est donc fortement conseillée. Ceci dit, si nous n’envisageons pas l’étude complète de la Kundalini, un centre de force (chakra) impose que nous fassions mieux sa connaissance puisqu’il est décrit comme le « siège du plaisir ». On l’appelle le centre sacré ou plexus sacré (plexus hypogastrique) et son nom original est Svadhisthana.

 

En général, la Kundalini est composée de sept centres, parfois davantage. La mystique tibétaine en dénombre cinq fondamentaux. En fait, elle regroupe les trois centres de force du bas, soit Manipura, Svadhisthana et Muladhara en un seul. Nous comprendrons l’intérêt de les regrouper un peu plus loin dans notre sujet.

 

En quoi cette étude nous intéresse-t-elle ? Le premier qui nous met sur la voie est Paul Brunton. Occupé à trouver le « Soi Suprême », l’auteur, parti à sa recherche, étudie chaque partie du corps humain. Reconnaissant que l’organe le plus indispensable à la vie de l’homme est le cœur, puisqu’il envoie le fluide vital circuler à travers le corps entier, l’auteur en déduit que c’est à cette hauteur et au même endroit que peut se trouver le Soi Suprême, le corps subtil du corps physique, le véritable dispensateur du fluide de vie.

 

On se souvient de la formule énoncée par Eliphas Lévi : « Le (corps astral) fait à l’image et à la ressemblance de notre corps, dont il figure lumineusement tous les organes, a une vue, un toucher, une ouïe, un odorat et un goût qui lui sont propres ». Ainsi, ce corps astral est doté d’un « cœur subtil », bien supérieur au cœur physique, et qu’il commande. Doué pour produire le fluide de vie, il peut être considéré comme le Soi Suprême.

 

De son côté, le Maître Aïvanhov propose l’étude du plexus solaire (ou centre solaire), soit Manipura. Il dit : « Le cerveau n’est qu’un instrument, il n’est pas indépendant. Il faut le brancher avec la source inépuisable qui lui donnera toutes ses possibilités, c’est-à-dire le plexus solaire. Que sont le plexus solaire et le cerveau l’un vis-à-vis de l’autre ? Ils représentent deux pôles : l’un masculin, émissif, et l’autre féminin, réceptif. (…) Le plexus solaire est donc lui aussi un cerveau, mais inversé. L’origine, la source, c’est le plexus solaire ; et le cerveau est l’écran qui doit manifester, exprimer et présenter les choses autant que le plexus solaire lui en donne la possibilité. Du plexus solaire viennent les images qui sont projetées là-haut sur l’écran du cerveau ».

 

Une confusion est fréquemment commise dans l’étude de la Kundalini. Comme le centre de force le plus haut et le plus glorieux se trouve à hauteur du cerveau, que ce dernier est le siège de l’intelligence, chacun en déduit qu’il est l’organe supérieur à tous les autres. Or, le précédent propos cité explique que chaque centre de force est fondamentalement important. Et le Sahasrara-chakra, connu comme le plus important, ne doit pas être confondu avec l’activité cérébrale et intellectuelle utilisée par chacun au quotidien ; tout au plus, sa correspondance avec un organe physique est le centre pinéal.

 

Le plexus solaire est un centre situé dans le corps humain, fait d’un tissu de nerfs ; et Manipura est le centre solaire subtil qui lui correspond. Il a pour vocation de faire remonter le courant vers Sahasrara mais la mystique tibétaine lui reconnaît parallèlement d’être en singulière affinité avec les deux centres subtils situés en-dessous de lui : Svadhisthana et Muladhara.

 

A notre tour maintenant de nous consacrer à l’un de ces sept chakras : le centre sacré. De la même façon que Paul Brunton situe le Soi Suprême à la hauteur du cœur puisqu’ils sont tous les deux des « dispensateurs du fluide de vie », nous accordons au centre sacré la prétention d’être le « siège du plaisir » et de la sexualité puisque son règne est situé en-dessous du nombril et que les organes les plus concernés sur le plan physique sont la prostate et l’appareil reproducteur.

 

Nous reprenons une description citée plus haut et tirée d’un manuel tantrique : « (…) Le linga (phallus subtil du corps astral – NDA), situé au-dessous du siège de la naissance, réside au milieu du bulbe radical et au-dessus de l’organe sexuel. Au-dessus de lui se trouve le siège du linga, le Svadhisthana, « plaisant » ; dans la zone du nombril, à la partie supérieure du centre plein de joyau (Manipura) réside le feu. (…) Dans la région inférieure de Manipura, tournée vers le sud et vers le nord, est la zone de l’anus. Et, en son milieu, le bulbe du nombril sous forme de lotus est, dit-on, le réceptacle de tous les courants corporels ». 

 

Ceci explique cela. Le centre sexuel, qui est le véritable cerveau subtil dans ce domaine, est situé à cet endroit, il porte le nom de « Svadhisthana » signifiant « plaisant ». Oui, c’est lui le cerveau dans ce domaine et le cerveau physique, conformément à son évocation proposée plus haut par le Maître Aïvanhov, est « l’écran qui doit manifester, exprimer et présenter les choses autant que le centre sacré lui en donne la possibilité. Du centre sacré ou Svadhisthana viennent les images qui sont projetées là-haut sur l’écran du cerveau ».

 

La mystique tibétaine enseigne ceci à son sujet : « (…) Il est le lieu secret (secret dans le sens de « sacral » d’où « plexus sacré ». Ce plexus sacré concerne le domaine entier des forces reproductives de nature sexuelle ou présexuelle. (…) Il est Svadhisthana, représenté par un lotus à six pétales. Son réceptacle contient un demi-cercle blanc ou bien un croissant de lune blanc, symbole de l’élément « eau » et son animal symbolique est le makara ». (Lama Anagarika Govinda – Les fondements de la mystique tibétaine)

 

On se souvient de cet emblème présent dans l’iconographie hindoue. Le mot « makara » est de la même famille que « Kumâra » et « kâma » (pour rappel, la citation suivante, tirée de la Doctrine secrète : « (…) Makara (« ma » signifiant 5 et « kara » la main) veut dire « pentagone ». (…) Ainsi le signe de Makara figure sur la bannière du divin Kâma, le Dieu du Désir, identifié avec Agni, le Dieu du Feu, le fils de Lakshmi. Celle-ci et Vénus ne font qu’une et Amphitrite est la forme primitive de Vénus. Or, Kâma, la Makara-ketou, est Aja, le « non-né » et Atmâ-bhoû, le « soi-existant »). Il prend parfois la forme d’un crocodile ou d’un dauphin. En réalité, il correspond à un signe du zodiaque et les Grecs l’ont assimilé avec le Capricorne. La symbolique propre à nos sujets refait surface. En effet, l’animal du dixième signe astrologique est le bouc et nous saisissons désormais le lien établi sans cesse par certains entre cet animal et la luxure (l’auteur Akron écrit : « Le bouc est l’objet du culte sexuel des anciens Mendès qui adoraient le Dieu-Bouc »). Si « makara » prend la forme physique du bouc pour certains, d’autres, des tantristes, affirment qu’il « équivaut au nâga, le fameux serpent du Caducée », celui qui se dresse et s’enlace quand il copule ». Alors le makara, un bouc ou un nâga ?

 

La réponse est facile à livrer. Comme Svadhisthana compte comme le véritable centre subtil de la sexualité de l’homme, naturellement est-il aussi le premier concerné par le sexe propre de son sujet, selon qu’il est mâle ou femelle. Le makara figure davantage un bouc chez l’homme mâle et surtout un nâga chez la femme.

 

On comprend mieux aussi cette autre analyse, citée déjà plus haut : « (…) Le pentagramme reflète la valeur des deux serpents du Caducée (par ailleurs « les gardiens des pouvoirs occultes »). Leur mouvement est à rapprocher de la circulation des chakras dans le corps subtil du corps humain. Marquès-Rivière (Yoga tantrique) écrit : Il est incontestable par exemple que le caducée érigé à la place du sexe sur les idoles baphométriques et les boucs des sabbats est une représentation (…) d’une connaissance initiatique (…) de la force Kundalini ». (Jean-Pierre Bayard – La symbolique du feu)

 

L’enseignement mystique tantrique décrit ainsi l’activité du makara : « (…) Le makara se déplace sinueusement, incarne la nature sensuelle de la personne. Il possède un grand pouvoir sexuel ». Cette description correspond parfaitement avec celle du Fluide Magnétique du corps astral inférieur, à comprendre qu’il s’agit de la même réalité : « (…) Le (Fluide Magnétique) est « mâle et femelle », il est représenté par un serpent « glissant ça et là » en zigzags ».

 

Ce Fluide Magnétique du corps astral inférieur, que nous étudions depuis plusieurs chapitres, tient son siège et son règne dans ce centre sacré appelé Svadhisthana et qui comprend « le linga (phallus subtil) et le réceptacle de tous les courants corporels », puisque l’un et l’autre sont finalement les mêmes (sa couleur est l’orange ; William Berton écrit : « L’orange est le point d’équilibre entre l’esprit (mystique – NDA) et la libido. La Tradition exprime la recherche de cet équilibre : les sannyasins, vêtus d’orange, accèdent à la révélation de l’Amour Cosmique par la pratique disciplinée de leur libido, à travers le tantrisme. C’est aussi cet équilibre que l’on recherchait dans les orgies rituelles remontant au culte de la « Déesse ». Ces initiations permettaient sans doute d’accéder à la sublimation ». (William Berton – La vie énergie)).

 

Le tantrisme enseigne que « le « méditant » utilise le « Feu » de la sexualité pour parvenir à l’éveil final du centre de force « sis au milieu du crâne et qui commande la perception directe de l’univers dynamique ». En faisant monter cette énergie vibratoire colossale, qui prend naissance au niveau du sexe, on éveille successivement les autres centres de force et on peut conquérir l’illumination totale ». Voilà comment le centre sacré révèle la dimension sublimissime du centre supérieur Sahasrara et non pas le cerveau physique.

 

Si le Fluide Magnétique du corps astral inférieur pouvait prendre une forme physique, nous verrions une sphère se dessiner, à l’image d’une tête, située juste en-dessous du nombril et englober tout le plexus uro-génital. Situé si près des organes génitaux, c’est le signe que ces derniers lui appartiennent et l’activité érotique qu’ils aiment suggérer est la sienne également. Comme expliqué plus haut, le centre sacré se sert du regard et des yeux comme un écran chargé de transmettre ses volontés. Encore une fois ici, le cerveau devient un instrument de ce centre sacré, il doit faire manifester, exprimer avec le regard, avec les yeux, la tête et l’ensemble du corps toutes les choses que le centre sacré « lui en donne la possibilité ». Et nous le répétons encore : « Du centre sacré viennent les images qui sont projetées là-haut sur l’écran du cerveau ».

 

Le vrai cerveau, dans le domaine des « arcanes du Désir », est le centre sacré. Il est compté comme un cerveau et nous comprenons mieux l’icône de Lilith la figurant en un bouc ayant un sexe féminin ouvert sur son front et un flambeau en forme de phallus sur son front. Car Lilith est infiniment concernée par ce centre sacré, puisque le symbole de ce dernier est « un cercle avec un croissant de lune ». Son élément est l’eau. L’auteur du livre « Chakras, centres d’énergie de transformation », Harish Johari, précise : « (…) Svadhisthana est directement lié à la Lune ».

 

L’endroit n’est pas seulement réputé pour être le « siège du plaisir ». Il est aussi le lieu du ventre où vient la vie nouvelle, l’antre de la procréation. Il répond à la formule alchimique du solve – coagula. L’intention engendre la forme, l’essence se change en substance, la matière devient une créature humaine.

 

Ce lieu (sacré) qui est à la fois le « siège du plaisir » et « l’antre du principe solve-coagula » révèle EROS sous ses deux aspects exotérique et ésotérique : le maître du Fluide Magnétique (le serpent de la séduction) et le Baphomet (le Fluide Magnétique utilisé à des fins occultes).

 

De la même façon, nous trouvons cette autre symbolique majeure : le bouc est le Capricorne et son Maître de la Constellation est Saturne. Et le centre sacré est lié à la Lune, dont les nombreuses Divinités correspondantes sont Luna, ou Ishtar, Asheroth, Astarté, Vénus-Astarté, et bien entendu Vénus-Lilith ou Ishtaritu Lilitu. L’icône montrant le Dieu en unio mystica avec la Déesse « en haut », trouve sa correspondance « en bas », dans le plan physique, à hauteur du centre sacré.

 

On le sait désormais, Svadhisthana correspond avec la Lune. Donc, il s’agit bien d’un centre de force qui concerne par excellence une Divinité de la Lune. Sa position, dans le corps humain, le situe à même hauteur que le plexus uro-génital correspondant au triangle Netzah – Hod – Yesod dans L’Arbre Séphirotique. Et Yesod (« Sod » signifie « secret » ; « secret » dans le sens de « sacral » (cf. l’explication de Lama Anagarika Govinda citée plus haut)) gouverne la Sphère d’Action de la Lune.

 

On a écrit précédemment que l’œil droit correspond magnétiquement avec le corps astral, que ce dernier est tenu au corps par la rate, ou encore que le système sur lequel il se repose physiquement est l’ensemble des nerfs. Certains mystiques affirment encore que l’organe principal lié au corps astral est le foie et surtout, les organes génitaux. Ce dernier point mérite une clarification.

 

Une stance dit : « Là où est le phallus subtil, là se trouve « l’œil qui voit tout » ». Or, ce dernier est assimilé au corps astral et le phallus subtil ou linga est situé « au-dessous du siège de la naissance, au-dessus de l’organe sexuel ». Autant dire qu’il existe à cet endroit un courant métaphysique, invisible, d’importance inégale selon chaque sujet et selon ses propres dispositions. Ce courant peut être susceptible d’être parcouru par des puissances supérieures et ceci explique maintenant une précédente affirmation : « (…) En se délivrant de ses vêtements, l’homme découvre ses parties génitales qui sont pourtant ce qu’il protège d’habitude le plus des puissances supérieures (le terme « maléfique » correspond au vocabulaire chrétien et ne correspond à rien de pertinent ici, sinon qu’il est inconvenant) ». (Encyclopédie des symboles)

 

Mieux encore, à propos de ce centre sacré, nous trouvons cette autre stance très révélatrice : « (…) La beauté parfaite est infinie ; en elle se réalise la volupté totale ; avec une parcelle de cette beauté, Vishnou, prenant l’aspect de l’enchanteresse Mohini, séduisit Shiva. Avec un soupçon d’elle, le Dieu de l’Amour (Kâma-Eros) a vaincu les sages. Lorsqu’elle apparaît, cette beauté se manifeste sous les traits féminins de LALITA » (« lalita » signifie « jouer, s’amuser, se divertir. Le mot « lal » signifie amoureux, voluptueux, gracieux, joli, élégant. La racine « li » signifie adhérer, embrasser, se dissoudre dans, d’où « Lîlâ » : jeu, plaisir, amusement, érotisme, jeux sexuels ». (cf. Alain Daniélou) Le terme « plaisant » provient bien de « plaisir », qui est une traduction de « Svadhisthana » : donc LALITA règne dans Svadhisthana). Le Ciel Astral de LALITA entretient un lien subtil proche ou lointain, ardent ou évasif, intensément présent ou quasiment absent, voluptueux ou malsain, confiné ou obsessionnel avec le centre sacré de chaque sujet.

 

Cette stance importante peut aider à croire cette autre citation proposée plus haut : « La nudité de certaines danseuses sacrées était propice à des activités subtiles, elle abolissait la séparation entre l’homme et le monde occulte qui l’entoure, permettant ainsi à des puissances supérieures de passer de l’un à l’autre sans écran ». (Dictionnaire des symboles)

 

Cette affirmation reprise dans sa dimension plus mystique s’explique ainsi : le centre sacré, grand courant subtil de la vie, correspond à sa sexualité sous ses aspects  procréateur (don de la vie) et érotique (Eros, un maître de Svadhisthana). Ce courant, lorsqu’il est de faible ampleur, travaille de façon autonome et n’a guère de chance d’être investi par des puissances supérieures. Au contraire, quand il gagne en atmosphère électromagnétique, il peut être supplanté par des forces extérieures à lui. Celles-ci le guident ou structurent ses actions et ses intentions ; parfois même, elles l’inspirent.

 

On peut parfois penser à tort qu’un sujet investi par une puissance supérieure est un être envoûté, qu’il correspond au cas d’exorcisme. En fait, notre étude ne concerne absolument pas ces cas si particuliers. Nous n’étudions ni le cas des larves (des « entités » invisibles mais mortelles, générées à partir des mauvaises pensées des hommes), des élémentals, etc…

 

L’occultisme le plus traditionnel, orienté vers des sujets tout différents des nôtres, aborde ce phénomène sans y voir là le moindre aspect morbide ou dangereux, tout au contraire. Même le maître Aïvanhov, si soucieux des notions du Bien et du Mal, ne se montre pas hostile à un pareil phénomène, au contraire : « Qu’est-ce que l’inspiration ? C’est une Entité qui entre dans un être pour prendre possession de lui et se manifester à travers lui. Pour aider à mieux comprendre, prenons le cas d’un pianiste. Certains soirs, son jeu reste ordinaire, personne n’est ému : aucune émanation, aucun rayonnement, aucune force ne sort de lui pour émouvoir, bouleverser, projeter très haut ceux qui l’écoutent. D’autres soirs, d’un seul coup, quelque chose entre en lui et sans qu’il sache ce qu’il fait – mais ce quelque chose le sait très bien lui – son toucher, ses gestes, tout est différent et il se produit des phénomènes inexplicables. (…) D’après la science ésotérique, l’inspiration n’est rien d’autre qu’un contact, une communication avec une force, une intelligence, une Entité qui vient des régions supérieures et qui se sert de nous pour exécuter ce que nous-mêmes ne serions pas capables de faire ». (Michael Aïvanhov – Création artistique et création spirituelle)

 

De même, on peut penser que ces jeux risqués et tentés par certains pour attirer des puissances supérieures n’est rien en comparaison à l’action pure et désintéressée, vécue et pratiquée par les mystiques religieux qui glorifient le Tout Puissant. Or, dans ce domaine des sciences occultes, aucune action ne doit être entendue, et même sous entendue, comme un jeu. Ensuite, la citation suivante tirée d’un dialogue avec un haut mystique tantrique permet de croire que les puissances supérieures auxquelles nous accordons ici toute notre attention font partie de hautes Entités que l’homme peut connaître : « Des Esprits, qui font partie du Ciel (astral), organisent le monde. Il y a toute une hiérarchie d’Entités subtiles qui régissent la création et la rendent si merveilleuse. Il y a tout un monde subtil que l’on peut quelquefois percevoir et rencontrer par intuition : ce sont, en réalité, les seuls aspects du surnaturel avec lesquels nous sommes en contact. Ensuite, on choisit son ishta-dévatâ, l’aspect qui nous plaît et que l’on déclare supérieur aux autres ». (Alain Daniélou – Le mystère de la Déesse toute puissante ; Le mystère du culte du linga)

 

Enfin, le domaine de l’inspiration ne nous est plus inconnu. Nombreuses sont les citations proposées dans cet ouvrage qualifiant les Dâkinî comme des « exhortatrices prestigieuses de l’inspiration », si utiles aux Siddhas.

 

Nous constatons une fois de plus combien l’étude du centre sacré nous conduit vers la pratique de l’art hiératique.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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