Partager l'article ! Le phénomène mystique de l’inspiration: Le règne du Fluide Magnétique du corps astral inférieur est dans ce centre ou pôle de l’omb ...
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Le règne du Fluide Magnétique du corps astral inférieur est dans ce centre ou pôle de l’ombilic ; c’est-à-dire qu’il part de Muladhara-chakra, passe par Svadhisthana et remonte à Manipura-chakra. Il est invisible, inconnu pour la plupart des hommes ; et pourtant son rôle et son pouvoir sont porteurs des effets ressentis et supportés par eux.
Comme l’auteur Paul Brunton a cru pouvoir situer le Soi Suprême à la hauteur du cœur parce que ce dernier est l’organe le plus important du corps humain, dans un autre registre, nous constatons que ces centres de force concernés par l’activité érotique d’un sujet se trouvent là où physiquement, les zones dites érogènes sont les plus nombreuses. Et justement, ces trois centres subtils Muladhara, Svadhisthana et Manipura finissent par former une sphère dont l’extrémité supérieure passe par le nombril (ou « quatre centimètres sous le nombril » d’après certains mystiques) et l’inférieure englobe les parties génitales. Et Muladhara, précisons-le, concerne les pieds, les genoux, les jambes, les cuisses et le fondement aussi.
En reprenant une phrase déjà citée plus haut, nous obtenons la formule suivante : « Si les expressions du corps, du visage et du regard dépendent du centre sacré, alors les influences correspondantes aussi ». En somme, lorsqu’un sujet s’exprime dans le cadre d’une discussion intellectuelle, ou la plus habituelle, les expressions de son visage sont le résultat des émotions qu’il veut transmettre et son regard projette des rayonnements qui sont ceux de son cerveau, ou plutôt, de son mental correspondant. S’il s’agit d’une déclaration sentimentale, les expressions traduisent les émotions vécues au niveau du chakra du cœur, Anahata-chakra. Ce n’est que lorsque le sujet est inspiré par une force érotique ou une inspiration de cette nature que le visage et le regard (l’œil gauche) sont susceptibles d’envoyer des influences émises par le Fluide Magnétique du corps astral inférieur, régnant dans Manipura, Svadhisthana et Muladhara.
Des femmes favorables ou yoginî sont capables ainsi, le plus naturellement du monde, de projeter des influences puissantes, rayonnées par leur Fluide Magnétique, et leur aptitude est telle dans ce domaine qu’elles n’ont même pas besoin de se trouver dans une situation érotique pour cela. En fait, si elles offrent la figure, le véritable maître d’œuvre d’un pareil prodige est le Fluide Magnétique qui règne en chacune d’elles.
C’est une raison pour laquelle nous distinguions, dans nos précédents chapitres, la nudité de LILITH avec celle d’EVE et celle de l’homme. Les deux dernières correspondent à des simples représentations anatomiques tandis que la première est produite par le Fluide Magnétique du corps astral inférieur. Les moindres mouvements, des plus sensuels aux plus naturellement anodins dans le même domaine, sont impérieusement suggéré par lui.
On sait qu’il peut agir seul mais il peut aussi être guidé, conseillé, voire supplanté par des Entités plus puissantes que lui, d’une nature subtile pareille à la sienne.
Profitons ici de rappeler les deux moyens principaux dont dispose le Fluide Magnétique du corps astral inférieur pour entretenir des liens avec des puissances supérieures :
- le Fluide Magnétique du corps astral inférieur quitte le corps physique durant la nuit, il rejoint dans le Plan Astral les domaines d’évolution qui lui conviennent. Ensuite, « les perceptions de la conscience nocturne font irruption durant la conscience diurne » et apparaissent sous la forme de souvenirs, d’intuitions et d’inspirations. Ainsi, ce que le sujet vit sous une forme artistique dans le plan physique équivaut à une sorte d’adaptation plus ou moins fidèle, plus ou moins parfaite de ce que le Fluide Magnétique a vécu dans l’Astral, « et qui a bouillonné en lui toute la nuit ;
- le Fluide Magnétique du corps astral inférieur, quand il est doué d’une aptitude peu commune pour attirer quiconque à lui, capable de se dilater et de se concentrer intensément, entraîne à lui des Entités supérieures du Désir, qui s’associent à lui et envisagent ainsi que le sujet deviendra leur temple dans le plan physique.
Ces deux moyens permettent au Fluide Magnétique du corps astral inférieur de certains sujets d’établir une liaison permettant à terme une liaison avec une ou des Entités supérieures du Désir. Cette liaison prend une forme dans le plan physique, c’est-à-dire qu’elle peut être éventuellement perçue puisqu’elle transparaît dans ce qu’on appelle « l’inspiration ». En effet, tout élan est une action et peut être engagée avec ou sans inspiration. Mais c’est justement cette dernière qui donnera toute valeur à l’action engagée.
On reprend ainsi la citation du Maître Aïvanhov, qui concerne une fois encore notre sujet ; il dit : « Qu’est-ce que l’inspiration ? C’est une Entité qui entre dans un être pour prendre possession de lui et se manifester à travers lui. Pour aider à mieux comprendre, prenons le cas d’un pianiste. Certains soirs, son jeu reste ordinaire, personne n’est ému : aucune émanation, aucun rayonnement, aucune force ne sort de lui pour émouvoir, bouleverser, projeter très haut ceux qui l’écoutent. D’autres soirs, d’un seul coup, quelque chose entre en lui et sans qu’il sache ce qu’il fait – mais ce quelque chose le sait très bien lui – son toucher, ses gestes, tout est différent et il se produit des phénomènes inexplicables. (…) D’après la science ésotérique, l’inspiration n’est rien d’autre qu’un contact, une communication avec une force, une intelligence, une Entité qui vient des régions supérieures et qui se sert de nous pour exécuter ce que nous-mêmes ne serions pas capables de faire ». (Michael Aïvanhov – Création artistique et création spirituelle)
Nous connaissons des Entités supérieures définies comme des personnifications de l’inspiration. Elles sont, par exemple, les Dâkinî. Quelques citations précises, tirées des « Fondements de la mystique tibétaine » suffisent à témoigner de leur prépondérance dans ce domaine de l’inspiration. Lama Anagarika Govinda écrit : « (…) Des stimuli, des expériences (…) trouvent leur expression dans les Dâkinî, ces formes féminines riches de connaissance, exhortatrices prestigieuses qui jouent un si grand rôle dans la vie des Siddhas. (…) C’est ainsi que les Dâkinî devinrent des génies de la méditation, des aides spirituelles qui inspiraient le méditant ; elles devinrent les éveilleuses des forces (spirituelles) qui sommeillaient en lui. (…) La Dâkinî, qui participe de la lumineuse nature de l’Ether où elle se meut, douée d’un haut savoir et qui, sous une forme humaine ou divine, démoniaque ou féerique, conduit sur la voie d’une prise de conscience et d’une connaissance plus élevées. (…) Spontanées, conscientes de leur connaissance, elles sont l’impulsion inspiratrice qui transforme en génie créateur la force naturelle ».
Les Dâkinî, envisagées sous une forme humaine ou divine ? Ici, il faut entendre cet autre enseignement dispensé plus haut : les Dâkinî sont à envisager comme des Entités régnant dans les différents mondes, à l’image des Lhas ; ainsi pouvons-nous les trouver comme des Entités hautement spirituelles dans le plan correspondant mais aussi concernées par le plan physique, ne serait-ce que pour conduire parfaitement le processus dont la formule hermétique se trouve dans les deux versets suivants : « Sa force est entière si elle est convertie en terre. Il monte de la Terre au Ciel et derechef, il descend en terre et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures ». Ce « il » est entendu ici comme le Fluide Magnétique au sens le plus général, incluant celui du corps astral inférieur.
Le processus, nous le connaissons aussi : les influences appelée OD et OB émises par L’Impératrice, conduites et projetées par des Entités supérieures du Désir (ici des Dâkinî, des Vajra-yoginî, des Bacchantes, etc…) sont portées par le Fluide Magnétique du corps astral inférieur de la femme favorable ou yoginî qui les diffusent constamment avec plus ou moins d’intensité. Le Fluide Magnétique du corps astral de l’homme a pour vocation de capter ces rayonnements et de les transmuter. Ces influences ayant atteintes le point le plus bas, c’est-à-dire le plan physique, et en même temps ayant été transformées après leur passage chez le sujet mâle, adhèrent à son corps astral, qui les remonte chaque nuit dans le Plan Astral, et en fait l’offrande à l’Impératrice. Dans le même temps, le sujet préserve l’essence subtile du semen, Tejas, qu’il fait remonter au dernier centre de Kundalini, et qui sert de matériau subtil à l’élaboration du Corps de Lumière à partir de son corps astral.
La Dâkinî, comme le Fluide Magnétique du corps astral inférieur, tient son trône dans le centre-racine, Muladhara, et règne sur Kundalini et ainsi, sur le sujet. La mystique tibétaine lui accorde de dominer sur quatre chakras principaux : « (…) Médite sur les quatre chakras (les sept chakras sont regroupés en quatre chakras principaux – NDA) dont chacun est comme la roue d’un char :
1. celui du commet du crâne (Sahasrara-chakra ou Shunya ; Kameshvara-chakra ; Soma-chakra) ;
2. celui de la gorge comme paire antérieure (Vishuddha-chakra) ;
3. celui du cœur (Anahata-chakra) ;
4. celui de l’ombilic (Manipura-chakra ; Svadishthana-chakra ; Muladhara-chakra) constituant la paire postérieure. (…) A la place de la force naturelle de la Kundalini, c’est l’impulsion inspiratrice de la conscience, sous la forme de la Dâkinî qui est prise pour principe conducteur ».
La Dâkinî est aussi appelée Vajra-yoginî. Le terme « Vajra » signifie « sceptre » et l’arme qui l’équivaut est l’épée flamboyante. Le sceptre est l’emblème de l’autorité et c’est pourquoi la Dâkinî est décrite comme « autoritaire, dominante » et elle est évoquée sous le titre de « Senora » ou « Maîtresse ». Mais « vajra », c’est aussi « le magnétisme émané par la lumière ». Soit, une fois encore, un symbole extérieur nous plonge dans notre sujet de prédilection. La Vajra-yoginî est une Dâkinî, susceptible « d’affecter une forme physique » et régnante parce qu’elle est faite de Lumière magnétique (ou Fluide Magnétique).
C’est pourquoi nous appelons une femme favorable une yoginî, parce que, douée plus que d’habitude d’un Fluide Magnétique au pouvoir puissant, redoutable, voire irrésistible (les deux qualificatifs les plus utilisés pour décrire Durgâ sont : « irrésistible » et « inaccessible »), par la théorie de l’art hiératique (le phénomène des semblables), elle peut être fréquemment et régulièrement investie par une ou des Vajra-yoginî.
Par conséquent, cette autre phrase citée plus haut, trouve ici sa meilleure explication : « Le rôle de la femme s’explique de cette manière : le Feu (le Fluide Magnétique) jaillit de son corps, et plus particulièrement de ses organes génitaux. (« ce Feu est inhérent à la femme qui féconde et il doit être tiré par le mâle ») ». Etant donné que le siège (ou le trône) où règne le Fluide Magnétique du corps astral inférieur se trouve dans le pôle de l’ombilic (Muladhara, Svadhisthana, Manipura), les organes génitaux, et plus généralement l’ensemble des zones érogènes du corps humain, sont les représentations extérieures, physiques, de sa réalité intérieure, invisible mais hautement puissante et irrésistible. Et lui-même pouvant être supplanté chez la femme favorable ou yoginî par une ou des Entités puissantes du Désir, les organes génitaux peuvent apparaître soudainement, au cours des rites de dévotion, comme ceux de l’Entité supérieure du Désir, par conséquent, comme ceux de la Déesse (puisque nous savons, par ailleurs, que l’Entité supérieure du Désir est capable de « s’approprier » jusqu’au nom sacré de la Déesse qu’elle représente).
L’inspiration est sujette à confirmer la présence d’une puissance supérieure dans un sujet. Naturellement, cette inspiration doit être influente, originale, capable de décontenancer l’esprit raisonnable de ceux qui sont les témoins de son activité subtile. Elle doit être d’une envolée lyrique supérieure. En disant par ailleurs que « (l’Entité puissante du Désir) rend possible le mouvement (érotique) et la forme phénoménale », il est entendu que c’est elle qui enclenche toute impulsion inspiratrice. Cette affirmation ne doit pas laisser croire que chaque homme n’est point responsable de ses agissements dans son activité sexuelle ; nous répétons que nous commentons l’inspiration, lorsqu’elle a pour effet de transformer radicalement un sujet, au point de le faire rayonner d’une manière supérieure, inhabituelle, vraiment exquise.
Ce phénomène, lorsqu’il est seulement décrit dans sa forme la plus futile, fait croire qu’une Entité « inconnue », venue d’un monde « supposé », peut prendre possession du mental d’un sujet qu’il dérange à volonté et souvent à des fins délétères. C’est l’envoûtement, l’exorcisme.
En réalité, ce phénomène nous dépasse et mieux, il se produit le plus souvent sans l’avis du sujet concerné, puisque ce dernier, la plupart du temps, n’en sait même strictement rien.
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