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On revient sur l’affirmation : « (…) L’homme est émissif dans le plan physique, réceptif dans le plan astral, à nouveau émissif dans le plan mental, etc… ; à l’inverse, la femme
est réceptive dans le plan physique, émissive dans le plan astral, à nouveau réceptive dans le plan mental, etc… ». Par conséquent, et comme écrit déjà précédemment, le Fluide Magnétique du
corps astral inférieur est réceptif chez l’homme, émissif chez la femme.
Pour notre part, nous avons écrit exactement : « (…) Si le Fluide Magnétique du corps astral inférieur de la femme favorable (…) pouvait prendre soudain une forme visible, c’est assurément une forme phallique qui se dessinerait au travers de son corps. Ce phallus « démesurément agrandi » prend la place du corps physique mais peut le dépasser largement également. Donc, si physiquement, la femme favorable (…) est dotée d’un sexe féminin à l’image d’une matrice, son double (astral) métaphysique est porteur d’un phallus viril. Chez l’homme mâle, c’est l’inverse : lui qui est muni d’un organe génital phallique, si le Fluide Magnétique de son corps astral pouvait prendre une forme visible, c’est une matrice « géante » qui apparaîtrait dans son corps ou le dépassant. Cette matrice ressemblerait à un œil et fonctionnerait comme lui, sauf qu’il serait placé dans un sens vertical et non horizontal. Un phénomène de ce genre confirme l’androgynie de l’homme ».
Compte tenu de nos nouveaux enseignements acquis, nous pouvons développer davantage ce sujet. L’imagination peut nous aider dans ce sens. La théosophie recense sept corps chez l’homme (corps physique ; corps éthérique ; corps astral ; corps mental ; corps causal ; corps bouddhique ; corps atmique) ; l’occultisme les rassemble en trois corps fondamentaux (corps physique ; corps astral ; corps spirituel).
Le corps physique a une forme visible, pas le corps astral, ni le corps spirituel (puisque la femme, dans le plan spirituel, est réceptive, son corps spirituel, s’il pouvait prendre une forme visible dans le plan physique, apparaîtrait sous la forme d’une Vierge (Isis), totalement asexuée ; elle serait à l’image de la « Vierge non tombée dans la génération »). Mais supposons, en faisant justement un effort d’imagination, que le corps astral puisse prendre une forme visible, et surtout le Fluide Magnétique du corps astral inférieur, que verrions-nous apparaître chez la femme ? Assurément une forme originale que nous appelons la « femme astrale ».
En réfléchissant, nous comprenons que la « femme astrale », qui est pourtant le double de la femme physique, lui est bien différente. Certains affirment qu’elle est une entité hermaphrodite. Ce n’est pas tout à fait juste parce qu’elle est d’abord « d’aspect féminin », comme sont décrites par ailleurs, toutes les Entités supérieures du Désir. Par contre, elle porte un phallus (linga, vajra, épée, etc…) et c’est pour cette raison qu’aucune femme ne parviendra jamais vraiment à devenir à l’image de son propre double astral (on connaît par ailleurs la Divinité masculine Shukra, identifiée pourtant avec Vénus ; de même, des hermétistes, pour d’autres raisons, évoquent Vénus sous la forme d’une femme barbue ; une icône de la Kundalini montre « la Déesse siégeant dans un lingam »). Dans quelque cas proposé, un travesti, un ou une transsexuelle, ou une femme tout simplement, aucun être humain d’aspect féminin ne pourra jamais devenir complètement à l’image du double astral, si celui-ci pouvait refléter une forme visible dans le plan physique (le fait de décrire la « femme astrale » comme « d’aspect féminin » et « androgyne » peut paraître paradoxal ; pourtant, un verset tantrique d’origine tibétaine propose une pareille description, en l’abordant sous la forme d’un principe : « (…) La « haute connaissance » (mystique) du principe féminin consiste dans le processus d’accomplissement dans la réunion des propriétés polarisées de sa nature, du principe masculin et du principe féminin ». L’union homme – femme vécue et considérée sous sa forme mystique permet éventuellement la « haute connaissance » du principe féminin, le principe masculin n’existant pas, puisqu’étant considéré comme étant le principe « non-manifesté »). Mais toute la démarche entreprise par la femme sur le plan de la séduction consiste naturellement à lui ressembler.
En imaginant la « femme astrale » pouvant prendre une forme visible dans le plan physique, voilà comment nous la figurons. D’abord, il ne faut pas douter qu’elle est d’allure féminine, et cette féminité dépasse même nos propres notions humaines à son sujet ; elle est la quintessence (rasa) dans ce domaine, même si elle est dotée des deux sexes. Le fait de porter un phallus lui fait adopter une attitude naturellement supérieure, toujours dominante, fière et hautaine mais jamais distante, ou absente, bien au contraire. Forcément aussi, elle est douée d’une virilité (vîrya) qui ne connaît aucun équivalent. Maintenant, la « femme astrale » étant la représentation physique virtuelle du Fluide Magnétique du corps astral inférieur de la femme, on devine aisément la portée redoutable de son potentiel d’attraction. En dressant son phallus tendu en elle, elle attire le monde à elle comme le meilleur aimant ne pourrait pas le faire ; à l’inverse, en l’orientant magnétiquement vers l’extérieur, elle est capable d’irradier une lumière magnétique, fascinant ou hypnotisant chacun qui la perçoit.
Il y a du Dieu Mars dans la « femme astrale », c’est-à-dire de la fougue impérieuse et de la force aussi. Car Mars, si masculin dans la mythologie, est positionné ailleurs du côté féminin. Aussi, c’est peut-être dans sa compagne Ma-Bellone qu’il faut y trouver des parallèles intéressants, en prenant soin d’exclure les plus sanglants.
Le phallus de la « femme astrale » dispose d’une faculté unique : doué d’une puissance émissive permanente, il peut avoir une action interne ou externe, ou les deux à la fois. Quand le phallus est en elle, la « femme astrale » le dresse et l’érige : ainsi elle est capable d’attirer quiconque à elle puisque son pouvoir est la fascination irrésistible. Prodige supplémentaire, même actif en elle, le phallus de la « femme astrale » continue d’être émissif à l’extérieur d’elle ; et, en projetant son rayonnement magnétique, elle projette sa lumière (cf. OD OB).
On se rend compte ici que l’ensemble de l’activité sexuelle est assurée par la « femme astrale ». On peut donc raisonnablement se demander pour quelle raison, dans le plan physique, cette même activité est sectionnée (c’est d’ailleurs le sens du mot « sexe » dans sa racine latine « sexus » : « ce qui est séparé ») et partagée entre homme et femme (au lieu du verbe « partager », on pourrait proposer : « l’activité est répartie entre homme et femme » ; et même « équitablement répartie ». L’adverbe « équitablement » rejoint le mot « équilibre » lié au signe de la Balance. Ce qui suggère bien que l’activité sexuelle, telle que nous la connaissons dans notre plan physique, correspond à une volonté du Maître de la Balance). La réponse, on le sait, est donnée dans le verset 29 du premier chapitre du Livre de la Loi ( Aleister Crowley) : « Car je suis divisée par égard pour l’amour, pour l’opportunité de l’union ».
(De plus, et nous l’avons écrit plus haut, le phallus de la « femme astrale » n’est pas porteur du semen comme l’est celui de l’homme mâle, d’où l’intérêt majeur et précieux porté à ce dernier. S’il en est ainsi, le phallus de la « femme astrale », intensément émissif d’un rayonnement magnétique, ne perd jamais la moindre substance (une substance physique) : rien de ses projections ne peut donc être confondu avec du poison mais seulement avec du Feu (métaphysique)).
Avec la « femme astrale », on peut croire que son activité sexuelle fonctionne « en circuit fermé », tandis que la même activité, existant dans le plan physique, est contrainte à exister « en circuit ouvert ». Elle impose une confrontation avec l’autre, si différent puisque de sexe « opposé » (on dit des sexes qu’il sont « opposés », c’est pourquoi nous utilisons volontairement le verbe « confronter ». Si les créateurs de ces expressions n’avaient pas voulu que la relation homme – femme s’envisage comme une confrontation, ils auraient dit « sexes complémentaires »). Cette relation a cependant un but : sans cette rencontre avec l’homme mâle, la femme n’aurait jamais le moindre soupçon de l’existence de la « femme astrale », encore moins de son pouvoir redoutable qu’elle sait transmettre. A chacune de ses expériences vécues avec un homme, la femme « fixe la barre » de ses exigences un peu plus haut, et à chaque marche gravie, elle se rapproche, consciemment ou sans même le savoir, de son double astral, soit « la femme astrale ».
La femme paraît moins en « terre étrangère » lorsqu’elle fréquente un homme que l’inverse. Car elle vit déjà une relation insoupçonnable en elle-même, souvent inconsciemment, avec la partie phallique de la « femme astrale » ; et l’autre lien, plus subtil, qu’elle entretient avec d’autres femmes sera de la même nature que celui qu’elle éprouve intimement pour « l’aspect féminin » de la « femme astrale ».
Pour ce qui est des éléments symboliques, nous précisons que le règne de la « femme astrale » commençant dans Muladhara, au moindre échauffement de sa part, une lumière rouge est propagée à partir de son corps (Muladhara correspond avec la couleur rouge).
Par ailleurs, en référence au tableau des correspondances entre les différents corps de l’homme et les signes du zodiaque, nous relevons que le corps astral est en rapport avec le Capricorne, soit aussi le Makara. Ce qui nous fait déduire, naturellement, qu’il existe des caractéristiques parallèles entre la « femme astrale » et le bouc ou le serpent, considérés tous deux dans leur sens symbolique.
A savoir que le bouc est l’emblème du pouvoir tutélaire et du pouvoir génésique ; que le serpent est le symbole du pouvoir érotique. Nous savons même que c’est bien plus que cela : le serpent est l’icône du Fluide Magnétique, donc il figure la « femme astrale », ou au moins, il symbolise l’action influente de son rayonnement magnétique.
D’une description pareille, certains peuvent croire que la « femme astrale » est vulgaire, dangereuse, licencieuse et douée de malfaisante, qu’elle n’est rien de plus qu’une vulgaire créature du Diable, démoniaque de surcroît et vouée à la perte de l’homme. Il faut savoir que ces allégations portées à son encontre ne la touchent pas « le moins du monde » et qu’elles ont souvent fait plus de mal à leurs auteurs qu’à elle même. Sa puissance est redoutable quand elle se déchaîne, c’est encore un trait descriptif de son allure si elle avait une forme visible dans le plan physique.
Toute femme physique a un visage et un seul. Une Entité du Désir, si elle prenait une forme visible dans le plan physique, nous ferait découvrir qu’elle peut prendre différents visages ; et même différents types de faces lui permettant ainsi d’influer de quelque manière qu’elle le souhaite. Elle peut ainsi porter plusieurs visages distincts pour mener à bien une même action. C’est possible puisque ces visages sont des images et non pas des réalités physiques.
Dans le cas de la « femme astrale », elle épouse le visage de la femme physique en qui elle demeure, pour un temps, puisqu’elle est immortelle. Ce visage, hérité par le principe de la génération, correspond à des types morphologiques très précis inspirés par les différentes Sphères d’Influence. Donc, la « femme astrale », dans sa « structure externe » ne dispose que d’un visage, celui de la femme physique en qui elle habite. Dans sa « structure interne », elle n’a pas de visage du tout, afin d’être libre. Ainsi peut-elle prendre tous les visages possibles. Il suffit qu’une Entité puissante du Désir pense pour elle un visage qu’elle le porte instantanément.
Ayant une « structure externe » et une « structure interne » au sujet de son visage, la « femme astrale » démontre ainsi sa nature « d’agent unique ». D’abord, elle assume sa propre polarité, donc sa propre activité sexuelle (une activité qui porte sûrement un autre nom dans le domaine astral puisqu’elle n’est ni séparée, ni répartie) ; ensuite, elle peut assumer la diversité tandis qu’elle règne dans le plan physique mais sa nature véritable est unique. Elle peut s’exprimer et séduire à travers les innombrables morphologies différentes ; sa réalité lumineuse et magnétique est une.
La « femme astrale » étant une projection visible dans le plan physique du Fluide Magnétique du corps astral inférieur, naturellement, elle est unique, comme par ailleurs le Grand Agent Magique. Et c’est une vertu supplémentaire : la « femme astrale » est magique.
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