Partager l'article ! Les dessous de Vénus : les secrets de Banebded et Hatmehyt: Le Léviathan n’est pas une invention des Hébreux, on connaît le Makar ...
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Le Léviathan n’est pas une invention des Hébreux, on connaît le Makara des Orientaux, le Typhon des Egyptiens. Une énième représentation de ce monstre marin existe dans ce dernier panthéon et qui
se trouve être la compagne du célèbre « Ba-neb-ded » (Baneb Djedet) ou « Bouc de Mendès ». Pour expliquer son nom, les spécialistes l’analysent comme suit :
« Ba-neb-deb (Baneb djedet) est le Dieu bouc de Mendès, dans le Delta. Son nom
signifie « âme (ba) seigneur (neb) de Mendès (deb) ». On lui avait associé une déesse poisson, Hatmehyt, et il aurait été le père d’Harpocrate ».
Sauf que le mot « Djed » signifie aussi « pilier, colonne », ce que certains, dans les cultes phalliques, n’hésitent pas à interpréter par « phallus » : « (…) Djed ou pilier, cet objet mystérieux de l’Egypte antique est un pieu ou une colonne élargie à la base, dont l’extrémité supérieure est constituée de quatre planches formant comme des étages. C’est le pharaon lui-même qui venait célébrer le culte de « l’érection de Djed » au début des fêtes royales « d’Hebed ». On utilisait des statuettes de Djed comme amulettes et on en munissait les morts pour les protéger des dangers de l’Au-delà ». (Encyclopédie des symboles)
Donc, si « Djed » il y a dans ce nom, le sens du nom « Banebdjedet » est « Seigneur et maître au phéllus érigé », ce qui va bien au Baphomet à la figure de bouc que nous connaissons désormais bien. Sens qui diffère peut-être de celui de « Ba-neb-deb ».
Si la figure du « Ba-neb-deb » est celle convenue d’un bouc, sa compagne Hatmehyt est figurée par un poisson, car « mehyt » signifierait justement « poisson ». Voici telle qu’elle est décrite : « Déesse poisson de Mendès associée à Ba-neb-deb. Son nom égyptien signifie « Celle qui est devant les poissons » (peut-être « Celle qui se tient devant les poissons puisqu’elle les préside – NDA). Son animal sacré est un poisson du genre barbeau qui, à l’époque tardive, prendra la forme d’un dauphin (première figure du Makara tantrique – NDA). Selon un récit mythologique de la Basse Époque, Hatméhyt aurait participé à la recherche des morceaux dispersés du corps d’Osiris (à la figure de taureau, futur Pan, futur Ba-neb-deb).
Ici encore, l’orthographe permet de nombreuses suppositions. Par exemple, le nom « Hathor » signifie normalement « maison mondaine d’Horus » (mage Nelchaël) avec sa racine « eah » de valeur 15. Elle constitue aussi le commencement du nom de « Hatmehyt ». Puis, et surtout, une proximité phonétique existe entre Hatmehyt et cette entité égyptienne mystérieuse exposée par Henri Durville dans « Le dragon, maître des secrets » nommée « Amaït » ; il la décrit : « Au seuil de l’invisible apparaît une entité étrange : Amaït, nom signifiant la « Mangeuse » ou la « Dévorante ». La Dévorante revêt l’aspect d’un animal composite : la moitié antérieure de son corps est celle d’une panthère, la moitié postérieure, celle d’un hippopotame ; sa tête est celle du crocodile. Cette tête de crocodile, c’est la figuration de l’animal rampant, symboles des passions impures ».
Cette description rappelle le Léviathan (« Léviathan, serpent rampant ou dressé, serpent tortueux », le terme « rampant » utilisé ici servant davantage à décrire la démarche sinueuse du crocodile, soit le mot plus juste est « sensuel ») et une figure ésotérique d’Hathor que l’on dessinait comme « un hippopotame femelle doué d’une capacité d’engloutissement énorme » (la direction de l’Occident, comme l’élément Eau constitue le passage entre le plan des ténèbres et le plan physique, le seuil, le lieu de passage où les uns entrent tandis que les autres sortent).
Vient enfin cette terminaison orthographiée toujours différemment mais dont la prononciation se ressemble tellement, « ehyt » et « aït » : on retrouve le mot « Heith » ou « Heit », l’énergie sexuelle diffusée par le pôle féminin (Ma). « Heit » est la force active, « Teth » étant la force passive présente dans l’élément Feu. Au total, trois mots « Hat » (eah), « Ma » (am) et « Heit » (tyc ou dans sa façon plus phallique encore aec) ; soit son nom ésotérique « aecameah », dont le chiffre est 74 (cf. Od, Lilith, Fluide sexuel). « Mehyt » est proche de la terminaison du nom « Baphomet ». Ce dernier, dans sa représentation connue, figurerait un bouc et un poisson (les ailes d’aigles faites d’écailles).
De son côté, Ba-neb-deb ou Banebded (badbanab) a pour chiffre 63, celui de Zon (Zakhor va N’qavah) pour celui du « mâle dans la femelle, en union ». Voici la force Teth. Heith produit et diffuse l’énergie dite lascive (sexuelle) qui vient trouver le moyen de son application en éveillant Teth, sans quoi cette force demeure inutile, sans effet. L’union, soit 74+63=137, nombre de la lumière subtile. « Banebded » est proche du commencement du nom « Baphomet ». L’union est marquée par le caractère « Vau » qui, par At-Bach, devient Phé, dont l’élément est Vénus, personnification de la « génération » ou « union ». « Baphomet », dans ce cas, signifierait « Banebded (va) Hatmehyt », l’union du bouc avec le poisson femelle (Léviathan (Léviathan tortueux), Typhon, Kâlî, Lilith « dans les profondeurs abyssales, etc.)