Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 18:23

Si les pères de l’Eglise catholique pratiquaient tant la chasse aux démons incubes succubes par des séances d’exorcisme, c’est que ceux dits « religieux » de saint Priape (Pan) faisaient tout pour les attirer, au point qu’il est dit que « Pan est le maître des incubes, Lilith des succubes ». Les séances érotiques exercées devant la figure du Grand Bouc, accompagnées par les fumées d’encens appropriés, les femmes attirantes manifestaient les pouvoirs envoûtants de la luxure pour attirer ces fameux démons incubes succubes, leur servaient de véhicule, devenaient leur instrument jusqu’à sentir leur présence effective durant l’opus.


 

 

Si les démons de l’impudicité sont identifiés en Occident aux incubes succubes, l’Orient en fait des « vampires », ce qui les rend davantage repoussants encore puisqu’ils appartiennent au règne de la mort. Le terme « vampire » a quelques dérivations avec le nom tantrique « vamachara », « vama » signifiant « gauche », et sous-entendant dans la mystique tantrique « pratique de rites à connotation sexuelle » ; l’entité « vamachara » est la « vamachara-dâkinî », c’est-à-dire un « Djinn » d’aspect féminin (Djinnia) – ou bien « l’aspect féminin d’un Djinn », pour respecter sa dimension androgyne – qu’on fréquente par la magia sexualis. En Europe de l’Est, le vampirisme a suscité un intérêt particulier, tant de légendes racontent de faits étranges ; d’abord, ce furent des histoires de Nymphes (Rusalki), puis, à mesure que les drames meurtriers dominaient le quotidien, les vampires apparurent comme des « mangeurs de sang ». La démone, identifiée par ailleurs avec Lilith, se nomme Morena : son nom est formé de la racine « mora », tirée elle-même de « mare », mot allemand d’où est issu « cauchemar ». Les Scandinaves l’appellent « mara ». Au moyen-âge, les « Cauchemars », comme les « Fantasmes », étaient des entités vivantes, peu recommandables, identifiées avec les démons incubes succubes. La « Morena » de l’Est, décrite aujourd’hui comme la « Nymphe – nymphomane – des Esprits des morts » était à l’origine « l’Abbesse des démons incubes succubes ». Morena de Moldavie est la Bastet des Egyptiens.

 

 

Ce qui signifie que l’homme descend… des vampires. Cette affirmation a de quoi choquer ceux des Naturalistes qui le voient descendre du singe ou des Spirituels qui le savent enfant de Dieu. Cependant, le mode de vie de l’homme au quotidien en fait un vampire. Il ne crée rien par lui-même pour sa propre subsistance mais doit le chercher chez l’autre.

 

 

« Si nous voulons caractériser l’homme selon un certain aspect, il se présente à nous comme un être réceptif vis-à-vis de l’univers. Il est tributaire de l’extérieur pour prendre possession du contenu de son être intime. C’est une caractéristique de l’homme que d’être une créature réceptive, de recevoir avant tout de l’extérieur le contenu de son psychisme, de son être intérieur et que de dépendre de l’existence des choses pour pouvoir accéder à leur contenu. Les entités supérieures ne sont pas tributaires de l’extérieur, elles sont en elles-mêmes des centres d’énergie, créateurs, qui donnent à l’extérieur ». (Rudolf Steiner – L’intervention des forces spirituelles en l’homme) En quelque sorte, l’homme est à l’image de sa planète, la Terre, qui reçoit ; tandis que ces entités de l’invisible sont à l’identique d’une étoile.

 

On trouve cette proximité entre l’homme et le vampire dans ce bel exposé d’un étudiant en magie : « L’envoûtement s’accomplit sans cesse dans le monde social, a l’insu des agents et des patients. L’envoûtement involontaire est un des plus terribles dangers de la vie humaine. La sympathie passionnelle soumet nécessairement le plus ardent désir, a la plus forte volonté. Les maladies morales sont plus contagieuses que les maladies physiques, et il y a un tel succès d’engouement et de mode qu’on pourrait la comparer à la lèpre ou au choléra. On parle d’un homme jaloux qui pour se venger d’un rival s’infecta d’un mal incurable et le fit partager dans le lit conjugal. Cette histoire est celle de tout sorcier, qui envoûte dans l’intention de nuire. S’empoisonner pour empoisonner. Il peut exister des amours qui tuent aussi bien que la haine, et les envoûtements de bienveillance sont la torture des méchants. Les prières que l’on adresse à dieu pour la conversion d’un homme portent malheur à celui-ci s’il ne veut pas se convertir. Il y a danger et fatigue à lutter contre les courants fluidiques excités par des chaînes de volontés unies. Il y a donc deux sortes d'envoûtement : l’envoûtement involontaire et l’envoûtement volontaire, par ailleurs l’on peut distinguer l’envoûtement physique et l’envoûtement moral. Si deux enfants vivent ensemble, s’il y a un faible et un fort et que ceux-ci dorment ensemble, le fort absorbe le faible et il dépérira, il est donc absolument conseillé de faire dormir les enfants seuls. Dans les pensionnats, certains élèves absorbent l’intelligence des autres élèves, il se trouve bientôt un individu qui s’empare de la volonté des autres. L’envoûtement par courants est une chose très commune. On est porté par la foule, au moral comme au physique, mais ce que nous avons à montrer, c’est la puissance presque absolue de la volonté humaine sur la détermination des actes et l’influence de toute démonstration extérieure d’une volonté sur les choses même extérieures ».

 

Ce petit texte, malgré lui, fait observer une réalité remarquable puisqu’il fait se rapprocher la pratique de l’envoûtement avec l’activité du vampire. Ceci force à croire que le vampire est le maître dans l’art de l’envoûtement. Un don qui lui donne un pouvoir et qui explique pourquoi les sorciers souhaitent le contacter.

 

Affirmation qui ne va pas dans le sens d’un verset énoncé par Aleister Crowley dans sa Table de la Loi : « Chaque homme et chaque femme est une étoile ». Comme le vampire est assoiffé de sang, l’homme est épris d’argent, il court après lui pour satisfaire son orgueil. Et même, s’il s’en fiche de la richesse, il court après l’argent quand même pour assurer ses modestes fins de mois. Le monde humain, vu d’en haut, apparaît comme une vulgaire fourmilière où la quête de tous est le gain. Et celui qui s’exclut du système est condamné à errer pauvre ou se suicider. Et cette réalité ne date pas d’aujourd’hui mais elle règne depuis le début des temps.

 

Finalement, les anciens religieux du moyen-âge accusent les démons d’être des vampires, d’avoir besoin du sang et de la semence du mâle pour s’assurer la génération ; tandis qu’en étudiant de près le problème, l’homme apparaît comme un vrai vampire, les entités du plan invisible l’ayant engendré ainsi pour faire fonctionner ce bas monde, ni plus ni moins.

 

 

  Priape est nommé Iarilo dans la mythologie slave, Lilith est Morena et Satan, Tchort ou Tchornibog, le dieu noir. Un rituel existe, qui permet de les approcher et de les fréquenter. Normalement, le célébrant boit le vin versé dans son calice mais la cérémonie progresse si bien dans le vœu de braver les interdits qu’il s’autorise à boire jusqu’à se sentir saoul. Non pas par goût pour une ivrognerie gratuite, le célébrant doit continuellement se sentir en contact avec une ou plusieurs entités présentes dans le lieu dit « sacré ». Les mages modernes utilisent des encens, des sceaux (seals) et aussi certains appareils diffusant de l’orgone, énergie appelée aussi Chi au Japon, « prâna » en Inde, « Fluide Magnétique » chez Eliphas Lévi, « Od » (Odyle) chez Reichenbach. Il convient que l’air soit rempli, avec l’aide des divers encens mêlés à l’orgone, d’une atmosphère appropriée à l’hébergement de ces entités démoniaques.

 

Dans la messe noire consacrée à la luxure*, on trouve donc Priape régnant au Nord (Vénus en Taureau), Asmodée à l’Est (Vénus en Balance), Sorath au Sud (Vénus en Lion) et Lilith Samaël (Léviathan) à l’Ouest (Vénus en Scorpion).

 


 

Comme les virus se déplacent au moyen d’oiseaux, de bêtes rapides ou autres, les incubes succubes voyagent par le moyen des images. Papus l’évoque en évitant d’en dire trop sur cette magie vampirique qui lui fait horreur, pratiquée par certains sorciers. On croit qu’ils placent des images d’hommes ou de femmes sur lesquels ils souhaitent agir, alors que ces photos sont utilisées car elles conviennent pour attirer des incubes succubes particuliers. P.B. Randolph évoque le thème astral pour faire convenir l’image avec l’entité désirée. Ce n’est pas le seul impératif.

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés