Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 17:56


Pas un chercheur au monde n’a trouvé l’origine du nom « Baphomet ». Nous-mêmes avons essayé de présenter au cours de ces exposés les multiples explications apportées par les uns et les autres initiés, chacune étant crédible et plausible. Aleister Crowley l’avoua à la fin de sa vie, il n’a « jamais trouvé la signification exacte », lui qui passait son temps à étudier les sciences occultes, c’est dire.

 

Mendès exotérique en Egypte

 

Le Baphomet actuel, c’est-à-dire le bouc avec le caducée à la place du sexe, Jacques-Antoine Dulaure le décrit exactement à son époque, fin du dix-neuvième siècle, en le nommant « Terme » et jamais « Baphomet » ; nous reprenons une nouvelle fois sa description : « Deux animaux figurés dans le zodiaque, qui y marquaient l’équinoxe du printemps, et qui ont porté le même nom en Egypte, le Bouc et le Taureau célestes, adorés en représentation, furent l’origine de ce culte, et leur membre génital, symbole expressif solaire, devinrent les modèles des « Phallus ». (…) Puis, comme au taureau Minotaure, le bouc éprouva une métamorphose : on le représenta avec la moitié du corps humain, tandis que sa partie inférieure retint les formes du quadrupède, et que la tête humaine en conserva les oreilles et les cornes. Cette forme monstrueuse devint les divinités Pan, Faune, Silvain, Satyre, etc… que l’on confondit souvent avec Priape, parce que souvent ils en eurent le phallus. Bientôt, les Hermès ou Termes ou Mercures prirent les mêmes formes et pour les spécifier, l’on plaça le symbole de ce dieu, le caducée, là où l’on posait jusque-là le phallus ». Les Hermès au temple qui gardèrent le phallus devant les initiés furent nommés « Hermès casmillus » et quelquefois « Mercure un membre dressé ».  L’idole à phallus et à pied de bouc, placée dans des prairies devint Pan ; dans les forêts, sur les montagnes, Faune, Silvain, Satyre ; dans les vignes, « Bacchus au nerf tendu » ; sur les chemins, « Mercure au membre dressé » ; dans les jardins, « Priape ». « Un tablier mystérieux voile ordinairement le symbole de la fécondité ».

 

 

Certains mystiques affirment que le nom « Baphomet » est d’origine grecque, justifiant leurs commentaires du fait que la kabbale ne l’évoque jamais. De son côté, Dulaure, en expliquant l’origine des noms des dieux grecs et romains, en tentant de leur donner un sens, en fait apparaître d’autres, très intéressants. Ainsi, partant du taureau Mendès venu d’Egypte, il précise qu’on l’appelait aussi « Apis » ou « Pan » ; mais « Apis », voulant dire « taureau » et ayant donné « Priape », s’entend aussi « Bacis ». Et « Bacis » sert de base à « Bacchus », ce qui devient évident lorsqu’on sait qu’il s’agit de la même divinité, passée d’Egypte à Rome. Du coup, « Ba’al de Koush » est moins certain pour être une origine de « Bacchus ».

 

 

« Pan », figuré par un bouc, est de la même lignée. Et, sachant que « P » (Phé) peut se prononcer « F », « Pan » d’Egypte finit par devenir à Rome « Fan » ou « Fau » : d’où « Faunus », qui est exactement la même entité.

 

 

Vient Mercure. L’Antiquité vient confondre souvent, volontairement ou pas, Mercure et Vénus. Dans « Isis dévoilée », HPB raconte « qu’Hermès (Mercure) gouverne la Balance », alors qu’aujourd’hui, nous disons que c’est Vénus. Il se produit ainsi cette association de noms, allant de « Terme » (Gémeaux) à « Thémis » (Balance), tous toujours liés à Mercure. On voit « Thémis » avec le signe de la Balance ou bien avec un symbole du caducée.

 

Ainsi, nous obtenons ces trois noms : Bacis, Faunus, Thémis. Ils sont choisis ici car chacun de ces Génies porte sur lui un symbole que nous retrouvons sur l’actuel Baphomet : le taureau viril pour Bacis, le bouc lascif pour Faunus, le caducée pour Thémis. En Occident, le caducée figure un principe occulte, en Orient, il montre des cobras copulant, ce qui démontre son caractère sexuel. Plutôt que d’exhiber un phallus, à force de pudeur, on exposa un caducée, les initiés comprenaient l’allusion, pas les profanes.

 

 

« Thémis » retourné, en prenant la première syllabe de chaque nom, on obtient BAcis, FAUnus, METhis… à peu près, nous l’avouons, l’exactitude n’est pas de mise mais le souci esthétique de la prononciation phonétique a peut être poussé les inventeurs de ce nom d’inverser des syllabes, ce qui était une pratique courante chez les initiés de cette époque.    

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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