Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 14:41



Les génies du vocabulaire soutiennent que le mot « phallus » fait d’abord référence à cet objet oblong, pouvant être une pierre, que les Anciens rendirent « sacrée » car représentant leur dieu. En Egypte, une fois l’an, en présence du pharaon, on édifiait le Djed, pierre phallique d’une taille impressionnante, représentant Osiris ; tandis que « pénis » se rapporte à l’organe sexuel de l’homme mâle. Comme on trouva dans des jardins décorés des statues de Vénus et de Priape, ce dernier traditionnellement mis en rapport avec le sexe mâle dressé, qui portaient la devise « Peni tento, non penitenti » signifiant : « Au pénis dressé, non au pénitent ».



 

Ce membre fut tant doué pour impressionner quiconque, apportant fierté ou gêne terrible, que les Romains l’appelèrent « fascinum », « qui suscite la fascination ». Ce terme contient un double sens puisque « fascination » devint le nom d’une pratique exercée dans la sorcellerie du moyen âge. Les cultes se rapportaient à lui depuis la nuit des temps, des femmes comme des hommes le priaient, c’était bien le minimum de l’appeler ainsi. Très vite, les amulettes et autres talismans que des femmes se faisaient couler en or et portaient autour du cou prirent ce même nom « fascinum » ; et bientôt, une confusion apparut entre l’objet fétiche et l’appareil génital de Monsieur. Le membre raide comme talisman demeura longtemps un porte-bonheur favori. Jacques-Antoine Dulaure ajoute : « Le « fascinum » des Romains, cette espèce d’amulette phallique que les femmes portaient pendue à leur cou ou à l’épaule, fut en usage chez les Français pendant plusieurs siècles. De « fascinum », ils firent, par contraction, le mot « fesne ». Ils nommèrent aussi ces amulettes « mandragores » ». (Jacques-Antoine Dulaure – Des cultes qui ont précédé et amené l’idolâtrie).


 

Cette forme contractée « fesne » est formée du « f », qui, nous le savons, peut être la prononciation du « p », comme pour « fantasme » par exemple, s’écrivant à l’origine « phantasme ». On trouve cette même particularité avec le nom d’un démonium de Vénus dont la kabbale rend compte, nommé « Porna », devenu « porné » en grec et signifiant « courtisane », d’où « Vénus-Porné » ; ce « p » pouvant se prononcer « f », il devient « Forna », non pas pour « four » mais pour « fornication », la pratique qui le célèbre. Donc, « fesne » s’entend aussi « pesne ». Le mot « pesne » apparaît comme la forme contractée de « fascinum » pour le membre viril mâle : d’où « pénis ». On peut croire que ce dernier mot en a motivé d’autres, allant du « pêne » de la porte, élément qui entre et sort de sa cachette comme le fait l’organe masculin selon qu’il est mou ou se met en érection, jusqu’à « penne » les célèbres pâtes italiennes ressemblant à de grosses pâtes striées.


  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés