Partager l'article ! De Vénus à Eros Cupidon 2: Ce culte de Cupidon (cf. De Vénus à Cupidon 1 : « Cupa… dona » ou « culte avec sacrif ...
eros666
Ce culte de Cupidon (cf. De Vénus à Cupidon 1 :
« Cupa… dona » ou « culte avec sacrifice rendu à la Matrice ») apparaît comme une forme moins « machiste » que celle qui rend gloire au Divin figuré sous la forme du
Phallus, cet emblème d’abord icône du Soleil qui finit par être identifié à l’organe génital mâle, inspirant une conversion du peuple vers un régime patriarcal. Le mouvement mystique d’Eros qui
voit porter à la gloire de ses fidèles de la même façon le sexe féminin que l’objet oblong surprend car en célébrant ainsi, le dogme s’écarte définitivement du concept astronomique imposé par le
Soleil mais célèbre la chair et la luxure. Cette évolution provient sans aucun doute de l’Asie, apportée par des prêtres gnostiques libertins, où s’exerce aussi le culte de Vénus, dont Buckingham
dit : « Il existe entre Zohaub et Kermanshah un peuple appelé Nesserah, lequel, comme celui qui, en Syrie, porte le même nom, pratique le culte du sexe de la femme et célèbre les
cérémonies rappelant les anciens mystères de Vénus » (note d’Edward Sellon – Francis King – Esotérisme et sexualité). Le culte de Cupidon est un aboutissement en Occident de cet enseignement
venu d’Orient, plus précisément du tantrisme.
L’auteur cité évoque la Syrie antique et nous savons, d’une part, que la Vénus grecque vient de cette terre, sous son nom Aphrodite ; que des pratiques dites religieuses mais décrites comme des débauches avaient lieu comme c’est raconté pour la secte des Aphaques, par exemple. Ensuite, le nom même de ce peuple est révélateur : « Nesserah ». Il existe, en effet, ce mot réécrit « Nessirah » (Nun – Samech – Yod – Resh – Hé) en hébreu dont l’enseignement kabbaliste dit : « signifie « séparation ». Adam et Eve ont été initialement créés comme une entité simple, faite d’éléments masculins et féminins, connectés dos-à-dos. La nessirah est le processus de séparation en deux entités indépendantes, afin qu’ils puissent s’unir face à face ». D’où la « nessirah », dont le chiffre est 325, est la « fente », assimilée physiquement au sexe féminin. En conséquence, ce peuple « Nesserah » est nommé ainsi parce qu’il voue un culte à la « Matrice », il est donc un précurseur dans la dévotion portée à Vénus sous sa figure de femme belle et attirante.
Kâma en sanscrit (avec un "q" (Quoph) comme "Cupidon"
(Qupidon)
Si l’iconographie grecque montre « Vénus accompagnée de Cupidon en angelot portant un carquois et des flèches », les mêmes personnages mythologiques dans le panthéon oriental figurent Kâma (Eros Cupidon) comme « Roi et Seigneur des Apsaras dont Pramlochâ (notre Lilith la vraie, dont le nom occulte signifie « l’Hypnotiseuse ») fait partie ». Et donc, ces fameuses flèches, ne sont-elles pas finalement ces Dâkinîs ou Apsaras, ces « Djinns » d’aspect femelle, entités lumineuses subtiles « qui volent dans les airs et se déplacent en coup de vent », que le moyen âge identifia aux succubes (Shayatin d’aspect féminin) car les femmes sont leurs instruments pour agir dans le plan mondain ? En adaptant le culte oriental au Cupidon romain, c’est lui qui domine sur l’image et son carquois voit sortir des flèches qui sont en réalité des Nymphes dont la particularité de leur nature est qu’elles sont, comme Pramlochâ, douées d’hypnotisme. Ce qui les rend des « sorcières » subtiles pour les Autorités religieuses du moyen-âge, car leur sorcellerie est efficace, les démones s’y entendent pour jouer avec les hommes par le moyen des femmes.
Dans une cérémonie d’aspect tantrique mais datée des temps antiques, Jacques-Anoine Dulaure rend compte du témoignage suivant : « Dans la cérémonie appelée « nagapoutché » (« naga » signifiant « serpent », assimilé parfois au cobra ; l’actuel nom de cette fête est « Nagâ Pûjâ » ou « Nagâ Pooja », pratiquée par les Bouddhistes et très vertueuse) « office de la couleuvre » (plus justement « deux cobras »), ce sont les femmes qui remplacent les prêtres. Elles portent, sur le bord d’un étang, une figure du Lingam représentée entre deux (cobras), lavent cet emblème de la génération, après s’être purifiées elles-mêmes par un bain ; brûlent devant lui des morceaux de bois affectés à ce sacrifice, lui jettent des fleurs et lui demandent des richesses, une nombreuse postérité, et une longue vie pour leurs maris ».
deux serpents entourant un pieu, le nagakhâl tantrique| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||