Partager l'article ! « Union infâme » pour Lilith dans la Messe Noire: Le prêtre « défroqué », discret et cependant personnage émine ...
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Le prêtre « défroqué », discret et cependant personnage éminent de la Messe Noire, sanctifie l’union infâme, se faisant nommer lui-même « Baphomet ».
La prêtresse ou domina, devenue Lilith « en persona », commande quelque pratique qui lui passe par l’esprit et le postulant doit s’y soumettre et exercer consciencieusement car « il est désormais dangereux de ne pas le faire, il ne faut plus offenser Lilith ». « Shemhamforash », répète-t-il, « Hail Lilith », ajoute-t-il. « A tes ordres » aussi…
On sait combien l’objet de vénération, d’idolâtrie demeure le Phallus. Mais le Mullos ne l’est pas moins. La prêtresse, en qui loge désormais Lilith, engage la licence luxurieuse avec le postulant, lui fait face, provoque ses derniers retranchements en matière de tolérance et d’attitude notable, le réduit en un esclave souillon car le voici devant la reine des succubes.
Les bougies brûlent, l’encens enfume la pièce ténébreuse
au point qu’un brouillard laisse imaginer des images subtiles étranges. Les odeurs diffusées sont idéales pour Lilith et ses démons présents. Devant la maîtresse hautement sensuelle qui se tient
devant le Grand Phallus, le postulant soupire : « Pour Toi Lilith… » ; ou : « Au nom du Grand Bouc… » ; « Voici le Grand Œuvre de l’union infernale de
Lilith… et du Grand Bouc… » La prêtresse ou domina, tenant le fouet dans sa main, s’assied sur son trône et expose son « sinus vénéris », le sexe de la démone, le Mullos. Le
postulant, travesti honteux et investi en larbin, s’exécute et tente de s’appliquer à satisfaire Lilith, qui reste supérieure et dominante. Il tente de lui faire connaître l’orgasme tandis
qu’elle se rit de lui.
C’est ici qu’intervient le prêtre ou parfois un acolyte.
Après avoir prononcé des paroles mantriques importantes, c’est lui qui soulève sa soutane et exhibe sa mentule, disant au postulant qu’en sa qualité d’homme puni – car l’on est toujours un sujet
« puni » lorsqu’on se trouve devant Lilith -, le contact ne peut aller plus loin avec Lilith, mais lui le peut puisque désormais, son titre maudit est « Baphomet ». Le prêtre,
ayant bu du vin capiteux, s’approche de Lilith, et dit : « Fluide de Nos Corps, puissions-nous atteindre l’Ether du Grand Bouc en cette « union
infâme » ».
Le prêtre embrasse la prêtresse, laquelle toute transportée par Lilith, devient la plus habile technicienne dans son art luxurieux et entreprend la satisfaction de Priape. Un pentagramme est marqué sur le front de la femme, un homme sur celui du prêtre. Il jure « coupable » devant l’assemblée des démons incubes succubes. Reste le don du semen qui fait l’objet d’un sujet particulier.
Il est des fois où une femme tenait à tout prix tenir ce même rôle mais réclamait du prêtre, lors
d’une Messe Noire, qu’il réunisse le plus d’acolytes possibles. C’est la fameuse histoire de Messaline*.
(* « Pour d’autres, le nombre de phallus témoignait de la quantité de leurs conquêtes : « C’est ainsi que l’épouse de l’empereur Claude, cette Messaline, fameuse par sa lubricité extrême, et bien digne, sous ce rapport, de figurer à côté du trône des Césars, après être sortie victorieuse de quatorze athlètes vigoureux, se fit déclarer « invincible », en prit le surnom, et, en mémoire de ces quatorze succès, fit au dieu Priape l’offrande de quatorze couronnes ». « D’autres femmes faisaient hommage à ce dieu Priape d’autant de phallus en bois de saule, qu’elles avaient vaincu d’hommes dans une nuit » ».)
Le profane aborde le sujet sous le couvert du record à battre, mais le but d’une pareille Messe Noire pour la femme, qui convoquait pareille assistance, était d’obtenir ainsi des pouvoirs sur autrui, d’augmenter considérablement son magnétisme sur son prochain afin d’influencer sur lui. Elle pratiquait le même rituel afin de se sentir devenir « Lilith », tatouée sur elle des sceaux de la démone, s’abandonnait à la luxure jusqu’à ressembler à une fille de joie, sans toutefois l’être du tout, car la pratique ne se faisait pas dans un cadre profane mais bien sacré quoique sacrilège. De femme, la prêtresse gagnait à devenir une sorcière, un mot tant galvaudé et usé par des descriptions fallacieuses, une magicienne capable de mettre en action des volontés intimes.
Parfois, rend compte certains textes, une prêtresse devenue « Lilith » servit au prêtre pour mettre en œuvre ses « vœux » les plus corrompus : telle vengeance pour l’un, telle cruauté pour l’autre. Un acolyte, parfois plusieurs et fort athlétiques, ayant le visage entièrement masqué à l’exacte manière du bourreau, était choisi au hasard par « Lilith devenue chair » ou par le prêtre récitant ses mantras appelant les Mares (ou Coquemares, dérivé de « cauchemar » pour les démons incubes succubes, nommés aussi les Fantasmes) à soutenir leur Reine ; et chaque inconnu figuré en bourreau approchait son Priape à l’offensive et pénétrait sur autorisation le Mullos de la Dame écarlate ; et chaque entrée profonde était l’occasion pour le « défroqué » de dire : « Venge-le ; blesse-le ; tue-le ; fais-lui mal ; mets-le à terre, toi, Lilith, avec toute ta puissance, abats-le ; invoque, conjure ! »
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