Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 15:03

(sujet complémentaire du chapitre "Qui est le Satan ésotérique ?"


Cette « chose en plus » peut être, en partie au moins, découverte avec l’aide de « Chet ». Sa valeur totale est 418, qui est celle également du mot « bête ». Ce terme revêt un caractère mystique fort pour certains initiés épris d’ésotérisme. En effet, que ce soit Baphomet, Bacchus, Pan, et tant d’autres, leurs activités furent jadis confondues ou associées, dans des cercles secrets des temples grecs de l’antique Samothrace, avec celles de la « Bête », en grec « Attein ». Soit, la « Bête » (tyc) est présentement le maître de la puissance génésique et du pouvoir qui l’accompagne. En fait, au lieu de dire la « Bête », on devrait dire le « Donneur de Vie » ; et ici, le « Donneur de la puissance génésique ».

 

Son rôle est majeur ; il reçoit cette force sublime qui est la source de toutes les attractions et les répulsions qu’il convertit en une puissance adaptée au plan physique (ce nom « tyc », par la méthode de calcul dit « Kollel » permettant d’ajouter 1 au nom pour lui-même, totalise 418+1=419, qui est la valeur totale du nom « Teth » - « Chet » et « Teth » totalisent 8+9=17, la valeur de « Guedi » ou « Capricorne » ou « Zeboub », les « Transporteurs de cette puissance génésique » - : il y a du Grand Agent Magique dans la « Bête »). On traduit aussi le nom « tyc » par le « Vivant », c’est-à-dire le « Donneur de Vie » et le « le maître de la vitalité » (le mot « vitalité » est le même que « bêtes » (tvyc)).

 

Le serpent est l’emblème de la sensualité mais « Heith » est la puissance génésique, c’est-à-dire la puissance sexuelle. On dit que la « Bête » est le réservoir de l’énergie vitale (le « Vivant ») ; mais c’est aussi le réservoir de l’énergie sexuelle. On trouve écrit, à son sujet, dans la Genèse : « Ainsi que des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et femelle, pour en perpétuer (tyc) la race sur toute la surface de la terre ». (Gn 7 – 3) Le verbe « perpétuer » rend bien compte de l’activité sexuelle dans le plan physique. La Bête ou « Attein » ou « Heith » est réellement cette entité régnant au carrefour entre le dernier plan subtil et le premier plan physique, qui reçoit sa force d’en haut mais la dégage dans le domaine de la chair. C’est lui le réservoir d’énergie et de la force vitale, ainsi que de la puissance sexuelle. C’est lui le Grand Agent Créateur qui introduit la loi venue d’en haut, la force de la lumière magnétique subtile dans le mouvement physique, dans toute chair. C’est de lui qu’émane toute force animale ; c’est de lui que s’échappe toute force sexuelle influente, c’est lui le champ de la force magnétique sexuelle. C’est lui qui est cherché dans toute expérience ou pratique sexuelle et c’est en lui et avec lui qu’on vit dans le moindre ébat dit lascif.    

 

Ce qui se dégage de toute femme favorable ou yoginî et engendre une frénésie des sens est « Heith », ou l’énergie de la « Bête » (tyc). C’est la présence de sa puissance auprès de la femme favorable ou yoginî, variablement étendue et intense, qui est à l’origine ou à l’initiative de la moindre tentation sensuelle, physique, mentale (libido), et impose toute forme de vénération.

 

On peut se demander pourquoi la « puissance génésique » est-elle identifiée, en mystique, avec une entité, appelée la « Bête » ? La réponse est la suivante : « tyc » est utilisé pour « bête » dans le verset suivant : « Elohim (Dieu) fit les bêtes (tyc) sauvages » (Gn 1 – 25) ; et pour « perpétuer » dans celui-ci : « Ainsi que des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et femelle, pour en perpétuer (tyc) la race sur toute la surface de la terre ». (Gn 7 – 3) On peut en déduire que la « Bête » est le maître de la puissance génésique.

 

Par ailleurs, on l’a souligné plus haut, des auteurs occultistes racontent qu’il exista certains temples secrets de la Grèce antique, ceux de Samothrace, où des initiés pratiquaient un culte très mystérieux, et honoraient une entité supérieure, figurée par un bouc, et qu’ils appelaient la « Bête » ou « Attein » (Heith).

 

Tout ce qui trouble l’esprit, enivre les sens, fait trembler la chair est quête de « Heith », envoûtement de « Heith ». Tout ce que cherche l’homme mâle dans chaque activité sexuelle, ce dont il veut se gaver et se réjouir dans l’ivresse des sens est « Heith ». Ce qui se dégage de toute femme favorable ou yoginî, qui la rend attirante, fascinante et parfois irrésistible est « Heith ». Ce qui émane chez elle d’une sensualité enivrante, d’une influence sexuelle dominante, provoquante et même agressive, est, en réalité, la toute puissance de « Heith ». Toute femme favorable ou yoginî est son « instrument », son support ; d’elle se dégage constamment « Heith ». Et tout homme, face à « Heith », tremble d’une excitation évoluant rapidement en une sorte de frénésie délicieuse, et n’a de cesse « d’avoir du répondant ».

 

Il est un Dieu mais il est appelé la « Bête », « Attein » ou « Heith » parce que son nom « tyc » signifie pareillement « bête », « vitalité » et « perpétuer l’espèce ». Ce verbe « perpétuer » entend la reproduction, nécessitant impérativement l’action de « Zakhor » et de « N’qava ». Ainsi il n’est pas rare d’entendre certains mystiques l’appeler aussi « le Grand Copulant ». Une chose est sûre : c’est lui le Créateur de l’activité sexuelle dans le domaine de la chair ; dans ce domaine, son implication est totale.

 

Après, on dira : tout désir est un appel à son pouvoir ; toute beauté le glorifie ; toute extase le célèbre. Toute femme favorable ou yoginî qui se fait désirable lui rend hommage ; toute licence prouve son règne et permet d’être en sa présence ; et cependant, il n’est point une réalité physique, un animal sauvage et secret qui régnerait au fond d’un bois ; il est une entité subtile, supérieure, immortelle de surcroît, régnant depuis le fond des âges, de tous les âges, le plus fidèle d’entre tous, et indispensable au bon fonctionnement de toute l’œuvre de la création de la vie, de la nature et de l’homme. Sa vitalité est aussi ardente que le rayonnement du Soleil, sa jeunesse est éternelle et sa puissance génésique ne connaît pas la moindre faille. Sans lui, la vie physique s’éteint définitivement ; sans lui, le règne des hommes dans ce monde terrestre disparaît. Son règne est dans le plan subtil, à la croisée des chemins entre les mondes intemporel et temporel.

 

Les Bacchantes se nourrissent de lui et le glorifient sans cesse, agissent dans l’invisible à sa convenance ; les Maroukh écoutent ses moindres volontés. Certaines figures montrent Lilith montée sur la « Bête », la chevauchant.

 

Le mot grec « Attein » totalise 666 selon la guématrie grecque :

 

Valeur des lettres selon la guématrie grecque

A

T

T

E

I

N

1

300

300

5

10

50

 

 

 

 

 

666

 

De là à considérer que la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » (tyc), « Celui qui personnifie la toute puissance génésique », peut porter sur lui le nombre 666, il n’y a qu’un pas à franchir et que certains ont, depuis longtemps déjà, dépassé.

 

 

S’il est lié au Soleil, il l’est aussi de la Lune (il figure le Soleil dans la Lune). Dans le corps physique, le caractère sacré « Chet » correspond avec la poitrine, et l’on établit immédiatement ce lien subtil mais efficace, sensuel et puissant existant entre la poitrine féminine et le désir sexuel. D’une image, on devinerait presque cette partie du corps féminin comme la source de la puissance génésique, et que l’on ne trouve pas pareillement du tout chez l’homme mâle.

 

« Chet » correspond avec le signe du Cancer, pouvant figurer ici, d’une façon expressionniste, comme une impressionnante matrice par laquelle sort le futur monde humain. Ce signe du Cancer a pour maître de constellation la Lune, qui est, par ailleurs, l’élément du caractère « Guimel » dans le Tarot.

 

Ainsi connaissons-nous cette célèbre figure d’un bouc (la « Bête ») assis sur le monde.

 

Contrairement aux planètes qui règnent souvent dans deux signes différents (ex : Vénus est maître du Taureau et de la Balance), la Lune gouverne un seul signe, le Cancer. Par conséquent, comme à la Lune correspond le caractère sacré « Chet », celui-ci est lié à la femme.

 

De son côté, on dit de l’homme qu’il représente, dans le plan physique, le Soleil. Celui-ci est le maître du Lion (comme pour la Lune, le Soleil gouverne un seul signe). Et la lettre se rapportant au Lion est « Teth » (s’il fallait, avec les mêmes éléments, considérer l’homme et la femme dans leur dimension astrale, nous dirions que l’homme est « Tav » et la femme « Kaph », et, en regard au Tarot, qu’elle est « Resh » et lui « Quoph »).

 

 

Comme figure symbolique de leur réalité subtile, l’homme « Teth » prend la forme d’un serpent et la femme « Chet » celle d’un crabe ou plus correctement, sa matrice prend la forme d’un crustacé marin. Sans faire trop d’étude, on saisit de suite que c’est le sexe de chacun qui a pris, dans le plan physique, cette forme correspondante.

 

« Chet » diffuse constamment, avec plus ou moins d’intensité, les « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » ; et « Teth », aidé par sa dimension astrale sous le signe de la Lune (Tav), n’a de cesse d’être en attitude contemplative afin d’absorber ces effluves envoûtants. Ainsi s’écrit le processus sensuel.

 

 

Dans le tantrisme dit de la « Main Gauche », la femme favorable ou yoginî est « Chet », véritable maîtresse dans l’art d’Eros, qui apparaît comme un centre d’émission de la propre chaleur de la « Bête », cette « ardeur » aux sensations « bestiales », capable de balayer toute raison sur son passage, faite de virilité (vîrya), de magnétisme animal (il ne s’agit pas du magnétisme propre aux animaux, mais du magnétisme qui se dégage du corps astral d’un homme et n’a d’autre volonté que d’agir sur un autre corps astral ou de l’influencer) et de luxure charnelle. Finalement, la femme favorable ou yoginî est plus ou moins séduisante à mesure qu’elle laisse passer à travers elle cette ardeur qui n’est pas la sienne mais celle de la « Bête ».

 

On rapporte que cette chaleur de la « Bête » se propage invisiblement, mais qu’elle est perçue comme une énergie allant en zigzaguant à la manière d’un serpent. On trouvait déjà cette image lors de l’étude de la formule OD OB AOUR, disant aussi qu’elle figurait, d’une certaine façon, Eros. Là, nous sommes dans le domaine le plus phallique, celui qui concerne directement l’émission de la sensualité ou force sensuelle dans le règne humain. Celle-ci est entièrement la chaleur de la « Bête » et c’est la femme favorable ou yoginî qui la diffuse constamment, plus ou moins intensément, et l’homme qui l’aspire et l’absorbe pour la renvoyer transmutée à son « occulte » expéditeur.

 

le psychopompe Anubis, nommé par les membres occultes, "Anpu", 137


(Ouvrons une courte parenthèse à propos de 137, bien que le sujet dépasse largement notre étude présente. Le nombre 137 est compté comme essentiel dans l’étude de la lumière, de la physique à la lumière mystique. On en veut pour preuve que 137 est la valeur numérique de « constante de structure fine » étudiée dans le phénomène révélé par des scientifiques du Big Bang. C’est, dit-on, « le rapport entre la vitesse de la lumière et la vitesse d’un électron dans l’orbite d’un atome d’hydrogène ». Dans un tout autre domaine, le mot « Kabbale » (hlbq) (pouvant signifier « recevoir la lumière ») a pour valeur 137. (Source – Georges Lahy – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale))

 

Homme

Femme

« Teth » (419)

apparence physique du sexe : serpent

« Chet » (418)

apparence physique du sexe : matrice (écrevisse, crabe) ; expression du pouvoir féminin

« Teth » et sa dimension astrale :

« Teth N’qava » (576)

18, 18ème lettre ou « Tsaddé »

 

apparence générale : la figure de l’homme couché (Shiva) ou du méditant en phase de sublimation de sa Déesse

« Chet » et sa dimension astrale

« Chet Zakhor » (645)

15, 15ème lettre ou « Samech »

 

apparence générale : le serpent séducteur dont les mouvements de déplacement sont sensuels

 

Nous écrivons ci-dessus que la femme est « Chet » et cependant nous préférons étudier la femme favorable ou yoginî ; pourquoi ? Car, si toute femme est « Chet », chacune choisit de s’émanciper selon sa volonté ou celle qu’on lui impose. Ainsi, certaines femmes feignent d’ignorer « Chet », d’autres réfrènent ses ardeurs, des dernières s’interdisent de penser à lui.

 

Dâkinî en tibétain

L’inscription est une traduction TIBETAINE de « Dâkinî », et se lit (la transcription par tr est très approximative pour ce qui est du 2ème mot) GA TRA' MA. Les caractères sont de l’alphabet tibétain, très librement et lointainement dérivé du sanscrit. Disons: un alphabet sanscrit si simplifié, qu’il ne ressemble plus que de très loin à l’original.

 


La femme favorable ou yoginî s’exclut de toute censure sociale, éthique, politique, religieuse ou humaine. « Chet » est si puissant en elle et la sublime tant, qu’elle vit naturellement hors de toutes les convenances et assume sa nature au point de la rendre toujours plus envoûtante.

 

Dans la véritable pûjâ des tantristes de la Main Gauche, lors de certains rituels, le méditant célèbre sa maîtresse qui est cette femme favorable ou yoginî, celle qui diffuse intensément les « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » ou « Heith » ; il sait soudain discerner la maîtresse de la chaleur ardente émanant d’elle et reconnaît alors « Heith » et « Celle qui commande à cette énergie particulière ».

 

Dans la cérémonie, quand monte l’exaltation, le corps de la femme favorable ou yoginî devient la forme de celui de la « Bête ». Ce qui retourne les sens, bouleverse les émotions, apporte l’extase mais aussi transcende la réalité du tangible est cette fièvre ardente, brûlante de la « Bête ».  

 

Mais ces « effusions ardentes » possèdent d’autres propriétés : outre leur magnétisme intense, elles possèdent la vertu de rapprocher le méditant de son Créateur, d’approcher le mystère de la Création, les origines de la vie, les forces qui l’entretiennent ; et bien sûr aussi les puissances de l’amour qui règnent là.

 

La pûjâ tantrique a peut être inspirée certaines cérémonies secrètes, c’est-à-dire réservées à quelques mystiques confirmés, pratiquées dans des petits temples très confinés, ou dans des demeures luxueuses. Le dernier Livre d’Hermès en témoigne, d’autres auteurs le racontent à demi mots, l’occultisme le précise, « ainsi qu’en Samothrace et dans les plus anciens temples égyptiens, des cultes (ici le culte des Kabirs) devinrent, dans les temples grecs, en grande partie phallique et, par suite, obscène aux yeux du profane ». Ou encore : « On se rappelle cette tête de chèvre, objet du culte sexuel des anciens Mendès (ville d’Egypte) qui adoraient le Dieu-Bouc ». Celui qui était évoqué dans l’exaltation et le mystère était « Attein », la « Bête », « Heith », ou le « Vivant ». C’est Lui qui donne la vie, et la puissance génésique aussi.



 

« Chet » est la femme favorable ou yoginî, la maîtresse qui diffuse « Heith » ; dans la cérémonie mystique, elle est la forme du corps de « Heith » (comme il est rapporté par ailleurs : « (…) Dans les temples de Hathor, la femme ne se contente pas d’être la représentante de Hathor, elle est Hathor elle-même »). C’est pourquoi elle est alors évoquée par le nombre 666, non seulement car elle émane les propres « effusions ardentes » de la « Bête » ou « Attein » en grec ; et chacun sait désormais que ce nom totalise 666 dans la guématrie grecque, 666 dans la guématrie kabbalistique par 36, ou 418.

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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