Partager l'article ! Quelques exemples de pratiques cultuelles « infâmes »…: Le célèbre épisode biblique se déroulant à Sodome n’est pas mentionné dans ...
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Le célèbre épisode biblique se déroulant à Sodome n’est pas mentionné dans un ouvrage religieux parce que ses habitants pratiquaient une sexualité déviante ; mais surtout parce qu’ils l’exerçaient au nom d’un certain culte. Hérodote le raconte à sa manière, d’autres historiens de ce temps s’en portent officiellement « témoin », tous les peuples du Moyen-Orient antique adoraient des cultes où la luxure faisait bon ménage avec la religion. Aussi, ceux des hommes qui combattaient contre ces mouvements, exigeant des leurs une conduite pieuse, firent couler le sang pour imposer à la mystique de régner par la prière et non par la prostitution.
Sodome ou l’époque du culte infâme : par exemple, en Inde antique, Jacques-Antoine Dulaure (Jacques-Antoine Dulaure – Des Divinités génératrices ou du culte du Phallus chez les anciens et les modernes) rend compte d’une anecdote surprenante à propos des mœurs en cours pour Shiva : « Dans le pays de Canara, les prêtres de Shiva, lorsqu’ils sortent de leurs pagodes, sont nus et se promènent ainsi dans les rues, en faisant retentir une sonnette. A ce bruit, les femmes, même les plus qualifiées, accourent au-devant de ces pieux personnages, et baisent dévotement leurs parties sexuelles en l’honneur du dieu Shiva ».
Dans le même registre : « Un turc insensé parcourait, tout nu, les rues d’Alexandrie en Egypte. Il entrait dans les boutiques, prenait ce qui tombait sous sa main sans le payer. Pendant qu’il se livrait nu à ces actes de folie arrive une femme. (Là voici qui se baisse) et prend, à genoux, la partie du fou que la décence ne permet pas de nommer, quoiqu’elle fût plus malpropre que la boue même ; elle la baise et la porte à son front. Le saint ne fait aucune résistance ; la femme suit son chemin, et le fou, d’un air dédaigneux, continue sa marche nonchalante. Pokoke vit à Rosette deux de ces fous qualifiés de saints. Ils étaient nus, et des femmes leur rendaient dévotement le même hommage ».
Chez les Romains, certaines célébrations en vue d’obtenir une bonne fécondité montrent des pénétrations publiques, des introductions licencieuses.
« Les dames romaines, pendant la fête de Vénus, montaient
en cérémonie au mont Quirinal (Quirinus, équivalent de Mars ; nom tiré de « Qeren » ou « Cornes »), où s’élevaient la chapelle du Phallus ; s’emparaient de cet objet sacré, et le portaient en procession jusqu’au
temple de Vénus Erycine, situé hors de la porte Colline. Arrivées dans le temple de la mère des amours, ces dames plaçaient elles-mêmes le Phallus dans l’intimité de Vénus ».
Puis au cortège : « Un char
triomphal porte une espèce d’autel, sur lequel repose le Phallus, d’une grandeur colossale. Un génie (plus tard un satyre),
s’élève au-dessus du simulacre, et tient sur lui une couronne suspendue. Le char, ainsi que la figure du génie, sont entièrement
abrités par un dais ou vaste draperie carrée, soutenue aux quatre coins par des piques, dont chacune est portée par une femme à demi-nue. Ce char est traîné par des boucs et des taureaux, sur
lesquels sont montés des enfants ailés. Il est précédé par un groupe de femmes sonnant de la trompette. Plus avant, et en face du char, est une forme caractéristique du sexe féminin, représentant
le « Sinus vénéris ». Cette
forme, proportionnée au Phallus élevé sur le char, est maintenue par deux génies qui semblent indiquer au Phallus la place qu’il doit occuper ». Puis,
les femmes reconduisaient pieusement le Phallus dans sa chapelle, qui devint célèbre, car l’empereur Héliogabale, où il établit un sénat de femme, « chargées de décider sur des questions de galanteries et des débauches. Ces
assemblées se tenaient à l’occasion de la fête du Phallus ». (tiré du recueil intitulé : « Du culte secret des dames romaines »)
Des jeunes femmes offraient leur virginité au « Goat », leur dieu (Priape), ou le faisaient croire : « A la veille de se marier, n’étant plus vierges, elles confessaient comme
excuse, qu’elles avaient fait le sacrifice de leur virginité sur le pieu de Priape. Idem pour Mutinus, dit Lactance, « sur l’extrémité duquel les nouvelles mariées venaient s’asseoir, afin que le
dieu paraisse le premier avoir reçu le sacrifice de leur pudeur ». Lactance précise que dans quelques contrées de l’Inde, « où le dieu de fer ou de bois, opère entièrement le
sacrifice ». Des femmes mariées commettaient pire, « souhaitant détruire le charme qui les maintenait dans un état de stérilité » ; « mais, ajoute-t-on, plus aguerries que les jeunes épouses, leur dévotion
s’étendait plus loin ». « Ne
conduisez-vous pas, même avec empressement, dit Arnobe aux maris, vos femmes auprès de Tutinus ; et, pour détruire de prétendus ensorcellements, ne les faites-vous pas enjamber l’horrible et immense Phallus de cette idole ? »
Meusius a donné la gravure, image fidèle d’une représentation, qu’on trouve
dans la galerie de Florence, d’une femme qui se tient debout, couverte sur sa tête, tenant ses bas vêtements relevés, et laisse sa partie inférieure découverte tandis que dessous, un énorme
Phallus s’élève de terre jusqu’à sa partie sexuelle.
« Les femmes se découvraient fort indécemment devant le taureau Apis : elles faisaient la même chose devant le bouc de Mendès ou de Chemnis, et poussaient même beaucoup plus loin leur étrange dévotion. Dans l’intention, sans doute, de détruire le charme prétendu qui les maintenait dans un état de stérilité, elles s’offraient au bouc sacré, et se livraient à son ardeur brutale. « Rien de si certain, dit le traducteur d’Hérodote, que l’infâme coutume d’enfermer des femmes avec le bouc de Mendès. La même chose se pratiquait à Chemnis (ville du Delta). Mille auteurs en ont parlé ». « On y voit encore, dit Vivant Denon, un édifice enfoui jusqu’au comble. C’est sans doute le temple dédié au dieu Pan, autrefois consacré à la prostitution. On y rencontre nombre « d’halmès » et de femme publiques, sinon protégées, au moins reconnues et tolérées par le gouvernement. On m’a assuré que, toutes les semaines, mêlant le sacré au profane, elles y commettent entre elles toutes sortes de lascivités ».
Le premier moyen-âge voit s’émanciper les luxures de Satan. Pour preuve ce témoignage de Gerson : « Que de choses à dire sur ces convents de religieuses, qui sont
moins des communautés de vierges consacrées à Dieu, que des lieux de prostitution, habités par des femmes livrées à tous les excès de la débauche, à la fornication, à l’inceste, à l’adultère, à
tous les actes de luxure et de méchanceté en usage chez les femmes publiques ; mais je suis retenu par la pudeur et par la crainte de m’engager dans de trop longs discours ; car nos
monastères actuels, que je ne puis appeler des « sanctuaires de Dieu », sont-ils autre chose que des « infâmes repaires de Vénus », qu’un refuge où de jeunes gens, lascifs,
impudiques, viennent assouvir leur luxure ? Et aujourd’hui n’est-il pas reconnu que faire prendre le voile à une jeune fille, c’est comme si on la livrait à la prostitution dans un lieu de
débauche ? » (Jacques-Antoine Dulaure – Histoire civile, physique et morale de Paris)
« Les principes de la religion étaient méconnus, et les croyances les plus absurdes continuaient à être en vigueur. On croyait fortement à l’influence des astres, aux présages, à la magie, à la vertu des reliques ; Paris n’était jamais dépourvu de sorcières ou devineresses. On continuait à fabriquer en cire des images baptisées par un prêtre ; on les torturait, on les perçait au cœur, dans le dessein de faire souffir ou périr les personnes dont ces images avaient reçu le nom ».
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