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Pour donner une métaphore d’un homme commettant un acte qui va engendrer des
maux, on dit « qu’il va ouvrir la boîte de Pandore ». Dans ce premier moyen-âge, les premiers religieux ayant conçu ce Satan médiéval, mis au monde à partir de Priape (Pan), de Seth et
d’Anubis, sans doute d’autres personnifications démoniaques, érigèrent un Malin, croyant avoir fait une bonne action, sauf que le Pervers à la tête de Bouc une fois en vie ne cessa plus
d’inspirer à ceux qui l’approchaient, ceux qui lui étaient proches, les tourments les plus salaces, les idées les plus grotesques pour parvenir à ses fins que sont le stupre et la luxure. Une
seule obsession dans l’esprit de ce cornu, hanter les lieux de la décence pour les infecter de son indécence.
Exemple : « Un droit odieux a subsisté en France et dans d’autres états, par lequel les seigneurs séculiers et ecclésiastiques enlevaient aux époux les prémices du mariage, et venaient, par leur présence impure, souiller la couche nuptiale. Comme dit, en Ecosse, en Angleterre, ce droit se nommait « marchette » et « prélibation » ; en Piémont « cazzagio » ; en France « cullage », « culiage » ou « jus cunni* » ».
« Con » provient de l’étymon latin « cunnus » (vulve). Au moyen âge, les diminutifs « connil » et « connin » (latin cuniculus) désignaient le lapin ainsi que les conduits et tuyaux, pour être remplacés par le nom actuel de l’animal (de laperau) vers le 15ème siècle en raison de l’usage persistant de l’acception vulgaire de « con » et « connin », attestée dès le 12ème siècle dans le Roman de Renart. Le nom de l’animal a été conservé dans de nombreuses langues romanes : « conejo » en castillan, « coniglio » en italien, « conill » en catalan, « coelho » en portugais, « konijn » en néerlandais. Il a d’ailleurs été emprunté par l’anglais — ainsi qu’une partie importante des langues germaniques — via l’ancien français : « coney », d’usage courant jusqu’au 19ème siècle. En castillan, l’étymon « cunnus » a produit « coño » qui est l’équivalent de notre « con » moderne, en toutefois moins vulgaire ; « coney » ou « cony » possède aujourd’hui cette acception en sus du sens animalier. Vers le 19ème siècle, le vocable français prend un sens figuré injurieux et se met en place une construction adjectivale. L’emploi était alors misogyne, exploitant l’impuissance et la passivité du sexe féminin de l’imaginaire collectif. Aujourd’hui, l’absence fréquente d’accord en position d’attribut ou d’apposition (par exemple « Elle est con ») rappelle l’origine nominale de l’expression, sans qu’il soit toutefois fait référence consciente à la vulve. L’ancienne acception physiologique est aujourd’hui en voie d’obsolescence. Source Wikipédia)
Idem pour « les moines de Saint Théodard, qui jouissaient de ce droit sur les habitants de Mont-Auriol, bourg qui avoisinait leur monastère. Dans ces droits, dit l’historien du Quercy, il avaient le « jus cunni », reste de l’ancienne barbarie, droit aussi déshonorant pour ceux qui l’exigeaient que pour ceux qui y étaient assujettis ».
« Les chanoines de la cathédrale de Lyon prétendaient aussi avoir le droit de coucher, la première nuit de noces, avec les épousées de leurs serfs
ou hommes de corps. Les évêques d’Amiens, les religieux de Saint-Etienne de Nevers avaient le même droit, et le percevaient effrontément. (…) J’ai vu, dit Boëris, un procès à Bourges, par lequel
un curé prétendant avoir le droit de coucher, la première nuit de noces, avec la nouvelle mariée. Il fut condamné à l’amende. Plusieurs seigneurs de la Gascogne ont le même droit, mais se
réduisent à introduire seulement une jambe, une cuisse, à moins que les vassaux n’entrent en composition avec leur seigneur, et ne payent ce qu’il leur demande. Ce qu’on appelle « droit de
cuisse » ou « droit de
cuissage » ».
A l’inverse, lorsqu’une demande de divorce était faite, la procédure commençait ainsi : « Deux époux demandaient leur séparation ou la déclaration de la nullité de leur mariage, pour cause d’impuissance ou de quelque imperfection corporelle, l’official (ou le prêtre, « juge de l’église »), parfois accompagné d’experts, commençait par ordonner la visite complète du corps des deux parties plaidantes. Les deux époux étaient très scrupuleusement visités nus depuis le sommet de la tête jusqu’à la plante des pieds. Puis, après avoir pris un demi-bain, l’homme et la femme se couchent au lit devant le prêtre et les experts, parfois des matrones. Les rideaux étant tirés, c’est à l’homme à se mettre en devoir de faire preuve de sa puissance… De telles procédures ont servi de contes joyeux et plaisants discours en beaucoup d’endroits ».
Idem pour les religieuses : « Dans les
premiers temps du christianisme, les filles, les religieuses accusées d’impudicité étaient soumises à une visite scrupuleuse d’où devait résulter la preuve de l’innocence de l’accusé ou celle du
délit. Siagrius, évêque de Vérone, et qui vivait vers la fin du quatrième siècle de l’ère vulgaire, condamna une religieuse à subir cet outrageant examen. Saint-Ambroise, son métropolitain,
désapprouve la sentence, attestant par là son existence ».
Plus honteux encore, car « Satan ne fait plus dans la
demi-mesure » : « A Nantes, une cérémonie pareille était en usage le lendemain de la fête de Pâques. Voici ce qu’on trouve, dans le concile tenu en cette ville en
1431, où cet usage fut prohibé : « Les prêtres des églises et quelques autres personnes se répandent dans les
maisons de la ville, entrent dans les chambres, saisissent ceux qui sont couchés dans leur lit, les emmènent tous nus dans les rues et dans les places publiques, les conduisent ensuite, en
poussant de grands cris, dans les églises, les placent sur l’autel et ailleurs, et jettent de l’eau sur eux, ce qui trouble l’office divin. En outre, quelques prêtres vont, de grand matin, dans
les maisons de leurs voisins. Ils en emportent quelques effets et forcent ceux à qui ils appartiennent de payer pour les ravoir ».
Le cas d’infidélité connaît une punition humiliante : « L’indécence des peines portées contre l’adultère n’était pas moindre. Les coupables des deux sexes étaient condamnés à faire une promenade entièrement nus, par les rues de la ville, ou bien à suivre ainsi les processions les plus solennelles. Des femmes ayant dit des injures à d’autres subissaient une peine semblable. Parfois, elles gardaient leur chemise mais était forcée de la relever très haut. (…) Parfois, on trouvait la femme qui marchait devant et tenait d’une main le bout de la corde, dont l’autre bout était attaché aux parties sexuelles de l’homme. (…) Ou, le plus honteux, une femme jugée débauchée était promenée nue dans les rues de la ville assise sur un âne, tournée du côté de la queue de l’animal ».
(* Toutes les citations sont tirées du livre de Jacques-Antoine Dulaure – Des Divinités génératrices ou du culte du Phallus chez les anciens et les modernes.)
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