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Les théories dogmatiques des anciens Gnostiques, Ophites, Sodomites, Caïnistes, Nicolaites avaient été anéantis par le dogme monothéiste souverain,
lequel n’était pas du tout celui que nous connaissons aujourd’hui mais composait encore avec le panthéon romain ex-grec. Les écrits avaient été brûlés mais des moines chercheurs et étudiants
avaient gardé trace de certains documents. De même, des mouvements mystiques et spirituels s’étaient distingués de la religion catholique romaine, lesquels au moment de l’Inquisition, furent tous
considérés injustement comme sataniques. Seul exemple, les Vaudois furent condamnés pour satanisme parce qu’ils enseignaient « que le Christ vécut pauvre ».
Ainsi, plutôt que suivre le dogme dominant, certains reprirent les conceptions des Gnostiques, considérèrent ainsi le Dieu de l’Eden comme le mauvais dieu, Ildabaoth ; et le bon fut le Serpent - et même l’original Xristos sous la forme également d’un serpent -, tous deux envoyés par Sophia, ou la concupiscente Prunikos ; décidèrent ainsi d’appliquer les mêmes techniques sexuelles qu’ils pratiquèrent lors de cérémonies afin de les consacrer aux entités inférieures du monde subtil conjoint au nôtre.
Le moyen âge leur donna le nom de « bougre ». Le terme de « bougre ou boulgre, nous assurent les historiens, était employé péjorativement pour désigner les hérétiques. Il signifiait « débauché », « sodomite ». Au moyen âge, l’Eglise assimile totalement l’hérésie aux pratiques sodomites. Ainsi, être convaincu de bougrerie menait droit au bûcher. Non seulement les cathares, mais aussi les templiers furent surnommés « bougres ». C’est à partir du concile de Naplouse (1120) que fut décidée la condamnation des homosexuels au bûcher ». Sûrement il y a de l’excès, c’est forcé dès qu’on évoque l’Inquisition synonyme d’injustice et de tragédie, mais des pratiques ayant tenté de conjuguer le sexe avec la magie ont pu exister, et les maîtres du genre ont dû chercher à percer des mystères concernant l’une et l’autre discipline.