Partager l'article ! Comment obtenir l’impuissance chez un homme ou, au contraire, qu’il soit un étalon ?: (Suite de « Messaline : sexe et sorcell ...
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(Suite de « Messaline : sexe et sorcellerie »)
Le Malleus Maleficarum, livre dont se servaient les religieux pour brûler les femmes et autres supposées sorcières, appelle « glamour » et « fascination » une sorcellerie consistant à ôter le sexe d’un homme, ou qu’il soit convaincu d’être atrophié de son membre viril, ou qu’il soit atteint d’impuissance*.
(* extrait du Malleus Maleficarum sur ce sujet, dont la traduction, nous nous en excusons, est approximative : « Comment un envoûtement peut être distingué d’un défaut naturel. Une question incidente, avec certaines autres difficultés, suit. Le membre viril de Pierre a été retiré, et il ne sait pas si c’est par la sorcellerie ou d’une autre manière par le démon du pouvoir, avec la permission de Dieu. Y a-t-il des façons de déterminer ou d’établir une distinction entre ceux-ci ? Il peut être répondu comme suit. Tout d’abord, que ceux à qui de telles choses se produisent plus fréquemment sont les adultères ou fornicateurs. Car, quand ils ne parviennent pas à répondre à la demande de leur maîtresse, ou si elles souhaitent la paix et se lier à d’autres femmes, leur maîtresse, de vengeance, par d’autres moyens puissants, leur enlève le membre viril. Deuxièmement, il se distingue par le fait qu’il n’est pas permanent. En effet, si ce n’est pas dû à la sorcellerie, la perte n’est pas permanente, mais il sera rétabli un certain temps.
Mais ici se pose un autre doute, si elle est due à la nature de la sorcellerie, est-on sûr de la non permanence ? Il est répondu que cela peut être permanent, et durera jusqu’à la mort, tout comme les théologiens et les canonistes jugent les pratiques de sorcellerie dans le mariage, que le temporaire peut devenir permanent. Un envoûtement ne peut pas toujours être enlevé par celui qui l’a causé, que ce soit parce qu’il est mort, ou parce qu’il ne sait pas comment le supprimer, ou parce que le charme a été perdu. C’est pourquoi nous disons à la même manière que le charme qui a été travaillé sur Pierre sera permanent si la sorcière qui ne peut pas le guérir.
En effet, il ya trois degrés de sorcières. Pour certaines, la guérison est de nuire à la fois, mais certains dommages ne peuvent pas être guéris ; et que certains d’entre eux semblent en mesure de guérir, c’est-à-emporter des blessures, comme il sera démontré plus tard.
Il est clair qu’il n’y a pas de doute, elles peuvent tuer des hommes, et leurs démons peuvent également décoller son membre viril, ainsi que d’autres, réellement et effectivement. La sorcellerie agit sur les parties génitales. Certaines sorcières peuvent les retirer comme les restaurer. Il est clair que ce n’est pas vraiment décollé, mais seulement par une fascination. En ce qui concerne la métamorphose de la femme de Lot, nous disons que cela a été réel, mais un glamour. Enfin, les démons peuvent créer certaines formes substantielles et, par conséquent, peuvent également les supprimer ».)
Les profanes jurent qu’il est impossible d’ôter le membre viril d’un homme ou, au contraire, de le douer d’une forte sexualité sans attouchement et nombre des religieux au moyen âge ne comprenaient point que des fidèles viennent les consulter, les yeux humides et l’âme triste, leur disant que « leur sexe avait disparu ». On accusa alors les exercices de certains prêtres, directement inspirés de ceux qu’effectuaient lors de cérémonies particulières, ces prêtresses Bacchantes.
Du même temps de Messaline, on utilisait le tableau représentant l’Empereur pour agir sur lui à distance. Mais l’on pouvait aussi recruter un homme très
ressemblant : si le physique importait, le thème astral concordant était capital. On l’habillait des mêmes vêtements, parfois l’Impératrice volait de vrais habits pour rendre l’envoûtement
plus efficace, et l’on faisait subir au figurant Empereur toutes les soumissions, le contraignant à regarder toutes les obscénités luxurieuses de sa moitié, qu’elle exerçait complaisamment en
compagnie de nombreux mâles, des gladiateurs condamnés ou des esclaves habitués aux lupanars les moins chers. Au point que l’esprit (psychisme) du faux Empereur se trouvait halluciné par tant de
débauche, tandis que les Bacchantes, par des passes magiques, déplaçaient de son Fluide astral en direction du vrai Empereur. Car, on le sait, la luxure de l’Impératrice, tant qu’elle était
attractive pour l’Empereur, lui garantissait la fortune. Ceci est d’ailleurs un axiome déterminant chez nombre de femmes qui vivent dans les hautes sphères de la société, de toutes les époques.
Au lieu du cadre, les prêtresses Bacchantes, pour intimer leurs ordres, fixaient l’eau avec leur regard puissant et profond, diffusant leurs effluves teintés
de puissance lascive, ou bien le miroir magique, ou bien le miroir classique. Elles jetaient leurs sorts en le fixant et l’on jure que les meilleurs démons qui logent dedans (on connaît les
démons de Saturne qui vivent dans le miroir) se dépêchaient d’agir des ordres reçus. Paracelse, au moyen âge, écrit à propos de ce genre de pratique magique : « Si on peint sur un mur
une image à la ressemblance d’un homme, il est certain que tous les coups et blessures qu’on portera à cette image seront reçus par celui dont l’image offre la ressemblance. Cela tient à ce que
l’esprit de cet homme, par la volonté d’un autre esprit que l’on peint ainsi, passe dans cette figure… Aussi, quel que soit le châtiment que vous demandez contre cet homme, il le subira et vous
l’infligez à son image, parce que votre esprit a fixé l’esprit de cet homme dans cette figurine de sorte qu’il est devenu votre sujet et qu’il est forcé de subir tout ce qu’il vous plaira de lui
infliger. La volonté ferme et déterminée est la mère qui engendre l’esprit malfaisant ». (Paracelse – De ente spiritum (L’Etre spirituel))
Pire, le « vampirisme » : on relate des envoûtements où la prêtresse invoque un vampire : celui-ci cherchant le souffle de vie, elle lui ordonne d’attaquer telle victime et celui-ci vient l’agresser, lui prenant son air et provoquant ainsi son étouffement.
Alors, pour couper le membre viril d’un mâle, le rendre impuissant, les
prêtresses Bacchantes agissaient à distance, utilisant une figurine de cire dont le sexe mâle était d’une taille disproportionnée par rapport au corps puisque c’était sur lui qu’elles allaient
agir ; ou bien, au cours d’une cérémonie semblable à une Messe Noire du
moyen
âge, elles coupaient l’organe à la machette, ou bien elles brûlaient la dagyde dans un feu ardent ; ou encore, elles le piquaient avec des aiguilles particulières. Parfois, on coupait le
phallus du voult et si on voulait le faire perdre définitivement à la victime, on le plaçait dans un cercueil que l’on mettait en terre. A l’inverse, pour rendre ardent un homme pour sa femme,
elles pratiquaient une opération, ôtaient le phallus de cire et le remplaçaient par un autre plus gros encore et le sortilège était produit. Devant cette nouvelle figure, Messaline invoquait
Priape avec ces paroles magiques gardée jusqu’en 1800 : « Priapus benedetto, Io voglio cosi » (Priape, c’est comme ça que je veux qu’elle soit ». De retour à la maison,
l’époux l’attendait, fou d’amour et rempli d’intentions lascives : la femme pouvait ainsi le « manœuvrer » à sa guise. De même, les prêtresses travestissaient un mâle à l’exacte
réplique de l’Empereur et en faisaient leur esclave, qui devait satisfaire toutes leurs luxures, ainsi que celles de l’Impératrice, sachant qu’il se produirait pareil prodige de la part de
l’époux visé dans un très proche avenir. Au moyen âge, des prostituées affairées aux pratiques décrites aujourd’hui comme satanistes, agissant auprès des prêtres dits « défroqués »,
pratiquèrent les mêmes exercices, attirant des mâles dans leurs loges – des donjons – et les
soumettant à leurs moindres désirs luxurieux, en faisant des esclaves, lesquels devaient en échange les honorer comme des Reines, s’adressant à elles de la sorte : « Sa
Majesté » ; formule qui dériva dans le satanisme en « Sacrée Majesté », car par ce titre, on invoquait Satan ; d’où les lettres SM inscrites sur la lame du Chariot dans
le Tarot et évoluées magnifiquement en « sado masochisme », le « sadisme » étant le genre développé en écriture par le Marquis de Sade, le « masochisme » par
l’écrivain autrichien Léopold von Sacher Masoch (1836 – 1895).
Si l’on n’opérait pas, une autre méthode magique était réputée. Des prêtresses Bacchantes avaient recruté un homme au thème astral le plus proche possible de la victime, ici l’Empereur Claude, l’habillait « trait pour trait » comme l’original, puis l’obligeait de se déshabiller nu devant elle et l’Impératrice. Là, elles prenaient un globe de cristal qu’elles plaçaient sur le sexe, tiraient l’air par le dessus au moyen d’une pompe, contraignant le membre à durcir, ceci par réaction physique. Allongé sur l’autel de la cérémonie, ce faux Empereur voyait son pieu s’ériger comme rarement et les prêtresses Bacchantes, debout tout autour, récitaient des conjurations afin qu’à distance, la victime se retrouve dans pareil état. Et cela fonctionnait.
Une même pratique mais dans un autre registre est racontée par le fameux docteur Bataille du dix-neuvième siècle : « Albert Pike envoûte à l’aide d’une poupée de cire. Il prononce sur elle la formule « Sagrapim melanchtebo rostomouck elias phog ». Mais, au lieu de la percer avec des épingles, il la place sous un globe de cristal, dont le socle est muni d’une petite pompe pneumatique, et fait le vide d’air à l’intérieur du globe. La personne envoûtée éprouvait alors toutes sortes de malaises bizarres dont elle ne pouvait soupçonner la cause ».
« Le même Albert Pike, nous assure le Docteur Bataille, façonne une poupée de cire avec des effets de la victime à qui il veut faire subir ses tourments, la consacre conformément à un cérémonial diabolique, sachant que dans la Goétie, le prince de l’enfer est invoqué sous le glorieux nom de Satan ».
Les « sorcières de Thessalie » sont connues comme des Bacchantes ; voici ce qu’on trouve écrit à leur sujet : « On connaît la
réputation des sorcières de Thessalie, qui causaient l’impuissance et une mort lente en perforant chaque jour avec une aiguille l’image en cire de la personne à qui elles voulaient nuire. (…) La
tradition de ce maléfice se conserva parmi les peuples chrétiens, aussi bien de l’Occident que de l’Orient, mais il s’y compliqua souvent des pratiques sacrilèges qui, dans l’esprit de leurs
auteurs, avaient pour effet d’abord d’augmenter par l’administration des sacrements la ressemblance de la figure avec la personne visée, puis de réjouir et d’exciter le zèle du démon, qu’ils
appelaient à leur aide, par la profanation des espèces consacrées. On peut consulter à ce sujet Tertullien et l’histoire byzantine ainsi que les écrits de la plupart des jurisconsultes et des
exorcistes du XVIème siècle tels que Delrio, Alphonse de Castro, Le Loyer. Un des exemples les plus souvent cités est celui de Duff, roi d’Ecosse, qui succomba tout desséché, par suite des
manœuvres magiques d’une sorcière qui faisait fondre tous les jours sur un brasier une statuette de cire de ce prince ». (Albert de Rochas – L’extériorisation de la sensibilité)
M. Lecière, dans un article de la Revue Scientifique sur la sorcellerie (1895)
s’exprime ainsi : « Il y a des sorciers qui savent fabriquer des « rups » ou statuettes de cire qu’ils nomment du nom de la personne qu’ils veulent blesser ou tuer, puis
qu’ils la perçent, en prononçant des paroles magiques, avec un couteau. Alors, me raconte-t-on, la personne que représente la statue est blessée ou tuée à l’instant même où la statuette est
percée par le sorcier ».
« Le mot « envoûtement » vient soit du vieux français « volt » ou « vout », image (vultus), soit du verbe latin
« vovere », vouer. Dans Tibulle, et dans Ovide, « devovere » signifie « soumettre à des enchantements », « envoûter » ». On trouve aussi le nom
« manie » qui, selon, Festus, est une figure faite avec de la pâte de farine, probablement comme le bonhomme en pain d’épice qu’on fabrique encore. C’est peut être une corruption de
« mumie ».
Xavier de Maistre a la meilleure conclusion sur ce sujet : « Il sera démontré, a dit Xavier de Maistre, que les traditions antiques sont toutes vraies, que le paganisme entier n’est qu’un système de vérités corrompues et déplacées, qu’il s’agit de les nettoyer pour ainsi dire et de les remettre en place pour les voir briller de tous leurs rayons. Ajoutons que, suivant la remarque de Bacon, les premiers possesseurs de ces secrets surchargèrent d’accessoires futiles et mensongers l’expression des faits réels afin de cacher les découvertes des sages à une multitude indigne de les connaître ».
(Suite dans « La magie des Bacchantes »)
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