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(Suite de « Comment obtenir l’impuissance chez un homme ou, au contraire, qu’il soit un étalon ? »)
Ou bien l’on utilise un ou plusieurs hommes de la même manière qu’une figurine
de cire et ce qu’on lui inflige comme tourments luxurieux doit se produire magiquement chez la victime déterminée au préalable.
On distingue la femme de la femme érotique : on peut tout autant distinguer la femme érotique de la Bacchante. Celle-ci ne cache point son pouvoir d’incarner temporairement toute démone et d’agir dans le plan physique en son nom. Pratique exercée par l’antique Yoginî, laquelle agit le temps d’une cérémonie tantrique, sous la volonté de la Vamachara* (lire chapitre « Magia Sexualis avec Dâkinî Vamachara ou Lilith de la Main Gauche »).
(*Un rituel tantrique abonde dans ce sens et prépare à la pratique de la magia sexualis, disant : « La magie sexuelle de certains tantristes de la Main Gauche de Bonpa et Nyimgmapa, ou des Vamachara tantriques de l’Inde, consiste à ce que la Dâkinî qui est invoquée, donc qui préside au rituel, prenne possession d’une partenaire féminine qui devient ainsi un « médium » et copule avec le yogi dévot. Inversement, un yogi dévot suffisamment formé peut devenir médium et copuler avec les éléments de ses « désirs supérieurs » durant sa méditation ou « plongée astrale ». Dans le cas d’un très bon médium, l’une ou l’autre des méthodes peut avoir pour conséquence une « apparition » ou au moins il peut résulter une « matérialisation », ainsi une deuxième copulation vient s’ajouter subtilement à la première. On voit ainsi un parallèle avec des pratiques dépravées de certains spiritualistes du 19ème siècle, s’adonner à des rituels sexuels ou des orgies dans certains « convens » de la Main Gauche, de la renaissance de la Witchcraft ». (Docteur Evans-Wentz))
On peut douter d’une pareille prouesse ; pourtant, des expériences sous hypnose pratiquées au dix-neuvième siècle, exemptées de tout mysticisme, encore moins de volonté magique, semblent cependant révéler bien des points confirmant de telles possibilités ; nous citons : « Je me permets de proposer l’expérience suivante, pour rendre compte de la télépathie, du mesmérisme, de la transmission de la pensée, de l’hypnose et autres phénomènes connexes. Après avoir demandé de m’accorder comme « postulatum » l’existence de l’éther universel (« Lumière astrale » d’Eliphas Lévi, Od de Karl von Reichenbach, Fluide Magnétique, Chi, Orgone, Prâna, etc. – NDA) qui est généralement acceptée aujourd’hui par tous les savants, et en songeant que cet éther traverse la matière, même la plus dense, aussi facilement que l’eau passe dans un tamis, il s’ensuit que les atomes ou molécules du cerveau, qui sont la cause de l’opération cérébrale, baignent complètement dans l’éther » (La radiation cérébrale – Discours prononcé le 1er mars 1892, devant la Section d’électricité de l’Institut Franklin, par M. Edwin Houston – Albert de Rochas – L’extériorisation de la sensibilité). Soit, l’activité du corps physique concerne le plan physique, l’activité cérébrale évolue hors de lui puisqu’elle baigne dans l’éther, plan approché par les seuls initiés. Chaque pensée se déploie dans ce plan par des mouvements ondulatoires. La mémoire et les pensées peuvent ainsi « être amenées à entrer dans certains groupements ou dans certains rapports les unes aux autres ». Ce qui explique que l’on peut agir à distance dans certains cas. La science voulant se démarquer de la magie, l’auteur du texte n’aborde pas la connexion possible entre des esprits humains et de possibles esprits infernaux. Mais le mage Papus l’envisage, écrivant dans « La science des mages » : « L’on est capable ainsi de communiquer avec des entités du plan invisible, ce qui ouvre la porte à toutes les hypothèses sur les habitants du plan astral : idées, forces, élémentals, esprits des morts véritables ou élémentaires, génies ou influence d’ordre supérieur ». En préambule, l’auteur citera le cas de Phaneg ou Monsieur Descormiers, « qui put reconstituer tous les Mystères de Bacchus, avec les paroles mêmes prononcées des Bacchantes, au moyen d’objets provenant des tombeaux des prêtresses disparues ». Nous gageons d’en faire autant et d’utiliser par le moyen de la méditation, la lecture astrale pour soutenir nombre des pratiques antiques que les Bacchantes exerçaient et qui ne furent jamais rapportées officiellement.
Ces dames ardentes qui côtoyaient les régions dans lesquelles un démon Priape
(Baal Peor) savait jeter sur ces dominatrices les succubes favoris de son temple établi de l’Autre Côté, ou bien les escorter de quelques incubes dont les luxures devenaient impérieuses de
pratiquer physiquement.
Priape (Baal Peor ou Belphégor) est le Roi mais ses serviteurs démons sont connus en grand nombre par ces maîtresses qui travaillent avec, exercent avec eux leurs talents luxurieux et accomplissent, durant leurs prestations, des sorcelleries allant jusqu’au meurtre, d’où cette interdiction des bacchanales par un senatus-consulte. On les nomme les « possédées » mais qu’elles ne soient pas confondues avec les pauvres nonnes du moyen âge qui furent en lutte contre Satan. Au contraire, elles s’imposaient à ceux qui les rencontraient au moyen des forces subtiles qui les habitaient. Un pacte entre elles et les démons était scellé.
(Suite dans « Sorcellerie au moyen des yeux et de l’image »)