Partager l'article ! Nécromanciens et rituel de destruction (1): Les sorciers sont tous d’accord sur ce point, Messe Noire et rituels sataniques servent trois ...
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Les sorciers sont tous d’accord sur ce point, Messe Noire et rituels sataniques servent trois objectifs : désir, compassion et destruction. Le Satan de la fin du premier moyen âge et entrant dans le second terrifia des populations entières car ses rituels pratiqués en secret par certains servaient aux causes les plus macabres. En fait, on le sait, par manque de lois et de justice, d’une sécurité à la mesure des nécessités, c’est la société toute entière qui devenait dangereuse pour les hommes.
Ce sataniste de ce moyen âge ne croit en rien au célèbre proverbe, adapté dans le Nouveau Testament et énoncé dans le bouddhisme : « Ce qu’on sème, on le récolte » (la stance bouddhiste est la suivante : « Dans le grand voyage de la vie, les causes semées à toute heure portent chacune leurs moissons d’effets ; car une rigide justice gouverne le monde. »). Il a bien compris qu’il y a deux justices, celle des riches et celle des pauvres, que pour une même faute, suivant ses moyens, l’homme d’en-haut s’en sortira « blanchi », ayant ses relations, ses avocats, ses moyens financiers et sa notabilité pour se protéger ; le pauvre n’aura rien, les larmes feront rire ceux qui le condamneront. Idem au travail, le riche est épargné de toutes les contraintes, il n’en gagne que des bénéfices ; tandis que l’homme d’en bas connaît sans cesse le blâme, la menace, et sa paie est toujours insuffisante. Les railleries par ses supérieurs, les moqueries et les pressions diverses sont quotidiennes. Point de droit, que des devoirs. Comme écrit le Marquis de Sade, en écriture romancée, des notables s’exclamaient sans cesse « qu’il y a dix millions de Français en trop dans le pays ; et pourquoi vivre quand on est pauvre, que la vie ne vous apporte rien ? Alors qu’il y en ait qui meurent, ou qu’on les tue, on sert au bien du pays… Nous, les gens riches sommes comme les dieux ; car nous vivons ici-bas et profitons des bienfaits de la vie comme eux. Comme les étoiles brillent dans le ciel noir, nous éclairons ce bas monde, rempli d’un peuple qui nous envie notre puissance et notre lumière ». (Marquis de Sade – Justine ou Les malheurs de la vertu – Juliette ou Les prospérités du vice)
Le riche voudrait tant que la vie ne s’arrête jamais pour lui et repousse tant et tant qu’il peut la mort tandis que le pauvre l’attend comme un soulagement. Pareillement, le riche est protégé contre les douleurs sociales alors que l’homme d’en bas doit constamment s’en accommoder et s’en débattre. Et, comme l’écrit le Marquis de Sade, « le vice l’emporte sur la vertu ». C'est bien connu, "le peuple ne sert qu'à assurer le train de vie des élites"*. Le sataniste sait que les profits de ce bas monde reposent uniquement sur ces sept forces que sont l’orgueil, l’envie, la gourmandise, la luxure, la paresse, la colère et l’avarice (l’argent et les richesses), converties en sept péchés capitaux par l’Eglise. Chacun devant gagner sa pitance en allant travailler, il est condamné à besogner pour l’un de ces vices au moins ; et pour cela, il est contraint de fréquenter son prochain, sachant que la loi qui régit les hommes n’est pas : « Aime ton prochain comme toi-même » ; mais bien : « Il n’est pas de pire ennemi pour l’homme que l’homme ». Le sataniste croit au commandement de Satan, qu’on trouve sous la forme d’une clé dans la Bible satanique d’Anton Szandor LaVey : « La Terre, que son gouvernement soit partitionné, et qu’elle contienne des divisions ; sa gloire sera toujours d’ivresse et de conflits internes. Sa trajectoire, qu’elle suive l’épanouissement des désirs. Qu’aucune créature ne ressemble à une autre. Que tous ses membres diffèrent en qualité ; et qu’aucune créature ne soit l’égale d’une autre. Les hommes, qu’ils soient contrariés et néfastes les uns aux autres ». (Anton Szandor LaVey – La Bible satanique – éditeur Camion Noir)
(* « Nul ne peut servir deux maîtres : vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Matthieu 6/24) qui arrange bien les affaires des puissants, le peuple est culpabilisé s’il cherche la fortune, tandis qu’on le taxe sans sourciller. Autre conséquence du verset, le pauvre est contraint de se satisfaire des quelques deniers que son patron veut bien lui verser, devant se baisser pour ramasser sa maigre pitance, tandis que le riche lui marche sur la main. On le sait, au moyen âge, il y avait deux Christ, un pour les pauvres, celui dont nous connaissons la figure aujourd’hui encore, et un autre, portant une armure et une épée, dominateur et frondeur, dont la description est faite dans l’apocalypse. Les riches s’interdisaient alors de prier le Christ en guenilles, jugeant qu’il n’était pas des leurs.)
Mammon l'a dit, "injustice et vengeance sont les deux mamelles nourricières de la sorcellerie noire". Aussi, dépourvu de relations pour venger une injustice, l’homme d’en bas s’en allait trouver un prêtre, un mage, un sorcier, un nécromancien pour punir le tort qu’on lui avait causé. Une Messe Noire coûtait cher et ce n’était point à la portée de chacun, il fallait aussi quelques éruditions pour l’accomplir. Et puis, au temps de l’Inquisition, sa pratique était des plus secrètes. Il convenait de ne point parler de ces agissements mystiques à quiconque. Ce faisant, lorsqu’un patron ou quelque vendeur malintentionné avait blâmé un de ces hommes faible socialement, qu’il était mis à la rue sans raison ou volé de son argent par une escroquerie, il commandait un rituel macabre, réclamant justice et vengeance, malédiction au coupable qui l’avait trompé.
Les nécromanciens demandaient à celui qui réclamait un rituel de destruction au cours d’une Messe Noire, de rapporter des affaires de celui dont ils réclamaient vengeance, une mèche de cheveux coupée à la nuque (les coiffeurs étaient indirectement sollicités), des rognures d’ongles, une dent… pour fabriquer une figurine sur laquelle on pratiquerait des monstruosités, sachant que le coupable désormais « victime », les éprouverait tôt ou tard. C’est la fameuse technique de l’envoûtement que nombre d’hypnotiseurs du dix-neuvième siècle ont étudié à la lumière de la science et on admit l’efficacité de l’action, même si son fonctionnement demeure occulte.
Les paroles liturgiques demeuraient le domaine réservé des nécromanciens ; mais un message, écrit de la main de l’homme réclamant vengeance, devait être lu juste avant qu’on torture la figurine jusqu’à la brûler, en une seule fois ou en plusieurs étapes.
Après les étapes de la consécration, celle d’invoquer les quatre esprits infernaux des quatre points cardinaux, Satan au Sud, Lucifer à l’Est, Bélial au Nord et Léviathan à l’Est, on appelait à assister à la cérémonie les démons noirs - car la mort est leur domaine d’action -, Abaddon*, Anubis, Sekhmet, Satan, Kashchei, etc.
(* « Abaddon : le dieu Apollon était le dieu solaire des cieux, le jour, et le Seigneur de la Mort, au milieu de la nuit. Sa dernière forme était celle d’Apollyon Juif, l’Esprit du Gouffre (Révélation 9:11). L’Apollon-Python était la Déité-Serpent du Gouffre de Delphes qui a inspiré l’Oracle et les vapeurs mystiques de ses enfers. Abaton était le mot grec pour Fosse (Gouffre) que les Israélites ont transformé en Abaddon (Nvdba), qui plus tard est devenu synonyme de l’enfer Chrétien.
Abaton, également appelé Mundus ou Utérus de la Terre, était un authentique gouffre, dans et sous lequel on plaçait des temples païens. Ceux qui y pénétraient, souhaitaient « incuber » ou dormir toute la nuit afin d’imiter magiquement « le sommeil incubateur dans l’utérus », afin d’être visité par un « incube » ou un esprit qui apporte des rêves prophétiques. Les prêtres novices supportaient de plus longues périodes d’incubation qui imitaient les expériences de mort, d’enterrement et de renaissance par la Terre-Mère. Une fois initiés dans ce domaine, ils cherchaient à acquérir de l’habileté pour l’oniromancie.
Les prêtres assyriens tiraient semblables pouvoirs après un voyage dans le Gouffre. Ils mettaient alors leur manteau de prêtre aux nombreuses couleurs, en signe de communion avec la Déesse, sous son nom d’oniromancienne : Nanshe. Un rituel d’enterrement-et-résurrection identique a été découvert dans la vie de nombreux sages antiques. Parmi eux, le Philosophe Pythagoricien Thalès de Milet, dont on a dit qu’il avait été l’un des Sept Hommes Sages du monde antique, qui a acquis ses habiletés intellectuelles grâce à sa communion avec la Déesse de la Sagesse dans un abaton ». (Barbara G. Walker - The Woman’s Encyclopedia of Myths and Secrets, New York, HarperCollins 1983 ; p.6 - Par A.G.H. - Traduction Lune))
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