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Préambule : nous avons écrit, dans un précédent chapitre, que le spiritisme était la forme modernisée de l’ancienne science des nécromanciens. A la différence que le spiritisme s’est épuré de tout démonisme, diabolisme, magie noire et autres sorcelleries, envoûtements à caractère maléfique. Résultat, nous ne pouvons que conseiller chacun qui veut s’informer de ce qu’est le spiritisme sur le site www.spirite.free.fr ;
Pour notre part, les enseignements tirés des sciences spirites sont passionnants, avec le seul travers, toujours le même et qui motive nos propres écrits, que les Esprits du plan invisible sont toujours distingués en des Esprits du Bien et des Esprits du Mal, « théorème » incontournable à notre culture chrétienne, et que, bien entendu, c’est presque forcé et obligatoire, les Esprits qui animent la luxure des hommes sont toujours comptés parmi les « Esprits du Mal et Esprits inférieurs ». Comme si, pour la pensée religieuse, le séducteur est aussi dangereux que le tueur. De plus, parmi ceux qui ont validé ce règne manichéen, il s’est trouvé des occultistes chrétiens qui n’ont pas hésité, comme l’a fait Papus dans son livre « Traité méthodique de magie pratique » de livrer les noms des « anges » accordés à Vénus, « capables de rendre les hommes luxurieux, d’exciter dans le cœur des hommes l’amour des femmes », de proposer des « évocations d’amour pour s’assurer une virilité ».
Nos propres liens avec ces Esprits de la luxure ne nous convainquent pas de les cataloguer parmi les Esprits du Mal, et si nous les situons au règne des démons, c’est aussi parce que nous ne saisissons pas clairement l’action du règne angélique dans ce bas monde, compte tenu du nom par lequel l’appelait jadis Lovecraft par exemple, « le monde des Horreurs ». Il est bien aisé pour des mystiques « hautement spirituels » de nous conter les joies indicibles de ces anges qui nous aiment et nous protègent, eux-mêmes « guidés par Dieu Lui-même », mais la folie autant que l’injustice des hommes sont tellement fortes d’obscénités que la joie des anges nous passe quelque peu à côté des sens. Par contre, les richesses de Mammon, nous les voyons, les luxures d’Asmodée aussi ; la paresse de Belphégor, nous la vivons, l’orgueil de Lucifer, nous le côtoyons, etc.
Déduction : l’enseignement spirite, pour les explications qu’il apporte sur ce monde inconnu rempli d’Esprits, est une source d’informations importantes et passionnantes pour compléter nos propres études, mais nous gardons à l’esprit que le manichéisme primaire apporté à cette science rend les anges et autres esprits des morts à l’égal d’écoliers puérils, pubères et puceaux, des « obligés du Seigneur », des réalités que nous ne soutenons pas. Quant à ajouter que des mystiques ne peuvent dominer des Esprits supérieurs mais réussissent à soumettre des Esprits inférieurs, nous ne le croyons pas non plus. L’homme ne soumet rien de ce qui est invisible. On nous affirme, par exemple, que les bon Esprits – même eux – ne peuvent pas nous aider davantage, attendu qu’ils ne peuvent faire que « ce que le Seigneur Tout-Puissant leur a autorisés à accomplir » : ce qui signifie, puisque ce bas monde est celui des « Horreurs », que « le Bon Dieu l’a voulu de la sorte ». Insensé.