Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 15:25

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Revenons sur le sens initial du symbole phallique, qui est le même que celui du taureau et du bouc : « Les anciens, pour représenter, par un objet physique, la force régénératrice du Soleil au printemps, et l’action de cette force sur tous les êtres de la nature, adoptèrent le simulacre de la masculinité, que les Grecs nommaient « phallus ». Ce simulacre, quoi qu’il paraisse indécent à la plupart des modernes, ne l’était point dans l’antiquité. Toutefois, pour éviter tout d’abord de le mêler à une confusion de son sens premier, les anciens lui substituèrent deux emblèmes animaux que sont le taureau (le signe du Taureau correspond à l’arrivée du printemps et au retour du Soleil qui va faire renaître la nature) et le bouc (la constellation du Taureau comprend celle du Cocher, anciennement nommée « constellation de la Chèvre » ou baphomet-pan---horus.jpgdu Bouc (Mendès), dont l’étoile Capella (Chèvre) est la plus brillante).

D’où que le taureau, comme le bouc, jouent un grand rôle dans la mythologie, comme emblèmes du Soleil réparateur et régénérateur. Plusieurs taureaux étaient adorés en Egypte sous des noms différents. Le taureau Apis, le plus célèbre de tous, l’était à Memphis ; le taureau Mnevis à Héliopolis, le taureau Onuphis ou Bacis l’était, suivant Macrobe, à Hermuntis (sans doute le futur Bacchus romain - NDA), ville de la haute Egypte. Chez les Grecs, on trouve le « taureau de Cadmus », dont Jupiter prit la forme pour enlever Europe ; le « taureau de Marathon », dompté par Hercule. Les Hébreux empruntèrent des égyptiens le « veau d’or », détruit par Moïse, ainsi que le veau de Samarie, contre lequel déclame le prophète Osée (Osée 8 et 13). Les Romains eurent leur taureau expiateur, réparateur, qu’ils égorgeaient dans les sacrifices appelés « tauroboles », et dont le sang effaçait les péchés de ceux sur lesquels il était répandu. Les monuments symboliques du dieu-soleil Mithra (culte de Mylitta) offrent un taureau dont le sang est versé pour le même objet.

Les Cimbres, les Teutons avaient leur taureau sacré, sur lequel ils prononçaient leur serment ; les Scandinaves adoraient Thor ou « taureau », dont l’idole existait à Upsal dans le temple du Soleil. Le taureau est adoré au Japon, à Méaco. Les Rabbins parlent d’un taureau gigantesque appelé « Béhémoth » » (Jacques-Antoine Dulaure – Des divinités génératrices). Sans aucun doute du temps où les Hébreux vivaient captifs à Babylone, où certains d’entre eux comme Ezéchiel voyaient des animaux étranges peints sur les murs : « Le Seigneur me mena à l’entrée de la cour et je vis qu’il y avait un trou dans le mur. Et il me dit : « Fils de l’homme, creuse donc dans le mur », et je creusai dans le mur, et voici qu’il y avait une entrée. Et il me dit : « Entre et vois les exécrables abominations qu’ils commettent ici ». J’entrai et je vis qu’il y avait toutes les formes de reptiles et d’animaux immondes, et toutes les idoles de la maison d’Israël gravées sur le mur, tout alentour » (Ezéchiel 8). 

 

« Ainsi, les mêmes causes qui élevèrent le signe du Taureau au rang des Dieux, procurèrent un pareil honneur au signe du Bouc. Ces deux signes indiquaient également le retour du printemps : ils eurent le même sort, portèrent le même nom. Le bouc sacré était adoré sous le nom de Pan à Mendès, car Mendès signifie « bouc ». « Le bouc ou le dieu « Pan » (Priape), dit Hérodote, s’appelle « Mendès » en égyptien. Plutarque dit formellement que les Egyptiens donnaient au bouc de Mendès le nom d’Apis ».

 

De même pour Horus : « Les Egyptiens regardaient Horus comme le principal auteur de la fécondité de l’Egypte et de la fertilité universelle ; ils appuyaient le trône de ce dieu sur des figures de lion pour exprimer sa force : Horus est souvent représenté tenant en main l’organe de la génération dans une forte érection. (…) Il était la même divinité que Bacchus et Priape. (Pierre Nicolas Rolle – Recherches sur le culte de Bacchus. 1819)

 

Et c’est sur une stèle d’Horus qu’Aleister Crowley trouve inscrit le fameux chiffre 666 : « Se rendant au printemps 1904 au Caire pour son voyage de noces, Aleister Crowley entendit sa future épouse Ourda lui dire « Ils t’attendent », alors qu’ils évoquaient Horus. Et, bien qu’ignorant tout de l’Egypte antique, la compagne du mage reconnut au musée Boulak une stèle de bois peint datant de la XXVIème dynastie représentant Horus et immatriculée du nombre auquel Crowley était associé depuis son enfance : 666 ».

 

Or, quel est le point commun de toutes ces divinités figurées par un bouc ou par un taureau sinon qu’elles sont à l’origine la représentation du Soleil ? C’est donc cet astre porte-bonheur qui rayonne subtilement à travers ces figures. Pour en intensifier encore l’assimilation, les anciens marquèrent sur leurs stèles le nombre du carré du Soleil, dont le total est 666.

 

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Donc, bien avant de devenir le nombre de Satan, le chiffre du Diable dont le Livre de l’Apocalypse témoigne l’existence d’une manière autant maudite qu’énigmatique, 666 est le nombre du Soleil pour son carré, se trouvait logiquement marqué auprès des divinités solaires, et les superstitieux le considéraient comme un nombre porte-bonheur ou capable d’apporter la chance.

 

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 En annonçant que « Pan est mort », les premiers Pères de l’Eglise signifiaient haut et fort que les divinités antiques venaient de périr dans les antres de la géhenne, même et surtout celles dont le Soleil était l’astre. Mais comme les dieux ne meurent jamais, les mêmes prophètes de l’apocalypse délivrèrent le message qu’au lieu de périr, ils étaient devenus des démons mauvais et étaient, de fait, plus dangereux que jamais. Les dieux solaires devinrent des démons furibonds. Voilà le résultat de leur luxure.

 

Pan en enfer devint Satan et son nombre solaire évolua en un chiffre maudit. De porte-bonheur, il changea en synonyme de vie débridée, de luxure. Pas seulement, il est le nombre des péchés capitaux, de celui des richesses (codes bancaires) et de la communication entre les hommes (www.).

 

baal en poteau sacré phallique2 Aux temps antiques de Babylone, le dieu Bel ou Baal, dont la figure était celle d’un taureau viril ou d’un roi gravé dans une borne phallique, se faisait nommer « Stur » pour Saturne*, puisque cet astre gouvernait l’aspect magique du divin. Ce nom, comme Sorath, a pour nombre 666.

 

(* « Dans « l’Almageste », Ptolémée, en parlant des peuples qui vivent sous le triangle « notapéliotique », dit que, chez eux, les membres destinés à la génération sont sacrés, à cause des aspects du Soleil, de Saturne et de Vénus, qui sont « séminaux » (Jean-Baptiste Félix Lajard – Recherches sur le culte, les symboles, les attributs et les monuments figurés de Vénus en Orient et en Occident ; 1837).)

 

Les experts en guématrie étudièrent ainsi toutes les combinaisons de noms possibles où le chiffre 666 est susceptible de s’y trouver.

 

d-mon.jpgDes mystiques du Diable affirment qu’un ancêtre de Satan est le dieu-bouc Mendès. Celui-ci avait pour parèdre une certaine divinité féminine dont le corps finissait comme celui d’un poisson, Hatmehyt. Au final, comme pour Hathor, il s’agit toujours d’une adaptation plus ou moins locale de la même Astarté que l’on nommait Ashera. Signe que la divinité est androgyne, « Ashera », entité d’aspect féminin, a pour nombre 506, celui du « taureau viril ». Des traductions bibliques nomment « Ashera » le poteau sacré qui n’est autre que le phallus sacré.

 

Le dieu-taureau Baal était identifié en Egypte, dans la localité de Mendès, au dieu-bouc du même nom. On trouvait celui-ci en union avec sa parèdre ou compagne Ashera. Leur union « Mendès (154) et (6) Ashera (506) » forme le nombre 666. Ce genre de guématrie abonde mais celle-ci est significative pour approcher de la dimension autant solaire que luxurieuse. 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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