Partager l'article ! Belzébuth, démon-bouc sous les traits de la belle Biondetta: Il fut un temps où le signe du Taureau fut le premier, puis devint le second ...
eros666
Il fut un temps où le signe du Taureau fut le premier, puis
devint le second de l’horoscope, le Bélier lui prenant sa place. Ce faisant, l’événement explique la notoriété et l’importance de Capulla – Mendès – dans l’étude astronomique de
l’époque.
Déjà citées mais réunies ici volontairement, on connait des pratiques sexuelles exercées en l’honneur d’Apis, celui identifié à Priape et à Bacchus : « Quelque chose d’à peu près semblable se pratiquait à Memphis, et les femmes offraient aussi à Apis le spectacle des organes passifs de la génération dont Apis avait la partie active la mieux prononcée. C’étaient elles qui lui rendaient les premiers hommages, et le sacrifice de leur pudeur était la première offrande. Apis étant l’image de la force active féconde, on lui faisait hommage de la force passive ».
De même à Nicopolis : « C’était dans cette dernière ville que les femmes avaient le droit de venir, pendant quarante jours, visiter le nouveau dieu. Suivant Diodore de Sicile, elles relevaient leurs vêtements, mettaient en évidence et semblaient offrir au taureau divin ce que la pudeur ordonne de cacher. Le but de ces femmes, dans cette ridicule cérémonie, était évidemment d’obtenir du taureau-dieu la fécondité ».
Idem pour Priape : « Si les Égyptiennes, pour devenir fécondes, se montraient à nu devant le taureau, des femmes, pour le même motif, observaient cet usage devant l’idole de Priape, et faisaient quelquefois pis encore ».
Toujours à l’image du bouc : « On leur a érigé des temples, dit Diodore de Sicile, en parlant de ces divinités à cornes et à pieds de bouc ; elles y sont représentées dans un état d’énergie et de lubricité, afin qu’elles parussent imiter le naturel lascif du bouc. »
Jusqu’à pareil témoignage : « Il existe encore à Chemnis – autre nom de Mendès - quelques traces de cette dégoûtante prostitution. « On y voit, dit Vivant Denon, un édifice enfoui jusqu’au comble. C’est sans doute le temple dédié au dieu Pan Priape, autrefois consacré à la prostitution. On y rencontre aujourd’hui, comme à Métabis, nombre d’almées et de femmes publiques, sinon protégées, au moins reconnues et tolérées par le gouvernement. On m’a assuré que, toutes les semaines, elles se rassemblaient à un jour fixe dans une (…) et que, mêlant le sacré au profane, elles y commettaient entre elles toutes sortes de lascivités ».
Le Bacchus phallique identifié plus tard comme Dieu du vin est la réplique grecque du dieu Baal. Une trop longue histoire concerne ce dernier, sachant que « Baal* » correspond d’ailleurs davantage à un titre voulant dire « Maître » ou « Seigneur », un mot ou nom complémentaire venant s’ajouter à lui pour lui donner le sens de sa personnification.
(* Précisions au sujet de « Baal » : « Dans son acception
originelle et la plus large, ce mot avait pour l’Orient syro-phénicien le sens de « possesseur, maître » ; s'appliquant à quiconque exerce un droit de
propriété, d'autorité ou de contrôle, il désignait le propriétaire
d'un esclave, d'une bête, un chef et même les citoyens d'une ville (Ex 21:28, Jug 19:22, 9:2, Esa 16:8), et par extension l'époux, «maître et seigneur» de sa femme (2Sa 11:26). Enfin, il fut
couramment attribué aux nombreuses divinités cananéennes, sous le nom générique de Baal au singulier ou Baalim au pluriel (Jug 2:11 3:7 8:33 10:10,1Sa 12:10,1Ro 18:18). Les Baalim étaient des
dieux locaux associés aux destinées des cités et des bourgades. Chaque ville, chaque sanctuaire avait son baal particulier qui se distinguait des autres par un titre spécial (Baal-Zébub,
Baal-Péor, etc.), et qui se doublait ordinairement d'une déesse ou baalat (Asherah, Astarté).
Le baalisme était une religion essentiellement agricole. Les Baals étaient, en effet, les époux et seigneurs du sol ; d’eux dépendaient la croissance des récoltes, la maturité des fruits, la prospérité du bétail ; ils étaient associés à toutes les entreprises rurales, et le cultivateur, le vigneron, le berger leur vouaient une dévotion fervente. L'inspiration animiste de leur culte n'est donc guère contestable; ils personnifiaient des forces naturelles (fertilité, germination), et on les adorait sur les hauts-lieux et dans les bocages sacrés. Les Arabes appellent encore « terres de Baal » les régions rendues fertiles par une nappe d’eau souterraine.
Sur les hauts-lieux et dans leurs bosquets, les Baalim avaient à leur service des prêtres (kemarini) (un mot très proche des « Kumârî » asiatiques identifié(e)s aux Djinn femelles et « Kumârâ » aux Djinn mâles – NDA), chargés de présider aux rites (Sop 1:4). Ces rites, très sensuels et très cruels, comprenaient des incantations prophétiques (1Ro 18:25 et suivants) et une grande variété d’offrandes (Jer 7:9). Les Baals, d’un « tempérament farouche et envieux, réclamaient impérieusement le sang, non seulement des animaux, mais de l’homme ». (Maspéro)
Par suite de
circonstances mal définies et de la prépondérance de certaines villes ou de certains sanctuaires, il arriva que les Baals locaux prirent le pas sur les autres (Baal-Péor, No 25:3; Baal-Zébub, 2Ro
1:2). On leur accorda même des pouvoirs plus abstraits, moins directement utilitaires (Baal-Bérith: Dieu du pacte, Jug 8:33); dans la Syrie du Nord, on trouve l'expression Baal des cieux
(Baal-Chamaïm). Quelques-uns, étendant l’action de leur culte, devinrent des Baals types et souverains, tel le Baal ou Melkart de Tyr (1Ro 16:31-32 18:26 19:18), introduit à Samarie. Il semble
donc bien que la multitude des Baalim ait graduellement tendu à se hiérarchiser et à se fondre dans une unité supérieure. Mais cette ascension vers le monothéisme ne fut jamais consommée et les
Baals locaux subsistèrent à côté de Baals supérieurs, comme l'atteste ce reproche de Jérémie (VI e siècle av. J.-C.): «Tu as autant de dieux que de villes, ô Juda!» (Jer
11:13).
Lorsque les Hébreux
pénétrèrent en Canaan, le baalisme y était fortement et depuis longtemps établi, comme le prouvent les innombrables noms propres où entre le nom de Baal. (Noms de villes et de lieux: Baal-Hermon,
Baal-Thamar, Baal-Gad, Baala, Kirjath-Baal ou Baalé de Juda, Baal-Pératsim, Baal Hatsor, Baal-Salisa ; noms de personnes : Baal-Hanan, Baalis. Le baalisme était incorporé à l’existence et
aux usages des populations rurales.)
Baal est d’origine phénicienne ou babylonienne, on peut se demander ce qu’il vient faire dans le culte de Mendès. Ce à quoi répond l’auteur Bernard Werber : « Le pentagramme pointé vers le bas montre le Baphomet (bouc de Mendès). Mendès est un lieu d’Egypte où fut adoré Baal, dieu de la fertilité. Ceci n’a pas échappé à l’Eglise catholique qui dénatura ce symbole païen en symbole satanique ».
Un Baal était adoré là où un culte de Mendès était rendu. Que le premier fût personnifié par un taureau et l’autre par un bouc se comprend puisqu’ils représentent tous les deux la constellation du Taureau. C’est entendu. Mais à mesure que le culte rendu et les rites à connotation sexuelle se développèrent, Baal prit une apparence toujours plus virile. On le sait, le sexe d’un dieu était rendu énorme pour montrer justement qu’il appartenait à une entité supérieure et non à un homme.
Baal devint alors Baal-Zeboub ; et la plupart des auteurs traduisent ce mot « Zeboub » de l’hébreu signifiant « mouche » afin de le ridiculiser. Mais on trouve un certain répertoire du langage dit « crépusculaire » de cette époque qui identifie la mouche avec un « Esprit de Saturne », entendez un « Satyre ». De plus, le « Zeboub » ayant quelque lien avec le « taureau », il est associé au cuir, aux vêtements en cuir, et pourquoi pas aujourd’hui au latex et au vinyle, des matières utilisées pour la confection d’affriolants érotiques.
En réalité, « Zeboub » n’a rien à voir avec les « mouches », le terme ayant servi aux détracteurs de ce Baal pour le ridiculiser sans oser toutefois exprimer le sens exact de son nom, puisque ceux qui le salissaient étaient ceux-là mêmes qui éprouvaient une gêne et pourquoi pas une honte pour les mœurs érotiques.
Il faut fouiller l’arabe ancien pour trouver non pas « Zeboub » mais « ZBB » ou « Zubb », terme différent mais phonétique si proche :
|
Zubb : |
zababa ; mot arabe (venu du Yemen) signifiant « verge », « pénis » ; mot très grossier |
|
Zubb al humâr : |
Verge d’âne |
De fait, « Belzebub » prononcé « Belzébuth » également, n’est plus le « Seigneur des Mouches » mais le « Seigneur au phallus énorme » et dressé (« Bel Zubb », sans doute la vraie représentation du « Seigneur au gros Zob » (ZBB), régnant « dans son heure de Gloire », dont la figure est celle du Mendès, sans aucun doute la plus complète et celle utilisée lors des rituels à connotation sexuelle avec sa signature conforme placée sur le globe terrestre), qu’on trouvait au fond des temples maudits où se pratiquaient des rites comprenant des pratiques sexuelles.
Comme ajoute et confirme le
commentaire suivant dans le livre de Kamal Salabi intitulé « La Bible est née en Arabie* » : « (…) Je trouve un dieu arabe de la fertilité avec le grand phallus dénommé
Z.B.B. ; la tentative de prononcer ces trois consonnes me donne « Z’bbe » que j’ai vite fait d’associer avec « Zobbe » qui veut dire en langage très populaire et
originaire d’Afrique du Nord, « bite ». En conclusion de la preuve faite que Z(e)B(u)B est sans voyelles Z.B.B. que les Chrétiens ont transformé en « Belzébuth », le diable en
personne. En effet, le culte de Baal avait une forte connotation sexuelle et pas seulement celui de la fertilité du blé ou de l’abondance ! Nous trouverons ce personnage plus tard chez les Grecs
et les Romains sous la forme d’un Dieu du vin (Bacchus) et vu ses ancêtres (Apis ; Priape), il n’est pas étonnant de le voir vénéré dans des fêtes orgiaques. Une autre variante de Baal est
donnée sous réserve pour « Belphégor » : la composition du mot vient de « Bel-beor » dont « beor » veut dire en akkadien
« âne » ».
De plus, « Zubb » signifie encore « être velu », une description si proche de celle « hérissé de poils » qui, comme on sait, se rapporte au Satyre (« Zeboub » a pour chiffre 17 comme « Guedi » ou « bouc »).
(* « C’était aussi le cas des différents dieux appelés « Baal » comme « Baal Zebub » (signifiant « père des récoltes » ou « celui des récoltes ») ; on comprend aisément pourquoi ce Baal Zebub (nom que l’on considère généralement comme voulant dire « le Seigneur des mouches ») ne fut jamais identifié à Yahvé. A en juger par le sens actuel de « zbb » en arabe, son nom indique qu’il était le « père des récoltes à l’énorme phallus ». (Kamal Salibi – La bible est née en Arabie – éditions Grasset))
Le terme « God » pour
« Dieu » actuellement peut bien dériver de « Guedi », mot hébreu signifiant « caprin » pour « bouc », dont une figure au moins fut celle d’un pieu
viril ; bien que le « Seigneur », aux temps antiques, se disait le plus souvent
« Baal » ; donc, le « dieu-bouc » était logiquement « Baal Guedi » (ydg lib), nom ou titre
dont le nombre est 119, exactement celui de « Belzeboub » (bvbzlib). En présentant
l’attribut viril, le prêtre disait au dévot : « Voici Dieu », normalement : « Ha Guedi… » ; ou bien : « Ha God ». Bien qu’il s’agit du
Baal.
Une dernière assertion dit que Belzébuth peut prendre la forme d’un bouc ou d’une femme débauchée ou très attirante*, comme Belphégor. Ceci signifie qu’il est des moments au cours du rituel magique où l’énergie particulière (Heith) échappée du Belzébuth sort par la femme débauchée ; retour au sujet concernant le Fluide Magnétique.
(* Dans une rubrique qu’on pourrait intituler « Les démons ne veulent pas mourir », l’auteur Jacques Cazotte écrivit « Le Diable amoureux » mettant en scène Belzébuth, le démon du moyen âge, comme Le Sage avait écrit « Le Diable boiteux » avec Asmodée. Ces auteurs utilisèrent un style romanesque pour ne pas faire disparaître des esprits infernaux qui avaient tant échauffé les peuples jusqu’à l’Inquisition. Un homme est aux prises avec une belle femme, nommée d’abord Biondetta puis Fiorentina et qui s’avère être Belzébuth en persona. On peut ajouter que Belphégor était doué du même prodige.)
Ce type d’images caricaturales
qu’on retrouve dans le verset 20 du chapitre 23 du livre d’Ezéchiel propose comme première traduction : « Elle s’engoua de leurs
compagnons de débauche, qui ont une chair comme celle des ânes
et dont la lubricité égale celle des chevaux ». Nous saisissons mal l’érotisme qui se dégage de la « chair des ânes », encore moins de la « lubricité des chevaux ». La
deuxième traduction apporte plus de clarté, quoique… : « Elle montra sa sensualité avec leurs débauchés ! Leur chair est une chair d’âne, leur membre un membre de cheval ».
Une troisième traduction ose avouer de quoi il s’agit vraiment : « Elle s’éprenait de ses débauchés dont la vigueur est comme celle des ânes et le rut comme celui d’un étalon ».
Cette fois, le récit, faisant état d’une « partie carrée », laisse entendre que les protagonistes de la scène sont tous du genre humain, oubliant l’idole sous la forme d’un phallus. Or,
c’est justement ce dont il s’agit, que des femmes – et des hommes – sacrifiaient pour leur divinité à l’aide d’une idole dont la forme était celle d’un phallus impressionnant comme celui d’un âne
ou d’un étalon. Ecce Belzébuth !