Partager l'article ! Comment engendrer le démon ; homoncule ; Golem…: (* Le golem (Mlvg), parfois prononcé « goilem » en Yiddish, signifiant «&nb ...
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(* Le golem
(Mlvg), parfois prononcé « goilem » en Yiddish, signifiant « cocon » mais peut aussi vouloir dire
« fou » ou « stupide », est un être humanoïde, artificiel, fait d’argile, animé momentanément de vie par l’inscription « Emeth »
(tma) sur son front (ou sa bouche, selon les versions), signifiant « vérité » mais vie aussi. Dans la culture hébraïque, la
première apparition du terme « golem » se situe dans le Livre des Psaumes : « Je n’étais qu’un golem et tes yeux m’ont vu » (139, 16). C’est alors un être inachevé, une
ébauche.
Dans la kabbale, c’est une matière brute sans forme ni contours. Dans le Talmud, le golem est l’état qui précède la création d’Adam.
La légende de Rabbi Loew. Selon d’autres sources, le rabbin qui l’a conçu au seizième siècle était Le Maharal de Prague nommé Yehudah-Leib (Leib, de l’allemand Loewe/Lion, est le surnom judéo-allemand de Yehudah/Juda, dont le symbole de la tribu est un lion ; cf. Genèse 49:9, « Gour Aryé » (= lionceau), qui est par ailleurs, le titre d’une de ses œuvres). Son but aurait été de défendre sa communauté.
Il lui aurait donné la vie en inscrivant « Emeth », « vérité » en hébreu sur son front et en introduisant dans sa bouche un parchemin sur lequel était inscrit le nom ineffable de Dieu, parfois dit Hashem (Mwh) pour ne pas le prononcer.
Pour le tuer, il aurait fallu effacer la
1ère (Aleph) car « Meth » (tm) signifie mort. Le golem étant devenu trop grand pour que le Rabbin pût effacer l’Aleph, Rabbi Loew lui demanda de lacer ses
chaussures, ce qu’il fit. Le plan fonctionna : la créature se baissa et mit son front à portée de son créateur, le golem redevint ce qui avait servi à sa création : de la terre
glaise.
Certains racontent que son créateur est mort, écrasé par la masse de sa créature.
La légende veut également que ce soit Dieu qui ait demandé au Maharal de créer un « second Adam ».
Une autre légende veut aussi que le golem, son corps, soit entreposé - ou dormant - dans la genizah (entrepôt des vieux manuscrits hébreux, il est interdit de jeter des écrits qui contiennent le nom du très-haut) de la communauté juive de Prague, qui se trouve dans les combles de la synagogue Vieille-Nouvelle de Josefov, qui serait d’ailleurs toujours scellé et gardé.
Ailleurs, c’est aussi un être, le plus souvent de forme humaine, créé par un acte de magie grâce à la connaissance des dénominations sacrées.
Un homuncule (variantes : homunculus, homuncule, du latin homonculus, « petit homme ») est une version miniature, souvent caricaturale d’un être humain que certains alchimistes cherchaient, prétendument, à créer.
Le concept est repris au dix-huitième siècle par des biologistes adeptes de la théorie de la préformation. En 1694, dans « Essai de dioptrique », Nicolas Hartsoeker imagine comment un fœtus entier pouvait se loger dans le spermatozoïde. Il affirme qu’un « homoncule » est logé dans la tête du spermatozoïde, réplique microscopique de l'être en gestation (Source Wikipédia complétée).)
Le palladisme luciférien du dix-neuvième siècle connut d’autres « naissances démoniaques » commises d’une autre manière, impliquant ni la fabrication d’un objet ni le corps à corps mais la célébration officielle avec fastes : « Sophie Walder a raconté cette mémorable séance dont elle se fait un titre d’orgueil. On sait que la Sophia des Palladistes est réputée devoir donner le jour, au 29 septembre de cette année-ci (1896) à une fille qui sera l’aïeule de l’Antéchrist… Crispi était présent. Il a vu le Léopard aux ailes de griffon apparaître, se coucher aux pieds de sa fiancée et les lui lécher, puis, tout à coup, se transformer en éblouissant archange, et dire :
« Je suis Bitru (Sytry) ; je vais présider
votre assemblée. Adriano, descends de ton fauteuil de grand-maître, et toi, Lydia Nemo, sois heureuse de resplendir ; mais cède la place à ma bien-aimée ».
Alors Bitru a confirmé solennellement les prophéties de la Bible luciférienne ; il a déclaré que le 25 décembre 1895, Mademoiselle Walder serait son épouse, et que, le 29 septembre 1896, elle mettrait au monde un enfant du sexe féminin, de qui naîtrait, par l’œuvre de Décarabia, la même de l’Anti-Christ. Décarabia est le démon qui, au verset 11 également bien connu, est désigné : « le Rois qui a pour visage une étoile et qui commande trente légions ». Bitru commanda de prendre la plume et dicta le texte en latin dont voici la traduction :
« Aujourd’hui, vingt-septième
jour du mois Paophi, quatrième jour de la Divine Septaine, la sainte démone Hadakiel ayant été invoquée et l’ange Luc ayant été maudit, le puissant et saint Bitru, excellent démon et grand
stratège, a daigné apparaître au sein du Parfait Triangle et Seigneuriale Mère-Loge le Lotus des Victoires, en ce local de la rue de la Vallée, en cette ville de Rome, depuis treize ans
reconquise. Le puissant et saint Bitru, en présence des frères soussignés, tous Mages
Elus, a déclaré que notre divin Maître et Souverain Seigneur Lucifer –Satan), Démon très bon et très grand, Très
Haut le plus Haut, m’a vraiment désignée, moi, Sophia-Sapho, comme étant la bisaïeule d’Anti-Christ incarné ; car de moi naîtra, le huitième jour du mois Paophi en l’an 000896 de la Vraie
Lumière, une fille qui sera l’aïeule d’Anti-Christ. Ainsi s’est exprimé Bitru, et il a signé avec moi, et il a exigé que les Mages Elus ici présents certifient l’authenticité de sa signature en
signant à leur tour de leur signature la plus connue, afin que ce document demeure aux archives de la Seigneuriale Mère-Loge et ne puisse jamais être nié. Ainsi soit-il » » (Léo Taxil –
Le Diable au XIXème siècle).
C’est Claude qui reprochait à Messaline « pourquoi autant de sorcelleries au cours de vos luxures », pointant du doigt combien mages et autres sorciers, prêtresses et prêtres usaient du sexe à des fins magiques. L’art hiératique ou la magie par le moyen des semblables ou « ressemblances » a conforté les diaboliques dans leur enseignement, lesquels disaient que le moyen d’engendrer un démon vient se calquer exactement sur la technique pour enfanter la génération humaine. D’où que la fornication servit aux mages autant pour les rites de fécondité qu’à ceux versés dans le diabolisme.
Vient ce paragraphe autant significatif qu’énigmatique pour le
profane : « La signification sexuelle du feu est universellement liée à la première technique d’obtention du feu par frottement, en va-et-vient, image de l’acte sexuel. Selon G.
Dieterlen, la spiritualisation du feu serait, elle, liée à l’obtention du feu par percussion. Même remarque chez Mircea Eliade. Le feu obtenu par frottement est considéré comme le résultat (la
progéniture) d’une union sexuelle. Mircea Eliade note le caractère ambivalent du feu : il est d’origine soit divine, soit démoniaque (car, d’après certaines croyances archaïques, il
s’engendre magiquement dans l’organe génital des sorcières ». (Mircea Eliade - Forgerons et alchimistes 1956 – Paris)
Courte dissection de texte : le frottement par la fornication produit un feu particulier, ferment de la vie, lequel peut servir la vie humaine comme celle démoniaque ; sachant qu’il ne peut agir et évoluer pour cette dernière cause qu’à l’aide d’une magie appropriée.
Il est possible, en tout temps en tout
lieu, qu’une femme engendre un démon en faisant l’amour avec un partenaire. Mais le plus vraisemblable pour que l’exercice réussisse est d’y apporter la science occulte des mages. De même, le
partenaire d’une femme peut être aussi bien une autre femme qu’un homme, laquelle sera outillée d’un godemichet, puisque le moyen d’engendrer un démon est le frottement du coït et non le semen.
Ce dernier sert au mage pour sceller la volonté, aussi, à la fin d’un accouplement entre deux femmes par le biais d’un membre postiche, un mâle bien excité peut être utilisé pour « fixer la
volition ». De même et une fois encore, ce qui est le propre de la pratique diabolique, peut importe le vase dans lequel est pratiqué l’exercice, même celui du mâle est apte à ce
miracle.
Sur le pubis est inscrit le nom de l’entité avec laquelle l’opérant souhaite entrer en relation pour opérer cette naissance démoniaque. Sur l’objet oblong, sur l’organe phallique d’un mâle, sur le membre postiche ou à l’intérieur des doigts de la main de celui ou celle qui pénètre l’autre doit être écrit le nom du démon que l’on veut engendrer. Les fumées d’encens qui se propagent dans l’air ambiant doivent être celles qui le concernent.
Aleister Crowley oriente résolument la création de l’homoncule
vers l’accouplement, qu’il veut magique et non émotionnel, et nomme « magia sexualis » : « Ainsi, par exemple, le Liber LXXXI est « Moonchild », histoire de la
création d’un homoncule par un groupe de sorciers. Or quatre-vingt-un (81) est le nombre de la sorcellerie. (…) Le maître Thérion (Aleister Crowley) nous a laissé de nombreux compte rendus de
rituels menés pour obtenir des maîtresses ou de l’argent… La plupart de ceux-ci utilisent la magia sexualis, avec comme idée que l’énergie déchargée au moment de l’orgasme peut être
dirigée et utilisée pour influer sur le réel, pour renforcer le désir et la volonté. Ainsi Crowley effectuera-t-il par exemple des accouplements magiques – qu’il nommait opus » -
pour obtenir de l’argent ou dans le but d’être en bonne santé. Dans cette pratique, le partenaire, masculin ou féminin, peut être informé du travail magique mené, et dans ce cas sa coopération
psychique renforcera son efficacité, il peut aussi être tenu dans l’ignorance de la signification du rapport auquel il participe. L’onanisme et la fellation peuvent aussi être utilisés. Le
sperme, le cas échéant mêlé aux sécrétions féminines, résultant de ces activités est censé être doté de pouvoirs et est utilisé pour
consacrer des pentacles et des talismans. De telles
unions peuvent aussi permettre de créer des homoncules ou « enfants magiques ». (…) Pour les septième, huitième et neuvième degrés, il est uniquement transmis à l’adepte un
enseignement oral, respectivement sur la « nature des Dieux », les « mariages secrets des Dieux avec les hommes », les « homoncules » et le « dévoilement du
saint Graal » qui traite en fait principalement de magie sexuelle » (Christian Bouchet – Crowley, qui suis-je ? – Pardès). Prouvant ainsi que l’accouplement est utilisé par
certains mystiques en vue d’engendrer un homoncule ou enfant-démon.
Des occultistes expliquent ainsi l’intérêt pour l’homoncule : « Engendrer un homoncule a ceci de bénéfique qu’un enfant-démon, à la différence de l’enfant humain, grandit très vite, devient sous peu un adulte, puissant et connaissant nombre de secrets de l’invisible, et devient alors le meilleur protecteur et le valeureux soutien de ceux, humains, qui l’ont engendré. Lorsqu’ils l’appellent, l’enfant-démon devenu rapidement un adulte efficace, agit promptement à leur service. Il est leur meilleure relation ».