Partager l'article ! Comte de Gabalis et les élémentals ; magie élémentaire: (Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones… ...
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(Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones… »)
« L’air est plein d’une innombrable multitude de peuples de figure humaine, un peu fiers en apparence, mais dociles en effet : grands amateurs des sciences, subtils, officieux aux sages, et ennemis des sots et des ignorants. Leurs femmes et leurs filles sont des beautés mâles, telles qu’on dépeint les Amazones.
(…) Ecoutez donc jusqu’à la fin, et sachez que les mers et les fleuves sont habités de même que l’air ; les anciens sages ont nommé Ondins, ou Nymphes, cette espèce de peuples. Ils sont peu de mâles, et les femmes y sont en grand nombre ; leur beauté est extrême, et les filles des hommes n’ont rien de comparable.
(…) La terre est remplie presque jusqu’au centre de Gnomes, gens de petite stature, gardiens des trésors, des minières et des pierreries : ceux-ci sont ingénieux, amis de l’homme, et faciles à commander. Ils fournissent aux enfants des sages tout l’argent qui leur est nécessaire, et ne demandent guère pour prix de leur service, que la gloire d’être commandés. Les Gnomides leurs femmes sont petites mais fort agréables, et leur habit est fort curieux.
(…) Quant aux Salamandres, habitants enflammés de la région du feu, ils servent aux philosophes : mais ils ne recherchent pas avec empressement leur compagnie ; et leurs filles et leurs femmes se font voir rarement. (…) Les femmes des Salamandres sont belles, et plus belles même que toutes les autres, puisqu’elles sont d’un élément pur. Je ne vous en parlais pas, et je passais succinctement la description de ces peuples, parce que vous les verrez vous-même à loisir et facilement si vous en avez la curiosité. Vous verrez leurs habits, leurs vivres, leurs mœurs, leur police et leurs lois admirables. Vous serez charmé de la beauté de leur esprit encore plus que de celle de leur corps » (Comte de Gabalis – Entretiens sur les sciences secrètes).
Combien, parmi tous ces gens titrés de mages ou sorciers, enseignèrent-ils qu’il est possible de soumettre ces entités subtiles pour obtenir ce que l’on veut, alors que l’intelligence mystique imposât davantage au dévot se soumettre à eux. En effet, Paracelse ne dit-il pas d’eux « que nous sommes leurs fils » : « L’homme est le fils des élémentals d’où est née son âme » (Paracelse – De Fundamento Sapeintiae). Et Madame Blavatsky de compléter : « Ils ont, par conséquent, le contrôle des choses mondaines et nos corps leurs servent d’instruments ». (HPB – Doctrine secrète 1 ; p.287)