eros666
Nous relevons, en lisant le tableau des correspondances, que le centre de forces Svadhisthana se rapporte à deux Sphères de l’Arbre de Vie, Netzah (Lune) et Hod (Mercure).
(* pour mémoire :)
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Kundalini |
Centres physiques |
Kabbale |
Couleur - élément |
Planète |
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Manipura |
Plexus solaire |
Netzah (Vénus) |
Jaune - Feu |
Soleil |
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Svadhisthana |
Plexus sacré |
Hod Yesod |
Orange – Eau |
Lune – Mercure |
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Muladhara |
Plexus pelvien |
Malkuth |
Rouge – Terre |
Terre |
Si la Lune est liée à l’Eau, Mercure a pour élément l’Air. Et l’Air est lié à la Chair dans l’étude sur les cinq Makaras*.
(* Les 5 M (Makara) : le vin (Madhya) Feu, la viande (Mâmsa) Air, le poisson (Matsya) Eau, les grains grillés (mudrâ) Terre et le commerce charnel (Maithuna) Ether ».)
Si Makara est lié au domaine astral, psychique (fantasme), il l’est aussi à la chair, lui le façonneur ou le fournisseur, ou bien le « fabricateur », terme utilisé par les fidèles d’Amon. Makara, bien que siégeant dans l’Anti-Monde, règne sur la chair, celle qui inspire le désir chez les hommes l’un pour l’autre, la « tunique de peau » luxurieuse et attirante. La chair que l’on veut palper, toucher, caresser à des fins sensuelles est produite par Makara. D’où cette stance satanique qui lui est particulièrement dédiée dans « Hommage à Tchort » : « N’oublie pas ce qui fut, ce qui sera ! Chair sans péché, monde sans fin ! ».
La chair luxurieuse détient les flèches de Cupidon,
manipule les esprits à sa guise,
vampirise les uns, soumet des
autres : preuves, s’il en est besoin, qu’elle détient des armes, un pouvoir redoutable, et qu’il n’en est point le résultat du hasard pour le mystique, mais bien l’œuvre de
Makara.
Au point que dans le règne des Qliphoth, celui des démons serviteurs qu’on trouve siégeant à cet endroit est Gamaliel Nahashiel, surnommé par des kabbalistes le « Serpent Obscène ». C’est que le « fabricateur » de cette chair, la dédiant aux joies du corps à corps ou simplement à celle de l’œil, lui a dessiné des parties devenues honteuses jusqu’à en être obscènes, sachant bien justement que c’est ainsi qu’elles deviendraient irrésistiblement attirantes.