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Un certain enseignement des Gnostiques antiques, celui des Ophites, avec Ophis le Serpent serviteur de
Sophia envoyé par elle auprès de l’homme, servit à l’érection d’Eros - fils de Vénus, sachant que la Sophia gnostique égale Vénus - dans le règne des Kabirs qu’honoraient les initiés aux mystères
de Samothrace. Si la mystique de l’un convient à l’autre, alors Eros apparaît comme « l’adversaire » d’Ildabaoth : tandis que le second condamne l’homme aux tâches astreignantes,
et qui le rabaissent, doué pour le blâmer dans les lieux ingrats, Eros, lui le maître des arts et de l’amour, l’inspire de fréquenter le monde élitiste au lieu du bas monde, compense en instants
privilégiés son quotidien malheureux.
Des restes de ces temples de Samothrace, les uns affirment que des mystères
riches d’une mystique haute et évoluée ont animé les initiés, tandis que d’autres dénoncent un culte phallique mêlé d’agréments obscènes. En entrant dans la chambre secrète, par exemple, l’initié
découvrait, de chaque côté de la porte, une statue d’un homme nu en érection, la main levée vers le ciel supposée montrer le Paradis*. De même, chacun des Kabirs était figuré par un phallus
érigé. Quant à Eros, comme Ophis, il avait l’apparence d’un serpent. Son nom Kabir était Axieros, « Ax » ou « Sax » précisant sa nature sexuée, au cas où nous aimerions
établir sa figure télésmatique, « Samech » lui fait porter une tête de serpent, deux « Samech » une double tête de serpent (caducée) (Lilith et Samaël), reposant sur un tronc
de taureau (Aleph), deux ailes dans le dos (Yod), un aspect dominateur (Resh), un phallus puissant et viril (Vau), le bas du corps étant à nouveau celui d’un serpent (Samech). Mais ce même
caractère « Samech » se rapporte, dans le zodiaque, au sagittaire, ce qui fait porter au serpent un carcan et tenir un arc bandé armé d’une flèche.
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Lettre |
Partie corps |
Correspondance morphologique |
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Samech |
tête |
Serpent viril, arc, flèche |
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Samech |
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Serpent en zigzag, arc, flèche |
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Yod |
Cou |
Ailes déployées dans le dos |
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Aleph |
Epaules, poitrine |
taureau |
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Resh |
Tronc |
Fier et dominateur |
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Vau |
sexe |
Phallus viril |
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Samech |
Jambes, pieds |
serpent |
(* « Dans le temple des initiés de Samothrace se tiennent debout sous forme de statue deux hommes nus ; ayant chacun leurs mains et leur membre génital élevés tous deux vers le Paradis ; comme l’Hermès de Cyllene ». (C.W. King – The Ophites))
(** Au cas où ce nom mystérieux « Axieros » (svrayss) serait assuré d’être juste et corrigé, car les orthographes ne sont jamais fiables, d’où tant d’explications possibles, son nom serait 397, le même que « Sophia » (ayfvw), dont un sens, autre que « sagesse », est « serpente », puisque le nom est une permutation de « Ophis » (wyfva). Et « Sophia », par la méthode de conversion At-Bach, devient « Baphomet »… Quant à « Kabir », écrit parfois « Kabar » (rbk) (222), il permute en « Barakh » (Krb) signifiant « dressé » (Serpent dressé), plus précisément « viril », et en « chance », « bénédiction » (Barakah) ; ou trouve de lui aussi d’autres orthographes, allant de « Zakhor » (rkz) (227) (mâle ; phallus) » à « Gibor » (rvbg) (force, puissance).
(…) Si « Benoth » signifiait, chez les Carthaginois, « filles », « Benah » paraît être alors le singulier, formé des lettres Beth, Nun, Hé que nous trouvons dans « N’qavah » (hbqn) signifiant « féminin », « Quoph » étant le Poisson lié à l’élément Eau, « Matsya » dans le rituel des 5 Makaras, correspondant justement au ctéis.)
D’autres témoignages attestent d’une représentation d’un Eros de couleur sombre, noirâtre, l’aspect viril et puissant, placé au centre d’une pièce sacrée et que chacun vénère.
Comme un mage exerce seul ou à trois ses pratiques magiques, nous
trouvions Eros au côté d’un couple de divinités, Vénus et Mars, ou Mercure ou Jupiter. Conséquence de la mystique visitée par les poètes de la Grèce antique. Certaines figures, souligne Monsieur
Lajard, montrent, au lieu d’Eros au côté de Vénus, des femmes ailées portant un carcan et un arc. Comme quoi l’Eros originel aurait été montré en secret sous la forme d’une femme. L’Orient
solutionne le mystère, avec le culte de la Shakti, où le ctéis est idolâtré et les rituels consacrés à Vénus pratiqués. Kâma, l’avatar d’Eros, règne là en maître, lui « le Seigneur des
Apsaras » (Dâkinî), ces femmes subtiles connaissant les arts sexuels identifiées aux démones succubes.
Si Ildabaoth, aidé de ses six Archons, n’a su condamner l’homme qu’à la
servitude, Eros Ophis, dieu de la chair, s’est répandu en lui pour qu’il connaisse l’excitation et le plaisir. Le corps humain est ainsi composé de zones dites érogènes*, dont les parties
physiques qui s’y rapportent sont sexuelles, c’est-à-dire qu’elles éveillent le désir, pour soi autant que pour autrui. D’où qu’il y a deux manières de regarder son prochain, celle anatomique,
c’est-à-dire dénuée de jugement à propos de l’esthétique du corps ; celle érotique, c’est-à-dire sensible à son potentiel de séduction. De même, d’anciens initiés à la sorcellerie,
appliquant à la lettre le principe des semblables propre à l’art hiératique, enseignaient qu’en idolâtrant tout ou partie érogène du corps humain, on entrait en commerce charnel avec la divinité,
Eros.
(* Erogène : qui est à la source d’une excitation sexuelle. Particularité d’une cellule dite « érogène », de pouvoir communiquer à une cellule voisine son excitation d’où l’aptitude à étendre le plaisir.
Si la sexualité est faite de plaisirs sensuels qu’offre le corps à partir des organes génitaux, tout le corps d’une femme ou d’un homme peut participer à ces plaisirs.
Les zones érogènes
primaires
On peut appeler ainsi les organes dont l’excitation est nécessaire et suffisante pour déclencher l’orgasme. Pour l'homme, la zone érogène primaire se limite au gland et à la verge, la peau recouvrant celle-ci jouant un rôle de frottement sur le gland lors des mouvements de masturbation ou de pénétration. Le gland est excité aussi dans la pénétration par le frottement contre le fond du vagin.
Pour la femme, la zone érogène primaire comporte deux pôles, le clitoris et le vagin : le clitoris s’excite par la caresse ou le frottement, alors que le vagin n’a pratiquement pas de récepteurs du toucher. Mais le vagin est sensible aux engorgements sanguins et aux contractions des muscles de sa paroi, ainsi qu’aux réactions des muscles qui enserrent sa base ou des ligaments qui le maintiennent dans l’abdomen : c’est cet ensemble complexe qui est mis en œuvre dans l’orgasme obtenu par la pénétration seule (sans caresse clitoridienne).
Les zones érogènes secondaires
Les zones érogènes secondaires sont les régions de la peau ou d’une muqueuse dont l’excitation déclenche l’excitation des zones érogènes primaires, puis participe au plaisir sexuel en intensifiant l’excitation et en l’enrichissant. Chez l’homme, la zone érogène secondaire s’étend de la verge à la peau des bourses, à la face interne du haut des cuisses, au périnée et aux environs de l’anus, c’est-à-dire qu’elle reste très liée à la zone primaire. Les mamelons également peuvent avoir une place importante. (…) L’anus est richement innervé et constitue une zone érogène importante dans la sexualité. Les caresses de l’anus sont souvent appréciées des hommes et des femmes, accompagnées de caresses sur le clitoris, sur le pénis ou lors du coït. Lors du coït, le massage de la prostate augmente pour certains hommes l’intensité de l’orgasme.
Chez la femme, cette zone secondaire comprend toute la peau et les muqueuses qui vont du pubis au début du sillon inter fessier, en passant par les grandes et les petites lèvres, l’entrée du vagin, le périnée et l’anus. Elle comprend aussi, loin de la zone primaire, les seins et notamment leur mamelon. Ces zones sont excitables par la caresse ou le frottement.
Les zones érogènes les plus sensibles, en dehors des organes génitaux, sont les suivantes :
Les lobes des oreilles constituent des zones érogènes de premier ordre. Leur stimulation peut procurer des sensations très jouissives et déchaîner des réactions physiologiques impossibles à dissimuler, tout comme la lubrification du vagin ou l’érection pénienne.
Les seins sont capables de s’exciter et d’envoyer des signaux hormonaux au reste du corps, qui finit par donner tous les signaux externes (archi-connus) de l’excitation. La zone érogène la plus sensible du sein est constituée par le mamelon et par l’auréole mammaire, qui, légèrement stimulés avec la langue, peuvent procurer des sensations très agréables aux femmes, voire de puissants orgasmes.
Chez les hommes, la stimulation des mamelles est aussi très jouissive et aide à renforcer l’érection de façon naturelle, sans l’utilisation de produits ou d’appareils artificiels.
L’entrecuisse fait partie des zones érogènes les plus sensibles. L’espace situé entre les cuisses, tout autour et derrière les organes génitaux, est appelé périnée et sa stimulation provoque, chez certains, des signaux aussi puissants que ceux des organes sexuels proprement dits.
Les fesses et toujours l’anus et la zone péri-anale peuvent détoner tous les signaux externes de l’excitation (érection pénienne, redressement des seins ou des mamelles, érection clitoridienne, excitation des grandes et des petites lèvres de la vulve) lorsqu’ils sont stimulés comme il faut.
Les fétichistes du pied ont eux aussi leur mot à dire aujourd’hui, puisque les pieds (les jambes et les orteils) sont de puissantes zones érogènes que l’on peut détoner aussi bien avec les doigts qu’avec la langue, les dents ou les lèvres. À vous de choisir. (Info Doctissimo))
Confère à l’enseignement des Ophites, Ophiomorphos, sous prétexte d’être
« l’adversaire » envoyé par Ildabaoth contre Ophis, n’est point Satan ; de même, Ophis n’est point las de sa situation, encore moins mort, sans quoi le corps érogène de l’homme
aurait disparu ; au contraire, toujours ardent et bel Adversaire (s’il est un Satan, c’est lui aussi) d’Ildabaoth. Et, dans ce cas, Satan se rit ou montre tout son mépris du bas monde
qu’Ildabaoth, dieu de la matière, a engendré.
Si le culte consacré à Priape voit son idole représentée par une tête de bouc, Ophis Eros le Kabir (nom lié à « Zakhor » dont l’icône est un phallus dressé) est montré sous l’aspect d’un serpent viril ayant deux têtes, l’une raide l’autre en zigzag (toujours Samaël et Lilith). Mais il est probable qu’ultérieurement, on le vit apparaître comme Priape. Des anciens précisent que la représentation d’Axieros, peinte d’une couleur noirâtre, le montrait assis sur son trône, sa tête de serpent portant des cornes de taureau, son corps deux ailes sombres dans le dos, un phallus arrogant, à la place des jambes la partie finale d’un serpent, à moins qu’il s’agisse de celle du makara oriental. Un feu puissant l’éclairait, d’où que le mot « Kabir » connût quelque affinité avec les flammes.
Régnant en maître dans le temple de Samothrace, Eros, de sexe mâle, gouverne Vénus, comme ailleurs Anaël, aussi d’aspect masculin, en est l’ange.
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