eros666
Les étymologistes du dix-neuvième siècle nous l’affirment, le nom de Vénus, la
divinité romaine de la beauté et de l’amour, devint « Vendre* » en France. On trouve dans le sud de la France la ville de Port-Vendres. De la même façon, et pour cela, le jour consacré
à Vénus, à l’origine chez les Romains « Veneris Dies », fut nommé « vendredi ». Nous pouvons croire pareillement que « Vendre » pour « Vénus » ait quelque
lien avec le verbe « vendre » puisqu’on trouve « vénalité », à la fois attaché à « vendre » et à « Vénus ». Et c’est connu des mystiques, « le pouvoir
des Esprits de Vénus est, outre de rendre les hommes luxurieux, de donner de l’argent. La couleur utilisée pour les invoquer est le vert. Nous pouvons donc penser que l’action de vendre
correspond au principe féminin, puisque Vénus est figurée par une divinité d’aspect féminin.
(* « Les Romains transplantèrent le culte de Vénus dans les Gaules. Le port de Vendres ou de Vénus, portus Veneris, était consacré à cette déesse ; car Vendres était, par contraction, le nom que les Gaulois donnaient à la mère des Amours : on en a la preuve dans mot « vendre-di », jour de Vénus. Plusieurs lieux sont encore, en France, nommés Vendre, Ventre, Vendoeuvre, etc. : ce qui ferait présumer qu’ils doivent cette dénomination au culte que cette divinité y recevait ». (Jacques-Antoine Dulaure –Histoire abrégée des différents cultes))
Le verbe « acheter » provient, toujours d’après les mêmes étymologistes,
du verbe « acquérir », lequel était « acquaerere » en latin, signifiant « se procurer, posséder ». Les mystiques peuvent deviner un prolongement efficace :
« acquérir » contient la phonétique « aquor », consonance qu’on trouve parfaitement dans « akhor ». Ce qui nous mène à des noms comme « Kabar »,
« Bakhor » (Bacchus) et surtout « Zakhor » ; nous écrivions sur ce sujet : « « Zakhor » signifie autant « masculin » que « sexe
mâle » en mystique, et l’on sait que Pan, Priape, Apis furent tous figurés par un phallus avant même d’être montrés comme un bouc. En somme, le mot même de « phallus » les
identifia mieux que « bouc » ou « taureau ». Et nous trouvons un peu de « Zakhor » dans « Zagreus » grec, divinité qui devint plus tard
« Bacchus » (de Zakhor à Bakhor), dieu romain rendu démon justement parce que son culte était devenu… trop phallique ». Donc, logiquement, compte tenu des quelques éléments
informatifs apportés ici, l’action d’acheter se rapporte au principe masculin.
En résumé, « vendre » se rapporte au principe féminin ;
« acheter » au principe masculin. Cette donnée appartient au domaine mystique, elle ne doit donc point être trop analysée sous l’angle de la psychologie ou pire, des mœurs. L’Histoire
et la vie sociale ont montré des périodes où l’on vendait des femmes au marché et ceux des hommes qui pouvaient les acheter payaient. De même, la prostituée est une femme qui vend ses charmes et
le client aisé vient payer pour en disposer un temps précis. Inversement, dans les temps de grande consommation, certaines femmes ont davantage plaisir à acheter que les hommes, bien que l’achat
soit un principe masculin. Aussi, nous ne développons pas davantage ce point. Puisque le sujet est mystique, continuons de l’étudier ainsi.
Cependant, nous pouvons ajouter que « vendre » suppose de « se vendre », action qu’image une prostituée « qui vend ses charmes ». Inversement, celui qui achète, « qui peut acheter », c’est parce qu’il a les moyens, qu’il est aisé. C’est un acte qui fait autorité, puissance, il est mâle. « Acheter » est ressenti par chacun comme un acte plus « noble » que celui de vendre ; bien que « pouvoir vendre » ou « savoir vendre » n’est pas aptitude donnée à chacun.
Nous ne pouvons éviter de l’approcher des quelques versets connus du « Livre de l’Apocalypse », les plus énigmatiques au point de laisser cours à toutes les interprétations possibles, qui firent couler tant d’encre : « On lui donna même d’animer l’image de la Bête pour la faire parler, et de faire en sorte que fussent mis à mort tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la Bête. Par ses manœuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter ni vendre s’il n’est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom. C’est ici qu’il faut de la finesse ! Que l’homme doué d’esprit calcule le chiffre de la Bête, c’est un chiffre d’homme : son chiffre, c’est 666 ». (Ap 13 – 15/18)
Nous relevons au passage qu’il est dit « nul ne pourra rien acheter ni vendre », une expression démontrant bien en ces temps-là combien le masculin passait avant le féminin.
Nous savons aujourd’hui que « Le Livre de
l’Apocalypse » est inspiré pour partie du « Livre d’Enoch », bien plus ancien, et qu’il peut être « lu et interprété de sept manières différentes » ; l’une d’elle
est d’ordre astronomique. Et la fameuse Bête, adorée sous la forme d’une image (idole, téraphim, fétiche, etc.) a tout pour
rappeler le dieu Pan ou l’un de ses avatars, tel que le racontait Jacques-Antoine
Dulaure (lire chapitre « Le grand Mendès ») ; un extrait : « Il y a environ
quatre mille cinq cents ans que le soleil, par l’effet d’un troisième mouvement de la terre, d’où résulte la précession des équinoxes, aborda à l’équinoxe du printemps, dans le signe du zodiaque
appelé le Taureau. Ce signe, considéré comme le symbole du soleil printanier, du soleil régénérateur de la nature, balança l’objet signifié, devint un dieu, et des représentations du taureau
céleste furent adorées.
Dans la même division du zodiaque où se trouve le taureau, est, tout près de ce dernier, une autre constellation appelée le Cocher céleste ou le Chevrier. Elle est aujourd’hui représentée par un homme à pieds de bouc, portant la chèvre et les chevreaux. Ce signe n’était à son origine qu’une figure de bouc.
Les mêmes causes qui élevèrent le signe du Taureau au
rang des dieux, procurèrent un pareil honneur au signe du Bouc. Ces deux signes indiquaient également le retour
du printemps : ils eurent le même sort, portèrent le même nom ; mais ils furent adorés dans des villes différentes. Le bouc sacré était adoré sous
le nom de Pan à Mendès, ville qui doit son nom à cette divinité animale ; car Mendès signifie bouc. « Le bouc ou le dieu Pan, dit Hérodote, s’appelle Mendès en égyptien ». On le nomme
également Apis. Lucien, dans son traité sur l’astrologie, s’explique avec plus de précision : il dit, en parlant du taureau Apis, objet de la vénération des Egyptiens, que s’ils adorent cet
animal, c’est pour honorer le taureau céleste ou le taureau du zodiaque.
C’est du taureau sacré appelé Apis, et du bouc sacré appelé également Apis, qu’est dérivé le culte du Phallus, qu’on a aussi appelé Priape. C’est le simulacre de leurs parties génitales, et non de celles de l’homme, comme on l’a cru généralement, qui est devenu un objet de culte ».
Si « L’Apocalypse » est un livre inspiré du « Livre d’Enoch », son auteur Jean, l’écrivit à Padmos. On dit qu’il fut écrit en grec. Donc, pour reprendre mot pour mot, sans chercher d’énigme, le chiffre de la « Bête », mot qui se dit « attein » (attein), est 666.
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