Partager l'article ! Gnostica : IAO, Abrasax, Ophis, Sophia et Vénus-Mylitta: GnostICa D’où vient que le bouc ici devient le serpent ...
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GnostICa
D’où vient que le bouc ici devient le serpent là-bas ? Les correspondances entre les différentes religions antiques ou mouvements spirituels peuvent apporter des réponses. Le tableau ci-dessus apporte des clés :
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Système Chaldéen |
Système Gnostique Ophite |
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Anu |
Abrasax ou Abraxas |
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Bel (Bel figuré par un bouc) |
Ophis (le fameux serpent de la tentation) |
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Mylitta |
Sophia |
Ophis est le serpent de la tentation mais les Gnostiques antiques ne le considèrent pas pour autant comme Satan, qui est son double Ophiomorphos, comme toujours, « l’un agissant pour notre bien, l’autre notre moins bien ».
Au-dessus d’Abrasax*, il y a IAO (grec : Iaw ou IAW (IAW) ; Hébreu : vhy), le nom du Dieu absolu, phonème qu’il ne faut pas confondre avec Iaweh ou Jehovah des Hébreux. IAO contenant en lui un principe mâle « dressé » et un principe féminin « ovoïde » et « ondulant » ; ce qui rappelle très bien les deux Léviathan, l’un dressé, l’autre tortueux.
(* Le nom grec pour Abrasax ou Abraxas est « ABRASAX », de valeur 365, nombre lié au Soleil. Les initiés prononçaient à son sujet « l’Eternel Soleil Abrasax » et le placent dans l’Arbre de Vie à hauteur de Tiphereth, dont l’astre correspondant est le Soleil. En hébreu, le nom Abrasax s’écrit « sskrba » (343) ou se lit « Abrasax » mais s’écrit « ggrba » (Abragag) (209).)
On dit d’Ophios « qu’il est représenté comme le
Cnouphis ou Kneph égyptien, appelé « Dracontia ». Il apparaît comme un serpent se dressant sur sa queue, avec une tête de lion, couronné et auréolée de rayons, qui portent à chaque
extrémité une des sept voyelles grecques, le symbole des sept sphères célestes. Cette image est familière à tous ceux qui connaissent les bijoux gnostiques » (même
auteur).
Reprenons le même tableau que ci-dessus, avec les annotations complémentaires :
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Système Chaldéen |
Système Gnostique Ophite |
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IAO |
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Anu |
Abrasax ou Abraxas |
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Bel (Bel figuré par un bouc) |
Ophis (le fameux serpent de la tentation) |
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Vénus-Mylitta |
Sophia androgyne qui émane d’elle Sophia Achamoth, ou Prunikos, la Concupiscence |
Donc, la mystérieuse Sophia des Gnostiques n’est autre
que la Vénus-Mylitta étudiée jusqu’ici. Au point qu’il est écrit sur Sophia « qu’elle est le prototype le plus élevé de la femme, la première Eve. Le système est renversé dans la Bible,
l’émanation intermédiaire ayant été omise, Eve est rabaissée à la simple humanité ».
Nous savons qu’une Vénus-Mylitta ou Vénus-Astarté fut exposée, pour ses initiés dans leurs temples antiques, sous une forme androgyne, d’où son autre nom « Biformis ». De même, la représentation de « Sophia Androgyne » ne peut que présenter un aspect déconcertant pour le néophyte qui attend de voir la plus belle femme du monde.
Des experts en guématrie avaient remarqué, d’abord que
« Sophia » et l’orthographe inversée « d’Ophis », signifiant « serpent », d’où que cette Sophia est une femme tout autant qu’une serpente. Ensuite, qu’avec la
méthode de conversion At-Bach, le nom « Sophia » devient « Baphomet ».
Sophia
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Baphomet |
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t |
m |
v |
f |
b |
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Conversion At-Bach |
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a |
y |
f |
v |
w |
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Sophia |
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Tout comme pour Pan et Mylitta, Ophis et Sophia nous conduisent à Baphomet et à sa figure de bouc viril au regard concupiscent, alors que leur forme originale à tous les deux est un serpent. Se peut-il que Sophia soit Baphomet pour la raison qu’exposent certains experts en guématrie ? Nous ne le savons pas. Nous avons personnellement approuvé davantage l’explication que « Mété » est un autre nom de « Mithra », ou « Mylitta », et que « Bapho » se rapporte à « double », soit « Mithra au double sexe ». Explication que les alchimistes et autres érudits des sciences grecques contestent, rapportant le nom strictement à la langue grecque « Bapheus Mété » et voulant dire « Teinturier de la Lune » ou bien « Baptême de Mété ». Ce qui conduit in fine à nos convictions.
Si le serpent est considéré par les uns comme un
symbole de la sagesse, il est pour d’autres un emblème de la luxure, d’où sa condamnation au principe du Mal par ses détracteurs ascétiques. Son déplacement, à l’exacte façon du makara (décrit
pour ses raisons par un crocodile), en fait le propagateur de l’énergie sensuelle et l’instigateur de cette puissance du désir capable de s’éveiller chez l’homme. Une représentation du Belzébuth
montre, en une seule figure, le bouc lascif et les serpents correspondants.
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