Partager l'article ! Harout et Marout au chevet d’Eros: Le nom « Eros » ressemble trop à « Arès » pour n’y voir aucune filiation, qu ...
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Le nom « Eros » ressemble trop à « Arès »
pour n’y voir aucune filiation, qui est le nom du dieu Mars chez les Romains, lequel a une parenté avec le mot hindou « Marout », l’entité de l’air dont le domaine des compétences est
la luxure. Max Muller écrit, au dix neuvième siècle, « Mars et Arès ont pour racine sanscrite « mar », d’où qu’ils dérivent de « Marout » ou « dieux de
l’orage » (HPB – Doctrine secrète 3 ; p.558 ; note2 – éditeur Adyar). De son côté, le Coran témoigne de l’existence de deux anges babyloniens nommés Harout et Marout, « qui
enseignèrent la magie aux hommes ». Mais pas seulement, « qui apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse ». Autant comprendre que ces génies sont
doués pour inspirer unions illégitimes et infidélités, etc.
Or, comme « Benoth », mot utilisé dans l’antique Carthage pour signifier la « tente des filles » ou « Succoth Benoth » - un terme ayant engendré un démon au moyen âge appelé Succor-Benoth -, servit à former le nom « Vénus », pareillement le nom « Harout » ou « Haroth » (et « Marouth ») paraît le mieux approprié pour engendrer « Eros ». Vivant à Babylone, c’est lui que les anciens auraient vu placé dans les bras de Mylitta, future Aphrodite.
Leur légende
marque, une fois de plus, une condamnation d’un culte nouveau contre un ancien, mais nous permet pour autant d’en trouver une description ; lorsque Allah a montré à des anges les
transgressions des hommes à ses commandements, ils se sont étonnés de cela en voyant ses faveurs pour ces humains. Allah leur dit : « Si vous étiez à leur place vous feriez de même. Ils ont
choisi Harout et Marout qui sont descendus sur Terre et leur ont permis toute chose à part le vol, la fornication, le vin et l’assassinat. Ils furent abordés par une femme qui se plaignait de son
mari. Ils tombèrent amoureux d’elles et demandèrent ses faveurs. Elle refusa à condition qu’ils se prosternèrent à une statue et boivent du vin. Ils firent ce qu’elle demanda et elle accepta ce
qu’ils voulaient d’elle et tuèrent un homme qui passait près d’eux de peur de se voir dévoiler ce qu’ils ont fait. Ils apprirent à la femme des mots avec qui elle pouvait monter au ciel. Elle les
dit et oublia les mots pour descendre, elle fut transformée en étoile. Les anges furent étonnés de voir que la journée n’était même pas finie qu’ils ont commis tous les actes interdits. Harout et
Marout ne pouvaient plus monter au ciel, ils apprirent aux gens la sorcellerie ».
Une autre légende précise que cette femme, Dieu la nomma Vénus.
Une fois encore, nous trouvons un lien entre Harout, Marout et Vénus, qui est Mylitta à Babylone et Aphrodite en Grèce. Pour peu, ces personnages, se croisant au cours de légendes différentes, et voilà Harout, et même Marout, qui devint plus sûrement Eros des Grecs, nom qui servit ultérieurement à la formation du mot « érection ». Car avant, les peintures et autres gravures dans les temples montraient tenant un arc, un carcan et des flèches, de belles femmes élancées.
Des monuments monétaires du temps antique de Babylone montrent des figures originales. L’une d’elle, par exemple, montre « une tête de femme (Vénus), vue de face et coiffée d’un casque ailé, paraît porter un collier orné de plusieurs phallus ». Sur l’autre sont gravés « un prêtre et deux prêtresses portant chacun à la fois un arc, un carquois et des flèches ; je n’hésite pas à ajouter que ces personnages, sont, dans ce cas, les images vivantes de Mylitta considérée alternativement comme divinité mâle et comme divinité femelle ». Mylitta étant androgyne, à la fois féminin (Mylitta) et masculin (Baal ou Belus)… Avant que les Romains figurent l’angelot Cupidon (Lire chapitre « Cupidon, divinité romaine du Désir : que signifie son nom ? »), les Babyloniens représentaient Mylitta, leur Vénus, de la même façon. Le plus souvent des femmes au lieu d’un angelot…
« Une médaille montre Astarté sous les traits d’une femme assise sur un
trône. Elle est coiffée d’une tiare d’où s’échappe une touffe considérable de cheveux bouclés et tombant sur la nuque, comme les usages asiatiques l’exigeaient. La déesse est nue jusqu’à la
ceinture. Derrière son trône se tient debout un enfant nu et non ailé, voulant poser une couronne sur sa tête (futur Harout ?). Au revers d’une autre médaille, une déesse aux formes sveltes,
également nue jusqu’à mi-corps, vêtue d’une élégante draperie à partir de la ceinture, se trouve accompagnée cette fois, derrière elle, d’un adolescent ailé, qu’il est impossible de ne pas
prendre pour Eros ou Cupidon. Il ne couronne pas la déesse ; elle passe le bras gauche autour de son corps, et semble vouloir le presser contre son sein avec toute la tendresse d’une mère.
Dans la main droite, elle tient une patère ou la coupe des libations. La draperie enroulée au bas des reins de notre déesse est fixée par devant, au moyen d’un nœud qui semble affecter la forme
d’un phallus ».
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