Partager l'article ! Le culte du Phallus à travers la Bible (1): Au commencement, des pratiques luxurieuses étaient exercées lors de cultes sacrés (cérémoni ...
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Au commencement, des pratiques luxurieuses étaient exercées lors de cultes sacrés (cérémonies secrètes ou antiques « Pûjâs ») que des comités restreints et sélectifs assuraient de célébrer dans des lieux confinés, élitistes, connus d’Orient (les bases d’un certain tantriste récupéré par les antiques Gnostiques Ophites) ; ces cultes furent impliqués petit à petit, à force d’être révélés en vue d’être propagées, prosélytisme oblige, et parce que l’adhésion de la masse populaire rend tout dogme puissant, dans les usages et les mœurs populaires ; et lorsque les Pouvoirs en place se rendirent compte des bénéfices qu’ils en tiraient, ils les instituèrent par des lois.
Ainsi, les puissants, au nom d’un culte à l’origine
solaire, incitèrent à la prostitution, d’abord dite « sacrée », nombre de femmes et d’hommes ; cette pratique dégénéra tant et tant en un moyen de gagner sa vie qu’elle devint une
prostitution tout court, et comme les moyens contraceptifs efficaces n’existaient pas, les conséquences de ces exercices furent des procréations non voulues, des progénitures non désirées. Les
historiens et surtout les prophètes déclarent « qu’il n’y avait pas de pires ennemis que dans la cellule familiale ».

Certains historiens avouent que le peuple hébreu, celui
dont l’histoire est contenue dans les exhortations des prophètes de la Bible, se voyait « minuscule entouré de puissances en taille et en nombre d’habitants », Egypte, Assyrie, Chaldée…
dont les pratiques cultuelles concernaient Pan Priape, que leur Dieu Jéhovah ne cessait plus de combattre depuis le temps de Moïse. Tandis qu’à Babylone (ou Chaldée), les hommes invoquaient le
dieu-taureau ou dieu-bouc sous le nom de Mithra ou Mylitta, d’Adon ou d’Adonis, à la fois mâle (Adon ou Bel, Belus) et femelle (Astarté ou Mylitta, Vénus), d’autres voix le faisaient nommer
« Baal* » (de Bel) signifiant « Seigneur, Maître » ou « Asherah » pour Astarté, Asherah, par extension Ishtar et Astaroth au pluriel. En Egypte, ce fut
« Hathor », et en Grèce, « Dionysos » pour « Adonis ». Si des temples réservés aux élites voyaient cette divinité représentée par un bouc ou un taureau, l’autre
représentation, qui outrait autant que choquait ses opposants, était le priape ou phallus dressé, dont les traducteurs de la Bible, gênés par l’emblème, tentèrent et tentent toujours une
description approximative volontairement, « poteau sacré ».

(* Edward Sellon propose une autre interprétation du nom « Baal », disant qu’il signifie, comme pour « Seth », « érigé », « dressé » ; « Peor » veut dire « élargi », « ouvert » (Baal signifies « erect », « upward ». Peor signifies « open », « spread ») ; soit le lingam et le yoni, l’union du mâle avec la femelle. « Peor » est même formé de « Phé », lettre du sexe féminin, et « Aor » qui est la chair ou « tunique de peau » ; adoubant la formule : « Sexe féminin, sexe charnel ».)
Ezéchiel évoque cette divinité au chapitre 8 de son
livre : « Le Seigneur me mena à l’entrée de la cour et je vis qu’il y avait un trou dans le
mur. Et il me dit : « Fils de l’homme, creuse donc dans le mur », et je creusai dans le mur, et voici qu’il y avait une entrée. Et il me dit : « Entre et vois les exécrables
abominations qu’ils commettent ici ». J’entrai et je vis qu’il y avait toutes les formes de reptiles et
d’animaux immondes, et toutes les idoles de la maison d’Israël gravées sur le mur, tout alentour. Et soixante-dix hommes des anciens de la maison d’Israël, avec
Yaazania, fils de Schafan, debout parmi eux, se tenaient devant elles, chacun son encensoir à la main, et un épais nuage d’encens s’élevait. Et il me dit : « As-tu vu, fils de l’homme, ce
que les anciens d’Israël font dans les ténèbres, chacun dans ses chambres d’images? Car, disent-ils, l’Eternel ne nous voit pas, l’Eternel a abandonné le pays ! » Et il me dit : « Tu
verras encore d’autres grandes abominations qu’ils commettent ». Il me mena à l’entrée de la maison de l’Eternel qui regarde au nord, et voici que des femmes y étaient assises, pleurant
Thammuz* ».
(* « Thammuz » (zvmt) étant un autre nom d’Adon ou Adonis ; qui est ailleurs nommé Baal.)
Ce « Baal » (Bel ou Belus) - ou « Asherah » - adoré sous la forme d’un priape ou Phallus dressé comme le Lingam de Shiva – prit les couleurs locales au point d’apparaître sous des noms composés tels que Baal-Peor plus tard Belphégor (le Seigneur de Peor), Baal-Zeboub, Baal-Berith, ou encore le Baal de Koush (sud de l’Egypte) qui serait devenu Bacchus selon Jacques-Antoine Dulaure. Des commentaires précisent que l’antique Samaël serait ce Pan Priape, confirmant ainsi que son double féminin (certains kabbalistes assurent qu’il s’agit de sa sœur) Lilith serait ce qu’il resta, après son déclin cultuel, de Vénus Mylitta. D’où que Jean Bodin identifie Satan avec ce Pan Priape, présent partout et figuré par un Phallus, incitateur des pires débauches, dieu dominateur du monde antique.
Sur la situation des Hébreux en ces temps antiques, l’auteur Jacques-Antoine Dulaure ajoute en ces termes : « Dans l’ordre géographique, la Syrie se présente la première, et la partie de la Syrie la plus voisine de l’Egypte est la Palestine. Quel fut le culte du Phallus dans cette dernière contrée, habitée par les Hébreux, par ce peuple favorisé par Dieu, qui toujours dirigé par la main divine dans la voie sainte, ne cessait de s’en écarter ; dont les lois, quoique, dit-on, composées par leur dieu, étaient si mal appropriées au caractère et aux habitudes nationales, qu’elles furent presque continuellement violées ? C’est ce que je vais rechercher. Les Moabites et les Madianites, peuples voisins de la Palestine, adoraient un dieu appelé Baal-Phégor ou Baal-Peor… Les Hébreux, toujours curieux d’imiter les pratiques superstitieuses de leurs voisins, se firent initier au culte de Baal-Peor ; ils forniquèrent avec les filles des Moabites ; ils mangèrent de leurs sacrifices et adorèrent leurs dieux. Le Dieu des Hébreux ou des Israélites étant fort irrité de cette conduite, commanda à Moïse de tuer. Ainsi les enfants de Lévi firent ce que Moïse leur avait ordonné, et il y eut environ vingt-trois mille hommes de tués en ce jour-là (Exode, 32 – 27/28). Cette terrible correction, ce moyen violent de convertir un peuple, ne produisit pas l’effet qu’en attendait le législateur Moïse. En tuant les hommes, on ne tue pas toujours les opinions ; et l’on vit, plusieurs siècles après, les Hébreux renouveler leur adoration à l’idole de Baal-Peor. Le prophète Osée en rédige le commentaire. (…) Les livres de la Bible ne disent plus rien de Baal-Peor, mais ils font mention de quelques autres cultes qui ne diffèrent nullement de celui du Phallus ou de Priape. On trouve dans les Livres des Prophètes, un autre témoignage de l’existence du culte du Phallus. Ezéchiel indique, d’une manière assez précise, la fabrication de ce simulacre indécent (« Tzelem Zakhor » ou « l’image du sexe mâle ») et l’abus que les femmes d’Israël en faisaient. (…) Ce culte, dont l’exercice était une contravention formelle aux lois de ce peuple, commença à se manifester du temps de Moïse, y reparut à différentes époques jusqu’au temps où vivait le prophète Ezéchiel ; ce qui comprend un espace d’environ neuf cents ans ». (Jacques-Antoine Dulaure – Des divinités génératrices)
Par exemple, dans Le Livre des Juges 6 - 25, Gédéon
démolit l’autel du Baal ; Dieu lui commandant : « Prends le jaune taureau que possède ton père et un second taureau de sept ans. Puis tu démoliras l’autel du Baal que possède ton
père et tu couperas le poteau sacré qui est à côté ». Entendez par « poteau sacré » ce Phallus, emblème d’une obscénité forte, mais qui figurait Priape, nommé ici Baal ou Asherah
indistinctement. Michée 1 - 7 précise : « Ses statues seront toutes brisées, ses gains seront tous livrés aux flammes. Toutes ses idoles, je les mettrai en pièces car, amassées avec
des gains de prostituées, gains de prostituées elles redeviendront ». L’on évoque alors ces « hauts-lieux » d’une manière floue mais Jacques-Antoine Dulaure clarifie le
sujet : « Les « hauts-lieux » étaient des sanctuaires établis sur la cime de quelques
montagnes. Là étaient des autels en pierres brutes, des espèces de colonnes ou d’obélisques grossiers, objet de l’adoration de plusieurs peuples (« Festistis tibi imagines masculinas et
fornicata in eis » Ezéchiel, 16 – 16/18) Alors que certaines traductions sèment le flou, décrivant
en ces lieux « des prostitutions », le texte latin précise « des fornications ».

Culte de Baal Astarté/Mylitta à Babylone
Osée compare son pays aux pratiques de la prostituée ; 2 - 4 : « Car elle n’est pas ma femme et je ne suis pas son mari. Qu’elle éloigne de son visage les signes de sa
prostitution, et d’entre ses seins les marques de son adultère. Puis, au verset 15 : Je lui ferai rendre compte des jours des Baals (Priape) auxquels elle brûlait des offrandes, elle se
paraît de ses anneaux et de ses bijoux, elle courait auprès de ses amants, et moi elle m’oubliait ». Nous savons par le même prophète que les femmes, et des hommes aussi, se faisaient
fabriquer avec de l’or ou de l’argent des talismans en forme de phallus qu’elles s’accrochaient au cou comme porte-bonheur. Et, 4 - 14 : Aussi vos filles se prostituent-elles et vos
belles-filles sont-elles adultères, puisqu’eux-mêmes – les prêtres – s’en vont à l’écart avec les prostituées et partagent les sacrifices avec les courtisanes
sacrées ».
Même des rois succombèrent à Priape ; Rois1 15 – 9 : « Asa, roi de Juda, fit ce qui est droit au Seigneur, il élimina du pays les prostitués sacrés et supprima toutes les idoles qu’avaient fabriquées leurs pères. Et même il priva sa mère Maaka de sa fonction de reine mère parce qu’elle avait fait une idole infâme d’Asherah ; Asa supprima son idole infâme et la brûla dans le ravin de Cédron. Mais les hauts-lieux ne disparurent pas ». En outre, les prostitués dont il s’agit ici sont des hommes et « l’idole infâme d’Asherah » est la formule crépusculaire pour le priape comme l’admet la traduction faite de la version latine par Jacques-Antoine Dulaure : « Asa, roi de Juda, chassa les efféminés, purgea Jérusalem de toutes les idoles sordides que ses pères avaient érigées. Il priva sa mère appelée Maaka de l’autorité dont elle était revêtue, afin qu’elle ne présidât plus au sacerdoce de Priape, et au bocage sacré où la statue de ce dieu était adorée. Il détruisit la caverne où se célébraient ses mystères, et le simulacre de cette divinité crapuleuse, réduit en pièces, fut brûlé dans le torrent de Cédron ». (Jacques-Antoine Dulaure – Des divinités génératrices)
Un peu plus loin, et un peu plus tard ; dans Rois1 16 - 33 : « Akhab fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, il alla servir le Baal dans sa maison qu’il lui avait fait construire à Samarie et fit le poteau sacré ». Il suivit ainsi le mauvais exemple de Roboam, Rois1 14 21 - 23 : « Juda – dont le roi fut Roboam – fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur et, par les péchés qu’il commit, provoqua sa jalousie plus que n’avaient fait leurs pères. Comme ceux-ci, ils bâtirent à leur usage des hauts-lieux, des stèles et des poteaux sacrés ».
Esaïe « enfonce le clou » ; 1 - 21 : « Comment est-elle devenue une prostituée, la cité fidèle, remplie de justice ». (…) Au verset 16 : « Puisque les filles de Sion sont orgueilleuses, qu’elles vont le cou tendu en laçant des œillades, puisqu’elles vont à pas menus en faisant sonner les grelots de leurs pieds… » Y a-t-il allusion maligne pour le « cou tendu », alors que nous savons que les filles portaient une amulette en forme de priape autour du cou. Quant aux grelots qui tintent à leurs pieds, une mode venue de Babylone consistait pour les filles célibataires, sûrement les prostituées aussi, de porter une chaînette à leur cheville.
Certains étudiants de la Bible font le constat qu’au commencement du monde, à la Genèse, Dieu ne fit aucune révélation des démons. Plus tard, lorsque les Hébreux sont emmenés en captivité, ils rapportent de leurs exils successifs une quantité de noms de « démons ». C’est le cas du Léviathan. Il est dit que les Babyloniens adoraient des reptiles en images, sans doute des répliques du Typhon égyptien. Esaïe, 27 – 1 : « En ce jour, l'Eternel châtiera de sa forte, grande et puissante épée le Léviathan, serpent droit comme une barre, et le Léviathan, serpent aux replis tortueux; il fera périr aussi le monstre qui habite la mer ». Puis : « Qu'il réduise en poussière toutes les pierres des autels comme de vils plâtras, que statues d'Astarté (Baal), statues du Soleil tombent sans retour ! » Les statues du Soleil étant les emblèmes phalliques ou Priape, assistons-nous ici à l’antique célébration dont la cérémonie satanique actuelle est l’enfant légitime ?
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