Partager l'article ! Les diaboliques et le culte du sexe féminin: (Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones… ») ( ...
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(Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones… »)
(Suite du chapitre « Comte de Gabalis et les élémentals ; magie élémentaire »)
(Suite du chapitre « Anatomie de la femme par des diaboliques »)
La divinité antique
étant androgyne (Mithra à la fois mâle et femelle / Baphomet au double sexe qui est Bacchus / Baal et Astarté / Adon et Mylitta…), il est des dévots issus de groupes mystiques qui privilégiaient
davantage l’adoration de la Déesse que du Dieu, qu’ils représentaient sous la forme d’une belle femme ou du Mullos. Leur sacrifice consistait à lui vouer leur sexualité, que toutes leurs
pratiques luxurieuses lui soient définitivement consacrées. Si l’infidélité ou les relations illégitimes faisaient partie de sa vie intime, le tout des exercices se devait d’être définitivement
orienté vers elle. Car la divinité d’aspect féminin était réputée pour avoir un caractère de jalouse, ainsi que toutes ses servantes. Le dévot avait conscience du pouvoir féminin, et que celui de
la divinité était tellement puissant qu’il n’avait qu’une seule conduite possible à adopter face à lui, la soumission.
De là des rites d’automutilations pratiqués par des dévots
jusqu’au-boutistes, dont nous ne citerons qu’un exemple, celui du culte rendu à Cybèle : « Au deuxième jour du festival d’Attis qui durait cinq jours, la danse frénétique des prêtres ou
« galles » : ceux-ci se flagellaient en dansant et en chantant des « galliambes ». Le troisième jour se pratiquaient des mutilations sexuelles volontaires : ses
adorateurs mâles de Cybèle, saisis de frénésie, s’émasculaient eux-mêmes afin d’atteindre à l’union avec la déesse et couraient à travers la ville en « brandissant leurs organes
coupées » qu’ils échangeaient contre des vêtements féminins pour se vouer à son culte » (Nadia Julien – Le Dictionnaire des Mythes – Marabout). Pour l’adorateur, l’émasculation
signifiait le geste ultime de la « totale appartenance » à la déesse.
Certains cultes dédiés à l’orientale Kâlî pratiquaient et exercent encore aujourd’hui en secret, d’après certains journalistes reporters des rites d’émasculation.
Fort heureusement, tous les cultes n’étaient pas aussi
extrêmes et chaque déesse ne réclamait pas de son dévot qu’il devienne un eunuque, bien au contraire, mais qu’il jouisse de sa virilité. La formule utilisée par Ezéchiel dans son exhortation est
sans ambigüité sur ce point, « les hommes étaient montés comme des ânes et éjaculaient comme des chevaux » (Ezéchiel 23 – 20).
Pour saisir le pouvoir de la déesse, c’est du côté du tantrisme qu’il faut nous tourner, car c’est lui qui donne un indice sur son pouvoir : « Shiva, quand il est uni à Shakti, est capable de créer ; mais sans elle, le dieu est incapable même de se mouvoir ».
Lorsque le dévot, face à Mylitta (ou Mithra, Adon ou Baal-Astarté), voulait démontrer et prouver l’intensité de sa dévotion à sa déesse, il lui dévouait sa sexualité et pour le prouver, faisait le sacrifice de son sexe ; ou bien, utilisait son sexe comme moyen du sacrifice. Il lui faisait l’offrande de sa propre luxure, « Elle » dont les affaires concernaient en outre la prostitution dite « sacrée », lui dédiait ainsi toutes ses pratiques dans ce domaine. Bien sûr, une représentation sous la forme d’un tableau ou surtout d’une sculpture figurait la déesse mais une femme en chair et en os, bien souvent une prostituée ayant beaucoup d’expérience, elle-même accompagnée d’autres femmes pareillement expérimentées, l’incarnait et s’autorisait à ce titre à toutes les excentricités, « car la divinité peut tout se permettre ; point de limite, point d’entrave pour elle ».
(Des Gnostiques adorateurs du Serpent, dont les usages autant sacrés que libertins attestent qu’ils avaient pour origine l’Orient, rendaient un hommage à leur divinité Sophia d’une même façon parfois que celle décrite auprès de la divinité babylonienne. Sophia* était nommée aussi Prunikos ou la « Concupiscente », assimilée avec Vénus, décrite comme la « plus belle femme au monde » ; et, ses dévots, si redevables à elle pour son don de la Gnose, avaient conscience aussi qu’elle leur avait donnés en même temps le sexe, que celui-ci participait ainsi d’une mystique dont le sacrifice était celui de leur luxure.
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Sophia |
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a |
y |
f |
v |
w |
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1 |
10 |
80 |
6 |
300=397 |
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Conversion At-Bach |
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t |
m |
v |
f |
b |
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400 |
40 |
6 |
80 |
2=528 |
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Baphomet |
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528-397=131 |
Pan |
Certains étudiants en kabbale croient possible que le nom « Sophia », converti par At-Bach, devient Baphomet, qu’ainsi derrière la femme se cache la puissance du bouc lascif ou bien qu’il émet ses effluves par elle. Dans ce cas, si telle guématrie serait attestée, nous ajouterions que Baphomet ayant pour nombre 528, Sophia 397, la différence permet de trouver le grand arcane secret : ce nombre est 131, nombre de « Pan » (comme de Samaël), et Pan fut effectivement l’Idole de ces Gnostiques.)
Monsieur Lajard écrit : « L’adoration
du ctéis n’a pas cessé d’être en usage dans certains groupes cultuels d’Orient, notamment dans une localité célèbre autrefois par le culte dont Vénus y était honorée. Dans leurs vêpres secrètes,
ils rendaient un culte aux parties sexuelles de la femme, dont les cérémonies révoltent par leur obscénité. Chaque initié, après avoir accompli les sept prescriptions appelées
« colonnes » ( ?), était obligé de faire une confession générale, et que le plus grand de tous les péchés était la fornication avec les « sœurs » ou les
« initiées ». Mais chez les Nozaïriens, qui ont conservé la cérémonie de l’adoration du ctéis, la cohabitation charnelle était considérée comme le seul moyen par lequel pouvait
s’accomplir parfaitement l’union spirituelle ». Nous trouvons pareille adoration du yoni chez les mystiques tantriques, dont la représentation figure Shakti*. Nous reprenons :
« Dessiné sur le cône, précisément auprès de cette moitié de l’image de Mylitta (androgyne) qui appartient au sexe masculin, le ctéis semble, par cette position, y indiquer quel sacrifice
particulier cette divinité exigeait de ses nombreuses sectatrices, en même temps que ses prêtresses juraient, au pied de ses images ou de ses autels ».
(* Le même auteur écrit à son époque, à propos de quelques pratiques tantriques dont il a eu l’écho : « Le symbole de la roue paraît avoir également joué un rôle important dans les doctrines bouddhiques, comme attribut caractéristique du destin et de la destinée ou du sort. J’en dis autant du chakra, ou « roue de la félicité », dont il est fait une mention spéciale dans les récits des auteurs indiens qui sont relatifs aux fornications spirituelles et charnelles que pratiquent, dans leurs cérémonies religieuses secrètes, les sectateurs de Shiva appelées Vâmî ou Vâmâchâris (Vamachara) ».)
Si le pôle masculin représente la virilité, le pôle féminin
la luxure, d’un point de vue mystique, le premier incarne le « pouvoir », le second la « puissance ». Ces deux mots se trouvent respectivement, sur l’Arbre Séphirotique, dans
les Sphères Hod (dont la planète est Mercure) et Netzah (dont la planète est Vénus). Shakti, dont la figure est le yoni ou ctéis, est aussi la « puissance ».
« La simplicité des termes dans lesquels Hérodote et quelques autres auteurs grecs parlent de ces deux coutumes, le fait de considérer comme consacré le ctéis lorsqu’il est pénétré par le phallus, et les observations qui se rapportent aux cérémonies, nous conduisent à présumer que, primitivement, des idées d’un ordre religieux et élevé pouvaient donner toute la valeur d’un sacrifice à une obligation qui, par un déplorable abus qu’il eût été facile de prévoir et plus sage de prévenir, dégénéra, dans la suite, en de honteuses prostitutions ».