Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 16:22

(Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones…  »)

(Suite du chapitre « Comte de Gabalis et les élémentals ; magie élémentaire »)

(Suite du chapitre « Anatomie de la femme par des diaboliques »)

 

A autel messe noire satyre2 NBLa divinité antique étant androgyne (Mithra à la fois mâle et femelle / Baphomet au double sexe qui est Bacchus / Baal et Astarté / Adon et Mylitta…), il est des dévots issus de groupes mystiques qui privilégiaient davantage l’adoration de la Déesse que du Dieu, qu’ils représentaient sous la forme d’une belle femme ou du Mullos. Leur sacrifice consistait à lui vouer leur sexualité, que toutes leurs pratiques luxurieuses lui soient définitivement consacrées. Si l’infidélité ou les relations illégitimes faisaient partie de sa vie intime, le tout des exercices se devait d’être définitivement orienté vers elle. Car la divinité d’aspect féminin était réputée pour avoir un caractère de jalouse, ainsi que toutes ses servantes. Le dévot avait conscience du pouvoir féminin, et que celui de la divinité était tellement puissant qu’il n’avait qu’une seule conduite possible à adopter face à lui, la soumission.

 

baal ashera De là des rites d’automutilations pratiqués par des dévots jusqu’au-boutistes, dont nous ne citerons qu’un exemple, celui du culte rendu à Cybèle : « Au deuxième jour du festival d’Attis qui durait cinq jours, la danse frénétique des prêtres ou « galles » : ceux-ci se flagellaient en dansant et en chantant des « galliambes ». Le troisième jour se pratiquaient des mutilations sexuelles volontaires : ses adorateurs mâles de Cybèle, saisis de frénésie, s’émasculaient eux-mêmes afin d’atteindre à l’union avec la déesse et couraient à travers la ville en « brandissant leurs organes coupées » qu’ils échangeaient contre des vêtements féminins pour se vouer à son culte » (Nadia Julien – Le Dictionnaire des Mythes – Marabout). Pour l’adorateur, l’émasculation signifiait le geste ultime de la « totale appartenance » à la déesse.

 

Certains cultes dédiés à l’orientale Kâlî pratiquaient et exercent encore aujourd’hui en secret, d’après certains journalistes reporters des rites d’émasculation.

 

phallus-mullos4-n-pal.jpg Fort heureusement, tous les cultes n’étaient pas aussi extrêmes et chaque déesse ne réclamait pas de son dévot qu’il devienne un eunuque, bien au contraire, mais qu’il jouisse de sa virilité. La formule utilisée par Ezéchiel dans son exhortation est sans ambigüité sur ce point, « les hommes étaient montés comme des ânes et éjaculaient comme des chevaux » (Ezéchiel 23 – 20).

 

Pour saisir le pouvoir de la déesse, c’est du côté du tantrisme qu’il faut nous tourner, car c’est lui qui donne un indice sur son pouvoir : « Shiva, quand il est uni à Shakti, est capable de créer ; mais sans elle, le dieu est incapable même de se mouvoir ».

 

Lorsque le dévot, face à Mylitta (ou Mithra, Adon ou Baal-Astarté), voulait démontrer et prouver l’intensité de sa dévotion à sa déesse, il lui dévouait sa sexualité et pour le prouver, faisait le sacrifice de son sexe ; ou bien, utilisait son sexe comme moyen du sacrifice. Il lui faisait l’offrande de sa propre luxure, « Elle » dont les affaires concernaient en outre la prostitution dite « sacrée », lui dédiait ainsi toutes ses pratiques dans ce domaine. Bien sûr, une représentation sous la forme d’un tableau ou surtout d’une sculpture figurait la déesse mais une femme en chair et en os, bien souvent une prostituée ayant beaucoup d’expérience, elle-même accompagnée d’autres femmes pareillement expérimentées, l’incarnait et s’autorisait à ce titre à toutes les excentricités, « car la divinité peut tout se permettre ; point de limite, point d’entrave pour elle ».

 

 pentagramme-veh-nox.jpg

 

(Des Gnostiques adorateurs du Serpent, dont les usages autant sacrés que libertins attestent qu’ils avaient pour origine l’Orient, rendaient un hommage à leur divinité Sophia d’une même façon parfois que celle décrite auprès de la divinité babylonienne. Sophia* était nommée aussi Prunikos ou la « Concupiscente », assimilée avec Vénus, décrite comme la « plus belle femme au monde » ; et, ses dévots, si redevables à elle pour son don de la Gnose, avaient conscience aussi qu’elle leur avait donnés en même temps le sexe, que celui-ci participait ainsi d’une mystique dont le sacrifice était celui de leur luxure.

 

Sophia

 

 

 

 

a

y

f

v

w

1

10

80

6

300=397

Conversion At-Bach

 

 

 

 

t

m

v

f

b

400

40

6

80

2=528

Baphomet

 

 

528-397=131

Pan

 

Certains étudiants en kabbale croient possible que le nom « Sophia », converti par At-Bach, devient Baphomet, qu’ainsi derrière la femme se cache la puissance du bouc lascif ou bien qu’il émet ses effluves par elle. Dans ce cas, si telle guématrie serait attestée, nous ajouterions que Baphomet ayant pour nombre 528, Sophia 397, la différence permet de trouver le grand arcane secret : ce nombre est 131, nombre de « Pan » (comme de Samaël), et Pan fut effectivement l’Idole de ces Gnostiques.)

 

phallus-mullos3-n-pal.jpgMonsieur Lajard écrit : « L’adoration du ctéis n’a pas cessé d’être en usage dans certains groupes cultuels d’Orient, notamment dans une localité célèbre autrefois par le culte dont Vénus y était honorée. Dans leurs vêpres secrètes, ils rendaient un culte aux parties sexuelles de la femme, dont les cérémonies révoltent par leur obscénité. Chaque initié, après avoir accompli les sept prescriptions appelées « colonnes » ( ?), était obligé de faire une confession générale, et que le plus grand de tous les péchés était la fornication avec les « sœurs » ou les « initiées ». Mais chez les Nozaïriens, qui ont conservé la cérémonie de l’adoration du ctéis, la cohabitation charnelle était considérée comme le seul moyen par lequel pouvait s’accomplir parfaitement l’union spirituelle ». Nous trouvons pareille adoration du yoni chez les mystiques tantriques, dont la représentation figure Shakti*. Nous reprenons : « Dessiné sur le cône, précisément auprès de cette moitié de l’image de Mylitta (androgyne) qui appartient au sexe masculin, le ctéis semble, par cette position, y indiquer quel sacrifice particulier cette divinité exigeait de ses nombreuses sectatrices, en même temps que ses prêtresses juraient, au pied de ses images ou de ses autels ».

 

(* Le même auteur écrit à son époque, à propos de quelques pratiques tantriques dont il a eu l’écho : « Le symbole de la roue paraît avoir également joué un rôle important dans les doctrines bouddhiques, comme attribut caractéristique du destin et de la destinée ou du sort. J’en dis autant du chakra, ou « roue de la félicité », dont il est fait une mention spéciale dans les récits des auteurs indiens qui sont relatifs aux fornications spirituelles et charnelles que pratiquent, dans leurs cérémonies religieuses secrètes, les sectateurs de Shiva appelées Vâmî ou Vâmâchâris (Vamachara) ».)

 

phallus-mullos2.jpgSi le pôle masculin représente la virilité, le pôle féminin la luxure, d’un point de vue mystique, le premier incarne le « pouvoir », le second la « puissance ». Ces deux mots se trouvent respectivement, sur l’Arbre Séphirotique, dans les Sphères Hod (dont la planète est Mercure) et Netzah (dont la planète est Vénus). Shakti, dont la figure est le yoni ou ctéis, est aussi la « puissance ».

 

« La simplicité des termes dans lesquels Hérodote et quelques autres auteurs grecs parlent de ces deux coutumes, le fait de considérer comme consacré le ctéis lorsqu’il est pénétré par le phallus, et les observations qui se rapportent aux cérémonies, nous conduisent à présumer que, primitivement, des idées d’un ordre religieux et élevé pouvaient donner toute la valeur d’un sacrifice à une obligation qui, par un déplorable abus qu’il eût été facile de prévoir et plus sage de prévenir, dégénéra, dans la suite, en de honteuses prostitutions ».  

 

 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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