Partager l'article ! Les diaboliques, les femmes et la « chaîne magique »: (Suite du chapitre « Anatomie de la femme par des diaboliques ...
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(Suite du chapitre « Anatomie de la femme par des diaboliques »)
(Suite du chapitre « Rencontres avec des Nymphes et des Démones… »)
(Suite du chapitre « Comte de Gabalis et les élémentals ; magie élémentaire »)
(Suite du chapitre « Les diaboliques et le culte du sexe féminin »)
« La femme seule n’est point
diabolique. C’est lorsqu’elle est engagée dans une opération magique qu’elle peut en acquérir les propriétés ». Ces magiciens du diable, ayant enrichi leurs sciences occultes d’apports tantriques après leurs propres expériences sur le Fluide
astral, crurent à l’idée que, puisque dans le plan physique, la femme – dont le pôle féminin – détient un attrait hors du commun, et capable d’attirer à elle tout ce qui est sexué, sa
représentation dans l’activité magique doit forcer des forces subtiles d’émerger de leur propre monde et de soutenir les demandes formulées.
Ces diaboliques-là, plaçant nettement la femme d’un intérêt supérieur à celui de l’homme pour les réalisations magiques, enseignaient que s’il faut une femme attractive en premier, en second, il est indispensable de lui administrer une « chaîne magique ».
Disant : « Lorsque le
rituel de la prière est suffisamment pratiqué, l’opérateur le complète par la constitution de la « chaîne magique ». Il faut réaliser autour de soi un champ d’attraction fluidique aussi
puissant que possible, et cela aussi bien dans le monde visible que dans le monde invisible, mais en commençant par ce dernier. Ce champ d’attraction une fois constitué dans les trois plans forme
la « chaîne magique* ». Il faut commencer par le monde invisible, choisir des entités démoniaques les plus concernées par les demandes dont on attend de recevoir des résultats
favorables. Au début de la cérémonie ou d’une Messe Noire, on appelle cette entité particulière, démon, démon, élémental, Génie ou autre. Ensuite, on invoque ses influences psychiques dans
l’astral qui le concernent, on développe la puissance de son règne, appuyant la demande en exposant ses symboles propres, ses caractères, sa signature si possible. On le conjure dans le règne
planétaire qui est le sien pour l’invocation.
Une fois la constitution de la chaîne opérée
dans le monde invisible, il faut s’efforcer de la réaliser autant que possible dans le monde visible. D’où le choix d’une femme initiée à ces connaissances autant qu’à ces techniques. Il s’agit
de faire descendre cette force démoniaque sur la femme ou l’élue choisie, qui sera marquée pour la cérémonie ou la Messe Noire du sceau du démon ; et c’est alors seulement, et pour le temps
de la cérémonie, qu’elle revêt un caractère satanique, la voici « toute puissance » à son tour, le redoutable pouvoir féminin entré dans sa dimension occulte, apte à toutes les
attirances, et adoubé par celui du démon régnant dans les ténèbres ».
(* « Le « grand agent magique » que nous avons appelé lumière astrale, que d’autres nomment âme de la terre, que les anciens chimistes désignaient sous les noms d’Azoth et de Magnésie, cette force occulte, unique et incontestable, est la clef de tous les empires, le secret de toutes les puissances ; c’est le dragon volant de Médée, le serpent du mystère édénique ; c’est le miroir universel des visions, le nœud des sympathies, la source des amours, de la prophétie et de la gloire. Savoir s’emparer de cet agent, c’est être dépositaire de la puissance même de Dieu ; toute la magie réelle, effective, toute la vraie puissance occulte est là, et tous les livres de la vraie science n’ont d’autre but que de la démontrer.
Pour s’emparer du « grand agent magique », deux opérations sont nécessaires : concentrer et projeter ; en d’autres termes, fixer et mouvoir.
Sur l’un des bras de l’androgyne de Henri Khunrath on lit ce mot : Coagula, et sur l’autre : Solve.
Rassembler et répandre sont les deux verbes de la nature ; mais comment rassembler, comment répandre la lumière astrale ou l’âme du monde ? On rassemble par l’isolement, et l’on répand au moyen de la chaîne magique. L’isolement consiste pour la pensée dans une indépendance absolue, pour le cœur dans une liberté entière, pour les sens dans une continence parfaite. Faire la chaîne magique, c’est établir un courant magnétique, qui devient plus fort en raison de l’étendue de la chaîne » (Eliphas Lévi – Dogme et rituel de haute magie).)
Le moyen âge vit nombre de femmes
exécutées pour des pratiques supposées « sataniques » ou des versées dans ses arcanes. Anton Szandor LaVey tempère ce fléau, assurant qu’il existât une sélection ; écrivant :
« La plupart des victimes des procès en sorcellerie n’étaient pas des sorcières. Souvent, les victimes étaient de vieilles femmes excentriques qui étaient séniles ou ne se conformaient pas
aux usages en vigueur dans la société. Les autres étaient des femmes exceptionnellement séduisantes qui faisaient perdre la tête aux hommes au pouvoir, et qui ne répondaient pas à leurs avances.
Les vraies sorcières étaient rarement exécutées, ou même jugées, car elles étaient très douées dans l’art de l’enchantement et étaient capables de charmer les hommes et de sauver leur propre vie.
La plupart des vraies sorcières couchaient avec les inquisiteurs. C’est l’origine du mot « glamour », dont l’antique signification est « sorcellerie ». Le mot
« fascination » a une origine occulte similaire. Fascination était le terme employé pour désigner « l’œil du diable ». Fasciner – en d’autres termes, figer le regard d’une
personne -, revenait à jeter un sort avec l’œil du diable. Ainsi, si une femme était capable de fasciner les hommes, elle était considérée comme une sorcière » (Anton Szandor LaVey – La
bible satanique).
Du fait
que la femme exerce une fascination sur l’homme mâle, qu’elle produit chez lui une extase, les diaboliques du premier moyen âge, qu’ils soient issus du monde des sorciers ou de celui des prêtres
de saint Foutin, élaborèrent une magie qui les condamna aux yeux des chastes puisqu’elle consistait pour une large part à l’idolâtrie de la femme. Le Phallus, contrairement aux avis des
ascétiques, n’a pas toujours été adoré pour des raisons libidineuses (à l’origine « emblème du Soleil »), au contraire du Mullos (Ctéis), vénéré pour son pouvoir luxurieux, énergie au
travers de laquelle véhicule la puissance magique.